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    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 29 Nov - 19:09

    Le ciel nocturne était dégagé mais nulles étoiles n'étaient encore apparut à l'horizon et malgré ce fin détail, cela était la cause d'un certain gêne pour la chamane.
    Ursoc avait reprit sa forme de furet blanc, servant de foulard autours du cou de sa jeune maîtresse, tandis que Rebecca et Mochan avaient mit un pied à terre afin d'arriver à pied à la cité des humains.

    S'il faisait doux et chaud dans le désert, ici à Oasys en cette période creuse de Novembre, le temps se faisait sec, pluvieux et étrangement froid, glaciale: Les fines particules de pluies qui s'écoulaient depuis le ciel était aussi froides que tranchantes.
    Blue était tranquille sous sa cape brune dont la capuche était rabattue sur sa longue et épaisse crinière d'obsidienne, mais qu'en était-il de Rebecca? Était-elle aussi capable de feindre le froid qui s'abattait sur elle?

    Blue tournait ses iris d'un cyan mystérieux vers les champs agricole et les quelques traces de pas qui y résidaient, elle y supposait des agriculteurs inoffensifs ayant quittés les champs par la nuit tombante.
    bien loin de la réalité, l'esprit qui l’accompagnait lui fit signe d'avancer plus rapidement mais également plus discrètement afin d'éviter les soupçons des gardes disséminés un peu partout dans la ville.

    Quand enfin les jeunes filles accédèrent au premier quartier de la ville, sans avoir été soupçonnées par des gardes, Blue se retournait au quart vers son amie, ses iris plissées par l'inquiétude qui la transperçait.
    Pourquoi aucun gardes, ni militaires ne les avaient demandés de se présenter? Soupirant d'aise, la chamane attendit que Rebecca arrive à sa taille pour lui parler en toute franchise:
    " - Nous ne devrions pas tarder à arriver au domicile Ackermann, il se trouve dans les résidences des bas-quartiers. Néanmoins le calme qui réside ici me rend perplexe, je te l'avoue..."
    La pluie glaciale continuait de tomber en légère gouttes sur ses épaules, tandis qu'Ursoc levait le nez sous les paroles légères de sa maîtresse.

    Et si... Les militaires avaient justement attendus que les deux jeunes filles soient isolées dans un lieu-dit de façon à mieux les surprendre?
    Il était vrai que les rues demeuraient désertes et inquiétantes, quant à l'esprit qui les guidait, il venait de disparaître étant donné que Blue avait arrêté de fumer sa pipe.

    Quel sort attendait nos deux Baalkyanes?


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    Rebecca Lewis
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Lun 3 Déc - 13:20

    Nous arrivions enfin à Oazys. Je n’imaginais pas qu’une cité aussi peuplé d’humain pouvait être aussi calme. Peut-être est-ce parce que nous sommes arrivés en pleine nuit. Oui peut-être. Mais pourquoi il n’y avait aucun garde à l’entrée des portes ? Pourquoi personne n’était encore venu à notre rencontre.

    Nous avancions toujours plus. Les rues, désertes, serpentaient autour de nous, tournant dans tous les sens et revenant à leur point de départ. Je traînais un peu derrière la chamane, non pas que j’admirais la vue, puisqu’elle était inexistante dans cette obscurité. J’essayais plutôt de percer cette noirceur, afin de voir si quelqu’un était présent, pas loin de nous. Non, vraiment personne. Aucun garde, aucun paysan, aucun humains ni animaux. Oazys ressemblait plus à une ville fantôme qu’à une ville humaine.

    Mochan s’était réfugié sous ma cape. Je l’avais pris exprès, sachant que ce genre de temps pluvieux était courant dans cette période de l’année. Je sentais la petite boule de poil se laisser bercer par mes mouvements de pas, et s’endormir de plus en plus.

    « Je te suis, chamane. Je ne connais pas la ville, c’est la première fois que j’y mets les pieds. Mais je suis néanmoins d’accord avec toi. Plusieurs écrits que j’ai en ma possession montrent Oazys plus comme une ville qui ne connaît pas la nuit. »

    Je regardais encore une fois dans toutes les directions. Non, absolument personne. C’était plus effrayant que rassurant. Même si je sais que nous nous en sortirons indemne, Blue et moi, ça serait tout de même bien de ne pas se faire repérer tout de suite, même si c’est sûr que je ne laisserai personne m’humilier ou me toucher.

    « Je vais devoir te faire confiance jusqu’à notre arrivé à la demeure de ton esprit. »

    Nous continuons notre chemin, descendant toujours plus profond dans la ville.

    « Je ne serais pas d’une grande aide ici. En tout cas, pas pour s’orienter. Trouvons d’abord ces humains. Je pourrais seulement être utile une fois le soleil levée. »

    Je ne savais pas trop quoi dire d’autre. Le froid me paralysait le bout de mes doigts et je reniflais comme une truie. Quelle idiote de ne pas avoir pris de mouchoir ! Heureusement que j’avais pris quelques pulls, sinon, c’était bon pour être malade.

    Nous continuons toujours notre chemin. Les rues que nous traversions se ressemblaient toutes : les mêmes couleurs, les mêmes structures, et toujours aussi peu de vie.

    Quand nous arrivions enfin devant la demeure en question, je laissais jouer Blue. Je n’ai jamais été réputé pour ma façon de parler.
    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Dios le Mar 4 Déc - 9:15

    Öazys, grand Etat, bien trop grand pour que des gardes se trouvent au bon endroit et au bon moment pour intercepter chaque individu louche. C'est ce fait qui fit que le duo put entrer sans encombre et avancer. Et c'est le hasard qui mit deux gardes, passant devant elles mais bien trop occupés à discuter.

    - Tu crois que Kin s'en sortira ? Il est quand même très souffrant.
    - Le gouverneur et tous les soigneurs sont sur le coup... Mais il n'y a pas eu d'annonce rassurante depuis et les créatures se rapprochent. Moi, je le sens pas trop.

    Ces deux gardent ignorèrent totalement le duo, enfin jusqu'à ce qu'ils se trouvèrent nez à nez. Ils les regardèrent et dirent d'une voix stricte :

    - Pardon, laissez passer. Oh, et faites attention : il y a des gens dangereux qui peuvent traîner dans les parages. On n'est jamais à l'abris depuis l'attentat du nouvel an.


    Puis ils s'éloignèrent, continuant leur tournée comme si de rien n'était.
    Blue Zandal'ar
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 12 Déc - 18:44

    La chamane observait chaque coin des rues, ses bottes de cuir tapaient le sol dans une cadence lente et soignée : la demoiselle prenait tout son temps pour tout visionner de façon à se rappeler de son chemin mais aussi, d'inscrire la cité des Hommes dans sa mémoire, dans les moindres détails.
    Aussi bien les grafitis sales dans les endroits plus renfoncés, les dallages de pierres à semi cassés par l'usure, les bouches d’égouts vaporeuses d'où elle pouvait parfois y voir un rat sortir son museau pour replonger dans les profondeurs de la ville.
    Elle y nota les positions complexe des bouches d’égouts de façon à se replier dedans si le moindres problème devait avoir lieu.
    Et enfin, vint les odeurs et les parfums, étrange, inhabituels et pour le moins étrange.

    Des tores et magasins, autant de luminosités qui lui en fit perdre la tête et ces sens aiguisés, trop d'éléments et de détails à prendre en compte, néanmoins le fait de se rapprocher du cœur de la ville malgré une pluie persistante permettrait de se réchauffer.
    Par la même, ses oreilles entendirent un léger claquement de tel sorte que la demoiselle aux prunelles turquoise se retournait vers Rebbecca en fouillant dans ses propres poches pour y déloger des moufles en laines soyeuses qu'elle lui tendit avec douceur, un léger sourire tendre s'installait sur ses lèvres rosées.
    «  - Je comprends, mais ce n'est pas une raison pour te malmener. Essaie de te réchauffer un peu avec ça aussi... »

    Lui ajoutait-elle en ôtant sa large cape en velours chaude et gracile, lui déposant sur ses épaules frémissante, ajustant le cordon sous son cou fin et en lui glissante large chaperon brun sur sa tête.

