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    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 29 Jan - 14:26

    Je venais d’avoir 20 ans, j’étais bien comme un enfant, forte comme une femme. C’était l’été évidemment, le soleil baignant la cité baalkyanne de toute sa chaleur. Mon père me confiait des interrogatoires depuis 3 ans, depuis ma nomination pour être la cheffe de la section rédemption. Je me suis toujours sentie honorée d’avoir été choisie pour un rôle aussi important. En trois ans, on a le temps de créer son propre style.

    Quand le père m’appelait pour aller faire un nouvel interrogatoire, j’étais excitée comme une puce ! Le premier pour ce nouvel âge ! J’espère que ce n’était pas un simple soldat de pacotille, et que j’allais enfin pouvoir m’amuser  pleinement avec lui. J’ai mis de l’ordre à mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux par habitude, et partais en direction des cellules.

    Je ne connaissais rien du prisonnier, c’était ça qui m’amusais le plus. Le simple fait de leur demander leur histoire, de commencer à les connaitre et de retourner tous leurs doutes et leurs colères pour avoir les informations à leur possession. J’usais de tout ce que je pouvais pour parvenir à mes fins, que ça soit la parole, les ustensiles ou le physique. Je n’étais pas forcément bénie par Dios au niveau du physique, mais j’étais grande, et cela suffisait dans la plupart des cas. Sinon c’était la violence, et pas besoin d’être belle pour réussir.

    Un garde m’accompagnait jusqu’à ma cellule. Comme à chaque fois que je devais faire un interrogatoire, ils avaient préparé mon petit verre, devant la porte. Le rubis liquide tourillonnait de plus en plus à chacun de mes mouvements de poignée. Je bus alors cul sec ce sang qui découlait dans ma gorge telle une puissante drogue.

    -  Aaaah !! Qu’est-ce que ce genre de remontant vous fait aimer votre travail !




    J’embrassais le garde qui m’avait accompagné, l’obligeant à ouvrir la bouche pour lui faire goûter le liquide qui était resté dans la mienne.

    Sur ce belle acte, je m’avançais vers la porte de la cellule, l’ouvrir, et m’engouffra dans sa noirceur.

    - Elle fait toujours ce genre de chose ? Dit le garde




    - Hooo oui, à chaque fois qu’elle va interroger quelqu’un. T’inquiète pas le nouveau, tu t’y habitueras vite.




    Armerys Horhor
    Armerys HorhorMercenaire

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Armerys Horhor le Mar 29 Jan - 18:34


    C'était la troisième fois que l'on me changeait de cellule, celle-ci était toute aussi simple que les autres, à peine quelques mètres carrés d'espaces, pas d'intimité, pas de luxe et l'odeur âpre du sang et amer des déchets des cages en face.
    J'avais cherché mes hommes, les derniers survivants de Mühr et là encore, je n'avais pas trouvé la clef de mes espoirs bafoués par mon ignorance.
    Je défiais courageusement mes espérances au gré de mes convictions angoissantes. Réfutant sans cesse l'idée qu'ils furent tous annihilés, je poursuivais le rêve fou de pouvoir, bien encore, tous les sauver.

    Les cages apposées étaient toutes presque vides, un homme d'un âge dépassé par ses rides, aussi creusées qu'elles étaient salis par sa peur, se terrait à plusieurs mètres en aval de la prison silencieuse. Jusqu'à ce que le bruit aiguë du verrou de l'entrée raisonnait en écho dans cette sombre prison. Me faisant entendre depuis l'autre prisonnier, un léger déglutissement, quelques mots difficiles à comprendre, puis son silence et sa disparition totale depuis la vue que j'avais sur sa main et ses barreaux. Il en advenait fantome parmi les autres, dans cet endroit austère.

    Venait-on me chercher ? Allait-on me changer pour la énième fois de cage de la journée ? J'esquissais un sourire léger en arborant un visage angélique, troquant ma haine frissonnante et ma colère fulminante pour une candeur et une innocence que j'avais encore à cet âge.

    Mon regard inspectait, du moins essayait d’observer ce qu'il se passait quand j’entendais les gars de l'entrée parler, le premier d'entre eux, émettant un bruissement assez suspect du type qui se délectait par étouffement de quelque chose ressemblant approximativement à un baiser. A moins que ce ne soit autre chose, cependant assez septique sur la chose, après tout, depuis quand on exerçait ce genre de truc ici ? Baal était supposé être le pays de l'oppression et de la mort, du coups j'étais assez septique sur mes idées.

    Quoi qu'il en soit, je tournais en rond dans ma cage, faisant les cent pas en attendant que la personne arrive devant mes barreaux, de toute manière à part me regarder et tenter de discuter, il n'allait pas faire grand chose. Il était assez difficile de vouloir rentrer dans ma cage en sachant que j'avais toujours mon katana et mon Aktech sur moi, dailleur j'en riais, ces Baalkyens étaient d'une incompétence!
    Le katana était visible, quant à mon Aktech, qui pouvait se complaire à savoir de quoi il s'agissait? Il allait falloir creuser large pour me le récupérer et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à la moindre occasion, je pouvais faire feu ou trancher une tête : J'étais un dragon sulfureux et arrogant dans une prison d'épines, mon but était simple et personne n'allait pouvoir me faire sortir de ces lieux à part ma propre détermination.

    Quand enfin je pu voir la tête du prétendu prêtre où machin, déjà je me posais une question : femme où homme ? Coupe au carré, tête d'ange, iris clairs et lunettes de sorciers, sa croix était posées sur une poitrine à peine plus développée, à moins que celle-ci n'en soit cachée, trop bien cachée par sa tenue noire dans cette prison couverte de ténèbres.

