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    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    pas de titre pour le moment ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 9 Fév - 17:30



    - Dehors/Nuit Crépusculaire-
    Sa main délicate et douce s'abaissait depuis le bout de son menton jusqu'à mi-hauteur de sa poitrine gonflante sous l'inspiration de son calice de fumée. Les yeux mi-clos, la chamane savourait pleinement sa dernière bouffée d'encens aux parfums amer et iodée d'un océan éternel, puis avec douceur, elle vint à raccrocher son calumet de la paix au bout de sa ceinture, sous son châle noir de satin.
    Ses iris d'un cyan intense et mystérieux vinrent une dernière fois observer ses mains bordées d'une étoffe noire épaisse, réfléchissant posément au comment elle allait procéder pour cette ultime visite avec ce satané gouverneur.

    Bien sur, elle avait prit le temps de prendre rendez-vous, pour dans huit mois, mais étant donné que qu'elle n'avait pas que cela à faire, et qu'elle ne comptait pas s'éterniser sur Oasys, la chamane avait décidé de venir une soirée, à l'improviste, sachant de sources sur, que la proie exerçait bien ses heures supplémentaires, seul dans son bureau.
    La demoiselle se tendait malgré tout face à cette pensée agréable, cependant loin de lancer une discutions diplomatique, elle désirait surtout quérir de véritables informations tout en faisant en sorte de réduire l'hôte sous silence.

    Déjà, sa quête de base en tant que chamane du cercle terrestre à Baal, était de purifier le monde du cycle de la haine qui le consume, à savoir, tous les gouverneurs et rois humains doivent périr afin que puisse prospérer le règne de Dios, l'éternel. Et puis, sans hommes pour gouverner, plus de créatures blessées, ni de combats mortels opposant les créatures aux éventuels explorateurs.

    Bien sur, ses autres raisons étaient nombreuses et intrinsèque, parfois délicates et subtiles, mais toutes les raisons du monde de Teren lui permettaient d'avoir cette vision très obscurcie des humains sur cette planète unique.
    Dios n'était qu'une simple suggestion, une toute petite raison qui lui poussait à accomplir les hécatombes, à savoir qu'elle avait depuis longtemps choisit la voie de l'obscurantisme, des esprits et de la mort et par conséquence, Blue n'était plus de ceux qui espèrent, mais de ceux qui conquissent au nom d'une cause, qu'elle-même pensait juste.
    Mais au fond, toutes les causes ne sont-elles pas justifiées ?

    -Le hall-

    En soit, il fallait attaquer le problème à la racine et c'était exactement ce que la spiritiste comptait faire, armée de son Aktech de communication avec les esprits et les morts, le Loas de la haine, de la chasse et de l'hiver dans son ombre, ses crocs léchant ses chevilles à chacun de ses pas, la jeune femme montait les premiers escaliers menant à la principauté du gouvernement.
    De surcroit, sans se presser, gestes lents et calculés, elle passa les premières portes sans émettre le moindres son, elle n'avait pas d'armes blanche, ni d'armes à feu. La sécurité la contrôlait malgré tout, là elle déclina son identité :

    «  - Josiane DeLaDorêt. »
    «  - On ne prend pas de rendez-vous à ces-heures-là, le lieu est clos madame. On va vous demander de sortir. »
    «  - Je n'ai pas pris de rendez-vous, je suis ici pour une raison particulière. »
    «  - Comment ça ? »
    «  - Je suis en chasse. »
    «  -..Hu ? »
    L'homme avait l'air ahurit, ne semblant pas comprendre, soudain, une idée se met à germer dans sa tête mais avant qu'il n'eut le temps d'appuyer sur son propre Aktech pour transmettre les informations, il fut prit d'une quinte de toux violentes, ses yeux s'écarquillèrent, sa main agrippant à sa poitrine, il exultait un dernier soupire avant de s'effondrer en tirant le bas de la robe de la chamane au sol avec lui.
    «  - à l'aide... le pauvre gardounet fait une crise cardiaque... »
    Maugréait la chamane en affichant un léger sourire entre un début de fanatisme, ses yeux étaient bordés d'une certaine tendresse à la vue de l'extinction de la vie et de l'apparition de la mort, et l'amusement.
    Wendigo:
    * Wendigo ? Ont-ils passés le message *

    * Oui, chamane. Il n'a pas appuyé sur l'aktech, mais les caméras sont braquées sur toi. *

    * Parfait... Parfait. Allons chasser, petit frère.*

    Les crocs glaçant de Wendigo se mirent à claquer dans le vide tandis que l'alarme, au son strident se mit à hurler dans tout le bâtiment.

