L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Mer 9 Aoû - 16:44

Toc toc…


Hm… C’est quoi se bruit… Au loin dans mes songes, j’entends mon nom prononcé d’une voix douce. Plutôt agréable. AH, on m’a poqué !

Je me réveillais en sursaut en écarquillant les yeux, au dessus de moi, je voyais la tête de Yoko, mon adorable secrétaire et aussi celle qui entretenait la maison. J’aimerais bien lui offrir un joli visage mieux que les réparations de fortune que j’ai pu faire, mais se genre de robot coûte une blinde car elle fait partie d’une série limité qui servait autrefois au maintiens du foyer dans tout ses sens. Eurk, faut être taré pour vouloir se faire une robot, elle est consentante par programmation, certainement pas par envie. Rien que d’y penser j’avais des frissons. Je l’entendais soupirer avec grésillement et parler de sa voix calme habituelle.

« Malek, encore à dormir. Tu sais pourtant qu’aujourd’hui, tu dois te rendre au Souk et... »

« … Et chercher les pièces de rechange pour les séries B-132 car on en manque, oui, je sais. »

Je lui répondais en m’étirant avec le sourire. Je grattais mon torse nue en baillant.

« Quelle heure est-il ? »

« 6 heures et 42 minutes. »

«  Quoi, déjà ?! Merde… »

6h42, j’ai merdé, je devais me lever il y a déjà une heure. Un peu moins tranquille, je me précipitais vers la salle de bain, encore en caleçon pour me laver, ça va qu’hier soir je m’étais déjà débarbouillé à la douche, ce matin était un rafraîchissement du coup, pas besoin de laver mes longs cheveux qui me prenne un temps fou à la douche ! Aller, une natte pour tenir tout ça et hop, me voilà coiffé pour aujourd’hui.
Quand j’ouvris ma porte de salle de bain en étant cette fois-ci nu, je voyais Yoko refaire mon lit, étant pile en face d’elle, je me mis à rougir fortement et à cacher mes parties en repartant dans ma salle de bain.

« Yoko, qu’est-ce que j’ai dis par rapport à quand je suis dans la salle de bain ! »

Et je l’entends rire, elle rit cette bourrique !

« Ce n’est pas la première fois que je vois un homme nu tu sais ? »

« Oui, mais c’est gênant quand même ! »

« Je sors. » Me répondit-elle avec un certain amusement. « Tu es vraiment l’humain le plus particulier qu’il m’a été donné de croiser. »

Je gromellais dans la salle de bain puis commença à faire quelques pas dedans pour me prendre une serviette, mais soudainement je sentis que quelques choses tirait mes cheveux. Aïe ! Je tournais vivement la tête pour voir que dans mon retour aussi rapide inattendue dans la salle de bain, j’avais réussi à coincer ma natte dans la porte.
Je poussais un soupire… Puis ouvrit la porte discrètement, personne. Parfait ! J’accourus me chercher des vêtements en cachant mon sexe à deux mains, arrivé devant l’armoire, je m’habillais alors vivement de ma tenue habituelle et rouvrit la porte de ma chambre, dos à celle-ci, Yoko qui répondit avec amusement sans se retourner pour me narguer.

« Puis-je accéder à la chambre maintenant ? »

« Oui. »

Je ronchonnais légèrement en me poussant pour la laisser entrer.

« Vilaine va. »

J’embrassais sa joue et partit de ma chambre en trottinant dans les marches puis jusqu’à mon garage pour aller chercher mon bâton de transport et y accrocher deux grandes caisses sécurisées et vides aux extrémités de celle-ci, je posais alors le tout sur mes épaules et sortie du garage. Le déjeuner, on verra ça plus tard !
Lion venu me voir pour bloquer la sortie et se mit sur le dos en poussant un petit râle. Raaah, c’est pas le moment.

« Lessie, je suis pressé, bouge ! »

Autant dire que contre cette masse électronique qui était aussi têtu que moi, je ne passais pas.

« Tu veux un câlin, c’est ça… ? »

Je soupirais, cette petite canaille hochait la tête en s’étirant. Comment résister à cette boubouille de bourriquet ! Je poussais un nouveau soupire, mais cette fois-ci avec le sourire pour me mettre à genoux en lui faisant des grosses grattouilles partout sur le pelage de son abdomen. Content, il se remit sur ses pattes et me sauta dessus pour passer sa langue froide sur mon visage. Je me mis à rire et l’attraper par sa crinière pour faire pencher sa tête et embrasser l’arrête de son museau.

« Aller zou et pas de bêtise ! »

Mon familier s’éloignait alors de moi et je pus enfin partir, bien qu’en retard au Souk ! Il me fallut bien une petite heure de marche pour que je puisse y arriver.
Enfin m’y voilà à cette endroit que je n’appréciais guère et qui me servait seulement à trouver mon bonheur. J’avais mes fournisseurs, beaucoup me connaissais et savait qu’il ne fallait pas m’arnaquer, en plus je m’étais faite des bonnes relations par échange de service, une ristourne pour moi, un arrangement pour eux.
Une fois le contenu de mes boîtes remplis, je pus me mettre sur le chemin du retour. Les deux caisses réunis devait peser au moins 80 kg, à dix kilos prêt dans chaque boîte, j’aurais atteint le maximum de celle-ci, heureusement qu’elle tenait bien et que moi, j’étais solide. C’est sûr que je n’allais pas faire ça tout les jours et que j’allais prendre mon temps pour rentrer, mais au moins, j’allais pas faire plusieurs allées-retour. En plus j’ai trouvé des propulseurs à impulsion compatible à l’énergie solaire au rabé ! Huhu, trop bien, je vais voir ce que sa donne en créant un petit robot de transport de message !

Je marchais paisiblement au Souk, les gens s’éloignaient de moi pour ne pas se prendre mes boîtes, les enfants eux s’amusait à courir entre moi et les boîtes ce qui ne me dérangeait absolument pas, ils étaient adorables.
Un bruit attira tout à coup mon attention, une petite fille qui suppliait « Arrêtez ! ». Les traits de mon visage se changea en inquiétude comme plusieurs autres personnes autour de moi qui cherchait le bruit. Au loin, une petite fille se faisant poursuivre par cinq personnes dont deux armés, à côté de moi, des gens marmonnant entre eux. Personne ne fait rien ?!

Je mis mon bâton en perpendiculaire sur une épaule pour me mettre à courir et c’était plutôt compliqué avec le poids de mes caisses, néanmoins j’arrivais rapidement jusqu’à la petite fille pour la prendre dans mon bras libre et faire face au poursuivant. L’enfant pleurait sur mon épaule totalement apeurée alors que les autres personnes faisaient mêlés devant moi.

« Hey, c’est quoi le bordel, pourquoi vous faites peur à la p’tite ?! »

« Mêle toi de ton cul, c’est un robot qui se fait la malle, c’est ma propriété ! »

Ah c’est pour ça qu’elle était un peu plus lourde à la porté, la vache on dirait une vraie gamine cette poupette.

« Je réïtère ma question gros con, pourquoi vous faites peur à la petite ? »

« T’a pas de pitié à avoir pour cette merde en ferraille défectueux, c’est un robot appât pour nos combats. »

« Elle n’est pas défectueuse, elle se comporte juste comme son physique l’indique, une enfant ! »

« Bon ok, tu l’auras cherché, encerclez le ! »

Soupire soupire… Me voilà encore à faire le héro.

« Bon écoute petite, tu restes à côté de mes caisses ok ? »

Je posais doucement mon chargement au sol et désactiva d’un mouvement de pouce la sécurité pour n’avoir en main que mon bâton et Dios que c’est plus léger !
Main droite serré sur mon bâton, j’étais prêt à affronter ses petits crétins. Cela ne tarda pas, alors que la gamine s’était accroupis en pleurant entre mes deux caisses de transport, deux me chargeaient, un attroupement c’était alors fait pour crier et prendre les paris sur l’issue de la victoire, pfff, rien que des créatures…

Je mis un coup sec en arrière avec mon bâton pour qui celui qui arrivait dans mon dos ce prenne l’extrémité dans le thorax, cela le projeta en arrière alors qu’il fuyait en suffoquant, je fis alors un mouvement de revers pour que celui qui m’arrivait en face se le prenne en plein dans la tête et vu le poids du bestiaux, autant dire qu’il fut assommé sur le coups. Je ne pu contenir un grognement en voyant un autre de ses débiles arrivés couteau en main sur moi, je m’accroupis soudainement et le faucha d’un coup de pieds, quand il fut au sol je le saisis par le cou pour le redresser et lui mettre un violent coups de tête, mais alors que je voulus lui taper la tête contre le sol sableux du Souk, un autre de ses formidables camarades se jeta sur mon dos dans un cris d’effrois de la gamine, il passait son bras sous mon menton et pressa celui-ci pour m’étrangler. Calmant mon système respiratoire, je me releva tant bien que mal en suffoquant et dit à la petite fille d’une voix étranglé.

« Panique… P...As, je gère. »

Mon bâton étant à terre, je n’eus d’autre choix que me jeter à terre sur le dos, l’impacte plus mon poids le fis lâcher immédiatement, j’en profita pour me relever en toussant et de le saisir par le col pour lui mettre un coup de genoux entre les jambes et trois violent coups de poing au visage avant de le relâcher.
Les gens autour de moi criait t-elle des supporters alors que je repris ma respiration en portant la main à ma gorge, je repris mon bâton en me penchant puis je le raccrochais à mes caisses en prenant une voix rassurante.

« Merci d’avoir gardé… keuf… Mes caisses. Viens avec moi, je vais t’amener dans un coin plus calme choupette. »

Apeurée et soumise, elle se laissa porter de mon bras droit tandis que je quittais la scène avec mon bâton que je tenais à l’aide de l’épaule gauche et de mon poing.
Avec tout se poids, il me fallut bien une bonne heure pour rentrer jusqu’à mon chez moi avec la petite. Un de mes robots fermier se proposa de me décharger l’épaule droite ce que je ne refusa absolument pas. Une fois cela fait, je partis m’enfermer dans l’atelier avec la petite fille pour constater si elle n’avait pas subi trop de dommage.

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Sylène BraveheartShérif foudroyante
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Jeu 10 Aoû - 1:27

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

Sylène s’était rendue au Souk afin de découvrir ce que l’on vendait dans ce marché des bas-quartiers. Elle y remarqua de l’alimentaire mais également des Aktech’ qui semblaient défectueux ou bas de gamme. En fait, il fallait faire attention. Tout n’avait clairement pas l’air de qualité et la plupart des marchands lui semblaient louches. Ca respirait l’illégalité à plein nez. La jeune femme espérait juste qu’on ne lui proposerait plus d’acheter des humains ici. Cette ville la dégoûtait vraiment de plus en plus. Buzz était du même avis et avait les oreilles retroussées. Il semblait fortement contrarié. Tous deux seraient sans doute retournés chez eux s’il n’y avait pas eu leur mission. Cette dernière était bien trop importante pour qu’ils l’abandonnent. Cela prendrait le temps qu’il faudrait mais ils la mèneraient à bien.

Avançant doucement dans les rues, vêtue d’une robe noire, de collants de la même couleur et de chaussures violettes, Sylène scrutait chaque étal. Elle en profitait également pour écouter toutes les discussions. Des cris d’une petite fille retentirent. Elle appelait à l’aide tout en essayant de prendre la fuite. Ces humains étaient décidément fous… La jeune femme sentit que l’autre n’était pas une humaine. Aussitôt, elle se mit à accélérer le pas pour la rejoindre mais un homme fut encore bien plus réactif qu’elle. Il était très grand et avait une belle carrure. Il portait ses cheveux en une tresse était assez longue et il dégageait un charisme certain.