    Je reculais de mes barreaux avec flegme en croisant mes bras musclées, sur ma large poitrine musclée recouvert d'un fin tissu blanc où parfois quelques coupures et tâches de sang asséchés venaient décorer les tons basanés de ma peau de sable. Mon bras droit était toujours plus impressionnant que mon gauche du fait qu'il était dépeint de ma tâche de naissance, un tatouage prenant la forme d'un dragon dépeint d'une encre noire, Kin sans aucun doute, se faufilant langoureusement le long de mon biceps tendu jusqu'à mon épaule carrée.

    Levant un sourcil, interpellant ce machin inconnu de mon bataillon de cette manière avec arrogance, j'attendais.
    Il ou elle, ce truc de Baal voulait quoi au juste ? Pas de bouffe, pas d'humains à me faire bouffer, que dal, même pas une arme pour tenter de me maîtriser, s'en était pittoresque.
    «  - Mais encore... ? »

    Je soufflais cette réponse d'un voix suave et pourtant bordée de repproches, légèrement dépassé par les événements, je m'attendais à tout sauf à ça. Mes iris d'or et d'ambre cherchaient une explication face à ma royale personne, qu'est-ce qui allait encore m'arriver ?
    Ma question traversait les barreaux de la prison, laissant un moment mes mots en suspens jusqu'à ce qu'on entende une quinte de toux sortir depuis l'autre bout de ce lieu sombre.


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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 5 Fév - 14:12

    L’homme en face de moi était impressionnant, je ne pouvais pas le cacher. Je n’avais pas interrogé beaucoup de personne qui me plaisais un tant soit peu. J’allais encore plus prendre de plaisir à voir sa tête se tordre de douleur. Niark niark niark…
    Même je voulais commencer tout de suite, lui ouvrir les entrailles, le voir me supplier à genoux d’arrêter, je restais tout de même stoïque, sans trop sourire. Je m’inclinai légèrement, les bras le long du corps, comme si je venais d’entrer sur un tatami.
    - Bonjour, prisonnier. Je suis Sœur Rebecca. C’est moi qui vais procéder à l’interrogatoire d’aujourd’hui.
    Bon…pour ce qui est de l’approche, il va falloir que je bosse ça un peu plus.

    Je me mis en face de lui, tous mes bras recouvert du tissu noir et doux de la  tenue d’inquisiteur. Nous n’étions pas forcément beaucoup à l’avoir. J’étais toujours extrêmement ravie de la porter.
    - Si tu restes poli et que tu réponds à toutes les questions que je vais te poser, il ne t’arrivera rien. Bien sûr, si tu commences à me mentir, à me menacer, à me torturer, à me tuer,  à te sauver ou à faire toute autre chose que je ne t’ai pas demandé, je vais devoir employer la force et te faire mal. Est-ce clair ?
    Je regardais un peu plus en détail le corps du prisonnier. Dios ! Qu’est-ce qu’il était fort ! S’il fallait que je passe par du corps à corps, je ne ferai absolument pas le poids. Heureusement que j’ai mon Aktech et que je vais pouvoir me débrouiller par la parole…. Enfin, je l’espère. Mes yeux s’attardèrent un peu trop sur les siens, mais je me sentais comme engloutit par la couleur dorée de ses iris. Je continuais à le dévisager : ses bras musclés, son lin blanc qui laisse tout voir, son katana tombant légère et sensuellement sur ses jambes….



    Son katana ?

    Mais qui sont les idiots qui lui ont laissé son arme ? Faut vraiment être crétin pour penser que, quand on attrape quelqu’un pour en faire un prisonnier, on lui laisse tout ce qu’il faut pour qu’il s’échappe ! Je ne m’étonne presque pas de trouver la clé de la serrure quelque part non loin d’ici…

    Je repris mon sérieux. Il ne fallait vraiment pas que ce genre de petit « accident de métier » puisse me faire rater ma séance.

    - Tout d’abord, il va falloir me donner ton arme. Il est logique qu’en tant que prisonnier, tu n’aies rien sur toi qui puisse me blesser. En signe de gentillesse à ton égard, je n’ai pas d’arme non plus.

    J’ouvris le manteau de ma tenue en grand, pour qu’il puisse voir que je ne cachais rien. S’il n’était pas idiot, il pouvait se douter que j’avais d’autres poches dissimulées çà et là. Ou que je pourrais facilement avoir des armes et du matériel de torture par les deux gardes qui sont derrière la porte de sa cellule.

    J’attendais donc qu’il me donne son katana. Par la suite, je lui poserai la question suivante : « As-tu d’autre arme sur toi, comme des armes à feu, des armes blanches ou des Aktech’ ? »
    A partir de là, je pourrais savoir quel genre d’interrogatoire on va pouvoir faire.
    Armerys Horhor
    Armerys HorhorMercenaire

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Armerys Horhor le Ven 8 Fév - 23:35

    Las, j'observais le truc devant moi d'un oeil morne et franchement désintéressé tandis que l'autre vieux machin au bout du couloir continuait de tousser à s'en faire éclater la gorge. Laissant l'expression de mon visage se fendre d'un total désintérêt pour la sœur devant mon nez, je me surpris à me demander depuis combien de temps l'homme, là-bas, avait croupit dans ce lieu lugubre et glaciale. A n'en point douter, qu'il devait faire partit des murs, tandis que les gardes avaient encore pour ma peine, cherchés ma place dans les prisons depuis l'aube.

