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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Mer 7 Nov - 19:46

    Cela fait maintenant deux ans que notre puissante divinité m’a nommée à la tête de la cellule de Rédemption du temple. Mais je ne me sens pas forcément à ma place. Oh non ! Pas que je n’aime pas torturer les gens et les entendre crier de douleur, c’est bien ça qu’il manque dans ce métier : je ne torture plus autant de personne que je le voudrais. Je passe plus mon temps à donner un prisonnier à un bourreau, à vérifier les notes de synthèse des interrogatoires, ou bien à me balader dans la rue pour interroger – gentiment… -- des personnes au hasard. Je fais plus un boulot de manager de pub qu’autre chose.
    Je devrais peut-être trouver quelqu’un d’autre pour prendre mon poste. Mais à qui ? Je ne connais personne dans ma cellule, ou du moins, personne ne veut me connaître. J’ai déjà reçu de nombreuses… « plaintes ». Allez savoir pourquoi, un gros lard qui ne fait rien de sa journée irait mieux à ce poste qu’une jeune femme qui se donne les moyens d’y parvenir. Autant dire que je n’ai pas beaucoup beaucoup d’amis dans ce côté-là du temple…
    Aujourd’hui était encore une journée standard dans ma vie de supérieure. J’allais tout d’abord prier pour la bonne santé de notre divinité pendant 3 heures, puis je restais me plaindre auprès de mon père jusqu’à l’heure du repas.
    « Ma chère Rebecca, est-ce que je t’ai appris à ne pas te confier aux autres membres du temple ? »
    Je faisais la moue. Je n’aime vraiment pas quand mon père me sermonne sur le fait que je garde tout pour moi. J’avais l’impression d’être encore une enfant, alors que j’ai bientôt 19 ans.
    « Mon père, arrêtez de mes traiter comme vos subordonnés. Je ne suis pas venue ici pour me faire tirer le portrait. »
    « Alors que veux-tu, mon enfant ? »
    Parler avec mon père m’a toujours extrêmement fatigué. Pas qu’il me fatigue ou que ces paroles étaient inintéressantes, c’est juste qu’il trouvait les bonnes réponses en peu de temps, comme s’il lisait en moi. En plus, il affichait toujours un sourire, raaaaaaa ça me donnait envie de le taper.
    « Oui, bon, j’ai compris mon père. Je vais aller me plaindre auprès de quelqu’un d’autre pour la peine »
    « Ha ha ha, n’oublie pas que tu as une ronde à faire dans cinq minutes. Ne sois pas en retard ! »
    Je m’élançais déjà dans le temple, en direction de la sortie.
    « Vous n’êtes plus mon supérieur j’ai le droit de faire ce que je veux ! »
    Le père n’avait pas tort non plus, j’avais belle et bien une ronde à faire dans les rues de Baal. Il fallait, comme presque tous les jours, que j’aille interroger des gens au hasard dans la foule pour voir si leur croyance envers Dios était toujours aussi solide. J’ai appris, au cours de ces deux années, que se sont les gens qui passent le plus proche de moi qui était coupable. J’ai déjà trouvé plus d’une dizaine de renégat et j’ai eu le plaisir de les faire parler. C’est encore plus jouissant quand le prisonnier est un voisin que tu n’aimes pas (Adiiiiieu, monsieur Lenovo <3)
    Mais bon, avant de pouvoir interroger, il fallait trouver des personnes susceptibles d’être interrogées. Telle était ma mission, en tant que responsable de la cellule de Rédemption !
    Je me promenais donc, le cœur ouvert à l’inconnu, dans les rues bondées de Baal. Très peu de personne me reconnaissais. Je m’étais habillée avec des habits civile : un pantalon taille haute ample et une chemise noire montant jusqu’au haut de mon cou, le tout toujours avec mes lunettes rondes sur le nez. Et qu’importe si quelqu’un me reconnaissait, je n’aurai qu’à suivre les personnes qui m’évite.
    Trois heures se sont passé, et je n’ai trouvé personne de potentiellement coupable. Qu’est-ce que ces rondes étaient longues... mes pas m’avaient mené jusqu’au marché, là où on pouvait échanger et trouver n’importe quoi. Beaucoup de personne transportaient de gros sacs, soit sur leur dos soit en les traînant. Des souvenirs de leur expéditions, je suppose.
    « Allez, viens ! On ne va rien te faire ! »

    En face de moi, trois hommes entouraient une quatrième personne. De là où j’étais, j’avais du mal à voir à quoi elle ressemblait, mais elle me semblait assez petite. Je me postais un peu plus loin, appuyée contre un bout de bois servant de fortification à un stand. Le vendeur venait vers moi, pensant que je voulais lui acheter quelque chose. Je l’envoyais boulet, mais il était tenace, le bougre !
    « S’il faut encore que je me répète une fois que je ne veux pas te vos fichus babioles, je me ferai une joie de vous payer un voyage dans les prisons de Baal. »
    Ma menace devait être assez clair, car l’homme ne revient pas.

    J’observais la scène qui se passait sous mes yeux, donc. Je n’avais pas forcément envie d’intervenir, j’étais juste curieuse. Pas beaucoup d’explorateurs ramènent des proies vivantes. J’aimerai bien voir à combien ça se vend, pour les prochaines fois que je descendrais.


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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Jeu 15 Nov - 14:55

    Ayu Horrow



    Ayu savait très bien que c'était une mauvaise idée que de s'élancer dans le désert sans réelle préparation. Il avait juste vu ça comme un moyen de... Eh bien il ne savait pas vraiment lui même. Afficher sa rébellion, prendre la température quant aux possibilités de fuir qui était les siennes ? Sur le coup il n'avait pas songé sérieusement qu'il pourrait quitter Sèvia, pas aussi peu préparé qu'il était, il s'imaginait traîner un peu puis rentrer, voilà tout, histoire de se dire sans doute qu'il aurait pu se barrer mais ne l'avait pas fait, ayant choisi pour cette fois d'effleurer simplement la liberté et d'y renoncer temporairement. En bref, n'importe quelle connerie adolescente qui lui donnerait le frisson illusoire d'être réellement quelqu'un.

    Au début tout se passait bien. Le garçon avait prévu de quoi se désaltérer afin de tenir quelques heures dans le désert et une boussole afin de guider ses pas dans la bonne direction, ce qu'il n'avait pas prévu en revanche c'était que la boussole, à l'origine élément de décoration dans le bureau de son père ne soit pas fonctionnelle et le fasse tourner en rond. L'adolescent avait eut beau ne pas paniquer et s'accrocher à l'idée qu'il allait s'en sortir, il fallait plus que des pensées positives pour affronter cette force de la nature. Le brun se consola en se disant qu'au moins il n'avait fait aucune mauvaise rencontre enfin... disons que ceux sur qui il était tombé étaient bien moins impressionnants que les créatures qu'il aurait pu rencontrer et quand ils l'avait emmené, le brun se doutait bien que ce n'était pas pour lui offrir un jus de fruit bien frais avant de le redéposer chez lui. Le temps lui donna raison alors que le voilà emmené on ne sait où pour des raisons qu'il n'était pas sur d'avoir envie de connaître. Le garçon garda son insolence pour lui même alors qu'on le faisait avancé, conscient que sa hargne ne ferait que le desservir dans l'immédiat.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 19 Nov - 20:50

    Le temps que les hommes installent la nouvelle marchandise, une heure s’était passée. Elle se défendait pas mal. Je la voyais un peu mieux maintenant : il s’agissait d’un homme, à peine 13 ans, je dirais d’ici. Je ne pouvais pas donner beaucoup de détail, il fallait que je me rapproche. Mais j’étais bien, adossée à mon bout de bois, maintenant que ce stupide vendeur était parti.

