Aller en haut Aller en bas

    Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Elisa Murdoch le Sam 29 Déc - 10:32




    Entraîner ma petite Lewis était un objectif qui avait pris de l’ampleur en quelques semaines. Dès le début je n’avais pas manqué de motivation mais après avoir rendu visite à mon Maxou et ses gladiateurs, c’était passé au niveau au-dessus. Pourquoi ? Parce que je voulais faire mieux avec Lewis que ce qu’il pouvait faire avec ses petits protégés. Sa méthode je suis cool mais strict à la fois pouvait plaire, et n’était pas si mal objectivement parlant, mais moi je la trouvais trop sympa. Je commençais à me l’avouer : j’étais en manque de sa présence et j’avais envie d’éliminer ses petits protégés un à un, les écrasant comme l’aurait fait un enfant énervé avec des fourmis. Puisqu’il ne l’aurait pas apprécié et que je n’avais pas envie de le perdre pour des crétins pareils, je m’étais dit que je pourrai le titiller en faisant de Lewis un véritable adversaire. En effet, il m’avait expliqué qu’eux deux avaient eu des différends et qu’elle voulait sans doute se venger de lui.

    Il allait de soi que mon objectif n’était pas que ma petite Lewis tue mon Maxou… Mais si elle pouvait le surprendre en répondant au moins un peu à ses attaques, ça me ferait vachement plaisir. Après il prendrait ENFIN un peu plus de temps pour me retrouver si j'étais en vadrouille et il me chercherait, on se dévorerait l’un l’autre et je me sentirais bien mieux ! Quoi ? Ne serait-il pas plus simple d’aller le voir et lui demander qu’on passe plus de temps ensemble ? Vous croyez que je suis le genre de fille niaise à tenir à mon mec ce genre de propos ? Non, non, non ! Je n’avais pas besoin de sa pitié. Je voulais qu’il ait l’idée presque de lui-même. Là alors je serai ravie. Les choses n’ont de la saveur que si elles sont spontanées et explosives. Le chercher était ma grande passion et mon cerveau était sur toutes les possibilités pour le faire un peu s’enflammer. Certains cherchent dans leur couple la quiétude, moi c’est tout à fait l’inverse. Il faut qu’il se passe des choses sinon c’est l’ennui et il n’y a pas pire que cela.

    Assez parlé de mes affaires sentimentales et repassons aux choses sérieuses : l’entraînement de miss Lewis. Je lui avais laissé deux semaines, pas plus, pas moins pour ressembler à un être normalement constitué d’un minimum de muscle et de graisse. Je ne rêvais pas : deux semaines ne peuvent faire perdre dix kilos, ce n’était pas l’objectif. J’avais testé sa réelle motivation. Si elle avait grossi ou stagné, ce serait un gros échec et je devrais revoir ma stratégie avec elle. Par contre, si elle avait perdu un peu de poids et réagissait un peu moins comme un mollusque, nous pourrions débuter quelques sympathiques entraînements. Cette fois-ci, je serais derrière elle quitte à la pousser, la relever avec fermeté pour qu’elle tienne l’entraînement jusqu’à la dernière minute.

    L’heure était arrivée. J’étais toujours dans la fameuse grotte, avec un petit pot de sang avec moi. Je m’étais amusée à me faire des tatouages sanguinolents sur mon corps, mes bras, mon visage me rendant plus terrifiante que jamais. Volontairement, j’avais fait une traînée de sang de l’entrée de la grotte à mon positionnement. Cela ferait un fil d’Ariane digne de ce nom pour mon apprentie.

    Enfin, elle arriva. Je l’approchais et commençais à lui faire des tatouages sur le visage sans lui demander son avis.

    « Règle n°1 de la tigresse : faire peur avant même d’avoir frappé. La première impression peut te donner un immense avantage sur l’adversaire. S’il a un doute sur ta puissance tu as déjà fait un pas vers la victoire. Tu peux ajouter à ton accoutrement une tête coupée ou des yeux que tu tiens. De suite, tu feras entrer la terreur dans la tête de ta victime sans avoir rien fait car personne ne t'oblige a avoir découpé quelqu'un. Tu passes à la boucherie, tu prends quelques membres prédécoupés, tu les fais tremper dans du sang et le tour est joué. Ton charisme fera 40% du travail c'est aussi pour cela qu'il faudra savoir encaisser sans gémir. Ca fait angoisser l'adversaire et le décourage. Il se demandera si tu n'es pas invincible... »

    Je ricanais pour appuyer le côté diabolique de cette technique. Le pire, c’était que ceci était vrai : il y avait pas mal de bluff pour être considéré comme un bon psychopathe. Regardez-moi : je n’étais pas une montagne de muscle et pourtant j’avais une sacrée réputation de tueuse. Faire peur était ma spécialité. Des fois j'avais terrorisé des ennemis sans même les toucher. Le psychologique pouvait être dévastateur une fois maîtrisé. A côté de cela, il fallait identifier ses possibilités.