    Étaient-elles aussi bondées pour permettre les fautes et les tords à mon égards ? Où était-ce juste une grande chance et que j'eu à faire à des Néophytes ? Mes pensées et réflexions profondes m'amenaient à songer au fait que, quoi qu'il se passait ici à l'intérieur de ces murs abominable, jamais je ne cracherais le mot. Ma détermination était tracée au feu de ma détermination et c'est toujours les bras croisés sur ma large poitrine saillante couverte par un fin tissu de lin blanc-grisé par les salissures que mon attention revenait vers la piplette.
    C'est pas possible de parler autant ! Et dire que j'ai fais exprès de me faire capturer pour sauver les miens... J'arriverai presque à redouter la manière intelligente et subtile de m’immiscer sur le golem, d'autant plus que j'aurais très bien pu rapidement venir à bout de quelques uns des gardes actuellement.

    J'avais conscience de ma position dominante et mon regard avait cette force impétueuse qui s'en dégageait : j'avais pleinement conscience de la place que j'avais en ce lieu et ce n'était pas sans en faire rager cette demoiselle. Finalement après ces quelques minutes à me causer, je dois avouer que l’intonation de sa voix n'avait rien de bien masculine. Bref. J'étais presque sur, à un pourcentage moindres, que cette personne était donc une femme, c'était tout à mon honneur, il allait juste falloir que j'attende un peu pour m'en rassurer : Jouer deux où trois tours de charmes pour lui faire perdre la tête et sous-tirer des informations sur Baal devrait être à ma portée.

    Avec cet air indifférent, l'inspiration cependant profonde en prenant un air mécontent de la situation, indompté et sauvage par ma position de captif mais déterminé à sortir d'ici, je la toisais de ce regard sulfureux et déterminé tandis qu'elle semblait me dévorer du regard.
    … Sans blague... Je feintais un petit ricanement à peine audible, tandis qu'elle s'attardait sur mon engin... le katana.
    Ses paroles étaient naïves on ne peut plus possible, de même, je ne retenais pas un rire franchement décomplexé en lui imposant de nouveau un regard de braise plus rutilent qu'un soleil à son midi.
    Mon sourire s'étirait malgré lui en deux fossettes de chaque cotés de la commissure de mes lèvres, feintant un sourire que je savais charmeur et horriblement agaçant.
    " - Je ne suis pas de nature généreux.Tu veux mon katana ? Chaque chose se mérite. "

    Sur ces belles paroles, je la laissais planté là, devant ma cage comme une belle fleur, lui montrant dans le même mouvement que mes paroles acerbes et tranchantes, mon dos musclé, mes fesses dans mon pantalon noir ainsi que le voile rouge et d'or, ma nappe, qui couvrait mon bassin jusqu'à mes genoux.
    Allant jusqu'à fond de la cage, je me posais contre le mur en faisant entendre mon mécontentement par un soupire agacé, alors que je riais intérieurement dans ma tête, on allait voir qui allait jouer au tortionnaire, bande de Cannibales décérébrés... au bout d'un court moment de silence, je poursuivais de ma voix suave et égaillée... :
    " - Ton pendentif, je le trouve bien original et joli pour une demoiselle... "

    Je laissais la phrase en suspense de façon à voir sa réaction.
    Bijoux de famille ? Aktech ? Où simple pendentif ? Sa réaction me suffirait à le savoir, tandis que sous l'attente et la surprise de ma phrase, je poursuivis dans ma pénombre, observant ses yeux bleutés, l'expression de son visage et écoutant chaque timbre de sa voix pour y déceler toutes les nuances de ses sentiments, fin limier que j'étais.
    " - Je vais plutôt dire Cannibale, rebut de la société, assassin de l'humanité, c'est dommage. Tu me paraissais plutôt mignonne dans l'ensemble. "

    Je me retenais de rire, parfois les gonzesses, surtout les hautes placées à Oasys, préféreraient crever et se damner qu'offrir leur bijoux, était-ce le cas de celle-ci ?
    "- Qui plus est... Je ne vois pas ce que tu peux cacher sous les poches de ce truc affreux, qui sait ? Peut-être caches-tu quelques armes à feux ? Où bien un Aktech pour me torturer, me tuer et me faire tout autre chose que je n'aurais pas apprécié... "


    Un fin sourire s'affichait sur mon visage, je me moquais totalement d'elle, prenant mots pour mots ce qu'elle avait dit auparavant pour retourner chacune de ses paroles contre elle-même. De même, planté contre le mur, je croisais mes jambes d'une façon décontracté en continuant d'observer le plateau d'échiquier humain dans lequel je me tenais.
    Je n'avais pas oublié être un prisonnier et mes heures ici, étaient comptées. Néanmoins je ne voulais pas me départir de mes bonus avant la sortie de cette prison-là, il était donc hors de question que je quitte mes armes, ma quête pour mon peuple... Je n'avais jamais été aussi proche de mon but! Mais comment faire pour garder mes bonus tout en faisant semblant de rester un bel agneau... humm... cette tâche était compliqué.
    " - Ca te dérange si on fait un jeu ? Plutôt... Un pari... "

    Ajoutais-je d'une vois un peu plus basse, ajoutant un peu plus de sensualité dans cette prison de l'épouvante.
    " - Je te promets de ne pas sortir mon katana de son fourreau et de répondre à tes questions si tu réponds aux miennes. Le premier d'entre nous qui ment devra retirer un vêtement. Je ne sais pas si vous jouez au poker ni si vous connaissez ce jeu, mais j'avoue que ces murs ternes commencent à impatienter le jeune mercenaire que je suis. "

