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    InvitéInvité

    Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Mer 25 Juil - 1:36

    Azel Perivsky



    Azel se traînait sur le sol de la forêt depuis une bonne heure à présent. Il ne faisait pas attention aux aiguilles, aux branches ou aux cailloux qui venaient blesser ses paumes et ses genoux, se loger dans sa peau pour certaines il continuait de progresser comme il pouvait avec une lenteur certaine malgré son empressement à regagner la maison de Lucie. A intervalle régulier l'enfant se laissait tomber, prit de douleurs qui lui vrillaient le crâne sans qu'il ne parvienne ne serait-ce qu'à s'apaiser un tout petit alors qu'il se saisissait de sa boite cranienne à deux mains. Dans ces moments là il hurlait à s'en arracher la gorge, jusqu'à ce qu'il n'ait même plus de voix pour le faire.

    Au début il lui avait pourtant semblé amusant de goûter à toutes ces herbes et plantes que cette fille qui maîtrisait trop bien les codes canins pour qu'il ne lui fasse pas immédiatement confiance lui avait proposé. Bien sur, la séance dégustation n'avait pas été qu'amusante. Il avait distingué des choses qui n'avaient sembler n'exister que dans sa tête. Certaines étaient amusantes et d'autres... Autrement plus menaçantes. Il avait rapidement oubliés ces rêves éveillés alors que l'autre lui avait tendues encore plus de plantes. L'une avait un excellent gout bien qu'elle n'eut provoqué aucun effet. Une autre plus amère avait sembler soulager la fatigue de son corps malmené par ses nombreuses courses au travers de la forêt, il y en avait eut plusieurs autres encore avant qu'il ne décide finalement d'abandonner l'autre fille, se devant de rentrer avant que la rousse ne jette son ranger préféré à ses trousses une fois de plus.

    C'était sur le chemin du retour que les premières douleurs étaient apparues. Au début ça semblait être un bête mal de tête comme il avait pu expérimenté de nombreuses fois, notamment dans le désert quand le soleil tapait durement. Il s'était frottées les tempes puis s'était remit en route. Par moment il lui semblait que sa vision périphérique s'obscurcissait. Dans ces moment là il plissait les yeux, assez vainement, essayait de faire revenir les choses à la normales mais ça ne marchait pas vraiment très bien.

    Il avait ignorés tous ces symptômes, bien trop insouciant pour s'inquiéter davantage de ce qu'il pensait être des douleurs ordinaires. Quand à mi chemin il s'était sentit faiblir il s'était autrement plus inquiété. Ses jambes ne semblaient plus trop vouloir le porter, il ne cessait de vaciller jusqu'à ce qu'il tombe, le nez en avant. Il s'était douloureusement rattrapé sur ses mains tendues, avait grogné en s'écorchant les genoux puis avait sérieusement paniqué en ne sachant pas se relever. Il s'était aussitôt mit à progresser à quatre pattes, comprenant qu'il se passait quelque chose d'anormal et qu'il devait rapidement trouver quelqu'un : Lucie, Morgane... Dans le cas présent même Tarkan ou Galcyan ferait l'affaire. Progresser à quatre pattes n'était pas facile mais ce n'était rien à côté de la progression de la douleur.

    Malgré ce qu'il vivait, l'enfant avait réussi à rejoindre le chemin qui devait le mener en direction de chez Lucie. Le petit sentit un regain d'espoir malgré qu'il soit de plus en plus mal. Il essaya de se relever mais vacilla encore et s'effondra une fois de plus à même le sol. Il n'en pouvait plus et était à deux doigt d'abandonner. Sans s'attarder sur cette sombre pensée il se remit en route.

    Il aurait presque pu distinguer le toit des habitations vers lesquelles il se rendait quand sa vision devint flou. Agacé par ce nouveau symptôme il secoua la tête ce qui ne fit qu'empirer la douleur. Il se frotta les yeux. C'était un peu mieux et alors il se remit en route. Il avait fait quelques mètres supplémentaires quand ... Plus rien. Il se figea, aussi déboussolé que terrorisé par cette nuit soudaine. C'était trop pour lui. Il s'effondra à même le sol et se mit à pousser un gémissement de terreur.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
    Humaine pauvre

    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Mer 25 Juil - 13:26

    Comme à chaque fois qu’Azel s’ennui, il disparait dans la forêt et part explorer un peu n’importe où. Lucie commençait à en avoir assez de se lancer à sa poursuite tout le temps, aussi, quand elle vérifia sa position, et constata qu’il n’était pas si loin que ça, elle ne fit rien. Galcyan lui avait définit des zones où il pouvait aller sans trop de risques, évitant ainsi des chasses à l’homme inutiles. Azel ne risquait rien dans cette zone de la forêt, alors plutôt que de partir à sa recherche, elle en profita pour travailler un peu et passer du temps avec le Ranger.