    J’avais fait des mes inconvénients des forces : je suis maigrichonne, je me déplace vite et avec agilité. Je n’avais pas une force immense : j’utilisais la ruse, les pièges et les Aktech’ pour compenser. Mon plus était ma folie sans limite et mes plans toujours bien ficelés. Je ne disais pas à Lewis d’être ma copie mais j’étais certaine qu’elle aussi pourrait établir une stratégie payante.

    « Règle n°2 on s’entretient. Tu as fait ce que je t’avais demandé j’espère. Parce qu’on va commencer par trente minutes de corde à sauter. »

    Je la lui tendais avec le sourire avant d’ajouter :

    « Je t’impose le rythme, tu as intérêt à tenir. »

    C’était gentil comme début d’entraînement ? Vous n’avez sans doute jamais fait de corde à sauter. Niveau cardio ça montait très vite et je vous garantis que vous sentez tout votre corps avant, pendant et surtout après. J’allais secouer sa graisse comme il convenait. Quand elle se serait liquéfiée, je ferai travailler son mental et son endurance. Je sentais que j’allais énormément m’amuser.

    « Je veux que tu te défendes face aux meilleures et que jamais tu ne te fasses humilier et pour cela tu vas en baver, crois-moi, mais quand ce sera fini tu pourras te regarder avec fierté dans le miroir. Dios lui-même ne pourra qu’être fier de tous tes efforts. »


    Pourquoi étais-je gentille avec elle alors que je reprochais à mon Maxou de l’être avec ses gladiateurs ? C'était simple : les gladiateurs sont des traîtres, Lewis est une grande servante de Dios : c’est toute la différence. C’est ce qu’il fera que je la torturerai par mes entraînements pour son bien et en l’encourageant sans jamais diminuer le rythme. Qui aime bien châtie bien… Courage Lewis : montre-moi que le chaton est au moins devenu un chat à défaut d’être déjà une tigresse.

    Après cela je comptais l’entraîner à esquiver les attaques physiques. Ca allait être très intéressant et surtout drôle vu son manque d'expérience. Elle finirait sans doute avec de bons bleus mais, qui sait, elle me réserverait peut-être quelques surprises. Je l'espérais.

    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Rebecca Lewis le Ven 11 Jan - 15:40

    J’avais bouffé de la verdure pendant deux semaines et passer les trois quarts de mon temps à sauter, courir et me renforcer. Je n’avais pas eu le temps de souffler, ni de manger mon pot de glace qui était encore dans le congélateur. J’ai a peine eu le temps de faire mes interrogatoires. Et encore : je faisais parfois de l’exercice en torturant les prisonniers (la corde à sauter est un très bon moyen de remplacer le fouet). J’avais soulevé, tirer, pousser, lever, sauter, rouler je ne sais pas combien de pierres plus lourde que moi. J’avais sué de tous les pores de ma peau, obligée de prendre une douche matin, midi et soir pendant deux semaines (je devrais peut être envoyer la facture d’eau à Fury….).

    Mais j’étais finalement fin prête à commencer son entraînement. Mochan ne m’avait pas lâché du regard, et quand je voulais faire une petite pause pour manger un biscuit, elle me soufflait au visage et n’hésitait pas à utiliser ses griffes pour me dissuader de prendre la moindre bouchée…

    Je n’avais pas 36 000 tenues de sports. Je revenais donc dans cette fameuse grotte avec un short noir moulant et un petit débardeur de la même couleur. Celui-ci m’arrivait au-dessus du nombril, puisque, connaissant assez Elisa, j’étais sûre qu’elle me ferait bouger de tous les côtés. Un vêtement trop long ou trop fluide me gênerait. J’avais aussi réussi à attacher mes cheveux, même si quelques mèches rebelles se baladaient au grès du vent et de mes mouvements.