    Cette miss me semblait jeune, bien plus jeune que moi, peut-être que le jeu était quelque chose qui lui attirerait sa curiosité et lui permettrait d'éviter de trop se focaliser sur sa Oh Grande Divine mission Baalkyane ? Mon cœur battait tranquillement tandis que dans mon coin j'attendais une réponse, impatient de connaître et de savoir où étaient passés mon peuple, mes amis et combien de mes gens avaient déjà été massacrés…
    Quand et si seulement elle eut accepté ma proposition, ce que je ne doutais pas un instant, mes yeux pétillant d'une malice infini, je poursuivait d'un ton plus tendre, presque amicale…
    " - Les dames d'abord…"


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    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Rebecca Lewis le Sam 9 Fév - 1:07

    Ce jeune homme allait-il encore se foutre de moi bien longtemps ? Sa voix douce était aussi cassante et glaciale que la glace. Je ne sentais aucune émotion dans ses paroles. Ses gestes étaient mécaniques, j'avais l'impression qu'il me faisait une représentation de danse classique... Ça se voyait qu'il était là pour s'amuser et qu'il avait déjà fait tourner beaucoup de monde en bourrique. Mais je ne suis pas comme ces frêles personnes qu'il a pu berner dans sa ville d'origine. Je suis une Baalkyanne, une dévouée de la plus suprême de toutes les divinités. Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds aussi facilement.
    Mais il est vrai que c'est un bel homme. Un bien jolie morceau de viande. Je suis sûre qu'il doit avoir très bon goût. Un peu d'épice pour relever le tout, quelques herbes fraîches et il sera parfait. Rien que d'y penser, j'ai une faim de loup.

    - C'est un pauvre bijou de famille que j'ai obtenu après que mes parents soient morts.

    Et je ne mens pas ! Dios me l'avait offert dans sa grande générosité après que j'ai dénoncé ma famille. Un geste qui restera gravé au plus profond de mon être et de mon âme. Le prisonnier n'arrêtait pas de me fixer du regard. Cherchait-il quelque chose de particulier ? Pensait-il que je lui mentais ? Je n'ai jamais menti, je n'aime pas cacher des choses aux gens. Il est vrai que, certaine fois, je n'ai pas forcément envie de tout dire. Je fais alors en sorte de répondre en une demi-vérité : c'est la vrai histoire, mais beaucoup de détails sont passés sous silence.

    - Je n'aime pas qu'on m'insulte ouvertement parce que je n'ai pas les mêmes croyances ou mode de vie de quelqu'un d'autre. Je peux aussi bien t'appeler destructeur de monde ou génocide animal, c'est comme tu veux.

    Non mais ho. Ça va bien deux minutes hein ! C'est bien la première fois qu'un de mes prisonniers parlent autant. Habituellement je suis obligée de les torturer une bonne heure avant qu'il ne sorte leur premier mot. Il devait manigancer quelque chose, c'était certain. On ne parlerai pas autant si ce n'est pas pour cacher quelque chose, que ça soit un secret ou une intention particulière.

    Sa proposition de jeu me laissais sur le cul. Déjà...Bien sûr que oui, nous connaissons le poker ! Nous ne sommes pas un peuple de la première ère, non plus ! J'avais envie de lui hurler dessus en lui disant que le peuple le plus primitif entre les notre n'était sûrement pas le mien, mais ne commençons pas à nous le mettre à dos. S'il veut jouer, alors jouons.
    Je ne lui donnais pas ma réponse tout de suite. Je repartais vers la porte et toquais trois fois. Un des gardes passa la tête par l'ouverture.

    - Veuillez nous ramenez deux coussins bien confortable, deux verres et trois bouteilles d'alcool fort, je vous pris. Ho ! Et restez à proximité, il est fort possible que je vais encore avoir besoin de vous, que ça soit pour d'autre bouteille ou pour une bassine.

    Une fois l'ordre passée et la porte fermée, mon attention retourna vers l'homme.

    - Très bien, alors jouons cartes sur table
    .

    J'enlevais mes lunettes et les posais délicatement sur le sol.

    - Ceci est mon Aktech'. Quand je l'active, dans des situations particulières, il peut me dire quel est le point faible de mon adversaire. Je n'ai pas d'autre arme sur moi. Je ne te fais pas assez confiance pour l'instant, donc il va falloir que tu pose tes armes et tes Aktech' devant toi, sur le sol. A partir de là, on pourra commencer à jouer.


    Quoi ? Aurais-je dit à un moment que je ne mentais jamais ? Hoooo, un mensonge de temps en temps pour sauver sa peau ne va pas tuer quelqu'un....
    Armerys Horhor
    Armerys HorhorMercenaire

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Armerys Horhor le Dim 10 Fév - 20:55

    "- Je n'ai jamais parlé de poser tes armes, à toi, sur le sol, juste tes vêtements, dans le cas où tu mentirais. "

    Poursuivais-je sur le même ton que précédemment, jouant sur les cordes un peu plus suaves et chaleureuses afin de désarmer la demoiselle.
    En posant ce qui pourrait, où non, être son aktech à coté d'elle, ces lunettes qui m'avaient pourtant l'air tout à fait banale, elle venait de me démontrer qu'elle s'attendait à la même chose de mon coté et visiblement, que je me désarme et dévoile mes attraits.
    Quel fou pourrait ainsi tomber dans ce piège et dévoiler ses atouts lors d'une bataille aussi tendue que n'était celle-ci ? Verbale et politique, certes, mais j'étais loin d'être un homme dénué de principes.

