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    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix
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    Age en l'an 1000 et date de naissance : 23 ans, 21 juin 977
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    Message par Rebecca Lewis le Mar 29 Jan - 14:26

    Je venais d’avoir 20 ans, j’étais bien comme un enfant, forte comme une femme. C’était l’été évidemment, le soleil baignant la cité baalkyanne de toute sa chaleur. Mon père me confiait des interrogatoires depuis 3 ans, depuis ma nomination pour être la cheffe de la section rédemption. Je me suis toujours sentie honorée d’avoir été choisie pour un rôle aussi important. En trois ans, on a le temps de créer son propre style.

    Quand le père m’appelait pour aller faire un nouvel interrogatoire, j’étais excitée comme une puce ! Le premier pour ce nouvel âge ! J’espère que ce n’était pas un simple soldat de pacotille, et que j’allais enfin pouvoir m’amuser  pleinement avec lui. J’ai mis de l’ordre à mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux par habitude, et partais en direction des cellules.

    Je ne connaissais rien du prisonnier, c’était ça qui m’amusais le plus. Le simple fait de leur demander leur histoire, de commencer à les connaitre et de retourner tous leurs doutes et leurs colères pour avoir les informations à leur possession. J’usais de tout ce que je pouvais pour parvenir à mes fins, que ça soit la parole, les ustensiles ou le physique. Je n’étais pas forcément bénie par Dios au niveau du physique, mais j’étais grande, et cela suffisait dans la plupart des cas. Sinon c’était la violence, et pas besoin d’être belle pour réussir.

    Un garde m’accompagnait jusqu’à ma cellule. Comme à chaque fois que je devais faire un interrogatoire, ils avaient préparé mon petit verre, devant la porte. Le rubis liquide tourillonnait de plus en plus à chacun de mes mouvements de poignée. Je bus alors cul sec ce sang qui découlait dans ma gorge telle une puissante drogue.

    -  Aaaah !! Qu’est-ce que ce genre de remontant vous fait aimer votre travail !




    J’embrassais le garde qui m’avait accompagné, l’obligeant à ouvrir la bouche pour lui faire goûter le liquide qui était resté dans la mienne.

    Sur ce belle acte, je m’avançais vers la porte de la cellule, l’ouvrir, et m’engouffra dans sa noirceur.

    - Elle fait toujours ce genre de chose ? Dit le garde




    - Hooo oui, à chaque fois qu’elle va interroger quelqu’un. T’inquiète pas le nouveau, tu t’y habitueras vite.




    Armerys Horhor
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    Message par Armerys Horhor le Mar 29 Jan - 18:34


    C'était la troisième fois que l'on me changeait de cellule, celle-ci était toute aussi simple que les autres, à peine quelques mètres carrés d'espaces, pas d'intimité, pas de luxe et l'odeur âpre du sang et amer des déchets des cages en face.
    J'avais cherché mes hommes, les derniers survivants de Mühr et là encore, je n'avais pas trouvé la clef de mes espoirs bafoués par mon ignorance.
    Je défiais courageusement mes espérances au gré de mes convictions angoissantes. Réfutant sans cesse l'idée qu'ils furent tous annihilés, je poursuivais le rêve fou de pouvoir, bien encore, tous les sauver.

    Les cages apposées étaient toutes presque vides, un homme d'un âge dépassé par ses rides, aussi creusées qu'elles étaient salis par sa peur, se terrait à plusieurs mètres en aval de la prison silencieuse. Jusqu'à ce que le bruit aiguë du verrou de l'entrée raisonnait en écho dans cette sombre prison. Me faisant entendre depuis l'autre prisonnier, un léger déglutissement, quelques mots difficiles à comprendre, puis son silence et sa disparition totale depuis la vue que j'avais sur sa main et ses barreaux. Il en advenait fantome parmi les autres, dans cet endroit austère.

    Venait-on me chercher ? Allait-on me changer pour la énième fois de cage de la journée ? J'esquissais un sourire léger en arborant un visage angélique, troquant ma haine frissonnante et ma colère fulminante pour une candeur et une innocence que j'avais encore à cet âge.

    Mon regard inspectait, du moins essayait d’observer ce qu'il se passait quand j’entendais les gars de l'entrée parler, le premier d'entre eux, émettant un bruissement assez suspect du type qui se délectait par étouffement de quelque chose ressemblant approximativement à un baiser. A moins que ce ne soit autre chose, cependant assez septique sur la chose, après tout, depuis quand on exerçait ce genre de truc ici ? Baal était supposé être le pays de l'oppression et de la mort, du coups j'étais assez septique sur mes idées.

    Quoi qu'il en soit, je tournais en rond dans ma cage, faisant les cent pas en attendant que la personne arrive devant mes barreaux, de toute manière à part me regarder et tenter de discuter, il n'allait pas faire grand chose. Il était assez difficile de vouloir rentrer dans ma cage en sachant que j'avais toujours mon katana et mon Aktech sur moi, dailleur j'en riais, ces Baalkyens étaient d'une incompétence!
    Le katana était visible, quant à mon Aktech, qui pouvait se complaire à savoir de quoi il s'agissait? Il allait falloir creuser large pour me le récupérer et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à la moindre occasion, je pouvais faire feu ou trancher une tête : J'étais un dragon sulfureux et arrogant dans une prison d'épines, mon but était simple et personne n'allait pouvoir me faire sortir de ces lieux à part ma propre détermination.

    Quand enfin je pu voir la tête du prétendu prêtre où machin, déjà je me posais une question : femme où homme ? Coupe au carré, tête d'ange, iris clairs et lunettes de sorciers, sa croix était posées sur une poitrine à peine plus développée, à moins que celle-ci n'en soit cachée, trop bien cachée par sa tenue noire dans cette prison couverte de ténèbres.

    Je reculais de mes barreaux avec flegme en croisant mes bras musclées, sur ma large poitrine musclée recouvert d'un fin tissu blanc où parfois quelques coupures et tâches de sang asséchés venaient décorer les tons basanés de ma peau de sable. Mon bras droit était toujours plus impressionnant que mon gauche du fait qu'il était dépeint de ma tâche de naissance, un tatouage prenant la forme d'un dragon dépeint d'une encre noire, Kin sans aucun doute, se faufilant langoureusement le long de mon biceps tendu jusqu'à mon épaule carrée.

    Levant un sourcil, interpellant ce machin inconnu de mon bataillon de cette manière avec arrogance, j'attendais.
    Il ou elle, ce truc de Baal voulait quoi au juste ? Pas de bouffe, pas d'humains à me faire bouffer, que dal, même pas une arme pour tenter de me maîtriser, s'en était pittoresque.
    «  - Mais encore... ? »

    Je soufflais cette réponse d'un voix suave et pourtant bordée de repproches, légèrement dépassé par les événements, je m'attendais à tout sauf à ça. Mes iris d'or et d'ambre cherchaient une explication face à ma royale personne, qu'est-ce qui allait encore m'arriver ?
    Ma question traversait les barreaux de la prison, laissant un moment mes mots en suspens jusqu'à ce qu'on entende une quinte de toux sortir depuis l'autre bout de ce lieu sombre.


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    Message par Rebecca Lewis le Mar 5 Fév - 14:12

    L’homme en face de moi était impressionnant, je ne pouvais pas le cacher. Je n’avais pas interrogé beaucoup de personne qui me plaisais un tant soit peu. J’allais encore plus prendre de plaisir à voir sa tête se tordre de douleur. Niark niark niark…
    Même je voulais commencer tout de suite, lui ouvrir les entrailles, le voir me supplier à genoux d’arrêter, je restais tout de même stoïque, sans trop sourire. Je m’inclinai légèrement, les bras le long du corps, comme si je venais d’entrer sur un tatami.
    - Bonjour, prisonnier. Je suis Sœur Rebecca. C’est moi qui vais procéder à l’interrogatoire d’aujourd’hui.
    Bon…pour ce qui est de l’approche, il va falloir que je bosse ça un peu plus.

    Je me mis en face de lui, tous mes bras recouvert du tissu noir et doux de la  tenue d’inquisiteur. Nous n’étions pas forcément beaucoup à l’avoir. J’étais toujours extrêmement ravie de la porter.
    - Si tu restes poli et que tu réponds à toutes les questions que je vais te poser, il ne t’arrivera rien. Bien sûr, si tu commences à me mentir, à me menacer, à me torturer, à me tuer,  à te sauver ou à faire toute autre chose que je ne t’ai pas demandé, je vais devoir employer la force et te faire mal. Est-ce clair ?
    Je regardais un peu plus en détail le corps du prisonnier. Dios ! Qu’est-ce qu’il était fort ! S’il fallait que je passe par du corps à corps, je ne ferai absolument pas le poids. Heureusement que j’ai mon Aktech et que je vais pouvoir me débrouiller par la parole…. Enfin, je l’espère. Mes yeux s’attardèrent un peu trop sur les siens, mais je me sentais comme engloutit par la couleur dorée de ses iris. Je continuais à le dévisager : ses bras musclés, son lin blanc qui laisse tout voir, son katana tombant légère et sensuellement sur ses jambes….



    Son katana ?

    Mais qui sont les idiots qui lui ont laissé son arme ? Faut vraiment être crétin pour penser que, quand on attrape quelqu’un pour en faire un prisonnier, on lui laisse tout ce qu’il faut pour qu’il s’échappe ! Je ne m’étonne presque pas de trouver la clé de la serrure quelque part non loin d’ici…

    Je repris mon sérieux. Il ne fallait vraiment pas que ce genre de petit « accident de métier » puisse me faire rater ma séance.

    - Tout d’abord, il va falloir me donner ton arme. Il est logique qu’en tant que prisonnier, tu n’aies rien sur toi qui puisse me blesser. En signe de gentillesse à ton égard, je n’ai pas d’arme non plus.

    J’ouvris le manteau de ma tenue en grand, pour qu’il puisse voir que je ne cachais rien. S’il n’était pas idiot, il pouvait se douter que j’avais d’autres poches dissimulées çà et là. Ou que je pourrais facilement avoir des armes et du matériel de torture par les deux gardes qui sont derrière la porte de sa cellule.

    J’attendais donc qu’il me donne son katana. Par la suite, je lui poserai la question suivante : « As-tu d’autre arme sur toi, comme des armes à feu, des armes blanches ou des Aktech’ ? »
    A partir de là, je pourrais savoir quel genre d’interrogatoire on va pouvoir faire.
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    Message par Armerys Horhor le Ven 8 Fév - 23:35

    Las, j'observais le truc devant moi d'un oeil morne et franchement désintéressé tandis que l'autre vieux machin au bout du couloir continuait de tousser à s'en faire éclater la gorge. Laissant l'expression de mon visage se fendre d'un total désintérêt pour la sœur devant mon nez, je me surpris à me demander depuis combien de temps l'homme, là-bas, avait croupit dans ce lieu lugubre et glaciale. A n'en point douter, qu'il devait faire partit des murs, tandis que les gardes avaient encore pour ma peine, cherchés ma place dans les prisons depuis l'aube.

    Étaient-elles aussi bondées pour permettre les fautes et les tords à mon égards ? Où était-ce juste une grande chance et que j'eu à faire à des Néophytes ? Mes pensées et réflexions profondes m'amenaient à songer au fait que, quoi qu'il se passait ici à l'intérieur de ces murs abominable, jamais je ne cracherais le mot. Ma détermination était tracée au feu de ma détermination et c'est toujours les bras croisés sur ma large poitrine saillante couverte par un fin tissu de lin blanc-grisé par les salissures que mon attention revenait vers la piplette.
    C'est pas possible de parler autant ! Et dire que j'ai fais exprès de me faire capturer pour sauver les miens... J'arriverai presque à redouter la manière intelligente et subtile de m’immiscer sur le golem, d'autant plus que j'aurais très bien pu rapidement venir à bout de quelques uns des gardes actuellement.

