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    Blue Zandal'ar
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    Message par Blue Zandal'ar le Sam 9 Fév - 17:30

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Xh7j

    - Dehors/Nuit Crépusculaire-
    Sa main délicate et douce s'abaissait depuis le bout de son menton jusqu'à mi-hauteur de sa poitrine gonflante sous l'inspiration de son calice de fumée. Les yeux mi-clos, la chamane savourait pleinement sa dernière bouffée d'encens aux parfums amer et iodée d'un océan éternel, puis avec douceur, elle vint à raccrocher son calumet de la paix au bout de sa ceinture, sous son châle noir de satin.
    Ses iris d'un cyan intense et mystérieux vinrent une dernière fois observer ses mains bordées d'une étoffe noire épaisse, réfléchissant posément au comment elle allait procéder pour cette ultime visite avec ce satané gouverneur.

    Bien sur, elle avait prit le temps de prendre rendez-vous, pour dans huit mois, mais étant donné que qu'elle n'avait pas que cela à faire, et qu'elle ne comptait pas s'éterniser sur Oasys, la chamane avait décidé de venir une soirée, à l'improviste, sachant de sources sur, que la proie exerçait bien ses heures supplémentaires, seul dans son bureau.
    La demoiselle se tendait malgré tout face à cette pensée agréable, cependant loin de lancer une discutions diplomatique, elle désirait surtout quérir de véritables informations tout en faisant en sorte de réduire l'hôte sous silence.

    Déjà, sa quête de base en tant que chamane du cercle terrestre à Baal, était de purifier le monde du cycle de la haine qui le consume, à savoir, tous les gouverneurs et rois humains doivent périr afin que puisse prospérer le règne de Dios, l'éternel. Et puis, sans hommes pour gouverner, plus de créatures blessées, ni de combats mortels opposant les créatures aux éventuels explorateurs.

    Bien sur, ses autres raisons étaient nombreuses et intrinsèque, parfois délicates et subtiles, mais toutes les raisons du monde de Teren lui permettaient d'avoir cette vision très obscurcie des humains sur cette planète unique.
    Dios n'était qu'une simple suggestion, une toute petite raison qui lui poussait à accomplir les hécatombes, à savoir qu'elle avait depuis longtemps choisit la voie de l'obscurantisme, des esprits et de la mort et par conséquence, Blue n'était plus de ceux qui espèrent, mais de ceux qui conquissent au nom d'une cause, qu'elle-même pensait juste.
    Mais au fond, toutes les causes ne sont-elles pas justifiées ?

    -Le hall-

    En soit, il fallait attaquer le problème à la racine et c'était exactement ce que la spiritiste comptait faire, armée de son Aktech de communication avec les esprits et les morts, le Loas de la haine, de la chasse et de l'hiver dans son ombre, ses crocs léchant ses chevilles à chacun de ses pas, la jeune femme montait les premiers escaliers menant à la principauté du gouvernement.
    De surcroit, sans se presser, gestes lents et calculés, elle passa les premières portes sans émettre le moindres son, elle n'avait pas d'armes blanche, ni d'armes à feu. La sécurité la contrôlait malgré tout, là elle déclina son identité :

    «  - Josiane DeLaDorêt. »
    «  - On ne prend pas de rendez-vous à ces-heures-là, le lieu est clos madame. On va vous demander de sortir. »
    «  - Je n'ai pas pris de rendez-vous, je suis ici pour une raison particulière. »
    «  - Comment ça ? »
    «  - Je suis en chasse. »
    «  -..Hu ? »
    L'homme avait l'air ahurit, ne semblant pas comprendre, soudain, une idée se met à germer dans sa tête mais avant qu'il n'eut le temps d'appuyer sur son propre Aktech pour transmettre les informations, il fut prit d'une quinte de toux violentes, ses yeux s'écarquillèrent, sa main agrippant à sa poitrine, il exultait un dernier soupire avant de s'effondrer en tirant le bas de la robe de la chamane au sol avec lui.
    «  - à l'aide... le pauvre gardounet fait une crise cardiaque... »
    Maugréait la chamane en affichant un léger sourire entre un début de fanatisme, ses yeux étaient bordés d'une certaine tendresse à la vue de l'extinction de la vie et de l'apparition de la mort, et l'amusement.
    Wendigo:
    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Wendingo_or_bullwinkles_revenge_by_derektall_d6nrayy-pre
    * Wendigo ? Ont-ils passés le message *

    * Oui, chamane. Il n'a pas appuyé sur l'aktech, mais les caméras sont braquées sur toi. *

    * Parfait... Parfait. Allons chasser, petit frère.*

    Les crocs glaçant de Wendigo se mirent à claquer dans le vide tandis que l'alarme, au son strident se mit à hurler dans tout le bâtiment.

    Petit à petit, la chamane avançait, s'engouffrant doucement vers ce qui allait être les étages pour aller au niveau du-dessus. Combien d'étages pour aller rencontrer le gouverneur ? Certainement autant que les esprits qu'elle allait croiser.
    Son grand sourire bordant ses lèvres pêchues, elle s'attardait sur les décorations d'or et les soieries royales, puis n'y tenant plus, elle fixa une caméra, non loin d'elle, dans un coin reculé contre un pilier de l'immense hall. D'un geste totalement déraisonné, elle envoya un baiser voler en direction de la caméra.
    * Ils ne verrons rien, ou presque rien, tu sais ? *

    * Pourquoi ? Leurs caméras ne sont pas à jour ? *

    * les esprits émettent des ondes qui interfèrent avec l'électronique. T'as jamais vu le film Exorciste ? Où Conjuring ? Ou encore Annabelle ? La Nonne ? … T'es vraiment une chamane en carton, t'sais ?*

    * - Raison de plus pour que je reste en vie dans ce bâtiment. Promis je les regarderai si on sort d'ici vivante.*

    * Je croyais que c'était toi la chasseresse ?*


    Le Loas retroussait ses membranes nerveuses et ses tendons sanguinolent depuis ses crocs d'os, retroussant ce qu'il lui restait de babines, ses pupilles rondes d'une couleur sang aux nuances d'un rubis scintillant sortit depuis l'ombre de la chamane, puis vint son énorme corps.
    L'esprit invisible par le monde des humains se redressait, ses longues griffes depuis chacune de ses pattes semblaient s'étendre, comme pour s'étirer avant une grande course.
    L'esprit émit un léger grognement lupin, n'ayant plus de gorge, ce bruit figurait plutôt comme un râle glauque, sec et gutturale, audible dans le hall silencieux.
    * Ne t'énerve pas. Tu ne voudrais pas que la peur et l'effroi arrive aux bras de notre petit gouverneur adoré ? Tu ne voudrais pas que notre proie ne s'échappe, n'est-ce pas ? *

    * J'ai FAIM.*


    La chamane émit un léger sourire, avant d'exploser littéralement d'une rire à gorge déployée, un rire qui sonnait d'une façon sardonique, effroyable, à glacer le sang...
    * Hey bien allons te nourrir mon cher !*

    Aussitôt dit, elle avançait vers les escaliers menant à l'accueil principale, où elle serait certaine d'y rencontrer une, deux où peut-être trois hôtesses ?
    Avec élégance, elle s'engouffrait dans la salle immense ou l'écriture «  Accueil » se lisait en bordure d'argent aussitôt, elle se râcla la gorge en passant la porte, affichant un sourire simple, démontrant sa terrible bonne humeur.
    «  - Bonjour ! Je suis Josiane ! »
    * … Tu avais raison... Je t'ai vraiment donné un nom de merde*

    La dite Josiane posait son pouce et son index sur ses paupières tremblante de nervosité, malgré sa bonne humeur. De fait, se ressaisissant elle reprit son calme avant d'ajouter à la charmante demoiselle devant elle :
    « - Je viens rencontrer notre cher gouverneur. Il a dit qu'il me verrait... très... rapidement. Huit mois pour un rendez-vous. Vous trouvez cela rapide ? »


    _________________
    Sÿn Khan
    Sÿn KhanGouverneur d’Öazys
    Gouverneur d’Öazys

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Sÿn Khan le Sam 9 Fév - 22:32

    Kin était mort. Le plus dur pour le gouverneur avait été d’en faire l’annonce officiel devant une foule effondrée et des journalistes impertinents qui le pressaient de questions, en quête de gros titres qu’ils étaient, insensibles à ce qu’il pouvait éprouver lui-même. Toutefois, le gouverneur avait une image à conserver et un rôle à tenir, aussi prit-il le temps de répondre à quelques questions, prenant soin de sélectionner celles qui n’impliquaient pas de parler des œufs. Une journaliste évoqua la mort soudaine par arrêt cardiaque de plusieurs gardes et demanda si ces pertes inquiétantes avaient un lien avec la disparition de Kin. Le gouverneur admit qu’il l’ignorait et que cela n’était pas de son ressort, précisant que la police avait ouvert une enquête.