    Petit à petit, la chamane avançait, s'engouffrant doucement vers ce qui allait être les étages pour aller au niveau du-dessus. Combien d'étages pour aller rencontrer le gouverneur ? Certainement autant que les esprits qu'elle allait croiser.
    Son grand sourire bordant ses lèvres pêchues, elle s'attardait sur les décorations d'or et les soieries royales, puis n'y tenant plus, elle fixa une caméra, non loin d'elle, dans un coin reculé contre un pilier de l'immense hall. D'un geste totalement déraisonné, elle envoya un baiser voler en direction de la caméra.
    * Ils ne verrons rien, ou presque rien, tu sais ? *

    * Pourquoi ? Leurs caméras ne sont pas à jour ? *

    * les esprits émettent des ondes qui interfèrent avec l'électronique. T'as jamais vu le film Exorciste ? Où Conjuring ? Ou encore Annabelle ? La Nonne ? … T'es vraiment une chamane en carton, t'sais ?*

    * - Raison de plus pour que je reste en vie dans ce bâtiment. Promis je les regarderai si on sort d'ici vivante.*

    * Je croyais que c'était toi la chasseresse ?*


    Le Loas retroussait ses membranes nerveuses et ses tendons sanguinolent depuis ses crocs d'os, retroussant ce qu'il lui restait de babines, ses pupilles rondes d'une couleur sang aux nuances d'un rubis scintillant sortit depuis l'ombre de la chamane, puis vint son énorme corps.
    L'esprit invisible par le monde des humains se redressait, ses longues griffes depuis chacune de ses pattes semblaient s'étendre, comme pour s'étirer avant une grande course.
    L'esprit émit un léger grognement lupin, n'ayant plus de gorge, ce bruit figurait plutôt comme un râle glauque, sec et gutturale, audible dans le hall silencieux.
    * Ne t'énerve pas. Tu ne voudrais pas que la peur et l'effroi arrive aux bras de notre petit gouverneur adoré ? Tu ne voudrais pas que notre proie ne s'échappe, n'est-ce pas ? *

    * J'ai FAIM.*


    La chamane émit un léger sourire, avant d'exploser littéralement d'une rire à gorge déployée, un rire qui sonnait d'une façon sardonique, effroyable, à glacer le sang...
    * Hey bien allons te nourrir mon cher !*

    Aussitôt dit, elle avançait vers les escaliers menant à l'accueil principale, où elle serait certaine d'y rencontrer une, deux où peut-être trois hôtesses ?
    Avec élégance, elle s'engouffrait dans la salle immense ou l'écriture «  Accueil » se lisait en bordure d'argent aussitôt, elle se râcla la gorge en passant la porte, affichant un sourire simple, démontrant sa terrible bonne humeur.
    «  - Bonjour ! Je suis Josiane ! »
    * … Tu avais raison... Je t'ai vraiment donné un nom de merde*

    La dite Josiane posait son pouce et son index sur ses paupières tremblante de nervosité, malgré sa bonne humeur. De fait, se ressaisissant elle reprit son calme avant d'ajouter à la charmante demoiselle devant elle :
    « - Je viens rencontrer notre cher gouverneur. Il a dit qu'il me verrait... très... rapidement. Huit mois pour un rendez-vous. Vous trouvez cela rapide ? »


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    Sÿn Khan
    Sÿn KhanGouverneur d’Öazys
    Gouverneur d’Öazys

    Re: pas de titre pour le moment ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Sÿn Khan le Sam 9 Fév - 22:32

    Kin était mort. Le plus dur pour le gouverneur avait été d’en faire l’annonce officiel devant une foule effondrée et des journalistes impertinents qui le pressaient de questions, en quête de gros titres qu’ils étaient, insensibles à ce qu’il pouvait éprouver lui-même. Toutefois, le gouverneur avait une image à conserver et un rôle à tenir, aussi prit-il le temps de répondre à quelques questions, prenant soin de sélectionner celles qui n’impliquaient pas de parler des œufs. Une journaliste évoqua la mort soudaine par arrêt cardiaque de plusieurs gardes et demanda si ces pertes inquiétantes avaient un lien avec la disparition de Kin. Le gouverneur admit qu’il l’ignorait et que cela n’était pas de son ressort, précisant que la police avait ouvert une enquête.