    J'avais conscience de ma position dominante et mon regard avait cette force impétueuse qui s'en dégageait : j'avais pleinement conscience de la place que j'avais en ce lieu et ce n'était pas sans en faire rager cette demoiselle. Finalement après ces quelques minutes à me causer, je dois avouer que l’intonation de sa voix n'avait rien de bien masculine. Bref. J'étais presque sur, à un pourcentage moindres, que cette personne était donc une femme, c'était tout à mon honneur, il allait juste falloir que j'attende un peu pour m'en rassurer : Jouer deux où trois tours de charmes pour lui faire perdre la tête et sous-tirer des informations sur Baal devrait être à ma portée.

    Avec cet air indifférent, l'inspiration cependant profonde en prenant un air mécontent de la situation, indompté et sauvage par ma position de captif mais déterminé à sortir d'ici, je la toisais de ce regard sulfureux et déterminé tandis qu'elle semblait me dévorer du regard.
    … Sans blague... Je feintais un petit ricanement à peine audible, tandis qu'elle s'attardait sur mon engin... le katana.
    Ses paroles étaient naïves on ne peut plus possible, de même, je ne retenais pas un rire franchement décomplexé en lui imposant de nouveau un regard de braise plus rutilent qu'un soleil à son midi.
    Mon sourire s'étirait malgré lui en deux fossettes de chaque cotés de la commissure de mes lèvres, feintant un sourire que je savais charmeur et horriblement agaçant.
    " - Je ne suis pas de nature généreux.Tu veux mon katana ? Chaque chose se mérite. "

    Sur ces belles paroles, je la laissais planté là, devant ma cage comme une belle fleur, lui montrant dans le même mouvement que mes paroles acerbes et tranchantes, mon dos musclé, mes fesses dans mon pantalon noir ainsi que le voile rouge et d'or, ma nappe, qui couvrait mon bassin jusqu'à mes genoux.
    Allant jusqu'à fond de la cage, je me posais contre le mur en faisant entendre mon mécontentement par un soupire agacé, alors que je riais intérieurement dans ma tête, on allait voir qui allait jouer au tortionnaire, bande de Cannibales décérébrés... au bout d'un court moment de silence, je poursuivais de ma voix suave et égaillée... :
    " - Ton pendentif, je le trouve bien original et joli pour une demoiselle... "

    Je laissais la phrase en suspense de façon à voir sa réaction.
    Bijoux de famille ? Aktech ? Où simple pendentif ? Sa réaction me suffirait à le savoir, tandis que sous l'attente et la surprise de ma phrase, je poursuivis dans ma pénombre, observant ses yeux bleutés, l'expression de son visage et écoutant chaque timbre de sa voix pour y déceler toutes les nuances de ses sentiments, fin limier que j'étais.
    " - Je vais plutôt dire Cannibale, rebut de la société, assassin de l'humanité, c'est dommage. Tu me paraissais plutôt mignonne dans l'ensemble. "

    Je me retenais de rire, parfois les gonzesses, surtout les hautes placées à Oasys, préféreraient crever et se damner qu'offrir leur bijoux, était-ce le cas de celle-ci ?
    "- Qui plus est... Je ne vois pas ce que tu peux cacher sous les poches de ce truc affreux, qui sait ? Peut-être caches-tu quelques armes à feux ? Où bien un Aktech pour me torturer, me tuer et me faire tout autre chose que je n'aurais pas apprécié... "


    Un fin sourire s'affichait sur mon visage, je me moquais totalement d'elle, prenant mots pour mots ce qu'elle avait dit auparavant pour retourner chacune de ses paroles contre elle-même. De même, planté contre le mur, je croisais mes jambes d'une façon décontracté en continuant d'observer le plateau d'échiquier humain dans lequel je me tenais.
    Je n'avais pas oublié être un prisonnier et mes heures ici, étaient comptées. Néanmoins je ne voulais pas me départir de mes bonus avant la sortie de cette prison-là, il était donc hors de question que je quitte mes armes, ma quête pour mon peuple... Je n'avais jamais été aussi proche de mon but! Mais comment faire pour garder mes bonus tout en faisant semblant de rester un bel agneau... humm... cette tâche était compliqué.
    " - Ca te dérange si on fait un jeu ? Plutôt... Un pari... "

    Ajoutais-je d'une vois un peu plus basse, ajoutant un peu plus de sensualité dans cette prison de l'épouvante.
    " - Je te promets de ne pas sortir mon katana de son fourreau et de répondre à tes questions si tu réponds aux miennes. Le premier d'entre nous qui ment devra retirer un vêtement. Je ne sais pas si vous jouez au poker ni si vous connaissez ce jeu, mais j'avoue que ces murs ternes commencent à impatienter le jeune mercenaire que je suis. "

    Cette miss me semblait jeune, bien plus jeune que moi, peut-être que le jeu était quelque chose qui lui attirerait sa curiosité et lui permettrait d'éviter de trop se focaliser sur sa Oh Grande Divine mission Baalkyane ? Mon cœur battait tranquillement tandis que dans mon coin j'attendais une réponse, impatient de connaître et de savoir où étaient passés mon peuple, mes amis et combien de mes gens avaient déjà été massacrés…
    Quand et si seulement elle eut accepté ma proposition, ce que je ne doutais pas un instant, mes yeux pétillant d'une malice infini, je poursuivait d'un ton plus tendre, presque amicale…
    " - Les dames d'abord…"


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    Message par Rebecca Lewis le Sam 9 Fév - 1:07

    Ce jeune homme allait-il encore se foutre de moi bien longtemps ? Sa voix douce était aussi cassante et glaciale que la glace. Je ne sentais aucune émotion dans ses paroles. Ses gestes étaient mécaniques, j'avais l'impression qu'il me faisait une représentation de danse classique... Ça se voyait qu'il était là pour s'amuser et qu'il avait déjà fait tourner beaucoup de monde en bourrique. Mais je ne suis pas comme ces frêles personnes qu'il a pu berner dans sa ville d'origine. Je suis une Baalkyanne, une dévouée de la plus suprême de toutes les divinités. Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds aussi facilement.
    Mais il est vrai que c'est un bel homme. Un bien jolie morceau de viande. Je suis sûre qu'il doit avoir très bon goût. Un peu d'épice pour relever le tout, quelques herbes fraîches et il sera parfait. Rien que d'y penser, j'ai une faim de loup.

    - C'est un pauvre bijou de famille que j'ai obtenu après que mes parents soient morts.

    Et je ne mens pas ! Dios me l'avait offert dans sa grande générosité après que j'ai dénoncé ma famille. Un geste qui restera gravé au plus profond de mon être et de mon âme. Le prisonnier n'arrêtait pas de me fixer du regard. Cherchait-il quelque chose de particulier ? Pensait-il que je lui mentais ? Je n'ai jamais menti, je n'aime pas cacher des choses aux gens. Il est vrai que, certaine fois, je n'ai pas forcément envie de tout dire. Je fais alors en sorte de répondre en une demi-vérité : c'est la vrai histoire, mais beaucoup de détails sont passés sous silence.

    - Je n'aime pas qu'on m'insulte ouvertement parce que je n'ai pas les mêmes croyances ou mode de vie de quelqu'un d'autre. Je peux aussi bien t'appeler destructeur de monde ou génocide animal, c'est comme tu veux.

    Non mais ho. Ça va bien deux minutes hein ! C'est bien la première fois qu'un de mes prisonniers parlent autant. Habituellement je suis obligée de les torturer une bonne heure avant qu'il ne sorte leur premier mot. Il devait manigancer quelque chose, c'était certain. On ne parlerai pas autant si ce n'est pas pour cacher quelque chose, que ça soit un secret ou une intention particulière.

    Sa proposition de jeu me laissais sur le cul. Déjà...Bien sûr que oui, nous connaissons le poker ! Nous ne sommes pas un peuple de la première ère, non plus ! J'avais envie de lui hurler dessus en lui disant que le peuple le plus primitif entre les notre n'était sûrement pas le mien, mais ne commençons pas à nous le mettre à dos. S'il veut jouer, alors jouons.
    Je ne lui donnais pas ma réponse tout de suite. Je repartais vers la porte et toquais trois fois. Un des gardes passa la tête par l'ouverture.

    - Veuillez nous ramenez deux coussins bien confortable, deux verres et trois bouteilles d'alcool fort, je vous pris. Ho ! Et restez à proximité, il est fort possible que je vais encore avoir besoin de vous, que ça soit pour d'autre bouteille ou pour une bassine.

    Une fois l'ordre passée et la porte fermée, mon attention retourna vers l'homme.

    - Très bien, alors jouons cartes sur table
    .

    J'enlevais mes lunettes et les posais délicatement sur le sol.

    - Ceci est mon Aktech'. Quand je l'active, dans des situations particulières, il peut me dire quel est le point faible de mon adversaire. Je n'ai pas d'autre arme sur moi. Je ne te fais pas assez confiance pour l'instant, donc il va falloir que tu pose tes armes et tes Aktech' devant toi, sur le sol. A partir de là, on pourra commencer à jouer.


    Quoi ? Aurais-je dit à un moment que je ne mentais jamais ? Hoooo, un mensonge de temps en temps pour sauver sa peau ne va pas tuer quelqu'un....
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    Message par Armerys Horhor le Dim 10 Fév - 20:55

    "- Je n'ai jamais parlé de poser tes armes, à toi, sur le sol, juste tes vêtements, dans le cas où tu mentirais. "

    Poursuivais-je sur le même ton que précédemment, jouant sur les cordes un peu plus suaves et chaleureuses afin de désarmer la demoiselle.
    En posant ce qui pourrait, où non, être son aktech à coté d'elle, ces lunettes qui m'avaient pourtant l'air tout à fait banale, elle venait de me démontrer qu'elle s'attendait à la même chose de mon coté et visiblement, que je me désarme et dévoile mes attraits.
    Quel fou pourrait ainsi tomber dans ce piège et dévoiler ses atouts lors d'une bataille aussi tendue que n'était celle-ci ? Verbale et politique, certes, mais j'étais loin d'être un homme dénué de principes.

    J'étais un prince, certes déchu, mais mes années de formations avaient été clair et strictes. Aussi, peut-être que ma position actuelle, à savoir mes bras croisées le long de ma poitrine démontrant une tierce volonté de me protéger et ainsi que toute ma posture tendue ne l'aidait pas à la confiance.
    De même, qui ne le serait pas après avoir changé trois fois de pièces en une journée ? Qui ne pourrait se montrer aussi tendu et énervé que moi-même suite à la longue traque de ces maudits Baalkyans en risquant sa propre vie pour atterrir dans un tel enfer ?

    Je ne sais pas si elle connaissait le fin mot de l'histoire, peut-être même qu'elle s'en fichait et voyait juste en ma personne un gibier à l'odeur envoûtant qui ne demandait qu'à être bouffé. Cela dit, qu'elle tâte de ma peau une fois sans y être invité et elle verra ce que cela fait, d'être humilié comme je l'ai été. Comme nous l'avions été à Mühr.

    J'observais la jeune demoiselle en laissant un fin silence peser entre nous, j'étais toujours contre le mur de ma cage, accroupis, éloigné au plus possible d'elle dans la pénombre environnante et cela me sied parfaitement, je n'avais pas envie outre mesure de m'aventurer devant les problèmes.
    Peut-être avait-elle mentit au sujet de son Aktech ? Et qu'il s'agissait d'un grapin pour torturer les autres ? Que pouvais-je savoir de ce peuple ? C'était  la première question que j'aimerais poser, néanmoins, j'avais décliné ma place, gentleman que j'étais, pour que la demoiselle se sente un peu plus en confiance et au lieu d'en profiter, elle avait préféré me faire perdre du temps.

    Puis le silence fut légèrement brisé par l'arrivé du garde qui déposa les mets sur le sol, l'alcool ? Très peu pour moi, je voulais être en pleine possessions de toutes mes capacités et ce n'était pas avec l'alcool que cela allait être possible.
    Sans me défaire de cette carapace de protection dans laquelle j'étais, bien que je tentais de me défaire de mes bras autours de ma poitrine, chose quasiment impossible, j'en dardais d'un regard mitigé, mauvais et sauvage vers la demoiselle.
    Je n'avais jamais été vraiment attiré par les pochtronnes et encore moins les alcooliques cannibale Après un moment où les bruits de pas s'arrêtèrent, signe que le Baalkyan s'en était allé, je me déraidissais un tant soit peu.

