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    Armerys HorhorMercenaire

    Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Armerys Horhor le Dim 4 Nov - 1:36

    Quel splendide retournement de situation, n'est-ce pas?
    Toute mon enfance mon père m'avait parlé d'Oasys et de ces merveilles, dans tous le sens péjoratifs bien sur, où tout ce qui y vivait était périssable, les femmes autant que l'argent que l'on y gagne. C'était dalleur pour ces buts précis que nous étions partis à Sévia, favorisant les espaces plus large, vert, beaux et naturels, propre à l'horizon et à nos idées de grandeurs, que cette cité de sable et de cendres.

    Cela faisait quelques jours que j'écoutais les ragots et discours de quelques voyageurs chevronnés, de pauvres gens dont l'intérêt n'était que monétaire et honorifique, rien de bien original en sommes et quand on me tapait sur l'épaule pour me demander un chemin, bien vite j'en fronçait les sourcils de mépris avant d'apposer ma main, placide et ferme sur la manche de mon katana dont la lueur d'argent n’émettait pas l'ombre d'un doute quant à mes actions redoutés.
    Ce n'était pas de la nervosité, mais clairement, je ne comprenais pas pourquoi ces inconnus de la ville souhaitait aborder un jeune dans mon genre surtout qu'il y avait des écriteaux pour vous montrer le chemin. Et encore moins, venir palper ma peau sans y avoir été invité, j'en ressentais une certaine angoisse du fait de ne pas avoir ma dose de tranquille solitude.

    Après quelques heures auprès d'une source, à être bercé entre la chaleur aigre du soleil et la poussière sinistre d'Oasys et de ses exploitations agricoles, je levais les épaule en soupirant de frustration, passant une main suave et tiède dans mes cheveux emmêlés, dont la pointe aux tons d'un rouge pourpre, était étroitement resserrés dans un élastique.

    J'avais demandé à mon vieil ami Mörn, de jouer mon rôle, Armérys, Mercenaire courageux et solitaire lors de cette première rencontre avec le capitaine des Phénix, j'avais donc pris la place dégradé de son ami et apprenti, de façon à ce que si quelque chose de mal se passe avec le dénommé Siegfried, je puisse avoir l'observation assez éloquente et le jugement assez objectif pour être capable d'agir en plein état de conscience.
    Je n'avais pas eu à en venir aux mains et cela m'en avais réjouis, car si sa lame était aussi bonne que la mienne, l'auberge aurait été paré d'étincelle ce soir là.

    Cependant les étincelles étés restées dans la boisson et les yeux de bon nombres de courtisanes. Entre douceurs charnelles emprunte de romantisme et quelques poursuite de tête de recherches à l'adrénaline poussée, j'avais réussis à cumuler assez de lucidité pour me faire une raison de rejoindre les Phénix et c'est après peut-être quelques jours? quelques semaines?
    Franchement je n'osais me l'avouer, j'avais perdu l'estimation du temps depuis qu'une affiche hantait mes pensées...

    Que j'avais donc décidé de venir aux champs, un bien pour un mal me diriez-vous, néanmoins j'avais entendu être clair sur certains principes avec ce capitaine, dont le fait que je tenais à ma sédentarité, ma solitude et certaines autres choses inavouables, après tout, nous avons tous notre petit jardin secret, n'est-il pas?

    J'avais mon attrait habituel de traqueur de tête, rien à signaler, j'étais toujours égal à moi-même: classe mais rigoureux, noble et arrogant pourquoi vouloir me montrer autrement?
    J'esquissais un léger sourire fendant, dévoilant ainsi mes fossettes bien creusées entre mes joues quand une demoiselle me demandait son chemin avec courtoisie.
    Après lui avoir répondu avec toute la délicatesse dont j'étais capable, je lançai un ultime regard vers le soleil, miroir de mes iris, dans lequel brillait le feu de mon ardeur et le reflet de mes espoirs.

    Avec une certaine dévotion, mes pas fermes me firent arriver à un petit campement où quelques jeunes loups, plus jeune que moi d'apparence, car rappelons que je toise pratiquement la trentaine, se donnaient à quelques combats libre, tandis que d'autres se livraient à des exercice divers et variés.
    Sur mes gardes, j'observais le lieu typique où Siegfried m'avait mandé, m'arrêtant devant quelques plantes aux parfums étranges, qui me firent penser à de mauvais souvenirs, j'en fronçai les sourcils dans l'attente, mes iris inquisiteur cherchant une tête brune de quelques mètres de hauteur avec un bandeau sur le front...

