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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Mar 18 Sep - 17:02

    Alors, je vous avais dit que j’ai kidnappé le concepteur de mes prothèses et que je l’avais ramené sur Baal. C’est un fait, je l’ai fait et j’en suis très content, il m’a réparé à une vitesse remarquable et une excellente efficacité. Jusqu’à présent, il a été très conciliant et si je lui en suis reconnaissant, j’ai besoin de comprendre… Pourquoi est-il aussi sympa avec moi ?

    J’ai tué sa femme et il est dans une cellule, c’est par peur de mourir ? Plaisir de travailler ? Par pénitence ? Voilà des questions que je me pose depuis un moment déjà, mais je me refuse de le travailler moi-même au corps. Déjà, je ne suis pas doué pour ça, mais en plus, ça risquerait de tout casser entre nous.

    Alors, non pas que je craignes que ce ne soit pas mon ami, mais qu’il refuse ou alors qu’il sabote mes prothèses. Du coup, pour s’assurer de sa loyauté, je me vois contraint à faire appel à quelqu’un de ma connaissance qui saura lui arracher la vérité. J’en connais deux qui sont spécialisés dedans. Vous avez Günter, mais il est un poil sauvage et sanglant dans sa façon de faire. Ou alors, vous pouvez faire appel à Sœur Rebecca.

    Le choix est un peu cornélien, car j’ai réussi à adopter une relation professionnelle apaisée avec le Chaperon rouge, à défaut d’autre chose. Mais ce n’est pas le cas de Rebecca, je sais de source sûre qu’elle voulait me tuer et je ne serai pas surpris si elle essayait à l’avenir. Mais voilà, avec son aktech détecteur de mensonge, c’est la personne idéale. Mais comme on dit, qui ne tente rien n’a rien.

    Un soir, le soleil commençait à se coucher, je me suis rendu au temple de Dios, là où elle est souvent pour l’attendre. Je savais que ça pourrait prendre un moment avant qu’elle ne sorte de sa planque, mais j’étais patient. Appuyé sur un mur, je regardai les prêtres et prêtresses sortirent les uns après les autres. Quand enfin je vis les lunettes et l’air innocent de Rebecca. Sans bouger de mon spot, je l’interpelle :


    - Sœur Rebecca, vous auriez un instant ? Je dois vous parler.


    Je m’approche finalement, vu son air, elle ne doit pas être spécialement ravie de me voir… et je la comprends, il faut dire que je me suis bien fichu d’elle quand elle m’a interrogé et que j’ai eu quelques menaces bien sexiste à son propos. N’allez pas croire que je regrette mon comportement de l’époque, j’étais simplement fidèle à des principes qui me tenaient à cœur à l’époque. Maintenant, j’ai changé et ils ne sont plus les miens. Mais ces actions, je les assume jusqu’au bout.

    Je me plante devant elle, la dominant très largement. Le rapport de force n’est plus du tout en sa faveur maintenant. Elle qui m’avait dominée dans le passé… Je pourrai très bien l’attraper par la gorger et maintenant la découper en deux. Cependant, ce n’est pas le propos :

    - Ça faisait longtemps que je voulais que nous parlions ensemble, vous voulez bien faire quelques pas avec moi ? Nous n’avons jamais eu l’occasion de nous revoir après que vous m’ayez torturé et humilié. Ce que je trouve dommage car nous avons beaucoup à nous raconter. Par exemple, comment va votre ventre ? Il a mis longtemps à guérir ?
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Mer 19 Sep - 17:39

    Fais chier.

    Mais qu’est-ce qu’il fait là ? J’avais réussi à ne pas le croiser pendant quelques mois et voilà qu’il se repointe ici comme une fleur. Je ne savais pas trop quoi faire. Le frapper ? Le torturer encore plus que la dernière fois ?

    Il vient me déranger dans mon lieu de culte. Même si je sais que maintenant, nous sommes dans le même camp, je ne peux m’empêcher de ressentir une douleur au fond de mon ventre, à l’endroit où il m’avait frappé autrefois.

    - Bonjour Maxwell. Allons parler dans un lieu un peu moins fréquenté.

    Je faisais tout pour que ma voix soit le plus stable et la plus froide possible. Mais mon esprit bouillonnait, j’avais envie de frapper chaque centimètre de son corps. En plus de ça, Maxwell ne m’opposait aucune résistance quand je lui ai demandé de me suivre. A croire que c’est une question de vie ou de mort qu’il est venu me poser.