    Je bougeais quand même et me rapprochais de l’estrade. Plusieurs acheteurs s’étaient attroupés atour de moi, puisque plusieurs marchandises étaient à l’affiche aujourd’hui. Des jeunes, des vieux, des femmes, des enfants et des hommes. On pouvait vraiment trouver de tout ici. Je pensais alors à l’état catastrophique de ma demeure, et me mis à penser qu’un serviteur ne serait pas de trop pour tout faire (je n’étais pas forcément super forte en cuisine... manger des bouts de viandes surgelés, ça allait bien deux minutes quoi !)

    Devais-je en prendre un jeune, comme ça il pourrait me durer longtemps, ou plutôt un mature, qui a de l’expérience dans les tâches ménagères. Surtout pas un vieux ! Je ne vais pas gaspiller mon argent juste pour quelques mois de travail...

    Je repenser alors au jeune garçon qui était là, devant mes yeux. On lui avait attaché ses mains dans le dos autour d’un grand bâton en bois, de sorte qu’on puisse bien le voir. Si personne ne fait d’offre dessus, pourquoi pas. Il avait l’air gringalet et vraiment petit. Bah, au moins il passera bien dans les petits coins de ma demeure, là où Mochan adore se planquer.

    « Messieurs et Mesdames ! V’nez, approchez, les enchères vont commencer ! »

    Une masse énorme se rapprocha alors, m’écrasant sur la personne qui était devant moi. Je regrette mon choix de m’être avancé maintenant...

    Le jeune homme était la dernière personne à passer. C’était bien, peu de personne rester jusqu’à la fin. Je vais pouvoir l’avoir facilement.

    Une heure passa, puis deux. Arriva enfin le moment tant attendu. Il ne restait vraiment pas beaucoup de monde, une dizaine, à tout casser. Certain avait l’air carrément riche et prêt à mettre des millions et des millions pour un vieux truc qui ne va pas bien fonctionner. D’autre, à l’opposer, je ne savais vraiment pas ce qu’ils faisaient là. Juste pour le spectacle peut-être ?

    « Alors v’là le d’nier morceau ! Il a traversé l’désert t’seul, sans rien ! Un vrai costaud, c’lui là ! On commence à 1 000 ! Qui dit quoi, là ?! »


    « 1 000 ici. »

    Je levais gracieusement la main et je pu enfin croiser le regard du jeune homme. Des yeux dorés à vous hypnotiser. Yep, il va clairement être à moi, celui-là.

    « 10 000 ! »

    Je me retournais. A la fin de la foule, un homme se démarquait. Bague en or, cigare dans la bouche et deux filles presque dénudée à chaque bras.

    « Hop bah v’là d’la concurrence ! Allez mam’selle, vous laissez pas faire ! »


    Je ne roulais clairement pas sur l’or, mais j’avais quand même réussi à mettre quelques sous de côté. Je devais, quoi ? Avoir 15 569 os caché sous mon lit ? Ce n’est clairement pas suffisant pour battre quelqu’un qui balance une somme comme ça juste en claquant des doigts.

    « 10 001. »

    Bon, il est vrai, ce n’est pas une forte augmentation. Mais il n’a jamais été écrit nulle part qu’on ne pouvait pas faire augmenter les enchères pour un os !

    « 15 000 »


    Je me rapprochais alors de l’homme. Ce jeu avait assez duré. J’avais envie d’avoir cet enfant comme serviteur, et je ferai tout pour.

    « Vous ne savez pas qui je suis, n’est-ce pas ? »

    « Et vous non plus. »

    Sa voix était ignoble. Elle était devenue roque cause, sans doute, des vingtaines de cigares qu’il devait se fumer par jour.

    « Ho que si, je vous connais. Et je sais ce que vous faites. Par contre vous, mon cher, vous ne savez pas que je travaille pour le temple de Dios, et que je peux mettre aux cachots vos jolies p’tites fesses et toutes celles de vos copines. »

    Je ne le connaissais absolument pas, enfaite. Mais on dirait que ma ruse a fonctionné, puisque le gentil monsieur a pris ses cliques et ses claques et est partie, laissant l’enchère sans vainqueur.

    « Bon bah le m’sieur est parti en dirait. Hé c’est la mam’selle qui gagne l’jeunot ! »


    Je leur donne alors leur somme, non sans devoir échanger quelques objets en ma possession pour arriver au montant (10 001 je vous rappelle, puisque l’autre est parti). Ils fient alors descendre le jeune et le mis devant moi, son sac d’affaire posé à ses pieds.

    « Salut. Je suis Rebecca. Je suis dorénavant ta propriétaire. Comment tu t’appelles ? »


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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Jeu 22 Nov - 20:28

    Ayu Horrow



    Si Ayu avait eut tous le temps de réfléchir à l'énormité de sa connerie, saucissonné comme une vulgaire bête de somme, à la merci de celui ou celle qui voudrait ou pourrait s'acheter ses services, ce n'était pas pour autant qu'il l'avait fait. Le garçon préférait accuser la fatalité de l'avoir mit dans telle situation plutôt qu'envisager une seule seconde qu'il puisse être le seul responsable de son malheur. Le regard et la tête droite, il s'efforçait de balayer chaque pensée culpabilisante qui essayerait de se frayer un chemin dans son cerveau tout en préférant se mentir à lui même en se répétant des phrases toutes faites telles que "Ce n'est que le premier pas vers quelques choses de mieux" ou n'importe quelle autre connerie. La naïveté avait du bon, même si cette qualité ne faisait pas parti des caractéristiques du brun en temps normal.

    Si la patience n'était pas non plus son fort, il allait lui falloir en déployer un peu pour la suite. L'attente était une punition à laquelle il ne goûtait jamais avec grand plaisir. Il s'efforça de ravaler son empressement et profita de cette drôle de fête à laquelle il avait été convié. A ce moment là il avait déjà tout comprit de ce qui l'attendait à force d'observation et sans surprise il n'aimait pas l'idée de ne pas savoir entre quelle griffes il pourrait tomber et surtout pour quelles raisons, s'il s'en soucia au début, qu'il se fit montagne de film au milieu pour finir par mobiliser toute son énergie sur la fin pour ne pas laisser deviner à quel point il en avait marre.

    Au final les enchères sur sa propre personne furent vécues de sa part dans un état second. Là ou il eut été fier de voir grimper sa valeur autrefois il s'en moquait à présent, pourvu juste que celles-ci prennent rapidement fin et qu'il puisse savoir ce qui l'attendait pour mieux réfléchir à comment il allait faire pour s'en sortir. Son voeu fut exaucé quelques minutes plus tard alors qu'on le libérait et le conduisait à une jeune brune. Feignant masser ses poignets, engourdis ou non par l'attache il profita pour la détailler, le regard se voulant désinvolte afin de tenter de dissimuler la moindre lueur de méfiance, il se décida finalement à répondre après quelques secondes.