    Les jours qui succédèrent l’annonce de la mort du gardien d’Öazys ne furent pas de tout repos pour le gouverneur qui était assaillis de travail. Il n’avait pour ainsi dire pas une minute à lui et il s’en voulait quelque peu de ne pouvoir passer plus de temps auprès de sa famille pour les soutenir et être lui-même soutenu, dans ce moment tragique de l’Histoire d’Öazys. Son petit frère Yanko avait toujours été très attaché à Kin qu’il priait souvent et il regrettait de ne pouvoir passer du temps avec lui en raison de ses fonctions de gouverneur. Il espérait toutefois que leurs parents avaient diminué leurs heures de travail pour rester près de son cadet. Après tout, ils avaient à faire à un événement exceptionnel et la famille Khan vivait dans l’opulence, ils pouvaient donc bien se permettre quelques jours de congés pour rester près du petit Yanko compte tenu des circonstances !
    Sÿn en revanche, en tant que représentant de la nation se devait de faire bonne figure et d’assurer ses fonctions. Tout le monde comptait sur lui, qu’ils aient voté pour lui ou pas, tous attendaient de lui qu’il soit à la hauteur de leurs espérances. Et s’il n’était pas parfait, Sÿn avait au moins le mérite de faire de son mieux malgré tous les obstacles qui se dressaient contre lui.

    Ce soir là, Sÿn effectuait des heures supplémentaires dans son vaste et luxueux bureau au gouvernement à l’impressionnante architecture orientale. Le gouverneur était penché sur un dossier complexe et envisageait la meilleure façon d’aborder le problème en élaborant une liste des possibilités qui s’offraient à lui avec les avantages, les inconvénients et les dénouements possibles de cette affaire.

    Las, Sÿn laissa échapper un profond soupir en se frottant doucement les paupières du bout des doigts. Rox, son petit fennec de feu, sauta sur ses genoux et glapit en lui administrant des petites léchouilles d’encouragement. Le jeune homme esquissa un sourire et caressa la petite créature.

    - Je pense qu’une pause s’impose. Je crains que ma tête ne finisse par exploser si je continue à ce rythme !

    Le gouverneur utilisa son Aktech de communication afin de demander à ce qu’on lui apporte du thé et quelques gâteaux épicés. Sachant que cela n’arriverait pas dans la seconde, il décida d’en profiter pour se dégourdir un peu ses jambes ankylosées à force d’être resté aussi longtemps assis dans la même position. Sÿn s’étira le dos et le bras avant de se lever. Comme à son habitude, le gouverneur était vêtu d’un sarouel et d’une tunique assortie dans les tons ocre. Il portait des bijoux ornés de pierres précieuses, se déclinant sous la forme de boucles d’oreilles, de bagues, de bracelets, de colliers.

    Sÿn marchait tranquillement dans les couloirs du gouvernement en admirant l’impressionnante architecture, le marbre, les colonnes et autres merveilles architecturales de ce lieu qui l’émouvait toujours autant de par sa splendeur et sa grandeur. Il songea alors à toutes ces pauvres personnes qui vivaient dans les bas quartiers et qu’il se démenait à vouloir tirer de cette situation injuste. Evidemment, c’était lui qui endossait le mauvais rôle quand les choses ne fonctionnaient pas, ceux qui lui mettaient des bâtons dans les roues s’en sortaient bien, eux ! Mais Sÿn était têtu et bien que ses projets de lutter contre la pauvreté à Öazys aient été détournés par des empêcheurs de bien faire et des événements extérieurs inattendus comme les robots défectueux qui réclamaient l’indépendance de Crystal Mill, l’attaque des Baalkyans ou la mort de Kin quand ce n’étaient pas les fugues de son petit frère, il ne les oubliait pas pour autant et comptait bien faire le nécessaire pour parvenir à ses fins.

    Sÿn fut tiré de ses rêveries en entendant l’alarme stridente retentir dans les couloirs. Il espéra qu’il ne s’agissait là que d’un exercice. Respectant les consignes de sécurité qu’il avait apprise, Sÿn se dirigea calmement vers la sortie. Ce faisant, il se trouva face à un visage qui ne lui paraissait pas inconnu. Il fallut un petit moment au gouverneur pour qu’il s’en souvienne ! Il se rappela bien des circonstances de la rencontre et de la requête de la jeune femme, mais il ne revenait plus exactement sur son nom, ne se remémorant que la première syllabe… Jo… Joséphine ? Josette ? Josiane ? Ah oui, c’était ça !

    - Madame Josiane De Laforêt ? J’ignore ce qu’il se passe, mais il est préférable de quitter les lieux. Dit-il en l’invitant d’un geste à le suivre. Décidément, il semble que tout se mette contre nous pour que nous ne puissions nous entretenir. Tenta-t-il de plaisanter afin de détendre l’atmosphère et de rassurer la jeune femme.

    Pour sa part, Sÿn ne s’inquiétait pas outre-mesure. De plus, alerté par l’alarme, les services compétents ne devraient pas tarder à arriver. C'est donc tranquillement qu'il poursuivit son avancée. Rox, son fennec de feu marchant à ses côtés ne semblait pas trop apprécier la dénommée Josiane pour quelque obscure raison, mais Sÿn ne s'en alerta pas: son familier était plutôt farouche avec les inconnus. Il n'y vit donc là rien d'exceptionnel.
    Astéria Geryon
    Astéria GeryonEmployée du gouvernement

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Astéria Geryon le Lun 11 Fév - 15:14

    Le visage appuyé contre l'étendue froide du bureau, elle dormait, d'un sommeil relativement paisible. Il n'était pourtant pas dans ses habitudes de se comporter de la sorte, surtout sur son lieu de travail. Cependant, depuis des jours à présent, le sommeil semblait la fuir à toute heure de la nuit, si bien que la fatigue finissait nécessairement par se sentir et se voir. C'était d'ailleurs l'exacte constatation qu'avait émis Makhai la nuit dernière. Enfin, il faisait aujourd'hui office d'une des raisons qui avaient valu son manque de sommeil. Astéria avait sans doute probablement toujours connu Makhai, en tout cas, d'aussi loin qu'en remontait ses souvenirs. Enfant, il avait été turbulent et dissipé, adulte bagarreur et imprévisible. Toujours à s'attirer les ennuis, en traînant dans des histoires plus illicites qu'il voulait l'admettre. Combien de fois avait-il atterri dans sa chambre le visage en sang, si ce n'était pire ?

    Astéria, n'aurait même pas su répondre à cette simple question, tant cela était marqué d'une régularité consternante. Une fois de plus, son ami était venu se cacher chez elle, c'était alors qu'il avait dit : « T'as l'air bizarre, y a un truc qui ne tourne pas rond ? » Sur le coup, elle avait été surprise que Makhai fût capable de discerner chez elle, un changement qui lui paraissait, si infime qu'elle avait tant l'impression qu'il était parfaitement invisible. Cependant, à bien y réfléchir, Makhai était moins stupide qu'il n'en avait l'air. En temps normal, elle aurait sans doute envisagé de parler de ce qui la tracassait. Toutefois, pour la première fois, depuis qu'elle le connaissait, elle avait menti sans la moindre hésitation. Fascinant, la facilité à laquelle on pouvait mentir. Le mensonge se glissait volontiers contre vos lèvres, mais on en prenait l'exacte mesure qu'avec le temps. Si bien que la valeur d'un tel poids, n'est acquise qu'à celui qui l'a porté trop longtemps.

    En y réfléchissant bien, Astéria avait déjà menti par le passé. Tout le monde mentait, même ceux qui se prétendaient des plus sincères. Cependant, habituellement, le mensonge était également donné à elle-même, si bien qu'il était difficile d'en discerner sa présence avec exactitude. Il suffisait de se rappeler la fois où Makhai, lui avait demandé pourquoi elle ne quittait pas les "bas quartiers". En prétextant qu'elle était chez elle, ne se mentait elle pas à elle-même ? Cela était sans doute difficile à dire. En vérité, déterminée avec exactitude et certitude qu'elle était sa place, relevait de quelque chose de complexe et une tache ardue. Elle se sentait si souvent, incomprise et parfois même rejetée, par ceux qui formaient son environnement primaire. Les "bas quartiers" se composaient parfois de gens bien, mais malheureusement, ce n'était pas toujours le cas.