    Faisant cependant un peu plus figure de franchise en démontrant ma véritable envie d'avancer dans cette investigation dont la curiosité me piquait, je décroisais enfin mes bras pour m'asseoir contre ce sol crasseux, dégueulasse, humide et gelé.
    Grinçant des dents en laissant un grognement bien audible sortir de ma gorge pour démontrer à quel point ça me faisait vraiment CHIER de faire ce genre d'effort et de m'abaisser à ce genre de diplomatie avec les Baalkyans, je levais un genoux et posais mon bras dessus.
    J'étais donc assis contre le mur, contre un sol à la texture on ne peut plus douteuse et me montrait donc déjà, bien assez facile d'accès et vulnérable comme cela.
    "- C'est quoi ta question ? "

    Ajoutais-je, d'une voix toujours empreinte d'une certaine tendresse, en levant cependant le menton par désinvolture, conscient que j'avais toujours gardé mon katana et mon aktech sur moi, dans le but de m'en servir pour me défendre au cas où... juste au cas où des gardes où même cette sœur à la con aurait la maligne idée de m'attaquer pendant un moment de faiblesse.
    Parce que oui, ça fait plusieurs jours que je traque et que le manque de sommeil m'accable, et m'asseoir ainsi pendant plusieurs heures, pourrait à coups sur me faire dormir et ce n'était pas une choses voulu
    .


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    Message par Rebecca Lewis le Mer 13 Fév - 11:35

    Il n’avait toujours pas l’air de vouloir se détendre, notre ami. Bien, il va falloir passer à la vitesse supérieure.
    Ce qui est bien avec les interrogatoires que le père me donne, c’est que je ne sais jamais quelles informations à le prisonnier. Je ne sais pas s’il s’agit d’une personne qui a trahit notre religion ou s’il est un habitant d’Oazys. Il va falloir que je commence par là.

    « Faisons des questions simples pour l’instant, histoire de se connaître un peu plus ».

    Je me servais un verre de l’alcool que les gardes nous avaient amené. J’espère qu’ils n’ont pas pris quelque chose de trop fort…J’amenais le liquide jusqu’à mes lèvres et bus une petite gorgée. Berk ! Ils avaient pris un des plus forts ou quoi ? Dire que je suis habituellement saoule à la moindre bouteille, aussi petite soit-elle…il va falloir que je fasse attention.

    Non sans montrée mon dégout pour le liquide, je reprenais mon sérieux. L’homme en face de moi était très douteux, toujours sur la défensive. Même s’il essaye de le cacher par sa voix, ses gestes, son corps le trahit. Il est raide comme un balai. Il allait falloir que je l’aide à se détendre.

    « Tout d’abord, j’aimerai savoir qui tu es. Ton nom, ton âge, ta provenance. »

    J’ai l’impression de parler comme si j’étais un flic lui demandant ses papiers. Mais il fallait bien commençait par-là ! Quand je saurais qui il est, je pourrais peut être faire quelques recherches une fois à la maison. Peut-être qu’il est déjà connus, ici.

    Je l’observais pendant qu’il me répondait. Il était vraiment un très bel homme. Sa désinvolture était vraiment intéressante à regarder. Mais il ne fallait pas que je me laisse prendre à son jeu. C’est le premier interrogatoire que je fais avec quelqu’un d’un peut près mon âge. C’est normal que j’aie dû mal à m’y faire. Habituellement, ce sont des vieilles personnes ou des gardes d’Oazys qui n’ont rien d’attirant.  Le dernier que j’ai interrogé est là, à côté de nous, gémissant comme si je l’étranglais encore. Il avait trahi Dios en tuant une créature dans le désert. Quand je l’ai interrogé, il n’a pas mis de temps à tout balancer. J’ai eu à peine le temps de m’amuser ! J’espère qu’avec le jeune homme en face de moi, ça serait différent.

    Il allait falloir que je pense à une stratégie. La violence ne doit pas marcher sur lui, surtout qu’il a encore ses armes (bande d’idiot). Il allait falloir que je reste calme et sereine, sans montrer d’hostilité, sinon ma tête tombe. Aaaaaah rester calme…quelque chose que je ne sais pas faire. Mais je n’ai aucun moyen de  me défendre, ni de fuir. La cellule est fermée à clé de l’extérieur, et je suis sûr qu’il sait très bien utiliser son joujou.

    Jouons fin, répondons à ses questions et voyons ce qu’il se passera ensuite.
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    Message par Armerys Horhor le Jeu 14 Fév - 17:51

    Des questions simples ? Aucune question n'est simple dès le moment où elle est posée par un ennemi, de ce fait je la targuais de mes prunelles de flammes, si elle voulait savoir quoi que ce soit sur mes intentions de base, elle pouvait toujours se foutre un doigt dans l'oeil. Même les deux si elle le désirait cela m'était totalement égale ! A défaut de ses yeux pour pleurer, elle pourrait toujours pisser.

    Tandis que je la maudissais au moins mille fois dans mon intérieur, mon extérieur demeurant de marbre quant à mes pensées belliqueuses, j’essayais de retenir mes pensées au grès d'une fatigue de plus en plus intense, sans parler que les questions de la demoiselle ne me passionnait pour rien au monde. J'avais la juste impression d'être dans un commissariat de police, et ma carte d'identité, elle la voulait aussi ? Sans blague... Je grognait en faisant bouger mes jambes de façon à me réveiller, je pouvais sentir ma lourde tête pencher en avant et mes paupières s'abaisser doucement, c'était franchement très mauvais signe.

    On va dire qu'elle n'avait rien vue.
    Qu'elle était en train de boire sa substance à la con, perturbée avec l'autre fou du bout de la cellule qui faisait un boucan du diable... de ce fait, je suis presque sur qu'elle n'a rien vue.
    De toute manière même si elle voit que je tombe de fatigue, je ne donne pas cher de ma peau. Un étrange frissons me parcourrait, comme si la mort venait de griser glacialement mes sens et cette fois, l'adrénaline fut injectée naturellement dans mon sang et me forçait à écarquiller les yeux.
    Je réunissais mes doigts sur mes paupières et les massais douloureusement. J'avais faim, j'avais froid et j'étais crevé, mais plus que tout, j'étais déterminé à sauver mon peuple. Quoi qu'il se passe et quoi qu'il en advienne, ma vie et mon salut passera après la leur.
    Qu'il n'en reste qu'un ou cent, je les sauverais ! Je ne rompt jamais de promesse.

    Mais là, assis devant cette femme, j'avais juste l'air d'un pantin avec lequel elle avait l'air de s'amuser, bien que par ma défiance et mon arrogance naturelle j'avais l'air de m'opposer à elle. Ce qui était normal, aux vue des armes dont je disposais.
    Je réfléchissais, mon nom elle ne l'aura pas, il suffirait qu'elle le répète à tous et que chaque Baalkyan répète mon nom pour que ma famille et mes amis sache que je sois là. Cela ne pouvait qu'être mal pour eux et je ne pourrais plus poursuivre mon plan comme une élaboration secrète.
    Mon âge et ma provenance ? Boh, ça, pour sur qu'il n'y avait aucun soucis à les dévoiler, mon âge reflétait l'exactitude de mon corps et ma provenance basique, Oasys... et non Mürh... pourrait tout simplement glisser comme la provenance de n'importe quel homme, j'avais donc mon premier alibi.

    En revanche, mon nom …
    Mes iris d'or glissèrent depuis le visage de la jeune fille jusqu'à ses lunettes, comment pouvait-elle voir ou déceler les mensonges ? Oh après tout, je serais fixé, un vêtement où plus où en moins sur moi... Peut-être qu'avec mon charme et mon physique sportif j'allais pouvoir plus rapidement savoir si je pourrais jouer d'elle où non.
    C'était le moment de savoir.
    "- Et ils ne t'ont rien dit, là-haut ?... Tu viens pour je ne sais quelle raison... pardonne-moi de l'avoir oublié. Et tu ne connais même pas mon identité alors qu'on me l'a demandé trois fois à trois reprises dans trois cellules différentes ?"

    J'affichais un sourire amusé pour encore une fois, appuyer le doigt sur leur incompétence, sachant que cela pouvait faire mal entre collègues.
    "- Finalement, tu ne sais rien de moi et étant donné que je compte me faire bientôt bouffer, c'est mieux ainsi"

    Rétorquais-je en observant tour à tour les lunettes, les yeux de la fille puis son talisman qui commençait doucement à virer à une couleur inattendue.
    Tiens donc ? Et ce pendentif était supposé être un simple bijou de famille ? Attends deux minutes que je te les montre, mes bijoux de famille à moi, elle va voir... J'avais en effet pas prévu de crever ici ni maintenant ni jamais et encore moins bouffé par l'un de ces maudits cannibale et ce petit Aktech porté autours du cou de la jeune fille perdue dans ses pensées... semblait tout autant disposé à le savoir que moi-même... Aurais-je gagné une première manche ?


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    Message par Rebecca Lewis le Lun 18 Fév - 13:13

    Mais quel goujat, ce jeune homme ! Je faisais tout pour rester délicate, douce et gentille, et lui me balance des vacheries aussi froides que la boisson ! Je sais très bien qui il est et pourquoi il est ici. Je voulais juste voir s’il pouvait être compréhensif et si son cas n’était pas totalement perdu d’avance…

    « Très bien, jeune homme, je ne poserai plus de questions dont je connais déjà la réponse. »

    Je repris un peu du contenue de mon verre. Non, clairement, c’était dégueulasse.

    « Je vais donc te poser une vraie question : as-tu déjà eu des renseignements par rapport à ce que tu cherches ? Ou faut-il te les donner sur un plateau ? »

    Bas les masques, plus besoin de jouer les gentilles. S’il veut faire une Battle de regard et de phrases sanglantes, je suis sa sainte. Je vais pas le laisser tranquille tant qu'il ne m'aura pas clairement dit ce qu'il fait sur Baal.

    « Oh ! J’allais oublier notre pari ».

    J’enlevais mon manteau. Eh oui, j’avais menti. Je savais déjà qui il était alors que j’ai posé la question. Oui bon, c’est un petit mensonge, mais si nous ne commençons pas à jouer, Armerys va se refermer sur lui-même et là je ne vais pas avoir de réponse DU TOUT.

    A son regard dubitatif, je pense qu’il ne sait pas pourquoi je fais ça.

    « Je connais tout ce qu’il y a à connaître sur toi, Armerys. Je ne suis pas le genre de femme à aller faire un interrogatoire sans connaître un peu le prisonnier quand même ! Nous ne sommes pas tous des incompétents. »

    Il fallait tout de même que je fasse attention aux réactions de mon Aktech’. Tout à l’heure, il s’est mis à briller alors que je ne sais pas pourquoi. Il s’est juste illuminé, ce qui veut dire que ce n’était pas un gros mensonge. Au pire des cas, si le monsieur ne veut pas jouer, je vais pouvoir lui sortir les doigts du nez grâce à la croix. Mais je ne préfère pas utiliser ce genre de procédé, surtout face à un adversaire armé (j’en toucherai deux mots au père, parce que là, c’est pas forcément dans le protocole).

    Je me mis un peu plus à mon aise. Collée contre le mur en face d’Armerys, je tapotais le coussin avant de le remettre sous mes fesses. C’est bien la première fois que je m’assois en face d'une cellule pour faire la cosette avec mon prisonnier. Mais bon, dans un certain sens, c’est plutôt agréable. Je ne parle à personne en dehors de Mochan. Donc ça fait du bien d’être avec un…humain, de temps en temps.