    -Ayu... J'imagine que je suis sensé dire un truc du genre "enchanté ?"
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Ven 23 Nov - 8:58

    « Non pas besoin d’être mélodrame. J’ai déjà assez de lèche-botte à mon travail »

    Mon mauvais caractère commençait à ressortir. Est-ce parce qu’il m’a regardé fixement en me dévisageant de la tête au pied ? Il ne m’a pas fait une bonne première impression… mais ces yeux couleur d’or le rendaient tellement intéressant que je n’ai pas pu m’empêcher de le prendre.

    « Je te laisse porter tes affaires, nous allons chez moi. As-tu des changes, ou ces loques sont tes vêtements de tous les jours ? »

    Même s’il me répondait qu’il avait d’autres vêtements, je ne pouvais pas le laisser circuler comme ça, librement dans Baal, avec des vêtements si… déchirés.

    Nous partîmes du marché noir. Je ne sais pas si sa vie aurait été mieux avec le millionnaire. Au moins, il aurait pu vivre dans l’argent de son propriétaire, dans une grande demeure avec d’autres serviteurs. Là, il va devoir se taper le nettoyage d’une maison entière, seul. Fin, pas trop seul, parce que connaissant Mochan, elle va vouloir rester avec lui et le fixer toute la journée.

    Il fallait également que je marque sur lui le fait qu’il est maintenant ma propriété. Je devais trouver un magasin où il vendait des bracelets. Pourquoi un bracelet et pas un tatouage ? Hmm, je n’ai pas envie d’imposer ma marque sur les corps des autres, surtout des personnes que j’ai achetées.

    Nous nous baladions alors dans les rues commerciales de la cité bougeante. Beaucoup de personne regardèrent Ayu de travers. Normal aussi, avec le peu de vêtements qu’il porte. Je devais me dépêcher de le faire passer pour un baalkyan, ou du moins, le faire devenir un vrai serviteur, et pas un revenant du désert.

    Nous rentrons dans une petite boutique. Ici, je connaissais le propriétaire, il m’avait aidé à capturer un renégat, il y a quelques mois.

    « Aaaaaaah !!!! Reby !! Je suis tellemeeeent content de vous revoiiiiir ! »

    « Bonjour, Alfred »

    L’homme en question, le propriétaire des lieux, était une vielle personne de couleur, qui s’habillait et parlait d’une façon bien…particulière. Les couleurs fluo de ses vêtements faisaient un énorme contraste avec les couleurs neutres et ternes des vêtements qu’il vendait.

    « Je suis venue cherche des vêtements pour ma nouvelle possession. Aurais-tu quelque chose de pas chère mais de confortable et de pratique ? »

    La question le rendit tout joie, parce qu’après avoir poussé un petit cri de plaisir, il partait dans l’arrière-boutique.

    « Ca fait tellement longteeeeemps que vous n’êtes pas venue me voir, Reby. A croire que je ne vous ai servi que pour capturer l’autre gentilhomme…. »

    « Tu sers notre divinité Dios tous les jours. Et si tu l’aide, tu m’aide aussi »

    Il revient quelques minutes plus tard, les mains chargé de différents vêtements, tous soit marron, noir ou gris sombre. Il l’est disposa à terre, pour nous les montrer. Je me retournais vers mon serviteur, qui n’avait pas dit un mot depuis le début. C’est bien, il apprend vite.

    « Je te laisse choisir trois tenues complète. Je vais dans le boudoir à côté. Fais-moi appeler quand tu auras fini. »

    Je me montrais froide avec lui, je ne sais pas pourquoi. Pourquoi l’avais-je acheté, au final ? Tout ça juste pour ses beaux yeux ? Son côté enfantin ? Pourquoi je devais lui acheter des vêtements ? Beaucoup d’esclaves vivaient avec ceux qu’ils avaient avant, ou économisent toute leur vie pour pouvoir s’offrir ne serait-ce qu’un pauvre pantalon décousu. Ici, je lui achète trois tenues entières.

    Même si mes mots sont durs et froids, mon cœur adoucies mes propos et rend mes actes plus humain.

    En parlant d’humain ! Je ne sais pas de quelle cité il vient, mais je suis sûre que là-bas, ils ne sont pas cannibalisme. J’allais devoir lui apprendre à le devenir, sinon il ne mangera rien avant longtemps.

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Ven 23 Nov - 16:02

    Ayu Horrow



    Ayu dû se retenir pour ne pas laisser paraître un petit sourire en coin. Il avait encore du mal à se faire à l'idée qu'il risquait bien plus que les grimaces désapprobatrices de ses pairs dès lors s'il continuait d'afficher sa mine d'adolescent insolent. La logique aurait pourtant voulu qu'il soit effondré, qu'il demande ce qui l'attendait ou qu'il tente de gagner la sympathie de la brune, la vérité c'est qu'il n'arrivait pas à s'y résoudre, jouer les gamins éplorés ça n'avait jamais été son truc, quand bien même tout le reste de sa vie pouvait se jouer sur ce genre de détails, baisser les yeux c'était assez bien pour les autres, pas pour lui, ce n'est pas qu'il n'avait pas peur ni qu'il soit inquiet, mais plutôt qu'il préféra noyer ces émotions sous un quelque chose de plus combatif qui animait chacun de ses pas et l'avait porté dans le désert alors qu'il aurait put mille fois renoncer et se laisser mourir.

    L'adolescent attrapa son sac bandoulière et le porta à son épaule non sans vérifier le contenu rapidement, s'imaginant que quiconque trouve intérêt à vendre un adolescent maigrichon est assez cupide pour vendre les babioles inutiles que celui se traîne avec lui, non pas qu'il y eut quoi que ce soit de la moindre valeur à moins d'être aussi tordu que le brun dont la collectionnite d'objets superflus lui avait valu moult remarques agacées de sa génitrice. Lissant la lanière de son sac, il en profita l'air de rien pour vérifier que les pétards qu'il avait planqué sous ses fringues n'étaient pas tombés alors qu'il tentait d'échapper à ses ravisseurs. Il fut rassuré quant à leur présence par ce simple geste et laissa retomber ses membres le long de son corps de la façon la plus naturelle possible.

    -Je n'ai que ça...

    Répondit-il à la question posée par la brune, retenant une fois de plus la remarque qui lui remontait aux lèvres telle une traînée d'acide. Ses vêtements n'avaient rien de loque quand il les avaient enfilés ce qui lui semblait être une éternité plus tôt.

    Après ça l'autre n'entrouvrit plus les lèvres et Ayu pu se faire tout aussi silencieux. Si son comportement trop orgueilleux l'empêchait de faire profil bas, rien ne l'empêchait de simuler une peur et un calme qui n'étaient pas les siens. Dans l'immédiat, le jeune garçon n'avait aucune envie de se faire à l'idée de devenir l'esclave de celle qui avait été assez folle pour se payer ses services. Il avait rué de toutes ses forces dans le carcan bien plus lâche que son ancienne vie lui avait imposée, ce n'était pas pour jouer les marionnettes à présent qu'il y avait échappé mais si une chance de se sortir de cette situation existait, il allait lui falloir continuer son numéro le temps ,nécessaire pour faire de ce projet une réussite.

