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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Intermintence

    Message par Blue Zandal'ar le Lun 1 Oct - 17:06



    Intermintences


    " L'innocence tout comme le courage se perd au fil de la volonté. "


    -Fin Août année 1000-
    Il faisait nuit quand une fumée lugubre et bleutée s'élevait depuis les profondeur envoûtantes de la forêt luxuriante de Sévia.
    Quelque part, entre les rivières et les broussailles de cette immense verdure: Un entrepôt enfouis et délabré, oublié depuis des années et appartenant à un ex-Oazycien venait de s'enflammer et telles les brûlures ardentes des enfers, les flammes azureés salvatrices qui s'élevaient depuis ce lieu saint, avaien la particularité d'émettre une chaleur si élevée qu'elle englobait le tiers d'une partie des ruisseaux d'une canicule mordante.

    Depuis l'horizon, la fumée qui s'élevait était aussi grise et brodée d'argent qu'elle en était mystérieuse.
    Le mystère de l'utilisation d'un aktech proche de cet endroit n'était pas une option, mais une certitude.
    Dans cet entrepôt, Une jeune femme se débattait contre cette chaleur cuisante, chacun de ses membres avaient été resserrés et éprouvés à l'acier de façon à l'immobiliser pour mieux l'exploiter et l'oublier.
    Telle une bête, la Baalkyane avait été brisée.
    La dompter où l'apprivoiser n'ayant servit à rien, le martyr avait été fait de façon à ce qu'elle en perdre l'usage de certains de ses muscles et du ressentit sur quelque zones décharnées de son corps qui avait été si beau autrefois.

    Sa main droite ébranlait, pendante dans le vide, l'avant bras avait été sectionné à bien des endroit et les traces de brûlures volontaires, os à nu et veines à vives permettait à quiconque de douter -encore- de sa fonction.
    Le bras gauche venait tant bien que mal de se détacher de la chaîne en acier, par le suintement et la chaleur.
    La peau glissant du métal brûlant, la chamane dégoûtée lâchait prise.
    Cela faisait un mois qu'elle s'était fait détenir par son bourreau et toutes les façons de la briser avait été exercés de la plus pourrie des manières.

    Et tant bien même elle avait abandonné son instinct de survie depuis longtemps, un esprit, celui de l'hiver et de la haine, lui chuchotait sournoisement de profiter de l'absence du chasseur et de la présence des enfers turgescente pour s'évader.

    C'était soit cela, soit la mort et Wendigowak l'esprit-ami de la chamane lui dictait avec lenteur chaque mouvements à faire afin d'éviter de rester dans cet entrepôt qui allait être le tombeau d'une des enfants de Dios.
    La main gauche de la jeune fille s'attelait avec lenteur en frissonnant d'angoisse et de douleur à retirer l'anneau de lave autours de son cou, lorsqu'elle en eut finit, la marque rougissante et blanche d'une brûlure cuisante venait de laisser sa trace sur sa peau autrefois miellée.

    Toussant en lâchant une gerbe de sang au sol, Blue s’aplatissait au sol en tentant vainement de respirer, c'était la fournaise ! L'enfer par excellence et il n'y avait aucun moyen de s'enfuir, son bras droit avait perdu l'usage de ses nerfs et dans cet horizon de flammes aussi bleuté et magnifique de n'étaient les iris océan de la belle, aucune sortie n'était prévue.

    Sa tête était striée de cicatrices et de brûlures, marquée au fer au cou, des balafres sur ses lèvres et ses yeux rougis par les jours à pleurer sa peine.
    Blue lançait un dernier regard vers les fenêtre ouverte par l'explosion de la chaleur, était-ce là, la sortie de secours ?
    Tournant sa tête vers l'endroit où aurait pu être assit le bourreau, elle y rampait en avançant sa main gauche, soufflant et hurlant de douleur à chacun de mouvements qu'elle faisait.
    Les flammes lui léchaient le visage et brûlaient ses cheveux, quand elle arrivait à la chaise, elle attrapa une sorte de canne runée, son Aktech et en tira une longue lattée.

    S'échouant sur le sol en toussant, se recroquevillant sous ses brûlures et la douleur, ses mains resserrèrent son aktech contre son cœur qui battait la chamade.
    Exerçant quelques prières à voix hautes, les esprits autours d'elle s’attelèrent en dehors de l'entrepôt afin de trouver une main et une aide bienveillante dans le but et l'optique d'aider leur messagère.