    Les jours qui succédèrent l’annonce de la mort du gardien d’Öazys ne furent pas de tout repos pour le gouverneur qui était assaillis de travail. Il n’avait pour ainsi dire pas une minute à lui et il s’en voulait quelque peu de ne pouvoir passer plus de temps auprès de sa famille pour les soutenir et être lui-même soutenu, dans ce moment tragique de l’Histoire d’Öazys. Son petit frère Yanko avait toujours été très attaché à Kin qu’il priait souvent et il regrettait de ne pouvoir passer du temps avec lui en raison de ses fonctions de gouverneur. Il espérait toutefois que leurs parents avaient diminué leurs heures de travail pour rester près de son cadet. Après tout, ils avaient à faire à un événement exceptionnel et la famille Khan vivait dans l’opulence, ils pouvaient donc bien se permettre quelques jours de congés pour rester près du petit Yanko compte tenu des circonstances !
    Sÿn en revanche, en tant que représentant de la nation se devait de faire bonne figure et d’assurer ses fonctions. Tout le monde comptait sur lui, qu’ils aient voté pour lui ou pas, tous attendaient de lui qu’il soit à la hauteur de leurs espérances. Et s’il n’était pas parfait, Sÿn avait au moins le mérite de faire de son mieux malgré tous les obstacles qui se dressaient contre lui.

    Ce soir là, Sÿn effectuait des heures supplémentaires dans son vaste et luxueux bureau au gouvernement à l’impressionnante architecture orientale. Le gouverneur était penché sur un dossier complexe et envisageait la meilleure façon d’aborder le problème en élaborant une liste des possibilités qui s’offraient à lui avec les avantages, les inconvénients et les dénouements possibles de cette affaire.

    Las, Sÿn laissa échapper un profond soupir en se frottant doucement les paupières du bout des doigts. Rox, son petit fennec de feu, sauta sur ses genoux et glapit en lui administrant des petites léchouilles d’encouragement. Le jeune homme esquissa un sourire et caressa la petite créature.

    - Je pense qu’une pause s’impose. Je crains que ma tête ne finisse par exploser si je continue à ce rythme !

    Le gouverneur utilisa son Aktech de communication afin de demander à ce qu’on lui apporte du thé et quelques gâteaux épicés. Sachant que cela n’arriverait pas dans la seconde, il décida d’en profiter pour se dégourdir un peu ses jambes ankylosées à force d’être resté aussi longtemps assis dans la même position. Sÿn s’étira le dos et le bras avant de se lever. Comme à son habitude, le gouverneur était vêtu d’un sarouel et d’une tunique assortie dans les tons ocre. Il portait des bijoux ornés de pierres précieuses, se déclinant sous la forme de boucles d’oreilles, de bagues, de bracelets, de colliers.

    Sÿn marchait tranquillement dans les couloirs du gouvernement en admirant l’impressionnante architecture, le marbre, les colonnes et autres merveilles architecturales de ce lieu qui l’émouvait toujours autant de par sa splendeur et sa grandeur. Il songea alors à toutes ces pauvres personnes qui vivaient dans les bas quartiers et qu’il se démenait à vouloir tirer de cette situation injuste. Evidemment, c’était lui qui endossait le mauvais rôle quand les choses ne fonctionnaient pas, ceux qui lui mettaient des bâtons dans les roues s’en sortaient bien, eux ! Mais Sÿn était têtu et bien que ses projets de lutter contre la pauvreté à Öazys aient été détournés par des empêcheurs de bien faire et des événements extérieurs inattendus comme les robots défectueux qui réclamaient l’indépendance de Crystal Mill, l’attaque des Baalkyans ou la mort de Kin quand ce n’étaient pas les fugues de son petit frère, il ne les oubliait pas pour autant et comptait bien faire le nécessaire pour parvenir à ses fins.

    Sÿn fut tiré de ses rêveries en entendant l’alarme stridente retentir dans les couloirs. Il espéra qu’il ne s’agissait là que d’un exercice. Respectant les consignes de sécurité qu’il avait apprise, Sÿn se dirigea calmement vers la sortie. Ce faisant, il se trouva face à un visage qui ne lui paraissait pas inconnu. Il fallut un petit moment au gouverneur pour qu’il s’en souvienne ! Il se rappela bien des circonstances de la rencontre et de la requête de la jeune femme, mais il ne revenait plus exactement sur son nom, ne se remémorant que la première syllabe… Jo… Joséphine ? Josette ? Josiane ? Ah oui, c’était ça !