    Savait-il, où avait-il songé un instant que je me tiendrai un jour dans son camps? En serait-il surprit où au contraire jouerait-il cette carte pour taire sa fierté tout comme moi-même j'aurais fais?




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    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Siegfried Zakhar le Lun 5 Nov - 11:17

    Siegfried avait recruté plusieurs candidats et les entrainements portaient leurs fruits : on remarquait de beaux progrès ! La cohésion du groupe n’était pas encore satisfaisante, mais l’amiral était confiant. En effet, il était persuadé que lorsqu’ils seraient véritablement en condition de survie et qu’ils devraient compter les uns sur les autres, cette compétence se développerait. En partageant des expériences communes et fortes, cela ne pouvait que renforcer les liens entre ceux qui les avaient vécues.

    L’amiral Zakhar s’acquittait de ses tâches lorsqu’il aperçut un visage qui ne lui était pas inconnu. Il esquissa un sourire. Ainsi donc le mercenaire s’était-il décidé à lui rendre visite au camp. Un soldat Kohikyan était déjà en train d’aborder le mercenaire en lui demandant quel était le but de sa visite.
    Siegfried s’était approché, il posa sa main sur l’épaule du soldat en souriant :

    - Laisse, je m’en occupe.
    - Entendu, amiral Zakhar.


    L’amiral souhaita la bienvenue au visiteur, toujours en affichant un sourire sympathique et bienveillant.

    - Je suis ravi de vous revoir en ces lieux. Alors, dites-moi, Monsieur Horhor Armerys se serait-il décidé à se joindre au Phénix dorés ? Notre départ est prévu pour bientôt, il n’est pas encore trop tard pour lui de prendre sa décision.

    Siegfried préférait ne pas laisser savoir à Armerys qu’il savait pertinemment bien qu’il n’était pas celui qu’il avait prétendu être, à savoir l’associé du mercenaire. Il laisserait le soin à ce dernier de se présenter en toute honnêteté. Pour l’heure, il respectait son choix de ne pas le faire, qu’importe les raisons qui pouvaient bien le pousser à faire tant de mystères sur sa véritable identité.

    - Permettez-moi de vous inviter à faire un petit tour de visite et à vous narrer l’itinéraire que nous emprunterons et le but que notre expédition poursuivra.

    L’amiral esquissa un geste de la main accompagné d’un regard explicite et d’un sourire engageant qui invitait le jeune homme à le suivre. Il commença par lui présenter les zones des différentes zones qui définissaient les types d’entrainements : combats armés, cohésion d’équipe, premiers soins…

    Tout était parfaitement organisé et les soldats Kohikyans et Öazyskyans partageaient leur expérience avec les nouvelles recrues. Tous s’impliquaient et s’appliquaient sérieusement. L’amiral observa du coin de l’œil la réaction du mercenaire afin de tenter de sonder l’impact que cette visite pouvait bien avoir sur lui. Cela le convaincrait-il à se joindre à eux ou au contraire cela le déciderait-il a rester dans ce petit cocon rassurant que représentait Öazys ?

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    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Armerys Horhor le Mar 6 Nov - 1:31

    C'est avec une arrogante fougue et un certain mépris que je toisais la personne qui m'avait interpelé, loin d'être asociale, il y a parfois des silences qu'il vaut mieux respecter et cet inconnu qui me soumettait un regard perdu se retrouvait bien vite décontenancé face à l'oublie d'une réponse que je ne désirais pas lui accorder.
    Pour toutes réponses il n'en demeurait que mes lèvres étroitement closes et mes paupières alourdies par le mépris pour sa présence fortuite. Bien qu'il soit venu dans le but de m'aider, j'estimai n'être pas encore tout à fait handicapé pour ainsi le laisser occuper mon espace vitale, lui qui devait être certainement en quête d'aide pour la veuve et l'Orphelin. J'allais sèchement lui faire preuve de ma répartie légendaire avant que l'ombre de la personne que je ne cherchais n'arrive.