    Le brun marcha sans un mot auprès de l'autre une fois cette décision prise. Il remarqua bien vite les coups d'oeil qui lui étaient adressés, des regards bien trop familiers pour qu'il s'en soucie et pourtant il baissa un peu plus les yeux à chacun d'eux, il feignit même se tordre les mains nerveusement comme s'il pouvait réellement être mal à l'aise à l'idée de déplaire au premier badaud venu. Le numéro s'arrêta alors qu'il pénétraient l'enceinte d'une boutique qui arracha quelques regards curieux à l'adolescent qui oublia de jouer son numéro quelques secondes pour observer le curieux personnage qui était venu accueillir la dénommée Rebecca, il se reprit toutefois très vite et riva son regard sur un détail du plancher en s'obligeant à ne plus le lever. Il les laissa causer chiffons sans intervenir, pourtant pour la première fois depuis sa naissance heureux de se voir offrir quelque chose à se mettre, c'est que les vêtements avaient toujours été une barrière naturelle entre son secret et le regard d'autrui et quand bien même ces airs de pré adolescent servaient à eux seuls à justifier de la finesse de son corps il était inutile de risquer de se trahir stupidement.

    Les minutes s’égrainèrent avant que l'on ne lui adresse à nouveau la parole, il répondit d'un hochement de tête, jetant un oeil sur les vêtements, soulagé par la sobriété de ceux-ci, sans que la coupe soit similaire à ce qu'il aurait choisi de sa propre initiative, il s’accommoderait très bien de pareil accoutrement. Une fois le moment des essayages arrivés, il sélectionna plusieurs vêtements paraissant légèrement supérieur à sa taille et se dirigea dans la pièce que l'on lui indiqua pour les essayer.

    Une fois seul le jeune garçon prit quelques secondes pour compter les pétards qui lui restait avant de les remettre sous le bandage qui servait à camoufler son peu de poitrine et de resserrer celui-ci. Déplorant le fait qu'on l'eut dépouillé du couteau qui avait pesé contre sa hanche depuis qu'il l'avait acheté quelques mois plus tôt il passa directement aux essayages. La plupart des vêtements convenaient parfaitement, dissimulant ce qu'il y avait à dissimuler, il sélectionna les trois tenues prévues et fit prévenir qu'il était prêt, n'oubliant cette fois pas son numéro de gosse paumé.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 26 Nov - 11:30

    Ayu revient assez vite de son essayage. Depuis tout à l’heure, quand je l’ai acheté, je le trouve extrêmement calme et posé. On n’a pas forcément l’impression qu’il vient de se faire vendre comme un vulgaire morceau de pain. J’ai plus l’impression qu’il mijote quelque chose.

    Sans m’en rendre compte, je touchais mon collier. Oui, ça peut être une bonne idée. Je n’ai pas vraiment envie de me retrouver morte dans quelques jours, ou de voir ma possession fuir je ne sais où. Je frottais délicatement la croix, et une légère aura violette répondit à ma caresse. S’il a des secrets à cacher, ils vont être découverts assez vite, avec cette méthode.

    Je payais Alfred, qui me fit une bonne réduction pour le tout. Une fois ses nouveaux vêtements dans un sac, nous sortîmes du magasin pour revenir dans les rues bondées du centre. Je connaissais une boutique qui vendait le type d’objet que je recherchais. J’y allais le plus souvent pour me procurer les instruments pour mon travail, mais j’ai pu voir qu’ils faisaient des bijoux plus discrets que des menottes avec des piques.

    J’hésitais encore sur la technique à utiliser pour faire parler Ayu. Fallait-il y aller de front et lui poser les questions directement ? Ou faillit-il, cette fois-ci, utiliser la subtilité ? J’optais pour la première proposition. Je ne suis pas le genre de personne à mettre des gants quand il fallait dire ou demander quelque chose.

    Nous continuons notre chemin. La boutique se trouvait dans une petite ruelle parallèle, sans grand passage. Parfait, j’allais le faire là-bas. Une fois dans la ruelle et à l’abri des regards indiscrets, je poussais mon esclave contre le mur, le prenant par le col de son haut déchiré.

    « Maintenant que nous sommes seuls, je vais enfin pouvoir te poser quelques questions.»

    Ma voix était froide et distante, c’est ce que je voulais. J’ai toujours pris un malin plaisir à voir la tête des personnes quand elle mente. Je désignais à Ayu mon collier.

    « Tu sais ce que c’est ? L’aktech’ que notre divinité Dios tout puissant a eu la bonté de me donner, dans sa grande gentillesse. Grâce à lui, je peux savoir si les gens me mente, ou pire, je peux les forcer à me dire la vérité. C’est donc simple : soit tu parles, soit je t’y force. Tu choisis quoi ? »

    J’espérais qu’il me force, c’était plus marrant et ça me permettrait de m’entraîner un peu plus à cet aspect de mon aktech’ que j’avais du mal à maîtriser. Je me souviens d’une fois où je l’avais utilisé sur un prisonnier : il n’a plus réussit à mentir, même quand je n’utilisais pas ma croix sur lui. Un effet secondaire, soit. Essayons de voir s’il y aura le même effet sur lui.

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Mer 28 Nov - 12:19

    Ayu Horrow



    Au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient il devenait de plus en plus facile pour le jeune garçon de se glisser dans son rôle d'adolescent soumit, à dire vrai, c'était même le contraire, c'était presque libérateur de se comporter de manière aussi effacée alors que le contrecoup de ses péripéties dans le désert et que le choc émotionnel d'avoir été vendu comme un animal s'abattait sur ses épaules. Le garçon se laissa donc aller à une certaine forme de torpeur qui collait bien avec la situation. Il continuait à fixer le sol en marchant doucement, suivant les pas de l'autre où qu'elle aille. Sans doute chez elle s'était-il dit sans s'en soucier plus que ça.

    Quand ils s'engouffrèrent dans une ruelle quelque peu tranquille, l'adolescent suivi sans se poser trop de question. Il ne cherchait pas encore à essayer de repérer les lieux, espérant qu'ils lui seraient devenus familiers avant qu'il soit prêt à partir. Pour le moment il vivait simplement la situation comme elle se présentait tout en essayant de ne pas repenser en boucle à ce qui lui était arrivé au cours de ces dernières heures.

    Quand la brune le choppa par le col, l'adolescent, toujours plongé dans ses pensées, n'avait rien vu venir. La surprise guida sa main jusqu'à sa ceinture à la recherche du couteau qui ne s'y trouvait plus. Se rendant compte de son geste qui tranchait avec le comportement soumit qu'il feignait d'avoir il laissa retomber son bras le long de son corps et réprima toutes les paroles acides qui lui montait aux lèvres, ne pouvant s'empêché de lui lancer un regard noir. Que le geste soit violent ou non il n'appréciait pas. Toute sa vie il s'était efforcé de ne pas baisser les yeux alors qu'on le tourmentait, fermer sa bouche à présent lui coûtait plus qu'il ne voudrait l'admettre. Foutu fierté mal placée...