    Je le conduisais tranquillement à l’arrière du temple de Dios, là où très peu d’habitants et de prêtres venaient en promenade. Quand j’étais sûre qu’il ne bougerait plus, je le poussais de toutes mes forces, ce qui a eu pour résultat sa chute. J’armais alors ma jambe et lui décochais un énorme coup de pied dans le ventre, pile à l’endroit de mon ancienne douleur.

    - Merci infiniment de prendre des nouvelles de mon ventre, Maxwell. J’attendrais deux longues années pour faire de même.


    Je croisais mes bras. Une douce première partie de vengeance je trouve. Les bonjours ont donc été faits. Je reculais de quelques pas, pour ne pas le gêner quand il se relèvera. Je n’allais plus le déranger plus que ça avec ma violence. En tout cas, pas aujourd’hui. J’attends de le revoir depuis quelques années. Ça sera gâcher mon plaisir si je faisais ça pendant qu’une seule journée.

    - Maintenant que je me suis un chouïa vengée, je peux entendre des questions. Pourquoi es-tu venu me déranger ? Je ne suis pas sûre que ça ne soit que pour prendre des nouvelles de mon ventre.

    Je ne savais pas franchement ce qu’il me voulait. Il avait quelques compagnons de confiance, ici sur Baal. Alors pourquoi demander de l’aide à la seule personne qui ne voulait pas le voir ? Je serais d’instinct ma croix. Allait-il me mentir alors qu’il connait le pouvoir de mon Aktech ? Non, ça serait suicidaire de sa part, surtout que je ne suis plus la jeune fille fragile d’autrefois. Je sais me défendre et je n’hésiterais pas à utiliser tout mon savoir sur lui.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Mer 19 Sep - 23:06

    Vous en connaissez beaucoup des rases mottes qui vous pousse et qui vous frappe dans le ventre ? Moi j’en connaissais une… Elisa. Maintenant je fais connaissance avec Rebecca et je crois pouvoir confirmer ceci : elle est putain de rancunière. Le geste en lui-même n’était pas douloureux, si elle est experte en torture, je suis expert en résistance à la douleur. C’est le visage neutre que je me relève et que je la toise. Je la trouve vraiment pas gonflé de dire qu’elle veut se venger quand même ! Merde, ce n’est pas elle qui s’est faite torturer et affamé que je sache ! J’ai l’impression de rêver là !

    J’aurais bien envie de prendre quelques minutes pour lui expliquer que moi aussi j’ai des comptes à rendre dans l’histoire. Mais comme j’ai besoin d’elle, je vais me contenter d’une bravade et puis on va enchainer sur ce qui est vraiment important :

    - Va falloir apprendre à cogner un poil plus fort ma sœur. A part être « vexant » votre geste est un peu inutile je dois avouer.


    Un rapide coup d’œil sur son collier, il ne s’allume pas. Je vois à ces doigts crispés qu’elle ne semble pas rassurer à l’idée de me parler. Elle doit bien se demander ce que je lui veux.

    - Vous avez raison sur une point, j’en ai rien à foutre de comment va votre ventre. C’était simplement pour vous rappeler un détail. Vous vouliez vous venger, mais il se trouve que moi aussi je serai en droit de vous le demander. Au cas où vous ne le sauriez pas… J’ai expliqué très largement ma supériorité et ma propre rancœur à Günter Jäger. Estimez-vous heureuse que je n’aie pas cherché à faire de même avec vous.

    Là, je fais référence à la raclée monumentale que j’ai infligée à cet enfoiré devant une arène comble. Bon, j’avoue, j’y suis allé un peu fort. Mais ça a servie de base à des relations légèrement plus apaisés. Pour marquer mon propos, je prends une pierre qui trainait au sol et je la brise au creux de ma main. Histoire de bien marquer également la chance qu’elle a eu à l’époque, si j’avais eu mes bras, elle en serait morte.

    - Je ne l’ai pas fait car j’ai considéré que vous faisiez votre travail, je trouve vache de me reprocher de mettre défendu quand même. J’étais dans mon rôle de prisonnier à ce moment-là. Mais passons, c’est à la pro’ des interrogatoires que je m’adresse là et je requière ses services.

    Je vais faire comme avec Günter et jouer sur la fibre du devoir envers Dios pour la convaincre de m’aider.