    Je repris encore un peu d'alcool. Non, franchement, c'était ignoble comme truc. Mais en même temps, il m'était difficile de m'arrêter. Maman m'a toujours apprise à finir mon verre, qu'il soit plein de sang ou d'alcool. Je suis une baalkyanne, NON MAIS HO ! J'ai bien le droit de faire ce que je veux quand même un peu...
    Tiens ? Pourquoi les murs commencent à danser ? C'est un bal déguisé, c'est ça ? Hoooo j'aime bien les bals moi ! Les filles ont toutes de zolies robes !!
    Oulalala ça va plus trop trop bien d'un coup...je regardais mon verre. Tiens ? Il était vide ! Môma m'a toujours appris qu'il ne fallait pas laisser un verre vide ! Je pense surtout que môma était un peu alcoolique, mais chuuuuuuuuut, faut pas le dire !

    Je continuais à essayer de fixer Armerys, mais c'était de plus en plus compliquer d'essayer de ne pas bouger. Et si je me lève, je suis sûre que je m'écroule d'un coup.

    Bon bin, on va pas bouger hein...
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    Message par Armerys Horhor le Mar 19 Fév - 18:05

    J'étais toujours adossé à ce mur à la con quand la demoiselle effarouchée par mes propos cinglant vint à faire claquer ces dernières paroles dans l'air tel un fouet. De quels renseignements parlait-elle ? Quel était ce revirement de situation ? J'allais devoir me montrer bien plus prévenant et méfiant à l'avenir, car elle commençait doucement à prendre le dessus sur cet interrogatoire et cela me mettais dans l’embarras le plus total. De ce fait, je restais dubitatif quand elle enlevait le voile de noirceur de sur ses épaules, j'en fronçais les sourcils par un état purement septique.
    Apparemment j'avais gagné la première manche de cet échange musclé, enfin musclé, c'était rapide à dire, il fallait avouer que la jeune fille en face de moi était si jeune et impulsive qu'il était facile pour moi de la plonger dans l'embarras.

    Je commençais à éprouver un peu d'empathie, jusqu'à ce que je me rappelle être le prisonnier, ici. C'était à moi d'être en position latérale de sécurité et pas cette Baalkyane, quelque chose n'allait pas.
    Pouruqoi on m'avait envoyé de genre de gonzesse ici alors qu'ils avaient sans doute des personnes un peu plus à même de m'affronter et me faire mordre la poussière ? C'était quoi leur but  finalement ?
    Tenter de me faire virer de bord était l'une des premières raisons de cette approche en douceur par cette nonne alcoolique, je ne devais pas forcément être loin du compte, surtout qu'elle avait accepté un paris avec un prisonnier Dont elle ne connaissait... Rien.
    Mon nom ? Boarf et ma provenance. Rien en somme et j'en étais certain, elle ne savait pas le but exacte de ma capture.

    Après sa dernière tirade avant d'être saoule, essayant de paraître un peu de crédibilité pour tenter d'attirer les regards en sa faveur par le biais d'une intimidation puéril, bien que j'étais inquiet dans le fond, mon regard devint perçant.
    Le genre de regard ambré luisant d'or et de sang, je n'aimais pas sa façon de soupçonner et d'insinuer les choses comme quoi elle savait ce que j'étais.
    Je pris le temps de faire le check point dans ma tête en l'observant tomber petit à petit en disgrâce derrière les barreaux. La cause à l'alcool.
    Personne à part mon ami Mörn ne savait que j'avais entrepris de monter sur ce golem pour sauver le reste de mon peuple et depuis mon séjour ici, j'avais fais attention à ne pas dormir pour éviter de parler dans mes rêves. Il n'y avait donc rien sur moi à savoir.

    Je l'observais tour à tour, tourner de la tête et prendre une légère teinte rosée pivoine qui lui sied à merveille, les affres de l'alcool me moquais-je doucement. Après son petit tour où elle semblait légèrement ailleurs, j'en viens à pousser un soupire de lassitude, le moment de passer à l'offensive était arrivé. Elle avait utilisé son temps pour me questionner et l'avait grandement perdue.
    Elle n'avait pas relevé que je n'avais pas répondu franchement à ces questions, mais qu eje n'avais fais qu'en partie les contourner et les arranger à ma manière... Quelle douce enfant naïve, je m'en voudrais presque de l'utiliser pour venir à mes fins.

    Décidé à me bouger, mes genoux émirent un craquement diable quand je me relevais ! J'avais vraiment besoin de me dégourdir les muscles ! Je me sentais aussi rouillé qu'un lion dans un parc d'attraction, à part observer le sort s'acharner sur moi avec vice en rugissant de plus belle, je ne pouvais rien faire. Je m'approchais à pas calculé, lent d'une démarche féline vers les barreaux en face de la demoiselle. Assez lentement pour pas qu'elle ne tourne de la tête et qu'elle ne vomisse.
    Dailleurs je laissais une distance de sécurité entre nous de façon à ce qu'elle ne gerbe pas sur moi, n'ayant rien dans le ventre, cela aurait plus le dont de me fatiguer et de me rendre vulnérable.

    " - Tu sais donc que j'ai un acteck Permettant de générer des flammes infernales à une intensité plus meurtrière que les flammes lambda. Et que j'ai été capturé sans résistance par une famille assez... Spéciale. Si je n'ai rien à te raconter,  je ne vois pas ce que je pourrais te raconter d'autres."

    Avais-je réussis à attirer son attention ? J'affichais un sourire narquois, celui de la défiance, j'avais gagné cette première manche et je la savourais pleinement. De ce fait, la seconde, vu l'état de la jeune fille allait être tout aussi rapide à gagner. Enfin, je l'espérais ardemment.

    "  - On ne t'a jamais dis de ne pas boire durant tes heures de travail, jeune fille ? Ma première question va être très simple, concernant Baal."

    Mon visage se déchiffrait en une rage suffisante pour écraser ce monde de brute égoïste sur lequel je me tenais, ma haine apparaissait comme le trait rougeoyant dans l'iris mortel de mes prunelles d'ambre, j'arborais cette expression à la fois inquiétante et bordé de vices pour lesquels j'étais capable d'accomplir pour sauver ce pourquoi, j'étais né.

    "  - Y a t il des moyens d'échapper à vos sacrifices et à votre anthropophagie ? Et quel en est le prix ?"

    J'essayais de ne pas paraître mauvais ni assassin dans mes propos, mais cela était difficile, j'avais cette douleur telle une blessure au fer dans mon cœur qui revenait à chaque fois que je pensais à mon passé, m'enhardissant à vomir ma haine et ma colère caché depuis ces deux longues années d'entraînement intensif. Venant de comprendre que j'avais non seulement parlé d'une façon agressive et me dévoilant dans un mauvais avantage, je me déraidissais en prenant volontairement du recul, affichant un air grave en laissant mes yeux cligner plusieurs fois, respirant profondément entre chaque respiration afin de me calmer.
    J'étais éprouvé, tant mentalement que physiquement, et j'avais bien conscience que si je continuais ainsi, j'allais dépasser les limites.
    Cette demoiselle n'avait pas foncièrement l'air mauvaise.

    " - Je m'excuse. L'anxiété, l'anxiété, la faim et l'angoisse. Je pense que tu dois connaître ça par ton expérience. Et donc... "

    Je raclais mon postérieur sur le sol pour m'approcher un peu des barreaux. Premier barreau que je pris entre mes doigts, d'une main un peu plus timide et tremblante que ce à quoi j'imaginais.

    " - La réponse ?"

    ajoutais-je à moitié le souffle coupé par l'attente...
    ( je ferais la correction après le sport!)


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    Message par Rebecca Lewis le Mar 19 Fév - 20:52

    J'écoutais son monologue d'une oreille. Pas que je m'en fichais, loin de là ! Mais mon cerveau ne voulait pas forcément faire son travail. Il était plus concentré à mettre mon corps dans une position complexe : le dos contre le sol, les jambes tendues vers le plafond et la tête vers la cellule d'Armerys. Quand j'entendais "j'ai été capturé sans résistance" mon cerveau comprend "blablabla". Ce que je hais ce corps de faible.

    Aaaah ! Enfin une question ! La moitié de mon corps complètement étalé sur le sol, j'essaye de me remettre debout. Je titubais un peu, mais le mur était là pour m'aider à ne pas chuter (merci mon ami !)

    "Hoooo que oui, il y a des moyens pour ne pas....couic !"

    Je rigolais à mon couic toute seule. Seule ? Boh et bien ce n'est pas bien grave ! Je m'approchais des barreaux de la cellule. Mais, à cause d'une...hmm...malchance, je me suis pris les barreaux en pleine tête (ou plutôt en plein dans le nez, vue comment j'ai grave mal).

    "Aïe"

    Je me frottais le bout du nez. Je passais encore plus pour une alcoolo, avec maintenant le nez tout rouge. J'essayais tout de même de reprendre mon sérieux. Je m'accrochais aux barreaux et relevais la tête, comme si je voulais garder le peu de fierté qu'il me restait.

    "Hmm hmm...comme je disais oui, on peut s'en sortir. Il n'y a pas 32 000 solutions : gladiateur, esclave ou baalkyan. Ce sont bien les seules solutions pour que ta tête reste sur ton corps"



    Oulala, la tête qui tourne ! Ma vue se brouillait soudainement et je me sentais tomber, le sol se rapprochant de plus en plus de moi.
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    Message par Armerys Horhor le Mer 20 Fév - 0:08

    La demoiselle était encore plus remplie qu'une bouteille d'alcool qu'elle venait goulûment de boire, elle n'avait plus non plus l'air d'être dans son état conscient et cela me déplaisait. Totalement bourrée et fonce-dé ! La jeune nonne se marrait même toute seule, faisait des siennes en gesticulant ses jambes de haut en bas alors qu'elle se tenait allongé sur le sol.

    Je me demandais bien à quoi elle devait penser... N'avait-elle pas honte de se dépeindre de la sorte devant un prisonnier ? Je veux dire, même si ça ne fait que trois jours que je suis sur Baal, il n'en est pas moins qu'on évite de tenir ce genre de langage corporel devant un homme.
    Allez-lui dire ça, moi j'en ai rien à faire, qu'elle crève d'un comas éthylique ça m'est complètement égale, je suis là pour le salut de Mühr rien de plus.

    Elle rigolait sur la noirceur de sa blague, moi je fronçais les sourcils de façon à ne pas craquer, serrant ma mâchoire avec force dans ma bouche, tempêtant contre ma haine irréversible afin de ne pas brûler la pauvre Baalkyane en face de moi.
    Ce n'est pas de sa faute si elle a été entraînée sur ce Golem, ce n'était qu'une question de volonté et d'éducation, tout comme c'était la mienne d'être loyale à mes hommes et de sauver ceux qui m'avaient fais confiance.

    Même si j'avoue qu'entre les esclaves, les gladiateurs et les Baalkyans... je pense qu'en deux ans... Il ne doit pas y avoir énormément de survivants. Mais rien ne m'empêchait d'y croire encore et toujours ! Cette tâche était devenue pour moi le but ultime de ma vie.
    Comme je m'en veux d'être partit et d'avoir laissé père se faire massacrer... Comme je m'en veux de ne pas avoir su affronter ces cannibales et de m'être échappé avec mon maître d'arme... J'en avais des remords et des suées froides.

    Ma haine se tarissait en mélancolie et tandis que la tristesse affectait ma colère, je poussais un soupire à en ébranler mon âme, j'en tremblait de tous mes muscles pendant que la demoiselle s'était un peu trop avancé, se cognant en observant vers le haut de la prison alors que j'étais toujours en contre-bas.
    J'eus à peine le temps d'émettre un petit hoquet de surprise qu’elle était déjà en train de chuter.
    Ma main tremblante posée sur la grille s'avançait subitement, attrapant un pan de la robe, quelque chose dans l'optique d'éviter que la demoiselle ne se fracture le crâne lors de sa chute...

    Ma main attrapa tout juste, au bout de mes doigts, l'étoffe prolongée au niveau du col de sa robe qui se dégrafait petit à petit sous le poids de ma poigne. J'en grognais en sentant l'acier de la cage scinder le muscle de mon biceps à l'endroit ou se dessinait nettement les écailles de mon tatouage, tandis que ma main essayait tant bien que mal de faire descendre le haut du corps et la tête de l'alcoolique à même le sol.
    " - Mais qu'est-ce qu'elle est con... J'ai jamais vu ça !"