    Si les feux-follets volaient pour trouver un personne capable de réunir sagesse et courage, les loups également hurlaient à la mort de façon à repousser les capables de bravoures en direction de cette vieille usine cachée dans les sous-sols d'une terre meuble.
    Wendigo, l'esprit de la haine et de l'hiver lui, n'avait pas bougé d'un pouce aux-cotés de la jeune chamane, un large sourire carnassier se dévoilait depuis sa mâchoire de cerf d'os et ses iris animés d'une bille pourpre s'illuminèrent quand enfin, la rage et vivre et la haine revenait peu à peu dans le cœur de la Baalkyane.

    Car au cours de son aventure sur Sévia, Blue s'était attirée les mérites de cet esprit puissant capable de répandre la haine et la colère au sein des âmes même les plus épurées.
    Et si aujourd'hui il pouvait aisément jouer avec les cordes de la jeune fille devant lui, autrefois si innocente et touchante, avant il n'en aurait été incapable.
    Trop de pureté et d'innocence en cette Baalkyane.
    Mains... maintenant qu'elle avait connu la haine, la rage, le viole et la douleur, il pouvait l'utiliser tel un pantin pour assouvir sa soif de haine. Invisible par le regard des hommes mais nettement visible par leur cœur et leurs mœurs par la souffrance et la colère qu'il inspire par sa présence, le célèbre Wendigowak patientait, sans se cacher.

    Les esprits ont beau être invisible, parfois il suffit d'un rayon, d'un faisceau de lumière, d'un miroir pour les rencontrer l'espace de quelques secondes.
    Et tandis que la forêt autours de l'entrepôt s'envenimait de flammes infernales aux reflets d'azures, Blue tombante dans un comas lié à la fatigue, Wendigo lui surveillait, écartant de par sa présence d'éther, les flammes de sa marionnette.

    Il apparaissait au milieu des fumées tranchantes des enfers comme une sorte de fantôme d'ether, un énorme esprit humanoïde doté d'une tête de cerf immense et aux mains dotés de griffes si longues et robustes qu'elles en effleurait le sol fumant de l’entrepôt.
    Vision d'angoisse et de peur, mirage ne pouvant apparaître qu'en de conditions unique, comme s'en était le cas actuellement.

    Quand enfin, le courageux chevalier bordé de bravoure passait le pas de l’entrepôt enflammé, Wendigo disparaissait, laissant dans son sillage l'absence de flammes autours de la jeune chamane : Preuve que les miracles n'existent pas uniquement chez les être divins...


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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: Intermintence

    Message par Günter Jaeger le Lun 8 Oct - 22:50

    Günter avait décidé de séjournée à Sèvia pendant quelques temps afin de compenser la durée de la traversée du désert qu’il ne souhaitait pas refaire tout de suite. En outre, Sèvia était une nation où il ne détestait pas se rendre. En effet, elle disposait de nombreux espaces verts où il était possible de profiter d’être seul. Günter aimait passer du temps dans la forêt où il pouvait rester des heures durant à observer la nature environnante ou écouter les bruits de la forêt. Les bruits de déplacements des animaux, le chant des oiseaux, le bourdonnement des insectes, les bruissements des feuilles, le craquement des brindilles… Parfois, il aimait fermer les yeux et ne se concentrer que sur les perceptions de ses autres sens.

    En dehors de ses escapades en forêt, Günter accomplissait également son devoir en tant que fidèle de Dios. Il observait les fidèles de Dios qui avaient décidés de ne pas vivre à Baal et s’assurait qu’ils étaient parfaitement intègres. S’il dénichait des traitres, il les éliminait purement et simplement. Mais pour l’instant, ce n’était pas le cas. Tant mieux. Il détestait les traitres qui profitaient de Dios et prétendaient le vénérer afin d’assurer leur propre intérêt. Aussitôt démasqué, Günter ne perdait pas un instant et les teintait de rouge. Evidemment, les traitres n’étaient pas ses seuls cibles, mais dans tous les cas, le blond savait faire preuve d’imagination quand au sort qu’il leur destinait.