    Pour autant, de l'autre côté, n'était ce pas la même chose ? Se sentait-elle vraiment à sa place au sein du gouvernement ? Dans un sens, oui, ce qui l'avait poussé à y entrer guidait toujours volontiers son cheminement à y rester. À bien des égards cependant, elle s'y sentait également peu chez elle, comme si parfois, elle y était arrivée par erreur, par simple maladresse. Toutefois, elle n'était pas sensible, au point de se laisser abattre par de telles pensées. Au contraire, les difficultés ne faisaient que renforcer la force de ses convictions et l'amenait à se dépasser, en tout cas, c'est ce qu'elle se plaisait à croire. Astéria, le visage toujours appuyé contre l'étendue froide du bureau, aurait sans doute pu dormir jusqu'au petit matin, si une alarme stridente n'était pas venue mettre fin soudainement à son sommeil. La violence du choc, la fit se redresser d'un simple geste, le regard hagard, le cœur palpitant, l'esprit confus. En passant une main contre son visage endoloris par le contact prolongé du bureau, elle jeta un regard à Pyro qui s'agitait à côté d'elle. D'une voix qui lui semblait encore empli de sommeil, elle tenta de l'apaiser en lui disant : « Ce n'est rien, ça doit être un exercice de sécurité. On va sortir d'ici. »

    Pyro avait déjà pris les devant et Astéria fut contrainte de suivre le chemin qu'il avait emprunté. De toute manière, il savait pertinemment le trajet pour rejoindre la sortie. Elle se mordit la lèvre en songeant qu'elle avait pris du retard sur son travail. Elle s'estima chanceuse, d'être en heure de bureau de nuit, sans quoi, son supérieur ne l'aurait pas loupé, déjà qu'il passait son temps à l'épier. Elle soupira profondément rien qu'en y repensant. Toutefois, elle pourra sans doute prétexter l'alarme comme responsable de son retard, cette simple idée chassa cette préoccupation. De toute manière, elle prendra de son temps libre, pour se mettre à jour. Elle aurait aimé qu'on lui confît un projet comme celui qu'elle avait eu avec Perle, cela avait été particulièrement enrichissant. En arpentant, un nouveau couloir, elle vit au loin le gouverneur, il semblait accompagné. Elle garda un pas modéré. Elle n'avait pas l'intention d'arriver à sa hauteur et pas la moindre envie de se faire remarquer. Elle fit signe à Pyro, de rester prêt d'elle. Il sembla la regarder pendant un instant avec un air de parfaite indifférence, souvent synonyme d'un comportement imprévisible de sa part. Puis accéléra le rythme pour se rapprocher des deux individus. Dans un murmure, elle lui ordonna de revenir. Cependant, dans un soupir, elle songeait qu'avec Pyro, il ne servait à rien de lui ordonner quoique ce soit, puis qu'il n'en faisait qu'à sa tête. Elle se pinça la lèvre en regard le furet rebelle et un peu trop curieux sans doute, s'avancer.

    Elle se contenta de fixer du regard le dos du gouverneur. Il n'était pas très étonnant de savoir qu'il fut lui aussi à travailler au bureau de nuit. Elle se mordit de nouveau la lèvre en se rappelant qu'elle avait passé la majeur partie de son temps à dormir, peu probable qu'il eut fait de même. En reportant son attention sur ce dernier, elle se dit que pour rien au monde, elle aurait aimé être à sa place. Oncle Prométhée, disait souvent que le pouvoir attirait bien des gens, mais que peu en était fait pour l'obtenir. Il suffisait de voir, les conséquences des événements actuels pour se dire qu'il n'était pas de bon temps, d'être gouverneur. Astéria dans un sens éprouvait une certaine pitié pour lui. À ses yeux, seule, la solitude, seule, la défiance attendaient celui qui endossait un tel rôle. Elle se demandait souvent quel genre de personne, fallait-il être pour accepter un tel prix.


    Astéria, approuvait certaines décisions que le gouverneur avait entrepris, essentiellement pour ce qui concernait les "bas quartiers". Avait-on déjà vu, un autre en prendre de telles ? Cependant, cela était si dérisoire en comparaison de ce qu'il y avait a espéré qu'on pouvait aisément se demander si cela n'était pas qu'une simple tentative illusoire, de donner une image faussement changeante du gouvernement. Certains, comme sa tante, voyait en lui, l'avènement d'un changement conséquent pour les "bas quartiers". Astéria préférait rester plus méfiante, quand bien même qu'elle fut employée par le gouvernement. L'espoir d'un jour meilleur est sans doute préférable à la désillusion d'un avenir promis, mais jamais acquis.
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Lun 11 Fév - 17:20

    «  - Mais nous avons fais notre nécessaire ! C'est pas notre faute s'il ne peut vous recevoir avant les huis prochains mois.... »
    La secrétaire balbutiait, les yeux écarquillés, tandis que la Baalkyane la targuait d'un regard bordés de milles reproches. Les congénères de cette femme, trois autres secrétaires toutes aussi bien apeurées que baignées par l'incompréhension de ce qu'il se passait, tentaient vainement de calmer la situation. A vrai dire, elles ne savaient pas qui était la Josiane devant elle ni sa provenance ni sa raison de venir ici, au cœur du système d'Oasys de nuit. L'inconnu et le mystère de cette personne devant elles, les alarmaient. Pourquoi le garde de l'entrée l'avait-elle laissé passée ?

    Fronçant ses sourcils d'exaspération par le manque de répartie dont faisait preuve ces demoiselles, Blue se retournait vivement, réfléchissant en observant de nouveau les caméras tandis que l'alarme sonnait. Les quatre personnes à l'accueil suivirent le pas de l'établissement en suivant le protocole de l'exercice et partirent sans demander leur reste. Du moins, c'est ce qu'elles auraient aimés faire, jusqu'à ce que la sensation d'un malaise flagrant ne leur donne une nausée.
    De même, leur poitrine fut compressée, manquant toutes quatre de s'asphyxier tandis que la pâleur de leur peau sur l'expression d'un visage terrifié se lisait entre leurs rides douloureuses.

    Une à une, elle poussèrent une complainte étouffée tandis qu'elle s'abattirent contre le sol, inertes, une légère goutte de sang remontant le long de leur gorge jusqu'à la cime de leur lèvre prouvant que le cœur avait subitement cessé de battre.
    La chamane observa les corps l'espace de quelques secondes, un léger sourire presque attendrissant se paraît le long de ses lèvres, s'étirant doucement jusqu'à féliciter ses pommettes et étinceler son regard d'un cyan intense.
    «  - J'AI FAIM. »

    «  - J'imagine qu'elles avaient bon goûts. »

    «  - Peu importe, j'en veux plus ! Nous en voulons plus ! »


    L'esprit de l'hiver résultant de la famine, de la chasse et de l'angoisse, claquait ses crocs une nouvelle fois tandis que son mufle dégoulinait d'un sang poreux et épais.
    «  - Montons ! Tu auras l'occasion de voir d'autres de tes proies en montant les escaliers ! »

    «  - Par contre, tu ne sens pas un truc ? »

    «  - Quoi encore ? »

    Demandait Blue en targuant d'un regard énamouré l'espace vide au-dessus de son épaule tandis qu'elle avançait dans les couloirs en directions des escaliers pour monter à l'étage du dessus.
    «  - Sens. Ca pu. »

    «  - … »


    Et là, elle écarquillait les yeux en observant le gouverneur arriver, descendant les marches en la reconnaissant.
    «  - Ow putain ! »

    «  - Faut vraiment que tu bosses ta chasse ! »

    «  - C'est pas le moment de m'emmerder ! J'ai pas d'armes sur moi je te rappelle ! J'ai rien ! Même Ursoc est partit en vacances ! Et Rebecca dort à cette-heure-ci ! »

    «  - Faisons un pacte... Tu vois la gonzesse qui arrive ?  Provoque-la. Garde-là prêt de toi et son aura n'aura pas d'effet sur toi.»

    * Très bien. Une otage. Et que vas-tu faire pour pallier à son... charme?*

    * L'hiver. Nous sommes encore en hiver... ça te fera trente âme de plus ce soir.*

    * On en était déjà à trente la semaine dernière... Tu as dis que tu acceptais les crédits!*

    *Ce qui nous fait soixante. Donc trente pour ce soir. Et si tu pousses jusqu'à quarante de plus... tu t'attireras les faveurs de notre Grand frère...*


    Blue cachait sa surprise en étouffant sa rage tandis que le gouverneur tentait de l’amener vers les escaliers menant au hall. Cependant, il n'y arrivait pas, se heurtant à la froideur et au marbre de Blue qui observait la jeune fille descendre les marches pour venir a eux.
    Sans avoir bougé, ses iris turquoise lançaient des éclairs pendant qu'elle croisait l'espace d'un instant, le regard noisette de la jeune femme. Blue ne désirait pas de témoins. Néanmoins, si les ordres venait du Loas... Elle ne pouvait pas les refuser. Alors elle se retourna vivement, se dérobant du bras du gouverneur pour mieux interpeler la jeune inconnue...
    «  - EH ! CONNASse.... Moooooooooooooooow...... »
    Blue fronçait les sourcils tout en observant au sol... un furet...
    Inutile de rappeler que la chamane vivait à Baal dans un coin marginale avec sa petite famille, dans des tipis à idoler des furets. Leur famille était exclusivement composée de furets, blanc, noir, éthérien, de feu, de végétation, des furets-Ursin comme des furets-montures, bref ! Les furets, c'était sa vie.