    A chaque pression que j'exerçais, à l'image d'une grue saccadée qui faisait descendre son corps vers le bas, j'entonnais un mot :
    "- ON … NE... BOIT... PAS... QUAND … ON... BOSSE... Jeune incompétente... humpf"

    Ajoutais-je en vérifiant bien dans l'angle de mon carré d'acier, qu'elle soit bien posée à terre et qu'elle n'ait pas de commotion.
    " - Et ce n'est pas pour moi que je pose ces questions. Mais tu n'es même plus en l'état de comprendre quoi que ce soit. Pffff..."
    Je sifflais entre mes dents avant de retirer mon Keffieh rouge aux bords dorés de mes hanches et d'essayer de lui foutre nonchalamment sur les épaules, pour pas qu'elle choppe une crève où un choc thermique à cause de la trop grande chute de température de son corps à cause de l'alcool.

    Pour ma part, j'observais crevé ma cage avant de comprendre que l'entrée se situais sur le cotés, en partie de fer. Si je me tenais devant, personne n'allait pouvoir y entrer, si ? Jouant au bluff, je m'allongeais devant la dite porte, en posant ma tête sur mon épée, Aktech toujours invisible, doucement moi aussi je commençais à succomber à la fatigue.


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    Message par Rebecca Lewis le Mer 20 Fév - 9:53

    Je me réveillais péniblement. Ma tête me faisait mal, mais en passant la main dans mes cheveux, je ne sentais ni bosse, ni bobos, ni sang. Bien, au moins je ne me suis pas fait mal cette fois-ci. Je me redressais péniblement. Je ne suis vraiment pas faite pour boire, finalement.
    En me redressant, j’inspectais les éventuels dégâts qu’il pourrait y avoir autour de moi. Bon, à première vue, la prison est toujours debout, c’est déjà un bon point. Je me regardais alors. Un nouveau vêtement ? Je touchais le tissu entre mes deux doigts. C’était agréablement doux. L’étoffe, couleur rouge et dorée, était très agréable et, malgré sa finesse, tenait assez chaud. Je l’enlevais, faisant attention à ne pas la laisser trainer par terre. C’est quand je me suis relevée que j’ai vu que ma tenue n’était pas une des plus agréable. Mon haut était totalement déboutonné, les boutons devaient avoir volé un peu partout. Mais pourquoi étais-je dans une telle tenue ? Je reconnus alors enfin l’étoffe : c’était celle du prisonnier. Je me souviens qu’il m’avait fait une petite pause au début pour bien me la montrer.

    Ah ! Le prisonnier ! Je me collais à la cellule dans laquelle il devait être et scrutais son fond. Non. Rien. Aucune trace de lui. J’allais crier que le prisonnier s’était échappé quand je le vis enfin, endormis, collé à la porte en barreaux. Il avait l’air si paisible et si calme. Tout le contraire de quand il est réveillé. J’entendais son estomac gargouiller légèrement. Je devrais peut être lui ramener quelque chose à manger. Vu l’état de ma robe, il a dû me rattraper avant que je ne touche le sol et il m’a couvert de son étoffe. Je pouvais bien faire un geste vers lui et ne pas lui faire manger de l’humain.

    Je m’approchais de la porte où les gardes attendaient de l’autre côté. Vérifiant que j’avais bien mis ma main autour de mon poitrine pour cacher ce qu’il y avait à voir, j’ouvris la porte.

    « Veuillez nous apporter deux repas, donc un végétarien, je vous pris ».

    J’allais refermer la porte, mais je fis demi-tour au dernier moment pour ajouter :

    « Et si c’est possible, ramenez une robe du temple de Dios. Taille M, plus longue que les autres. Merci.»

    Je retournais vers la cellule d’Armerys et la dépassais. J’avais fait aménager une cellule pour mes jouets et mes nombreux passe-temps. J’entrais dedans et dépassais les armoires remplies d’outils de torture. Je ne pense pas m’en servir aujourd’hui, ni jamais au cours de cet soi-disant interrogatoire. Je m’enfonçais bien au fond de la cellule. J’avais rempli une armoire entière de livres que j’aimais bien ou qu’il fallait que je lise. J’en pris un au hasard et retournais voir Armerys.

    Je m’assois à côté de lui, nos épaules se touchant au travers des barreaux. Il fallait attendre qu’il se réveille pour pouvoir continuer notre petit jeu. Mais à ce que j’ai pu voir, j’avais l’impression qu’il avait déjà une grosse rancœur envers les Baalkyans. Bah, il est fort possible qu’un de mes compères est bouffé un ou deux membres de sa famille. C’est la vie. Il mange bien du veau alors que sa maman est toujours là, et elle ne veut pas se venger, elle.
    Les humains ont toujours été comme ça, à penser qu’ils sont supérieurs aux créatures qui peuplent cette planète et qu’ils ont le droit de les torturer, les maltraiter et les tuer. Tout ça parce qu’ils pensent que ces créatures ne peuvent pas se défendre seuls. Pour eux, les animaux ne sont que de la nourriture. Et bien nous, peuple de Baal, pensons exactement pareille. Nous sommes les créatures de Teren, celle que les humaines ont l’habitude de manger. Mais à leur différence, nous, nous pouvons nous défendre, nous venger et les tuer.

    Je continuais à lire. J’avais passé l’étoffe d’Armerys à travers les barreaux et l’avais posé sur lui comme une couverture. J’attendrais qu’il se réveille. Selon comment il veut continuer son jeu, j’utiliserai peut être mon Aktech’.
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    Message par Armerys Horhor le Dim 24 Fév - 1:06

    C'était pas un sommeil de plomb, mais je pu récupérer assez de forces durant ce court moment de silence et de tranquillité pour régénérer mes batteries au grès d'une réalité des plus macabres. Il se passait quoi ? Peut-être trois où quatre heures durant lesquels j'attendais, les yeux fermés et le corps allongé contre cette porte d'acier glacé, sans qu'il n'y ait le moindres mouvement où quelque chose pour me faire reprendre de l'activité.

    Et en effet ce fut de nouveau la nonne qui me réveillait, le bruit strident et léger des barreaux grinçant contre la roche me fit légèrement ouvrir les paupières, assez léger pour permettre le doute quant à mon état léthargique. Peut-être avait-elle empoigné la cage, j'en étais même certain en en entendre sa respiration.

    Puis elle partit, chercher quelque chose ? J'entendis des mots, puis encore des bruits de pas avant de revenir, mon cerveau n'avait pas envie de fonctionner, néanmoins l'urgence de la situation me permis de rapidement me donner un coups de fouet au mental afin de paramétrer de nouveau mes plans.
    Cinq heures de détentions, plus douze entre les dernières cages, j'avais assez traîné ici, je devais par tous les moyens me retrouver dans l'une des autres prisons ! A tout prix...

    S'en-suivis de la chaleur agréable de mon keffieh, de l'étrange sensation de la demoiselle, épaule contre épaule et bien sur, d'une page que l'on tourne.
    Je poussais alors un profond soupire... Comment passer à l'action sans me faire passer pour un mec lunatique...? Bon on s'en fout, de toute manière j'ai pas assez de temps devant moi.
    " - C'est quoi le titre ?  "

    Ajoutais-je sans bouger d'un poil, les yeux toujours fermés en attendant que mes facultés reviennent fatalement dans mon corps. J'essayais de relancer la conversation tout en essayant de me remémorer les noms de chaque personnes de mon village... Kin savait à quel point ils étaient nombreux... Mais pas un nom ne manquait au bataillon... Ma responsabilité, mon but, mon enfer.
    Je fis craquer les os de ma nuque en étirant mes larges bras avant de nouveau me mettre sur mes jambes et en faire craquer chacun de mes muscles, douloureux. Le châle pourpre tombait sur ma lame, la voilant l'espace de quelques secondes.

    Je lançais un regard de droite à gauche, dépité de voir que rien en six heures approximativement n'avait changé.
    Puis des bruits de pas vinrent à notre rencontre, me mettant rapidement en garde en posant instinctivement ma main sur ma ceinture là où mon katana aurait dû se trouver.
    Avec stupeur et effroi je le vis simplement posé contre la porte, à deux mètres de moi. J'avais dormis dessus mais avais oublié de le reprendre... Et la nonne pouvait tout simplement tendre le bras pour le récupérer.

    A cette idée je pâlissais à vue d'oeil, tandis qu'un type bizarre arrivait, un vêtement long et noir posé sur un bras, de l'autre main, deux assiettes, je ne voulais même pas savoir ce qu'il y avait là-dedans tant bien même j'avais des nausées à force de ne rien avaler.

    J'étais dans un mauvais jour, entre la perte potentiel de mon arme blanche et sans doute l'obligation de bouffer un truc potentiellement destructeur, la colère grondante en moi devait se voir comme la lune brillante à son sommet en pleine nuit.
    " - Je vais rester dans cette cage encore longtemps ? J'ai pas envie de bouffer, je veux changer de prison. Faut que je fasse quoi pour ça ? Que je vous bute tous les uns après les autres pour y parvenir ? Sans dec, je peux avoir une réponse s'il te plais?"

    Ajoutais-je en lançant un regard fatigué, las, vers la nonne qui avec sa cuite, devait avoir mal à la tête. Il était hors de question de m'approcher d'elle où des barreaux, tant qu'elle ne présentait pas la moindres menace à mon sujet. Menace véritable je veux dire, les paroles en l'air je peux encore faire une croix dessus... Mais il était clair que dans ma tête, quitte à tout cramer devant moi, j'allais changer de prison dans l'heure!


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    Message par Rebecca Lewis le Mer 27 Fév - 15:13

    Je ne levais même pas un sourcil après la question d’Armerys. Mon Aktech’ m’avait dit qu’il ne dormait pas réellement quand je me suis assise à côté de lui. Il suffisait de dire « Armerys dors comme un bébé » pour que mon collier se mette à briller. C’est tellement bien de pouvoir l’utiliser dans ce sens-là.
    « Un livre sur les stratégie d’interrogatoire. Soit quelque chose de pas forcément intéressant pour quelqu’un comme toi, je pense. »
    Je continuais à lire quelques passages avant qu’un garde n’apparait au coin de mon œil gauche. Il avait apporté ce que je lui avais demandé.

    Je fermais mon livre et me le mis sous le bras en me relevant. Armerys grondait à côté de moi. Avait-il mal dormi ? Nous avons tout de même un confort assez élevé dans cette prison, il ne devrait pas se plaindre.

    Je n’avais pas eu le temps de me changer. Dommage et tant pis, je vais devoir écourter cette session et revenir demain. Je me plaçais en face de sa cage, à une distance respectable des barreaux. Vu comment il s’est réveillé énervé, je n’avais pas envie de me prendre un coup de katana dans le ventre.

    « Aussi longtemps qu’il le faudra, j’en ai bien peur. Tant qu’on ne sera pas exactement tes motivations, en tout cas. »


    Le garde avait posé les deux assiettes et mon change sur le sol de la prison. J’échangeais mon livre contre le repas végétarien et fit passer l’assiette à travers les barreaux.

    « Je pense que je me suis montrée gentille et courtoise pendant ces quelques heures passées en ta compagnie. J’aurai très bien pu prendre ton katana ou, pire, tu tuer dans ton sommeil. Je n’ai pourtant rien fait de cela, et pour me remercier, tu me gueule dessus comme si tu parlais à une vache. »


    Je poussais un peu plus l’assiette avec mon pied. Il faut qu’il comprenne que le jeu de la gentille nonne est fini et que demain, une autre journée commence, avec de nouvelles règles.