    Je savais déjà faire peur avec des mots, c’était même ma spécialité. Mais il est vrai que je ne me suis jamais intéressée à la peur par le physique. Avec la grande robe noire du temple de Dios, le physique, on pouvait bien l’oublier. Ce qui m’arrangeait vraiment pas mal enfaite !
    J’essayais tout de même de faire ma tête de méchante. J’avais lu plusieurs livres où les personnages faisaient ce genre de tête : visage levé, petits yeux de mépris, lèvres légèrement retroussées vers le bas. Dans ma tête, ils avaient tous l’air tellement viril et tellement impressionnant. Mais vu la tête de Fury, je pense que ça ne le fait pas totalement sur moi…

    Je suivais mon coach dans tout ce qu’elle me demandait de faire. Corde à sauter, pompes, abdos, gainage, traction, escalade, course, sprint. Même si j’étais en sueur et haletante, je sentais que je me débrouillais beaucoup mieux qu’il y a deux semaines. Mon corps emmagasinait beaucoup plus vite de l’énergie, et beaucoup plus aussi. Je n’avais besoin que d’une petite pause de 2 minutes entre chaque exercice (le temps qu’Elisa mette tout en place) et je pouvais repartir.

    Mes cheveux me collaient au visage pendant ma pause. Mochan était venue, et me regardait d’un œil de déni. Je devrais peut être prendre des cours avec elle pour savoir comment bien impressionner avec le regard. Elle devrait avoir beaucoup de chose à m’apprendre.

    « Comme tu as pu le voir, Fury, j’ai suivi scrupuleusement ton entraînement. »

    Même si je faisais la fière maintenant, je savais qu’elle allait bientôt passer la prochaine vitesse, et je ne sais pas si mon corps va pouvoir le supporter. Mais pour l’instant, pour la première fois, j’arrive à suivre son entraînement de sport en entier. J’arrive ENFIN à suivre UN entraînement de sport. Donc laissez-moi me la raconter.

    « On reprend ? »

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Elisa Murdoch le Sam 26 Jan - 19:06




    J’avais apprécié détailler la tenue assez légère de mon petit chaton. C’était parfait pour qu’elle puisse se dépenser sans être gênée dans ses mouvements. Je me dis qu’elle avait peut-être compris pourquoi j’étais si peu couverte, au final. Enfin, il n'y avait pas que ça : vous vous doutez qu’aguicher était toujours bien vis à vis d’un ennemi. D’ailleurs, elle aurait gagné, elle aussi, à mettre des vêtements un rien plus provocants avec des couleurs, mais ça je le lui apprendrais plus tard. C’était du bonus et je ne savais pas si c’était son style, même si je m’en fichais comme des infidèles : si elle voulait gagner, il fallait y mettre du sien. La victoire s’obtient en se donnant à 200% sur des tas de domaines.

    Enfin, une chose à la fois. Je remarquais  qu’elle était soit constipée ou qu’elle tentait de faire une expression méprisante. Il y avait du travail mais l’initiative était excellente. Je sentais que mon chaton voulait devenir une vraie tigresse : ça me plaisait énormément ! Je riais joyeusement tandis que les exercices débutaient. Je n’avais aucun doute sur le fait qu’elle ait suivi un petit régime : c’était le jour et la nuit par rapport à la dernière et tant mieux. Les exercices seraient bien plus intéressants si elle savait se mouvoir correctement. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : elle n’était pas devenue une athlète mais entre l’espèce de larve et la jeune femme d’aujourd’hui il y avait un grand changement.

    Je sentais une détermination infaillible. Ma petite était prête à se donner corps et âme pour atteindre son fameux objectif. Mon élève voulut d’ailleurs que je la félicite en me stipulant qu’elle avait suivi scrupuleusement mon entraînement. Je lui aurai bien donné un petit su-sucre mais elle l’aurait mal pris. Alors je lui dis :

    « Ah oui ? »
    Répondis-je en faisant la maligne et en me frottant les mains l’une contre l’autre.

    « Alors on va pouvoir passer au niveau 1 ! »


    Je ricanais, fière de passer à un “réel” entraînement de mon point de vue. Elle allait vite comprendre que faire la fière avait des conséquences. Cela dit, j’adorais ce genre de comportement. C’était une brave fille ! Maintenant que l’entraînement de base était terminé, elle demanda si nous pouvions reprendre.