    Aussi, quand elle planta l'insulte en agressant la demoiselle de la sorte, ses iris glissèrent amoureusement vers le sol en observant le mignon petit animal. Ses airs d'assassine-furieuses se transformèrent immédiatement en quelque chose de beaucoup plus ridicule, elle était raide dingue de ce furet ! Ça lui rappelait ça maison... Petit chef qui a été volé... sa mère, son foyer, son innocence. De ce fait, Wendio se facepalm à coté pendant que madame se complaisait à idolâtrer le petit animal...
    «  - Mais qu'il est trop kawaïïïï !!! Mais pout pout toi ! Pout pout pout ! Ouh mais qu'il est beau mais qu'il est.. »
    «  - CESSE DONC ! On a un festin qui nous attend ! »

    «  - Non mais wendigo, on ne peut pas là, on a un furet sur les bra... »

    Elle cligna plusieurs fois des yeux.
    Il y avait l'alarme qui était toujours là, et plus loin, à cent mètres d'eux, les corps des quatre jeunes femmes morte d'arrêt cardiaque et puis, bien sur, quelque chose se tramait dans l'ombre.
    Il y eut comme une espèce de grognement féroce, profond et rauque qui fit irruption autours des trois protagonistes, suivit d'un courant d'air glacé et intense.
    L'air et l’atmosphère était pesante en plus d'être glaciale... La tension s'accentuait en une angoisse palpable.
    Blue se relevait en haussant les épaules, s'était-elle faite découverte ? Sans aucun doute. Des fous qui adulent les furets, dalleur elle avait complètement snobé le fennec du gouverneur pour se gagatiser devant le furet. Et qui venaient pour massacrer des humains il n'y en avait pas beaucoup qui courraient les rues.

    Cependant, Blue allait jouer la carte de l'innocence, laissant le Gouverneur sortir s'il le voulait, descendre les marches et peut-être... voir les crises cardiaques... peut-être lui-même ferait le point de rapprochement entre les trente gardes de l'entre de Kin et les quatre secrétaires et le garde de l'entrée, qui sait? Cela ne pouvait pas être une coïncidence. De ce fait, volontairement, elle allait émettre des petits pout-pout en attirant l'attention du furet de feu. Puis n'y tenant plus, elle se glissa à proximité de l'inconnue... histoire de faire faussement connaissance, enfin... faussement... il y avait quand même un minimum de véritable curiosité.
    "- Moi, c'est Jo... pfff..! Blue. Comment est-ce qu'il s'appelle, lui? Je suis navré, mais les furets c'est ma vie vous savez... J'ai grandis avec une famille de furets, connu toutes les formes de furets, j'ai moi-même un Furet Ursin qui doit être dans le coin... Il a quel âge?"

    Sans arrêter de parler elle s'accroupissait en observant le petit animal...
    * C'est pas du carton. T'es en mousse. T'es une chamane en mousse. EN PAPIER ! MAIS BOUGE TON GROS CUL TU VOIS PAS QUE LES RENFORTS ARRIVENT!*

    " Hu?"

    Ajoutait-elle tout en levant son menton vers un espace haut, très haut d'environ deux mètres à droite de la jeune maîtresse du furet.
    En effet... Les renforts et les gardes allaient pas tarder à arriver et Sÿn ? Où était ce fichu gouverneur? Son plan à moitié tombé à l'eau, il allait lui falloir chopper cette otage ... Mais comment faire? On ne martyrise pas un propriétaire de furet devant ce genre d'yeux innocents!
    " - Je suis désolée, mais va falloir me suivre... S'il vous plais... J'ai pas envie que le petit devienne malheureux. Ca, c'est pas un exercice et j'ai besoin de causer avec ce gouverneur à la con. Enfin, causer... Vous savez où se situe son bureau?"


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    Message par Sÿn Khan le Mar 12 Fév - 11:03

    Sÿn fut royalement ignoré par la jeune femme. Le gouverneur fut quelque peu choqué et même désorienté. Cette Josiane De Laforêt n’avait-elle donc aucune manière ? Espérait-elle sincèrement qu’il daigne lui accorder un moment en adoptant pareil attitude ? Déjà, lors de leur première rencontre, elle avait refusé de partir alors que l’heure était grave. Sÿn avait du être contraint de le lui faire savoir en personne, tant elle s’entêtait au point de mettre le garde mal à l’aise. Aujourd’hui, elle apparaissait soudainement et l’ignorait totalement alors qu’il s’efforçait de se montrer poli et courtois. Sÿn était bien tenté de refuser une entrevue à la jeune femme. Ce qui le retenait ? Le fait qu’elle soit originaire de Sèvia. En effet, Öazys commençait tout juste à s’ouvrir à d’autres nations récemment découvertes et il souhaitait entretenir de bons rapports avec leurs représentants.
    Pour ce faire, il estimait qu’il se devait de bien accueillir les personnes originaires de ces nations. Mieux valait éviter de créer des tensions inutiles alors qu’il était crucial de s’allier pour favoriser les échanges et se défendre contre les Baalkyans, ces dégénérés mentaux qui se disent serviteurs de Dios et qui ont pour vocation d’éliminer les autres.

    On en savait encore peu sur ce peuple qui semblait essentiellement composé de psychopathes sanguinaires. Toujours est-il qu’après l’attentat qu’ils avaient provoqué à Öazys à l’occasion de l’an 1000, ils étaient officiellement devenus des ennemis d’État. Bien évidemment, Sÿn était loin d’imaginer que Josiane De Laforêt faisait en réalité partie de ces gens-là. Comment aurait-il pu le savoir après tout ? Physiquement, rien ne les distinguait des habitants des autres nations. S’ils avaient des costumes traditionnels, il leur suffisait d’en changer pour s’adapter et se fondre dans la masse de la nation qu’ils avaient décidé d’envahir. Rien de plus facile après tout. Ces fichus Baalkyans allaient donner raison à tous ceux qui étaient contre le progressisme et le développement de l’exploration.

    Sÿn ne s’était pas attardé et n’avait pas à chercher à comprendre l’attitude de la jeune femme et poursuivit son avancée en direction de la sortie, se fiant toujours à l’alarme. En chemin, il aperçut des corps inertes. Il se précipita vers eux, s’agenouilla à côté du plus proche, pris délicatement le poignet de la pauvre victime afin de prendre son pouls. Rien. Il pencha son oreille pour tenter de capter ne serait-ce qu’un léger souffle de vie dans ce pauvre corps. Toujours rien. Il fit de même pour les autres corps inertes, sans grand espoir, mais par acquis de conscience. Le résultat était le même. Ces corps inanimés et parfaitement intactes n’étaient pas sans rappeler ceux qui avaient été découvert près de l’antre de Kin.

    Lorsque les secours arrivèrent, Sÿn leur signala les corps. Crise cardiaque. Exactement comme les gardes décédés près de l’antre de Kin. Autre point commun ? La présence de cette Josiane De Laforêt. Et si elle n’était pas étrangère à ces étranges événements ? D’ailleurs, son comportement n’était-il pas plus que douteux ? Après tout, quelle assurance avait Sÿn de son appartenance au peuple de Sèvia ? Vraisemblablement aucune.

    Des gardes ne tardèrent pas à rejoindre Sÿn qui leur intima l’ordre d’arrêter Josiane De Laforêt. Le gouverneur souhaita les accompagner. Ils ne tardèrent pas à retrouver l’étrangère en compagnie d’une employée du gouvernement. Sÿn ne la connaissait pas personnellement, il ignorait même son nom. Cependant, son visage lui était familier, sans doute à force de la croiser au sein du gouvernement.

    - Madame De Laforêt, vous êtes priée de nous suivre. Toute tentative de résistance pourra être retenue contre vous. Déclara un représentant de la loi en uniforme.

    Sÿn assistait à la scène derrière les officiers et les gardes, les bras croisés, le visage fermé et le regard sévère.
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    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 15 Mar - 22:42




    Force était de constater que La jeune femme devant Blue n'était pas très coopérative comparé à son furet de feu, de ce fait pressée par le temps, la chamane poussa l'une de ses longues et soyeuses mèches de cheveux d'ébène derrière son oreille en réfléchissant, puis voyant le gouverneur arriver avec une ribambelle de gardes, elle y plissait ses paupières en montrant une certaine gêne quand à l'arrivé propice de ce dernier vers les deux jeunes femmes.

    Toujours accroupie, le furet enflammé était venue à sa rencontre, se lovant entre ses mains en poutpoutant amoureusement son plaisir de cette rencontre d'infortune, le petit animal ne pu réprimer un regard agacé vers sa maîtresse, ne voyait-elle pas qu'il n'avait rien à craindre, lui ?
    La chamane soupirait en lançant un regard sévère vers la demoiselle avant d'embarquer le furet avec elle, le portant entre ses bras comme s'il s'agissait d'un nouveau né, le lien entre l’ancienne chamane du clan des furets et ces animaux poilus à la frimousse d'un ursichiant étaient incompréhensible, mais c'était là, la seule chose de véritablement magique et beau qu'elle entretenait depuis sa naissance. Et ça ne concernait qu'elle, et les furets, peu en importait le type.