    « Tu devrais manger, rependre des forces au vue de ce qu’il va se passer demain. Ce plat a été spécialement fait pour toi. Encore un témoignage de ma gentillesse à ton égard. »


    Je repris mon livre, mon assiette et ma robe et partie en direction de la sortie. Sur le trajet, je continuais tout de même à parler.
    « Sérieusement, mange. Ça te fera du bien, et tu seras peut-être même plus réceptif à notre jeu. Demain sera une bien belle journée ! J’espère que tu seras prêt ! »


    Sur ce, je passais la porte de la prison. Le voile d’obscurité été déjà tombé sur les trois quarts de la cité. Les deux gardes, de chaque côté, fixaient sans bouger droit devant eux, tels des statues de marbre.

    « Veuillez renforcer le nombre de garde devant la prison, cette nuit. Une évasion est peut-être à prévoir. »

    Armerys Horhor
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    Message par Armerys Horhor le Jeu 28 Fév - 4:19

    Les bras le long le corps, je la fusillais d'un regard qui au début était las par mon état fatigué mais qui, petit à petit, se transformait en quelque chose de plus complexe, entre la furie et la colère. Elle voulait se la jouer mauvaise fille ? Je n'avais été qu'un agneau jusqu'à maintenant. Je l'écoutais répandre son poison irritant et angoissant entre ses lèvres sinueuses telle la vipère qu'elle était, chacune de ses paroles n'étaient qu'une pluie infime qui glissait sur ma peau en s'évaporant sous la chaleur fulminante de la haine pour son peuple.

    Aussi vivant que je pouvais être, jamais je ne divulguerais quoi que ce soit sur mon intimité et ma vie, ce qui m'amenait ici et à être prisonnier ne regardait que moi, qui se prenait-elle pour tenter de m'impressionner ? Les Baalkyans ont cette façon hautaine de me parler qui me déplais, l'impression d'être une proie observée et abusée entre leur sale pattes était une chose. Leur réputation de tueur d'hommes les précédaient, mais à ce que je sache et aussi longtemps que je m'en souvienne, aucun prédateur n'est parvenu à bout de ma volonté.

    Qu'il soit Créature, humain … Où Baalkyan. J'avais buté certes un chef de guerre semblait-il, à Mühr, mais c'était lui qui était venu chercher sa mort, comme il avait lui-même assassiné le tiers de mon peuple ainsi que mon père, annihilant mon royaume et mon future. Et cette histoire n'avait été que le commencement de mon existence et de ma haine pour ce peuple barbare et primitif.
    Je tournais en faisant les cent pas dans ma cage tandis que cette putain de nonne allait ordonné de renforcer le nombre de gardes devant la prison. Elle aurait pu également prendre mon katana, mais elle ne le fit pas, j'esquissais un large sourire avant d'aller m'en saisir, entendant le silence revenir dans la cellule. J'avais toute la nuit devant moi pour me préparer.

    Aussi, je passais les premières heures à redoubler mes forces et énergiser mes muscles, par des tractions, des pompes et en donnant des coups dans le mur, il s'en passait peut-être deux où trois heures avant que quelqu'un ne vienne me voir.
    Je m'en souviens très bien.
    Il avait subitement fait très froid, un froid de gel comme j'en ai rarement vécu dans ma vie et cette voix à s'en glacer le sang me fit tout de suite pâlir pour m'amener aux bords de ma cage.
    Quelque chose de féminin sur des notes angoissantes vinrent à demander d'assassiner les derniers survivants de ma cache. Sauf celle de ma cage où les gardent défilaient devant moi sans me faire attention tandis que je demandais comment et pourquoi.
    Le vieux au fond fut ainsi quelque part libéré de son angoisse et chaque autre personnes de ces lieux fut exécutés. La voix de nouveau demanda a ce que tous sortent et les pas furent de nouveau éloignés quand je vis pour la première fois de ma vie, le visage de cette femme.

    Il n'y eut pas de conversation, je palpais le froid et la peur à chaque respiration pour oser affronter verbalement cette Baalkyane qui s'avouait femme et veuve d'un chef de guerre que j'avais tué. Chef d'un clan qui était également père de famille et l'homme adoré d'une veuve en peine et qu'elle se jurait elle-même avoir déjà fait le nécessaire pour avoir vengé son peuple de la meurtrissure dont j'étais le seul coupable.
    Elle me laissa avec la promesse d'une souffrance lente et agonisante, aussi lente et longue que ce à quoi son propre cœur aspirait, son tourment et son trépas partirent lourdement de cette cellule ce soir-là, tout comme mes espoirs de sauver mon peuple.

    Après une heure à cogiter sur cette rencontre fortuite... J'avais devant moi tous les éléments pour renoncer à mes plans de sauvetage. Mais c'était là, bien loin de ma vision des choses car si j'avais sur le dos la responsabilité de tout un peuple, je n'avais pas reçu celle d'un cannibale mort pour assouvir ses pulsions primitives.
    Quand Rebecca reviendrait, je lui demanderais, ce nom, Midnight Zandal'ar, ce qu'il signifie et pourquoi cette veuve avait la permission de venir me voir et de tuer tous ces prisonniers ? Si ça se trouve, cette putain de veuve m'avait également kafté...

    Et si c'était le cas ? Si elle avait tout dit à cette nonne, si elle avait tué tous les prisonniers de Mühr en un tournemain comme maintenant ? … c'est pas possible ! Je dois trouver un moyen de m'en assurer moi-même ! Je dois savoir si Cette Midnight travail pour Baal, si elle est de mèche avec cette nonne ! Trop de questions et trop de choses à faire !
    Je ruminais dans ma cage attrapant les barreau avec l'énergie du désespoir en me concentrant suffisamment pour y sentir la morsure du fer dans ma peau crasseuse.
    Petit à petit les flammes bleues de mon Aktech enveloppaient mes mains et les barreaux se mirent à rougir puis à fondre, j'entrepris de faire fondre un à un chacun des barreaux de cette façon-là.

    Ce soir-là, je m'échappais de cette prison.
    J'avais buté quelques gardes sur le chemin, de façon à ce que leur nombre exact reflète le nombre de prisonniers butés par cette fichu Zandal'ar ! Il y avait pas de coïncidence, c'était la guerre.

    Quand je me réveillais... Je me retrouvais là.
    Dans une salle bizarre avec l'odeur âpre du sang, on m'avait frappé et battu pour m'emmener non pas dans une prison, mais dans une espèce de bloc.
    Etais-je attaché ? J'entends des pas arrivé, j'entends et j'attends... J'ai froid mais je sens.. la colère toujours gronder en moi : Il ne m'ont pas pris mon aktech, ils ne savent pas où qu'il se trouve, j'ai encore toutes les chances de mon coté...Je ne perdrais pas espoir! Ma volonté est de fer et ma détermination inébranlable!


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    Message par Rebecca Lewis le Ven 8 Mar - 14:09

    Je redescendais les marches de la prison. Les deux gardes à l’entrée étaient mis au courant que nous aurions peut-être une évasion cette nuit. Mais je ne vais pas laisser passer ça. Je ne suis pas à ce poste depuis bien longtemps, donc je n’ai pas forcément envie de tout de suite marquer que j’ai laissé filer un prisonnier qui était sous ma garde. J’ai été inconsciente d’essayer l’alcool avec lui. Mais mon cerveau de femme pensait qu’un homme serait facilement corruptible avec de l’alcool dans le corps. Mauvais préjugé. Il allait falloir que je revoie ma technique depuis le début.

    En marchant, je réfléchissais à une stratégie de combat. Le centre-ville de Baal commençait à se vider, les boutiques fermaient l’une après l’autre, tandis que les restaurants se remplissaient d’une clientèle affamée.

    Fallait-il que je continue sur le jeu de la gentille tortionnaire ? Non, bien sûr que non. J’avais déjà essayé et, clairement, ça n’avait pas fonctionné. Il faudrait peut-être que j’essaye d’être plus froide et plus méchante… oui mais j’ai peur que ça fasse l’inverse de ce que je souhaite…

    Tout en continuant à marcher pour aller je ne sais où (j’avais dépassé ma maison depuis belle lurette) je me suis souvenue d’une personne que j’avais croisé, à mon tout début. Je ne lui ai jamais parlé, mais j’ai entendu beaucoup de chose à son sujet. Notamment sur le fait qu’elle était complètement folle, dans les deux sens du terme. Elle prenait un malin plaisir à tuer les humains, en rigolant. C’était une vraie idole dans les rues baalkyannes. Son nom était presque vénéré. Je peux peut-être prendre exemple sur elle…

    Je me stoppais net en plein milieu de la route, faisant presque tomber un homme sur son vélo, qui ne manquait pas de me le faire remarquer par un beau surnom d’oiseau. Sans lui prêter trop d’attention, je levais mon doigt du milieu dans sa direction, et repartie en courant vers la prison.

    Je courrais à en perdre haleine, mes cheveux volants tout autour de moi. La sueur commençait à perler sur mon front, mais ce n’est pas grave. Mon idée était du génie. J’allais pouvoir m’amuser en faisant passer ça pour un interrogatoire. Hooo oui qu’on allait bien s’amuser ! Mon esprit rationnel et calculateur laissait de plus en plus la place au joueur. Je ne pensais plus qu’à ça. Jouer, jouer, jouer, jouer. Je veux jouer !

    Je passais devant les gardes sans m’arrêter. Je continuais toujours ma course, sans relâcher le rythme. Ils m’avaient bien écouté, le nombre de garde était vraiment supérieur à d’habitude. C’était l’effervescence. Armerys essayait de s’échapper. Hooooo…comme c’est mignon. Il tuait les gardes qui se présentais devant lui, un par un, dans la froideur la plus extrême.
    Je pris une des armes d’un garde mort et fonçais dans la direction du fugitif. Il me tournait le dos, c’était parfait. C’était tellement rapide et intense que le pauvre jeune homme n’a pas eu le temps de réagir avant de tomber dans les pommes. Le coup avait été précis, Armerys s’écroula d’un coup sec.

    « Hihihihihihihihihihihihi »


    Je devenais folle. Mais oui qu’est-ce que j’aime ça ! Continuons Reby ! Oui oui oui !

    Je pris l’Armerys inconscient et le tirais par la jambe. Je le tirais, tirais et tirais jusqu’à arriver à l’escalier au fond du couloir. Les autres prisonniers gémissaient dans leur coin, recroquevillés. Ils ne voulaient vraiment pas être à la place de ce pauvre malheureux.

    « SILENCE ! Ou vous êtes les prochains ! »


    Les gardes ne disaient rien. Ils n’avaient pas le droit, de toute façon. En une fraction de seconde, leur attention se tournait vers leurs camarades blessés et plus vers nous.
    J’étais complètement pliée en deux. Il était vraiment lourd ! Arrivée devant les escaliers, je positionnais le corps d’une façon telle qu’il me suffisait de le pousser du pied pour qu’il dégringole toutes les marches. Chacune de ses micros chutes étaient accompagnées d’un bruit sourd. C’était la première fois que je balançais un prisonnier comme ça dans les escaliers. C’est marrant, faudrait que je le fasse plus souvent. Je descendais ses quelques marches en sautillant presque, tellement impatiente de m’amuser. Oui oui oui !

    Au sous-sol, je continuais de tirer Armerys jusqu’à arriver dans une cellule, beaucoup plus grande que la précédente. Le goût du sang était beaucoup plus présent et fort, ici. C’est normal après tout, on réserve ses salles pour nos jeux les plus horribles. Les prisonniers faisaient tellement de bruits qu’on a dû faire ce sous-sol, les habitants aux alentours se plaignant de ne pas pouvoir dormir. Quels idiots.

    J’installais notre précieux prisonnier sur une énorme chaise en bois, déjà présente dans la cellule. Tout ici était conçu pour que la personne assise sur la chaise ne puisse pas s’enfuir. Les pieds étaient sculptés en bois massif, entourés par des plaques d’acier de plusieurs centimètres d’épaisseur. Deux grosses menottes, faites en titane, attendant patiemment les poignets d’Armerys. Son cou serait également tenu par un collier en acier, relié par une chaîne aux gros maillons sur le dossier de la chaise. Et enfin les chevilles du prisonnier étaient, quant à elles, parfaitement tenue par des espèces de menottes également.