    Blue reculait d'un talon pour observer son amie, les poings sur les hanches tandis que la pluie continuait de glisser le long de son bustier et de ses courbes.
    Elle, aimait la pluie, les fines particules d'eau froide et parfois glaciale qui lui procurait la sensation d'être -encore- en ce monde.
    Gratifiant son amie d'un large sourire, elle lui prit sa main doté d'une moumoute et la fit avancer de façon à ne pas perdre plus de temps, ses joues bronzée au naturel se paraient d'un rose pâle, tiède et chauffée par son cœur et l'excitation d'avoir trouvé une nouvelle ville, la chamane pouvait bien tenir une petite heure où deux ainsi, dans cette ville.
    «  -  Tu ne peux pas comprendre la chance qu'on a d'être encore en vie ! C'est ce qui me tient chaud ! Ralentissons ! Attends deux minutes...  »

    Ajoutait Blue en observant deux gardes, de plaque et de métaux lourds en train de discuter. Instinctivement, Blue se mit légèrement en avant par rapport à Rebbecca en essayant de rester la plus discrète possible, jusqu'à ce que malheuresement leurs yeux ne se croisent...
    «  -  Bonsoir.  »


    Laissait-elle entonner sans joie ni peur dans le timbre de sa voix limpide et douce tout en jetant tour à tour un regard au second garde, affichant un léger sourire charmeur pour les inciter à poursuivre leur chemin.
    Elle écouta le premier parler et tourna son visage vers Rebecca, ses yeux s'écarquillèrent, c'était TREEES intéressant tout ça dis donc...
    «  - Nous n'y manquerons pas, encore merci pour votre bonté et votre courage ! Bonne soirée messieurs !  »

    Ajoutait-elle avant de laisser le couple d'hommes passer devant elles, la pluie continuant de tomber sur son épaisse crinière d'obsidienne. Lorsqu'ils furent suffisamment loin, elle chuchotait pour Rebecca :
    «  - J'ai comme l'impression que nous sommes exactement au bon endroit et au bon moment... Quand on en aura finit avec tous ces indices, on ira faire un petit tours chez le gouverneur et Kin... De façon à les saluer de la part de Dios... »

    Ses prunelles Cyan se baissèrent comme pour acquiescer de sons sous-entendu puis n'y tenant plus, elle poursuivit son chemin entre les ruelles sombre illuminées uniquement par des torches à peine enflammées, au vue de l’humidité tombante.
    Quand enfin la chamane pu lire «  Ackermann » sur la porte d'acier, d'un vert émeraude, elle attrapait la tête de lion entre ses doigts fin et froid et frappa à trois fois à intervelle régulier.
    «  -  CEST QUI ?!  »

    Entonnait une petite voix d'enfant.
    Blue se renfrognait, s'il y avait bien une chose au monde qu'elle détestait c'était les gosses ! Elle lança un regard quasiment assassin à Rebbecca...
    «  - Merde, j'aime pas les gosses...
    Docteur Lewis et Silümgar, nous venons pour les Ackermann. Nous avons reçus une dépêche à Sévia nous demandons d'intervenir pour votre … mère ? C'est Levi qui nous a recommandé. 
    »

    Le portail s'ouvrit et les deux jeunes femmes purent entrer.
    «  - Bordel de merde... Je déteste les gamins... S'il te plais... Essaie de me calmer, sinon je sens que je vais le bouffer...  »

    Arrivés sur le perron de la porte, c'est en effet un gamin, à peine plus agé que grand, huit ans, un mètre de hauteur, il arrivait à la taille de Blue et Rebbeca, vue qu'elles faisaient quasiment la même taille.
    L'enfant avait les yeux grands ouvert et observait tour à tour les deux jeunes femmes avant de les faire rentrer au chaud et de refermer la porte derrière elle.
    Il y avait une petite cheminée et un âtre où brûlait le feu ainsi qu'un chat posté prêt de celui-ci.
    Une grande table familiale avec des cadres de la famille dessus, un enfant, celui qui se tenait devant eux. Une mère, un père et … l'ainé, Levi. Décédé. La famille en était-il au courant ?

    Fronçant les sourcils, Blue observait tout autours d'elle, les indices concernant les parents... étaient-ils morts ? La fièvre les avaient-ils emportés ? Blue sortit son Aktech de sa poche et se mit à aspirer longuement tout en jetant ici et là, des regards inquisiteurs.
    L'enfant, lui, aidait Rebecca à enlever ses couches de vêtements avant de venir lui apporter quelques biscuits et des boissons chaudes. Il en fit de même pour les animaux de compagnie.
    Les minutes passaient et il n'y avait pas le moindres mouvement, un silence gênant pesait dans la maison. Mais où étaient donc ces fichus parents Ackermann ?


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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mer 19 Déc - 15:32

    Le fait que Blue veuille aller faire un tour chez le gouverneur ne me posait pas beaucoup de problème. C’est toujours plus poli de dire bonjour. Mais il faudrait mieux qu’on soit un tant soit armé. Après avoir visité la maison de son fameux esprit, je lui demanderai de sortir, histoire de trouver une arme pour pouvoir nous défendre. Grâce à un entraînement que j’ai eu il y a quelques mois, je sais me défendre et utiliser les principales armes qu’on peut trouver (épée, sabre, couteau, pistolet, revolver et tout le tintouin qui en découle). Même si j’ai encore beaucoup de mal à contrôler mon corps et à cogner fort, je sais que si nous sommes en danger, on pourra forcément fuir.

    Assise, les jambes serrées devant un feu mourant, je ne pensais qu’à fuir. Mais je n’allais quand même pas tuer ce pauvre gamin ! Bon si, il est vrai que je peux le faire, mais ça ne nous avancera absolument à rien. Et je crois que l’esprit de Blue ne sera vraiment, mais vraiment pas content.
    Je regardais Blue qui essayait de se calmer par tous les moyens possibles et inimaginables. Je ne connaissais pas franchement les enfants, j’étais plus confronter à leurs parents. Ou si, j’en voyais parfois, mais juste pour leur dire que leurs parents ne reviendraient plus. Jamais pour les faire rigoler ou simplement pour parler de la météo.

    « Heu…J-Je… »

    C’est à ce moment-là que Mochan décida de sortir de mon sac. Elle se secoua pour faire tomber les quelques gouttes de son pelage blanc. Elle sauta sur la place à mes côtés, et lécha ses pattes avant.

    « HOOO UN MINOU !! »

    Le jeune garçon approcha rapidement de mon fennec, les mains tendues vers l’avant. Avant qu’il puisse la toucher, je la soulevais et tendais mes bras vers le ciel, trop haut pour lui.

    « Ouais, non, là, j’suis pas forcément d’accord.
    »

    Mochan n’émit aucune objection à ce soulevage forcé. J’ai même cru l’entendre miauler de bonheur.

    « MAIIIIIIIIS HEEEEEEUUUUU »
    « Oui bon ta gu…humhum… je suis désolée fiston, mais ce n’est pas un jeu. Nous sommes là pour ta maman. Sais-tu où elle est ? »
    « Dans la cuisine. »

    Je sentais alors une légère vibration au niveau de ma poitrine. La chamane m’a demandé d’être discrète avec mon Aktech. J’aime quand il y a une option vibration.

    « Tes parents ne t’ont pas dit que c’était mal de mentir ? C’est ton grand frère qui nous envois. Fais donc un effort pour ta maman, nous somme la pour elle. »

    Jamais je n’aurai pensé que je jouerai au gentil médecin, ou à la gentille personne tout court. L’enfant nous dit enfin où était sa mère. Comme je ne savais pas trop quoi faire, surtout dans ce genre de situation où se sont les esprits qui mènent la danse, je laissa Blue passer devant moi dans le couloir.

    « Je reste derrière toi pour pas que le p’tit te mettes des crottes de nez sur les vêtements, promis »

    Dans un clin d’œil joueur, je lui montrais l’enfant qui nous suivait, son index bien enfonçait dans sa narine.
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 4 Jan - 0:25


    Sa jambe galbée et svelte posée sur l'autre, entassée dans le canapé sa main gauche caressant lascivement son furet blanc dormant sur son épaule, la belle observait le pendule vaciller de la droite vers la gauche tandis que l'épaisse brume qui s'élevait depuis ses lèvres pulpeuses laissait cette agréable odeur aux saveurs iodées et océanique parfumer la salle dans laquelle se situait nos cinq protagonistes.
    Un gosse, un fennec spectrale, Rebby, Ursoc et elle, la chamane.
    Petit à petit, ses prunelles bleutés parvinrent à obtenir cet éclat cristallin, prouvant qu'elle entrait une fois encore dans ce monde où les âmes et les esprits pouvaient de nouveau communiquer entre eux.