    - Madame Josiane De Laforêt ? J’ignore ce qu’il se passe, mais il est préférable de quitter les lieux. Dit-il en l’invitant d’un geste à le suivre. Décidément, il semble que tout se mette contre nous pour que nous ne puissions nous entretenir. Tenta-t-il de plaisanter afin de détendre l’atmosphère et de rassurer la jeune femme.

    Pour sa part, Sÿn ne s’inquiétait pas outre-mesure. De plus, alerté par l’alarme, les services compétents ne devraient pas tarder à arriver. C'est donc tranquillement qu'il poursuivit son avancée. Rox, son fennec de feu marchant à ses côtés ne semblait pas trop apprécier la dénommée Josiane pour quelque obscure raison, mais Sÿn ne s'en alerta pas: son familier était plutôt farouche avec les inconnus. Il n'y vit donc là rien d'exceptionnel.
    Astéria Geryon
    Astéria GeryonEmployée du gouvernement

    Re: pas de titre pour le moment ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Astéria Geryon le Lun 11 Fév - 15:14

    Le visage appuyé contre l'étendue froide du bureau, elle dormait, d'un sommeil relativement paisible. Il n'était pourtant pas dans ses habitudes de se comporter de la sorte, surtout sur son lieu de travail. Cependant, depuis des jours à présent, le sommeil semblait la fuir à toute heure de la nuit, si bien que la fatigue finissait nécessairement par se sentir et se voir. C'était d'ailleurs l'exacte constatation qu'avait émis Makhai la nuit dernière. Enfin, il faisait aujourd'hui office d'une des raisons qui avaient valu son manque de sommeil. Astéria avait sans doute probablement toujours connu Makhai, en tout cas, d'aussi loin qu'en remontait ses souvenirs. Enfant, il avait été turbulent et dissipé, adulte bagarreur et imprévisible. Toujours à s'attirer les ennuis, en traînant dans des histoires plus illicites qu'il voulait l'admettre. Combien de fois avait-il atterri dans sa chambre le visage en sang, si ce n'était pire ?

    Astéria, n'aurait même pas su répondre à cette simple question, tant cela était marqué d'une régularité consternante. Une fois de plus, son ami était venu se cacher chez elle, c'était alors qu'il avait dit : « T'as l'air bizarre, y a un truc qui ne tourne pas rond ? » Sur le coup, elle avait été surprise que Makhai fût capable de discerner chez elle, un changement qui lui paraissait, si infime qu'elle avait tant l'impression qu'il était parfaitement invisible. Cependant, à bien y réfléchir, Makhai était moins stupide qu'il n'en avait l'air. En temps normal, elle aurait sans doute envisagé de parler de ce qui la tracassait. Toutefois, pour la première fois, depuis qu'elle le connaissait, elle avait menti sans la moindre hésitation. Fascinant, la facilité à laquelle on pouvait mentir. Le mensonge se glissait volontiers contre vos lèvres, mais on en prenait l'exacte mesure qu'avec le temps. Si bien que la valeur d'un tel poids, n'est acquise qu'à celui qui l'a porté trop longtemps.

    En y réfléchissant bien, Astéria avait déjà menti par le passé. Tout le monde mentait, même ceux qui se prétendaient des plus sincères. Cependant, habituellement, le mensonge était également donné à elle-même, si bien qu'il était difficile d'en discerner sa présence avec exactitude. Il suffisait de se rappeler la fois où Makhai, lui avait demandé pourquoi elle ne quittait pas les "bas quartiers". En prétextant qu'elle était chez elle, ne se mentait elle pas à elle-même ? Cela était sans doute difficile à dire. En vérité, déterminée avec exactitude et certitude qu'elle était sa place, relevait de quelque chose de complexe et une tache ardue. Elle se sentait si souvent, incomprise et parfois même rejetée, par ceux qui formaient son environnement primaire. Les "bas quartiers" se composaient parfois de gens bien, mais malheureusement, ce n'était pas toujours le cas.