    « On commence tu veux dire ? C’était l’échauffement. »


    Je souriais, m’approchais d’elle et lui assénais un bout coup (lancer de dé 1)  
    -Réussite critique : coup de poing dans le bide qui lui coupe le souffle et la fait tomber net par terre. Ben quoi ? Je pensais qu’elle esquiverait et visiblement, non…
    Le choix fait par le dé : -Réussite : coup de poing dans le bide qu’elle devrait sentir passer mais elle réussit à rester sur ses pieds : brave petite ! Par contre il va falloir travailler la grimace de douleur…
    -Echec : coup de pied dans le tibia. Ca fait pas très  mal mais l’objectif est de la mettre dans un état d’alerte.
    -Echec critique : … Et puis non, finalement je me contente d’une pichenette en guise de félicitations. Elle le mérite !

    « Allez, on passe aux esquives. Car si tu esquives, tu tiendras plus longtemps face à l’adversaire et il se fatiguera… Tu auras alors l’ouverture pour le frapper bien comme il faut. Prête ? »


    Je n’attendais pas qu’elle me réponde et l’aidait à prendre une posture correcte, lui disant si elle se plaignait de garder ça pour son familier ce soir dans le lit. Quand ses appuis furent bons, je lui montrais l’art de faire des bons mouvements d’esquive en avant et en arrière, faisant mine de la frapper au ralenti. Quand ce n’était pas bon, je reprenais jusqu’à ce que ce soit à peu près correct. Au bout d’une grosse demi-heure de démonstration et maintenant assurée qu’elle devait avoir récupéré de l’échauffement, je lui dis :

    « Ok, on passe aux choses sérieuses. Je vais te frapper et toi tu vas essayer d’esquiver. Je te préviens : tous le coups sont permis, comme dans la vie. Tu peux donc esquiver aussi à ta manière si besoin. Surprends-moi ! »

    Je souris et lui demandais :

    « Tu veux de l’eau avant de commencer ? »

    Si elle prenait les choses aux sérieuses, elle se prendrait un coup de genou dans le bide. J’espère qu’elle avait bien entendu que tous les coups étaient permis. Sinon… Tant pis, ça ferait partie de l’apprentissage. Elle devait comprendre qu’il fallait être tordu pour gagner quand on n’est pas un amas de muscles ambulants.

    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Dios le Sam 26 Jan - 19:06

    Le membre 'Elisa Murdoch' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 29 Jan - 13:56

    Putain de chien de pomme putride !! Je sentais son coup de poing, il irradiait dans tout mon bas ventre. Un souvenir m’est revenu. Celui de la douleur, du mépris, de la colère et du vomi. Je me suis souvenue de ses yeux sales, de son corps couvert de bleus grâce à moi, de ses lèvres ouvertes laissant son sang glisser sur le sol bétonné de la salle des tortures. Je me souviens de tout ça.
    Et pourtant… et pourtant, je suis là, à me faire maltraitée encore une fois. A recevoir des coups sans retenue, à me faire battre à plat de couture. J’en ai marre d’être faible, fragile, molle, délicate, douillette, chétive, légère, cassable, maladive, cassante, boiteuse, chancelante, instable, menacée, pâlichonne, souffreteuse, branlante, grêle, périssable, temporaire. Tellement de mots qui désignent ma lâcheté et mon incompréhension face à la douleur.

    Je ne répondais pas au coup de poing d’Élisa. Déjà, parce que j’étais sûre d’être mise à terre et démembrée en quelques minutes seulement. Et puis j’étais trop concentrée à rester debout pour essayer d’attaquer à mon tour.
    Mais on dirait que le coach avait tout prévus, le déroulement était parfait. Elle me tendait une bouteille d’eau, mais son « tous les coups sont permis » résonnait encore dans ma tête. Ce sont souvent les personnes qui disent cette phrase qui savent déjà quel coup bas ils vont faire. Mais tu n’es pas la seule à avoir un atout dans sa manche, Fury.
    Je pris le verre d’eau, non sans oublier de la remercier. A peine l’ais-je pris dans la main, que je dis :
    - Oh ! Anderson ! Je ne savais pas que tu venais aujourd’hui !
    Je pointais du doigt derrière elle, de telle sorte à ce qu’elle doit se retourner et me tourner le dos. De là, elle devra se retourner pour m’attaquer. Je sais que son temps d’adaptation n’est pas très grand. Dans la seconde où elle verra qu’Anderson n’est pas là, elle va se jeter sur moi. A partir de là, je lui jetterai le contenue de la bouteille dans le visage et me planquerai là où je pourrais.