    Laissant un fin sourire sublime parer ses lèvres tendues, comme si elle offrait un baiser à l'invisible, son cerveau embrumé par la drogue de son calumet de la paix, elle prit une profonde inspiration, sa poitrine se décollant de sa chair avec fervence, à la façon d'un long et agréable soupire d'aise.
    Ainsi donc, elles étaient chez elles, une maison pour deux prédatrices.
    Il fallait pour cela, dompter les esprits de cette maison hantée et calmer la maladie des deux parents souffrants.

    Maison hantée ? Parents souffrants ? De quelle maladie ?
    La jeune chamane fronçait les sourcils en laissant son magnifique sourire s'étirer encore plus, la commissure de ses lèvres s'étirant d'une façon totalement charmante, un sourire entre le bonheur et la tyrannie.
    Entonnant un léger « Merci Dios... » ses paupières dense frémirent légèrement tandis que la jeune chamane redressait son visage angélique dépeint de sérénité... Elle qui voulait bouffer le petiot quelques secondes avant.

    Passant donc devant la soeur Baalkyane, elle qui l'avait si gentillement invité à prendre les devant tout en observant le gosse se mettre les doigts dans le nez...

    Elle lança un regard étrange sur le gamin, puis tour à tour, observait les ombres invisible qui attendaient, ici et là, autours de Rebecca et de Mochan, qu'il se passe quelque chose.
    Puis l'enfant.
    La vie, la jeunesse. Il n'avait rien à faire ici, rien à faire dans cette maison où les esprits et la mort régnait en maître.
    Un éclair de lucidité transperçait l'esprit de la spiritiste, aussi loin qu'elle pouvait y penser, Levi ne lui avait jamais parlé de son petit frère... il avait juste demandé... de soigner ses parents.
    «  - La cuisine dis-tu ?... quel affreux mensonge...  »

    La chamane passa sa main délicate et frêle dans sa longue chevelure de jais, aspirant une dernière fois son calumet de la paix avant de le ranger en toute quiétude à sa ceinture, sous sa jupe.
    Se relevant comme une lady, Blue avançait en suivant le duo dans la cuisine, lorgnant les esprit d'un regard innocent, mais ô combien langoureux.
    Elle arriva derrière Rebecca dans la cuisine tandis que l'enfant d'Oasys cherchait la personne, un prétexte pour dire que sa mère était là dans la cuisine.
    « - J'ai faim, Rebecca. J'ai une faim de loup... »

    Inutile de préciser à ce moment que c'était le gamin qu'elle voulait bouffer. Et de toute manière ce dernier ne servait à rien ici. Une maison hantée doté d'un enfant sage et innocent ? Il était la tâche à éliminer dans ce tableau d'un immaculé parfait.
    «  - Dios nous remercie de n'avoir tué aucune créature durant notre séjour. Sache utiliser ce sacrifice avec sagesse. Ah... et... »

    Son regard espiègle devint éclatant quand elle tournait son visage dépeint de sérénité vers sa jeune consoeur.
    «  - Bienvenue chez les morts. Si tu as tes boucles d'oreilles d'ambre que je t'ai offerte à Baal, tu devrais les mettre... Même si tu leur plais... Je ne sais pas comment tu pourrais réagir à l'oppression des morts. »

    Un sourire fendant.
    Un dernier regard de loup vers l'enfant aux yeux ronds comme des billes.
    Les lèvres rosées de la chamane lui murmurèrent un « adieu » coloré et amusé tandis que lentement la chamane s'enfonçait dans la cuisine, une porte en bois sur le coté droit, enfoncé, permettait de descendre vers les profondeur de la maison.

    Soudain, les lumières de la maison se mirent à s'éteindre puis à s'allumer d'une façon propice et violente, comme un éclair, un véritable sentiment d'oppression et de haine se mit à flâner dans la maison.
    La chamane éclata d'une rire qui se voulait doux, amusé, maîtrisait-elle la situation ? Pouvait-on seulement maîtriser les esprits ? Bien sur que non...
    «  - Calme-toi Levi, ce n'est qu'un simple retour des choses. Je te les renvois prêts de toi... Puisque tu y tiens tant, tu les autres auprès de toi... pour toujours mon ami... Ah AH AHHH ! »

    De nouveau un clignotement de lumière, la maison était devenue une discothèque palpitante !
    La chamane se retournait vers Rebecca en lui jetant un clin d'oeil complice, en espérant que le gamin n’alarme pas tout le quartier en hurlant !
    «  - Rejoins-moi quand tu en aura finit et prends une arme si tu le peux. Je ne sais pas combattre, n'oublie pas que je suis une pacifiste... »

    Mettant son index sur la cime de ses lèvres à la façon d'un secret partagé, elle lui rendit de nouveau un léger clind 'œil avant de descendre les escaliers et de s'engouffrer dans les profondeurs de la cave où, quelques mètres au plus bas, elle s'était légèrement assise, recroquevillée dans la prénombre.
    Une lumière au fond de la cave guettait.
    Blue attendait rebecca de façon à être deux à butter le Père Ackermann...
    Mais dans quel état ce dernier était-il ? Gangrène ? Nécrophage ? Décharné ? Avait-il la rage ? Où était-il sur le point de mourir, assit dans une chaise ?
    Son âme était combative quoi qu'il en était et il avait l'air d'attendre que la mort vienne le chercher...


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    Rebecca Lewis
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mar 8 Jan - 15:57

    AAAAAAH LA TRAITRESSE !!







    Voilà






    La colère est passée






    Nan mais en fait pas du tout de DU TOUT !! C’tait pas elle qui v’lait qu’on s’la joue cool gentilles et tout l’tintouin ?! Et au final c’stelle qui va le manger ?! NON MAIS GENRE J’SUIS VR’MENT PÔ D’ACCORD LÔ!!

    Une fois la colère redescendu, je sautais avec une légèreté sans faille sur la table de la cuisine. Mes p’tites fesses rentrèrent en contact avec le bois dans un pouf des plus splendides. Je fis poser délicatement mon dos sur la table, tout en ne quittant pas la beeeelle chamane des yeux.

    Je savais que quelque chose était là. Ou du moins, je le sentais. Ma peau me picotait et j’avais la chair de poule. Je n’ai jamais eu la chair de poule (ou plutôt si, je l’ai déjà eu, mais dans des circonstances bien différentes). Je pouvais voir quelques cheveux voler autour de ma tête. Ils avaient bien réagit à l’électricité statique qui se trouvait tout autour de nous. La lumière s’éteignait et se rallumait, comme si quelqu’un voulait parler à travers elle. Oui, c’est exactement comme l’a dit Blue, une maison hantée. Mais nous sommes des baalkyannes après tout et une simple lumière clignotante ne devrait pas nous faire plus peur que cela.

    La chamane me fit un clin d’œil et se dirigeait vers un escalier qui descendait sous la maison. Je fixais le garçon. Vu sa tête, il avait vraiment peur, lui. Je pouvais même détecter une odeur d’urine, mélangée à celle de la sueur.

    - Nan j’te boude ! J’ai pô envie d’bouger…

    Je restais donc allonger ici, sur la magnifique table de la cuisine, à contempler un plafond des plus dégoutants. On pouvait voir toutes les expériences ratées de cuisine que la famille a pu faire. C’est vraiment des plus crades. Le gamin n'arrêtait pas de crier. Non, franchement, quelle idée de vouloir avoir des gosses ! Ça braille tout le temps et quand ça chiale pas, ça t'engueule parce que t'es méchante avec eux ! En faite, faudrait les avoir directement quand ils sont adultes. Et encore, t'auras toujours des problèmes...
    Je sentais alors une boule de poil me toucher les oreilles. C’est vrai que Blue avait bon goût pour ce qui est des bijoux. Même Mochan le sait. Mais je pense qu’elle s’est plus rapproché de moi pour que je descendais que pour autre chose.

    - Bon, c’est vrai que je fais la gamine. Mais je te jure Mochan, si elle a commencé à le démembrer sans moi, je repars sur Baal.

    Je sautais alors de la table, empoignai un couteau de couteau. Le gosse était toujours là, il n'avait pas bougé d'un poil. Ils n'ont pas de cerveau à cet âge ?! Je me pointais derrière lui, et dans un magnifique "bye-bye", le fit dormir pour l'éternité. Ouais bin bof, j'aime pas les gamins j'aime pas les gamins. Point. J'irai le manger plus tard, peut-être avec la chamane si elle est sage.