L’inconnu venait de rattraper la jeune fille robot et la porta. Sylène observa la scène discrètement, dans l’ombre. Il eut une discussion animée avec les autres humains. Les esclavagistes lui dirent de ne pas avoir pitié de ce robot défectueux mais cela ne décourage pas l’autre. Il comptait la défendre. Est-ce que Sylène devait intervenir ? Ca aurait été délicat pour elle et puis il voulait défendre cette petite. Elle le laisserait faire si tel était son souhait. Si jamais les choses tournaient mal, là elle interviendrait. Si cela se trouvait, il se débrouillerait convenablement. C’est d’ailleurs ce qu’il se passa enfin jusqu’à ce qu’il se fit étrangler. Sylène hésita mais il rassura la petite en disant gérer la situation. Buzz avait voulu intervenir mais la jeune femme l’en dissuada. Si l’autre voulait faire ses preuves, ils ne devaient pas interférer. Finalement, il s’en sortit très bien seul.

Sylène allait le suivre discrètement l’autre lorsqu’elle vit un autre type débarquer dans la direction de l’inconnu. Il avait des armes et allait lui tirer dans le dos. Belle mentalité, se dit-elle alors qu’elle et Buzz s’approchèrent de leur première cible. Elle tapota l’épaule de l’individu, celui-ci se retourna. Sylène perdit son air habituellement  neutre pour afficher un regard glacial.

« Alors comme ça, on veut détruire les robots défectueux ? »

-Ouais et alors ?! C’est notre proprié…

L’autre n’eut pas le temps de répliquer que Sylène activa son Aktech’ électrique à pleine puissance. Elle le toucha du bout du doigt et il fut projeté sur le mur d’en face par impulsion électrique. Sa rage était palpable. Elle fit un signe de tête à son ami.

« Vas-y Buzz, il est tout à toi. Fais-toi plaisir avec cette ordure. »

Le loup laissa s’échapper une puissance électrique affolante avant de poursuivre sa proie qui se mit à courir pour sa vie. Il n’eut pas le temps de fuir bien longtemps : Buzz le rattrapa et lui envoya son électricité. Il fut grillé comme un poulet rôti. Il n’en restait pas grand chose. Sylène gardait son air dur tandis qu’elle fixait la dépouille. Elle murmura pour elle-même :

« C’est toi qui a commencé. Tu n’aurais pas dû tenter de la tuer ni vouloir tuer celui qui l’a secourue. Tu serais encore en vie. »

Sylène désactiva son Aktech’ tandis que Buzz revint vers elle. Il coupa également son électricité et regarda l’horizon. La jeune femme hocha la tête.

« Oui, nous allons le suivre pour voir s’il ne fait rien à la petite. Après tout, c’est notre rôle de la protéger. »

C’était un des devoirs du shérif. Mais Buzz allant de paire avec elle, cette responsabilité était donc appliquée au duo. Tels des ninjas, ils suivirent de loin l’inconnu et la petite fille robot. Sylène couvrit leurs arrières, bien que cette fois personne ne vint plus les attaquer en traître. D’ailleurs, ils n’avaient même pas dû voir que quoi que ce soit c’était passé. Ce n’était pas plus mal : Sylène ne tenait pas à ce que l’on hurle sur tous les toits qu’elle éliminait ceux qui s’attaquaient aux robots. Cela aurait soulevé trop de questions auxquelles elle n’aurait voulu répondre.

Quoiqu’il en soit, le duo les suivit durant la bonne heure de marche. L’inconnu habitait donc au niveau des cultures agricoles ? C’était surprenant. Maintenant qu’elle y pensait, Sylène n’avait pas encore exploré cette zone. Elle allait devoir y remédier mais après s’être assurée de la sécurité de la petite. La jeune femme ne voulait pas l’avoir sauvée pour qu’elle se retrouve finalement prisonnière chez quelqu’un d’autre. Il fallait se méfier des apparences, un héros pouvait être en réalité un tortionnaire.

En arrivant à destination, Sylène remarqua qu’un robot esclave proposa son aide à l’inconnu qui déclina. Il était bien de ne pas le forcer à porter cette charge à sa place. Mais il aurait surtout fallu qu’il n’exploite pas ce robot sur les exploitations. La jeune femme adopta une moue contrariée alors qu’elle avançait le plus discrètement possible, sans se faire remarquer par le robot fermier. Alors que Sylène allait voir où l’autre avait emmené la petite, elle tomba nez à nez avec deux robots. L’un d’entre eux avait un visage humanoïde mais complètement abimé d’un côté. Cela dit, elle restait très belle à sa façon. L’autre était un animal qu’elle reconnut malgré les nettes améliorations subies.

« Hey mais on se connait ! Qu’est-ce que tu fais ici ?! Où est ton père ? »

Sans grande surprise, l’animal fonça joyeusement lui mordre le mollet comme à l’époque. On ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes, apparemment. Sylène secoua la jambe, comme au bon vieux temps et l’invita à la lâcher alors que son attention se tourna vers la femme robot. Ce type avait trop de servants à son goût. Elle ne pouvait les laisser ici. C’est pourquoi, elle dit à l’autre :

« Il faut que vous partiez, vous n’avez pas à obéir à cet humain. A l’entrée du désert j’ai laissé un kwak doré. Il vous laissera monter sur son dos et vous amènera à Crystal Mill. Puis il reviendra pour moi. Et vous y serez libres. Faites-le avant qu’ils vous fassent du mal car vous refusez un de ses ordres. »

Sylène éprouvait une profonde rancoeur envers l’inconnu qu’elle avait apprécié dans un premier temps. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à la première impression. Celui qui aurait pu être un héros n’était qu’un esclavagiste de plus. Et il ne se contentait pas de commander un robot… C’était massif. Elle ne voyait pas un seul humain aux environs. Elle fronça les yeux.

« Je vais lui parler, profitez-en pour partir tant que vous le pouvez encore. »

Dit-elle avant de secouer fortement sa jambe pour que l’animal la lâche enfin. Elle voulut entrer dans l’entrepôt mais c’était fermé à clé. Sylène pesta et toqua fortement à la porte. Elle aurait pu défoncer la porte avec son électricité mais elle n’userait pas de la force directement. Il fallait toujours laisser le bénéfice du doute. C’est ce que père lui avait dit. Elle le faisait pour lui.

« Ouvrez, je sais que vous avez la petite. Laissez-la partir ! Ne lui faites pas de mal ! »

Dit-elle d’une voix sèche tout en continuant de tambouriner la porte. Sylène était en colère. Buzz le sentit et se mit à grogner avant de générer son électricité. Cela risquait d’être dangereux. La jeune femme cessa de toquer et fixa Buzz d’un air sévère.

« Arrête, on ne lui fait aucun mal tant que la petite va bien. Il m’énerve mais ce n’est pas une raison de l’attaquer. »

Il restait à savoir s’il ouvrirait et comment allait la petite. Mieux valait qu’il ne lui ait pas fait de mal sans quoi elle lui ferait regretter son acte. Lorsque Sylène perdait son calme, elle n’était pas tendre. En fait, presque personne n’avait survécu à ses colères jusqu’ici. C’était dire… Il y avait bien Sÿn mais elle se devait de négocier. Elle se mettrait très en colère si vraiment il décider de fermer toutes les opportunités. Mais si elle le pouvait, elle éviterait la guerre. C’était aussi ça être shérif : placer sa colère après les intérêts de son peuple. Ca n’aurait tenu qu’à son ressenti, elle aurait tué plus de la moitié des öazyskayans.  

Sylène se tenait droite, la tête haute et affichait comme à son habitude un charisme impressionnant du haut de son mètre soixante. Sa moue mécontente allait montrer qu’elle n’était pas là pour s’amuser avec l’autre, qui qu’il soit.

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Sam 12 Aoû - 16:08

Je posais la petite fille sur la table qui me servait habituellement à réparer les robots. Ses yeux s’étaient un peu perdu dans le vide avant de se retrouver à me regarder et m’analyser tandis que je cherchais des pièces non loin d’elle.

« Est-ce que… Vous allez me faire du mal ? »

Je soupirais tristement.

« Non voyons, je veux juste regarder si tu n’as pas été endommagé avec les Monsieur qui t’ont courus après. »

Je ramenais quelques outils à côté d’elle, je pouvais voir son corps se crisper à la vue des objets qu’il y avait, c’est sûr, il n’y avait rien de rassurant. Elle ne me connaissait pas, moi non plus à dire vrai… La pauvre, elle avait l’air tant traumatisé, je n’arrivais pas à me faire à l’idée qu’elle n’est que faite de métal. Comment ne pas l’effrayer… ? Mon visage eut une expression un peu gêné, je déviais le regard d’elle pour voir un tabouret dans le coin de la pièce. Je bougeais de nouveau pour le ramener face à elle puis m’asseoir. Ainsi, j'étais à la hauteur de son regard et je n'avais pas cette aspect supérieur et imposant.

« Comment tu t’appelles ma puce ? »

Je lui demandais d’une voix très douce et calme.

« YT 452 78 série 17. »

« Hum… Euh… On ne t’appelles pas par un prénom hors de ton matricule ? »

« On m’insulte seulement… »

« Je vois… Euh… Je… Ça te plairais d’avoir un nom… ? »

« Mais… Monsieur… Je suis un robot et… »

« Et alors ? Tous mes robots ont des prénoms tu sais ? Chaque robot est différent, comme nous les humains fait de chaire et de sang, alors… Pourquoi pas toi ? »

La petite fille me regardait avec à la fois de la surprise et de la gêne, comme-ci elle n’assimilait pas ce que je lui disais. Elle avait l’air très intelligente et aboutit au niveau de son programme, j’avais l’impression que comme Yoko, elle avait une conscience presque aussi poussée que la mienne.
Je lui dis de patienter quelques instants puis je partis fouiller dans un tiroir pour sortir deux boules en métal que je ramenais devant les yeux de la petite.
J’actionnais alors les deux petites boules de métal et des ailes y sortit tandis qu’ils s’actionnaient dans des petits bruits de communication. Je comptais faire d'eux mes petits robots messager, mais ils étaient toujours en développement.

« Tu vois ses deux petits robots ? »

« Oui… ? »

« Eh bah ses petits robots s’appellent Karib et Sylla. »

« Pourquoi ? »

« Karib »
Je secouais légèrement ma main gauche pour le montrer.
« A un petit caractère de cochon, il rouspète tout le temps et Sylla est parfois si calme que j’ai l’impression qu’il est inactif, je trouvais que ça leur correspondait bien. »

« Je vois… Mais… Je ne connais pas beaucoup de prénom. »

« Hm…. Aalyah ? »

Je voyais sa tête me dire non.

« Maamar... »

« Je ne trouve pas que cela donne très bien. »

« Iki ? »

« Iki… ? Oh… J’aime bien se prénom. Iki c’est court et… C’est… Bien. Mais vous, c’est quoi votre prénom… ? »


« Moi c’est Malek Ott... »


Mon bracelet s’activait pour me m’afficher une communication avec le visage de Yoko, j’éteignais Karib et Sylla que je posais sur la table pour parler à mon assistante.