    L'adolescent voyait mal quel genre de question l'autre pouvait avoir à lui poser dont il pouvait détenir des réponses susceptibles de l'intéresser. Ce n'est pas comme s'il avait la moindre information pertinente à échanger et si elle pensait le contraire alors elle allait vite être déçue. Complétant son discours d'un petit laïus sur son aktech et qui en révéla un peu plus à Ayu quant à la foi de l'autre en son cher Dios, elle lui laissa finalement le choix de la manière dont se déroulerait le petit interrogatoire qui allait probablement suivre.

    Ayu resta silencieux une seconde, se demandant ce qui dans son attitude avait pu laisser entendre qu'il eut mentit lors du peu d'échange qu'ils avaient eut. Sans doute rien, ils n'avaient que trop peu parlé pour que Ayu soit tenté de mentir, même si en théorie il l'avait fait en se présentant non pas en tant que Ayana mais sous son surnom. Pouvait-on cependant dire que c'était un mensonge puisque à ses yeux ce diminutif représentait à présent sa véritable identité ? Vaste débat...

    -Je répondrais aux questions...

    Trancha-t-il sans la moindre hésitation. Peu importe à quel point devoir subir un interrogatoire sans avoir la possibilité de déformer la réalité pouvait être stressant, ce n'était rien à côté de ce voir forcé, quand bien même les deux purent sembler très similaires, le second donnait trop l'impression qu'il soit incapable de garder le moindre contrôle sur ce qu'il allait dire. Malgré lui il planta son regard droit dans celui de l'autre comme pour la mettre au défi de poser ses questions.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Jeu 29 Nov - 11:39

    « J’ai passé énormément de temps avec des personne qui mentaient, voire d’autre qui étaient même sûr de dire la vérité. Je connais l’odeur. Cette odeur de peur et d’hésitation, mélangé à une pincée d’excitation. »

    Je relâchais ma main pour la laisser pendre le long de mon corps. Ayu ne m’avait pas encore menti, mais j’avais un pressentiment. Ces gestes n’étaient pas déplacés et il ne parlait pas assez pour éveiller les soupçons de n’importe qui. Mais c’était mon sixième sens à moi, mon pouvoir. Je savais pertinemment quand quelqu’un mentait, que ça soit un énorme mensonge ou un petit, qu’il pense que ce soit la vérité ou qu’il fasse tout pour y croire. C’est ça quand vous interrogez des prisonniers depuis vos 12 ans.

    « C’est simple. Je vais te poser une dizaine de question, et tu dois me répondre aussi vite que possible, sans réfléchir. Si tu mets trop de temps, je vais être obligée de faire la meilleure forte et ce n’est pas forcément ce que tu veux non ? »

    Ce test, inventé il y a de très nombreuses années, sert à faire surgir des vérités assez simplement. Il suffit de poser une question rapide qui doit trouver une réponse tout aussi rapidement. Au début, il faut poser des questions simples, comme « de quelle couleur est le ciel ? », « combien tu as de mains ? », « de quelle couleur est la mer ? ». Ce genre de question simple va pousser l’interlocuteur à répondre de plus en plus vite, au point que, à un moment, il dira ce qui lui passe par la tête en premier. C’est comme ça qu’on commence un interrogatoire : tout en finesse.

    « Je vais te dire des mots, et toi, tu vas me dire la première chose que tu penses. Pas de réflexion, rien, juste le premier mot.
    Mer ?
    Terre ?
    Verre ?
    Montre ?
    Cheveux ?
    Bague ?
    Feuille ?
    Ton nom ? »


    [HRP : ce poste me sert à connaître ton vrai nom, soit Ayana. Tu peux jouer aux dés sa réussite (je te connais ton vrai nom) ou non (tu arrives à garder Ayu)]

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Ven 30 Nov - 9:59

    Ayu Horrow



    Ainsi la brune avait répondu à la question qu'il s'était posée mentalement. Telle qu'elle décrivait les choses elle lui faisait penser à un prédateur qui explique la façon dont-il s'y prend pour débusquer ses proies. Au final la comparaison était peut-être très justifié. N'était ce pas d'une certaine façon la même chose ? En tous cas de ce qu'il semblait en deviner il semblerait. Ayu se retint de faire remarquer que n'importe laquelle de ces émotions pouvait venir du fait qu'il avait survécu au désert et avait été vendu aux enchères dans un laps de temps très court mais il ne voulait pas donner l'impression de se justifier ce qui ne ferait qu'étayer l'hypothèse du 'il me ment'.

    Ayu resta sur ses gardes même alors que la main de l'autre l'eut lâché. Il demeura impassible, attendant la suite sans grande impatience Si elle disait vrai il ne pourrait plus prétendre très longtemps n'avoir aucune idée derrière la tête et s'être résigné au sort qui l'attendait. Certes, il pourrait y en avoir de bien pire mais clairement la vie d'esclave était loin de correspondre à l'idéal qu'il avait visé en quittant chez lui.

    Le brun n'eut pas à attendre longtemps pour connaître la suite du programme. Une dizaine de question qui allaient sans doute servir à faire tomber les masques. Le brun allait-il devoir admettre qu'il jouait un numéro ? Qu'il comptait se barrer au plus vite ? Qu'il planquait encore des pétards sous ses fringues ou bien encore qu'il était une fille ? Compte tenu de la situation ce dernier point n'était pas celui qui l'inquiétait le plus et si il pouvait espérer tromper en affirmant que c'était son unique secret alors il était prêt à l'admettre même hors contrainte.

    La suite du programme ressemblait un peu à un jeu ou à un exercice de réflexion rapide. Le garçon ne savait pas si elle essayait d'endormir sa méfiance en lui proposant une fausse sécurité par le biais de choses simples  afin de passer à plus compliqué derrière ou si elle avait une autre idée en tête mais dans les deux cas il était extrêmement confus. D'un signe de tête il lui fit tout de même savoir qu'il avait compris et l'interrogatoire put commencer.

    Au début c'était assez facile, le garçon répondit mécaniquement à chacun des mots proposés, essayant de rester tout de même attentif. Finalement la dernière proposition arriva. Cette fois encore sans hésiter il répondit :

    -Ayu
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Dios le Ven 30 Nov - 9:59

    Le membre 'Ayu Horrow' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


    'Dé échec / réussite' :
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 3 Déc - 10:14

    « Eh bien, qu’avons-nous là ? »

    Ma croix se mit à luire d’une forte lumière violette. C’est bien la première fois que je l’a voit réagir comme ça à un mensonge. Plus la lumière est puissante, plus la personne pense que son mensonge est la vérité. Ici, il n’y a aucun doute à avoir : le jeune homme que je vois en face de moi pense de tout son corps et son âme qu’il s’appelle Ayu. J’ai les enfants, ce genre de phénomène est assez banal, enfaite. C’est comme pour le Père Noël : c’est un immense mensonge inventé pour une raison obscure, mais combien d’enfants pensent qu’il existe vraiment ?