    Après tout, la fuite n’est pas une des meilleures réponses à l’attaque ?
    Et c’était bien ma réponse favorite.

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Elisa Murdoch le Mer 30 Jan - 15:43





    Anderson ? Je tournais mon regard l’espace d’un instant, n’écoutant que mon coeur. Etait-il venu voir si je l’entraînais bien ? Sans doute. Vu notre petite dispute, ça aurait été logique. Qu’il s’accroche bien : vu les progrès de ma petite, il allait être tellement écoeuré qu’on en entendrait parler pendant plusieurs jours. Je jubilais déjà de le voir déçu d’avoir perdu. Hihihi… J’aime prendre le dessus et dans ce cas, j’avais réussi. Enfin, ça n’avait pas grande importance car il n’était pas réellement là.

    Tous les coups étaient permis et mon apprentie psychopathe me prouvait qu’elle avait bien intégré la leçon. Elle s’était pris un coup mais pas deux. Alors que je me retournais vers elle, elle me jeta l’eau en pleine face et alla se cacher comme une petite souris derrière le premier gros rocher. Je me mis à rire aux éclats, la regardant ne pas décamper de sa cachette.

    « EXCELLENT ! Lewis, je dois dire que tu m’épates. Vraiment, j’adore ce genre de coups et c’est exactement comme ça que tu deviendras toi aussi une référence ! Allez, tu as officiellement gagné mon respect. Du coup, je peux t’appeler Béca ? »


    Je me frottais les mains, me demandant à quelle sauce j’allais la manger désormais. Je lui laissais néanmoins le temps de me répondre. Une fois cela fait, je repris calmement :

    « Le coup de l’eau est génial, se cacher quand on sait qu’on ne fait pas le poids est une bonne stratégie. Par contre ça ne marche qu’une fois. De plus, il te faut des armes pour te défendre afin d’utiliser ta cachette comme d’une forteresse. Là, à part me balancer des petits cailloux, je ne vois pas trop ce que tu peux me faire et moi, au lieu de venir te chercher, je pourrai me contenter de te balancer une petite grenade pour te blesser et/ou te faire déguerpir de ton trou à rat et t’accueillir à la sortie. »

    Malgré ce défaut, elle était impressionnée par la rapidité d’apprentissage de son élève. Elle était de plus en plus convaincue qu’elle pourrait en faire une terreur.

    « Je vais t’apprendre des prises qui te permettent de retourner la force de ton adversaire contre lui si tu veux. J’ai commencé à me former là-dessus parce que mon Maxou me nargue un peu trop sur le fait que je suis pas hyper forte en combat corps à corps. Je le ferai déchanter prochainement. »

    C’était drôle qu’au final elle et moi avions un peu le même objectif. Enfin, je ne voulais pas tuer Maxou moi mais je voulais lui faire comprendre qu’il n’était pas tout puissant. Il le savait déjà puisque je l’avais vaincu par le passé mais tout de même : c’était bon de lui rappeler. Ma petite Béca n’hésiterait sans doute pas à en faire de même.

    « Allez, sors de là. Je vais te former au plan B pour quand malheureusement, tu ne peux pas fuir. »


    J’allais lui montrer comment retourner la situation. Comment partir d’une personne qui nous tient par l’épaule et le bloquer puis ensuite le plaquer à terre, qu’importe sa taille et sa force (dans la limite du raisonnable, on ne pourra pas faire ça avec un Golem, forcément). Cela lui serait utile pour le commun des mortels, au moins, et moi ça me perfectionnerait un peu plus dans ces techniques. Au final on allait toutes les deux progresser. Je sentais que j’allais de plus en plus m’amuser et que j’allais finir par m’attacher à ma consoeur baakyane.

    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 5 Fév - 14:31

    Je ne pensais pas que ma petite douche surprise la rendrait heureuse… je m’étais déjà préparée psychologiquement à douiller encore une fois, mais on dirait que ça lui a plutôt bien plus, au final.

    - Euh…. Oui bien sûr… mais je préfère Reby…

    Et voilà que je devenais rigoureuse sur mes surnoms. Reby, personne ne t’as jamais appelé comme ça ! Bon après, c’est normal, t’as pas non plus eu trop d’amis pour te faire appeler comme ça. A rester enfermée au temple de Dios tous les jours à lire et à relire des livres de tortures, j’ai raté mon adolescence.