    Pour autant, de l'autre côté, n'était ce pas la même chose ? Se sentait-elle vraiment à sa place au sein du gouvernement ? Dans un sens, oui, ce qui l'avait poussé à y entrer guidait toujours volontiers son cheminement à y rester. À bien des égards cependant, elle s'y sentait également peu chez elle, comme si parfois, elle y était arrivée par erreur, par simple maladresse. Toutefois, elle n'était pas sensible, au point de se laisser abattre par de telles pensées. Au contraire, les difficultés ne faisaient que renforcer la force de ses convictions et l'amenait à se dépasser, en tout cas, c'est ce qu'elle se plaisait à croire. Astéria, le visage toujours appuyé contre l'étendue froide du bureau, aurait sans doute pu dormir jusqu'au petit matin, si une alarme stridente n'était pas venue mettre fin soudainement à son sommeil. La violence du choc, la fit se redresser d'un simple geste, le regard hagard, le cœur palpitant, l'esprit confus. En passant une main contre son visage endoloris par le contact prolongé du bureau, elle jeta un regard à Pyro qui s'agitait à côté d'elle. D'une voix qui lui semblait encore empli de sommeil, elle tenta de l'apaiser en lui disant : « Ce n'est rien, ça doit être un exercice de sécurité. On va sortir d'ici. »

    Pyro avait déjà pris les devant et Astéria fut contrainte de suivre le chemin qu'il avait emprunté. De toute manière, il savait pertinemment le trajet pour rejoindre la sortie. Elle se mordit la lèvre en songeant qu'elle avait pris du retard sur son travail. Elle s'estima chanceuse, d'être en heure de bureau de nuit, sans quoi, son supérieur ne l'aurait pas loupé, déjà qu'il passait son temps à l'épier. Elle soupira profondément rien qu'en y repensant. Toutefois, elle pourra sans doute prétexter l'alarme comme responsable de son retard, cette simple idée chassa cette préoccupation. De toute manière, elle prendra de son temps libre, pour se mettre à jour. Elle aurait aimé qu'on lui confît un projet comme celui qu'elle avait eu avec Perle, cela avait été particulièrement enrichissant. En arpentant, un nouveau couloir, elle vit au loin le gouverneur, il semblait accompagné. Elle garda un pas modéré. Elle n'avait pas l'intention d'arriver à sa hauteur et pas la moindre envie de se faire remarquer. Elle fit signe à Pyro, de rester prêt d'elle. Il sembla la regarder pendant un instant avec un air de parfaite indifférence, souvent synonyme d'un comportement imprévisible de sa part. Puis accéléra le rythme pour se rapprocher des deux individus. Dans un murmure, elle lui ordonna de revenir. Cependant, dans un soupir, elle songeait qu'avec Pyro, il ne servait à rien de lui ordonner quoique ce soit, puis qu'il n'en faisait qu'à sa tête. Elle se pinça la lèvre en regard le furet rebelle et un peu trop curieux sans doute, s'avancer.

    Elle se contenta de fixer du regard le dos du gouverneur. Il n'était pas très étonnant de savoir qu'il fut lui aussi à travailler au bureau de nuit. Elle se mordit de nouveau la lèvre en se rappelant qu'elle avait passé la majeur partie de son temps à dormir, peu probable qu'il eut fait de même. En reportant son attention sur ce dernier, elle se dit que pour rien au monde, elle aurait aimé être à sa place. Oncle Prométhée, disait souvent que le pouvoir attirait bien des gens, mais que peu en était fait pour l'obtenir. Il suffisait de voir, les conséquences des événements actuels pour se dire qu'il n'était pas de bon temps, d'être gouverneur. Astéria dans un sens éprouvait une certaine pitié pour lui. À ses yeux, seule, la solitude, seule, la défiance attendaient celui qui endossait un tel rôle. Elle se demandait souvent quel genre de personne, fallait-il être pour accepter un tel prix.


    Astéria, approuvait certaines décisions que le gouverneur avait entrepris, essentiellement pour ce qui concernait les "bas quartiers". Avait-on déjà vu, un autre en prendre de telles ? Cependant, cela était si dérisoire en comparaison de ce qu'il y avait a espéré qu'on pouvait aisément se demander si cela n'était pas qu'une simple tentative illusoire, de donner une image faussement changeante du gouvernement. Certains, comme sa tante, voyait en lui, l'avènement d'un changement conséquent pour les "bas quartiers". Astéria préférait rester plus méfiante, quand bien même qu'elle fut employée par le gouvernement. L'espoir d'un jour meilleur est sans doute préférable à la désillusion d'un avenir promis, mais jamais acquis.
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: pas de titre pour le moment ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Lun 11 Fév - 17:20