    - J’ai capturé un excellent roboticien d’Oazys, un type qui pourrait se montrer très utile dans notre lutte contre la cité du désert. Mais le problème est que j’ai un léger doute sur sa fiabilité, dirons-nous. Je cherche quelqu’un qui pourrait le travailler au corps et s’assurer qu’il n’essayera pas de nous la mettre à l’envers.


    La voix un peu plus douce, je continue ce que j’ai à dire à cette charmante souris à lunettes :

    - J’avais pensé demander à Günter, je sais qu’il aurait accepté. Mais il est un poil plus bourrin et puis, il ne dispose pas de ce super Aktech. Donc, je vais vous le demander clairement : Au nom de Dios, accepteriez-vous d’interroger prisonnier qui pourrait nous apporter beaucoup de choses ?


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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Jeu 20 Sep - 13:39

    Pensais-t-il vraiment qu’il allait m’amadouer avec des belles paroles et en citant ma divinité ? Hmm, oui, je ne cacherai pas qu’il a réussit. Il fallait que j’arrive à ne plus penser à ce qu’il m’a fait. En comparaison à ce que je lui ai fait subir, il est vrai que ce n’est pas grand-chose. Il est maintenant un des nôtre, et je devais l’aider du mieux que je pouvais. Même si je me force au maximum, une infime partie de mon être ne peut l’oublier. Enfin bon, essayons quand même de voir si je peux me rendre utile.

    Instinctivement, je mis ma main sur mon collier. J’ai toujours rêvé de faire quelque chose de grandiose pour mon pays et c’est peut être ce que me demande Maxwell qui pourra m’aider à réaliser cela.

    Je commençais à marcher, afin de mieux réfléchir. Les mains entrelacées sur le haut de ma tête, je faisais fonctionner mes méninges.

    - Donc ce que tu me demande, c’est de faire parler ce roboticien pour voir si ce qu’il nous dit est vrai, n’est-ce pas ? J’ai toujours pensé qu’avec l’Aktech que j’ai, je suis la mieux placée pour faire ce genre d’interrogatoire. Il me faut cependant quelque chose de plus.

    Je me tournais vers lui et m’approchais un peu plus. Ce soudain manque de distance entre nous me rappelait les quelques moments « intimes » que j’avais eu avec lui.

    - Je sais que tu peux demander de faire ce travail à quelqu’un d’autre, mais est-ce qu’il le fera aussi bien que moi ? Je ne suis pas sûre. Je peux s’avoir quand quelqu’un me ment et ça, sans lui poser directement les questions. Je peux pousser quelqu’un à dévoiler ses plus noirs secrets simplement en lui demandant ce qu’il a mangé au petit-déjeuner.

    Je posais ma main droite sur son épaule et tournais autour de lui, jusqu’à arriver dans son dos.

    - Donc ce que je veux, c’est être sûre de la reconnaissance de Dios envers cet interrogatoire. Tu n’es pas autant attaché à notre divinité que moi. C’est la seule personne que j’ai sur cette Terre, et je ferais tout pour ne pas la perdre.

    Je sentais mon visage se durcir. Il est vrai que je n’ai personne avec qui parler le soir, où avec qui sortir. Ça ne m’avait pas posé problème au début. Mais maintenant, plus le temps passe, plus je me sens seule dans ma demeure.

    - Bon, très bien. Je veux bien faire ce que tu me demandes. Il faudra juste que tu m’apprennes tout ce que tu sais sur ce roboticien, même les détails que tu trouves complètement idiots ou hors de propos. Nous pourrions discuter de tout ça chez moi ce soir, si cela te dis de venir.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 20 Sep - 21:46

    Attend… pourquoi je n’ai pas besoin de négocier plus ? C’est toujours aussi simple d’obtenir quelque chose de la part d’un Baalkyan ? Je veux dire, j’ai à peine sorti le nom de Dios qu’elle m’a dit oui ! Alors, je sais que nous devons le servir et que nous avons tous une sensibilité différente à ce niveau-là. Mais quand même… c’est presque trop facile ! Mais allez, on va dire que je suis chanceux, le plus important c’est qu’elle m’aide, la façon dont je l’ai obtenue ne compte pas vraiment.