    Ça faisait du bien d’être avec quelqu’un qui te considère comme son ami ou, du mien, comme son égal. Après que mes parents se soient retournés contre notre divin Dios, je me suis prise pas mal de pierre dans la gueule. Et pas que : beaucoup de déchets aussi. C’est à partir de là que j’ai commencé à faire le tri dans les déchets, mais je ne sais pas si c’est une bonne chose de le dire.

    Voire que quelqu’un s’investie pleinement pour toi, et rien que pour toi, ça fait chaud au cœur. Mochan aussi me réconfortait quand ça n’allait pas, étant jeune. Mais là, ce n’est pas pareil. C’est une Baalkyanne, une humaine et non pas une créature. Même si les créatures sont très humaine, être en compagnie d’un humain, après toutes ses années, ça me réchauffe un peu le cœur.


    Une fois que j’étais sûre que je ne risquais pas de me prendre une balle ou autre chose, je sortais de ma cachette. La diversion, c’est un des seuls trucs que je maîtrise parfaitement, après les interrogatoires, bien évidemment. A force d’interroger les gens, de les écouter et de leur poser des questions, j’emmagasine beaucoup d’informations à leur sujet. Et le moment venu, je sais les réutiliser pour leur faire mal, ou juste pour sauver ma peau, comme là.

    Quand Fury commence à me faire la prise dont elle parlait, j’avais quelque ressentie négative. Ce n’est pas parce que j’ai réussi à fuir que je vais pouvoir faire ce truc ! Je ne suis carrément pas assez forte pour pouvoir la soulever d’à peine quelques centimètres. Là, c’est pour la faire tourner autour de moi et la projeter au sol. Impossible. Je ne suis pas une surhumaine.

    - Je…heu…. J’aimais bien la corde à sauter, moi…

    Est-ce que j’allais pouvoir refaire le coup du « Maxou » ? Non, je ne pense pas. Si je voulais fuir, il allait falloir que je trouve quelque chose d’autre. Je jetais un coup d’œil à ses armes, posé à côté de nos affaires. Et si je lui disais que quelqu’un lui voler ses joujoux ? Non, une tentative de fuite par jour, ça va aller.
    Ce n’est pas la mer à boire son exercice, tout de même. Il suffisait de la faire tourner tel un ruban autour de moi, et de la poser, délicatement, sur le sol. Rien de bien compliqué. C’est comme manier un marteau : les mains au-dessus de la tête, tu te sers de la force centrifuge pour pouvoir donner de la vitesse à ton objet et ainsi le faire atterrir avec beaucoup plus de fracas sur ta cible.

    Je me mis donc en position, prête à faire tomber Elisa par terre…

    LANCÉ DE DÈS !!
    Réussite Critique / Réussite : j’arrive à faire tomber Elisa, et en plus, elle n’a rien de cassé !
    Échec : Je fais la technique, mais dans un mauvais mouvement de ma part, Elisa, en retombant, se casse la cheville droite.
    Échec Critique : En plus de faire péter la cheville de Fury, cette technique m’a cassé les deux poignets !
    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Dios le Mar 5 Fév - 14:31

    Le membre 'Rebecca Lewis' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Elisa Murdoch le Sam 9 Fév - 10:04



    Elle préférait Reby ? Bizarre mais si tel était son souhait, je m’adapterai. Tous les goûts sont dans la nature. Quoi ? C’est pas parce qu’elle avait gagné mon respect que je devais être en accord avec ses goûts. Avouez que Becca c’est plus sympa que Reby. Si, si, réfléchissez-y encore un peu : j’ai raison. Je suis quand même bien placé pour donner des surnoms qui ont un certain standing, je suis une ex bourge ne l’oubliez pas. Mon apprentie réaliserait son erreur tôt ou tard. D’ailleurs, ça me faisait penser qu’il lui faudrait un nom de scène pour qu’on se souvienne d’elle, qu’on tremble rien qu’en y pensant. Ca me viendrait à force de travailler avec elle.