    Ces jours-ci étaient calmes. Ce n’était pas plus mal. Il savait que ça ne durerait pas. Aussi avait-il appris à profiter de ces moments. Ce soir-là, Günter s’était endormi dans la forêt, adossé contre un arbre. Il ne craignait pas les créatures de Dios. Il n’avait pas empiété sur leur territoire, il n’avait pas d’animosité à leur égard et puis, Kadaj, son fidèle familier, était à ses côtés. L’animal dressa les oreilles et se mit à grogner en montrant les crocs. Günter se réveilla et observa Kadaj qui semblait en alerte. Il lui sembla identifier une odeur de brûlé. Le coyoflamme jeta un coup d’œil à Günter avant de partir en avant. Il s’arrêta pour s’assurer que le blond le suivait, ce qui était le cas. Il poursuivit, Günter à sa suite. L’odeur de brûlé se faisait de plus en plus intense et une épaisse fumée avait commencé à apparaitre. Günter toussa et se couvrit le nez et la bouche avec un pan de son gilet rouge en plissant les paupières. Les flammes ne tardèrent pas à lui apparaitre. Pourtant Kadaj continuait. Qu’est-ce qui pouvait bien motiver son familier ainsi ? Il devait y avoir une raison que Günter s’assurerait de découvrir puisque tel semblait être le désir du canidé. Pour l’instant, il s’inquiétait surtout du fait que les flammes puissent prendre de l’ampleur et embraser la forêt.

    Kadaj s’était élancé et mis à japper. Günter tenta de le suivre. Il lui sembla vaguement distinguer une étrange silhouette. Il plissa les yeux pour tenter de mieux la distinguée entre les flammes et la fumée, mais en vain. Il pénétra dans l’entrepot en flamme dans lequel son familier était entré. Au pied de ce qu’il lui avait semblé voir, il reconnu une forme humaine qui s’embrasait. Il ne pouvait distinguer son visage et il ignorait totalement s’il s’agissait d’un fidèle de Dios ou pas, mais Kadaj semblait vouloir qu’il intervienne. Aussi, Günter se précipita-t-il au devant des flammes, souleva le corps calciné et se dirigea en hâte vers la rivière à proximité. Aussitôt les flammes éteintes, il sorti de l’eau et posa le corps par terre. Le coyoflamme lécha les brûlures de la victime.

    Les regards de l’animal et du jeune homme se croisèrent. Günter se redressa. Il connaissait un peu Sèvia, sa forêt et les propriétés de certaines des plantes qu’elle renfermait pour s’y être intéressé un peu. Il marcha et reconnu la plante qu’il cherchait. Elles étaient abondantes dans cette forêt, cela n’avait donc pas été difficile à trouver. Il sorti ses griffes et coupa plusieurs des feuilles épaisses et les ramena près du corps calciné. Les feuilles contenaient un suc qui permettait de soigner des blessures et d’apaiser des brûlures. Günter commença par en mettre sur le corps allongé sur lequel Kadaj semblait veiller avant de finalement en mettre sur les brûlures qu’il s’était fait en intervenant pour venir en aide à cet individu.

    - Il va falloir l’emmener à la clinique. Je ne suis même pas sûr qu’elle tienne jusque là même avec cette plante, vu la gravité des brûlures…

    Kadaj émit un jappement et lança un regard insistant au blond qui soupira :

    - Je vais essayer... Si Dios le veut, elle survivra.

    Le familier sembla satisfait de la réponse et continua de veiller sur celle qu’il avait reconnu être Blue, contrairement à son maître.

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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Intermintence

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 12 Oct - 1:31



    Intermitence


    " L'innocence tout comme le courage, se perd au fil de la volonté. "

    Nyx

    Une énorme forme gigantesque humanoïde s'évaporait entre les fumées d'azurs et carbones lorsque les premières pattes du fidèle canidé pénétrèrent dans l’entrepôt.
    Ses crocs de rasoir scintillaient comme des étoiles dans la fumée ocre de l'incendie tandis que ses pupilles aussi rougeoyante qu'un rubis s'effaçaient avec l'arrivé du jeune garçon, gilet au nez, à suivre son fidèle ami Kadaj.
    Avec un héros de cette trempe, frère Baalkyan et fils de Dios, Wendigo ne pouvait qu'être certain de la survie de sa protégée et c'est en lançant un ultime sourire carnassier, un grondement s’échappant d'entre ses entrailles osseuses, qu'il disparut de nouveau de toute vision vivantes.
    Il avait été mirage réel l'espace de quelques secondes tandis que le jeune garçon se démenait pour porter comme il le pouvait, tout le poids de sa sœur de Baal, à savoir une bonne cinquantaine de kilos, pour la foutre dans le fleuve afin que les brûlures soient apaisées.