    Elle me tourne autour, ayant des gestes pour le moins intime, la main sur l’épaule et se comportant comme une sorte de séductrice. Déjà à l’époque elle le faisait, mais maintenant j’étais gêné. Mon cœur et mon corps appartenait à Fury et je crois qu’elle ferait la peau de la sœur si elle la voyait faire ça. Puis elle me tuerait, lentement. Dans mon dos, elle me propose de venir chez elle ce soir… Que faire ? On va seulement parler de robotique ou elle va essayer quelque chose d’autre ? Dans le doute, acceptons, le plus important est sa coopération.

    - Très bien sœur Rebecca, je viendrai vous voir ce soir. Je vais tacher de rassembler tout ce que je sais sur lui pendant ce temps. Merci beaucoup.

    Sur cette dernière politesse, je laisse la jeune femme à ses occupations. Je partis donc m’occuper des miennes, notamment prévenir Fury que je rentrerai tard ce soir. Nous avons une dynamique propre et nous sommes très indépendant l’un de l’autre, cependant, pour une fois qu’elle était en ville. Je préférais la prévenir de mon absence. Un petit mot laissé sur la table et je vais voir mon cher roboticien pour pêcher quelques informations.

    J’en sais déjà beaucoup sur lui, mais on ne sait jamais. La discussion n’était jamais une mauvaise chose. Je reste la quasi-totalité du temps qui me sépare de mon rendez-vous avec lui. Je réussis à glaner quelques confessions et voilà qui est très appréciable. Finalement, quand vint l’heure de retrouver Rebecca, je le laisse à sa solitude et je me rends chez la sœur.

    Celle-ci m’ouvre et me fait rentrer, comme elle me l’avait dit, il n’y avait personne à par son animal de compagnie dans un coin. Toujours très polie, je reste debout en attendant qu’elle m’invite à m’assoir. Je profite de la situation pour gagner du temps et lui brosser un portrait général de gars. On a le temps, mais autant poser les bases tout de suite :

    - Merci de me recevoir. Je vais vous peintre un peu le personnage ensuite, on cherchera plus en profondeur. La personne en question est un homme de 48 ans, Aaron Louis, il est le concepteur des prothèses en acier titan du programme Pathfinder, dont j’ai bénéficié. Il n’a pas d’enfant, sa femme est morte des mains de Fury lors de sa capture et depuis je crois qu’il veut la tuer. Mais voilà, ce que je trouve étrange c’est qu’en dépit de ça, il met énormement de bonne volonté à travailler pour moi et il a même participé à des travaux pour le bénéfice de Günter.

    Que rajouter de plus ? J’en ai des choses à dire, mais je ne sais pas trop ce qui serait pertinent à dire à la questionneuse. Que voulait-elle savoir ?
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Jeu 11 Oct - 15:39

    Faire entrer une personne comme Maxwell Anderson dans ma maison m’hérisse le poil. Mais il faut bien enterrer la hache de guerre, un jour où l’autre. C’est pour cela que je le conduis jusqu’à chez moi. Ma demeure n’est pas forcément loin du temple, c’est même une des plus proche. J’ai fait exprès de demander celle-là, car la proximité avec Dios est importante pour moi. Elle ne sort pas du lot : la même devanture, la même couleur de façade, le même toit et les mêmes fenêtres. Je m’en contre fiche pas mal de l’extérieure des maisons. C’est comme avec nous-même : je préfère avoir un extérieur pareille mais une personnalité vraiment originale et particulière.

    - Ma maison n’est pas particulièrement bien rangée, je te préviens. Je ne pensais pas que j’allais ramener pour la première fois quelqu’un chez moi aujourd’hui. (Je fis pénétrer la clé dans la serrure) Bien sûr, je ne veux entendre aucun bruit qui peut ressembler à un rire sortir de ta bouche, ou je peux te jurer que ce qui s’est passé entre nous va recommencer.

    A peine ais-je ouvert la porte que Mochan me saute dessus, comme à son habitude. Mais dès qu’elle vit Maxwell, elle se mit en boule et fila dans ma chambre. La maison suit le schéma suivant : l’entrée donne dans un salon assez spacieux, avec une cuisine ouverte au fond. Sur le côté gauche, on peut apercevoir un couloir, qui donne, dans l’ordre, sur les toilettes, la salle de bain et ma chambre. Tout au bout de ce couloir, une porte fermée à clés. Elle donne sur la cave, l’endroit où je m’exerce à mes heures perdues à la pratique de mon travail.
    Ma maison possède également un escalier, au milieu du salon, qui donne sur un espace de vie qui fait toute la longueur du rez-de-chaussée. Je l’ai aménagé en une grande bibliothèque, où livres sur les suicides cohabitent avec les livres sur la joie de vivre. Toute la maison est dans un style très bois, c’est-à-dire que la majorité de mes meubles sont en bois, comme les murs, le sol et le plafond.