    En attendant, je descendais les escaliers presque en sautillant, m'enfonçant de plus en plus dans la noirceur du lieu.
    Blue Zandal'ar
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 9 Jan - 14:22

    La chamane s'était accroupie dans l'obscurité des escaliers, un œil ouvert en direction du sous-sol, l'autre derrière le mur de façon à ce qu'elle puisse rester cacher et ne pas tout de suite montrer à l'humain qu'il y avait là, chez lui, deux Baalkyanes prêtes à le buter.

    Loin de s'imaginer Rebecca énervée par sa stratégie, qui consistait à ce que les autres tue à sa place -pacifiste qu'elle se disait- Blue cherchait dans sa tête bien remplie, un moyen d'arriver à ses fins sans se faire repérer ni par le type du sous-sol, ni par les voisins.
    Et à entendre le cri que le gamin venait de régurgiter depuis le fin fond de sa gorge... la moitié du plan de la demoiselle tombait à l'eau.
    Puis il y eut le silence et le bruit gutturale d'une bouche qui cherche à respirer et l'effondrement d'un corps sur  le sol.

    Concernant le silence et l'attaque surprise, c'était donc raté.
    Réfléchissant, son visage rassemblant toutes les rides de la réflexion sur son front, Blue trouvait un moyen à pallier stratégiquement à cette erreur, grosse erreur que sa comparse venait d'exercer.
    Tournant sa tête vers Rebecca, le cyan de ses iris éprouvant son humeur massacrante doté d'une leur à en flinguer un scorpiard en plein désert, Blue ajouta, au moment même où Rebecca posa un pied à ses cotés :
    «  - J'espère au moins que tu as caché le corps... Au cas où que les voisins nous rendraient visite pendant qu'on s'occupe du reste de la famille... »

    Murmurait-elle en grognant.
    Juxtaposant son index et son pouce sur l'arrête de son nez, signe qu'elle était à moitié -moitié seulement- excédée, la chamane reprit sur le même ton aussi bas que possible :
    «  - Pour l'effet de surprise c'est raté. »

    Ses iris cherchèrent l'arme qu'elle avait demandé à Rebecca de prendre pour buter le père. Ses pupilles se rétrécirent et un léger sourire sadique affublait le visage de la spiritiste.
    «  - Charmant. Tu aurais pu trouver mieux je pense. Ce sont des humains, ils ont forcements des armes à balles où des trucs du genre... pourquoi tu as pris... un couteau de cuisine... à bout ROND ?!  »

    La chamane esquissait un rire tordue tant elle se retenait de rire de la situation, tandis que les lumières de la maisons semblaient se stabiliser. Comme si les esprits avaient compris que ça ne servait à rien d'oppresser la chamane et son amie.
    Expirant brutalement, elle jeta de nouveau un regard vers le bas de la cave, le père avait l'air de faire les cent-pas.
    Avait-il vu, entendu où comprit que les jeunes femmes allaient l'attaquer sous peu ?
    • réussite : Le père n'a pas repérer les jeunes filles.
    • Echec, il les attend et est prêt à se défendre.
    • Echec critique : il a une arme à feu et est prêt à s'en servir.


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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Dios le Mer 9 Jan - 14:22

    Le membre 'Blue Zandal'ar' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mer 9 Jan - 14:57

    - Non mais tu voulais que je fasse quoi, moi, avec le gamin ?! Il chialait à m’en faire chialer ! Je ne possède pas de supers pouvoirs qui me donnent le droit de faire dormir les gens. Fin…si… mais les faire dormir définitivement quoi…

    Moi aussi j’étais un chouïa énervée. Blue m’avait refilé le mioche est n’était pas contente de ce que j’avais fait. Elle avait qu’à me le dire si elle voulait que je lui chante une berceuse !

    Dans la précipitation, je n’avais pas vu que j’avais pris ce genre de couteau… non mais quelle idée aussi de mettre un couteau merdique dans les couteaux à couper ? Ce sont vraiment des tarés, ces humains là…

    - Bon ok, je me suis trompée de couteau. Mais on peut quand même lui faire mal ! J’te signal qu’on peut tuer quelqu’un avec une simple cuillère. Je sais plus où j’ai vu ça, mais si c’est écrit c’est que c’est vrai !

    Il est vrai aussi que je n’essaierai jamais de tuer quelqu’un avec une cuillère… mais bon ça, on n’est pas obligée de lui dire. Je demandais à la chamane de ne plus faire de bruit. Tout à l’heure, quand nous avions commencé à descendre, on entendait distinctement les bruits de pas du père. Maintenant, plus rien, le silence total.

    - Je crois qu’il sait que nous sommes là pour lui, chuchotais-je. Et non ce n’est pas de ma faute ! Si ce gamin n’avait pas commencé à gueuler, on ne serait pas dans cette situation-là.

    Je réfléchis à toute vitesse. Il faut trouver une solution. Imaginez qu’il est une arme lui aussi, et pas un couteau rond. On serait bien dans la mouise. Les baalkyans sont peut être fort et protégé par la divinité la plus puissante, nous ne sommes pas moins que de simples humains, et une balle standard peut nous tuer, surtout si elle est bien tiré.
    Je fouillais dans mon sac. J’avais ramené quelques armes avec moi. Pas de grandes et grosses armes, mais juste de quoi pouvoir faire son travail correctement. Je mis de côté mes ustensiles de tortures (je ne suis pas sûre qu’on ait besoin d’une poire de lavement là tout de suite maintenant), et je sortis ce que j’avais dans les mains : LANCÉ DE DÉ !

    Réussite critique : un magnifique pistolet, et bien sûr, toutes les balles sont déjà chargées.
    Réussite : Une lame (katana ou couteau) qui ne soit pas à bout rond.
    Échec : Une paire de ciseaux
    Échec critique : un yoyo…

    (HRP : suite de ma réponse après le tirage)

    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Dios le Mer 9 Jan - 14:57

    Le membre 'Rebecca Lewis' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mer 9 Jan - 15:10

    Mes mains se refermèrent sur un objet, que je retirais du sac. Une paire de ciseaux ! Oui ! Enfin un objet qui pourrait vraiment nous servir ! Le manche était assez long pour pouvoir le prendre de pleine main. Les lames étaient assez longues pour pouvoir arriver à n’importe quelle partie du corps que nous voulons. Les bouts étaient assez coupants pou… nan mais c’est une blague ?
    J’avais sorti la deuxième paire de ciseau que j’avais mis dans mon sac. Et bien sûr, c’est celle avec les bouts arrondis ! S’il te plait Dios, pourquoi es-tu autant contre nous ?

    Je tendais nos deux « armes » à Blue.
    - Choisi celle que tu veux, camarade. On va aller faire des origamis.

    Je lui expliquer alors le plan que je venais d’imaginer : l’un d’entre nous aller servir d’appât. Elle allait descendre les escaliers et, grâce à sa finesse et sa souplesse, aller placer l’homme dos à l’escalier. Je ne pense pas qu’il sache que nous sommes deux, ce qui fait que nous sommes encore en position de force. Il faut juste que le monsieur ne soit pas armé, ou du moins, plus que nous avec des armes d’enfant de deux ans.
    Une fois que l’homme sera en position, soit l’autre descend rapidement les marches pour planter son objet dans son cou, soit elle fait assez de bruit pour le pousser à se retourner, ce qui donnera la possibilité à celle qui est descendu la première de le tuer.

    Comme je sais que Blue ne se sait pas se défendre, je me porte « volontiers » candidate pour aller distraire le bonhomme. Je venais de passer du temps à apprendre l’art du combat, je pense que je vais savoir quand même un peu riposter.

    - A la moindre ouverture, tu fonces, ok ? Je n’ai pas envie que, encore une fois, notre plan tombe à l’eau.

    Je laissais donc Blue seule dans les escaliers. L’homme m’attendait en position de défense, les mains devant son visage.

    - Hola, jolie monsieur. Ça vous dit de danser avec moi ?

    S’entama alors une ronde des plus gracieuses. Le père voulait faire du corps à corps. Hmm, mauvaise idée vu mon gabarie. J’essayais donc de le repousser du mieux que je pouvais avec l’arme que j’avais, mes pieds et mes mains. J’avais réussi à lui faire faire un quart de tour. Vas-y Reby ! Continue tu y es presque ! Je continuais à le distraire jusqu’à l’intervention de la chamane.