    Pas trop tôt, à croire que ce Siegfried arrivait à bon port quand les moments se faisaient ressentir, une aubaine pour l'inconnu qui partait loin de moi, le visage tourné vers le sol en entonnant la fameuse phrase soumitive d'une autorité qui me fit grincer les dents et lever le cil d'agacement.

    A ce moment je savais qu'il allait être impossible pour moi d'intégrer les rangs d'une pseudo armée pour le peu qu'il en fallait digérer l'autorité d'un autre homme et ce, quel qu'il soit. Car j'avais bien trop de fierté et de sang pour laisser ma superbe se faire vaincre en toute simplicité par quelques mots tordus venant d'un type qui m'était inconnu.
    Et si je ne me fiais pas au physique ni aux manières gentleman de Sieg, j'estimais avec mon expérience, que chaque personne avait son lot de mystères et de problèmes et cet Amiral avait tout à fait l'air d'être ce genre de personne dont je me méfierai par mille.

    Et si, autant de jeunes loups ici, dont l'arrogance et l'immaturité approchaient la débauche et la soif d'aventures, étaient rassemblés et semblaient s'entre-aider sous l'autorité d'une seule personne, c'est qu'il y avait bien eu une confrontation, où même plusieurs défiances d'autorité avant que tout ne soit qu'ordre.

    Ce gros poisson, bras droit d'une princesse oubliée, avait pourtant l'air si amical et bienveillant que le doute aurait prit d'assaut n'importe quel esprit simplet.
    Chose que j'adorais me jouer et quand il me targua de sa petite phrase de bienvenue, j'en jouais tout autant la comédie, pensant de nouveau à Mörhn et au fait qu'il fallait peut-être continuer à jouer les troubles faits.
    Un fin sourire s'étirait de mes lèvres et m'abaissant fièrement, les épaules et le dos droit, ma main sur la poitrine, mordant un rire en regardant le sol, je saluais Siegfried avant de me reprendre en me relevant avec douceur et de répondre sur un ton simple et enjoué:
    " - Il m'a fait savoir sa curiosité, mais non pas son intérêt. Et à en voir le camps et l'autorité qui s'en dégage, je doute que sa réponse en soit... positive."

    Je l'observais de mes pupilles ambrées afin de distinguer une lueur de malice où d'efforts se condenser dans la pupille du général. Et si la vie m'avait permise d'apprendre de l'observation, je ressentais comme une étrange amertume en voyant que je ne pouvais absolument rien tirer de sa pupille. Ma curiosité piquée à vive, je laissait un soupir las s'extraire silencieusement de ma bouche avant de marcher à ses cotés en écoutant attentivement chaque mots et en observant attentivement chaque gestes et sourires qu'il me fendait.

    Son invitation délicate fut des plus simple et de ce fait sans émettre aucune résistance je le précédais d'un pas vif et énergique, répondant à son sourire niais par le silence et la concentration, je n'appréciais pas ce que je voyais et je me doutais bien, par instinct, que ce général commençait à apprendre de mon caractère.
    Vraisemblablement, il avait du connaitre des tas et des tas d'hommes depuis les couffins de son pays abandonné, néanmoins je n'étais pas de ceux qui se laissent aussi rapidement et facilement dompter. Si l'argent et le peu de promesses peuvent acheter la vie et la loyauté d'un homme, ces deux facteurs ne m'ébranlaient en rien.
    J'étais un survivant et un résistant, un fier combattant à la recherche de son titre déchu et quand mes yeux parfois se posaient, avec une indifférence certaine, sur les combattants armés et les jeux pour renforcer les équipes, je pouvais sentir mon coeur enfler de nervosité.

    On aurait pu voir le nerf de ma tempe palpiter le long de mon visage et les traits de mon nez et de mon front, les rides du lion, se créer, offrant la vision d'une analyse profonde, poussée et désagréable, naître et trahir l'expression sincèrement intéressée que j'essayais d'avoir.

    Il n'y avait plus de place pour le vagabondage, le rêve et la liberté, tous, tous ces hommes étaient à mes yeux des fourmis. Des travailleurs ardus à la tâche qui ne pourraient jamais se retourner contre leur reine, tant ils étaient débordés par leur prérogatives.
    Je pouvais me tromper, mais quand un gars tombait et que je voyais son bourreau le relever, ça me donnait juste envie de vomir. Mais qu'aurais-je fais à sa place? L'aurais-je laissé au sol? Certainement que oui. Je ne voulais plus m'attacher à qui que ce soit, à ce moment de mon histoire, mes relations amicales et familiales étaient on ne peu plus... chaotique. Je refusais de devoir aider une bande de jeunes qui demain, allaient sans doute devenir un tas d'os rongés par ces monstres cannibales. En revanche...