    J'étais un prince, certes déchu, mais mes années de formations avaient été clair et strictes. Aussi, peut-être que ma position actuelle, à savoir mes bras croisées le long de ma poitrine démontrant une tierce volonté de me protéger et ainsi que toute ma posture tendue ne l'aidait pas à la confiance.
    De même, qui ne le serait pas après avoir changé trois fois de pièces en une journée ? Qui ne pourrait se montrer aussi tendu et énervé que moi-même suite à la longue traque de ces maudits Baalkyans en risquant sa propre vie pour atterrir dans un tel enfer ?

    Je ne sais pas si elle connaissait le fin mot de l'histoire, peut-être même qu'elle s'en fichait et voyait juste en ma personne un gibier à l'odeur envoûtant qui ne demandait qu'à être bouffé. Cela dit, qu'elle tâte de ma peau une fois sans y être invité et elle verra ce que cela fait, d'être humilié comme je l'ai été. Comme nous l'avions été à Mühr.

    J'observais la jeune demoiselle en laissant un fin silence peser entre nous, j'étais toujours contre le mur de ma cage, accroupis, éloigné au plus possible d'elle dans la pénombre environnante et cela me sied parfaitement, je n'avais pas envie outre mesure de m'aventurer devant les problèmes.
    Peut-être avait-elle mentit au sujet de son Aktech ? Et qu'il s'agissait d'un grapin pour torturer les autres ? Que pouvais-je savoir de ce peuple ? C'était  la première question que j'aimerais poser, néanmoins, j'avais décliné ma place, gentleman que j'étais, pour que la demoiselle se sente un peu plus en confiance et au lieu d'en profiter, elle avait préféré me faire perdre du temps.

    Puis le silence fut légèrement brisé par l'arrivé du garde qui déposa les mets sur le sol, l'alcool ? Très peu pour moi, je voulais être en pleine possessions de toutes mes capacités et ce n'était pas avec l'alcool que cela allait être possible.
    Sans me défaire de cette carapace de protection dans laquelle j'étais, bien que je tentais de me défaire de mes bras autours de ma poitrine, chose quasiment impossible, j'en dardais d'un regard mitigé, mauvais et sauvage vers la demoiselle.
    Je n'avais jamais été vraiment attiré par les pochtronnes et encore moins les alcooliques cannibale Après un moment où les bruits de pas s'arrêtèrent, signe que le Baalkyan s'en était allé, je me déraidissais un tant soit peu.

    Faisant cependant un peu plus figure de franchise en démontrant ma véritable envie d'avancer dans cette investigation dont la curiosité me piquait, je décroisais enfin mes bras pour m'asseoir contre ce sol crasseux, dégueulasse, humide et gelé.
    Grinçant des dents en laissant un grognement bien audible sortir de ma gorge pour démontrer à quel point ça me faisait vraiment CHIER de faire ce genre d'effort et de m'abaisser à ce genre de diplomatie avec les Baalkyans, je levais un genoux et posais mon bras dessus.
    J'étais donc assis contre le mur, contre un sol à la texture on ne peut plus douteuse et me montrait donc déjà, bien assez facile d'accès et vulnérable comme cela.
    "- C'est quoi ta question ? "

    Ajoutais-je, d'une voix toujours empreinte d'une certaine tendresse, en levant cependant le menton par désinvolture, conscient que j'avais toujours gardé mon katana et mon aktech sur moi, dans le but de m'en servir pour me défendre au cas où... juste au cas où des gardes où même cette sœur à la con aurait la maligne idée de m'attaquer pendant un moment de faiblesse.
    Parce que oui, ça fait plusieurs jours que je traque et que le manque de sommeil m'accable, et m'asseoir ainsi pendant plusieurs heures, pourrait à coups sur me faire dormir et ce n'était pas une choses voulu
    .


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    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Rebecca Lewis le Mer 13 Fév - 11:35

    Il n’avait toujours pas l’air de vouloir se détendre, notre ami. Bien, il va falloir passer à la vitesse supérieure.
    Ce qui est bien avec les interrogatoires que le père me donne, c’est que je ne sais jamais quelles informations à le prisonnier. Je ne sais pas s’il s’agit d’une personne qui a trahit notre religion ou s’il est un habitant d’Oazys. Il va falloir que je commence par là.

    « Faisons des questions simples pour l’instant, histoire de se connaître un peu plus ».

    Je me servais un verre de l’alcool que les gardes nous avaient amené. J’espère qu’ils n’ont pas pris quelque chose de trop fort…J’amenais le liquide jusqu’à mes lèvres et bus une petite gorgée. Berk ! Ils avaient pris un des plus forts ou quoi ? Dire que je suis habituellement saoule à la moindre bouteille, aussi petite soit-elle…il va falloir que je fasse attention.

    Non sans montrée mon dégout pour le liquide, je reprenais mon sérieux. L’homme en face de moi était très douteux, toujours sur la défensive. Même s’il essaye de le cacher par sa voix, ses gestes, son corps le trahit. Il est raide comme un balai. Il allait falloir que je l’aide à se détendre.

    « Tout d’abord, j’aimerai savoir qui tu es. Ton nom, ton âge, ta provenance. »

    J’ai l’impression de parler comme si j’étais un flic lui demandant ses papiers. Mais il fallait bien commençait par-là ! Quand je saurais qui il est, je pourrais peut être faire quelques recherches une fois à la maison. Peut-être qu’il est déjà connus, ici.