    Pour l’instant, on dirait que le plan se passe sans encombre. J’aime.
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 11 Jan - 15:07

    Se mettant le pouce et l'index à la cime de son nez en soupirant d'énervement, du moins, essayant de soupirer sans faire de bruit, la chamane fermait ses yeux en tentant de comprendre d'où venait cette poisse intersidérale.
    Bien évidemment, elle avait beau se torturer les méninges, rien ne lui venait à l'esprit. Elle n'avait tué aucune créature de Dios, n'avait même pas blasphémé contre lui... En revanche elle écoutait la voix des esprits plutôt que la parole de sa divinité: Cela jouait-il en sa défaveur?

    Délicatement elle reprit la paire de ciseau à bout rond des mains de Rebecca et observait les lames qui s'entrecroisaient quand elle appuyait doucement sur les deux globes en acier. Certes le bout était rond, mais le tranchant pouvait faire office de rasoir sous la gorge et cela, c'était déjà une mince chose à faire.
    Blue acquiesçait de son regard étincelant, elle avait comprit son role et elle restait donc là, tapis dans l'obscurité, entouré par les esprits de cette maison hanté.

    Finalement, c'était peut-être eux, qui leur filait le mauvais oeil...
    Elle entendit Rebecca descendre, ses bruits de pas faisant monter l'adrénaline de la chamane à chacun de ses bruissements feutrés. De ce fait, fronçant les sourcils d'une façon expressive, sa main gauche se portait volontairement à son calumet de la paix dont la brume bleuté aux parfum de l'océan se faisait de plus en plus ressentir.

    L'oppression se fit de nouveau ressentir, la chamane ne pu que retenir un fin sourire d'amusement tandis qu'en bas, s'ébranlait le combat du siècle, d'une père à l'esprit et l'âme combattive, mais au combien malade.
    Et encore une fois, dans quel état était-il? Grangrène? Nécrophile? Démembré? Décharné? Seul Rebecca pouvait savoir cela.
    Quoi qu'il en était la chamane pouvait entendre parfois des plaintes s'élever et des grognements inquiétants perturber sa concentration.

    L'oppression se faisait de plus en plus intense, la peur pouvait se ressentir en intensité, des frissons parcouraient la chair et le derme de la chamane, mais son sourire n'en figurait pas moins charmeur et amicale sur la pointe de ses lèvres.
    A la façon d'une amante, elle caressait l'invisible en chuchotant
    « - Wendigowak..... »
    Tandis que ses pupilles se dilataient et que sa main gauche vint à apporter le bec du calice enfumé entre ses lèvres rosées.

    Soudain, depuis le bas de la cave, elle entendit un bruit, néanmoins avec cette bouffée de son aktech, elle pouvait y déceler les esprits et les voir.
    Wendigo était là, derrière elle, soutenant son échine en lui influençant l'adrénaline.
    Loas de la chasse, de l'hiver et de la haine, il instaurait la peur dans le coeur des hommes. Ses iris rouge sang s'intensifièrent tandis que sa tête de cerf squelettique et ses large crocs suintant de sang semblaient dessiner le sourire sadique de l'éternel Angoisse. ( Wendigo cf http://teren.forumactif.com/t291-soulseeker-blue-la-chamane-spiritiste-en-cours )

    Si l'esprit Loas n'était pas causant, les émotions qu'il semblait offrir à la Baalkyane étaient eux, largement compréhensif et limpide comme de l'eau de roche. L'esprit ainsi descendit les marches aux cotés de la chamane à la paire de ciseau.

    En soit, deux minutes après le début du combat, Blue montrait sa frimousse depuis les dernières marches, silencieuse comme un félin, elle observait le père et Rebecca, puis, elle rangeait son calumet calmement dans sa poche avant de jeter ces ciseaux sur la tête du paternel Ackermann, histoire de le faire se retourner.

    Croisant les bras, désarmée, elle le toisait d'un regard douceureux, droguée à l'encens des sept mers. Ses cils battaient avec une telle lenteur qu'il lui aurait été difficile de voir où d'encaisser un coups.
    Néanmoins, de cette manière elle pouvait tout simplement voir et lire les intension de l'esprit du père.
    Qu'importe ce que ce dernier aurait pu faire, elle lui posa une énième question, tandis que l'esprit de l'hiver, Wendigowak, se léchait ses babines décharnées.
    " - As-tu peur de la MoOoOooooort...?"

    L'oppression se fit d'une telle intensité que la peur pu clairement se lire au travers de chaque mur, à la façon d'un refroidissement dans la cave. De même quand les humains respirait, la vapeur se créait au bout de leur souffle.

    ( Esprit Loas Wendigo, seulement audible par les esprits)
    * - Je veux bien le dévorer, Baalkyane. Mais tu me devras cinq âmes.*
    " - C'est trop d'honneurs, Wendigo..."

    Les mains de Blue se détendirent tandis que ses doigts et ses poignets émirent des cercles circonscrits géométrique dans l'espace, à la façon d'un jet, elle jeta sa main droite en direction de la poitrine de l'humain...

    " - Assouvis ta faim, Wendigo!"

    Un éclat rouge malsain flamboyait dans les iris de la chamane droguée.
    Qui de Rebecca où de l'esprit Wendigowak allait tuer le père Ackermann en premier?

    Jet de dès:
    Réussite critique:
    Le père se fige, se fait dessus et d'un coups sa tête se met à exploser: L4esprit Wendigo était tellement affamé qu'il en a bouffé da tête entière.
    Réussite: Le coeur du père Ackermann explose, l'homme s'écroule au sol en se tordant de douleur, chacun de ses muscles se paralyse,  il meurt d'un AVC.
    Echec: Wendigo se meurt de rire du fait qu'une Ballkyane le commande et laisse Blue se démerder avec sa proie.
    Echec critique: Le père Ackermann est bien plus guerrier et courageux qu'il n'y parait, il endosse la paralysie de l'effroi et de l'angoisse et fonce sur Blue pour la buter.

    ( c'est à toi de répondre à la suite) ♥️


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    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Dios le Ven 11 Jan - 15:07

    Le membre 'Blue Zandal'ar' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mar 29 Jan - 13:11

    Je ne savais pas ce qui se passait. Un violent courant d’air se fit sentir et j’entendais un rire s’élever dans tout le sous-sol. A ce que j’avais pu comprendre, Blue avait essayé d’appeler un de ses esprits pour tuer le père, mais on dirait que ça ne s’est pas passé comme ça aurait dû.
    Ça a tout de même suffit à distraire notre victime, qui se retournait vers la chamane pendant quelques instants. Cela me suffisait amplement pour passer à l’action. Munie de mon couteau, je me jetai sur son dos, les jambes entourant son torse. D’une main, je l’obligeais à pencher la tête à gauche, et de l’autre j’enfonçais ma pauvre arme dans son cou. Le geste était n’était pas forcément puissant, mais il était assez rapide pour pouvoir s’enfonçait dedans comme du beurre.
    Le sang ne giclait pas, seul un mince filet découlait le long du manche du couteau, jusqu’à mes doigts. L’homme commençait à se débattre sous moi. J’en profitais pour continuer à enfoncer le couteau. Encore et encore, de plus en plus profond dans sa chair.
    A un moment, son corps tremblait et, sous mon poids supplémentaire, le père s’écroula au sol. Une mare de sang commençait à se former sous lui. Je continuais à lui donner des coups de couteau, jusqu’à ce que ces convulsions cessent définitivement. Il s’était écroulé sur le ventre. Je le retournais tant bien que mal et, une fois fait, je lui plantais de nouveau mon couteau, cette fois dans le cœur. Il était parti sans un cri, mais sa chute fit un bruit sourd qui a dû faire trembler toute la maison.

    Je me relevais, mon t-shirt blanc trempé de sang. Je léchais le couteau avec ma langue. Le coup métallique était vraiment devenu une drogue. Je me retournais vers Blue, qui n’avait pas bougé.

    - Voilà une bonne chose de faite ! Je te propose d’aller chercher le corps du gosse à l’étage et de l’entasser avec son père ici. Une fois le ménage fait, on pourra manger. J’ai le ventre qui s’est mis à gargouiller.

    A peine nous étions mises en route pour descendre le corps que nous entendîmes des bruits de pas se diriger vers nous. On dirait que ça venait de l’étage.

    - Dépêchons nous de le descendre, chuchotais-je. Et laissons la porte du sous-sol ouverte. Si elle n’est pas trop intelligente, elle viendra voir ce qui se passe en bas. Tendons-lui un piège.