    Je tournai mon regard d'or avec une insolence précieuse, bercée par la colère de ce que je venais de voir vers l'amiral. Le peu de tension qui s'élevait entre nous pouvait distinctement se faire ressentir, alors que je lui faisais part de mon observation.
    " - Et... C'est votre autorité qui a gâché leurs différences au grés de leur unicité, où ces jeux qui finalement les ont unis? N'était-ce pas la question d'un petit effort presque insignifiant que vous m'avez laissé entendre à l'auberge, Sieg? "

    A cela je répondais parfaitement aux offres posées dans l'auberge, j'étais un homme sédentaire et solitaire et me forcer à coopérer avec des voisins alors que j'ai toujours fuis la masse ne me plaisait vraiment pas. Et même si, je l'avoue, l'idée de rejoindre une meute à nombre restreint me tentait, je ne pouvais m'imaginer aux compagnies de jean-luc et Robert sur le champs de batailles plausibles.
    C'était des combattants mais pas des survivants et je détestais leur flegme tout comme eux-même allaient détester ma fierté et mon amour pour la liberté. Eux qui avaient l'air d'apprécier l'ordre et la rigueur, cette différence était pour moi la falaise qui nous séparait entre nos deux univers.

    Sans démordre, je croisais les bras sur mon torse bondé par mes muscles bandés par l'agacement, je pensais en avoir trop vu et pourtant la curiosité pour leur prochaine étape me piquait à vif...
    "- Vous avez précisé un départ pour bientôt, pourrais-je savoir quels sont vos prochaines actions et sans doute, le rang dont vous octroyez le titre à Armerys ?"

    Quoi qu'il en réponde, j'étais suffisamment mentalement et physiquement prêt à encaisser, mais il était pour moi hors de question de faire partie de l'un de ces hommes badauds qui avaient l'air d'avoir autant de virilité que de personnalités!


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    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Siegfried Zakhar le Mar 6 Nov - 10:37

    Tandis qu’ils faisaient le tour du campement, Siegfried pu observer son interlocuteur qui transpirait l’esprit d’indépendance. Tout dans son langage corporel laissait voir son arrogance. Cependant, il restait silencieux et observait. Siegfried se contentait de lui servir de guide. Il n’avait pas l’intention de le convaincre. On lui avait recommandé ce mercenaire, mais il n’avait pas l’intention de le supplier de se joindre aux Phénix dorés. Ce choix lui appartenait.

    L’homme aux iris dorés prit la parole. Il le questionna, non sans qu’une pointe de jugement ne transparaisse dans ces propos. Loin de s’en offusquer, Siegfried respectait l’opinion. Par ailleurs, il n’oubliait pas qu’il était un étranger sur une terre étrangère où les us et coutumes étaient radicalement différents.

    - Je comprends votre point de vue et je le respecte, mais il faut aussi prendre en compte le fait que nous ne partons pas pour une petite promenade de bienfaisance, bien au contraire. Si l’on espère survivre dans des conditions extrêmes, il est essentiel d’avoir une bonne communication et synchronisation entre les membres et cela ne s’improvise pas.


    Envoyez un groupe d’individus sur le terrain sans qu’ils n’aient pu estimer les forces et faiblesses de chacun, les alliances qui fonctionnent et celles qui sont plus compliquées, eut été parfaitement inconscient et équivaudrait à les envoyer à la mort sans détour.

    Grâce à ces entrainements, Siegfried et ses hommes pouvaient jauger les forces et faiblesses de chacun et trouver des astuces pour exploiter leurs points forts ou pour combler leurs points faibles au mieux. Fallait-il le voir comme une atteinte à l’individualité de chacun ? S’organiser en groupe pouvait effectivement impliquer des désaccords, mais nécessitait aussi une capacité à faire confiance en décidant de confier sa vie à celui qui prenait les décisions.