    Mais pour son âge, c’est encore rare de voir une telle ferveur pour un mensonge. Etait-ce lui qui s’est persuadé de s’appeler comme ça, ou bien ces parents qui ont voulu le rebaptiser à son insu ? Sa vie était vraiment plus compliquée que je ne le pensais. Il allait falloir que j’arrête d’être gentille et que je passe à l’attaque. Je n’aime décidément pas qu’on ne me dise pas toute la vérité. Les brides de souvenirs entremêlés à des mensonges, non merci.

    « D’accord….ok…très bien…hmm… »

    Par où commencer ? Je lui avais dit que s’il coopérait, je n’utiliserai pas la manière forte, mais j’y étais un peu obligé là non ? Non, bien sûr que non, il ne fallait pas que je sois autan cruelle avec lui dès le début. J’allais continuer à lui poser quelques questions. S’il me cachait son véritable nom, il pouvait bien me cacher d’autres choses. Mais comment faire pour tout trouver sans qu’il ne me cache d’autres détails de sa vie ?

    « Je ne vais pas te demander d’autre détail sur ton nom. Tu y crois dur comme fer, donc je te laisse tranquille avec ça. Mais si cela m’empêche de faire quoi que ce soit, tu devras me dire la vérité et seulement la vérité. C’est clair ? »

    J’avais l’impression d’engueuler un petit garçon de 5 ans. C’est tellement peu…habituel. Généralement, quand quelqu’un me ment, c’est directement un bras ou une jambe en moins. Là, si je l’abîme, il ne va me servir à rien.

    « Bien continuons alors. Maintenant, je voudrais savoir pourquoi tu es partie de chez toi. Pas besoin d’une dissertation de plusieurs heures, de simples phrases courtes et précises me suffiront. Après quoi, si la réponse me plait, nous en aurons finis. Ou du moins, fini jusqu’à ce que nous soyons dans un lieu plus propice à ce genre de révélation. »

    Je le laissais donc m’expliquer comment il avait fait pour se faire kidnapper et surtout, pourquoi il était dans le désert (seul ou accompagné). Une fois son histoire finie, je l’emmènerai à l’intérieur de l’armurerie, pour lui faire porter la marque qu’il fera définitivement de lui ma propriété.

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Lun 3 Déc - 14:33

    Ayu Horrow



    Tssss, maudit Aktech. Comme si de la vulgaire camelote, aussi poussée soit-elle était en mesure de décider de comment il s'appelait. Certes le prénom était quelque chose que l'on recevait à la naissance mais nul n'avait dit que l'on ne pouvait pas décider d'en changer quand simplement l'entendre était une réelle douleur, un rappel à ce qu'il voulait absolument cacher aux yeux du reste du monde. Par chance, Rebecca avait décidé de lui foutre la paix avec ça, du moins pour le moment. Ayu ne pouvait pas dire tout à fait honnêtement qu'il lui en était reconnaissant, mais alors qu'elle venait d'acheter sa liberté et d'entamer un peu de sa fierté de se fait, il n'était pas encore prêt à se mettre à nu devant elle, pas même si ce n'était que par métaphore. Sa véritable identité n'était une faiblesse que quand il ne se trouvait pas en position de force et là c'était clairement le cas. Il ne serait pas en mesure de gérer la situation en tant qu'Ayana, la fille qui ne faisait rien comme il se devait. Il avait besoin de l'identité qu'il s'était forgé pour ça.

    Il inclina brièvement la tête pour acquiescer. Il voyait mal comment savoir son prénom pourrait l'empêcher de quoi que ce soit mais préféra ne pas en faire la remarque alors qu'elle avait accepté ce fait. Bien sur rien n'était encore terminé, il se doutait que d'autres questions allaient venir et sans doute qu'il devrait craindre qu'elle veuille en savoir plus sur ses intentions de fuir et dès lors l'enchaîner et le museler. Malheureusement avec tel aktech il ne pouvait espérer lui cacher quoique ce soit, le mieux était donc de croiser les doigts pour que cette question ne vienne pas trop tôt dans le petit interrogatoire.

    Dans l'immédiat le garçon prit quelques secondes pour répondre à la dernière des demandes que l'autre lui avait fait. Pas qu'il en ait réellement besoin mais cette fois il ne voulait pas omettre des détails qui feraient de ses affirmations des mensonges, sinon elle allait réellement penser qu'il cachait des choses importantes et changer de manière de faire. En bref, rien qu'il ne voulu voir arriver. Après quelques secondes il enchaîna :

    -Je ne m'entendais pas avec ma famille et c'était de pire en pire. C'était pas mieux avec les autres alors j'avais décidé de partir. J'étais pas sensé me retrouver paumé dans le désert, je voulais voir quelles étaient mes options si j'essayais de fuir par là mais la boussole que j'avais prit était défectueuse et je me suis paumé et la suite c'est celle qu'on connait tous les deux.


    Cette fois c'était l'entière vérité.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 4 Déc - 12:03

    « S’aventurer dans le désert à la va-vite n’apporte que des problèmes. Beaucoup de chose traînent dans ces terres, et pas seulement des créatures gentilles au cœur pur. »

    Je le comprends. Je ne connais que trop bien ce sentiment qu’on peut éprouver pour ces parents. Je les ai bien fait tuer, les miens. Mais cela n’empêche. Si Ayu est en quête d’aventure et de liberté – ce que ces parents n’ont pas dû lui donner, à ce que j’ai compris – ce n’est pas en tant qu’esclave qu’il va être le mieux. J’ai un pressentiment qui me dit qu’il va tout faire pour ne pas rester avec moi, que ce soit un bon ou un mauvais plan pour moi. Il fallait que je reste vigilante, ne pas baisser ma garde, qu’importe le moment.

    « On va s’en tenir là pour le moment. On reprendra une fois l’endroit plus calme. »

    Je le poussais légèrement pour qu’il rentre dans le magasin. Je connaissais assez bien ces rayons. C’était ici que je venais pour faire mon stock d’outils de travail. On pouvait trouver de tout, de la cuvette des WC aux habits les plus branchés, en passant bien sûr par les ustensiles de tortures.
    Je me dirigeais instinctivement vers ce coin-là, plus reculé, où un monsieur attendait devant. Je demandais à Ayu de rester près de moi. Non pas que j’ai peur qu’il se fasse mal, mais plutôt qu’il en profite pour prendre quelque chose sur les étagères et qu’il me vise avec. Je connais les principaux produits qu’ils vendent ici, et je peux vraiment dire que certains d’entre eux font vraiment mal.

    Le garde ne se poussa pas du chemin quand nous arrivions à son hauteur. Les bras croisés, il mesurait bien 2 mètres. Même avec mes plus d’1m70, je ne faisais pas la maline devant sa carrure de gorille. Mais je ne me laissais pas faire.

    « Nous avons besoin d’aller de l’autre côté. Donc si tu veux bien te pousser pour. »

    « Seules les personnes autorisée par le temple de Dios ont la permission de passer. »

    Sa voix était roque, ça se voyait qu’il fumait beaucoup trop.

    « Je suis la responsable de la cellule de la Rédemption, triple idiot. C’est moi qui donne ces autorisations. Donc maintenant tu bouges ton popotin, ou je vais devoir le faire moi-même ? »

    Comme je le disais avant, peu de personne me connaisse. Ou du moins, connaisse mon visage. Mais ma réputation me précède et personne n’est assez fou pour usurpé un titre comme le mien.