    «  - Mais nous avons fais notre nécessaire ! C'est pas notre faute s'il ne peut vous recevoir avant les huis prochains mois.... »
    La secrétaire balbutiait, les yeux écarquillés, tandis que la Baalkyane la targuait d'un regard bordés de milles reproches. Les congénères de cette femme, trois autres secrétaires toutes aussi bien apeurées que baignées par l'incompréhension de ce qu'il se passait, tentaient vainement de calmer la situation. A vrai dire, elles ne savaient pas qui était la Josiane devant elle ni sa provenance ni sa raison de venir ici, au cœur du système d'Oasys de nuit. L'inconnu et le mystère de cette personne devant elles, les alarmaient. Pourquoi le garde de l'entrée l'avait-elle laissé passée ?

    Fronçant ses sourcils d'exaspération par le manque de répartie dont faisait preuve ces demoiselles, Blue se retournait vivement, réfléchissant en observant de nouveau les caméras tandis que l'alarme sonnait. Les quatre personnes à l'accueil suivirent le pas de l'établissement en suivant le protocole de l'exercice et partirent sans demander leur reste. Du moins, c'est ce qu'elles auraient aimés faire, jusqu'à ce que la sensation d'un malaise flagrant ne leur donne une nausée.
    De même, leur poitrine fut compressée, manquant toutes quatre de s'asphyxier tandis que la pâleur de leur peau sur l'expression d'un visage terrifié se lisait entre leurs rides douloureuses.

    Une à une, elle poussèrent une complainte étouffée tandis qu'elle s'abattirent contre le sol, inertes, une légère goutte de sang remontant le long de leur gorge jusqu'à la cime de leur lèvre prouvant que le cœur avait subitement cessé de battre.
    La chamane observa les corps l'espace de quelques secondes, un léger sourire presque attendrissant se paraît le long de ses lèvres, s'étirant doucement jusqu'à féliciter ses pommettes et étinceler son regard d'un cyan intense.
    «  - J'AI FAIM. »

    «  - J'imagine qu'elles avaient bon goûts. »

    «  - Peu importe, j'en veux plus ! Nous en voulons plus ! »


    L'esprit de l'hiver résultant de la famine, de la chasse et de l'angoisse, claquait ses crocs une nouvelle fois tandis que son mufle dégoulinait d'un sang poreux et épais.
    «  - Montons ! Tu auras l'occasion de voir d'autres de tes proies en montant les escaliers ! »

    «  - Par contre, tu ne sens pas un truc ? »

    «  - Quoi encore ? »

    Demandait Blue en targuant d'un regard énamouré l'espace vide au-dessus de son épaule tandis qu'elle avançait dans les couloirs en directions des escaliers pour monter à l'étage du dessus.
    «  - Sens. Ca pu. »

    «  - … »


    Et là, elle écarquillait les yeux en observant le gouverneur arriver, descendant les marches en la reconnaissant.
    «  - Ow putain ! »

    «  - Faut vraiment que tu bosses ta chasse ! »

    «  - C'est pas le moment de m'emmerder ! J'ai pas d'armes sur moi je te rappelle ! J'ai rien ! Même Ursoc est partit en vacances ! Et Rebecca dort à cette-heure-ci ! »

    «  - Faisons un pacte... Tu vois la gonzesse qui arrive ?  Provoque-la. Garde-là prêt de toi et son aura n'aura pas d'effet sur toi.»

    * Très bien. Une otage. Et que vas-tu faire pour pallier à son... charme?*

    * L'hiver. Nous sommes encore en hiver... ça te fera trente âme de plus ce soir.*

    * On en était déjà à trente la semaine dernière... Tu as dis que tu acceptais les crédits!*

    *Ce qui nous fait soixante. Donc trente pour ce soir. Et si tu pousses jusqu'à quarante de plus... tu t'attireras les faveurs de notre Grand frère...*