    Je l’observais pendant qu’il me répondait. Il était vraiment un très bel homme. Sa désinvolture était vraiment intéressante à regarder. Mais il ne fallait pas que je me laisse prendre à son jeu. C’est le premier interrogatoire que je fais avec quelqu’un d’un peut près mon âge. C’est normal que j’aie dû mal à m’y faire. Habituellement, ce sont des vieilles personnes ou des gardes d’Oazys qui n’ont rien d’attirant.  Le dernier que j’ai interrogé est là, à côté de nous, gémissant comme si je l’étranglais encore. Il avait trahi Dios en tuant une créature dans le désert. Quand je l’ai interrogé, il n’a pas mis de temps à tout balancer. J’ai eu à peine le temps de m’amuser ! J’espère qu’avec le jeune homme en face de moi, ça serait différent.

    Il allait falloir que je pense à une stratégie. La violence ne doit pas marcher sur lui, surtout qu’il a encore ses armes (bande d’idiot). Il allait falloir que je reste calme et sereine, sans montrer d’hostilité, sinon ma tête tombe. Aaaaaah rester calme…quelque chose que je ne sais pas faire. Mais je n’ai aucun moyen de  me défendre, ni de fuir. La cellule est fermée à clé de l’extérieur, et je suis sûr qu’il sait très bien utiliser son joujou.

    Jouons fin, répondons à ses questions et voyons ce qu’il se passera ensuite.
    Armerys Horhor
    Armerys HorhorMercenaire

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Armerys Horhor le Jeu 14 Fév - 17:51

    Des questions simples ? Aucune question n'est simple dès le moment où elle est posée par un ennemi, de ce fait je la targuais de mes prunelles de flammes, si elle voulait savoir quoi que ce soit sur mes intentions de base, elle pouvait toujours se foutre un doigt dans l'oeil. Même les deux si elle le désirait cela m'était totalement égale ! A défaut de ses yeux pour pleurer, elle pourrait toujours pisser.

    Tandis que je la maudissais au moins mille fois dans mon intérieur, mon extérieur demeurant de marbre quant à mes pensées belliqueuses, j’essayais de retenir mes pensées au grès d'une fatigue de plus en plus intense, sans parler que les questions de la demoiselle ne me passionnait pour rien au monde. J'avais la juste impression d'être dans un commissariat de police, et ma carte d'identité, elle la voulait aussi ? Sans blague... Je grognait en faisant bouger mes jambes de façon à me réveiller, je pouvais sentir ma lourde tête pencher en avant et mes paupières s'abaisser doucement, c'était franchement très mauvais signe.

    On va dire qu'elle n'avait rien vue.
    Qu'elle était en train de boire sa substance à la con, perturbée avec l'autre fou du bout de la cellule qui faisait un boucan du diable... de ce fait, je suis presque sur qu'elle n'a rien vue.
    De toute manière même si elle voit que je tombe de fatigue, je ne donne pas cher de ma peau. Un étrange frissons me parcourrait, comme si la mort venait de griser glacialement mes sens et cette fois, l'adrénaline fut injectée naturellement dans mon sang et me forçait à écarquiller les yeux.
    Je réunissais mes doigts sur mes paupières et les massais douloureusement. J'avais faim, j'avais froid et j'étais crevé, mais plus que tout, j'étais déterminé à sauver mon peuple. Quoi qu'il se passe et quoi qu'il en advienne, ma vie et mon salut passera après la leur.
    Qu'il n'en reste qu'un ou cent, je les sauverais ! Je ne rompt jamais de promesse.

    Mais là, assis devant cette femme, j'avais juste l'air d'un pantin avec lequel elle avait l'air de s'amuser, bien que par ma défiance et mon arrogance naturelle j'avais l'air de m'opposer à elle. Ce qui était normal, aux vue des armes dont je disposais.
    Je réfléchissais, mon nom elle ne l'aura pas, il suffirait qu'elle le répète à tous et que chaque Baalkyan répète mon nom pour que ma famille et mes amis sache que je sois là. Cela ne pouvait qu'être mal pour eux et je ne pourrais plus poursuivre mon plan comme une élaboration secrète.
    Mon âge et ma provenance ? Boh, ça, pour sur qu'il n'y avait aucun soucis à les dévoiler, mon âge reflétait l'exactitude de mon corps et ma provenance basique, Oasys... et non Mürh... pourrait tout simplement glisser comme la provenance de n'importe quel homme, j'avais donc mon premier alibi.

    En revanche, mon nom …
    Mes iris d'or glissèrent depuis le visage de la jeune fille jusqu'à ses lunettes, comment pouvait-elle voir ou déceler les mensonges ? Oh après tout, je serais fixé, un vêtement où plus où en moins sur moi... Peut-être qu'avec mon charme et mon physique sportif j'allais pouvoir plus rapidement savoir si je pourrais jouer d'elle où non.
    C'était le moment de savoir.
    "- Et ils ne t'ont rien dit, là-haut ?... Tu viens pour je ne sais quelle raison... pardonne-moi de l'avoir oublié. Et tu ne connais même pas mon identité alors qu'on me l'a demandé trois fois à trois reprises dans trois cellules différentes ?"