    L’homme se poussa enfin, dans une telle précipitation qu’il allait presque faire tomber l’étagère à sa gauche.

    Le rayon interdit était celui des tortures. Beaucoup de baalkyans avaient des outils de ce genre, mais le temple de Dios se réservait le droit d’en avoir des particuliers, juste pour son plaisir.

    Je faisais glisser mes doigts sur le métal des outils. Leur froideur m’avait manqué. C’est comme si cela faisait plusieurs mois que je n’ai pas torturé quelqu’un, alors que je l’ai fait la vieille. Ça me manquait tellement vite…

    Je jetais un coup d’œil à Ayu, qui me suivait toujours. Je lui montrais l’objet que j’avais dans les mains.

    « Ceci est une poire à lavement. Si tu ne veux pas savoir à quoi ça sert exactement, je te déconseille de faire quoique ce soit. »

    Je continuais à tourner dans les rayons, perdant mon esclave de vue.

    « De toute façon, si tu tentes de t’enfuir en me tuant ou en me faisant mal, sache que tu ne pourras pas t’en sortir indemne. Tu ne pourras même pas quitter Baal ! »

    Je partie d’un rire grave mais pourtant si jouissif. Je ne lui fais pas mal, je ne le touche pas, mais cela me suffit pour me faire du bien.

    « Donc si tu veux vraiment rester vivant et pouvoir un jour ou l’autre partir d’ici, je te conseille de prendre bien soin de moi, mon petit Ayu »

    Au moins maintenant, toutes tentatives de sa part et devenu nulle. A part si c’est un idiot fini et qu’il est quand même prêt à se mettre toute la ville à dos.

    Après un shopping intensif de plus d’une heure, nous sortîmes enfin de la boutique. J’avais trouvé pleiiiins de nouveaux jouets et j’étais surexcitée comme une puce. Je voulais tout de suite les utiliser ! J’vais également pris un produit pour Ayu, pour prouver qu’il est désormais à moi et que si quelqu’un le touche, il ferait un aller simple pour les cellules baalkyannes, traitre ou non.
    IL s’agissait d’un bracelet en métal assez gros, qui lui recouvrait presque tout l’avant-bras. Aucune inscription, sauf un motif qui prenait bien la moitié de la surface. Une croix, très ressemblante avec celle que j’avais autour du cou.

    « Ce bracelet, tu ne pourras pas le quitter avant que je ne te donne ta liberté. De toute façon, tu ne peux pas l’enlever tout seul, au moins comme ça c’est réglé. »

    Je pouvais voir à travers ses yeux qu’il ne m’aimait pas. Ais-je fais quelque chose de mal ? L’ais-je taper ? Menacer de mort (oui, peut-être un peu, Reby…) ? Je ne crois pas que je sois la pire des maîtresses. Il devrait me montrer un peu plus de gentillesse. Surtout qu’il ne dormira pas parterre. Je connais plusieurs personnes qui font dormir tous leurs esclaves dans une pièce pas plus grande que mes toilettes.

    « Rentrons dans ma demeure. Nous continuerons notre conversation là-bas »

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Mer 5 Déc - 9:54

    Ayu Horrow



    Des problèmes hein ? Ouais comme se retrouver à la merci d'une tarée qui s'était mit en tête d'en faire son esclave ? Le terme était fort ? Oh allez, les événements qui allaient suivre lui donneraient raison. Il avait bien remarqué que le désert était loin d'être le meilleur endroit pour faire des rencontres. En parler maintenant ne changerait rien à ce qu'il avait fait aussi ne jugea-t-il pas utile de continuer cette conversation en y répondant. Il suivit simplement, se demandant encore ce qui pouvait l'attendre. Probablement rien de positif et malgré sa tendance à tirer le meilleur des situations qui s'offraient à lui le brun n'était pas convaincu que ce qu'il allait bientôt vivre allait être l'éclate.

    L'étape suivante consistait à la visite d'un magasin tellement encombré de bric à brac que le brun en avait presque mal à la tête. Cette fois Ayu pensa à tort que les achats de l'autre ne le concernerait pas, il laissa son regard errer vaguement sur les étalages sans qu'il ne s'arrête sur quoi que ce soit en particulier. Il demeura derrière Rebecca comme il l'avait fait depuis qu'il l'accompagna, jouant les muets cette fois non pas par désir de se faire passer pour ce qu'il n'était pas mais parce qu'il n'avait aucune envie de faire la conversation. Parler de banalités était à mille lieues de l'intéresser quant à rebondir sur les gestes et les propos de la brune... Il préférait passer son tour.

    Lors de la confrontation avec le gorille qui gardait un coin du magasin, Ayu se demanda secrètement si l'homme allait envoyer la brune voler d'un revers de l'une de ses grosses paluches. A sa grande surprise se fut l'inverse qui se produit, bien que le coup porté par la brune ne soit pas physique, cette petite scène permit à Ayu d'en apprendre un peu plus sur le titre de l'autre et surtout sur le fait qu'elle soit quelqu'un à craindre, non pas qu'il eut l'intention de trembler devant elle dès lors c'était juste... Intéressant.

    Les gestes de l'autre lui en apprirent également beaucoup sur la fascination qu'elle semblait nourrir pour certaines activités. Ayu aurait sans doute dû être choqué mais à dire vrai il lui semblait que plus grand chose ne pouvait l'étonner, au contraire de beaucoup de ses proches il n'avait jamais cru tant à la bonté qu'au fait que ce monde était plein de dégénérés, certains faisaient juste mieux semblant que d'autres. C'est alors qu'il suivait sans un mot que Rebecca lui adressa une nouvelle remarque teintée d'une nuance de menace.

    Ayu dû se retenir pour ne pas lui adresser un regard assassin. Il avait une idée assez précise de l'utilité de ce truc et voyait au moins quelques usages détournés dont il pouvait être fait. Dans tous les cas ça ne lui plaisait pas mais encore une fois le silence fut sa réponse. S'il devait recevoir à chaque seconde un rappel constant sur le fait que toute tentative de sa part serait sévèrement punie alors qu'il n'avait pas laisser paraître le moindre geste suspect, il devrait peut-être laisser son insolence naturelle s'exprimer. Il n'en fit toutefois rien et continua à errer dans les rayons, observant les objets sans y toucher. L'imagination de certains n'avait pas de limite de ce qu'il pouvait voir, même si lui préférait sans conteste ses pétards, simples objets d'enfant, ils faisaient des dégâts terribles utilisés à d'autres fins. En écho à ses pensées la brune avait reprit la parole, cherchant à le dissuader une fois de plus d'agir contre elle. Si sa petite chanson devenait un poil redondante elle lui apprit également que tenter de gagner sa liberté par la force n'était pas l'idée du siècle. Au moins cette fois l'avait-elle dissuadé définitivement d'agir jusqu'à ce que l'opportunité parfaite se présente car bien évidemment il refusait de se résigner définitivement à son sort.