    De temps en temps, évidemment, elle vérifiait la position du petit. Elle pensa ajouter plusieurs options pour faciliter sa surveillance en plus du GPS, un détecteur de rythme cardiaque et peut-être y intégrer un système de RA. Ce genre de chose se piratant facilement ce serait tellement plus simple pour surveiller ce qu’il fait et savoir s’il est en danger.

    Vers la fin de la journée, le point d’Azel revint vers eux, sauf qu’il avançait à une lenteur étrange, de plus en plus lentement et avec une trajectoire erratique. Ce qui commença à inquiéter Lucie, très largement… Surtout quand il s’arrêta encore une fois. N’y tenant plus, la Rousse se lança à sa rencontre et en fait, elle l’entendit bien avant de le voir. Elle ne trouva en boule sur le sol à gémir et crier de peur…

    Son sang ne fit qu’un tour, elle s’appela avec cette sensation opprésante dans la poitrine :

    - Azel ! Azel !

    Le petit réagit mais quand il regarda vers elle, ses yeux ne semblèrent pas la voir. Il avait les yeux fixes, droit devant lui. Lucie s’approcha encore sans obtenir de réaction de sa part, sauf quand elle le saisit là il sursauta :

    - Azel, je suis là, je suis là… Dis-moi ce qu’il s’est passer ! Tu as mal ? Tu te sens comment ?

    Bon, ce n’était pas le genre de questions auxquelles un enfant en état de choc pouvait répondre, elle le prit dans ses bras et l’amena aussi vite que possible à Galcyan, il devait connaitre quelqu’un qui pourrait les aider ! On aurait dit qu’Azel avait été empoisonné, comme s’il avait mangé des plantes ou des champignons. Ce serait bien son genre ! Lucie était très inquiète, elle tenait à cet enfant et elle ne voulait sous aucun prétexte lui voir arriver du ma ! Au-delà même de la menace de Morgane.
    Elle trouva rapidement le garde et lui expliqua la situation :

    - Je crois qu’il est aveugle, il gémit et ne bougeait presque pas quand je l’ai récupéré. On dirait qu’il a mal à la tête aussi. Tu sais ce qu’il peut avoir ?

    Le Sévian examina rapidement l’enfant, prit son pouls et regarda au fond de ses yeux. Son visage était lourd et fermé. Calmement il dit :

    - On doit l’emmener d’urgence au centre de soin, il a consommé de l’herbe de nuit… On s’en sert pour achever les animaux… Par Shinrin. J’espère qu’il n’est pas trop tard !


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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Mer 25 Juil - 15:49

    Azel Perivsky



    Le petit tenta de se redresser un peu alors qu'il entendait son nom. Trop faible il retomba, bien qu'il réussissait plus ou moins à garder la tête levée en direction de la voix qu'il reconnut immédiatement comme étant celle de Lucie. Le gémissement de peur avait laissé place à quelque chose de plus pitoyable encore, un son qu'il n'avait encore jamais utilisé à l'attention des adultes qui s'occupaient à présent de lui. Le son de celui qui comprend que sa vie est en danger.

    L'enfant sursauta  au contact de la rousse. L'odeur familière de la jeune femme l'empêcha de la mordre pour se libérer, ses réactions étant amplifiées par la douleur. Il se cramponna de toutes ses forces à Lucie alors que sa tête douloureuse retombait contre le corps de la jeune femme. Entendit-il seulement les questions qui lui avaient été posées ? Il n'y répondit pas dans tous les cas et continua de s'accrocher à l'autre, ses ongles laissant des sillons rougeâtre dans la peau de la rouquine sans qu'il ne s'en rende compte.

    L'enfant eut vaguement conscience qu'ils se déplaçaient. Au fur et à mesure que le temps passait il sembla également se calmer mais c'était plus dû à la faiblesse qu'à une amélioration de son état. A présent il ne parvenait plus à tenir sa tête, de même que ses muscles semblaient dépourvus de tout tonus. Il ne sembla même pas s'apercevoir qu'ils étaient à présent arrivés auprès de Galcyan et que celui-ci l'examinait. Bien que toujours conscient il restait sans réaction, ne se doutant ni de son état ni de ce qui l'attendait, il essaya simplement de se blottir davantage contre Lucie mais ne parvint qu'à écraser son visage dans le creux de son épaule alors qu'ils se déplaçaient à nouveau de ce qu'il pouvait encore légèrement sentir.