    Blue cachait sa surprise en étouffant sa rage tandis que le gouverneur tentait de l’amener vers les escaliers menant au hall. Cependant, il n'y arrivait pas, se heurtant à la froideur et au marbre de Blue qui observait la jeune fille descendre les marches pour venir a eux.
    Sans avoir bougé, ses iris turquoise lançaient des éclairs pendant qu'elle croisait l'espace d'un instant, le regard noisette de la jeune femme. Blue ne désirait pas de témoins. Néanmoins, si les ordres venait du Loas... Elle ne pouvait pas les refuser. Alors elle se retourna vivement, se dérobant du bras du gouverneur pour mieux interpeler la jeune inconnue...
    «  - EH ! CONNASse.... Moooooooooooooooow...... »
    Blue fronçait les sourcils tout en observant au sol... un furet...
    Inutile de rappeler que la chamane vivait à Baal dans un coin marginale avec sa petite famille, dans des tipis à idoler des furets. Leur famille était exclusivement composée de furets, blanc, noir, éthérien, de feu, de végétation, des furets-Ursin comme des furets-montures, bref ! Les furets, c'était sa vie.

    Aussi, quand elle planta l'insulte en agressant la demoiselle de la sorte, ses iris glissèrent amoureusement vers le sol en observant le mignon petit animal. Ses airs d'assassine-furieuses se transformèrent immédiatement en quelque chose de beaucoup plus ridicule, elle était raide dingue de ce furet ! Ça lui rappelait ça maison... Petit chef qui a été volé... sa mère, son foyer, son innocence. De ce fait, Wendio se facepalm à coté pendant que madame se complaisait à idolâtrer le petit animal...
    «  - Mais qu'il est trop kawaïïïï !!! Mais pout pout toi ! Pout pout pout ! Ouh mais qu'il est beau mais qu'il est.. »
    «  - CESSE DONC ! On a un festin qui nous attend ! »

    «  - Non mais wendigo, on ne peut pas là, on a un furet sur les bra... »

    Elle cligna plusieurs fois des yeux.
    Il y avait l'alarme qui était toujours là, et plus loin, à cent mètres d'eux, les corps des quatre jeunes femmes morte d'arrêt cardiaque et puis, bien sur, quelque chose se tramait dans l'ombre.
    Il y eut comme une espèce de grognement féroce, profond et rauque qui fit irruption autours des trois protagonistes, suivit d'un courant d'air glacé et intense.
    L'air et l’atmosphère était pesante en plus d'être glaciale... La tension s'accentuait en une angoisse palpable.
    Blue se relevait en haussant les épaules, s'était-elle faite découverte ? Sans aucun doute. Des fous qui adulent les furets, dalleur elle avait complètement snobé le fennec du gouverneur pour se gagatiser devant le furet. Et qui venaient pour massacrer des humains il n'y en avait pas beaucoup qui courraient les rues.

    Cependant, Blue allait jouer la carte de l'innocence, laissant le Gouverneur sortir s'il le voulait, descendre les marches et peut-être... voir les crises cardiaques... peut-être lui-même ferait le point de rapprochement entre les trente gardes de l'entre de Kin et les quatre secrétaires et le garde de l'entrée, qui sait? Cela ne pouvait pas être une coïncidence. De ce fait, volontairement, elle allait émettre des petits pout-pout en attirant l'attention du furet de feu. Puis n'y tenant plus, elle se glissa à proximité de l'inconnue... histoire de faire faussement connaissance, enfin... faussement... il y avait quand même un minimum de véritable curiosité.
    "- Moi, c'est Jo... pfff..! Blue. Comment est-ce qu'il s'appelle, lui? Je suis navré, mais les furets c'est ma vie vous savez... J'ai grandis avec une famille de furets, connu toutes les formes de furets, j'ai moi-même un Furet Ursin qui doit être dans le coin... Il a quel âge?"

    Sans arrêter de parler elle s'accroupissait en observant le petit animal...
    * C'est pas du carton. T'es en mousse. T'es une chamane en mousse. EN PAPIER ! MAIS BOUGE TON GROS CUL TU VOIS PAS QUE LES RENFORTS ARRIVENT!*

    " Hu?"

    Ajoutait-elle tout en levant son menton vers un espace haut, très haut d'environ deux mètres à droite de la jeune maîtresse du furet.
    En effet... Les renforts et les gardes allaient pas tarder à arriver et Sÿn ? Où était ce fichu gouverneur? Son plan à moitié tombé à l'eau, il allait lui falloir chopper cette otage ... Mais comment faire? On ne martyrise pas un propriétaire de furet devant ce genre d'yeux innocents!
    " - Je suis désolée, mais va falloir me suivre... S'il vous plais... J'ai pas envie que le petit devienne malheureux. Ca, c'est pas un exercice et j'ai besoin de causer avec ce gouverneur à la con. Enfin, causer... Vous savez où se situe son bureau?"