    - Sachez toutefois que tous ceux qui ont été recrutés sont libres d’accepter ou non notre mode de fonctionnement. S’ils voient que cela ne leur correspond pas, nous ne les retenons pas. Contrairement à ce que vous semblez imaginer – car votre visage en dit long sur vos pensées – ils sont loin d’être nos prisonniers et restent libres de rester ou de partir. La seule restriction à leur liberté, c’est que s’ils restent parmi nous, ils sont soumis à certaines règles. Cela constitue la base pour un bon fonctionnement en groupe, autrement, ce serait l’anarchie totale et nous ne pouvons le tolérer.

    Ainsi, les choses étaient dites et tout était clair et net. L’avantage avec l’amiral Zakhar, c’est qu’il ne tournait pas autour du pot. Avec lui, on allait très vite droit au but sans faire de détour. Il était un homme droit et honnête. Ce sont d’ailleurs ces qualités qui lui valaient d’être apprécier par ceux qui le suivaient. Son humilité était également une qualité appréciable pour ses hommes. Il les considérait comme des êtres humains avant tout et se montrait sensible à leur malheur. Attentif, il avait toujours un petit mot de réconfort ou d’encouragement pour chacun. Siegfried avait conscience que sans la présence de ses hommes à ses côtés, il ne serait rien. Il avait certes gravit les échelons pour se hisser jusqu’au rang d’amiral et d’ambassadeur de l’empire Kohi, mais il n’y serait pas arrivé sans ses aînés et ses alliés. Cela, l’amiral Zakhar le gardait bien à l’esprit.

    Le mercenaire posa des questions au sujet du départ et du rang qui serait accordé à Armerys. Siegfried acquiesça.

    - Nous comptons traverser le désert afin de nous rendre à Sèvia. Une fois là-bas, libre à ceux qui le souhaitent de poursuivre l’aventure ou non. De mon côté, je devrais m’entretenir avec les représentants de Sèvia afin de voir s’il est possible de créer une alliance et si cela se fait, nous offrirons la possibilité aux Sèviakyans qui le souhaitent de se joindre à nous.
    Quant au rang d’Armerys, il n’aura pas de traitement de faveur et se situera au même rang que les autres. Comme tout le monde, il aura bien entendu le droit de donner son avis que ce soit sur les stratégies de combats a adoptés, la vie au campement ou autre… Bien entendu, nous ne le forcerons pas à se lier d’amitié et à se mélanger à autrui contre son gré. Je veillerais personnellement à lui assigner un poste qui permettrait de respecter son indépendance. Notre objectif, c’est de développer et d’user le potentiel propre à chacun pour parvenir à notre but commun. Dans ce cas-ci, notre objectif est d’arriver à Sèvia en limitant les pertes au maximum.

    Siegfried marqua un temps de pause avant de suggérer :

    - Mais peut-être Monsieur Armerys a-t-il une idée en tête et des propositions ou conditions à soumettre ? Je suis prêt à les entendre et je me réserve le droit de les accepter ou non.

    Cela permettrait déjà de savoir ce qu’attendait Armerys de cette expédition au juste. Peut-être parviendraient-ils à trouver un terrain d’entente ?
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    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Armerys Horhor le Mer 7 Nov - 20:43

    Nyx
    Je continuais d'observer d'un œil inquisiteur Robert et Jean-Luc se remettre à leur tâche pénible qu'était de démonter leur tente, à en voir leur méthode drastique et peu efficace, cela devait être la première fois qu'ils faisaient du camping. J’expirais de désespoir intérieurement, était-ce vraiment avec ce genre de boulets que j'allais devoir traîner ? D'un autre coté, leur façon de se mettre à l'unité contre un obstacle me fit piquer ma curiosité, changeant mon avis qui était contre l'idée de monarchie contre une sorte d'intérêt pour l'apprentissage.

    Car même si j'avais l'impression de partir avec pas mal d'avance en terme de connaissances par rapport à certains de ces hommes d'Oasys et dalleur, cela ne me fis tiquer, il n'en était pas moins que mon idée de base, ma curiosité vivace à oser venir même après un certain laps de temps en ces lieux, n'était du qu'à une chose, le temps.
    J'allais devoir donc troquer mon temps contre quelque chose d'un niveau au moins équivalent sur la durée, la préciosité de cette chimère n'en étant pas moins rare, il allait falloir que l'amirale se montre tout de même un brin plus clairvoyant et intéressé à mon égard afin de pouvoir espérer me compter parmi les siens.