    Le temps avait semblé long à l'adolescent quand ils sortirent enfin. L'autre était ultra jouasse devant ses achats, confirmant l'opinion que le brun se faisait d'elle à présent. Sans surprise le garçon n'apprécia qu'à moitié le "présent" qui lui fut fait. Il n'appréciait guère de se voir imposer un objet destiné à affirmer sa propriété à autrui, cependant il y avait tellement de façon pire de se faire marquer qu'il préférait ravaler sa rancœur et la remarque acide qui lui venait aux lèvres. Il se contenta de suivre l'autre, tout de même un peu curieux de savoir dans quel genre d'endroit elle vivait.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Rebecca Lewis le Mar 18 Déc - 9:11

    J’avais emmené Ayu dans ce genre de magasin, parce que d’un je connaissais le propriétaire, et de deux je voulais voir sa réaction face aux différents instruments. Ici, à Baal, ce genre d’ustensile est assez courant. Mais pour des personnes étrangères à ce genre de système, ça peut tout à fait être effrayant, voir flippant. Mais lui n’a fait aucun geste, aucune parole n’est sortie de sa bouche durant mes allers-retours dans les rayons. Il me suivait comme mon ombre, sans geste de peur ou de dégout par rapport aux armes. Voilà quelque chose de bien étrange….
    On pourrait croire qu’il est habitué à voir ce genre de chose en libre-service. Mais même si ma culture des autres nations n’est pas franchement des grande, je suis sûre) 110% qu’il n’y a pas d’autre endroit comme Baal.

    Je nous conduisais donc jusqu’à ma demeure, à contrecœur. Je n’aime pas emmener des gens dont je n’ai pas confiance chez moi. Ou plutôt, je n’aime pas quand des gens dont je n’ai pas confiance voient Mochan. J’hésite à le faire entrer par le sous-sol et à lui dire que c’est maintenant là qu’il va habiter. Oui, c’est une bonne idée. Comme ça, il ne pourra pas voir où j’habite, et surtout, il ne pourra pas voir Mochan.

    Arrivés devant l’entrée de ma demeure, je n’ouvris pas la porte principale mais la porte annexe, derrière la maison. Nous arrivons donc dans mon sous-sol, qui me sert plus de range-boulot qu’autre chose. Beaucoup de papier, d’objets en tout genre, plus ou moins malveillants.
    « Voici l’endroit où tu seras quand je n’aurai pas besoin de toi. Regarde ce que tu peux trouver pour ton confort. S’il manque des choses, dis le moi, et je te dirais comment t’en passer. »
    Je le regardais. Il n’avait pas forcément l’air d’avoir un super humour…
    « Pfff, non mais je plaisante, détends-toi. Donc si tu as besoin de quelque chose d’essentielle, dis le moi. J’irai voir si je l’ai déjà, sinon on ira l’acheter. »

    Je le laissais donc ici, seul. En montant les dernières marches de l’escalier menant à mon couloir, je me retournais.

    « Tu n’es pas ici en tant que prisonnier ou quoi que ce soit d’autre. Tu seras payé, nourri et logé. Je ne suis pas une mégère et encore moins une méchante belle-mère. Si c’était l’autre gros tas qui t’avais acheté… ça aurait été moins simple. A demain »

    Et sur ces mots, je refermais la porte du sous-sol.

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Invité le Jeu 20 Déc - 9:22

    Ayu Horrow



    Même s'il n'exprimait pas forcément de manière évidente tout ce qu'il pouvait ressentir dans le musée des horreurs, Ayu n'en était pas moins mécontent de sortir de là. Pourtant il ne pouvait dire que la situation lui paraissait plus enviable là dehors. Après tout il suivait quelqu'un capable de faire plier les gorilles sans cervelle juste en énonçant son nom avant de se comporter comme une enfant dans un magasin de jouets une fois en présence d'instruments de torture. Et pourtant il continuait à suivre, faute d'avoir d'autres options en réserve. On lui avait toujours répété qu'à chercher les ennuis il se retrouverait un jour dans une situation dont-il ne pourrait se tirer à l'aide de sa débrouillardise. Il semblait que ce jour soit bel et bien arrivé.

    Le jeune garçon suivi donc l'autre jusqu'à chez elle. En chemin il observa les lieux et alentours, non pas s'imaginant repérer les lieux et fuir comme il l'avait espéré un peu avant mais plutôt parce qu'il lui semblait bien qu'il allait devoir se faire à ce paysage pour au moins quelques temps. A moins que l'autre ne le séquestre, ce qui serait sans doute bien difficile à vivre pour lui qui à sa façon débordait d'énergie.

    Le garçon balaya les lieux du regard alors que la brune le faisait rentrer chez elle. Il semblait qu'elle l'eut amené dans un espèce de débarras vu l'encombrement ou plutôt dans un sous sol vu la disposition. Ayu aurait-il dû se montrer outré d'avoir été emmené dans tel endroit ou au contraire aurait-il dû s'y attendre ? A dire vrai il ne s'était pas figuré qu'on l'installerait dans le luxe et le confort après l'épisode du magasin. Il devait sans doute même devoir s'estimer heureux de ne pas voir de chaines ou de ne pas avoir été installé dehors, ou même un mix des deux comme un clébard.

    Visiblement le brun allait avoir à s'habituer au lieu puisque l'autre lui confirma que lui aussi serait remisé avec le bordel rangé ici. Il devrait donc se débrouiller par lui même pour s'installer et n'esquissa pas un sourire à ce qui se voulait être de l'humour, certes, il aurait du être... Soulagé, reconnaissant qu'elle envisagea de lui fournir ce dont-il aurait besoin mais il n'en était pas moins un prisonnier, contrairement à ce qu'elle affirma ensuite, à partir du moment où il était privé de sa liberté de mouvement il ne pouvait se considérer comme libre, toutefois, il devinait sans mal que l'autre ne mentait pas en mettant en avant les avantages qu'il avait à rester avec elle par rapport à l'autre type, aussi ne répliqua-t-il pas de manière acide et répondit-il d'un bref signe de tête confirmant qu'il avait comprit.

    Une fois la jeune femme partie le brun alla se poser dans un coin. Il n'avait pas beaucoup envie de retourner davantage la situation dans son esprit. Il savait qu'il aboutirait chaque fois inévitablement à la même conclusion et ressasser les faits n'était pas dans ses habitudes. Mieux valait attendre quelques temps voir si d'autres options s'offraient à lui.

    Ayu fouilla un peu les lieux sans trop toucher à ce qui s'y trouvait. Il n'y trouva pas grand chose de pertinent mais ne fit rien pour appeler l'autre, n'ayant pas envie de revoir sa tête dans l'immédiat. Il se trouva un coin un peu plus dégagé que les autres et s'installa le plus confortablement qu'il pu. Son esprit vagabonda beaucoup malgré lui avant qu'il ne parvienne à s'endormir. Aucune idée pertinente quant à la suite des événements ne lui venait à l'esprit dans l'immédiat. Peu à peu, malgré les tensions qui l'habitaient le brun fini par s'endormir. Demain était un autre jour après tout.
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

    Message par Dios le Lun 7 Jan - 22:21

    [intervention scénaristique]

    Une lueur survint et l'instant suivant Ayu cessa d'exister dans la mémoire des humains mais gardera une trace si elle croisa des millkyans.

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    Re: Un sac d'os ou la vie [Ayu]

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