    Il m’a fallu facilement 10 minutes pour préparer mon nouveau meilleur ami à notre jeu. Mais il allait tellement l’aimer ! Oui oui oui jouons ! JOUONS ! Bien attendons, je lui enlevais son katana. On n’allait quand même pas être idiot une deuxième fois. J’approchais mon visage du sien. Un mince filet de sang perlait le long de sa tempe droite. Avec ma langue, je le lui léchais. Humm…qu’est-ce que c’était tellement délicieux ! Non Reby ! Ne le tuons pas tout de suite ! Ça serait tellement dommage.

    « Oui oui oui, amusons-nous avant. »


    Je préparais tout ce qui allait nous servir pour notre petit jeu, et je pris tout ce qui pouvait être intéressant. Un énorme tas d’objets en tout genre commençait à apparaître au fur-et-à-mesure de mon aller-retour. Quand je suis revenue de mon dernier trajet, Armerys commençait à émerger. Non non non ! Beaucoup trop tôt petit homme ! TROP TÔT ! Bof, pas grave, je vais faire avec. Mon esprit était tellement en ébullition que mon imagination allait pouvoir gérer cette faute de temps.

    Je me plaçais accroupie devant lui, mes mains sur ses genoux.

    « Bonjour beau jeune homme. J’espère que la sieste était bonne »


    Une fois qu’il sera parfaitement réveillé, je lui expliquerai en détail mon petit jeu. Mais cette fois, je ne le laisserai plus prendre le dessus sur moi. Après tout, c’est lui le prisonnier et moi la tortionnaire. Je ne vois pas pourquoi ça devrait être l’inverse. Surtout qu’ici, qu’importe ce qui peut arriver, personne ne viendra le sauver. Il est ma proie. Hihihihihihihihihi, oui oui oui JOUONS !!


    Armerys Horhor
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    Message par Armerys Horhor le Mar 19 Mar - 1:08

    J'avais l'impression d'être dans un champs de coton et ce n'était pas si désagréable que cela au final si j'en oubliais que j'avais des choses à faire et d'urgence.
    Je reprenais conscience et avec rapidité, ma tête m'arrachait des grimaces de douleur, j'avais l'impression de m'être bouffé une barre en acier, un poteau des enfers dans la gueule et sincèrement, j'éprouvais une migraine si lancinante que j'étais à la limite de me demander quelle type de cuites j'avais pu prendre pour en arriver là.

    Totalement à l'ouest, finalement c'est le peu de luminosité, les bruits métalliques, et surtout l'odeur nauséeux et aigre de la chair putréfiée et salé, âpre du sang qui me fit me réveiller en grognant de douleur.
    Je bougeais mes épaules pour m'ôter d'un lien que je pensais ôtable, mais au lieu de ça, quelque chose de froid se mis à m'étrangler la nuque, les mains et les bras.
    C'est pas possible... A quel moment je m'étais endormi?

    Ce n'est franchement pas le moment de s'énerver, il doit y avoir une raison.
    J'essayais d'ouvrir mes paupières lourdes et également douloureuses et en sentis un truc chaud et dégueulasse contre ma tempe... Okay je crois avoir capté, cette nonne est vraiment une timbrée.
    Mais qu'est-ce que j'ai foutu pour arriver dans un tel pétrin? Rapidement je revisitais les derniers moments de conscience, où les corps des gardes tombaient un à un sous la puissance et la rapidité du maniement de mon katana, laissant quelques-uns s'échapper et tuant l'exacte nombre de prisonniers qui avaient été butés par la Midnight.

    Je réfléchissais en émergeant comme je le pouvais, entre grimaces profondes, grognements de douleurs, grondement de mauvaises surprises et serrage de dent d'encaissement. Parce que oui, voir ce genre de tronche à un réveil ça donne pas forcément ENVIE de se réveiller. Et encore moins quand on sait que la minette à des penchants pour le S&M.

    Okay, Je grognais encore une fois d'un râle un peu plus long en prononçant le fermage de mes yeux plus rapidement pour contrer une migraine atroce, je sentais mon sang couler contre mon front et mon coeur battre férocement contre ma tempe.
    On se calme... Il doit y avoir une solution, il y a toujours une solution à tout... Je sais que j'ai encore mon Aktech, il est là, je peux sentir sa chaleur émaner et circuler le long de mon corps, ce qui veut dire que la nonne ne sait toujours pas où il se trouve.

    En revanche je n'apprécie pas son sourire, ses airs supérieurs et encore moins sa main sur mon genou, en revanche... Sa pique et sa répartie me fit avoir honte et j'en riais, je fis office d'un léger sourire, elle avait du toupé, c'était pas donné à tout le monde!
    J'avais encore la bouche terreuse, la migraine lancinante et un mal de chien à la tête, mais c'est avec une voix rocailleuse que je lui répondais:
    " - Ca manque de couvertures, de coussins ... et de chaleur... je dirais... Et toi chérie? "

    J'avais juste l'impression que la barre d'acier se resserrait contre ma glotte quand je riais, s'en était horrible, mais je m'en foutais! Avant qu'elle n'eut le temps de répliquer, je fis embraser mon Aktech et des flammes se mirent à circuler le temps de quelques secondes sur mon corps, faisant flotter quelques vêtements par l'air brûlant qui s'en dégageait.
    Elle aurait du retirer sa main sous la chaleur étouffante de mon aura, sous le coups de la surprise mais également de la brûlure vive que cela prodiguait, à n'en point douter.

    Rapidement, mon sourire tombait et je la lorgnais d'un regard mitigé entre le blasé, je voyais bien qu'elle essayait de prendre l'ascendant, le curieux, de savoir comment elle comptait s'y prendre, à distance. Quoi qu'il en était, je calmais mes ardeurs et les couleurs d'azur qui me recouvraient se tarissaient, faisant de nouveau baisser la température, bien qu'elle devait maintenant avoisiner peut-être les quarante degrés. En tout cas, j'étais en nage, entre le stress et la chaleur poussée de mon Aktech.
    " - J'ai eu de la visite dans ma cellule. Une certaine Midnight Zandal'ar et sa venue m'a vraiment mis dans une colère noire..."

    J'ajoutais cela en lançant un regard bordé de reproches.
    " - Qui c'est, cette salope, qui s'est permise de buter tous mes autres camarades de cellules? "
    En fonction de sa réponse, j'allais m'adoucir où au contraire lui sauter dessus toutes flammes dehors, le temps urgeait, j'avais autre chose à foutre qu'a rester ici avec cette fille, surtout si elle ne veut pas m'aider.


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    Message par Rebecca Lewis le Mar 19 Mar - 12:54

    Ce n’est vraiment pas drôle qu’il se soit réveillé aussi tôt…nous aurions dû le taper plus fort. Mais sa tête quand il a vu qu’il était attaché vaut bien tous les livres du monde.

    « Oh ! Hé bien nous ne sommes pas contre un petit réchau… »


    Nous n’avons pas eu le temps de finir notre phrase qu’un énorme feu se propagea autour de nous, nous brûlant la main. Dans un cri, notre corps recula de plusieurs pas, jusqu’à taper contre le mur du fond. La main était brûlée, et bien brûlée. Des cloques commençaient à apparaître et elle puait la chair humaine cuite. Nous salivons à cette simple autour de barbecue…humm…

    « Hahahaha ! Oui ! Continuons à nous amuser ! »


    Nous sautions sur place. Le jeu commençait enfin à être intéressant. Hihihihi….Ne te réjouis pas trop vite, nous ne sommes qu’au début. Si le début était comme ça, il nous tardait de passer au chapitre 2.

    Nous nous étions recroquevillées dans un coin de la cellule, balançant notre corps d’avant en arrière, la main coincée au creux du ventre. Mon Dios qu’est-ce que ça fait mal ! Hahahaha ! OUI J’AI MAL !! Recommence Armerys ! Ho oui recommence. Fais nous encore sentir toute ta puissance ! FAIS-NOUS MAL !

    Nous nous relevons enfin de notre coin, un sourire barrant l’intégralité de la moitié de notre visage. Nous sautillons sur toute la largeur de la pièce, comme s’il s’agissait du jeu de la marelle.

    « Tu n’es pas là pour poser des questions, beau jeune homme. C’est à nous de connaître tous tes secrets. Et pour cela…. (Nous claquions dans nos mains) Nous allons faire un jeu ! OUIIIII !!! De toute façon, tu ne pourras pas faire fondre tes menottes aussi facilement. La température de fusion du titane est de 1 668°C, PRÉCISÉMENT. Pour tout faire brûler, va falloir tomber la chemise, hihihihihihihihihihihihihihihihi»


    Devant le manque de réactivité de la part d’Armerys devant cette magnifique annonce de jeu, nous étions un peu tristes. Pourquoi personne ne peut comprendre que nous voulons juste nous amuser ? Nous divertir ? Faire un loisir ? Une activité de groupe ? Un sport collectif ? Les gens sont si peu ouverts aux changements…

    « Le jeu est très simple, joli prisonnier. Nous allons te poser des questions, et tu vas devoir y répondre avec la plus grande vérité. Et pas le droit au demi-vrai ! Hahaha ! Nous le saurons, de toute façon. »


    Nous continuons toujours à gambader autour de lui. Nous sommes tellement excitées de pouvoir ENFIN commencer à jouer ! Jou-ons ! Jou-ons ! JOU-ONS !

    « Nous avons donc deeeees…..questions ! OUI ! Nous allons te les poser, tu auras un peu de temps pour réfléchir – pas toute la vie quand même, hahaha – et ensuite nous verrons si tu as menti ou non. Tu auras un bonbon et un peu plus de chance de pouvoir partir d’ici vivant, on ne tue pas les personnes qui coopèrent avec nous quand même – pas tout le temps- . Mais si nous voyons que tu nous mens….et bin…et…et bin là…ça sera PUNITION ! HAHAHAHA !!! Avec ces objets lààààà !!! Taaaadaaaa !! »


    Nous lui montrons la pile de jouets que nous avions réussis à amener avant son réveil. Il en avait tellement…beaucoup ne seront pas utilisé, mais ça fait toujours un peu flipper de voir autant d’outil de torture ici-bas. Notre main droite en pris un alors TOUT A FAIT au hasard – tout à fait – et nous nous approchons d’Armerys. La matraque, fait dans un matériau incassable, arriva brutalement de face dans son abdomen. Un petit « Pôap ! » se fit entendre au moment de l’impact. Après le coup, nous prîmes son visage entre nos doigts, enfonçant nos ongles toujours plus profond dans sa chair.

    « Ça, c’est pour notre main cramée, espèce de pourriture humaine. »


    Nous le lâchons brutalement, comme s’il s’agissait d’une vieille chaussette sale, et nous repartîmes nous placer au milieu de la cellule. Quand notre corps se retournait vers Armerys, notre sourire habituelle était revenue. Plus aucun signe de méchanceté ne pouvait encore se voir.

    « Nous pouvons commencer ? »

    Armerys Horhor
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    Message par Armerys Horhor le Lun 25 Mar - 9:02

    Tandis que la demoiselle s'évertuait à souffler sur sa main bordée de cloque, de mon coté, j'essayais de m'extirper le cou et la tête de ces fers, tentant de glisser ma tête le long des barres brûlants, réchauffés par la puissance de mon Aktech. Si j'étais clairement moins affecté par la chaleur fulgurante de ma protection magique, il n'en était pas moins que parfois la chaleur qu'il laissait sur certaines surfaces ne m'épargnaient pas. Une chance que je n'avais pas déversé la totalité de ma colère sur cette fille, sans quoi je serais moi-même en train de brûler sur cette chaise dans un état pieux que le sien.