    Et même s'il semblait lâcher prise du fait de sans doute avoir assez d'hommes à contrôler, aussi bien guerriers, chasseurs, traqueurs que survivants, il n'avait je pense, pas encore dans ses effectifs un homme aussi téméraire et fou que j'avais pu l'être pour oser pénétrer sur les terres Baalkyanes. En outre, je détenais des connaissances et des informations sur ces derniers que certains de ces hommes n'avaient certainement pas.
    Mais que voulez-vous ? Je n'allais certainement pas lui avouer tout cela au sein d'un second rendez-vous ni même sur le tas un soir de feu-de-camps. Ce genre d'histoire est à narrer avec des personnes digne de confiances afin que le poids de mes épaules soit distribuée avec équitabilité et n'en devienne pas une masse supplémentaire.

    Durant la promenade, il me parlait de respect et du fait que c'était une grande expédition pour Sévia, sans omettre le fait qu'il allait falloir avoir un bon sens de la communication entre chacun des hommes.
    Moi qui n'es jamais bavard et encore moins, adroit avec les inconnus, je tiquais intérieurement sans pour autant que quoi que ce soit n'affuble de nouveau mon visage.
    Il avait raison, envoyer des hommes en expéditions était une façon de les envoyer à une mort aussi lente que douloureuse, autant les envoyer directement dans la gueule de Dios.

    Cependant cette façon de vouloir mourir dans le désert, pardon... survivre et apprendre de chacun, avait l'air d'être une aventure qui affirmerait la condescendance et la force de chacun.
    Ce n’était qu'une question de point vue.
    Certain pensent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, pourrais-je me décrire comme un dieu de la survie ? Même avec autant d'orgueil il m'était impossible de dire oui. J'avais je le sais, encore beaucoup de chose à apprendre au grès des humeurs de mère nature, mais... Il fallait avouer que la perte d'êtres chers et les cicatrices à l'instar de mon être ne m'avaient jamais procurés une quelconque force, ni vitale, ni spirituelle.
    La seule chose que j'avais gagné, c'était l'habitude des morts et l'habitude d'en chier.

    Je m'adaptais sans sourciller et de nouveau quand l'amiral développait un peu plus sa tirade sur les recrutés, le désert et Sévia, j'en fronçai les sourcils : Sévia, j'en revenais et je connaissais très bien ce pays, c'est pas comme si Mühr se situait à son extrême nord et que j'y avais brûlé un certain entrepôt désaffecté. Que voulez-vous ? Je suis un dragon sous une apparence Séraphine et si j'avais de nouveau une longueur d'avance sur Sévia comparé aux autres hommes... J'allais peut-être devenir un poids lourds pour sans-doute quelques éventuelles négociation.
    Je réfléchissais vite alors à une raison d'aller à Sévia et de ma peut-être place aux cotés de Siegfried, que dois-je faire ?

    Etait-ce là une opportunité pour me montrer meilleur et aider ceux dans le besoin, d’approfondir mes connaissances au grès de ma liberté que je chérirais une fois rentré ?  Détournant mes iris ambrés de Jean-Luc et Robert qui semblait avoir finit, se dirigeant vers une tente latérale énorme, sans doute réservé aux abonnés des Phénix Dorés, je finis par croiser les bras et pousser un long soupire de mécontentement.
    J'avais beau chercher une raison valable de venir à Sévia, je n'en voyais aucune, cet amirale avait l'air assez dégourdit pour s'en sortir tout seul, je ne ferais que lui rendre les tâches plus difficile et pourtant, en prenant le temps de l'observer par le silence et la force qu'il transpirait, j'avais l'impression, que si je disais « non », de désagréablement passer à coté de quelque chose.

    J'écoutais distraitement le paradoxe entre le « aucun traitement de faveur » et le «  je discuterai de son rang plus tard » qu'il lançait avec humilité, cependant loin d'être totalement aveugle j'avais la sale impression que cet amiral tentait, tout comme moi de trouver quelque chose d'adéquat à mes talents et mon caractère de loup solitaire et cela, le fait de s'adapter à un inconnu pour lui donner un minimum d'intérêt et de responsabilités me fit sourire.
    Fermant délicieusement mes paupières, j'haussais mes épaules tout en montant mes mains vers le ciel, je ne savais pas vraiment quoi dire sur le fait.