    Presque inconscient à son arrivé au centre de soin, il eut un regain d'énergie alors qu'il sentait des mains étrangères le manipuler. Il ne parvenait plus très bien à identifier les personnes autour de lui, les odeurs commençant à lui devenir imperceptibles aussi quand il tenta de mordre, il fut incapable de savoir s'il avait bien mordu quelqu'un d’étranger ou si ses dents s'étaient enfoncées dans la peau de Lucie. Il se débattit autant qu'il pouvait avant qu'une douleur plus forte que les autres ne lui arrache un cri. Il se raidit avant de se mettre à convulser et de perdre conscience.
    ****

    Quand l'enfant rouvrit les yeux, le monde autour de lui était sombre. Sombre mais visible, il ouvrit toutes grandes les paupières, essayant de mieux distinguer ce qui se trouvait autour de lui alors que les derniers événements lui revenaient à l'esprit. Son coeur se mit à battre plus fort alors qu'il se rappelait de la douleur qui l'avait presque paralysé. L'enfant ignorait que plusieurs jours étaient passés et que grâce aux soins intensifs dont il avait bénéficié, ses jours n'étaient plus en dangers. Pour autant il n'était pas entièrement remit. Un léger mal de tête continuait à persister mais une broutille à côté de ce qu'il avait vécu auparavant, les sons lui parvenaient encore un peu de manière étouffée et il ne parvenait pas encore à distinguer ce qui l'entourait mais son corps répondait à ses sollicitations, quelque peu mollement cependant. Alors qu'il essayait de quitter le lit sur lequel il était allongé, un tiraillement douloureux ramena son attention sur son bras. Il tâtonna pour sentir sous ses doigt un fin tuyau qui semblait s'enfoncer sous sa peau. Inquiet, il l'arracha.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Mer 25 Juil - 16:09

    Les soigneurs du centre médicale prirent immédiatement soin d’Azel, ils lui arrachèrent presque des mains pour le manipuler et lui administrer des soins. Même à moitié inconscient, il mordait et tenter de se débattre et rien ne pouvait visiblement le calmer. Heureusement, les soigneurs étaient professionnels et ils résussirent à s’en tirer sans trop de mal, juste une ou deux traces sur la peau et des griffures. Lucie regardait cela en se retenant de pleurer, heureusement Galcyan était là pour la soutenir. Il la réconforta, lui expliquant que c’était juste, mais qu’il avait de bonnes chances.

    De bonnes chances… ça voulait dire qu’il avait aussi des chances de mourir et ça, Lucie ne se le pardonnerait pas, elle avait accepté sa garde, elle devait l’assumer. Passer la fièvre de la prise en charge, Lucie se résolu à attendre qu’Azel aille mieux. Il était tombé dans une sorte de coma profond, rien ne pourrait le réveiller avant que son corps n’élimine toutes les toxines ou alors qu’il meurt. Il resta inconscient trois jours, trois jours entiers. Lucie ne le quitta quasiment pas, jamais plus de quelques minutes pour manger et encore…

    Heureusement, Galcyan venait s’occuper d’Azel avec lui, c’était vraiment un homme compatissant… rien ne l’obligeait à faire ce qu’il faisait, mais il restait avec eux. Comme s’il avait quelques chose à se prouver… Il ne manqua pas de discuter avec elle d’Azel et de ce qu’il pensait de lui :

    - Tu n’es peut-être pas sa mère biologique et lui, il n’est peut-être qu’un animal sauvage. Mais ce que vous avez, ça semble très fort. J’ai déjà vu ça, un jour un canidé a adopté un petit furet et ils ont vécus ensemble pendant des années. J’ai pensé un peu à vous en le voyant. Sauf que c’est toi le furet et lui le canidé. Il est sauvage, il ne m’aime pas, mais j’ai de l’affection pour lui. On voit qu’il a eu du mal dans sa vie et ça… ça me touche.

    Le reste du temps, ils restaient en silence dans la chambre, attendant que le temps passe. Il n’y avait guère que des gémissements d’Azel pour troubler de temps à autre le calme sinistre qui s’était installé. Plus les jours avançaient, plus Lucie avait peur qu’il ne se réveille pas. Un matin, très tôt, la rousse dormait à moitié, elle perçu du mouvement dans le lit. Azel commençait à émerger doucement, il ne l’avait pas vu car il chercha à quitter son lit et arracha sa perfusion.
    Immédiatement, elle se leva, envoya un coup de pied à Galcyan, qui dormait franchement, et se précipita pour prendre Azel dans ses bras :

    - Par Kin, tu es enfin réveillé ! Par Kin, merci ! Merci ! Tu es vivant !


    Le soulagement de le savoir en vie n’avait pas d’équivalent, jamais elle n’avait ressenti ça avant. C’était tout nouveau pour elle… Le ranger partit chercher un médecin pendant que celui qui appelait Lucie, maman, se réveillait et prenait conscience de son environnement.

    - Tu m’as fait tellement peur, je suis désolé de pas être venu te chercher plus tôt.