    Ma pauvre chérie commençait à avoir la frousse, m’annonçant qu’elle aimait la corde à sauter. Eu… Quelle était la finalité de me dire ça ? Je n’allais pas la prendre en pitié ni cesser de me méfier pour une phrase aussi ridicule. Ou bien essayait-elle de me dire qu’elle abandonnait ? Non, ça devait être une stratégie non identifiée. Ma patience s’amenuisait à vue d’oeil. Si elle ne se bougeait pas les fesses, je n'hésiterais pas à aller la chercher par la peau du dos si nécessaire. Mais, ENFIN, elle tenta de m’affronter comme un chat -et non plus un chaton. La voilà en train de s’avancer vers moi, déterminée -je suppose. Très bien ! Je la laissais tenter de me maîtriser, sans trop y croire vu la puissance de ses attaques habituelles. Souvenez-vous de ses exploits. Franchement, JAMAIS je n’aurai pu m’attendre à la suite.

    Alors que les gestes se succédèrent presque avec maîtrise, à croire qu’elle avait suivi des cours ailleurs ou que j’étais une prof géniale, j’entendis un craquement puis deux et trois. Pas le genre de craquage quand on se débloque la colonne vertébrale, non. C’était plus sourd, plus impressionnant et sans aucun doute très douloureux. Croyez-le ou non, mon apprentie avait réussi à me surprendre. Elle m’avait bien plaqué à terre assez fort pour que cela me surprenne et assez mal pour me mettre ma cheville dans un angle non prévu à cet effet. Cette andouille s’était prise d’une telle manière qu’elle craqua. Je n’eus pas mal sur le moment mais fut surprise par l’angle. Ca ne pouvait être bon. D’autres choses os ne semblaient pas d’équerre : les poignets de Rebecca, pas les miens, heureusement.

    Au moins, je ne pouvais pas dire qu’elle y allait à moitié. A terre, je la poussais loin de moi et me relevais. Au moment où mon pied voulut retrouver sa stabilité, une douleur violente m’envahit. Dès lors, elle ne me quitta plus. BORDEL, elle m’avait cassé la cheville ma Reby ! Je me mis à rire, comprenant qu’elle s’était aussi cassée les deux poignets ! Mon fou rire ne s’arrête qu’au bout d’une grosse minute. Mais quel entraînement digne de ce nom. JAMAIS je n’aurai pensé que ça puisse tourner ainsi. Mon Maxou allait être épaté de voir combien elle avait progressé.

    « Voilà ma tigresse ! Bien joué Reby. Allez, t’inquiètes, ça va pas faire mal. »


    Dis-je alors que je m’approchais, sautant à cloche pied. Une fois à sa hauteur, en position flamant rose, je lui pris un poignet à la fois et le remis dans l’axe. Cela craqua pour chaque remise en place. Après quoi j’avouais en souriant :

    « J’ai menti mais bon, tu t’en doutais ? »
    Je ris une fois de plus. Ne pensez pas que je me moquais d’elle. Bon, un peu mais les amis c’est aussi fait pour ça.

    « Bordel, Reby tu m’as épatée. Je ne m’attendais pas à ça. Je te le dis : tout est en train de changer : la tigresse grandit en toi et tu n’as pas peur de te bousiller pour arriver à tes fins ! C’est la mentalité qui te mènera loin. Tu penses comme moi ! »
    Je riais fièrement, lui passant la main dans les cheveux.

    « Je suis fière de toi mais c’est con… Ca va être compliqué de se battre correctement maintenant. »


    Je fis mine de vouloir sortir de la grotte puis fis volte face et la frappais au ventre.

    « Tu n’y as pas cru, j’espère ? C’est la parfaite opportunité. Quand tu seras blessée, abattue face à l’ennemi, il te faudra ne pas abandonner. Tu te souviendras de ce jour. C’est parti : tu n’as plus de poignet mais tes jambes sont encore fonctionnelles. Défends-toi ! Bats-toi ! »

    Je n’avais pas peur de me battre avec ma cheville cassée pour montrer à mon élève qu’il fallait prendre sur soi. Mais, soyons un minimum francs, j’avais un mal de chien et sentait les gouttes perler sur mon front. Pourquoi avait-il fallu qu’elle brise ma cheville ? Tout le poids repose dessus, à la moindre pression c’est l’horreur. Qu’elle avait été douée de la choisir. C’était une vraie tueuse en puissance. Je sentais qu’elle allait me faire ma fête et j’en serai fière. Oui, je suis un peu maso sur les bords mais ce n’est pas nouveau. Je la provoquais encore et encore, espérant qu’elle n’ait pas pitié de moi et qu’elle ne se plaigne pas de ses blessures. Nous étions des baalkyanes, nous valions mieux que tous ces geignards.