    «  - J'ai moi-même très envie de me joindre à vous, amiral.
    Imaginons deux secondes que nous trouvions un compromis en échangeant nos valeurs précieuses l'un et l'autre. Je vous offrirai mon temps et mes connaissances contre les votre. Si j’accepte de partager les miennes avec les autres, j'aimerai également que vous m'entraîneriez assez durement de façon à parvenir à tous les dépasser. A vous dépasser. »
    »


    C'était une question d'entente cordiale, il n'y avait dans mon discours aucune nuance de fierté ni d'arrogance, juste une ambition, celle de vouloir atteindre la lune et si jamais j'échouai, j'aurais au moins le salut d'atteindre les étoiles.
    Cela dit, j'allais également devoir avertir l'amiral sur certaines prérogatives...
    Je pris une micro respiration en soupirant de lassitude avant de concrétiser :


    «  - Si j'ai beaucoup voyagé durant ma jeunesse, Sévia, Baal et Oasys, j'apprécierai de nouveau explorer certaines contrées à coté de personnes de confiances. Néanmoins il va falloir être patient, vous vous en êtes rendu compte, je ne l'accorde pas au premier coups d’œil, amiral. »


    De ce fait je venais également de baisser le rideau de théâtre derrière lequel je m'étais caché tout le long de cette rencontre. J'esquissai un léger sourire chaleureux mais bordé tout de même d'une certaine méfiance, j'attendais presque, impatient la réponse de Siegfried, à la façon d'un enfant à qui l'on promet le retour d'un père bienveillant au foyer et cela, me gonflait déjç légèrement le cœur de joie
    .


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    Siegfried ZakharAmiral ardent
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    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Siegfried Zakhar le Mar 13 Nov - 19:33

    Il n’était pas aussi évident de négocier avec des étrangers. Les attentes des Öazyskyans étaient différentes de celles des Kohikyans. De même, certains candidats avaient leurs propres aspirations concernant ce voyage. Siegfried devait donc composer avec tout ce joli monde aux personnalités aussi diverses que variées. Car, il fallait bien l’admettre aussi : collaborer avec les soldats Öazyskyans représentait un challenge aussi. Siegfried savait bien que malgré son rang élevé, il n’avait pas ici les mêmes pouvoirs et influences qu’à Kohi. Logique. Mais l’amiral aimait relever les défis et n’avait pas peur d’affronter l’inconnu. Cela constituait une expérience enrichissante dont il ne pourrait qu’apprendre et acquérir de l’expérience.

    L’homme aux iris dorées lui fit savoir qu’il avait très envie de se joindre à lui, d’instaurer un climat de confiance entre eux, de pouvoir apprendre l’un de l’autre et de le dépasser. L’ambition transparaissait dans son discours et l’amiral lui sourit franchement. Il appréciait cet état d’esprit.
    De plus, il évoqua les voyages qu’il avait eu l’occasion de faire par le passé. Siegfried avait des choses à apprendre de lui. Notamment concernant Baal et Sèvia. Pour sa part, il pourrait lui en apprendre plus sur Kohi, sa nation d’origine, mais aussi sur Aquarius, la nation voisine. Cependant, tout cela nécessiterait du temps et de la patience. Si Armerys n’accordait pas sa confiance aussi facilement, il en allait évidemment de même pour l’amiral. Cependant, Siegfried apprécia que son interlocuteur daigne enfin révéler sa véritable identité, même si cela restait de façon sous-entendue. Le représentant de l’Empire Kohi affichait un sourire satisfait et décida de se montrer franc, lui aussi.

    - J’apprécie sincèrement votre état d’esprit et en ce qui concerne la confiance, nous nous entendons bien sur ce point. J’ai moi-même mené ma propre enquête avant de me présenter à vous. J’aime savoir à qui j’ai affaire et je comprends qu’il en soit de même pour vous.


    Siegfried décida de reprendre les choses correctement :

    - Je suis ravi de faire votre connaissance, Monsieur Armerys Horrhor, et je serais très honoré de pouvoir compter sur votre collaboration pour cette expédition au sein des Phénix dorés.