    Une fois le corps de l’enfant entassé sur celui de son père, je me caché au-dessous des escaliers. Nous avions positionné les corps de telle sorte que pour les voir, il faut se trouver au centre du sous-sol. Blue s’était caché un peu plus loin. Les pas se rapprochaient de plus en plus. De là où je me trouvais, je pouvais voir l’ombre de la personne descendre les marches. Une personne… plutôt une grosse boule, oui ! Son ombre était parfaitement ronde. C’est quelque chose qu’on ne voit pas souvent, sauf chez les personnes atteintes d’obésité morbide.
    A chacun de pas, l’escalier craquait et tremblait. Il vibrait tellement que j’avais peur qu’il me tombe dessus d’une minute à l’autre. Puis soudain, je vis une jambe nue, puis l’autre. Enfin nues… recouvertes de poils tellement épais et noirs qu’on aurait dit un pantalon. De là où j’étais, je pouvais les voir, ces énormes poils longs et entrelacés, qu’un peigne aussi solide soit-il ne pouvait pas séparer.
    Plus la personne descendait les marches, plus je la voyais. D’abord ces jambes, laides et entourées de bourrelets, puis son espèce de chemise nuit, la même que portait ma grand-mère sur son lit de mort. Je ne vis alors plus rien pendant quelques secondes. Enfin, j’entrevoyais sa tête, couvertes de courts cheveux sales, tellement sales quand les tirants on aurait pu avoir de l’huile pour une année entière.
    Tout ça, c’était pour son physique, mais je ne parle même pas de l’odeur. Pas une odeur de mort, non, cette odeur était bonne et réveillait beaucoup de sensation en moi. Non là, c’était une odeur de chair en décomposition, de poubelles laissées trop longtemps au soleil. C’était cette odeur de tabac froid mélangé aux ordures de poissons et de viandes avariées. J’étais obligée de respirer par la bouche si je ne voulais pas vomir.

    Bibendum arriva enfin à la fin des escaliers. Il marcha un peu pour aller au niveau des cadavres et parla. Je ne comprenais rien, pas un mot, pas une syllabe. On aurait dit une langue étrangère, que seule cette personne pouvait comprendre et parler.
    J’étais pétrifiée. Pas de peur, mais l’odeur était tellement insoutenable que je ne pouvais rien faire. Je n’ai pas vu son visage, elle me tournait le dos pendant tout son trajet.
    J’essayais de retrouver Blue dans la pénombre.

    Ah, je l’ai trouvé.

    Ho, et bien je crois que je ne suis pas la seule à vivre un cauchemar sensoriel !
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 13 Fév - 17:49

    Les bras croisés, les sourcils froncés abassourdie, Blue fixait le cadavre du père, sur le sol, l'arme à peu prêt inutile fiché dans sa nuque. Elle tappait nerveusement du pied tandis qu'à ses cotés, un peu plus haut au niveau de son épaule, le Wendigo mourrait de rire.
    D'un rire si puissant et bestiale, que la chamane se demandait si un jour, les humains finiraient par entendre ses bruits gutturales tant il forçait sur son rire sadique.
    Apèrs un long silence pour lequel Rebecca finit par trancher l'inaction pour commencer à remonter les marches pour rejoindre le corps du petit et l'ajouter à celui du père.

    Blue mit bien cinq minutes à s'engueuler spirituellement avec l'esprit Loas. Certes, L'esprit n'avait pas à lui obéir, mais dans un tel moment d'action, elle ne pouvait tout simplement pas le laisser inactif et se dérober aussi facilement à ses demandes.

    Plus frustrée et énervée que jamais, elle tourna le dos à l'esprit en laissant le mot « imbécile » franchir ses lèvres fines avant de finir par rejoindre son amie en haut des marches, se cachant pour mieux réfléchir et appréhender ce nouveau meurtre ; Hors de question de se reposer sur Wendigo cette fois ! Puis doucement alors que les marches craquaient, faisant sous-entendre la descende d'un camion poids-lourds au travers de cette maison qui lui faisait office d'autoroute, Blue levait un sourcil en posant une main délicate sur son nez en voyant l'ombre descendre pas à pas de l'escalier...

    L'ombre ? Blue pinçait ses lèvres en écarquillant ses iris bleuté intense, s'il n'y avait que cela ! Cette femme devait avoir un Aktech repousseur d'ennemis tant son parfum à l'odeur d'une poubelle immonde, aux cadavres larvés mêlés aux maintes mycoses développées en était intense.

    Rebecca lui lança un regard assez perturbant, mais Blue ne pu se contenir plus longtemps, tant bien même les esprits et la mort c'était son truc, autant les morts eux, n'avaient pas d'odeurs ! Alors une vieille femme décrépie aux senteurs affreuses réunissant toutes une panoplie de champignons mystérieux et inconnus ça !
    Sans attendre plus longtemps, la chamane se retournait et...
    «  - BUUURRRRGGGGGH... »

    La mère Ackermann venait à peine de parler aux cadavres en bas des marches que Blue avait lâché son précieux cadeau depuis le haut des marches, aspergeant tout ce qu'il y avait sous son nez …

    Echec : Bibundum a vu le vomit et engueule les deux filles pour qu'elles fassent moins de bruits.
    Réussite : Bibundum engueule les deux cadavres de faire moins de bruits.


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    Dios
    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Dios le Mer 13 Fév - 17:49

    Le membre 'Blue Zandal'ar' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 13 Fév - 18:01

    Blue était devenue pâle et de nouveau relâchait une ultime galette qui dévalait les marches, elle se contorsionnait le ventre en essayant de maintenir une main devant sa bouche, néanmoins l'odeur des purulences et des glaires tièdes assemblés à la charogne putride ne faisait qu'empirer les choses !
    Elle attrapa le pan de sa longue toge, où l'odeur du lilas et de la groseille était encore palpable et se mit ainsi, accroupie dans l'escalier, les yeux fermés en train de se retenir de gébobiller, l'odeur du lilas, son odeur à elle et de ses furets lui permettant d'oublier les horreurs qu'elle vivait.

    Encore, les esprits, une maison hantée, un gamin trouillard chiant et bavard ça passe : un père alcoolique qui manque de la tuer et un esprit qui se fout de sa gueule, ça passe encore... Mais une mère... enfin une big mama … voyez cette CHOSE ? Non, juste non, bien que téméraire, la chamane n'en pouvait plus et ses yeux plissés par le parfum de la rassurance et des fragrances du à sa cape noire lui permirent d'observer les morceaux asséchés d'humains, des provisions sèches qu'elle avait dévorés pendant son expédition.
    N'ayant plus rien dans le corps elle se sentait affaiblit, Mais ! Grand mais !
    Bibundum n'avait pas l'air d'avoir entendu, vu ni capté les deux jeunes femmes, tant bien que l'une d'elles avaient vomis quasiment sous leurs yeux.

    Blue lança un regard inquiet à Rebecca en levant un sourcil, c'était quoi ce machin ?
    Puis big mama se mit à parler, comme quoi Timmy devait faire moins de bruit et que le père était encore bourré pour s'être tapé le gosse et de dormir dessus... WHAT ?
    Même le plus débile des baalkyans ne pourrait pas faire un crime pareil ! Blue songeait à Gunter pourtant, son ami psychopathe, mais alors jamais de la vie son ami pourrait faire ça ?! Et elle jugeait Rebecca du coin de l'oeil... faire des attouchements sur un gosse ? Mais dans quel monde vivait-on ? C'était quoi le problème de cette famille ? La mère était-elle vraiment aussi folle et aliénée qu'elle n'y paraissait pour se créer un tel univers ?

    Ou bien était-ce une réalité, qui faisait que la maison était aussi réceptive aux esprits et donc, le fait qu'elle était hanté permettait autant de choses sans que personnes ne puisse rien n'y faire ?
    Blue émit un soupire finalement, sans se détacher du pan noir de sa robe, dalleur gentillement elle se rapprochait de Rebecca pour lui tendure un pan de son long tissu noir pour la laisser respirer.
    A voix basse, elle concluait :
    «  - Bon, on en fait quoi ? T'as bien entendu, elle est totalement aliénée... Si ça se trouve on peu jouer au poker et faire genre on est son infirmière pour lui faire prendre un bain ? genre moi je bouffe pas ça hein ! Hors de question !!! »

    Même si elle crevait la dalle puisqu'elle n'avait plus rien dans le ventre, tout ce qu'elle avait dans l'estomac se présentait à quelques marches au-dessus – Rebecca aurait pu se prendre une giclée aussi...- sous forme d'un amas de pâté bizarroïde...