    Les lèvres gercées par la chaleur, le bras droit décharné et calciné, le cou broyé et barré au fer blanc, la respiration qui s'élevait depuis la poitrine de la « sorte » de demoiselle cramée s'élevait avec difficulté et lenteur, parfois elle expirait en toussant de façon rauque et sèche, à la façon d'une grand mère.
    Et si ses lèvres gercées ne lui permettaient pas pour le moment de s'ouvrir, sa mâchoire non plus en fin de compte, le coté gauche avait également souffert de brûlures et l'on pouvait deviner les dents se serrer derrière l'acte de bandage des muscles buccaux brûlés vifs.

    La... sorte de grand-mère étalée en veux-tu en voilà, pouvait vaguement entendre une voix familière parler, cependant, cette voix familière n'avait pas l'air d'être seule.
    Même si chacun des sens de la blessée étaient annihilés par les sensations de douleurs, son esprit, aussi affûté que les crocs salvateur de Dios, buvaient et ressentaient absolument tout ce qu'il se disait et se faisait.
    Elle pouvait aussi bien sentir la profonde inquiétude du Canidé que le je m'en foutisme absolu du jeune Baalkyan qu'elle avait pratiquement de suite reconnu, étant donné qu'elle avait à moitié craqué pour lui dans un épisode précédent.

    Alors La jeune vieille poussa un premier soupir qui fit craquer ses os d'un bruit sec et absolument dégueulasse, c'était comme si quelqu'un avait marché sur un morceau de bois et l'avait brisé sous sa botte. Elle en toussait et ses iris toujours aussi bleu et azuré qu'un lac à la pureté parfaite s'ouvrirent vers les étoiles célestes.

     " -  mai... … … ... son ! "
    En d'autre terme, tout sauf l'hopital.
    Pour le peu qu'elle arrivait à articuler et élever les mots de sa bouche endolorie, car si chacun de ses mots étaient difficilement reconnaissable du fait qu'ils faisaient plus penser à des toux sèches et suraiguës plutôt qu'à des mots sincères, elle tentait de répéter toujours avec ce vieux bruit d'aspirateur mal aéré, qu'elle voulait rentrer à la maison.
    Mais quelle maison ?
    La tête de Kadaj s'était mise à tourner de la droite vers la gauche, à la façon d'une chouette, incompris, quant à Gunter, c'était presque certain que la situation le dépassait et le désespérait.
    Il avait devant lui un truc, brûlé qui s'associait bizarrement à une Blue d’antan, mais en beaucoup plus vieille, aigrit, chiante, dégueulasse qui fait des bruits d'aspirateur Asthmatique.

    Sur une telle situation qui pourrait être dramatique, l'on pourrait presque autoriser à cet assassin Baalkyan de se facepalm de cette situation. Tout comme Dios dalleur.

    Blue respirait profondément, de nouveau faisant raisonner ce bruit d’asthme gutturale totalement dégueulasse en levant avec peine le bras gauche pour situer, à plusieurs kilomètres de leurs position... et donc, une traversée de bois, de fleuve, de territoires lupins et d'autres choses aussi tordues : Sa cabane.

    Au bout de son bras gauche, trônait fièrement le calumet runé qu'elle avait réussit à usurpé d'entre les flammes infernales, ce qui aurait tout de suite permis à Gunter de vraiment mettre un nom sur l'identité de cette vieille folle fripée.

     " - M..A..I..SON !

    S'exclamait-elle encore une fois avec autorité tandis que ses cils cramés ainsi que ses rides noircis par la sueur et la carbone, se fronçaient sous des traits durcis par la colère, la douleur et l'impatience.

     " - J'suis pas encore assez morte pour aller à l'hos.. to.. TEUUh KA KA KAAAAA ! »"

    Ses abdos et son ventre se contractaient douloureusement tandis qu'elle toussait et gerbait la fumée absorbée par ses poumons.

    Derrière eux, entre les arbres noircis par la nuit, un buisson dense d'épines et de myrtilles se fit secouer à la façon d'un prunier.
    Un seul buisson et il n'y avait pas de vent.
    En s'y approchant, l'on aurait pu y déceler une légère flasque de sang, dont les légères éclaboussures auraient peintes les feuilles et les fruits dès les premières lueurs du jour.