    D’ailleurs, en y repensant, cet homme avait les iris couleurs or, ne pouvait-on pas y déceler comme un signe du Destin en faisant le lien avec le nom du groupe d’expédition ? Siegfried était quelqu’un de pragmatique, mais de temps en temps, il aimait à penser ce genre de choses… Tant que cela ne devenait pas envahissant et n’empiétait pas sur son avancée, pourquoi pas, après tout ?
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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: Retour au sources -Sieg/Armérys-

    Message par Armerys Horhor le Sam 17 Nov - 16:05

    A en croire le calme plat du campement et l'absence des hommes en général, la journée d'entraînement venait de se terminer. Parfois mes iris inquisiteur cherchaient les brindilles de pailles où les morceaux d'étoffes qui auraient du s'empourprer face à de nombreux combats d'entraînements acharnés. Seulement il n'en était rien et en dépit d'un léger, très léger sourire chaleureux que j'évoquais, notamment grâce à la réponse de Siegfried, j'en venais à penser qu'il allait peut-être me falloir plus que de la sagesse et de la patience, mais aussi du courage pour éviter de brûler des fesses à bien des hommes.

    Car même si l'amiral avait l'air très enthousiaste à l'idée de me compter parmi les siens, m'offusquant au passage étant donné que je voulais surtout apprendre de lui et non des autres, l'idée de sans doute ranger les chaussettes et les jouets de mes camarades me rebutait. Déjà dans l'image du camps je voyais beaucoup trop de choses, pour une veille de départ, qui n'était pas du tout au point. Et je ne parle pas uniquement de slip et de chaussettes mal rangée.

    Je parlais aussi d'armes d'oublié dans les champs où le scintillement légèrement argenté entre les blés tendre pouvait tout simplement attirer l'oeil et la curiosité de n'importe quel enfant, tout comme adulte mal intentionné. J'évoquais également parfois ces morceaux de pailles et ces traces de pas, nombreux qui n'avaient rien fais pour être effacés. Si un ennemi d'Oasys venait à chercher des indices sur les forces et les faiblesses de la ville, ils n'auraient aucun mal à estimer une milice d'homme au nombre conséquent.

    Rien ne s'échappait de mes iris d'or aux tons d'une aurore chatoyante jusqu'à ce que justement le regard de l'amiral me sortait de ma rêverie et qu'une micro larme de nervosité s'écoule soudainement depuis ma tempe, tandis qu'un de mes sourcil se levait de surprise.  J'avais été distrait et je n'ai pas l'habitude qu'on m'observe, encore moins avec ce genre d'intensité.
    C'était quoi son problème avec mes iris?

    Feignant le calme apparent , respirant tranquillement en reprenant le dessus sur mes émois, je cachais bien la surprise de son scan à mon égard.
    Ma main droite vint doucement retrouver la cime de mon crâne de façon à passer suavement mes doigts écartés dans ma tignasse emmêlée, dont la pointe pourpre était toujours tenue sèchement par une fine encordée aussi sombre que discrète.

    Je poussais un soupire, ne sachant véritablement pas quoi dire à cela, la fin de cet entretien venant à terme, je pouvais savoir que certaines choses n'avaient pas encore été réglées, dites, suggérées ni même proposées tout simplement par manque de confiance. Ces prochains jours allaient être des tests à bien des égards et être un des hommes de Siedfried n'allait pas du tout être une partie de plaisir.
    Ni pour moi. Et encore moins pour lui, je n'allais certainement pas le ménager.

    " - On verra d'ici Sévia s'il y a encore des choses à ajouter.
    D'ici là, je vous souhaite un bon courage pour tout ce rangement.
    Enfin... si on peu peut tolérer ces déchets ici, il en sera Hors de question à Sévia, alors autant habituer vos hommes à être plus lucide.
    J'ai quelques affaires à régler avant de vous rejoindre, par la même, faites moi savoir par missive le jour, l'heure et le lieu du départ. Si les compagnons de route sont autorisés, j'aurais également mon familier à préparer.
    "

    Transparent et clair, je serrais, l'air volontaire et déterminé, la main de l'amiral d'une poignée de fer avant de partir sans ajouter autre chose sur mes préparatifs... personnels.
    Qui plus est, il pouvait toujours m'envoyer une missive s'il avait autre chose à ajouter.
    [HRP: Armerys quitte la zone et attend sa missive avant de rejoindre les Phénix pour Sévia. Fin du RP ]


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