    Elle fondit en larmes, serrant toujours Azel dans ses bras. Dans son dos, elle entendit des médecins arriver, ils semblaient eux aussi soulagés.

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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Mer 25 Juil - 16:52

    Azel Perivsky



    Azel eut un sursaut en sentant une paire de bras venir l'entourer tandis qu'une silhouette le serrait fort contre elle. Il se figea et resta immobile, ayant peine à analyser qui se trouvait à ses côtés. Ami ou ennemi ? Il avait très peur même si pour l'instant il ne réagissait pas vraiment. Cette voix... Le gamin se détendit instantanément en reconnaissant Lucie il enfonça son visage contre la rousse en se détendant complètement, soulagé de sentir sa présence à ses côtés.  Le gamin n'avait pas les mots pour décrire à quel point sa présence l'apaisait, il resta immobile un long instant n'écoutant pas vraiment ce qu'elle lui disait. Elle s'excusait et il ne comprenait pas très bien pourquoi et s'en moquait. Il se laissait tout de même bercer par ses mots, encore trop faible pour avoir envie de bouger.

    Le petit étira son corps encore fatigué pour venir se blottir dans le creux de ses bras. Il n'avait aucune idée de ce par quoi il était passé, la douleur ressentie n'ayant été que la partie visible de l'horreur qu'il avait vécu. Il se figurait qu'à présent tout était fini, il allait retourner chez lui et sans doute allait-il y réfléchir à deux fois avant de se faufiler à nouveau en douce dans la forêt. L'enfant qu'il était n'avait jamais imaginé que le fait d'être amical avec autrui puisse lui nuire. Bien sur il avait déjà été chassé par certaines personnes, on lui avait même déjà jeté des pierres ou menacer de le frapper à coup de bâton mais cette fille... Elle avait joué avec lui, lui avait offert de goûter aux plantes qui les entouraient comme s'il s'agissait d'un jeu qu'il ne pourrait qu'apprécier. Sur le coup il avait effectivement aimée l'idée mais à présent la leçon était apprise, un peu trop durement d'ailleurs.

    L'enfant sursauta en entendant plusieurs personnes qui entraient dans la pièce où il se trouvait. Il se redressa et écarquilla les yeux en essayant de distinguer d'où ça pouvait venir. Il ne distinguait que les mouvements de ceux qui l'entourait et ça l'effrayait sans doute encore plus que le fait qu'il y ait des inconnus. Il tâtonna jusqu'à ce que sa main trouve la manche de Lucie et il se cramponna à elle. Ses traits habituellement dépourvus d'expression étaient déformés par la peur. Il gémit en essayant de reculer et manqua tomber du lit.

    Bien sur l'euphorie générale ou le manque d'empathie d'autrui empêcha l'un des médecins de prendre en compte l'état du gosse avant d'approcher sa grosse paluche pour s'enquérir de son état. Distinguant cette forme sombre qui approchait il poussa un grognement qui n'avait rien à voir avec ceux qu'il pouvait réserver à ceux qui l'importunait il n'y à pas si longtemps que ça et il mordit de toutes ses forces la main du docteur. Il lâcha très vite et toujours terrorisé se jeta sur Lucie, se cramponnant à elle comme si sa vie en dépendait.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Mer 25 Juil - 17:36

    Les médecins avaient oubliés un détail au sujet d’Azel, il était déjà à moitié sauvage à la base et ce qui venait de lui arriver n’allait certainement pas aider à le calmer. L’un d’eux eut le malheur de le toucher. Immédiatement, le gamin lui mordit la main et arracha un morceau de chair, c’est dire à quel point il était énervé. Puis il sauta du lit directement dans les bras de Lucie pour s’agripper à elle et se cacher au creux de son cou. La rousse le sera contre elle et tenta de le calmer.

    - Doucement Azel, doucement. Désolé, il est sauvage, il a grandi seul pendant longtemps. Peut-être que si un seul médecin restait ? Il a besoin d’un milieu de confiance. Peut-être, laissez-moi le manipuler si vous voulez bien.

    Le médecin à la main en sang jura mais concéda ça à Lucie, aussi, il entreprit de la guider pour qu’elle prenne le pouls d’Azel et ses autres constantes. D’après le médecin, elles étaient bonnes pour quelqu’un revenant d’aussi loin. Alors il proposa qu’il retourne dans le lit et qu’on lui apporte de la nourriture. Au moins une bonne nouvelle… la pièce fut bientôt vide, il ne resta plus que Galcyan, égale à lui-même dans un coin de la salle. Lucie, elle était assisse sur un coin du lit et elle caressait le pauvre enfant comme si c’était la première fois qu’elle voyait un visage aussi mignon.