    En levant les yeux de ce buisson, une ombre, dépeinte de ténèbres et de mal veillait à ce que les deux jeunes Baalkyans et le canidé suivent cette trace ensanglantée.
    Un large sentiment détectable d'oppression et de froid soulevait les cœurs tandis que sous la lumière cru d'une lune argentée, la vision parfaite de l'esprit du Wendigo pouvait se faire de nouveau voir.
    Ses long bras porteur de griffes laissaient en son sillage le sang des humains bouffés plus tôt, tracer la carte jusqu'à son repaire, tandis que sa couronne boisé aux traits lugubres laissaient ce sentiment de peur et de haine oppresser les bois.

    Sous les traits de la lune, esprit-roi invincible et éternel, le Wendigo attendait que Kadaj et Gunter le suive, tournant sa tête : un crâne de cerf aux pupilles rouge, il esquissait un large sourire durant laquelle sa mâchoire animal se décrochait lentement de son crâne.
    Spoiler:
    Pas de bruit, pas de parole, rien ne brisait le silence religieux de la forêt de Sévia à part les crépitements encore lointain des flammes bleutés de l’entrepôt.
    Et pourtant, Wendigo s'était bel et bien exprimé au travers de l'âme et de l'esprit de Gunter, tandis que Blue tombait une nouvelle fois dans le comas de ses lésures intenses.

    Suis-moi


    fit-il tonner dans l'esprit et le cœur du jeune garçon devant lui, jouant avec les notes curieuses d'émotions de peur et d'excitation, suscitant la chasse et la colère pour réveiller le jeune garçon de cette vision spirituelle, ce mirage qui ne pourrait pas durer.

    Chasse-moi. Trouve moi... Tue le...


    Le palpitant de Gunter devait être telle une bombe ardente et brûlante empli d'une désir fou de tuer et d'assouvir une haine dévoreuse, tant Wendigo jouait et tirait les ficelles de ses émotions à la façon d'un savant marionnettiste.
    Tel était le vrai pouvoir de l'au-delà : les esprits parlent avec les émois et non avec les mots. Dès l’hallali sonné, Wendigo s'estompait de la lumière brumeuse pour de nouveau répendre une flaque de sang humaine à quelques pas, menant de ce fait le jeune Baalkyan vers la profondeur des bois de sévia, vers le Hameau de sa sorcière des terres sauvages.

    En espérant que le sang humain versé n'attire pas les convoitises autours du jeune héros...


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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: Intermintence

    Message par Günter Jaeger le Lun 15 Oct - 17:06

    Le corps qui avait pris l’apparence de caramel fondu émit un son épouvantable qui aurait pu faire frissonner le commun de mortel, mais pas Günter qui se contenta de froncer les sourcils en se demandant s’il y avait quelque chose à comprendre derrière ce bruit d’aspiration comparable à celui de ceux qui se racle la gorge avant de cracher de splendides glaires avec élégance et finesse.

    Pendant qu’il réfléchissait déjà au chemin le plus court et le moins risquer et à la façon la plus appropriée de la transporter jusque là, le corps calciné continuait d’émettre ces sons perturbants avec beaucoup plus d’insistance cette fois. Malgré ses efforts, Günter ne comprenait toujours pas ce qu’elle lui disait. “Mais non ? Mais sons ? Maison ? Mais bon ? Main Coon ? Néon ?“

    Devant l’incompréhension totale de son sauveur, la voix poursuivit avec véhémence. Elle était motivée… Et il fallait bien admettre que Günter ne faisait pas vraiment de son mieux pour tenter de saisir le sens de ses… aspirations ? Kadaj le remarqua bien et émit un jappement accusateur à l’adresse de son nigaud de maître.

    - Je fais de mon mieux. Se défendit Günter en haussant les épaules.

    Au regard que lui lança le coyoflam, Günter comprit bien que son ami à quatre pattes n’était pas dupe. Il soupira en rouspétant :

    - Bon d’accord, je vais faire un effort…


    L’anima secoua vivement la queue de droite à gauche en émettant un jappement de contentement, tandis que le chaperon rouge écoutait l’autre dire qu’elle n’était pas encore morte. Tout ça pour lui dire ça ? Il le voyait bien qu’elle n’était pas encore morte. Bon, il n’avait pas compris la fin de la phrase qui s’était perdue dans une quinte de toux à la sonorité atrocement atroce. Un bruissement dans un buisson fit faire volte-face à Günter qui aperçut une ombre étrange. Le chaperon rouge cru identifiée la silhouette qu’il avait entre-aperçu au moment où il pénétrait dans la bâtisse en flammes pour aller récupérer le corps de la victime repérée par son familier.