    J'affichais un sourire amusé pour encore une fois, appuyer le doigt sur leur incompétence, sachant que cela pouvait faire mal entre collègues.
    "- Finalement, tu ne sais rien de moi et étant donné que je compte me faire bientôt bouffer, c'est mieux ainsi"

    Rétorquais-je en observant tour à tour les lunettes, les yeux de la fille puis son talisman qui commençait doucement à virer à une couleur inattendue.
    Tiens donc ? Et ce pendentif était supposé être un simple bijou de famille ? Attends deux minutes que je te les montre, mes bijoux de famille à moi, elle va voir... J'avais en effet pas prévu de crever ici ni maintenant ni jamais et encore moins bouffé par l'un de ces maudits cannibale et ce petit Aktech porté autours du cou de la jeune fille perdue dans ses pensées... semblait tout autant disposé à le savoir que moi-même... Aurais-je gagné une première manche ?


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    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Rebecca Lewis Hier à 13:13

    Mais quel goujat, ce jeune homme ! Je faisais tout pour rester délicate, douce et gentille, et lui me balance des vacheries aussi froides que la boisson ! Je sais très bien qui il est et pourquoi il est ici. Je voulais juste voir s’il pouvait être compréhensif et si son cas n’était pas totalement perdu d’avance…

    « Très bien, jeune homme, je ne poserai plus de questions dont je connais déjà la réponse. »

    Je repris un peu du contenue de mon verre. Non, clairement, c’était dégueulasse.

    « Je vais donc te poser une vraie question : as-tu déjà eu des renseignements par rapport à ce que tu cherches ? Ou faut-il te les donner sur un plateau ? »

    Bas les masques, plus besoin de jouer les gentilles. S’il veut faire une Battle de regard et de phrases sanglantes, je suis sa sainte. Je vais pas le laisser tranquille tant qu'il ne m'aura pas clairement dit ce qu'il fait sur Baal.

    « Oh ! J’allais oublier notre pari ».

    J’enlevais mon manteau. Eh oui, j’avais menti. Je savais déjà qui il était alors que j’ai posé la question. Oui bon, c’est un petit mensonge, mais si nous ne commençons pas à jouer, Armerys va se refermer sur lui-même et là je ne vais pas avoir de réponse DU TOUT.

    A son regard dubitatif, je pense qu’il ne sait pas pourquoi je fais ça.

    « Je connais tout ce qu’il y a à connaître sur toi, Armerys. Je ne suis pas le genre de femme à aller faire un interrogatoire sans connaître un peu le prisonnier quand même ! Nous ne sommes pas tous des incompétents. »

    Il fallait tout de même que je fasse attention aux réactions de mon Aktech’. Tout à l’heure, il s’est mis à briller alors que je ne sais pas pourquoi. Il s’est juste illuminé, ce qui veut dire que ce n’était pas un gros mensonge. Au pire des cas, si le monsieur ne veut pas jouer, je vais pouvoir lui sortir les doigts du nez grâce à la croix. Mais je ne préfère pas utiliser ce genre de procédé, surtout face à un adversaire armé (j’en toucherai deux mots au père, parce que là, c’est pas forcément dans le protocole).

    Je me mis un peu plus à mon aise. Collée contre le mur en face d’Armerys, je tapotais le coussin avant de le remettre sous mes fesses. C’est bien la première fois que je m’assois en face d'une cellule pour faire la cosette avec mon prisonnier. Mais bon, dans un certain sens, c’est plutôt agréable. Je ne parle à personne en dehors de Mochan. Donc ça fait du bien d’être avec un…humain, de temps en temps.

    Je repris encore un peu d'alcool. Non, franchement, c'était ignoble comme truc. Mais en même temps, il m'était difficile de m'arrêter. Maman m'a toujours apprise à finir mon verre, qu'il soit plein de sang ou d'alcool. Je suis une baalkyanne, NON MAIS HO ! J'ai bien le droit de faire ce que je veux quand même un peu...
    Tiens ? Pourquoi les murs commencent à danser ? C'est un bal déguisé, c'est ça ? Hoooo j'aime bien les bals moi ! Les filles ont toutes de zolies robes !!
    Oulalala ça va plus trop trop bien d'un coup...je regardais mon verre. Tiens ? Il était vide ! Môma m'a toujours appris qu'il ne fallait pas laisser un verre vide ! Je pense surtout que môma était un peu alcoolique, mais chuuuuuuuuut, faut pas le dire !

    Je continuais à essayer de fixer Armerys, mais c'était de plus en plus compliquer d'essayer de ne pas bouger. Et si je me lève, je suis sûre que je m'écroule d'un coup.

    Bon bin, on va pas bouger hein...
    Armerys Horhor
    Armerys HorhorMercenaire

    Re: [Juin 997] Le choix des mots est bien crucial [Armerys]

    Message par Armerys Horhor Aujourd'hui à 18:05

    J'étais toujours adossé à ce mur à la con quand la demoiselle effarouchée par mes propos cinglant vint à faire claquer ces dernières paroles dans l'air tel un fouet. De quels renseignements parlait-elle ? Quel était ce revirement de situation ? J'allais devoir me montrer bien plus prévenant et méfiant à l'avenir, car elle commençait doucement à prendre le dessus sur cet interrogatoire et cela me mettais dans l’embarras le plus total. De ce fait, je restais dubitatif quand elle enlevait le voile de noirceur de sur ses épaules, j'en fronçais les sourcils par un état purement septique.
    Apparemment j'avais gagné la première manche de cet échange musclé, enfin musclé, c'était rapide à dire, il fallait avouer que la jeune fille en face de moi était si jeune et impulsive qu'il était facile pour moi de la plonger dans l'embarras.