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    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Lun 18 Fév - 13:30

    Je restais sans voix. Je ne pouvais pas donner un avis constructif sur ce que je viens de voir…la « môma » venait de déclarer que le père couchait avec son fils ? Je ne pouvais pas imaginer ça…mais mon cerveau ne s’est pas privé pour le faire.
    Je secouais la tête, essayant en vain de sortir cette image. L’idée de Blue n’est vraiment pas mauvaise. Mais j’aurai bien aimé garder tous les corps dans la même pièce (beaucoup plus simple pour les traces de sang et tout autre chose qui peut sortir de leur corps)

    La femme était toujours en train d’engueuler son mari mort. Très bien, cela nous laissait le temps d’élaborer un semblant de plan.

    « Non mauvaise idée, la salle de bain est à l’étage. Si on la fait monter, on en a bien pour 3 heures pour qu’elle monte une marche. Vue qu’elle est déjà en bas, on peut faire genre que nous sommes des esprits de….ses arrières grandes cousines éloignées par alliance, ou un truc comme ça. Elle commencera à nous parler, patati patata, et après PLOUC ! On la plante. Ça te va ? »

    Ce genre de chose est complètement immangeable, alors pas besoin de faire dans la dentelle. Et je ne toucherai pas à un gosse violé et à un père pédophile. On les tue tous au même endroit, on les découpe, on fout tout dans des sacs plastiques et on balance tout ça dans le premier camion poubelle qui passe.

    Je m’armais de nouveau de mon magnifique couteau rond couvert de sang. J’essuyais la lame sur mon robe. Rouge sur noir, ça ne se voit pas, voilà pourquoi les fervents du temple de Dios étaient tous en robe noire.

    Ce plan ne requiert pas de force physique ou de compétences extrêmes en maniement des armes. Je laisserais donc Blue passer en première. Côté mime d’esprit, je pense que c’est la plus douée de nous deux !
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 26 Fév - 2:08

    La bouche légèrement entre-ouverte, béat et dégoutée à la fois, la chamane aux esprits fusillait la nonne sur place avec ses prunelles cyan virant à l'électrique?
    " - t'es sérieuse? C'est quoi encore ce plan de merde?"

    Levant ses mains au niveau de ses épaules, lui montrant le coté face de ses mains, elle tentait de l'interpeler en haussant les épaules: Rebecca déconnait où quoi? C'était pas le moment de tenter un truc illogique avec ce genre de personnes aliénés. Blue se remettait en question avant de concéder:
    " - Ehy oh?! Y a du monde là-dedans? On a besoin d'un truc à peu prêt logique, là ça va pas du tout ma chérie! Manquerait plus qu'elle nous saute dessus pour nous écraser!"

    Elle imaginait un instant Big mama sauter sur elles et les transformer en crêpes d'os et de sang, autant dire que le spectacle serait peu réjouissant. Prenant quelques secondes pour réfléchir, affichant les rides de la réflexion sur l'arrête de son nez et de son front, elle glissa un instant ses iris vers son Aktech. Sa faisait une heure qu'elle avait communiqué avec les esprits.
    Par conséquent, la fumée bleuté ne s'élevait plus de son calumet et Wendigo n'était plus visible, cependant le manque de la drogue et du parfum de l'océan lui créait un vide et une envie tel qu'elle en devenait à moitié agressive.

    Se rembrunissant devant cette pensée, elle soupira avant de nouveau jeter un regard de dégoût vers la moche puis avec une grimace attitrée, reporta son attention vers Rebecca.
    Précisément sur son ciseau à bout rond couvert de sang, c'était pas une arme pour buter un Bibundum, néanmoins ça pourrait faire l'affaire.
    " - Ou tout simplement on ne lui dit rien et on la bute. je vais tenter de l'étouffer dans ma cape, tu passes derrière et tu frappes... Comme tu peux."

    Après un court acquiescement de tête, l’ancienne chasseresse se fondit dans l'ombre avec agilité et souplesse pour se hisser jusqu'à la big mama qui était encore en train de parler aux cadavres.
    Comme quoi elle en avait marre de ramasser le foutre du père et de laver le gosse, bref, ce genre d'histoire dont on devrait parfois se boucher les oreilles.

    Rapidement, Avec un geste précis, Blue attrapa le pan de sa cape entre ses mains, s'apprêtant à sauter sur le cou de la vieille, et quand l'opportunité fut présente, elle sauta. Avec l'agilité et la souplesse d'un grand félin dans le dos de la vielle, l'écharpant autours du cou avec l'épais tissu, avec assez de poigne pour forcer la vieille à se tordre le cou et présenter sa jugulaire à Rebecca.

    Les joues gonflées à bloc, Blue retenait sa respiration pour ne pas humer les odeurs horribles de la vieille peau, priant Dios qu'elle soit aussi rapide qu'efficace.


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    Rebecca Lewis
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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mar 26 Fév - 9:46

    « Rhoooo si on peut même pas un peu s’amuser ! Je t’aurai bien vu avec un drap blanc sur la tête, en mode fantôme. Booooouuuh !! »

    Je mimais mes paroles en mettant mes mains devant moi et en me balançant de droite à gauche. Si on peut même plus rigoler quand on tue des gens….ralala

    Blue ne me laissait pas le temps de réagir à sa proposition qu’elle fonçait déjà vers la femme. Je pris lentement mon couteau et descendais les escaliers. Pour une fois que je n’étais pas pressée, je pouvais bien admirer le spectacle. J’avais l’impression que Blue essayait de dresser un cheval électrique sauvage. C’était une bien belle scène !

    Quand la chamane arriva enfin à mettre la proie en position, je lui assignais un coup rapide et précis dans la jugulaire. Je savais comment ça allait se terminer. Alors, juste après avoir porté mon coup, je me poussais assez loin pour ne pas recevoir la moindre quantité de sang sur ma robe. J’aime le sang, mais pas le sien. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression de manger du diabète et des milliers de maladies rien qu’en le regardant.

    Bibendum s’écrasa tête la première, faisant trembler la maison jusqu’à ses fondations. J’essuyais mon couteau à beurre (qui est devenu mon arme préférée [C’est tellement pratique, ce truc !]) sur les habits déjà sale de la femme et le rangeais dans une de mes nombreuses poches. Nous fîmes silence pendant quelques secondes. Aucun bruit, la maison ne respirait même plus. Bien, nous avons eu tous les habitants.

    Je me retournais vers Blue :

    « Mission accomplie ! Que veux-tu faire, maintenant ? »

    Je ne sais pas combien de temps nous sommes restées ici, mais je pense que le soleil ne va pas tarder à se lever. Il faudrait peut-être qu’on se repose un peu.

    « Va dormir. Je ne pense pas que tu veuilles sortir en pleine journée. Je vais aller faire un petit tour dehors pour aller chopper des informations, voir si d’autre disparitions mystérieuses ont eu lieu dans le coin »
    Blue Zandal'ar
    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 8 Mar - 19:24

    S'il on pouvait donner une qualité à la chamane malgré son caractère pourrit jusqu'à la moelle et sa froideur à en glacer plus d'un prétendant, c'était bien sa rapidité. Elle lui avait fallut des années d'entraînements dans le désert à courir après les Grwaks de Baal et plus d'un entraînement au sein de son clan pour réussir à esquiver au bas-mot, des coups d'épées fendant et les coups de poings pleuvant. Elle était ce que l'on pouvait appeler un tigre de papier, néanmoins dans cette maison, ses qualités de chasseresse ne lui servait à rien, sauf cette dite rapidité mortelle.

    Tenace de par sa nature, elle avait planté ses ongles dans le dos de la vieille afin de la faire exulter un étouffement de douleur tandis que sa gorge à nue, déployée, se prenait un méchant coups de couteau qui mit fin à sa misérable existence.
    Rapidement la chamane lâcha la proie immonde en expirant rapidement, sautant par réflexe sur le coté, se plaquant contre le mur le plus proche pour reprendre sa respiration.

    «  - Je suis d'accord avec toi. Je vais avant tout m'occuper de la maison et des corps.
    J'irais interroger les esprits ensuite. Ils sont plus propice à m'aider quand j'ai mon vieux corps aigri que celui-là. Essaie de connaître les ragots en ville et peut-être d'avoir des indices sur ces disparus... »


    Après plusieurs minutes à ventiler sa respiration, elle acquiesça et remercia Rebecca pour son geste. La suite ? C'était simple il allait falloir enquêter sur les disparus !
    Il restait une heure tout au moins avant que le soleil ne se lèvre, chagrinée par cette nouvelle, l'ancienne chasseresse profita de ce moment de calme pour arranger la maison et inspecter les corps,

    La mort faisait partit de son quotidien et malgré que les esprits soient un tant soit peu réticent et en colère contre elle du fait qu'elle ait massacré la famille entière des Ackermann , la chamane restait tout de même sous leur protection. Elle était leur seul pont, passage et salut entre le monde des morts et des vivants, de ce fait, elle avait allongé les trois corps percés et ensanglanté dans le sous-sol, créant un laboratoire pour mieux communiquer avec eux dès le soleil à son midi.