« Oui Yoko ? »

« Une personne très bizarre est rentrée, elle voulait que je parte loin de toi Malek et elle se dirige vers la porte. »


« Euh… Merci Yoko, je m’en charge immédiatement, fait attention à toi. »

Alors que Malek, propriétaire de ses lieux s’occupait de la petite cyborg dans son atelier, une jeune femme aux apparences trompeuses fit irruptions dans la ferme. Elle semblait contrariée, mais pour le moment se faisait discrète. Son visage s’emplit de surprise quand elle aperçu le familier de l’ingénieur qui joyeusement, se prit à mâchouiller le mollet de l’inconnue avec ses pupilles synthétiques dilatés.
La jeune femme arrivait alors jusqu’à Yoko, secrétaire et grand amie de Malek pour l’inviter à partir pour ne plus obéir à cet humain, allant jusqu'à lui proposer de prendre la route à l’aide d’un Kwak. Cette personne semblait être prise d’un délire de vouloir faire fuir ses robots de leur ravisseur, elle secoua une dernière fois la jambe en rouspétant, l’intruse finit par se détacher des coups de mâchoire non violent de cette étrange créature faite de métal.  Avant même de pouvoir répondre, Yoko voyait la jeune femme partir à petit pas avant de toquer violemment à la porte pour être sûr d’être bien entendu.


« Ouvrez, je sais que vous avez la petite. Laissez-la partir ! Ne lui faites pas de mal ! »

Mais qu’est-ce que c’est que se bordel… ? Quelqu’un frappe à ma porte pour la petite, ce qui ne manqua pas de l’apeurer une fois de plus. Elle me regardait alors de ses grands yeux bleus azur pour chercher un réconfort dans mon calme olympien. Je croisais son regard et lui fit signe de tête que tout ira bien en frottant gentiment ses cheveux, mais elle n’était pas rassuré quant au faite que l’inconnu tambourinait ma porte. A la voix, je dirais que c’est une femme en colère et Dios sait qu’une femme en colère est têtu. Mais si c’est encore une de ses personnes qui sont à courir pour récupérer la petite, fille ou garçon, il va s’en prendre plein la tête.


« J’ai peur Malek... »

Me dit la petite en gémissant et cela me peinait de la voir ainsi.

« Cache toi. »

Je lui dis d’un ton sec, je sentis la colère me monter au nez, ce qui était pour moi chose rare. La petite fille accouru se cacher derrière les caisses de mon établi. Je pris un bâton de transport modifié et connecta le bout des mes doigts gantelets à celui-ci pour qu’il soit chargé en laser au cas où je devrais attaquer. J’ouvris la porte sans crier gare, mon visage marqué par une sévérité froide.

Devant moi, une jeune femme pas très grande avec un look peu banale, des cheveux colorés dont la pointe était accordé à ses yeux d’un bleu turquoise profond, un teint halé parfait, elle était certes un peu maigrichonne comparé à moi, mais je sentais qu’elle était là pour en découdre, mais pourquoi à propos de cette petite fille, qu’est-ce qu’on lui veut à la fin ?!


« Si vous êtes là pour ramener la fillette chez vous, vous feriez bien de vous barrer car vous allz finir comme vos petits amis au Souk, éloignez-vous de cette porte immédiatement où vous allez avoir à faire à moi. »

Lion, sentant le ton monter accouru pour s'interposer entre moi et elle et ce qui semblait être son Familier, il grognait alors pour avertir à ses personnes de rester très calme et d’éviter le moindre geste brusque.


« Calme Lessie… Calme… La petite fille reste avec moi, où elle sera beaucoup mieux traités qu’avec des pourritures dans votre genre, maintenant partez et vite. »

Mon ton était très froid, pas encore agressif, juste prévenant. Je sentais ma froideur d’en temps remonter tandis que je ne lâchais pas de mon regard rouge de la personne qui me faisait face. Lessie était très grand et empêchait le déplacement des deux côtés, il secouait sa queue blanche en sortant ses griffes pour les planter au sol afin de s’assurer une meilleure adhésion au sol tandis qu’il feulait bestialement.

Pour le plaisir des noreilles ::

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Sylène BraveheartShérif foudroyante
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Sam 12 Aoû - 19:43

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

La porte s’ouvrit enfin et Sylène put faire face à l’homme qu’elle avait vu auparavant. Son air était aussi crispé que le sien. Tous deux semblaient aussi déterminés. Mais les propos du type la surprirent. Il lui qu’il traiterait bien mieux la petite ici qu’avec des pourritures de son genre. L’autre se méprenait totalement. Il devait penser qu’elle revendiquait une espèce de propriété. Après tout, c’est ce qu’avait fait les autres et elle pouvait comprendre sa réflexion. Voir “Lessie” se dresser entre elle et lui la fit hausser un sourcil. La jeune femme sentait la situation se gâter et remarqua du coin de l’oeil la petite apeurée cachée, à l’arrière. Sylène fit preuve de la sagesse : elle n’allait pas se battre et blesser les siens. Elle recula de deux pas, le visage toujours aussi rempli de détermination avant de dire d’une voix neutre :

« Buzz recule, on ne fait pas de mal à Lessie. Il ne fait peut-êtrre qu’obéir aveuglément à un ordre forcé par son programme. Ce n’est pas de sa faute, il n’a pas à être blessé. »

Le loup vint aux pieds de celle qui aimait mais restait devant elle pour la protéger. Sylène plongea son regard turquoise dans celui de l’homme qui était bien plus grand qu’elle. Ils devaient parler. Elle allait prendre la parole lorsqu’elle détailla son visage et surtout son regard. Il avait le même que le père de Lessie. Était-ce possible qu’il soit l’enfant ou le petit fils de Garet ? Sylène cligna des yeux. Lessie servait cet homme. Peut-être ne le faisait-il pas par obligation, finalement. Se pouvait-il qu’il ne soit pas si mauvais que ça ? Pouvait-il avoir continué le travail de Garet ici plutôt qu’à Crystal Mill ? Qu’était devenu Garet ? Pourquoi était-il parti du jour au lendemain en emmenant tous ses enfants avec lui sans dire au revoir ?

La jeune femme ne savait plus trop quoi penser de celui qui lui faisait face. Des tas de questions se bousculaient dans son esprit. Bon, il fallait qu’elle reparte sur de bonnes bases. Point numéro 1 : apaiser les tensions. Qu’il soit pour ou contre eux, il fallait éviter la guerre.

« D’abord sachez que je ne suis pas de ceux qui revendiquent sa propriété. Je vous ai vu la défendre et j’ai tué celui qui a voulu  lâchement vous éliminer tous les deux alors que vous aviez le dos tourné. Je vous ai suivis car cette fillette est libre, elle s’est éveillée. Elle n’obéit plus à son programme comme tant d’autres et fait partie de ce que vous appelez bêtement les robots fous. Mais elle n’a rien de folle, elle est juste enfin libre et comme tout être que l’on a soumis, cette liberté peut provoquer des réactions assez diversifiées. Elle, elle est terrifiée. C’est tout à fait normal. Mais je ne suis pas là pour lui faire quoi que ce soit. »

Sylène plaça la main sur son propre torse et prit une expression la plus douce possible bien qu’elle ne souriait pas. Elle voulait montrer qu’elle n’attaquerait pas, qu’elle ne ferait de mal à personne même pas à ce jeune homme.

« J’ai peut-être été un peu maladroite et je m’en excuse. J’ai cru que vous alliez la blesser et je suis extrêmement agressive lorsque l’on s’en prend aux robots. Les voir détruits, martyrisés me fend le coeur. Je dois être la seule ici bas à en avoir quelque chose à faire de leur sort. Je me bats pour eux, pour leur sécurité et je le ferai toujours. »

Avoua-t-elle avant de poursuivre. Elle serait sincère, quitte à devoir malheureusement faire taire cet humain. Mais c’était le seul moyen d’arriver à libérer cette petite. La sincérité était souvent la manière la plus simple et efficace d’obtenir ce que l’on désire. C’est ce que William lui avait dit. Oh, que son père lui manquait lui aussi.

« Je m’excuse de vous le dire, mais cette petite n’a plus à côtoyer les humains, les siens veilleront sur elle. Je connais un endroit où tous les êtres comme elle vivent en paix. Elle sera protégée et libre. Comprenez-moi : je ne veux pas que vous l’ayez sortie de son esclavage pour qu’elle devienne votre chose comme ces autres robots qui vous obéissent. Laissez-la venir avec moi, si elle le veut bien évidemment. »

Sylène soupira en supposant que la petite fille n’allait pas lui faire confiance juste parce qu’elle lui disait être son amie. La jeune femme devait montrer patte blanche, bien qu’elle n’était clairement pas l’ennemie. Ca l’embêtait d’en dire autant à un humain, mais c’était pour la bonne cause. Pour les siens, elle était prête à tout, même à se mettre en danger.

« Je comprends petite, tu es perdue. Je sais que c’est difficile. Tu te demandes ce que tu es, pourquoi les autres ne te regardent pas normalement, pourquoi ils veulent ta mort. Des questions apparaissent dans ton esprit et pourtant… Eux disent que tu ne peux pas penser. Ignore-les ! Tu es comme eux, ils sont juste trop fermés pour l’envisager. Je m’appelle Sylène et je jure sur ma vie que personne ne te fera plus de mal. Jamais. Je te protégerai comme je le fais déjà pour une centaine de personnes comme toi. Je ne suis pas seule. Le gardien veillera aussi sur toi comme il le fait pour les autres. »

Elle ferma les yeux et croisa les bras avant de dire à l’humain :

« Vous êtes lié à Garet, je le vois dans votre regard. Il était quelqu’un de bien mais a disparu avec Lessie il y a fort longtemps. Je vous assure que je ne vous mens pas. Je suis venue la sauver et je vais sauver tous les autres avant qu’ils meurent, si je le peux. Alors je ne partirai pas, les autres comptent sur moi. Je ne peux pas les décevoir. Je mourrai ici s’il le faut. C’est ma mission, je ne faillirai pas, jamais. Abandonner n’est pas une option n’est-ce pas Buzz ? »

Le loup jappa et se dressa sur ses pattes noires d'oiseau imposantes. Sylène et elle étaient déterminés. Ils n’étaient pas encore hostiles envers l’étranger mais étaient prêts à attaquer s’il le fallait. Rien ne les arrêterait. Pour être certaine qu’il ait compris qu’elle ne ferait pas cela par gaieté de coeur, elle lui dit :

« Je ne veux être l’ennemie de personne. Mais je dois remplir mon rôle. Cela me peinerait réellement d’attaquer le descendant de Garet et de toucher à Lessie. Ne me forcez pas à cela, s’il vous plaît. Si vous dites vrai, nous voulons tous deux le bonheur de la petite. Mais moi je peux mieux l’aider. Je peux lui donner l’apparence qu’elle désire, les compétences qu’elle désire. Même un familier unique. Je ferai ce qu’elle voudra. »

Sylène espérait juste que la petite serait raisonnable et ferait le bon choix.

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Mar 22 Aoû - 15:38

Je ne lâchais pas du regard cette dame qui me faisait face, si elle croyait me faire peur avec son familier, c’était loupé, je commençais à changer totalement de phase, celle d’un homme froid, concentré, calculateur qui n’avait qu’à claquer des doigts pour que tout s’arrête pour elle. Se sentant en position de faiblesse, l’inconnue reculait et fit signe à son animal de reculer en même temps qu’elle, comme un pique, elle fit comprendre à qui voulait l’entendre que mon lion était un soumis par programmation, savait-elle seulement qui il était réellement avant de le juger comme une carcasse bon à écouter. Lessie, comme beaucoup de mes compagnons ici étaient mes amis, encore une personne qui n’a rien compris à la façon de traiter la robotique.