    Tout à coup, une envie irrépressible de chasser s’éveilla en lui. Un sourire carnassier se dessina sur son visage tandis qu’il s’apprêtait à suivre l’apparition. Heureusement pour le grand brûlé, Kadaj rappela son maître à la raison en jappant avec assez d’insistance pour attirer son attention sur le corps qu’il l’invitait à prendre dans sa course. Günter ramassa sans délicatesse le corps allongé et suivi les trainées de sang qui semblaient lui indiquer le chemin. Etrangement, le blond sentait son cœur palpiter comme lorsqu’il chassait les infidèles à Dios pour en faire son repas ou simplement pour jouer avec. Cela lui arrivait parfois, ce genre d’envie soudaine, mais pas de cette façon. Il y avait ce jour-ci, quelque chose de différent, d’anormal, sans qu’il ne parvienne à mettre le doigt dessus. Au final, il s’en fichait pas mal. Il suivait son instinct et la petite voix dans sa tête – tout cela étant probablement dicté par la volonté de Dios – jusqu’à arriver à un hameau. La silhouette qu’il parvenait parfois à voir s’effaça du paysage. Günter était frustré sans parvenir à vraiment s’expliquer raisonnablement pourquoi, tout ce dont il était sûr, c’est que sa proie lui avait échappé mais pas sa soif de tuerie. Kadaj glapit et le mordilla doucement, le ramenant ainsi à la réalité. Les pulsions du chasseur s’estompèrent et il recouvra son calme.

    Il s’approcha d’une petite maison et donna un vigoureux coup de pied dans la porte en bois qui se fracassa avant de poser le corps sur une surface probablement plus confortable que n’avait dû l’être le sol de la forêt. Le jeune homme observa l’individu brûlé en se demandant s’il survivrait vraiment et remarqua un objet auquel il n’avait pas fait attention jusque là : un calumet. Il se souvenait avoir déjà vu cet objet peu courant et en observant les yeux azur du corps, la mémoire lui revint.

    - Blue ?

    S’il s’agissait bel et bien de Blue, alors le comportement de Kadaj s’expliquait, de même que cette force étrange qui semblait l’avoir guider jusqu’ici ! Elle était une fidèle de Dios et Günter était désormais persuadé que c’était bien sa divinité qui l’avait inspiré sur les actions qu’il avait accomplis jusqu’ici.

    - Dios, je crois comprendre que vous attendez de moi que je sauve votre fidèle, mais je ne suis pas médecin… Aidez-moi à vous servir au mieux. Pria-t-il avec beaucoup de sérieux en joignant les deux mains parce que hè! on ne déconne pas avec la volonté de Dios.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Intermintence

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 16 Oct - 2:53



    Intermittence


    " Il est l'hiver, la haine, la colère. Le petit frère de la mort et le jumeau de la vengeance, mon amant et plus encore: Wendigowak."

    Parfois, ce sont des têtes qu'il faut défoncer, pas des portes!

    Blue était trimbalée de la droite vers la gauche à la façon d'un gros paquet de pommes de terre, et encore, elle savait bien qu'avec le coucou qui la transportait, un sac de patate aurait été milles fois mieux traité!
    Elle se tenait là, les hanches vulgairement posées sur les épaules du garnement naïf, la poitrine et la tête pentelente de l'autre-coté vers le dos.
    Le cul sous le nez du Baalkyan et sans doute la main posée dessus de façon à ce qu'elle ne glisse pas, quoi que? La Blue aigrie aux rides aussi abondantes que ne l'étaient sa mauvaise humeur grognait en observant le coyoflame suivre doucement son maître.

    la ptite vieille tentait tant bien que mal de rester à sa place, entre deux souffles au coeur, quelques pincements aux lèvres afin d'épargner ses gémissements du à ses brûlures encore récentes et à ses blessures qui s'aggravaient à chacun de ses pas qui étaient disons le franchement, pas faits pour l'aider.

    A un moment elle en fermait ses paupières noircies par la poussière, en tentant vainement de se retenir d'hurler, se mordant la langue en lâchant un grondement franchement rauque: Il pourrait au moins faire attention au sac de patate quoi!
    Gunter se prenait-il pour un Grwark de course? Blue levait ses yeux embrumés vers le coyoflamme, visiblement inquiet de cette course effréné. La ptite vieille n'osait même pas ajouter un quelconque mot, même à sonorité asthmatique tant elle était désespérée.