    Si elle me faisait un croche pied et que je m’étais telle une larve, je comptais bien lui chopper aussi les jambes pour la faire chuter et l’attaque au sol. Au moins, je n’aurai plus d’appui sur mes jambes : je serai encore plus redoutable : surtout qu’elle ne se batterait qu’avec ses coudes. Je ricanais, fière de mon plan. Nous verrons ce que cela donnera.

    Bataille des éclopées… Round 1 ! Fight !

    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Rebecca Lewis le Mer 13 Fév - 11:56

    Non
    Non non
    Non non non non non non !!!

    Putain de bordel de fille en fleur !! Mais ça fait un mal de chien !! AAAAAAAAAAH !!

    Je ne pouvais plus bouger. J’étais aplati contre le sol, regardant fixement le plafond de la grotte, mes deux poignets serrés contre mon torse.
    Non, je ne peux plus bouger. Je ne VEUX plus bouger. Je m’étais cassée les deux poignets en essayant de suivre l’exemple de Fury. Mais quelle idée j’avais eu de venir lui demander de m’entraîner ? Je ne suis pas comme elle ! Je n’aime pas me faire mal, je n’aime pas me prendre des coups et je n’aime pas perdre ! Je n’ai rien à faire dans ce monde de brute. J’étais très bien dans le rôle de l’intello aux grosses lunettes torturant les gens dans son petit cachot. Pourquoi j’ai voulu changer ? Tout ça pour un mec que je ne vais plus revoir. Mais quelle cruche je suis !

    Quand je voyais Elisa partir vers la sortie de la grotte, je me suis sentie apaisée. J’allais enfin pouvoir arrêter ce massacre, sécher mes larmes et foncer chez le toubib. J’en avais bien pour 2 voire 3 mois d’immobilisation des poignets, avec ces histoires. J’allais devoir prendre un assistant pour pouvoir torturer les gens à ma place. Merci.

    Mais non, madame fais demi-tour et me fonce dessus en sautillant. Mais elle est vraiment pas bien ! J’essayais de me relever. Mes jambes étaient toujours opérationnelles, mais je tremblais comme une feuille. Tu m’étonne : j’ai les deux poignets de pétés et j’allais devoir continuer à me battre. Je n’avais pas du tout, mais pas du tout envie de faire ça. Mais la fusée Fury n’allait pas s’arrêter là. Je commençais à la connaitre, ma maso. Elle ne stoppera l’entraînement qu’au moment où elle ne pourra plus du tout bouger. Et c’est ce que j’allais faire. J’en avais marre, et la seule chose qui me motivait à cet instant, c’était mon bain bien chaud et l’hôpital.

    Plan, plan, plan. Pense à un plan. Et si je la fait tomber ? Oui, mais non, souvient toi que tu n’as plus de bras, idiote. Il fallait que j’arrive à immobiliser ses bras, mais comment faire quand toi-même, tu n’as plus de bras ? Il allait donc falloir que je serre les dents. Je n’allais avoir qu’une seule chance, je ne suis pas sûre que j’arriverai à supporter la douleur plus d’une fois.

    Avant qu’elle n’arrive à ma hauteur, je pris une des cordes à sauter qui traîné par terre. Le plan était simple : pris dans son élan, Fury ne verrait pas que je m’écarte d’elle au dernier moment. Sa cheville cassée est la droite, donc il faut que j’arrive à la faire tourner de ce côté-là. Essayant de tourner, Fury s’étalera comme une crêpe par terre (sa cheville ne fonctionnant pas, notez-le). De là, il me suffira d’utiliser mes mains (et de douiller) pour accrocher les siennes dans son dos, dans un nœud des plus grossier.

    Si mon plan fonctionne parfaitement, elle ne pourra plus bouger, et sera obligée de déclarer l’entraînement finie. Et si je n’y arrive pas…. Et bien je ne sais pas, je n’ai pas trop envie de penser à ce qui peut m’arriver si je n’arrive pas à l’accrocher….


    LANCÉ DE DÉ !
    Réussite critique et réussite : Fury est accrochée et n’arrive plus à bouger
    Échec et échec critique : Fury arrive à ne pas tomber dans mon plan et m’attaque en retour
    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Dios le Mer 13 Fév - 11:56

    Le membre 'Rebecca Lewis' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :

    Contenu sponsorisé

    Re: Quand le chaton tente de sortir les griffes [Lewis]

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Dim 24 Mar - 4:10