    Je demandais à Maxwell de bien vouloir enlever ses chaussures. C’est peut-être quelqu’un avec qui je pourrais bien m’entendre à l’avenir, mais ce n’est pas une raison pour salir ma demeure. Je l’emmenai directement à l’étage supérieur et lui proposais une tasse de thé ainsi que des gâteaux pendant qu’il me contait son problème.

    - Je comprends ce que tu me demande, finis-je par dire en avalant ma bouché de cookie, et je vois bien pourquoi tu me l’as demandé à moi. Je suis la mieux placé pour révéler les secrets. Mais vu ce que tu es en train de me dire, il va être compliqué de le faire parler.

    Je m’amusais avec ma croix, qui pendait mollement autour de mon cou. Je savais que je pouvais faire parler ce scientifique, j’avais la méthode depuis qu’il m’en a brièvement parlé au temple. Mais c’est quelque chose que je fais rarement, car je connais les répercussions qu’il en coute.

    - J’ai bien un moyen de le faire parler contre son grès. Et tu le connais aussi, puisque je l’ai utilisé sur toi, autrefois. Mais sache que ce n’est plus pareil qu’avant. Je ne saurais te l’expliquer pourquoi, mais utiliser mon Aktech pour vous faire révéler vos secrets de force consomme de plus en plus de ma vie. Si tu veux que je sois plus précise, si je l’utilise sur ton homme, selon le nombre de secret que tu me demande de lui faire dire, il se peut que je sois gravement malade, voire pire.

    Je pris ma tasse de thé ente ma bouche et bu le délicat liquide chaud. Je le sentais descendre progressivement dans ma gorge, sa chaleur se diffusant partout dans mon corps.

    - La dernière fois que je l’ai utilisé, je suis restée dans le coma pendant une semaine. C’est à partir de là que je me suis dit que je ne l’utiliserai plus. Et encore, je ne l’ai fait que pour un seul secret. Toi, tu demandes presque à ce que sa vie entière soit révéler.

    Je me levais et viens me placer près de la fenêtre, où j’avais installé une pile de livres et des chocolats d’un grand pâtissier Baalkyan. La nuit était tombait depuis longtemps, on ne pouvait voir que les différentes lumières qui sortaient des maisons voisines. Je savais que Maxwell allait repartir bredouille. Je ne pouvais pas accepter de mettre ma vie en jeu juste pour lui rendre service. Mais au fond de moi, je sentais quelque chose qui bouillonnait. Si, je devais le faire. Je devais le faire pour Dios. Mais faut-il faire des choses pour nos croyances au péril de notre vie ? Voilà un nouveau dilemme : allais-je faire une croix sur ma vie ou sur Dios ?

    Après quelques minutes de lourd silence, je reviens me rassoir en face de Maxwell. Mochan avait décidé d’arrêter de faire la tête, je vis sa petite tête dépasser de l’encadrement de la porte.

    - Très bien lieutenant, j’accepte de mettre ma vie en jeu. Pour Dios. Fais-moi une liste de tout ce que je dois faire dire à ce scientifique et je le ferais. Mais à une seule condition : que si je suis gravement malade au point que je ne puisse plus bouger, ou voir pire, que tu viennes prendre Mochan (mon spectre réagit à la prononciation de son nom, et viens se frotter sur ma jambe dans un ronronnement enivrant). Elle n’est pas si méchante que ça, elle met juste longtemps à donner sa confiance. (Je regardais Maxwell dans les yeux). Donc nous sommes bien d’accord ? Au cas où cela se passe mal pour moi, je veux que tu prennes Mochan et que tu t’en occupe comme tu le ferais avec ton propre familier.


    Voilà que je remettais la vie de mon familier, de la chose qui m’est le plus précieux, entre les mains de Maxwell Anderson, un être que j’ai torturé, et qui me l’a bien fait payer depuis. Qui aurait cru que ça aller se passer comme ça ? La vie vous réserve beaucoup de rebondissement, n’est-ce pas ?

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    Re: Un besoin de vérité [ Rebecca et Max]

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