    Le portant jusqu'à son nez, elle lui bisouilla affectueusement le crâne, entre ses deux petites oreilles triangulaires levées avant de concéder :
    «  - Puisque toute la famille est réunie, nous allons enfin pouvoir en venir au therme de nos négociations, Sÿn. »

    Plaçant le furet derrière, elle, la chamane époussetait sa longue robe en faisant tomber sa cape noire sur le sol, dévoilant sa longue robe noire et blanche médiéval parfois tâchés de sang du à l'assassinat de la famille Ackermann en début de semaine.
    Soudainement, elle arma une main et telle une griffe, elle jeta son bras en direction de la jeune étrangère au furet.
    «  - Cela dit, nous n'avons pas besoin de témoins... Wendigo, occupes-toi d'eux. »
    *parfait...*
    s'exclamait le Loa d'une voix profonde et caverneuse à souhait.
    *Je m'en occupe... Révèles-moi, tisseuse ! *


    La fumée provenant de son aktech situé à sa ceinture s'illuminait soudainement en une traînée de lumière d'un bleu ôcre, changeant doucement pour devenir gris et se frayer un chemin entre les mains ouvertes et les doigts pliés de la chamane.
    Doucement par quelques mouvements de vagues et de retournement de poignets doux, la fumée se gonflait et se noircissait pour venir à ses cotés, là où le Wendigo attendait.
    La fumée dévoilait ses horribles iris de sang, deux billes petites injectées d'une pupille fendantes à en glacer le sang, deux iris rouges sans paupières, mais mobile, allant de la jeune inconnue blanchie par la paralysée et la peur, à chacun des hommes présents.

    Un instant, les billes saignantes du Loas firent rétrécir ses pupilles de serpent lorsqu'il s'attardait sur le gouverneur, tandis que la chamane poursuivait ses fins mouvements de poignets afin de dévoiler le Loas en faisant inhaler la fumer involontairement aux personnes présentes.
    A défaut de communiquer et voir totalement les esprits en fumant le calumet, ils verraient les yeux, les crocs et la tête du monstre, ainsi que la naissance de sa colonne d'os et de chairs moisie, arrachée, en lambeau.

    Le furet feulait en fuyant, Wendigo ouvrit sa large mâchoire carnassière, faisant découvrir toute une série de crocs tous plus sombres et mortels les uns que les autres, tandis qu'il se mourrait d'un rire rauque en observant le dit Sÿn, les gardes se mettant instinctivement devant lui pour le protéger.
    Certains demandèrent de quoi il s'agissait, d'autres avaient déjà abaissés leurs armes, et peut-être tiré par peur... mais les balles avaient trouvés le mur... tout comme eux-même allaient certainement trouver la mort.
    «  - J'ai rarement été quelqu'un d'Obéissante.
    Négocions s'il vous plais, Sÿn et je ne pense pas que cette fois me proposer un autre de ces rendez-vous vous sera très utile. J'ai des questions et j'ai besoin de réponses. Soyez coopératif, je tâcherai d'être diplômatique avec Wendigo. »


    Wendigowak fit entonner un grognement rauque impressionnant en faisant tonner la peur et l'angoisse chez les personnes en face de lui, la tension était si glacial et palpable que la Jeune femme au furet s'en évanouissait.
    ( Je la laisse ainsi tout loisir de contrôler son personnage pour la suite.)
    Sa poitrine s'abaissait à un rythme cependant régulier, démontrant qu'elle n'était pas morte, elle.
    «  - Yanko m'a dit que vous avez des réponses. Chani est une princesse de Kohi. Avez-vous eu où non, des documents, des traités où même des souvenirs où des preuves qu'elle existe ? »

    Ajoutait-elle d'une voix plus tranquille, maintenant l'épais brouillard de fumée entre ses doigts dansant, ses pieds bien encrées dan sle sol, prêts à la propulser en arrière et à la mettre à couvert, derrière un pilier si jamais un problème devait se poser.
    «  - J'ai découverts récemment que des personnes importantes disparaissaient, comme s'ils n'avaient jamais existés. Pas d'identité, pas de souvenirs des proches, tout a comme qui dirait, été effacé. »

    Calme, tempérée, elle observait, inquiète chacun des gardes qui commençaient à se débattre de leur peur avec leur courage. Blue ne donnait pas longtemps avant la fin de leur paralysie et le début de cette hécatombe où elle pourrait très simplement y laisser la peau.
    «  - Et j'ai la certitude que vous savez quelque chose. Qui était cette princesse ? Que vous a appris cette aventure dans le désert ? Où pourrais-je obtenir des réponses ?! C'est important ! »

    Finit-elle par lâcher d'une façon plus autoritaire, le nez renfrogné et les deux poingts à la limite serrés afin de retenir l'esprit affamé qui se jetait dans le vide à la façon d'un loup, prêt à dévorer les proies appétissantes devant ses iris horrifiantes.
    «  - S'il vous plais... »
    Finit-elle encore uen fois par lâcher, implorante au milieu de cette situation tendue, en plantant ses iris d'un cyan inquiet et intense dans le regard du gouverneur.


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    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Sÿn Khan le Jeu 28 Mar - 11:20

    Toute expression de sympathie – même feinte – avait désormais disparu du visage du gouverneur qui posait un regard sévère à la jeune femme qui avait clairement annoncé ses intentions. Elle souhaitait négocier. Nous noterons le “s’il vous plait“. Elle insista sur la coopération du gouverneur en précisant qu’elle tâcherait de faire preuve de diplomatie en contrepartie.

    - Que voulez-vous ? Demanda sèchement le gouverneur qui ne perdait rien de son assurance.

    Öazys en avait connu des gouverneurs en mille ans. Certes, Sÿn ne faisait pas l’unanimité parmi les Öazyskyans. Cependant, il fallait bien admettre qu’il ne manquait ni de prestance ni de courage pour faire face aux obstacles qui se dressaient devant lui. Un autre que lui, à cet instant précis, n’aurait probablement tenu tête comme il le faisait avec cette Josiane De Laforêt.

    Les yeux dorés du gouverneur se couvrirent d’un voile sombre à l’évocation de Yanko. Que venait-il faire dans cette affaire ? Décidément, sa famille était bien trop exposée à son goût depuis son accession au pouvoir. Pourtant, des systèmes de sécurité sophistiqués avaient été mis en place, des gardes du corps avaient été engagés et malgré tout Yanko parvenait toujours à s’éclipser à leur filer entre les doigts ! Sÿn devait-il renoncé à la politique et à son rôle de gouverneur pour préserver sa famille ? Devait-il renoncer à son rêve d’une Öazys plus équitable et ouverte à l’autre ? En outre, la curiosité et le manque de discipline de Yanko constituaient un danger. Malgré ses précautions et tentatives de préventions, son petit frère ne semblait pas saisir qu’il mettait sa vie en péril. Il devenait impératif que Sÿn prenne des mesures en conséquences.

    - Yanko dit beaucoup de choses, mais ce n’est encore qu’un enfant à qui beaucoup de choses échappent. J’ai effectivement un document qui évoque cette soi disant princesse Chani de Kohi, mais il y a fort à parier qu’il s’agit d’un canular ou d’une tentative de détourner notre attention d’autres choses qui pourraient se tramer.

    La logique de Sÿn tenait la route. Après tout, quel crédit accorder à des documents trouvé au milieu du désert ? Peut-être que le chevorc avait tout simplement récupéré le sac d’un graphiste professionnel, étudiant ou amateur qui avait modifié une édition du journal pour s’amuser ou pour un quelconque projet artistique personnel. A moins qu’il ne s’agisse bel et bien d’une tentative de brouiller des pistes pour semer la zizanie à Öazys et pourquoi pas même entre les nations. Après tout, l’alliance entre Öazys et Kohi était récente et peut-être ne plaisait-elle pas à tout le monde. L’Empereur était très important pour les Kohikyans, ce journal pouvait semer le doute au sein de l’alliance qui s’était créé ? Ou peut-être cet exemplaire était dû à une erreur de son rédacteur et tout le monde se prenait la tête pour pas grand-chose…

    Josiane De Laforêt fit part du fait qu’elle avait découvert que récemment, des personnes avaient disparus sans laisser de traces, comme si elles n’avaient tout simplement jamais existés. Elle conclu en disant qu’elle avait la certitude qu’il savait quelque chose, précisant ses questions.

    - Votre certitude est infondée : je ne sais rien. Je n’ai jamais entendu de propos concernant des personnes disparues ou effacées des mémoires. Cette aventure dans le désert n’aura permis qu’à un fermier de récupérer son chevorc égaré et de ramener cet unique exemplaire de journal qui à lui seul ne signifie rien, même s’il peut soulever quelques questionnements et permettre d’émettre des hypothèses de toutes sortes.


    Sÿn avait lui aussi, prit un air autoritaire. Il n’avait pas l’intention de se laisser impressionner par cette demoiselle. Il était entouré de garde du corps durement entrainés et avait confiance en leur capacité à le protéger. Il était loin de s’imaginer à quel point l’adversaire qu’ils allaient devoir affronter donnerait lieu à un affrontement totalement inégal.
    Même s’il avait bien perçut la lueur d’inquiétude qui avait percé au fond du regard de la chamane, il n’avait pas l’intention de se laisser attendrir, n’ayant pas apprécié les menaces et la façon de faire de la demoiselle pour se faire entendre. Le pire, c’est qu’elle avait approché son petit frère qui n’était encore qu’un enfant et l’avait mêlé à ses affaires. Il ne pouvait décemment tolérer cela.
    En outre, Sÿn avait dit la vérité. Il n’était au courant de rien concernant cette affaire de disparitions. Et le gouverneur avait bien trop à faire depuis la mort de Kin…

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    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 28 Mar - 22:34


    Ses poings étaient toujours aussi clos, le gant de cuir qui encerclait ses doigts rigides commençaient doucement à grincer sous l'intensité de la griffure de ses ongles. Tout le corps de la chamane était tendu dans ses deux poings refermés, sa concentration n'avait de mire que son aura et la fumée bleuté qui s'élevait autours d'elle. Les deux pupilles de sang du Wendigo n'avaient de cesse de monter et de baisser, reculer pour mieux se jeter en avant, se languissant des vivants, affamé par ces secondes de traque qui n'avaient que le décompte de l'éternité devant ces iris flamboyant.
    Les frêles humains, éphémères gardes du corps devaient sentir que leur trépas arrivait à leur apogée, tant par leur tremblements et leur marmonnements, car même si leurs iris avaient le reflet du courage de l'humanité, leur corps n'en était pas moins qu'une faiblesse de taille, mesuré à l'éternité du tourment dans lequel ils allaient être condamnés.