    Le calumet fumant, elle avait ajouté un voile noire sur sa tête, cachant son nez cassé et sa bouche gercé de la puanteur de charogne qui régnait dans ce sous-sol.
    Après des heures de concentrations et de discutions avec les esprits, midi arrivait bien vite et malgré l'état de fatigue, la vieille chamane de jour entreprit de faire le ménage dans la maison en attendant le retour de son amie.
    Elle prit également le temps d'ouvrir les fenêtre, le voile opaque sur son visage évitait que les passant ne puissent voir son visage et se plaindre de leurs nouvelles voisines.

    Elle passa également les étages en revus, balais, lavettes, lit dépoussiérés et bien sur, elle cuisinait deux escalopes d'humain aux champignons qu'elle laissa de coté pour que Rebecca puisse se servir.
    Deux heures de l'après midi arriva bien vite quand de nouveau, éreintée au possible, elle redescendit au sous-sol questionner les esprits sur les trois corps.
    Deux choses apparurent lors d'une vision... Blue n'y croyait pas et pour palier à son manque et à son état de choque, elle se cala dans le canapé du salon, le calumet à la bouche ou à la main, son regard de vieille mamie bridée focalisé sur un petit objet qu'elle avait posé sur la table.

    Un attrape-rêve de plumes, d'ambre, aussi harmonieux et beau qu'il pouvait être dangereux. Du moins... pour les esprits.
    Après quelques minutes à attendre Rebecca, la petite vielle s'endormit ainsi, assise dans le canapé dans une position d'attente plutôt pittoresque.


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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 15 Mar - 20:51

    Après avoir passé plusieurs jours à Oasys à trouver des indices plus que satisfaisants sur les mystères de cette aventure, la chamane se réveillait au crépuscule, laissant de ce fait son amie Rebecca s'endormir tandis qu'elle, partait à la chasse.

    Une chasse dont elle n'allait peut-être pas revenir, néanmoins elle laissait quelques notes sur la table, avec un énième cadeau pour son amie, c'était peut-être l'heure des séparations, où non.
    Après le chasse-rêve pour éviter que Rebby ne soit en proie à des attaques répétées des esprits, elle lui avait confectionnée un pendentif en pierre de Diamant, dont elle avait ôté la pierre d'une des bagues de l'ancienne maîtresse des lieux.

    Ce joyau avait la particularité d'être appelée la pierre de pureté, pour sa blancheur et son invincibilité, mais ce qui fait d'elle le fléau des esprits est sa propriété offensive. Permettant de retrouver le courage «  lumière » et l'espoir « la pureté » par influence, sous forme de vibrations sur le cœur, le cerveau et le corps. Il relie l'homme aux forces spirituels et donne accès à des énergies plus subtiles qui le parcours.
    Bien sur, Blue avait couché tout cela sur le même parchemin expliquant dans les grandes lignes son départ.

    Qu'elle avait trouvé des documents sur des indices traitants des disparus.
    Elle mentionnait une certaine princesse « Kiana » du Royaume de Kohi, inexistante et pourtant mentionnée dans un journal trouvé au milieu d'un désert avec une chevrotte nommée Nyny.
    Elle en cita la source : Yanko Khan, frère cadet du gouverneur d'Oasys : Sÿn Khan.
    De même, parce qu'elle en comptait pas faire les choses à moitié, elle précisa aller tirer les vers du nez du gouverneur et le tuer au nom de Dios.
    Créant de ce fait une diversion permettant à Rebecca de partir d'Oasys, évitant de ce fait qu'elles se fassent repérer. Elle lui ordonna au nom de Dios de partir sans se soucier d'elle.
    Elle lui avait également indiqué la positon de K13 afin qu'elles puissent de retrouver à Cristal Mill afin de demander le droit d'asile le temps de leur recherche.
    Position du pays qu'elle avait trouvé grâce aux esprits, ses recherches chez le gouverneurs et encore bien des choses...
    Ajoutant de ce fait que Cristall Mill était une cité entièrement faite de robots qui prônaient leur propre indépendance et que jouer sur leur corde sensible politique avec Oasys leur permettrait d'être bien accueillies.

    La lettre manuscrite était longue, néanmoins la chamane prit le temps de la glisser sous une enveloppe en y écrivant le nom de son amie.

    Ceci étant, fait, elle attrapa sa cape noire, deux dagues, son sac à herbes, son aktech et partit pour le palais de Sÿn...
    La nuit était à peine tombée quand la petite vieille fit retentir sa canne dans la rue





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    Rebecca Lewis
    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

    Message par Rebecca Lewis le Mer 20 Mar - 9:44

    Toute la journée dernière, j’avais marché dans les rues d’Oazys, à la recherche de la moindre petite information sur de possible disparition inexpliquée. Mais à la place, j’ai eu le droit à des bagarres de rue et à une course poursuite avec des chiens errants. Non, franchement, enquêtrice n’est vraiment pas un boulot pour moi.

    J’essayais tant bien que mal de trouver des informations aux travers des discussions des grands-mères. Mais que nenni, à peine tendais-je l’oreille que je n’entendais que les commérages de bases : l’enfant de la mère du cousin du frère de l’habitant du troisième étage s’est marié, le vendeur n’avait plus de patate, et patati et patata. Ce n’était pas forcément des informations utiles dans ma quête de vérité.

    Le soir venu, j’étais complétement épuisée. Courir partout dans une ville qu’on ne connait pas, ce n’est pas forcément marrant et intéressant, surtout quand on revient bredouille. Je réussi tout de même à retrouver notre maison, et y entrais sans frapper.

    « Blue ! J’espère que t’as préparé le repas parce que je meurs de faim ! »


    Je m’endormie sans difficulté. Bon…je dormais déjà un peu à table, donc ce n’était pas si compliqué que ça d’aller me coucher. Je ne fis aucun rêve agité. C’était une des meilleures nuits que j’ai passé, depuis bien longtemps.
    A mon réveil, le matin venait de se lever. La grasse matinée n’existe pas pour nous, Baalkyanne ! Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt !

    Je descendais, la tête dans le cul, jusqu’à ce que mes pieds me guident naturellement dans la cuisine. Je cherchais quelques choses à me mettre sous la dent, mais dans ces cuisines d’humains, il n’y avait pas grand-chose de délicieux. Je jetais donc mon dévolu sur des simples tranches de pain, avec une espèce de gelé rouge rappelant la couleur du sang. Ça devrait me suffire, j’espère.
    Blue devait tout juste avoir commencé à dormir. Mochan, qui était dans le même état de somnolence que moi, essayait d’attirer mon attention sur un drôle d’amas, à l’extrémité opposé. Me levant avec difficulté (c’est le matin TRES tôt, rappelez-vous. Merci de ne pas juger l’état de larve que je suis) je reconnue sur une enveloppe l’écriture très soignée de la chamane. Je l’ouvris et essayait de comprendre ce qu’elle voulait dire.

    Étant un peu plus réveillée, et passant le collier autour de mon cou, je me dépêchais d’aller m’habiller et de rassembler mes affaires. Je ne savais pas quand Blue voulait passer à l’attaque, il est même fort possible qu’elle l’est déjà fait. Pourquoi voulait-elle partir aussi vite d’Oazys ? On n’avait pas encore trouvé toutes les informations qu’on voulait !

    Je n’opposais cependant pas plus de résistance à son idée. Ce qui m’effrayé beaucoup, par contre, c’était de faire le chemin jusqu’à Cristal Mill toute seule. Ce n’était pas franchement la porte à côté ! Mais je pris mon courage à deux main : je pris toutes mes affaires et les posais près de la porte d’entrée, prête à partir. Je n’attendais plus que le signal de Blue. Aujourd’hui, j’irai acheter (ou volé, cela dépend de l’imbécilité du vendeur) un kwak, me permettant de faire le trajet un peu plus vite.

    Je suis prête à te suivre jusqu’à Cristal Mill, Blue. Surtout si cela peut faire envoler tout soupçons qui pèse au-dessus de la tête de mon vénérable Dios.

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    Re: Les louves dans la bergerie ( Rebecca/Dios)

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