    Après plusieurs secondes à tournoyer la tête et faire glisser mon cou le long de la langue de métal qui retenait ma tête et mon cou prisonnier, je commençais à perdre patience et me mis à grogner en y mettant d'avantage d'énergie, quitte à me faire mal où m'enfoncer la charnière brûlante dans la glotte, je devais partir d'ici, ils avaient besoin de moi, là-haut... quelque part.
    Blessés, meurtris et pire que dans l'état dans lequel je me trouvais, de même cela me stimulait d'avantage et je pouvais sentir le renflement de la lanière doucement lâcher et émettre ces petits couinements et grincements prouvant là bien que j'allais peut-être enfin pouvoir réussir à arracher la lanière en acier.
    Bien sur, il allait me falloir plus de temps pour les bras, les pieds et le bassin, néanmoins je ne me contenterais pas que de cette petite victoire : toutes les victoires sont bonnes à prendre à l'heure actuelle.

    Un regard rapide vers la morveuse me fit tout simplement tiquer, elle accroupie en train de se basculer d'avant en arrière en se parlant à elle-même, comme dans l'un des pire films d'horreur, autant je n'ai rien contre mater un film pour l'adrénaline de temps en temps, autant, là... Ça en devenait vraiment malsain. La peur ne m'en possédait pas, mais cette meuf qui était tarée de base m'intriguait. Qu'est-ce que le monde à bien pu lui faire pour qu'elle arrive à un stade tel que son cerveau pète un tel câble ? Qu'elle perde foi en l'humanité, je le concède, qu'elle désire utiliser Baal comme moyen pour parvenir à ses fins vengeresse comme la plupart des humains faible, je dirais pourquoi pas. Mais virer dans ce genre d'état mental ne m'indiquait rien de bon.

    Puis elle venait dangereusement vers moi, je n'aimais vraiment pas cela, d'autant plus dans le moment où je commençais enfin à trouver une façon de me défaire de ce satané lien : Rien à faire ni à voir, j'avais tout simplement l'impression que le karma s'acharnait sur moi d'une façon si intense que je ne pouvais même pas y répliquer.
    Je l'écoutais d'une oreille distraite, le sang battant dans les tempes au nerf bien visible, tandis que je mouvais soigneusement mes poignets dans leur étuis d'acier de façon à restituer l'afflux sanguin et d'éviter les fourmillements. De même, j'essayais de trouver une façon de me soustraire une main de cette menotte qui me labourrais la peau.
    J'avais bien conscience que d'autres avaient péris ici par le coups de la torture, où sous le coups de la folie en restant trop longtemps attaché ici, mais je ne suis pas les autres.

    Et cette Ballkyane veut jouer ? Ce n'est vraiment pas le moment, j'ai autre chose à f...
    … …
    Ca elle me le paiera. Putain comme si je n'avais pas déjà assez mal à la tête, je sens comme une lourdeur me peser sur le crâne, à deux fois elle m'a assommé, j'ai juste l'impression que ma tête va exploser...
    Je suis dans un état second, de quoi ? Jouer ? Commencer ? Je ne comprends rien.
    Je renifle en grognant, la tête penchée et branlante, je remercie finalement la sangle d'acier de ne pas avoir lâché, parce que sinon je pense que je serais tombée sur les genoux.
    La douleur était si lancinante que je n'arrivais même pas à relever la tête, c'en était puéril, j'étais puéril ! Fallait que je me relève, encore ! Allez bordel ! T'es un prince venu sauver ton peuple d'entre les enfers ! Ta douleur et ta propre condition passera après leur propre vie !

    Je serrais les dents et crachais mon sang sur le sol, j'avais un mal de chien à réfléchir, j'avais nettement une barre qui matérialisait au niveau du front, une migraine pas croyable s'imposait, et derrière le rideau châtain de ma crinière balayée, à demie tenue par l'élastique qui menaçait de glisser à tout moment, je tentais de me concentrer en râlant.
    Non je n'étais pas prêt et je pense qu'elle s'en foutait à en entendre le ton qu'elle employait, moi pas. Puis je me rappelais du jeu qu'on avait commencé là-haut, je croyais que ça lui avait plu ? Non ? Ah  je pense savoir que madame veut se la jouer dominatrice cette fois, d'où le fait qu'elle commence à montrer sa douce folie.
    «  - … Ta main cramé ? ... »

    M'enquis-je de lui demander avec un sourire narquois à semi voilé par l'épaisseur de ma chevelure brune et rouge, d'une vois provocante …
    Comme si elle n'avait pas comprit le message, lui faisant soudainement prendre conscience que ses attirails sur la table étaient bien jolis... mais inadapté au dragon qu'elle avait devant elle.
    Oh il y avait bien des chaises, des barreaux et des manières pour me matraquer à distance, mais ces ustensiles-là : Couteaux, tire-bouchons et autres ne lui serviront à rien.
    Le pire je crois, c'est qu'étant mercenaire, j'ai déjà eu le loisir de moi-même expérimenter ce genre d'outils pour faire parler les types sur les avis de rechercher d'Oasys, alors si elle croyait vraiment pouvoir m'impressionner... Je laissais un soupire de lassitude sortir d'entre mes lèvres.
    « -  T'avais qu'à pas t'approcher. »

    C'est ce qui arrive quand on s'approche trop prêt des flammes, on finit par se brûler.
    De même, je soufflais sur mes cheveux pour voir la gueule qu'elle devait tirer, tandis que je lançais un regard mitigé vers les ustensiles que je réussissais à reconnaître. La base.
    Rien n'avait changé, cette salope allait donc employer ces trucs sur moi, je n'y voyais pas d'objection, vaut mieux qu'elle se fasse plaisir et me relâche dans l'heure plutôt qu'elle continue son petit cirque. J'ai autre chose à foutre.

    Que faire pour qu'elle me relâche au plus vite, par contre ? Elle disait qu'elle relâchait ceux qui pouvaient coopérer... Seulement je ne veux pas me rapprocher de ces nuisances Ballkyanes, je ne suis pas à ma place ici et leurs manières de vivre me rebute. Histoire de tempérer un peu ses ardeurs et surtout les miennes, j'avançais un peu plus dans mon investigation...
    «  - Tu ne tues pas les personnes qui coopère avec toi... Qu'appelles-tu coopérer, exactement ? Parce que les prisonniers qui étaient avec moi tout à l'heure n'avaient rien fais pour que cette Midnight les bute comme je l'ai vue faire. Tu me parais même un peu trop tendre et douce avec moi comparé à elle. »

    Et là, c'était bien une question que je posais, pas un sous-entendu quelconque, après ce qu'elle en fait je m'en tape.
    «  - Allez avoue... »

    Je hissais un petit sourire narquois depuis derrière les mèches sombres qui me voilaient encore un peu la face, collés à la sueur et au sang figé sur ma tempe.
    «  - En vrai, tu en pinces pour moi... ? »

    Puis n'y tenant plus, je riais et explosais de rire !



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    Message par Rebecca Lewis le Mer 10 Avr - 14:26

    « Hooo…il mordrait presque, le rongeur. »


    Le jeu n’avait toujours pas commencé, mais nous sentions qu’on allait passer un très bon moment. L’adrénaline retombait enfin un peu, et la Rebecca posée allait pouvoir reprendre un peu plus de place.

    Je voyais bien qu’il essayait de se défaire de ces liens, et qu’il allait finir par réussir. Mais je m’en fichais pas mal, je ne l’avais pas amené ici pour faire un vrai interrogatoire. Juste qu’il me sortait par les trous de nez, donc j’avais vraiment envie de jouer avec lui.
    Tout en cherchant d’autres jouets plus marrants dans ma pile, je l’entendais blablater sur les – ô combien – pauvres personnes tuer par cette Midnight. Jamais entendu parler, d’ailleurs. Je me demande bien qui peut être cette personne qui provoque autant de colère chez mon cher prisonnier….question à poser au père, tiens.
    Alors qu’il continuait de jacasser sur ces pauvres prisonniers morts, je faisais une marionnette avec ma main droite, et l’imitais en train de parler
    « Blablablablablablablablablablablablablabla »

    Je ricanais dans mon coin.

    La situation devenait vraiment intéressante. Monsieur le beau jeune homme me fait du rentre dedans ? Hmm qu’est-ce que c’est mignon tout plein. Un petit changement d’attention pour me faire attendre patiemment, le temps qu’il se détache de ses liens. J’aime les personnes rusées. Mais je déteste celle qui essaye de se foutre de moi.
    « Haha. Hoo ouii, c’est bien vrai tout ça. J’aime voir celui que j’aime se tordre de douleur sous mes coups. J’aime le voir perdre son sang, me supplier d’arrêter. Ça éveille en moi des émotions et des…sensations vraiment spéciales… »

    Jouer le jeu de la séduction était quelque chose d’assez simple, enfaite. Beaucoup d’homme se laissaient berner, surtout s’ils étaient vieux et riches. Ici, mon prisonnier était jeune beau et en bonne santé. Il était tout à fait mon type, même !

    Je laissais ma pile d’outil seul quelques minutes pour m’approcher d’Armerys. Du coin de l’œil, je voyais ses pieds bouger. Essaye de t’échapper, mauvais garçon. Ça ne rendra le jeu que plus intéressant. Je me mise alors à califourchon sur lui, les bras autour de son cou. Mon visage était terriblement près du sien, et nos torses se touchaient. Avec ce manque d’espace entre nous, je n’avais pas besoin d’utiliser mon Aktech pour savoir quand il allait me mentir. Une accélération du rythme cardiaque, une respiration rapide et courte, des tremblements dans les bras et les jambes. Beaucoup d’indices qui ne font que confirmer que notre corps est le pire de nos alliés.
    « Aaaaah, l’amour, l’amour, l’amour…. Un bien étrange mot pour signifier tant d’émotions contradictoires. »

    Je lui passais la main droite dans les cheveux, enlevant les quelques mèches qui aurait pu rester collées à son visage.
    « L’amour nous fait faire des choses complètement atroces, des choses que normalement, on n’imaginerait même pas. Il nous fait dire des choses tellement niaises, parfois. Il nous fait passer pour un idiot, un jaloux ou même pour un tueur. Hoooo, combien de couple sont passés sous mes mains parce qu’il s’était mal comporté ? Hahaha, le simple fait de me souvenir de ses moments me fait du bien… »

    Torturer les couples a toujours été mon petit plaisir personnelle. C’est comme si je voulais me venger de la vie qui n’a pas su me donner ce que je voulais : l’amour d’une famille, le fait qu’un être qui vous est cher pourrait tout faire pour vous, jusqu’à mourir.

    Je repensais alors soudainement à mes parents, à mon histoire. Une sueur froide coulait le long de ma colonne vertébrale et me fit redescendre sur terre. Je descendais d’Armerys, le laissant presque sur sa fin. Et bien tant pis pour lui. S’il n’avait pas dit ça, on aurait pu s’amuser plus. Mais il a fait resurgir des souvenirs que j’aurai dû oublier.

    J’essayais de garder mon calme devant lui, mais c’était impossible. Leur visage heureux me hantait. Ils étaient là, tous les deux, à me torturer, encore et encore, à me montrer leur « amour ». Je ne pouvais pas hurler, je n’en avais plus la capacité. Le feu, la chaleur, la douleur, la blessure, le sang, les pleurs, la tristesse, le désespoir, l’oubli.


    Quand je repris enfin pleine possession de mon cerveau, j’étais toujours plantée devant mon prisonnier. Je pense que ma crise n’a duré que quelques microseconde. Heureusement, je me voyais mal finir ma carrière aussi vite.

    Je regardais vite mon prisonnier, et partie vers la sortie. Je ne lui donnais aucune explication. Il ne savait pas si j’allais revenir plus tard, ou tout simplement ne pas revenir.
    Quand je passais devant les gardes à l’entrée, je ne leur demandais pas d’augmenter la surveillance. Non, je n’avais plus besoin de lui. Il n’avait qu’à s’enfuir ! Ce n’est pas comme-ci personne n’allait l’arrêter. Il n’est pas un baalkyan, son humanité allait ressortir et il allait se faire tuer sur le champ.

    Je ne me dirigeais pas vers l’église pour faire mon rapport. Je fonçais chez moi pour reprendre un peu plus mes esprits. Dans deux ou trois heures, j’irais faire mon rapport au père. Je lui dirais que le prisonnier Armerys est dangereux et que son exécution doit être prononcée.

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