    Une infirmière apporta un plateau de nourriture pour que l’enfant puisse manger, sa mère adoptive le regardait et elle réalisa qu’elle mourrait aussi de faim. Elle lui vola quelques morceaux de viandes et les mangea avec appétit. Elle aurait bien pris une photo de la scène tant elle trouvait touchant qu’Azel mange comme ça avec elle et qu’il se blottisse contre sa poitrine. De son coin, Galcyan lui dit :
    - Il faudrait lui demander ce qu’il s’est passé. Maintenant que j’y pense, l’herbe de nuit, on ne peut pas la manger comme ça, sans rien, elle est tellement amère qu’on la recrache tout de suite. Pour moi, ce n'est pas spontanément spontanément l'herbe.

    - Tu penses qu’on l’aurait empoisonné ? Mais qui voudrait faire ça à un enfant !

    - Peut-être que c’est une erreur de manipulation ou quelqu’un qui ne savait pas ce que l’herbe faisait. Il y a beaucoup d’étrangers dans nos forêts. Des fois on croise même des rousses.

    Lucie eut un petit sourire et elle se penchant sur Azel, l’embrassant sur le front et frottant la tête contre la sienne. L’un des meilleurs moyen de communiquer avec lui puis elle lui posa doucement la question, espérant qu’il aurait pour une fois les mots :

    - Azel, tu as eu quoi ?

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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Jeu 26 Juil - 0:30

    Azel Perivsky



    Le visage enfouit contre le rousse, le gamin grognait à l'intention de celui qu'il avait mordu au cas ou il lui prenne l'envie de retenter la chose. Les paroles réconfortantes de Lucie n'avait pas beaucoup d'effets sur son humeur, il n'avait aucune envie de se laisser approcher par quelqu'un qu'il ne connaissait même pas, aussi la proposition de Lucie de s'occuper de lui elle même était encore la meilleure solution pour eux tous. Si l'enfant était un peu tendu, il faisait une confiance absolue à l'autre et n'eut même pas la moindre réaction d'agressivité à son égard, bien qu'il ne sembla que peu apprécier ce qui pour lui était tout un tas de manipulations inutiles. Son corps était encore épuisé et il avait davantage envie de se reposer qu'autre chose.

    Sans doute dans une autre vie aurait-il été plus que ravi de l'annonce d'un futur repas mais cette fois... Ca l'angoissait. Le gamin se blottit contre l'oreiller, gardant toujours une main accrochée aux vêtements de la rousse au cas où elle ne décide de le laisser tout seul ici surement. Il ignorait Galcyan dont il avait semblé reconnaître la silhouette mais ne semblait pas agacé par sa présence ni avoir peur de lui.

    Un plateau repas fut bientôt placé devant lui. Le gamin resta immobile à le regarder, écarquillant toujours les yeux bien que sa vision sembla vouloir revenir à la normale. Il lui semblait bien commencer à distinguer les couleurs. Alors que Lucie se servait sur le plateau, il avança une main qui tâtonna avant de se saisir d'un morceau de viande qu'il porta à sa bouche. Il mâchonna longuement, vautré contre sa mère d'adoption sans se décider à avaler. Il se rappelait encore de ce qu'il avait avalé pour la dernière fois et des conséquences que ça avait eut, aussi faute de pouvoir recracher il continua à mâcher des minutes durant. Au bout d'un moment il dû cependant se décider à avaler mais il ne fit aucun geste pour reprendre à manger, préférant mâchonner ses propres doigts ou encore le coin de son oreiller pour canaliser son stress.

    Anormalement attentif à son environnement, il avait bues les paroles de Galcyan, bien sur la seule mention d'une herbe quelconque avait réveillé le souvenir des événements qui l'avaient conduit à cet état. Même lui avait fait le parallèle avec les tests de la fille loup et ce qui lui était arrivé. Le petit se crispa à ce souvenir, il n'avait pas envie de se replonger dans les souvenirs. Il tenta d'enfouir son visage dans l'oreiller mais bien trop tard. Lucie lui en demandait plus. Il resta un petit moment silencieux avant de répondre :

    -Fille...


    Il grimaça, bien sur Lucie voulait en savoir plus. Il se mit à geindre avant de continuer :

    -Voulait connaître... Herbe...


    C'était décousu mais l'essentiel était compréhensible. Il refusa d'en ajouter plus et dissimula sa figure contre la rousse, laissant les adultes débattre entre eux. Une fois que le silence sembla revenu il émergea de sa cachette pour tirer le bras de Lucie.

    -Rentrer...