    Puis Le pompon, fut quand elle reconnut, même de dos, l'entrée de son Hameau gardé par les feux-follets timides et apeurés, non pas par la présence du grand frère, Wendigo, mais par la férocité sans pareil de Gunter.

    Pâle comme une morte de base, elle vira à une décoloration simple et javélisée de tout son corps quand elle entendit le craquement et le son si particulier de la porte s'effondrer sous le coups de pied du jeune Baalkyan.
    Les larmes aux yeux, toutes ses brûlures et ses blessures, son sang qui avait giclé sur le gilet de son confrère ne furent rien à ce moment comparé à l'immense chagrin qu'elle éprouvait à cet instant.
    Si elle avait pu hurler " MA PUTAIN DE PORTE!" elle l'aurait fait; mais ses lèvres interdites étaient aussi closes qu'une culotte cadenassée d'une nonne!

    Cependant son regard dirigé vers le coyoflamme recommençait à ruisseler, le craquage quasi complet était là, en borderline et ni Ursoc ni Dios n'était là pour l'aider.
    Ah, oui il y avait Gunter... Qui jetait son énorme sac de patate sur le sofa le plus proche pour se débarrasser des kilos qui le pesait et tâchait son cache-téton.
    Enfin, elle était dans son hameau, dans sa maison et non pas dans un main coon, quelle drôle d'idée!
    Refermant ses yeux avec délice, se délectant des odeurs connues et habituelles de son domaine, elle se laissait à une petite pause, ses yeux turquoise s'étaient légèrement refermés et ses muscles endoloris et encore bien assez chaud, se décontractaient pour la première fois depuis un mois d'enfermement.

    On l'appela.
    On la jappait?
    Elle levait un sourcil en poussant un soupir tellement fort que ses poumons se décollèrent de sa poitrine poussiéreuse, la faisant encore une fois tousser non pas une quinte, mais un tsunami, un océan que dis-je? Un cyclone de toux sèche, aigüe et longue!
    Le retour diabolique de l'aspirateur Asthmatique !

    Ses yeux turquoises bordés de rouge fusillèrent instantanément le plafond tandis que Gunter s'était mit à prier, les main jointes à la façon d'un plongeur.
    Blue était d'antan réputé pour sa grande patience.
    Mais ça c'était avant mon coco, là y a une blessée et une grande brûlée à s'occuper hein, faut pas pousser mamie dans les orties!

    Levant son aktech depuis le bout de ses doigts crochus et cloqués par la chaleur infernale des flammes, Blue asséna un grand coups de son calumet sur la tête de Gunter et pas avec douceur ni tendresse comparé à ce qu'il avait pu se faire à l'idée de la gentille Blue dans le désert!
    Plissant ses paupières, elle grognait avant de lui mettre cette fois un coups sur le nez.
    " Vasdéjàme servirlethé! J'aiaussi CHASSER, yadujarretamandeet MIELKAKA! danslaréserveausous-sol, prendsenpour KAKAA KAADAAJ.. KA KA KAAAAAAA "

    Elle mit tant bien que mal son bras gauche doté du calumet devant sa bouche, évitant ainsi la poursuite de ses mots dit avec une trop grande rapidité pour être comprise d'un coups.
    On pouvait aisément deviner qu'elle n'avait pas finit sa phrase, mais que l'essentiel était là - et non dans Lactel-.

    Tentant de se redresser tant bien que mal, elle poussa le coussin de son sofa d'un geste négligé en transpirant la bonté et la gentillesse incarnée.
    Lançant un regard noir aussi perçant et dérangeant au possible avec la tronche de teigne aigrit qu'elle tirait, elle ajouta en sifflant comme une vipère:
    " - A BOUFFER! TOI COMPRENDRE? "

    Terminait-elle en lançant un regard perçant, intimidant et franchement pas du tout rassurant au pauvre Gunter.
    Avant de nouveau s'évanouir dans une quinte de toux Asthmatique.
    En même temps, quand on est capturé et torturé un mois, avec pour seule boisson une eau croupie dotée de larves et pour manger, des cadavres de rats et quelques gouttes de sang de son tortionnaire, y avait de quoi péter des cables !


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    Re: Intermintence

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      La date/heure actuelle est Mer 24 Oct - 0:19