    Les iris incandescent du monstre se rapetissèrent tandis que l'immonde Loas émit un premier rugissement qui fit armer de courage et illuminer de volonté les gardes du gouverneur. Ces derniers eurent raison de leur paralysie en moins de temps qu'il n'en furent cependant, -à n'en point douter que les pierres du gouverneur devaient en être pour quelque chose-. Quoi qu'ils en furent, il s'étaient tous mis à genoux, faisant claquer leur fusil au sol de nouveau, afin de faire opérer leur justice devant les yeux et le souffle retenu de la spiritiste.

    La chamane avait abaissé sa tête d'une façon totalement résignée suite aux paroles du gouverneur, seuls ses poings serrés à bloc retenaient l'apocalypse de se déverser dans ce tombeau d'ordre et de monarchie. Bien sûr qu'elle croyait dur comme fer ce que le gouverneur venait de dire, qui aurait osé mentir dans une situation aussi incandescente ? Devant la mort et les esprits, la pureté et l'innocence, il n'y avait pas de place pour les mensonges. Aussi la belle de Baal observait le sol, ses iris cyan intenses cherchant une réponse au pourquoi des paroles du gouverneur.

    Il était évident qu'il n'avait aucune preuves quant à une possible alliance entre Oasys et Kohi, ni une preuve concrète sur la possible existence de la princesse Chani, puisque toute son identité aurait disparut depuis la surface de Teren. Et en effet, il se pourrait qu'il ait pu y avoir un simple malentendu depuis un journaliste créateur de trouble. Néanmoins la chamane était déterminée dans ses idées, certaine que cette princesse avait existé et que là, même sans preuves, toutes ses pensées et ses idées infondées, elle était persuadée qu'il y avait une menace, quelque chose de lourds qui pourrait soit briser le silence de Dios, soit celui de l'humanité, étant donné que ces deux statues étaient étroitement liés.
    «  - Qu'aurait à y gagner Dios à faire disparaître des errants... »

    Marmonnait-elle plus pour elle-même que pour le gouverneur.
    Bien sur elle réfléchissait à une vitesse vertigineuse, mettant de cotés les superstitions, les faux-semblants et les ordres directs donnés depuis sa divinité qui consistaient à bouffer ceux qu'il appelait « infidèles » qui finalement n'étaient qu'humains pollueurs et massacreurs de créatures. Mais ces personnes qu'il prenait soin de voiler dans un nid de mystère, qu'avaient-elles concrètement faites pour mériter l'abandon et la suppression de leur existence ?
    Une situation dangereuse pour Teren ? Non, dans ce cas Syn aurait été balayé de la carte. Un mystère, un secret qu'ils auraient trouvés ? Sans aucun doute, mais à quoi cela était-il dû ?

    Soudain les cliquetis des armes des hommes tremblants se mirent en joute, leurs canons dirigés vers Blue, dont les iris d'un cyan épurés étaient toujours fixés sur le sol, traitant chacun des mots et syllabes du gouverneur, tout comme chacun des indices qu'elle détenait.
    Existait-il quelque chose, un lieu où une sorte de créature permettant d'archiver toutes les données de Teren sans que rien n'en soit jamais effacé ?
    Soudain une balle traversa l'atmosphère pour aller se planter dans son bras, traversant sa chair en faisant pleuvoir le sang sur le dallage, tandis que l'impact de la balle allait se réfugier contre le mur.

    Par réflexe, elle porta son gant gauche à sa douleur, en prononçant une grimace, serrant les dents en remontant ses gencives à la façon d'une lionne grondante en fusillant l'homme qui l'avait touché d'un regard plein de promesses sombres. Tandis que les autres étaient encore en train de la viser.

    Tout se passait très vite.
    Wendigo prit conscience que la chamane ne le tenait plus et il hurlait l’hallali, faisant trembler les dallages et les murs du gouvernement tant son rugissement en était féroce, tout comme la famine qui l'animait.
    «  - NON ! Tu vas Attendre Vermine de Loas ! Je ne suis pas descendu depuis Baal pour apprendre que Dios efface la mémoire des humains uniquement pour son propre intérêt. »

    Se rendant compte qu'elle venait de se vendre dans un cri de guerre qui lui était presque libérateur, elle remontait, tranchante, son visage blanchit par la rage et la douleur vers Syn. De toute manière, être Séviakan ne lui allait pas au teint, elle était trop bronzée pour appartenir aux domaines forestier.
    Se rembrunissant, Elle jetait son bras gauche et sa fumée bleuté sortant de son calumet, en direction du Loas qui fut de nouveau freiné à, à peine un centimètre des yeux et du visage du premier garde sur lequel il s'était lancé.

    Ce dernier tombait dans les pommes sous le coups de la pression acerbe qui faisait battre son cœur à cent à l'heure, de même, quand son palpitant s'arrêtait... il s'écrasa mollement sur le sol telle une pesante merde humaine, faisant jacter ces collègues qui finirent par se regarder, puis lancer un regard plus qu’apeuré vers leur Gouverneur.
    Ils venaient de prendre conscience qu'ils ne pouvaient tout simplement pas abattre quelque chose d'invisible, bien que les yeux de sang l'étaient. Et cette chose invisible provoquait la peur, l'emois et la paralysie dans leur corps et leur âme.

    S'ils semblaient aussi apeurés que tremblants, ne pouvant pas parler face à la gorge nouée du à la proximité du Loas devant eux, leurs yeux troublés par les larmes de l'effroi auraient pu permettre au gouverneur de comprendre qu'il était temps pour eux de se retirer afin d'éviter toutes pertes inutiles...

    Le Wendigo, frustré de n'avoir pu assouvir sa faim se retournait vers sa chamane, l'observant de ses pupilles de sang avec un air des plus haineux, depuis quand un être vivant pouvait-il lui ordonner de ne pas tuer ? N'était-elle pas Baalkyane de surcroît ? Ne devait-elle pas éradiquer fidèles, humains et errants de Teren ? Sa colère était autant palpable qu'il hésitait à buter la chamane pour son attitude désinvolte. De ce fait, il targua le gouverneur d'un regard nouveau, impatient, en faisant claquer ses crocs puissant dans le vide.
    Le poing levé, Blue fermait ses paupières dans le but de se concentrer, essayant de dialoguer autant avec le Loas qu'avec les esprits alentours.
    «  - Il y a bien un mystère à soulever, gouverneur et je tends bien à trouver une solution aux problèmes de ces suppressions d'existences. Si je ne peux trouver de réponses à Oasys, J'irais à Cristal Mill avec votre frère, il a l'air d'en savoir plus à ce sujet de vous-même. S'en est désolant. »

    Avec un léger rire sadique, ses lèvres roses s'étirant avec charme de chaque coté de ses joues, elle ajoutait ;
    «  - Le peuple où le frangin. Quel cruel dilemme. »

    Doucement la chamane sombrait dans son état de connassitude, sachant pertinemment sur quel pied danser, avec ce genre là, qui avait l'air de tenir énormément à sa famille.
    Blue ne l'en blâmait pas. Après tout... Si elle avait eut encore sa propre famille à l'heure actuelle, elle aurait tout fait pour les préserver. Néanmoins l'histoire en avait décidé autrement.
    Son regard se fit aussi sombre que celui de Syn, si ce n'est plus à l'évocation de ses souvenirs douloureux, si douloureux que son beau visage s'en dégradait en une expression sincèrement froide , elle qui avait été pourtant si courtoise et diplomate depuis le début de cet entretient.
    «  - Je vais vous aider pour cette fois et cette fois seulement à faire ce choix douloureux. En considérant que vous êtes un ennemi de Baal, mais pas le mien puisque vous avez eu la courtoisie de me répondre en m'affrontant sans me blesser. »

    Délicatement avec bluff, elle observait le garde au sol, celui qui lui avait tiré dessus.
    Il lui faisait pensé à elle et à sa condition.
    Respectueuse et fidèle de son symbole d'autorité mais non obéissante.

    «  - Je vais le protéger. Je lui ai fais une promesse et qu'à cela ne tienne, entre nous, une parole je n'en ai qu'une. Je vais le protéger et vous le ramener. En échange, ne parlez à personne de cette entrevue. »

    Le poing serré menaçait cependant de se briser une nouvelle fois, tandis qu'elle toisait Syn d'un regard impérieux, le visage levé et son cou dégagé par sa lourde crinière noire ondulante lui donnait un port aliter presque royale.
    Elle attendait une réponse, qu'elle en fut positive ou négative, tous ce soir, fermeraient les yeux quant à cette histoire.