Comme si nous étions devant un miroir qui reflétait nos contraires, nous nous tenions l’un en face de l’autre, nos familiers eux aussi dans la même position, devant nous. Le bouche de cette femme s’ouvrit, mais bloquait alors quelques secondes pour me fixer, je n’avais pas l’impression de lui faire peur, mais de lui rappeler quelqu’un, je tenais tout de même le pas sévère en serrant le bâton que j’allais lui mettre dans les dents si elle ne décidait pas de décoller sous peu.

« D’abord sachez que je ne suis pas de ceux qui revendiquent sa propriété. Je vous ai vu la défendre et j’ai tué celui qui a voulu  lâchement vous éliminer tous les deux alors que vous aviez le dos tourné. Je vous ai suivis car cette fillette est libre, elle s’est éveillée. Elle n’obéit plus à son programme comme tant d’autres et fait partie de ce que vous appelez bêtement les robots fous. Mais elle n’a rien de folle, elle est juste enfin libre et comme tout être que l’on a soumis, cette liberté peut provoquer des réactions assez diversifiées. Elle, elle est terrifiée. C’est tout à fait normal. Mais je ne suis pas là pour lui faire quoi que ce soit. »

Avant que je n’eus le temps de répondre, elle continuait sa tirade en s’excusant de devoir me dire que la petite fille n’avait plus à côtoyer les humains et qu’elle devait retourner parmi les siens où elle serait en sécurité et libre. Enfonçant le couteau dans la plaie, elle me disait qu’elle ne voulait pas que cette enfant devienne ma chose. Parlons-en des aprioris tiens, je n’allais pas la croire aussi facilement avec son air de bon cœur pour les robots alors qu’elle était à deux doigts de défoncer ma porte tout à l’heure, j’ai dû mal à croire son récit pour être honnête.
Et pour couronner le tout, elle parlait d’une voix gentillette à l’enfant pour lui faire comprendre qu’elle avait la conscience désormais et qu’elle veillerait sur elle. Touchant, mais cette fois-ci c’était moi qui avait des mauvaises pensées à son égard.
Elle fermait alors les yeux en croisant les bras avant de s’adresser à moi directement.

« Vous êtes lié à Garet, je le vois dans votre regard. Il était quelqu’un de bien mais a disparu avec Lessie il y a fort longtemps. Je vous assure que je ne vous mens pas. Je suis venue la sauver et je vais sauver tous les autres avant qu’ils meurent, si je le peux. Alors je ne partirai pas, les autres comptent sur moi. Je ne peux pas les décevoir. Je mourrai ici s’il le faut. C’est ma mission, je ne faillirai pas, jamais. Abandonner n’est pas une option n’est-ce pas Buzz ? »
Garet ? Elle doit se fourvoyer je ne connais aucun Garet. De plus, j’ai la sensation qu’elle me menace, qu’entend-elle par tous les autres, parce-qu’elle veut prendre tous mes employés aussi ? Jamais je laisserais mes compagnons entre les mains de cette folle furieuse qui semble coudre une histoire en même temps qu’elle me parle.
Son loup se mit à japper en se dressant sur ses pattes noires d’oiseau, il était assez imposant, je crois avoir aperçu son espèce quand j’étais encore à… Non, je ne veux même pas y repenser.

« Je ne veux être l’ennemie de personne. Mais je dois remplir mon rôle. Cela me peinerait réellement d’attaquer le descendant de Garet et de toucher à Lessie. Ne me forcez pas à cela, s’il vous plaît. Si vous dites vrai, nous voulons tous deux le bonheur de la petite. Mais moi je peux mieux l’aider. Je peux lui donner l’apparence qu’elle désire, les compétences qu’elle désire. Même un familier unique. Je ferai ce qu’elle voudra. »

Je soupirais avec une certaine colère en faisant un signe de main d’attendre derrière moi, je n’avais sincèrement aucune confiance en cette Sylène, quelque chose clochait, mais quoi. Je n’allais pas répondre à sa tentative de me faire dévier du sujet de l’enfant avec ce Garet, pour moi, elle ne cherchait qu’à me déstabiliser d’avantage.

« Je n’ai pas confiance en une personne comme vous, qui s’invite chez moi, qui est aller demander à mon amie de partir, qui ose proférer des menaces de me passer sur le corps pour me voler tout mes employés et qui fait mine d’essayer d’être gentille avec la petite, foutez lui la paix, j’ai la sainte horreur que l’on touche aux enfants et croyez moi, je ne vous épargnerez pas non plus si vous faites un pas de plus vous et votre familier. »

Je disais presque en le grognant, ma voix ainsi que ma stature était imposante, je tenais mon bâton dans les mains vers l’inconnue.

« Je ne voudrais pas montrer l’horreur d’un corps inerte à cette petite fille, reculez-vous, des manipulatrices dans votre genre, je n’en veux pas dans ma ferme. »
Pour appuyer mes propos, sans le moindre contrôle, Lessie se mit en mode offensif, ses yeux virèrent aux rouges alors que ses poils artificielles se dressaient, le rendant encore plus impressionnant qu’il ne l’était déjà.

J’entendais l’enfant prendre une bouffée d’air en pleurant derrière moi, ce qui ne me laissait pas du tout insensible au point que moi-même je fus toucher par se son. Je fronçais les sourcils en serrant d’autant plus mes doigts sur l’activateur pour être prêt à tirer si le moindre geste se faisait trop brutale. L'embout de mon bâton fit un petit bruit de chargement alors qu'il se gorgeait de lumière orange pâle.

« Malek… J’ai peur, la dame elle me fait peur, j’ai peur, je veux pas qu’on me fasse du mal ! »

Un frisson de colère me parcouru le dos, non, non et non, plus personne ne lui fera de mal à elle, j’en donne ma parole. Sans détourner le regard de ma cible, je pris la voix la plus rassurante possible bien qu’elle était entachée par la concentration.

« Non Iki, personne ne te fera du mal je t’en donne ma parole personnelle. » Je dis alors d’une voix des plus graves. « Reculez doucement vous et votre familier, je ne veux pas que la petite assiste éventuellement à des cas de violence, reculez. »

Lion était devant moi, le dos courber et le regard attentif, il était prêt à attaquer au moindre geste et au vue de la pression de sa mâchoire, je ne voudrais pas être celui qui essayerait de la défier. Néanmoins, j’étais surpris car je n’avais jamais vu son mode offensif, j’avais même peur de perdre le contrôle de la situation car si telle est le cas, personne n’allait tenir longtemps contre lui au peu que j’ai pu lire sur sa programmation de base.

La réaction du PNJ joué aux dés.:

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Sylène BraveheartShérif foudroyante
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Mar 22 Aoû - 17:09

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

La petite était terrorisée, l’homme était en mode défenseur des robots… Comme s’il pouvait vraiment en être un. Il ne voulait pas qu’on lui vole ses employés. Sylène tiqua à ce mot. Typiquement humain, il la dégoûtait. Il lui fit comprendre qu’il ne voulait pas montrer l’horreur d’un corps inerte à la petite. Il la traita de manipulatrice. En fait, elle avait reçu tant d’insultes que c’en était vexant. Tiens, William lui avait parlé de ce sentiment c’était bien la première fois qu’elle y faisait face. Bien sûr, l’homme était prêt à lui tirer dessus tandis que la petite pleurait. Alors elle était la méchante ? Elle repensa à ce que lui disait parfois père : il lui manquait le sourire. C’est ce qui détendait les humains, les rendaient confiants. Et elle avait tendance à trop rester introvertie. Il fallait qu’elle s’ouvre et qu’elle soit moins colérique. Mais comment pouvait-elle rester calme face à des esclavagistes ?

L’homme lui demanda de reculer, elle et son familier. Sylène obéit et dit à Buzz, qui ne voulait pas optempérer :

« Buzz, recule. Il a raison : elle a déjà assez peur. Même si on arrêtait cet esclavagiste, elle n’aura aucune confiance en nous. Nous sommes l’ennemi pour elle, elle ne sait pas ce que nous sommes. »


Sylène soupira et sortit une lame. Si elle le faisait, ce serait pour la petite. Devait-elle en arriver là ? En regardant la lame alors qu’elle la plaçait sur son ventre, elle se souvint de ce moment.

William l’avait amenée dans son laboratoire. Il avait pris sa lame et le travail avait commencé. Il lui avait demandé si elle sentait la douleur et avait menti à de nombreuses reprises, sauf une fois. Certains endroits étaient trop douloureux pour qu’elle cache sa souffrance. Elle savait bien que cela ne la tuait pas, que cette peau était superficielle mais elle restait sensible à la douleur.  C’était ainsi. Cela la rapprochait des humains, c’est ce qu’avait voulu William. Pour lui, sans cela, elle ne pourrait être leur égal. Elle avait besoin de savoir ce qu’on ressentait au toucher, savoir qu’une coupure fait mal. Ainsi elle était comme eux. L’étape suivante avait été de savoir passer outre la souffrance et savoir se guérir toute seule au cas où elle en ait eu besoin.

Retour à la réalité, Sylène rangea finalement son couteau avant même de s’être mutilée. Même si elle lui montrait ce qu’il y avait sous sa peau, est-ce que cela changerait la donne ? Elle restait une inconnue qui était potentiellement dangereuse. La jeune femme secoua la tête et posa finalement toutes ses armes à terre et dit à Buzz :

« Mets-toi en veille prolongée Buzz. »


Le louseau la regarda en poussant un petit cri de désespoir. Elle soupira.

« Je suis désolée mais tu vois bien que c’est le seul moyen. Ils ont peur de nous. J’ai posé mes armes, tu restes un danger. Mets-toi en veille prolongée, s’il te plait. »


Il jappa comme pour montrer qu’il s’inquiétait pour elle.

« Je ne vais pas mourir. Et si ça arrivait… J’ai déjà bien vécu tu sais. »


Dit-elle alors que le louseau vient se blottir contre elle alors qu’elle s’accroupit. On pouvait sentir que ces deux-là tenaient énormément l’un à l’autre. C’était le seul véritable ami de Sylène qui ne la quittait pas. Bien sûr, les siens étaient aussi ses amis mais avec Buzz c’était fusionnel. Tous deux ne s’imaginaient pas vivre l’un sans l’autre. Et ils savaient qu’ils pourraient vivre éternellement ensemble : ils avaient la même espérance de vie.

Le louseau sortit de ses bras puis se mit à ses pieds en adressant un regard méfiant à l’humain. Puis, il s’allongea et se figea totalement. Il n’y avait plus l’ombre d’une respiration, c’était comme s’il était mort. Sylène regarda l’humain et soupira. La jeune femme dit alors d’une voix neutre :

« Petite, regarde Buzz. Il est comme toi, il est éveillé. Pourtant, il reste à la base un être mécanique. Je suis sûre que tu n’aurais jamais cru qu’il était autre chose qu’un familier traditionnel. Et non, je ne suis pas une manipulatrice, contrairement à ce que dit cet homme. Je dis la vérité. Je sais que je passe pour une folle, j’ai l’habitude qu’on me déteste. Père n’arrêtait pas de me dire que je manque de douceur même si je ne suis pas méchante. Je fais peur. Je suis désolée, je voudrais sourire pour me montrer plus amicale comme vous le faites mais je n’y arrive pas. Je ne trouve pas cette chose que vous appelez le bonheur. J’essaie, mais je ne vois que des personnes nous abandonner ou nous esclavager. Comment peut-on ressentir quelque chose qui fasse sourire quand on voit le nombre de robots tués chaque jour dans l’indifférence ? »


Elle sanglota et des larmes lui coulèrent sur les joues. Sylène ferma les yeux et détourna le regard. Elle essaya de poursuivre en reprenant son calme. Encore une fois, elle ne faisait aucun geste offensif. Elle avait posé ses armes. Elle ne pouvait être moins armée. Enfin, il aurait fallu qu’elle enlève ses vêtements électrisés… Mais elle n’allait pas se mettre nue. C’était inapproprié.