    Réclama-t-il
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    Lucie FieldHumaine pauvre
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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Jeu 26 Juil - 0:57

    Azel ne semblait pas vraiment vouloir manger, Lucie le remarqua mais ne fit aucun commentaire, elle comprenait bien qu’il se sente mal à ce sujet. Elle lui ferait elle-même la cuisine pour le convaincre de s’alimenter. Elle se contenta alors de le serrer très fort dans ses bras et d’attendre que ça passe. Il se crispa quand Lucie lui posa des questions sur ce qui lui était arrivé, mais il fit l’effort d’aligner quelques mots. Ce qui donna raison à Galcyan, mais nulle mine réjouis sur le visage du rangers. Il était passablement énervé et Lucie le comprenait.

    Qu’une adulte utilise un enfant comme cobaye pour des expériences était une honte, un crime qu’il ne fallait pas laisser passer. Une colère sourde bouillait dans le ventre de la rousse, elle brûlait d’envie de battre le rappel des dragons bleus et de se lancer à la recherche de cette immonde garce ! Mais il y avait des priorités à avoir et œuvrer pour la remise en bonne santé du petit glueur. Il lui demanda de sa voix geignarde s’ils pouvaient rentrer. Oui, ils allaient rentrer et il pourrait se reposer dans un endroit sécurisé.
    Galcyan assura les formalités avec les médecins pour qu’ils puissent repartir, Lucie le porta tout du long alors qu’il gardait la tête rivé contre son cou.

    Elle sentait son souffle chaud et rapide, il était terrifié. Peu importe ce que cette herbe lui avait fait subir, il en resterait marqué certainement à vie. Une fois à la maison, elle le déposa dans le lit et le borda pour qu’il s’endorme, le pauvre semblait épuisé. Elle resta avec lui jusqu’à ce que sa respiration devienne enfin régulière et que les traits de son visage s’apaisent enfin. Elle sortit de la chambre en catimini pour parler avec Galcyan.

    - Sans description je ne peux pas lancer de recherche, il doit y avoir des centaines de personnes qui récoltent des plantes dans la forêt. Bon, là on chercherait une fille avec certainement des herbes de nuit sur elle. Mais il faudrait qu’Azel nous donne un détail physique à utiliser. La couleur de ses yeux par exemple, ou si elle a une cicatrice ? Tu crois pouvoir lui demander ça Lucie ?

    Le ranger ne se posait même pas la question de savoir s’il devait ou non partir à la recherche de la fille, ça semblait tellement naturel pour lui que Lucie fondit devant lui. Elle qui avait longtemps été si égoïste, elle se demandait encore comment un homme aussi généreux pouvait exister. C’est en pensant ça qu’elle se blottit contre lui et s’endormi aussitôt pour la première fois depuis trois longues journées.

    A son réveil, elle alla voir comment se portait Azel, contre toute attente, il était aussi levé et elle le traina à la cuisine pour lui préparer à manger, elle lui fit ce qu’il voulait, tant qu’il mangeait. C’était le plus important à ces yeux. Vers le milieu de la matinée, Lucie prit son courage à deux mains et présenta une palette de couleurs à Azel. Elle montra ses yeux et dit :

    - Lucie, yeux bleus. Azel yeux vert. Galcyan yeux rouge.

    A chaque fois qu’elle parlait d’une couleur, elle montrait sa correspondance sur la palette :

    - Fille, yeux ?

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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Jeu 26 Juil - 12:37

    Azel Perivsky



    Après avoir réclamé à rentrer, Azel resta collé à Lucie jusqu'à ce qu'ils soient rentrés, ne se sentant guère concerné par les formalités nécessaire à sa sortie, du moins tant que celle-ci était accepté, auquel cas il aurait sans doute manifesté son avis de façon plus évidente.

    A l'extérieur le gamin se sentit un peu plus inquiet qu'il ne l'avait montré dans sa chambre. Bien sur, il n'avait pas été la victime d'une attaque directe et il ne s'attendait donc pas à voir les gens qu'ils croisaient lui sauter dessus pour lui faire du mal, n'empêche qu'il ne pouvait s'empêcher de les considérer d'un sale oeil, finalement, il se réfugia contre la rousse qui le portait et ne délogea pas son visage de son cou avant qu'ils ne soient rentrés. L'enfant poussa un soupir soulagé dès qu'il se retrouva entre les murs familiers et sécuritaires, lui qui était ivre de liberté se contemplait dans l'enfermement. Un comble. Il ne fit aucune histoire pour s'allonger alors que Lucie le portait à la chambre. Il n'avait jamais été vraiment réfractaire à aller dormir et aujourd'hui c'était d'autant pire qu'il était épuisé. Il s'allongea et avant même d'y songer il s'endormit.