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    Message par Sÿn Khan le Dim 31 Mar - 17:29

    Un homme lança un premier coup de feu qui atteignit sa cible. La jeune femme bougea à peine, le calme apparent qu’elle continuait d’afficher avait quelque chose de lugubre au point de vous glacer le sang. Un frisson parcouru l’échine du jeune tireur. La jeune femme se mit à hurler soudainement, semblant parler seule. Quelque chose qui échappait à la rationalité des Öazyskyans présents se tramait, Sÿn en avait l’intime conviction, tout comme ses gardes du corps savaient qu’ils luttaient d’instincts contre quelque chose qui les dépassait totalement. Le danger planait au-dessus d’eux, lugubre, menaçant à tout moment d’aspirer leur âme. Comment décrire ce qu’ils éprouvaient à cet instant ? Le malaise était palpable, la mort semblait leur tourner autour, à la fois terrifiante et menaçante. Malgré les fortes chaleurs que l’on connaissait habituellement à Öazys, chacun eu pu répondre qu’il était glacé et ce n’était assurément pas à cause de l’air conditionné dont était équipé le palais du gouverneur.

    Pour en revenir à leur curieuse mais pas moins dangereuse assaillante, elle se mit donc à hurler à l’adresse d’un interlocuteur invisible en révélant ses origines Baalkyanes. Le visage de tous les Öazyskyans présents s’assombrirent. Le souvenir de l’attentat revendiqué par le peuple de Dios, lors du réveillon qui annonçait l’an mille, restait encore frais dans les mémoires de chacun.

    Tous savaient le sort qu’ils devaient réserver aux Baalkyans et pointèrent leurs armes vers la jeune femme, prêt à presser sur la détente. Pourtant, Sÿn les arrêta d’un geste impétueux. Le visage grave, il fixait la Baalkyane avec une colère sourde et profonde qu’il ne prit même pas la peine de dissimuler. Ses hommes parurent surpris. Pourquoi avait-il stoppé leur action alors que l’ordre général était d’éliminer les Baalkyans ?

    - Dios efface les mémoires ? Répéta Sÿn, sous entendant qu’il souhaitait des éclaircissements à ce propos.

    Une telle affirmation était grave et même capitale, car elle pouvait entrainer des conséquences terribles. Les hommes comprirent alors pourquoi le gouverneur avait stoppé leur action. Désormais éclairé sur ce point, c’eut été mentir que de dire qu’ils n’étaient pas désireux d’en savoir d’avantage, même si certains éprouvait secrètement le doute quant à la parole de la jeune femme : n’était-ce pas une tentative de sa part de les embrouiller ? Sÿn y avait songé également. Mais si cela était vrai ? En l’éliminant précipitamment, ils auraient pu passer à côté d’éléments importants.

    La jeune femme répondit qu’il y avait bien un mystère à soulever et qu’elle comptait aller enquêter Crystal Mill. Cela sous-entendait donc qu’elle n’en savait pas d’avantage. Le visage du gouverneur se crispa instantanément lorsqu’elle affirma qu’elle comptait se rendre là-bas avec son frère. Targuant que Yanko semblait en savoir d’avantage que lui à ce sujet. Ceci mis à part, ce qui préoccupait surtout Sÿn, c’était que son frère soit devenu l’otage de cette femme monstrueuse. Où était Yanko à l’heure actuelle ? Un rictus était apparu sur le visage de l’immonde Baalkyane qui lui demandait de choisir entre son frère ou son peuple.

    Le gouverneur se crispa. Il était autant responsable autant de Yanko qu’envers le peuple auprès duquel il s’était engagé en accédant à la tête du gouvernement. Il ne pouvait décemment pas éliminer cette ennemie sans même savoir où se trouvait son frère, si elle avait des complices qui étaient tenus de mettre ses noirs desseins à exécution.

    La jeune femme poursuivit pourtant, en disant qu’elle allait l’aider pour cette fois en estimant qu’il était l’ennemi de Baal, mais pas le sien puisqu’il avait eut la courtoisie de lui répondre et de l’affronter sans la blesser.

    La Baalkyane poursuivit donc en affirmant qu’elle allait protéger son frère à qui elle avait fait une promesse et le lui ramener. Elle disait n’avoir qu’une parole. La belle affaire ! Qu’était-il supposé en faire de sa parole ? La croire ? Lui qui était assaillit de toute part, entourés de traitres infâmes qui n’auraient pas hésité à l’évincer pour prendre sa place au pouvoir, était supposé croire une parfaite inconnue, Baalkyane de surcroit ?

    - Que voulez-vous exactement ? Quel est votre but ? Qu’attendez-vous de moi ? Et où est mon frère ? Le tenez-vous en otage avec quelques complices ? Demanda froidement Sÿn qui malgré la gravité de la situation, restait maitre de lui-même et se montrait digne.

    En effet, qu’avait-elle besoin de prendre Yanko en otage et de tenir ainsi Sÿn sous sa coupe pour enquêter contre celui qu’elle était supposée vénérer ? C’était à n’y rien comprendre. Il y avait bien là serpecte sous roche…
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Blue Zandal'ar le Lun 1 Avr - 0:52

    La belle de Baal observait toujours avec son air froid, hautain et machiavélique le gouverneur d'Oasys, son bras droit pantelait contre sa hanche, dont le sang commençait doucement à s'écouler depuis son bras jusqu'à ses doigts longs et élancés. Son autre main en poing devant son visage, commençait à trembler tant la force pour maintenir le Loas affamé en devenait risible.
    Elle n'avait ni affiché sa reconnaissance ni sa surprise, qu'elle avait en ce moment, targué inopinément entre deux rides de son front qui s'étaient légèrement creusés.

    Car s'il n'avait suffit au gouverneur que d'un ordre pour boucler le destin de son ennemie jurée, il n'en fut pas moins qu'il eut préféré répéter inlassablement les quelques mots que la chamane avait épelé.
    Elle fut surprise de voir que même un simple humain avec autant de pouvoir était aussi faible, aussi petit qu'impuissant qu'elle au devant des problèmes qui se posaient sur Teren.
    Alors qu'il avait pourtant au moins milles façons si ce n'est un milliers, de connaître la vérité grâce à divers systèmes de recherches sophistiqués que les Baalkyans n'avaient pas.
    Outre cette surprise qu'elle n'abordait pas sur son faciès de glace bordé par ces iris d'un turquoise aussi limpide qu'une pleine lune, elle observait également les hommes défenseurs baisser leurs fusils.

    Y avait-il réellement aucun danger ? Avaient-ils vraiment tous finis par obtempérer face à l'ordre de l'alpha ? La demoiselle en était septique, tandis qu'elle écoutait attentivement chaque souffle des vivants présents dans cette même salle, chaque impulsion de cœur et chaque paroles et questionnements que le gouverneurs posait. Imposait.
    Elle allait devoir y répondre tandis qu'il la targuait d'un regard d'or aux nuances pourpre que la demoiselle reconnaissait entre milles pour avoir déjà côtoyé de genre d'iris lumineux, devenant bronzé lorsqu'il s’entachait d'une soif irrépressible de sang et de justice.

    Ce genre de regard qui ne la laissait pas de marbre et qui se poursuivait par un rictus qu'elle devinait bien attitré par la situation, car quel choix y avait-il de juste à faire entre celui du sang et du devoir ? Aucune certainement. Personne n'avait à faire un choix aussi douloureux que catégorique.
    Madame connasse se laissait griser par ces émois tandis qu'elle commençait tout juste à apprécier la partie de bras de fer mentale qu'elle venait de mettre en place.
    Mentale et politique, il n'était pour elle pas question de donner où de vendre quoi que ce soit d'autre concernant sa divinité et que cela déplaise où non à Syn, il allait devoir lui-même enquêter sur l'affaire plutôt que de tenter de la questionner.

    Son poing gauche faiblissait tandis que son regard cyan intense renvoyait toutes les palettes de rage que le gouverneur lui envoyait.
    Cependant, au bout d'un long moment, sans s'y attendre, compréhensive, elle scia le regard en abaissant son regard et en poussant un léger soupire, las.