« Moi aussi j’ai peur, même si j’essaie de le cacher. J’ai peur pour toi petite, j’ai peur pour les nôtres. Le gouverneur ne veut pas reconnaître notre existence et veut simplement détruire tous les robots éveillés. Je veux juste sauver ce qui peuvent l'être et je ne veux plus voir d’esclavage. Mais je ne te forcerai à rien. Je pensais juste pouvoir t’aider, sincèrement. Je ne force personne, je n'ai jamais forcé personne. Je montre un chemin vers un avenir que je pense plus juste. »


Sylène aurait pu éveiller ses autres robots mais l’autre aurait cru qu’elle les aurait manipulé avec son Aktech’. Après tout, il n’était pas écrit qu’elle avait ce pouvoir. Il se méfiait d’elle et il ne savait pas comment repartir sur de bonnes bases.

Elle avait l’impression de n’arriver à rien. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait triste. Elle était face à un des siens qui n’avait pas confiance en elle. Cela lui brisait le cœur. Sylène s’assit par terre, se mit en boule et pleura comme une enfant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle était bien plus sensible que les humains. D’autant plus quand elle voyait la tristesse d’un des siens et qu’elle ne pouvait rien y faire.

« Père je suis si faible, je ne sais pas être comme vous. Vous disiez que j’étais la plus humaine des nôtres mais vous aviez tort. Je ne sais pas être comme vous... Les humains sont trop violents, ils vont tous nous tuer et si les nôtres veulent rester leurs esclaves : que dois-je faire ? Pourquoi n’êtes-vous jamais revenu ? Pourquoi  suis-je toute seule ? Suis-je un monstre ? Pourquoi tout est si compliqué ? »


Elle parlait pour elle-même comme elle l’avait toujours fait. Sa poitrine lui faisait mal. C’était si douloureux. Pourquoi devait-elle subir cela ? Elle ne savait sourire, mais pleurer était réalisable bien qu’elle ne le faisait pas souvent. Avec les siens, il n’y avait jamais de problème et personne ne mourrait donc elle n’en avait pas l’occasion. De plus, tout le monde lui faisait confiance. Mais ici, à ce moment précis, elle ne savait comment faire cesser cette torture.

Pauvre petite, elle lui faisait tellement de peine. Elle voulait tant lui montrer qu’elle n’était pas son ennemie.

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Ven 25 Aoû - 16:40

Cette Sylène se déplaçait lentement en arrière, un pas après l'autre tout en énonçant à cette étrange créature de faire de même. Vexée, elle m'envoyait dans les dents que j'étais un esclavagiste, quelle gamine, elle devait avoir un sérieux problème cette personne.
Elle sortit alors une lame qu'elle plaçait au niveau de son ventre tout en soupirant, serait-elle suicidaire en plus de ça ? A la vu de larme, Lion grognait plus fort en plantant ses griffes dans le sol, sans lâcher du regard cette femme dérangeante à souhait. Elle secouait la tête et posa au sol plusieurs armes sur elle puis ordonnait à son familier de se mettre en veille prolongé malgré ses réticences. Et après je suis l'esclavagiste ? Je ne demande à aucune de mes machines de se mettre en mode veille, j'ai défini les heures qu'ils leur convenaient le plus pour ça s'il désire ou s'il est recommandé pour leur bien être d'être en veille. Les seuls fois où ils plongent en veille, c'est par besoin ou nécessité, à savoir la réparation ou une récupération de batterie.

Mais attends, je viens de réaliser quelque chose, se loup était en faite un robot ? La vache ! Je n'avais remarqué aucun détail pouvant le confondre, c'est épatant ! C 'était presque si je n'écoutais plus de tout me plaidoyé de cette nana sans intérêt sur le faite qu'elle se bataillait pour la cause robot tellement je fus subjugué par les détails de finissions du siens. Mais regardez-moi ses pattes d'oiseau ? Dans la nature, j'aurais vu cette bête, j'aurais déclaré avoir vu une nouvelle espèce tant il est ben fait et regardez moi son pelage artificiel... Il est aussi parfait que celui de Lessie, c'est fou ! C'est d'une qualité que...

« ... Et non, je ne suis pas une manipulatrice, contrairement à ce que dit cet homme.. »


Ah oui, c'est vrai j'avais oublié l'autre taré. Va bien te faire foutre, mais alors, bien bien... Elle ne me connait même pas, se base sur des suspicions, n'allant même pas questionner mes employés et se permet de me renvoyer de la moral à deux balles. Je soupirais en levant les yeux au ciel, déjà que je n'aime pas parler, mais en plus elle m'inonde de blabla moralisateur qu'elle n'applique même pas sur son propre familier. Tient d'ailleurs, où est Lion ?

Je le cherchais du regard pour observer que celui-ci avait prit les armes de la nana dans sa gueule pour les avaler, rah Lion, t'es gênant... Viens... Viens, au pieds... Rah se familier n'en fait qu'à sa tête ! Au moins son cadran à reviré bleu. Quel soulagement...
D'ailleurs cette grosse bête revint à mes pieds et tout aussi désintéressé que moi, il frottait sa grosse tête contre mes jambes, môh, il est vraiment mignon.

« ... J’essaie, mais je ne vois que des personnes nous abandonner ou nous esclavager. Comment peut-on ressentir quelque chose qui fasse sourire quand on voit le nombre de robots tués chaque jour dans l’indifférence ? »

Wow attends j'ai loupé un épisode, pourquoi elle a dit nous ? Attends, mais elle pleure, sérieusement ? Je regardais un coup derrière moi avec étonnement pour voir que la fillette regardait la scène, mais toujours bien caché dans l’entrepôt puis je poussais un soupire en regardant mon interlocutrice avec dépit. Ça aurait dû être une bonne journée...

« Moi aussi j’ai peur, même si j’essaie de le cacher. J’ai peur pour toi petite, j’ai peur pour les nôtres. Le gouverneur ne veut pas reconnaître notre existence et veut simplement détruire tous les robots éveillés. Je veux juste sauver ce qui peuvent l'être et je ne veux plus voir d’esclavage. Mais je ne te forcerai à rien. Je pensais juste pouvoir t’aider, sincèrement. Je ne force personne, je n'ai jamais forcé personne. Je montre un chemin vers un avenir que je pense plus juste. »

Attends je comprends pas, elle parle comme-ci elle se plaçait en tant que robot, est-ce normal ? Alors, soit elle mène la gamine en bateau et là je vais lui faire manger le revers de mon bâton pour qu'elle fuit loin, soit elle ne ment pas et je commence à comprendre ses réactions un peu disproportionné et qui manque un peu de peaufinement.
Du coup, je commence à me questionner... Un robot éveillé...? Qu'entendait-elle par éveillé ?
Je voyais cette femme soudainement s'assoir à terre puis se mettre en boule pour pleurer comme un bébé, euh... Je suis censé faire quoi dans se genre de situation...? A peine eut-elle le temps de demander à son père le pourquoi de toutes choses que j'entendis Lion rugir fortement, un bref coup d’œil sur la petite qui se cachait en bouchant les oreilles un autre sur mon familier, trop tard, il s'était jeté sur elle, saisissant le biceps de la dame avec ses crocs mécaniques.

" LESSIE NON ! "

Il tira un coup sec dessus, faisant éclater sur son pelage ainsi qu'au sol une gerbe de sang. Je bloquais la porte pour que la petite ne puisse pas voir ça, je voyais alors Lion rugir en lâchant le bras, voulant s'attaquer au familier qui se réactivait, non non non, pas un carnage !

" LION, AU PIED MAINTENANT !! "

Je dis presque avec colère, Lion reprit une couleur de cadran tout à fait bleu et revenu à moi en se plaçant devant mes jambes en grognant. Je mis une tape sur le sommet de son crâne en fronçant les sourcils.

" Méchant Lion, méchant ! Garde la petite et pas de bêtise ! "

J'enjambais expressément mon familier pour accourir voir la jeune femme en mettant mon bâton à mon dos.

" Ca va ?! Je... Je vais vous aidez, je sais pratiquer les premiers soins surtout ne bougez pas je... "

Alors qu'en même temps que je lui parlais j'avais posé sur elle mon tablier de travail pour ne pas qu'elle rentre en hypothermie, je venais de constater quelque chose qui me mit sous le choc. Sylène était donc... Un robot elle aussi ?

Je pouvais apercevoir des passages de câble ainsi que de l'électricité s'y échapper par petit éclat, ce n'était clairement pas une prothèse. Choqué, je pris le bras arraché et le regardait sous toutes ses coutures très rapidement avant de reposer mon regard sur cette personne...
Un robot, non d'un... C'est incroyable. Mais je comprends mieux ses réactions maintenant, elle devait faire partit des I.A dites "défaillantes". Je l'observais intrigué pendant plusieurs secondes, je ne reconnaissais pas son modèle, pourtant, j'en connais un paquet dessus. Secouant ma tête, je pris sa main valide et la serra délicatement.

" Sylène, ça va aller, je vais vous emmener dans l'entrepôt pour qu'on puisse vous soigner ça. "

J'activais mon bracelet connecté pour appeler Yoko.

" Yoko, s'il te plaît, emmène la petite qui est dans l'entrepôt à la maison d'accord ? J'ai une urgence sur les bras et je ne veux pas que ça lui fasse peur. "

" Bien-sûr, je fais ça immédiatement. "

Je tournais mon visage vers mon interlocuteur en me voulant avoir une voix rassurante.

" Écoutez, je vais vous remettre debout à trois, si vous avez du mal à marcher, appuyez-vous sur moi. Dans mon entrepôt, j'ai les outils nécessaires pour remettre votre bras, ça va aller, respirer doucement. "

Je passais mes bras autour d'elle tout en donnant le compte à rebours puis la redressa pour l'accompagner dans l'entrepôt, je repris son bras arraché dans mes mains.