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    Sÿn Khan
    Sÿn KhanGouverneur d’Öazys
    Gouverneur d’Öazys

    Re: pas de titre pour le moment ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Sÿn Khan le Mar 12 Fév - 11:03

    Sÿn fut royalement ignoré par la jeune femme. Le gouverneur fut quelque peu choqué et même désorienté. Cette Josiane De Laforêt n’avait-elle donc aucune manière ? Espérait-elle sincèrement qu’il daigne lui accorder un moment en adoptant pareil attitude ? Déjà, lors de leur première rencontre, elle avait refusé de partir alors que l’heure était grave. Sÿn avait du être contraint de le lui faire savoir en personne, tant elle s’entêtait au point de mettre le garde mal à l’aise. Aujourd’hui, elle apparaissait soudainement et l’ignorait totalement alors qu’il s’efforçait de se montrer poli et courtois. Sÿn était bien tenté de refuser une entrevue à la jeune femme. Ce qui le retenait ? Le fait qu’elle soit originaire de Sèvia. En effet, Öazys commençait tout juste à s’ouvrir à d’autres nations récemment découvertes et il souhaitait entretenir de bons rapports avec leurs représentants.
    Pour ce faire, il estimait qu’il se devait de bien accueillir les personnes originaires de ces nations. Mieux valait éviter de créer des tensions inutiles alors qu’il était crucial de s’allier pour favoriser les échanges et se défendre contre les Baalkyans, ces dégénérés mentaux qui se disent serviteurs de Dios et qui ont pour vocation d’éliminer les autres.

    On en savait encore peu sur ce peuple qui semblait essentiellement composé de psychopathes sanguinaires. Toujours est-il qu’après l’attentat qu’ils avaient provoqué à Öazys à l’occasion de l’an 1000, ils étaient officiellement devenus des ennemis d’État. Bien évidemment, Sÿn était loin d’imaginer que Josiane De Laforêt faisait en réalité partie de ces gens-là. Comment aurait-il pu le savoir après tout ? Physiquement, rien ne les distinguait des habitants des autres nations. S’ils avaient des costumes traditionnels, il leur suffisait d’en changer pour s’adapter et se fondre dans la masse de la nation qu’ils avaient décidé d’envahir. Rien de plus facile après tout. Ces fichus Baalkyans allaient donner raison à tous ceux qui étaient contre le progressisme et le développement de l’exploration.

    Sÿn ne s’était pas attardé et n’avait pas à chercher à comprendre l’attitude de la jeune femme et poursuivit son avancée en direction de la sortie, se fiant toujours à l’alarme. En chemin, il aperçut des corps inertes. Il se précipita vers eux, s’agenouilla à côté du plus proche, pris délicatement le poignet de la pauvre victime afin de prendre son pouls. Rien. Il pencha son oreille pour tenter de capter ne serait-ce qu’un léger souffle de vie dans ce pauvre corps. Toujours rien. Il fit de même pour les autres corps inertes, sans grand espoir, mais par acquis de conscience. Le résultat était le même. Ces corps inanimés et parfaitement intactes n’étaient pas sans rappeler ceux qui avaient été découvert près de l’antre de Kin.

    Lorsque les secours arrivèrent, Sÿn leur signala les corps. Crise cardiaque. Exactement comme les gardes décédés près de l’antre de Kin. Autre point commun ? La présence de cette Josiane De Laforêt. Et si elle n’était pas étrangère à ces étranges événements ? D’ailleurs, son comportement n’était-il pas plus que douteux ? Après tout, quelle assurance avait Sÿn de son appartenance au peuple de Sèvia ? Vraisemblablement aucune.

    Des gardes ne tardèrent pas à rejoindre Sÿn qui leur intima l’ordre d’arrêter Josiane De Laforêt. Le gouverneur souhaita les accompagner. Ils ne tardèrent pas à retrouver l’étrangère en compagnie d’une employée du gouvernement. Sÿn ne la connaissait pas personnellement, il ignorait même son nom. Cependant, son visage lui était familier, sans doute à force de la croiser au sein du gouvernement.

    - Madame De Laforêt, vous êtes priée de nous suivre. Toute tentative de résistance pourra être retenue contre vous. Déclara un représentant de la loi en uniforme.

    Sÿn assistait à la scène derrière les officiers et les gardes, les bras croisés, le visage fermé et le regard sévère.

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