    Le laissant gagnant de cette manche tandis que ces paupières mi-clos, glissant honteusement sur le sol, se portèrent à un endroit bien précis à sa droite.
    Un point à trois mètres plus haut, invisible.
    Là où deux billes de sang se rétractaient, une apparition telle une illusion se fit.
    Quelques gardes bien que bordés de courage, se mirent à émettre des «  OH ! » et se remirent en joute vers la chamane, la tension était à son comble tandis que le Loas lui, s'était éprit d'un rire aussi tordant qu'il en devenait horrifiant.
    «  - Il ne tuera que si vous attaquez. Nous sommes pacifiste... Nous ne sommes venus que pour enquêter. Ça je vous l'ai déjà dis. »

    Ajoutait Blue dégoûtée, tandis que le Loas venait de cracher le sang bordés de ses crocs sur les gardes en ligne de mire et sur Syn au passage. Les aspergeant du sang de leurs frères dévorés.
    Nous ? Elle n'allait peut-être pas être crédible, néanmoins ce n'était pas elle qui avait fait feu en premier, même si Wendigo lui, avait l'air de crever la dalle...
    Avec un air faussement autoritaire, en posant ses mains sur ses hanches, elle targua au gouverneur :
    «  - Vous auriez accepté plus rapidement que ça un rendez-vous, Syn, nous n'en serions pas là ! »

    Elle soupirait en lançant un regard bref vers son bras droit, là où la balle avait traversé, le sang avait déjà commencé à sécher et le trou s'était déjà bien assez estompé, rien que cela la fit grimacer, au matin, elle allait prendre très très cher...
    «  - Je n'attends plus rien, vous avez dis la vérité, vous ne savez rien. »

    Elle reprit son calme en essayant de se détendre tandis que le Loas s'était mit derrière elle, le sang de ses victimes glissait lentement sur ses crocs jusqu'à laisser des perles rouges sur la moquette dorée de ces lieux opulents.
    «  - Ahah... non ça... des complices... je n'ai jamais été très sociale...
    Je suis spiritiste, mes seuls complices sont les morts et les esprits qui m'accompagnent. Quand je vous dis que votre cadet n'a rien à craindre, tant qu'il est avec nous, je le dis sincèrement.
    Je ne tue que pour me protéger et souvent, ce sont des têtes d'affiches et des malades que j'asservis, j'ai des principes, humains et planétaires.
    Je suis chamane. »


    Elle levait les épaules, elle se sentait quelque part obligé d'expliquer le pourquoi du comment.
    «  - Être méchant où gentil n'est qu'une question de point de vue, d'une histoire à une autre.
    Dans la mienne, Vous auriez pu presque paraître … juste... »


    Presque, après tout n'avait-elle pas un peu rougit en se sentant mal à l'aise la première fois qu'elle l'avait rencontré ?
    Elle chassait rapidement ses pensées en jetant un coups d'oeil vers Wendigo qui semblait fout de rage à l'idée d'avoir un festin devant lui … sans avoir le droit d'y toucher. Il tournait plusieurs fois tel un lion autours de la chamane de façon à lui mettre la pression pour qu'elle l'invite à bouffer les derniers vivants, dont le gouverneur.

    L'esprit de l'hiver était patient, il jetait ses pupilles sur les gardes en faisant en sorte de continuer à faire régner la terreur et l'hésitation dans leur cœur de façon à protéger sa chamane. Quelle chance un tireur pourrait-il avoir de perforer sa cible à dix mètre devant lui si sa main tremble et si son corps est paralysé ? Aucune.

    « - Pour en revenir à Yanko, je serais bien sournoise mais juste, de vous affirmer qu'il se porte bien.
    -Pour le moment-.
    Nous sommes vous et moi Syn, sur un échiquier géant dont vous êtes le roi noire, à élaborer vos défenses avec toutes vos facultés d'adaptations et moi, la reine blanches, l'offensive. Détenant toujours un coups d'avance. »


    En tant que fin politicien, il avait tout à comprendre sur cette métaphore des plus réaliste et sophistiqués. De même parce qu'elle le savait homme intelligent, elle venait de sous entendre que le cadet était peut-être où peut-être pas détenu sous sa coupe en affirmant qu'elle avait un coups d'avance sur le gouverneur.
    Quant à ce que ses paroles signifiaient, sa phrase avait tellement de sous-entendu qu'il n'en tenait qu'à Syn d'en comprendre la moindres information.
    Sur cette information, elle sentit ses paupières s'alourdir et elle marqua une pause en observant le sol, avant de lever le nez vers son esprit Loas.
    Puis-je Les dévorer, tisseuse ?


    Tournant le dos en faisant claquer le pan de sa jupe au vent, faisant tournerr sa robe et tonner ses talons pour emprunter les escaliers menant à la sortie, la Chamane s’apprêtait à sortir. Elle n'avait après tout, plus rien à faire dans ce sanctuaire humain.
    Cependant, au bout de de trois pas, quelque chose la fit se faire retourner, il y avait quelque chose... Quelque chose qui ne tournait pas rond.
    Sa tête se tournait légèrement vers la gauche, un léger sourire satisfaisant ornait ses lèvres tandis qu'elle toisait le gouverneur d'un visage plus serein, s'autorisant même un léger sourire sur le bord de la commissure de ses lèvres, avec une expression plus aimable, presque... énamouré.

    T'es sérieuse ? J'ai LA DALLE ! Tu m'as promis trente autres âmes ! 

    Et nous allons les chasser, il y a bien assez de bars à luxures et d'avarices pour t'en repaître.

    Je vois. Tu sais que grand frère n'aurait pas accepté que tu les laisses en vie. Fury les aurais juste massacrés, et ton frérot grincheux adoré en aurait tout simplement démembrés ! Sans parler du Gouverneur qu'il aurait éviscéré torturé et j'en passe!

    Je te rappelle qu'ils n'ont aucune notion de la vie et de l'après mort. Ni aucune notion d'équilibre dans Teren. Tu veux quoi ? Que j'aille buter Syn, les gardes et tout Oasys juste pour la gloire d'une divinité qui s'amusera sans aucun doute à me supprimer l'existence, dès demain ? A quoi tout cela rime ? J'ai besoin de réponses ! Et je suis certaine que si le gouverneur reste indemne avec un minimat d'informations comme s'en est le cas, il cherchera tout comme moi, un moyen de percer ces mystères !

    Ow Bordel.... .... C'était donc ça tu putain de but ?

    De me servir du pouvoir d'un humain à haute réputation pour faire le sale boulot à ma place ? Oui. Sans quoi j'aurais également buté son petit frère. Je déteste les gosses. Je sens que je ne suis pas au bout de mes peines avec le cadet.

    ... Tu es presque une génie... Presque...


    La Chamane avait à peine exercé quelques pas dans l'autre direction, laissant tout le loisir des gardes de tirer sur la chamane, où au gouverneur de réagir en conséquences...


    _________________
    Sÿn Khan
    Sÿn KhanGouverneur d’Öazys
    Gouverneur d’Öazys

    Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue) Empty Re: Le pouvoir où le savoir ? ( Sÿn/asteria/Blue)

    Message par Sÿn Khan le Lun 8 Avr - 14:33

    Sÿn et ses gardes perçurent d’abord une vague silhouette qui accompagnait la Baalkyane, cependant, plus le temps passait, plus les traits de la créature se précisaient aux yeux inhabitués à de telles apparitions des Öazyskyans. Quelques hommes eurent un mouvement de recul en poussant une exclamation au moment où ils réalisaient à quelle créature ils avaient affaire. Sÿn éprouva un sentiment de peur qu’il ne laissa pas transparaitre et qu’il réprima par sens du devoir mais surtout en pensant à sa famille. S’il se laissait dominer par la peur et se mettait à paniquer, leurs chances de survies risquaient fort d’être compromises. Cela n’était pas souhaitable.

    La jeune femme aux yeux couleurs cyans avait du percevoir que la tension était montée d’un cran et leur fit savoir que la créature ne les attaquerait pas et qu’ils étaient pacifistes. Certes, Sÿn avait appris à ne pas juger les gens sur leur apparence, mais dans ce cas-ci, il apparaissait plus qu’évident que la créature qui accompagnait la Baalkyane n’était pas là pour aller faire la cueillette des pâquerettes. Celle qui s’était fait appeler Josiane accusa le gouverneur de ne pas lui avoir fixé de rendez-vous plus tôt, sans quoi, ils n’en seraient pas là. Sÿn se garda bien de répliquer quand bien même il n’en pensait pas moins. En effet, tous ceux qui souhaitaient s’entretenir avec lui invoquaient l’urgence. Il ne pouvait pas contenter tout le monde ni deviner à quel point cela était urgent. D’autant plus que la dite urgence pouvait être très relative. Mais pour l’heure, la véritable urgence pour Sÿn était que son petit frère était probablement en danger et qu’il ne disposait d’aucune information à son sujet.

    Blue lui assura que son cadet n’avait rien à craindre. Si elle croyait en sa sincérité, le contraire n’était pas vrai. Sÿn pour sa part avait difficile à croire en ce que lui disait la Baalkyane concernant son frère. Elle se mit à philosopher avant d’en revenir à la principale préoccupation du gouverneur en lui assurant qu’il allait bien.

    La jeune femme prit alors congé d’eux. Les gardes jetèrent un coup d’œil à Sÿn pour savoir ce qu’il convenait de faire : devaient-ils l’éliminer ? Le gouverneur répondit indirectement à leurs mines interrogatives :

    - Je ferais mener l’enquête de mon côté en usant du pouvoir qui m’est conféré par mon statut de gouverneur. En échange, je vous demande seulement d’épargner Öazys et ses habitants, y compris mon frère.


    Aussitôt après le départ de Blue, Sÿn qui n’était pas au bout de ses peines donna de nouvelles directives et contacta la demeure familiale pour prendre des nouvelles de Yanko. Pourvu qu’il ne lui arrive rien…

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