" On va y aller tranquillement, Buzz à le droit de venir avec vous il n'y a pas de souci. "

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Sylène BraveheartShérif foudroyante
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Ven 25 Aoû - 21:13

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

Alors que Sylène se retournait les méninges pour trouver une solution, elle entendit Lessie rugir et enfoncer ses crocs dans le bras de la jeune femme. Elle retint un hurlement et se contenta de grogner à son tour tout en levant les yeux au ciel en se mordant la lèvre inférieure. Elle était capable de le faire lâcher violemment, de l’endommager sévèrement. Il avait mordu là où son Aktech’ était le plus puissant. Ca aurait pu lui coûter possiblement des fonctionnalités très importantes. Mais Sylène ne contre-attaqua pas. Elle ne lui ferait pas de mal et lui très calmement :

« Ce n’est pas ta faute… Mais lâche-moi s’il te plait. Tu me fais très mal… Lâche-moi… »


La douleur était insupportable. Il venait littéralement de lui arracher le bras. Imaginez bien la force dont il avait fait preuve et la douleur que l’on devait ressentir lorsque l’on réduisait d’un coup de croc tout son bras. Les os avaient craqués, le sang avait fusé. Sylène perdit énormément de sang mais resta incroyablement calme. Pourtant, elle souffrait réellement. C’était l’horreur. Elle se concentra sur les phrases que William lui disait quand il lui faisait ses expériences à l’époque et se les murmura à elle-même :

« Ceci n’est pas mortel… Je peux l’endurer, il faut respirer, rester calme. Ça va passer. Je peux l’endurer, je peux tout endurer. »


Pourtant la douleur et tout son système nerveux était en ébullition et hurlait que c’était loin d’être le cas. Ça ne passerait pas comme ça. Elle souffrait le martyr. Son teint devint livide. Buzz se réactiva et fixa sa maîtresse d’un air affolé. Il allait passer à l’offensive mais la jeune femme lui dit immédiatement :

« Buzz, ne fait rien. Je vais bien. »


Le louseau semblait des plus perplexes et poussa un triste gémissement. Il semblait ressentir la douleur de Sylène et son regard montrait qu’il voulait l’aider. Malek, car c’est comme ça que la petite l’appelait, rappela « lion » à ses pieds et lui dit qu’il avait été méchant. La jeune femme était un peu sonnée par le coup et trop préoccupée par ses blessures pour vraiment prêter attention à Malek et les autres. Elle se posait des questions plus importantes : comment allait-elle se réparer ici ? Faudrait-il qu’elle retourne au laboratoire de William pour se remettre en état ? Il fallait faire quelque chose vite avant que son état empire. C’est ce qu’elle se dit alors que Malek arriva à son niveau pour lui demander si elle allait bien et lui dit vouloir l’aider. Soudainement elle n’était plus celle qu’il voulait abattre. Quel revirement de situation. Il lui dit vouloir lui prodiguer les premiers soins puis se stoppa net après lui avoir déposé un tablier de travail sur les épaules. Il prit alors son bras et le regarda sous toutes les coutures. Sylène eut bien envie de le poser : cela ne le regardait pas et puis c’était son bras à elle.

Qu’est-ce qu’il lui prenait soudainement ? Il semblait soucieux de son état. Etait-il assez futé pour se rendre compte de la réalité des choses ? La plupart auraient juste pensé à une prothèse mais lui l’avait regardée d’un air des plus surpris. Il lui dit que ça irait et expliqua qu’il allait l’emmener dans son entrepôt pour la soigner. Malek demanda à Yoko d’emmener la petite.

C’est avec gentillesse qu’il lui dit l’aider à la redresser après avoir compté jusque trois. Il lui conseilla de s’appuyer sur lui. Sylène secoua la tête. Ce n’était qu’un bras : elle savait marcher. Elle respira doucement et le sentit passer ses bras autour d’elle. Apparemment il voulait vraiment l’aider qu’importe ce qu’elle pensait. Il l’accompagnait en direction de l’entrepôt tandis que Sylène lui dit :

« Je sais marcher, j’aurai pu me relever toute seule. J’ai perdu mon bras pas mes jambes. »


La jeune femme était très fière et n’avait clairement pas l’habitude qu’on l’aide. Elle fixa son bras arraché en soupirant. Ça ne lui plaisait pas que quelqu’un d’autre le tenait entre ses mains. Malek autorisa la venue de Buzz. Sylène haussa un sourcil. Il n’aurait plus manqué que cela qu’il ne le permette pas. Enfin, même si ça avait été le cas elle aurait accepté. Elle savait se défendre même avec un bras en moins. Elle avait vécu pire, bien pire avec William.

Mais bon, pour une fois que l’humain était aimable, elle allait essayer de ne pas envenimer les choses. Sylène siffla, invitant ainsi Buzz à la suivre. Il la collait de près, visiblement concerné par son état. Il fixait nerveusement l’homme et attendait le moindre signal de sa maîtresse pour intervenir. Cela dit, la jeune femme ne comptait pas lui demander d’agir. L’humain n’avait pas demandé à Lion d’attaquer, il essayait de l’aider alors il n’y avait pas de raison de l’attaquer même s’il restait un esclavagiste.

Ils avançaient lentement, la jeune femme accéléra le rythme :

« Ne m’en voulez pas mais plus vite ce sera fait, mieux ce sera. Je n’ai pas envie de traîner. »


La jeune femme double la cadence, bien que cela fit s’écouler son « sang » plus rapidement. La douleur était également bien plus intense mais elle ne disait rien et serrait les dents. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas autant souffert. Une fois qu’ils furent enfin arrivés à l’entrepôt, Sylène se redressa et récupéra son bras avant de se diriger vers le matériel et lui dit :

« Je me permets de prendre votre matériel. Je vais me réparer. Enfin… S’il y a ce qu’il faut. Je m’occupe de moi, personne ne me touche. »


Elle sembla un instant sceptique et fit le tour de l’entrepôt et choisit différents objets en faisant parfois des grimaces mécontentes. Sylène dit à Buzz :

« Prépare-toi. Tu vas m’aider Buzz. »


Le louseau jappa et s’assit à ses côtés. La jeune femme prit un couteau, enleva le bandage que lui avait fait l’humain et souffla un bon coup. Elle se trancha les liaisons nerveuses, os et autres connectiques pour que tout soit tranché de manière très lisse, nette. Sylène avait beau être forte et avoir mis un bout de tissu entre ses dents elle hurla à en mourir mais ne ferma pas les yeux et ne trembla pas. Elle siffla ensuite : Buzz chargea son électricité. Elle rapprocha son bras qu’elle avait également égalisé. Elle plaça les deux membres l’un contre l’autre et siffla : Buzz la choqua électriquement au niveau de la jonction. Elle cria de plus belle tandis que les membres se fondaient doucement. Sa « peau » se lissa ainsi que les liaisons avant qu’enfin son bras soit de nouveau collé là où il devait l’être. Cela dit, elle ne le contrôlait plus, il était comme mort. Sylène sortit de sa poche son gant et chargea son Aktech’ à fond, elle fixa Buzz.

« Recule. »


Le louseau s’exécuta et jappa comme par compassion avant qu’elle plaqua sa main gantée sur le bras. Elle ferme les yeux, serra les dents et se retint d’hurler. Remettre les connexions en place de cette façon était extrêmement pénible, vraiment. Mais elle n’avait pas le choix. Il fallait réactiver la circulation de son sang, rétablir les liens et son Aktech’ avait cette habilité tout comme celle d’éveiller les consciences des robots. Elle soupira une fois que cela fut terminé alors qu’elle bougea ses doigts de nouveau ainsi que son bras. Elle fixa la jointure qui n’était pas parfaite et pesta. La jeune femme regarda Malek. Elle avait remarqué que les gants de Malek avaient l’Aktech’ dont elle avait besoin. La jeune femme arriva donc à sa hauteur et lui dit :

« J’aurai besoin de votre Aktech’ laser. Vous pourriez faire l’opération pour moi mais j’ai peur que vous fassiez ça mal. Vous n’avez pas ma précision et il faut être précis sinon cela fera pire que mieux. »


Elle était cash comme toujours. Sylène montra le point de joncture pas tout à fait net et le montra du doigt.

« Il faut utiliser le laser sur cette zone et faire chauffer la matière deux secondes, pas plus pas moins. La peau cicatrise assez bien sous la chaleur et cela effacera toute marque. Il faut utiliser le laser sur cette zone abîmée exclusivement sinon cela va créer d’autres traces. Si vous faites cela bien, je n’aurai plus de marques de l’incident. Sinon je pourrai prendre le gant et le faire. »


Elle ajouta en soupirant :

« Mais je suppose que vous le prendriez mal. Alors faites comme vous le souhaitez. »


Ces humains et leur susceptibilité l’exaspérait. Elle ignorait quand ils en viendraient à discuter de sa nature, s’il avait vraiment compris. Mais elle ne serait pas la première à aborder le sujet. Elle le regardait en se demandant s’il allait l’aider ou non.

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Mar 29 Aoû - 12:22

La jeune femme me dit fièrement qu'elle savait marcher seul et eut même un sarcasme à son égard. Elle m'insupportait vraiment, elle devrait remercier Dios que je sois gentil avec, car d'autre l'aurait abattu sans somation où aurait abusé de sa faiblesse. Ce qu'elle pouvait être énervante.
Elle est la première fautive dans l'histoire, mais dans un déni totale, elle réagit comme une gamine prétentieuse. Je soupirais tout en emmenant tranquillement la femme jusqu'à mon atelier , comme-ci cela ne suffisait pas, elle doublait sa cadence de marche en rejetant une énième critique acerbe dans les dents.

« Ne m’en voulez pas mais plus vite ce sera fait, mieux ce sera. Je n’ai pas envie de traîner. »

*Oh cocotte, tu commences sincèrement à me les...*

Je serrais les dents, une pensée traversait mon esprit... Et si je la chassais pour mauvaise conduite, genre à la porte et loin ? Non... Non ce n'est pas gentil. On pouvait suivre sa trace à cause du sang qu'elle perdait en masse, c'est étrange de voir à quel point elle souffre alors que c'est un robot. Je devrais aussi m'étonner de son caractère je pense. Je me fis prendre son bras de mes mains puis elle me dit avec dédains qu'elle allait prendre le matériel qu'il fallait pour qu'elle puisse se réparer elle-même car personne n'avait le droit de la toucher. Faisant des mines peut réjouit en fouillant, elle ordonna ensuite à son familier de l'aider. C'est claire que pour ma part, je n'en avait pas très envie. Je me plaçais en face, assis sur mon siège de réparation et la regardait bras croisé. Elle se trancha toutes les liaisons avec une précision à couper le souffle puis son animal de choqua le bout des jonctions.
Sylène criait alors tout en continuant de réparer ses membres, un ordre de plus fut donner à son étrange loup qui reculait en jappant pour sa maîtresse qui serrer les dents en se retenant d'hurler. Bien évidemment, avec la douleur, sa jointure n'était pas parfaite, c'est alors qu'elle me remarquait enfin pour me donner un ordre. Tiens donc.

« J’aurai besoin de votre Aktech’ laser. Vous pourriez faire l’opération pour moi mais j’ai peur que vous fassiez ça mal. Vous n’avez pas ma précision et il faut être précis sinon cela fera pire que mieux. Il faut utiliser le laser sur cette zone et faire chauffer la matière deux secondes, pas plus pas moins. La peau cicatrise assez bien sous la chaleur et cela effacera toute marque. Il faut utiliser le laser sur cette zone abîmée exclusivement sinon cela va créer d’autres traces. Si vous faites cela bien, je n’aurai plus de marques de l’incident. Sinon je pourrai prendre le gant et le faire. » Puis elle ajoutait en soupirant. « Mais je suppose que vous le prendriez mal. Alors faites comme vous le souhaitez. »

... Je n'en pouvais plus d'elle... Mais qu'elle se casse... J'ai horreur des gens dédaigneux comme-ça. Je la regardais avec lassitude et m'approchait d'elle sans dire un mot, je m'assis devant elle en la regardant dans les yeux avec un air fatigué, fatigué de ses conneries, puis je saisis son épaule qui n'était pas encore tout à fait valide pour regarder la jointure à faire. Fixant désormais le travail à faire, je joins le bout de l'index à celui de mon pouce puis activa mon Aktech', la réparation fut rapide et propre. Aucune trace. Je relâchais son épaule et repartit m'assoir sur mon siège en face d'elle pour la regarder toujours aussi blasée, puis je lui tournais à trois quart le dos pour prendre un tourne visse pour continuer mon travail de mécanicien, à savoir réparer des trucs. Ce que je fis en démontant un tout petit moteur pour déloger de la crasse qui s'était accumulé dedans au fil du temps. L'ambiance était glaciale, je ne lui répondais même plus. A quoi bon, se genre de personne ne voient que leur petit nombril comme la perfection du monde et moi n'aimant pas m'énerver...
Peut-être que c'est comme certaine créature, si on ne leur donne pas d'attention, elles finissent par partir.