    La nuit de l'enfant fut relativement calme. Bien sur il cauchemarda quelque peu et s'agita beaucoup mais pas assez pour qu'il se réveille avant que le jour ce soit levé. Il resta étendu sur le lit à fixer le plafond, n'ayant nulle envie de crapahuter partout aujourd'hui, il se complaisait assez à rester dans le lit mais quand Lucie vint le voir, il n'eut pas vraiment le choix que de la suivre pour aller manger. Toujours l'appétit coupé il se fit largement prier pour accepter d'avaler un semblant de repas. Il grignota vaguement quelques céréales qu'il garda un temps fou en bouche au cas ou et refusa net de goûter ce qui pouvait ressembler de prêt où de loin à ce qui l'avait plongé dans cet état. Une fois libéré de la corvée du repas il alla s'installer dans un coin, s'amusant à mettre en pièce une boite en carton qu'il avait dérobée dans la cuisine, il éparpilla ensuite les morceaux un peu partout, ça ne valait pas une sortie dans la forêt mais ça l'occupait plutôt bien. Ce n'est que plus tard que Lucie le rejoignit. L'enfant lui adressa un sourire joyeux en la voyant avant de prendre une moue intriguée face au nouveau jeu qu'elle lui proposait. Il mit la tête sur le côté ne comprenant pas ce qu'elle voulait tout de suite, en plus il n'avait pas envie de repenser à la fille, genre vraiment pas. Voyant qu'elle insistait il se plia tout de même à l'exercice pour lui faire plaisir. La fille... Ses yeux étaient comme la couleur que Morgane affectionnait tant et la capitaine était assez insistante là dessus pour qu'il ait retenue son appellation.

    -Bleus...

    Grogna-t-il avant de tenter de s'éloigner. C'était pas drôle comme jeu.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Jeu 26 Juil - 14:30

    Azel n’avait visiblement pas du tout envie de reparler de la fille, le pauvre devait se sentir mal à l’idée d’y repenser… Lucie eut un pincement au cœur en le voyant s’éloigner d’elle et tenter de s’échapper. Elle le comprenait certes, mais elle voulait en savoir un peu plus sur la fille. Lucie ne laissera pas passer cet affront, accident ou pas ! L’irresponsabilité de l’autre la mettait hors d’elle ! Azel avait à peine mangé ce matin et Lucie craignait qu’il ne développe une peur de la nourriture à partir de maintenant ! Ce serait catastrophique ! Au moins, il lui répondit une chose, elle avait les yeux bleus. C’était une couleur assez rare pour être soulignée.

    Lucie n’avait pas vu grand monde avec les yeux de cette couleur à Sévia, alors trouver une fille portant des herbes et ayant un air louche. Ça restait vague, mais ils avaient au moins une base pour chercher, Galcyan serait très heureux d’apprendre ça. Heureux, pas vraiment mais bon… Pour récompenser Azel de son effort, Lucie s’approcha et lui tendit son Aktech glueur.

    Elle avait pris la peine de placer un système de RA pour qu’elle puisse contacter Azel et qu’il puisse l’appeler à l’aide si un jour il était en danger. Elle pourrait également prendre le contrôle de la caméra pour voir ce qui entourait le petit garçon, mais ça, il n’était pas obligé de le savoir ! Elle lui refixa au poignet et décida qu’il avait fait assez de saleté. Avec son propre gant, elle récupéra les bouts de cartons et les fit léviter devant Azel. Les faisant bouger dans un sens et dans l’autre.

    L’enfant sauvage essaya bien d’en attraper un pour essayer, mais la rousse le bougea au dernier moment, elle s’amusa ainsi plusieurs minutes, soustrayant les bouts de cartons à l’enfant, comme elle l’aurait fait avec un félin. Elle finit par disperser les confettis et elle sauta sur Azel pour le chatouiller et lui faire un câlin. On pouvait parler du côté tactile de l’enfant, mais Lucie l’était tout autant avec lui et ça faisait beaucoup rire Galcyan.

    Celui-ci finit par revenir, il semblait porteur de nouvelles :

    - On aurait repéré une fille suspecte dans la forêt, les rangers ne la connaissent pas et son comportement est étrange. Azel t’en a dit un peu plus sur elle ?

    - Et bien, j’ai pas obtenu grand-chose, il ne veut pas en parler. Je sais juste qu’elle a les yeux bleus. C’est le cas de cette fille ?


    - Possible, je vais demander aux rangers… si seulement on avait inventé des trucs comme toi tu portes, ça nous aurait simplifié la tâche. Passons.

    Il se met à plat ventre devant Azel et tente de lui parler, c’est la première fois qu’il s’y essaie et Lucie regarde la tentative d’un œil à moitié amusé à moitié dépité. Elle s’attendait plus ou moins à la réaction d’Azel, en esprérant juste que ce ne soit pas dans la gamme violente :

    - Azel, mon grand, tu saurais la reconnaitre ?