    Je commençais à éprouver un peu d'empathie, jusqu'à ce que je me rappelle être le prisonnier, ici. C'était à moi d'être en position latérale de sécurité et pas cette Baalkyane, quelque chose n'allait pas.
    Pouruqoi on m'avait envoyé de genre de gonzesse ici alors qu'ils avaient sans doute des personnes un peu plus à même de m'affronter et me faire mordre la poussière ? C'était quoi leur but  finalement ?
    Tenter de me faire virer de bord était l'une des premières raisons de cette approche en douceur par cette nonne alcoolique, je ne devais pas forcément être loin du compte, surtout qu'elle avait accepté un paris avec un prisonnier Dont elle ne connaissait... Rien.
    Mon nom ? Boarf et ma provenance. Rien en somme et j'en étais certain, elle ne savait pas le but exacte de ma capture.

    Après sa dernière tirade avant d'être saoule, essayant de paraître un peu de crédibilité pour tenter d'attirer les regards en sa faveur par le biais d'une intimidation puéril, bien que j'étais inquiet dans le fond, mon regard devint perçant.
    Le genre de regard ambré luisant d'or et de sang, je n'aimais pas sa façon de soupçonner et d'insinuer les choses comme quoi elle savait ce que j'étais.
    Je pris le temps de faire le check point dans ma tête en l'observant tomber petit à petit en disgrâce derrière les barreaux. La cause à l'alcool.
    Personne à part mon ami Mörn ne savait que j'avais entrepris de monter sur ce golem pour sauver le reste de mon peuple et depuis mon séjour ici, j'avais fais attention à ne pas dormir pour éviter de parler dans mes rêves. Il n'y avait donc rien sur moi à savoir.

    Je l'observais tour à tour, tourner de la tête et prendre une légère teinte rosée pivoine qui lui sied à merveille, les affres de l'alcool me moquais-je doucement. Après son petit tour où elle semblait légèrement ailleurs, j'en viens à pousser un soupire de lassitude, le moment de passer à l'offensive était arrivé. Elle avait utilisé son temps pour me questionner et l'avait grandement perdue.
    Elle n'avait pas relevé que je n'avais pas répondu franchement à ces questions, mais qu eje n'avais fais qu'en partie les contourner et les arranger à ma manière... Quelle douce enfant naïve, je m'en voudrais presque de l'utiliser pour venir à mes fins.

    Décidé à me bouger, mes genoux émirent un craquement diable quand je me relevais ! J'avais vraiment besoin de me dégourdir les muscles ! Je me sentais aussi rouillé qu'un lion dans un parc d'attraction, à part observer le sort s'acharner sur moi avec vice en rugissant de plus belle, je ne pouvais rien faire. Je m'approchais à pas calculé, lent d'une démarche féline vers les barreaux en face de la demoiselle. Assez lentement pour pas qu'elle ne tourne de la tête et qu'elle ne vomisse.
    Dailleurs je laissais une distance de sécurité entre nous de façon à ce qu'elle ne gerbe pas sur moi, n'ayant rien dans le ventre, cela aurait plus le dont de me fatiguer et de me rendre vulnérable.

    " - Tu sais donc que j'ai un acteck Permettant de générer des flammes infernales à une intensité plus meurtrière que les flammes lambda. Et que j'ai été capturé sans résistance par une famille assez... Spéciale. Si je n'ai rien à te raconter,  je ne vois pas ce que je pourrais te raconter d'autres."

    Avais-je réussis à attirer son attention ? J'affichais un sourire narquois, celui de la défiance, j'avais gagné cette première manche et je la savourais pleinement. De ce fait, la seconde, vu l'état de la jeune fille allait être tout aussi rapide à gagner. Enfin, je l'espérais ardemment.

    "  - On ne t'a jamais dis de ne pas boire durant tes heures de travail, jeune fille ? Ma première question va être très simple, concernant Baal."

    Mon visage se déchiffrait en une rage suffisante pour écraser ce monde de brute égoïste sur lequel je me tenais, ma haine apparaissait comme le trait rougeoyant dans l'iris mortel de mes prunelles d'ambre, j'arborais cette expression à la fois inquiétante et bordé de vices pour lesquels j'étais capable d'accomplir pour sauver ce pourquoi, j'étais né.

    "  - Y a t il des moyens d'échapper à vos sacrifices et à votre anthropophagie ? Et quel en est le prix ?"

    J'essayais de ne pas paraître mauvais ni assassin dans mes propos, mais cela était difficile, j'avais cette douleur telle une blessure au fer dans mon cœur qui revenait à chaque fois que je pensais à mon passé, m'enhardissant à vomir ma haine et ma colère caché depuis ces deux longues années d'entraînement intensif. Venant de comprendre que j'avais non seulement parlé d'une façon agressive et me dévoilant dans un mauvais avantage, je me déraidissais en prenant volontairement du recul, affichant un air grave en laissant mes yeux cligner plusieurs fois, respirant profondément entre chaque respiration afin de me calmer.
    J'étais éprouvé, tant mentalement que physiquement, et j'avais bien conscience que si je continuais ainsi, j'allais dépasser les limites.
    Cette demoiselle n'avait pas foncièrement l'air mauvaise.

    " - Je m'excuse. L'anxiété, l'anxiété, la faim et l'angoisse. Je pense que tu dois connaître ça par ton expérience. Et donc... "

    Je raclais mon postérieur sur le sol pour m'approcher un peu des barreaux. Premier barreau que je pris entre mes doigts, d'une main un peu plus timide et tremblante que ce à quoi j'imaginais.

    " - La réponse ?"

    ajoutais-je à moitié le souffle coupé par l'attente...
    ( je ferais la correction après le sport!)


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