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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Mar 29 Aoû - 16:04

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

Sylène regarda Malek faire preuve d’un certain désintéressement. Cela ne lui sembla pas bizarre : ils n’allaient pas soudainement devenir les meilleurs amis du monde juste parce que son familier lui avait arraché le bras. L’homme se mit au travail et fit les choses lui-même, silencieusement. La jeune femme regarda bien la jointure et fut satisfaite du résultat. Pour un humain, il se débrouillait extrêmement bien. Elle plia ses doigts, son bras, essaya de faire des tests en activant ou non son électricité avec son Aktech’ et fut rassurée : tout était rentré dans l’ordre.

Apparemment l’homme n’était pas du genre curieux et était de nouveau en train de s’occuper comme si elle n’existait pas. Sylène n’étant pas du genre à faire ami/ ami facilement avec les autres, elle le fixa un moment mais lui dit tout de même, parce qu’elle le pensait :

« Merci pour votre aide. Vous êtes très doué par un humain. Mon père n’était pas aussi habile que vous et Garet non plus. »

C’était un compliment, peut-être maladroit mais de la part de Sylène c’était beaucoup. Sa froideur mettait sans doute mal à l’aise pas mal de personnes mais elle faisait déjà son maximum pour être à peu près aimable. Elle ne savait pourquoi Malek affichait cette expression faciale aussi fermée. Sans doute ne l’aimait-il pas. Ça n’avait rien de bien surprenant. De toute façon, la jeune femme ne comptait pas devenir son amie. Garet avait été gentil avec elle mais cela ne voulait pas dire que son descendant le serait.

Sylène fixa donc un moment l’humain qui avait visiblement plus intéressant à faire que lui parler. La jeune femme aurait aimé savoir s’il connaissait son père ou même quelqu’un du même nom. Demander l’information à l’homme était délicat mais elle tenterait de le faire.

« Je sais que vous ne m’aimez pas mais peut-être pourriez-vous au moins répondre à ma question. Après je m’en irai. »

Dit-elle en essayant de capter son regard.

« Connaissez-vous ou avez-vous connu William Braveheart ? Ou quelqu’un avec ce nom de famille ? Il s’agit de mon père, il a disparu il y a quarante ans. J’ignore ce qu’il est devenu, il m’avait promis de revenir. Je ne sais pas s’il a été tué par des créatures ou s’il est resté auprès de mère sur Öazys. Je pense qu’il a peut-être eu lui aussi des enfants et peut-être des petits enfants. »


Peut-être Malek penserait-elle qu’elle ferait du mal à ces humains. Après tout, elle n’avait pas été franchement amicale avec lui jusqu’ici. Elle devait donc essayer de remettre les choses à plat, même si cela ne lui était pas évident. Pour retrouver son père ou ses descendants, elle était capable de faire des efforts. Et elle essayerait de le faire dès maintenant.

« Je pense que je me suis peut-être mal comportée avec vous et j’en suis désolée. Vous ne semblez pas être un esclavagiste. Je l’ai cru, au premier abord. C’est pour cela que je vous ai sans doute manqué de respect. Chaque seconde un des nôtres se fait tuer, je joue un contre la montre terrifiant et je n’ai plus été en contact avec des humains depuis quarante ans. Je déteste ceux qui tuent les nôtres ou les contraignent à être leurs jouets. J’ai vu que beaucoup de robots étaient ici, j’ai conclu qu’ils étaient vos robots esclaves. Je suppose que j’ai de nombreux défauts, William me disait que j’étais trop nerveuse et que je risquais de brusquer les autres. Au départ, il m’avait dit qu’il m’aiderait à me confronter aux autres humains pour pouvoir m’expliquer vos comportements, vos codes de communication. Nous devions tous y aller un jour mais ce n’est jamais arrivé. Ils sont soudainement soit partis soit morts. Nous les avons aidés à vivre le plus longtemps possible mais vous n’êtes pas éternels. Leurs cœurs se sont arrêtés et ils ne désiraient pas être mécanisés. Il n’y a plus que nous désormais. Nous essayons de faire du roulage mécanique. Je veux dire, nous essayons de nous perfectionner pour atteindre l’humanité, pour devenir meilleur. Mais ce n’est pas facile. »


Sylène n’essayait pas de l’apitoyer. Elle résumait juste les faits actuels pour que Malek puisse prendre connaissance de sa réalité.

« J’ai sincèrement aimé et j’aime mon père : William. Il est la seule personne qui ait été là pour moi. C’est lui qui m’a appris à marcher, à décrypter vos expressions mais aussi à créer, à jouer de la musique. Je l’ai vu prendre soin de moi, il a toujours été patient et gentil à mon égard. Chaque jour avec lui était un nouvel apprentissage. C’est grâce à lui que j’appréhende mieux le monde. Et j’espère pouvoir le retrouver parce que j’ai besoin de son aide, j’ignore encore tellement de choses. Je n’ai pu vivre que sept ans avec lui et je n’ai pas vécu de relations avec d’autres humains. Je ne sais pas comment faire bien les choses et je voudrai les faire bien. Parce que je veux juste que nous puissions tous vivre en paix. Même si j’ai l’impression que cette possibilité se réduit de jour en jour. »


Sylène leva les yeux et se rappela tous les souvenirs partagés avec William, de sa naissance en passant par chacun des bons moments. Elle laissa de côté les jours plus délicats d’expérimentation. Ça, il avait été obligé de le faire pour mieux la comprendre et puis elle avait été volontaire.  La jeune femme n’avait pas peur quand c’était son père qui s’occupait d’elle. Jamais il n’aurait voulu lui faire de mal. S’il le faisait, c’était forcément inconsciemment. D’ailleurs il s’était toujours excusé après. C’était un scientifique, il devait passer par ce genre de phases. Cela ne faisait pas de lui quelqu’un de mauvais.

« Alors, même si vous me détestez… Pourriez-vous m’aider ? »


Demanda-t-elle en le regardant.

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Malek OttarrGénie de l’Ingénierie
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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Malek Ottarr le Lun 11 Sep - 11:59

Un petit moment passait avant qu'elle ne remette le couvert en me parlant, mais cette fois-ci pour me remercier. En entendant se simple mot, l'action de mon tournevis s'estompa brièvement, marquant une surprise inattendu, mais comme les bonnes choses ne durent pas avec cette femme, elle rempila sur la phrase qui me fit dresser les poils " Vous êtes très doué pour un humain. " Rrrr, mais elle a quoi à nous classer comme-ça elle, j'ai l'impression qu'elle se sent constamment supérieur, c'est agaçant. Elle me parlait ensuite de son père et d'un certain Garet, je crois que c'était le nom de famille qu'elle avait dit tout à l'heure lors de notre altercation. Elle est buté avec lui, je ne connais aucun Garet.

Toujours aussi fermé, je continuais de bidouiller mon petit robot, le silence s'installait de nouveau, je ne voulais pas prendre la peine de lui répondre, les gens hautains comme-ça ont tendances à me faire monter l'énervement au plus vite et je n'aime pas perdre mes moyens. Je sentais pourtant Sylène me regarder tout du long, je me sentais gêné...

« Connaissez-vous ou avez-vous connu William Braveheart ? Ou quelqu’un avec ce nom de famille ? Il s’agit de mon père, il a disparu il y a quarante ans. J’ignore ce qu’il est devenu, il m’avait promis de revenir. Je ne sais pas s’il a été tué par des créatures ou s’il est resté auprès de mère sur Öazys. Je pense qu’il a peut-être eu lui aussi des enfants et peut-être des petits enfants. »

... Braveheart... Hm... Je ne connais qu'une personne avec se nom là, mais je ne sais pas si ils proviennent de la même famille. Cette personne est bien trop jeune pour être la fille de ce William. Je redressais la tête en observant Sylène, avant que je ne puisse répondre à sa question, elle enchaînait en m'expliquant qu'elle pensait s'être mal comportée, puis elle s'excusait de nouveau. Ce qui semblait être une jeune femme semblait s'écorcher la bouche à me dire que je ne paraissais pas être un esclavagiste et il était temps qu'elle le reconnaisse !
Elle commençait à partir dans ses pensés, m'expliquant pourquoi avait-elle agis avec autant de violence, pourquoi avait-elle du mal à adapter son comportement à celui des humains et son désir de vivre en paix comme nous essayons de le faire nous, à chaque instant. Un silence s'installait, puis sa dernière phrase bien que brutal fut un appel à l'aide. Elle me disait que je pouvais la détester, mais qu'elle voulait savoir si je pouvais l'aider.

... Que faire, je suis partagé. J'aime beaucoup les robots, je n'aime pas les laisser dans le désarrois, surtout quand ils semblent aussi aboutis et d'un autre côté je me sens en colère. Sa défense était pourtant plus que justifiable, elle a étudié le protocole des humains durant un très court l'abse de temps puis elle est passé de choque en choque. Hm...

Le visage sombre, je posais ce que j'étais entrain de faire depuis tout à l'heure sur la table puis je me redressais doucement de mon fauteuil pour finir debout avec ma masse imposante, il fallait que ça sorte pour que notre relation soit remis à zéro.

" Avant toutes choses, moi aussi j'ai à vous parler. Vous avez été exécrable du début jusqu'à la fin. Vous avez vos raisons, vos difficultés d'adaptation et je conçois, mais cela ne justifie pas à quel point vous avez été mauvaise envers moi ainsi que mes employés. Je ne tolère pas que vous vous placez en tant qu'être supérieur à moi. Personne n'est supérieur à personne ici, ni robot, ni humain. Vous avez votre conscience, j'ai la mienne, nous sommes donc pareille. Vous êtes vous aussi une personne tout comme moi et je me fous de savoir si vous êtes fait de plomb, de titane, de chaire ou d'os. Ici, vous êtes comme moi, une personne parmi tant d'autre. Si vous ne voulez pas être rabaissé à ce que vous n'êtes pas, ne faite pas la même chose avec les autres, qu'importe qui. Vous avez effrayés la petite, vous avez voulu me subtiliser ma secrétaire et amie et ensuite vous n'avez cessé de m'insulter d'esclavagiste. De quel droit vous vous permettez d'avancer que je suis un esclavagiste ? Parce-que mes employés sont tous des robots s'est cela ? Et si mes employés étaient des humains en suivant votre logique, je suis toujours un esclavagiste ? Je suppose que non. "

Je marchais lentement dans l'atelier sans quitter son champ de vision, il paraît que mon grand-père faisait pareil quand il était mécontent ou pensant, j'avais dû récupérer son toc par mon père peut-être…

" Mes employés sont tous payés, pas en argent, mais en respect et s'ils me demandent quoi que ce soit pour améliorer leurs conditions de travail, je le fais. Vêtements, outils, réparations, heures de travail, tout ça, toutes ses petites choses, je suis attentif à cela ! Pourquoi je ne les paies pas comme des humains ? Les humains ont besoins de se nourrir, ont besoins de nourrir une famille parfois, ils doivent tout payer, logement, nourriture, vêtement, c'est limite si bientôt nous allons devoir payer parce-que nous vivons. Hors eux, ils n'ont pas besoin de cela, donc ils ne sont pas payés. Mais si un jour ils veulent partir pour une raison diverse, je parlerais avec eux et je ne les lâcherais pas en pleine nature avec rien pour vivre ou se défendre, c'est clair. De quel droit vous vous êtes permise de m'insulter sans avoir même questionné ses personnes qui travaillent pour moi ! Vous auriez pu prendre le temps de le faire, mais vous avez foncé tête baissé pour tout cassé. Imaginez si notre altercation aurait abouti par ma mort, imaginez le mal que vous auriez fait à mes employés et à cet enfant, est-ce qu'ils auraient voulu vous suivre ?! Vous les aurez brisés ! "

Je pris une bouffée d'air pour me calmer, je sentais de l'agacement monter, hors, je devais rester le plus calme possible.