    InvitéInvité

    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Invité le Jeu 26 Juil - 23:02

    Azel Perivsky



    Azel n'avait pas fuit très loin, à peine quelques pas juste pour signifier que pour lui l'épisode avec la fille était clos. Il ne voyait pas vraiment l'intérêt d'en parler et encore moins de débattre sur la couleur de ses yeux. Dès lors il ne comptait plus approcher aussi facilement les étrangers et à dire vrai, il risquait de se montrer également distant avec ceux qu'il connaissait et qu'il n'appréciait que moyennement. En clair seules Lucie et Morgane allait avoir ses faveurs.

    L'enfant posa son regard sur son aktech, n'ayant pas vraiment fait attention au fait qu'il ne l'ait plus. C'était assez logique mais il n'y avait tout simplement pas pensé. Il laissa la rousse lui remettre autour du poignet et lui adressa un sourire. Bien sur il se garda bien de l'utiliser en intérieur, la dernière fois Lucie n'avait pas eut l'air de trouver ça très drôle, même si du point de vue du gamin c'était très amusant.

    Alors que Azel allait se mettre en quête de quelque chose d'autre à faire, ce qui d'un certain point de vue revenait à se mettre en quête d'une connerie, Lucie entreprenait de sacrifier son oeuvre, sans doute pour l'offrir au Dieu poubelle. Azel trouva cependant amusant la danse du morceau de carton dans les airs et la fatigue ne l'empêcha pas d'essayer de bondir. Plus paresseusement par la suite il tenta de les attraper mais ne parvenait pas vraiment à quoique ce soit.

    Alors même que le petit commençait à devenir frustré de ce petit jeu voilà que Lucie attaquait à son tour. Si le petit tenta de se soustraire à ses chatouilles, n'aimant pas vraiment cela, il se blottit contre elle pour lui rendre son câlin. Il appuya sa tête contre la jeune femme alors qu'elle discutait avec son ranger de compagnie que Azel commençait à bien tolérer à force de le voir roder dans les environs. Certes il ne l'adorait pas mais il ne lui grognait plus dessus, pas même quand ce dernier vint lui faire face pour lui poser une question.

    L'enfant demeura muet un long moment en regardant l'homme.Sous son air impassible on devinait sans mal qu'il était en train de cogiter, pas très sur de la réponse qu'il était censée donner. Finalement il secoua la tête lentement pour répondre à la négative, bien que son air coupable trahisse qu'il s'agissait d'un mensonge.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
    Humaine pauvre

    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

    Message par Lucie Field le Jeu 26 Juil - 23:53

    Que Galcyan puisse s’approcher autant de la petite teigne était un bon signe. Ça voulait dire qu’il commençait à accepter le Sévian. C’était fou comment Lucie perdait de vue Oazys a cet instant, elle semblait tout oublier de sa vie d’avant alors que ça ne faisait que quelques jours qu’elle était ici et ça faisait genre un mois qu’elle avait quitté la ville. Mais tout avait changé depuis ce jour où elle avait rencontré Tarkan dans sa boutique… Tout était différent, elle aussi et c’était mieux ainsi.

    Pour quelqu’un qui ne savait presque pas parler, Azel avait déjà les tics du menteur. Lucie et le ranger virent bien qu’il avait hésité longuement avant de répondre par la négative… La rousse poussa un soupire de frustration mais elle ne pouvait pas obliger à parler. Elle croisa le regard du sévian et lui dit aussi calmement que possible :

    - Elle risquerait quoi cette fille si vous la trouvez ?

    - Hé bien, si on trouve la fille en question et qu’on décide de la punir en étant sûr que c’est elle… La peine de mort, au moins. Empoisonner un enfant est une des pires crimes.

    Les deux adultes continuèrent à débattre pendant un moment devant Azel. Ils ne pourraient rien faire sans plus de preuves. Or, il ne voulait pas en parler plus. Alors le châtiment de cette fille attendrait qu’il veuille en parler. Peut-être que jamais ils ne la retrouveraient. Dans tous les cas, Lucie décida que le petit avec le droit de souffler.

    Elle se serra encore dans ses bras et lui murmura doucement :

    - Je t’aime Azel, je ne veux pas te perdre. Tu me promets d’être prudent, hein ?

    Vraiment, jamais elle n’aurait imaginé dire ça à quelqu’un un jour. A croire qu’elle était faite pour être la mère d’un petit pot de glue à moitié sauvage. Kin avait peut-être décidé de lui accorder l’oportunité d’être une mère aussi atypique pour la récompenser. Galcyan eut un sourire et dit :

    - Une telle scène… Dites, vous voudriez que je vous fasse visiter la région ? Je connais de super endroit où on pourrait se détendre en étant tranquilles et sans danger.

    [FIN DE CETTE PARTIE]

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    Re: Quand la naïveté peut vous tuer (Lucie)

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