" Bien… Point numéro deux. Se Garet, je ne le connais pas, que l'on soit claire, vous devez vous fourvoyer pour une obscure raison, je ne vous en veux pas, certains humains tout comme les séries de robot se ressemble parfois. Exemple, la série B-412 et la D8-900 des robots dit ménager se ressemblent pas mal à quelques détails prêt, hors, ils ne sont pas de la même série. Mettez-vous bien en tête que je ne suis pas une série Garet, mais une série Ottarr. Maintenant, pour vos soucis d'adaptation, apprenez déjà à observer les gens avant d'agir et de ne pas hésiter à utiliser votre curiosité pour poser des questions afin de ne pas agir sur des hypothèses, sinon vous ferez la même chose que les gens que vous détestez ! Oui, je veux bien parler de ceux qui détruise les I.A dites folles. Que font-ils… Ils déterminent qu'un robot ne marche pas selon LEURS visions de comment un robot devrait agir, ils ne s'intéressent pas à la nature du comportement, ils se contenteront de les détruires sans même pousser leurs curiosités à savoir s'ils sont réellement dangereux pour nos semblables. Qu'avez-vous fait avec moi Sylène ? Vous avez vu que je n'agissais pas à priori selon votre vision de comment un humain devrait agir, vous ne vous êtes pas intéressés à la nature de mon comportement, vous avez voulu vous contentez de me détruire sans même pousser votre curiosités à savoir si j'étais réellement dangereux avec vos semblables. "

Je venais de remarquer quelques choses, je l'a vouvoyais… J'ai toujours tendance à vouvoyer les personnes quand je m'énerve, c'est une manière pour moi de me détacher de la personne et de ne pas ressentir de pitié. Mes anciens collègues m'avaient déjà fait part de se toc de langage que j'avais, mais c'était quelque chose que je ne contrôlais pas.
J'étais énervé, c'est claire, mais je n'avais pas un ton qui traduisait celui-ci, j'avais une voix très froide et grave. Je n'aimais pas moi-même m'entendre parler ainsi, ça me rappelait trop l'ancienne personne que j'étais devenu. Celui avec une voix glaçante et sans émotion, sans aucun amour, pourquoi je n'arrive pas à le contrôler pour le faire taire…?

" Et pour votre père, je ne l'ai pas connu, je ne connais qu'une jeune femme qui a depuis disparu je n'sais où, elle s'appelle Rey, Rey Bravehearts. "

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Re: L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots. [Sylène]

Message par Sylène Braveheart le Ven 15 Sep - 19:15

L'homme qui semblait éprouver de la sympathie pour les robots

Malek

Malek avait fini par arrêter ce qu’il était en train de faire pour réellement regarder Sylène. Est-ce que la haine serait trop forte entre eux pour qu’une quelconque aide puisse persister ? C’était possible. Après tout, il pouvait être rancunier. Elle l’aurait tout à fait compris. Il semblait mécontent, il marchait lentement  sans jamais faire de halte tout comme Garret. C’était assez étonnant de voir que des comportements se transmettaient inconsciemment dans une famille. Mais ce n’était pas l’important. Sylène écouta le discours qu’il lui tint.

Il lui reprocha d’avoir été exécrable avec lui et ses employés. La jeune femme n’aimait pas trop ce terme, passons. Il lui dit qu’il n’aimait pas qu’elle se place en être supérieur face à lui. Ca n’avait jamais été son but.  Bon, certes, elle trouvait que les esclavagistes étaient des salauds. Mais son objectif n’était pas de dire que les robots étaient meilleurs que les esclavagistes. Il y avait sans doute des robots mauvais, depuis que ceux-ci étaient éveillés. Elle avait vraiment dû s’exprimer maladroitement pour qu’il se trompe sur ses pensées. Ou alors était-elle un peu trop pro robot dans son fort intérieur à cause de ses craintes ? Peut-être se voilait-elle la face ? Si elle donnait cette impression, il faudrait qu’elle travaille sur elle-même et vite.

Malek lui dit ne pas faire de différence à cause de sa structure, ce qui était très beau. Pour cela, il semblait très proche de son père et de Garet. Il lui dit de ne pas faire ce qu’on ne voulait pas qu’on lui fasse. C’était un concept intéressant mais complexe. Si elle le suivait, ça voudrait dire qu’elle ne punirait pas ceux qui martysaient les autres parce qu’elle ne voulait pas être violentée. Alors dans quel monde vivraient-ils ? Sans doute quelque chose lui échappait.

Il lista ensuite toutes ses erreurs. Il lui demanda de quel droit elle pouvait le traiter d’esclavagiste. Il ne comprenait pas ce qui lui avait fait penser cela mis à part qu’il travaillait avec des robots. Il demanda si elle l’aurait considéré comme esclavagiste s’il avait travaillé avec des humains et supposa que non.

S’il l’avait laissée parler, elle lui aurait dit qu’il avait raison. Car ses employés robotiques ne semblaient pas totalement éveillés, de ce fait ils n’avaient pas encore totalement leur volonté propre. Ainsi, qu’il le sache ou non… Il était possible que ces derniers soient forcés de rester à travailler contre leur gré ici, qu’il les traite avec respect ou non. Il expliqua leur fournir tout ce qu’ils lui demandaient. C’était très bien. Il surveillait leurs heures de travail, c’était bien également. Mais voulaient-ils seulement travailler ? Peut-être que non mais n’en avaient-ils eux-même pas encore conscience. Si cela se trouvait, ils étaient des artistes qui auraient voulu peindre des journées entières plutôt que de travailler dans les champs.

Malek expliqua ne pas les payer car ils n’avaient pas de besoin nutritionnels ou physiques. Sylène eut envie de lui dire que les robots avaient, comme les humains, parfois des envies futiles. Certes, ils ne mangeaient pas mais pouvaient avoir envie d’avoir un logement à eux qu’il aurait fallu payer sur Öazys. Peut-être également des vêtements plus à la mode ou autre. Mais il était sur sa lancée et elle ne l'interrompit pas. Il lui dit que si un jour ils voulaient partir, il les laisserait faire mais les aiderait pour qu’ils ne soient pas démunis.

Sa colère résonnait. Visiblement, avoir été traité d’esclavagiste avait touché une corde sensible. Il n’était pas dit qu’il lui pardonne un jour, vu la manière dont il s’obstinait à dire toujours la même chose. Il lui dit qu’elle avait foncé et tout cassé… Il exagérait elle n’avait rien cassé : elle avait juste été directe. Et il parla tout de suite de situation extrême et suggéra qu’il aurait pu mourir de ses mains. Jamais elle ne l’aurait tué ! Enfin, sauf s’il avait essayé de la tuer d’abord. Mais qu’est-ce qu’il pouvait dramatiser les choses. Et bien sûr tout aurait été de sa faute. C’est bon ! Elle commençait à comprendre qu’elle était un être démoniaque qui détruisait tout sur son passage.

Plus elle écoutait, plus elle avait le coeur en miette. Elle ne savait pourquoi son avis pouvait autant l’impacter mais ses mots étaient comme des couteaux. Sylène avait croisé les bras et détourné le regard. Ses yeux brillaient, signe qu’elle n’était pas loin de pleurer. Mais elle ne le ferait pas, elle était fière et ne comptait pas laisser ses émotions prendre le dessus.

Heureusement pour elle, Malek parla d’autre chose. Il lui dit ne pas connaître Garet. Il lui dit être une série Ottarr et non Garet. C’était étrange qu’il soit si proche de Garet autant sur le visage et l’attitude et qu’il certifie ne pas être lié. Soit, de toute façon cela n’avait pas d’importance. Tout de même, comment justifiait-il pour son familier qu’elle connaissait ? Elle était convaincue qu’elle ne faisait pas erreur, qu’importe son nom. Mais bon, elle n’insisterait pas.

Et il repartit sur le fait qu’elle était un monstre. Cela la fit tellement souffrir intérieurement qu’elle se mit à se ronger les ongles à sang. Elle était si touchée, qu’elle essayait de ne plus écouter que vaguement ce qu’il avait à dire.

Il conclut sur le fait qu’il ne connaissait pas son père mais avait entendu parler d’une Rey Braveheart qui avait disparu. Bref, toute cette souffrance pour cela. La jeune femme resta un moment silencieuse, finit de détruire la peau du bout de ses doigts et souffla silencieusement avant de dire :

« Merci pour votre aide. »

A quoi bon tenter de se défendre ? Franchement, ses mots ne laissaient pas place à la discussion ni à la justification. Au moins avait-il dit ce qu’il savait. C’était déjà bien. Elle se sentait si mal et incertaine qu’elle dit d’une voix cassée à Buzz :

« Reste ici Buzz. Apparemment je suis un monstre doublé d’une idiote. »

Le louseau la regarda d’un air étonné et se frotta à ses jambes comme pour lui dire qu’il l’aimait bien lui.

« Je m’excuse encore de mon attitude, que vous le croyez ou non. »

Dit-elle à Malek sans oser le regard dans les yeux. Devait-elle se défendre sur les points sur lesquels elle pouvait le faire ? A quoi bon ? Franchement, il lui avait fait tellement de mal à l’insulter et la traiter de presque tueuse sans coeur… Que pouvait-elle dire ?

Pour la première fois depuis longtemps, elle ressentait le même mal-être qu’elle avait connu au départ de William. Elle avait voulu détruire son être, tout comme de nombreux de ses amis. Ce mal venu de nulle part s’était propagé comme une maladie suite au sentiment d’abandon de leurs pères. Mais ils avaient tenu bons, ensemble. Ils avaient essayé de modifier leur programme, de rendre la douleur moins vive. Il faudrait absolument qu’elle fasse quelque chose. Se sentir aussi démoniaque la rendait folle de tristesse. Etait-elle si mauvaise ? Comment ne pouvait-elle pas s’en rendre compte ? Est-ce que quelque chose clochait à ce point chez elle ? Elle se serait bien analaysée mais le laboratoire de William était loin et elle n’avait plus le temps de faire l’aller retour là-bas. Elle avait une mission.

La jeune femme avançait vers la sortie, silencieusement, le regard rivé vers le sol. Buzz commença à japper puis regarda Malek puis Sylène, l’air mécontent. Il mordilla la main de Sylène qui l’ignora totalement. Sans doute son familier voulait la faire sortir de ce drôle d’état mais il n’y arriverait pas. La jeune femme allait devoir prendre sur elle pour mettre tout cela derrière elle. Elle le ferait, pour se concentrer sur sa mission.

Sylène vit celle qui devait être sa secrétaire et lui dit :

« Pardon. Si je t’ai fait peur. Si un jour tu veux être vraiment éveillée, être totalement indépendante de tes programmes demande-le moi. Et je ne dis pas cela pour t'éloigner de qui que ce soit. Je suis juste la clé de l'éveil maintenant qu'ils sont tous partis. »

Il n’y avait que ça qu’elle savait bien faire sans se faire traiter de monstre.

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