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    Tilmaë J. TejkoPasse-Libre, Front-Fort

    Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Tilmaë J. Tejko le Mar 24 Juil - 18:55

    Quand on bouffe du poing

    Tilmaë et Zelhyan

    Tilmaë avait cessé d’aimer le centre ville le jour de sa remise de médaille qui avait aussi signé la fin de son activité en tant qu’agent des forces spéciales. Mais voilà : dans le Greg came to dance, un bar assez huppé et tendance où son beau frère était barman, il y avait un concert sympa de musique retro qu’elle ne voulais pas louper.

    Elle avait troqué ses vêtements ample habituels pour quelque chose de plus urbain. Ses cheveux coiffé en couronne de tresse sur l’avant étaient lâchés sur l’arrière du crâne. Elle avait enfilé un pantalon type treillis, plein de poches et avait un polo de fibres synthétiques col roulé, prévu spécialement pour une aération maximale garanti sans auréoles. C’était à son sens parfaitement inutile mais, si elle voulait passer inaperçu avec la gueule qu’elle se trimballait, c’était le minimum. Et encore. Dans le bar où elle allait, ça allait faire rencontre avec le troisième type au bout de deux secondes et demies. M’enfin, elle y connaissait quelqu’un, c’était déjà ça de prit. Elle avait d’ailleurs emprunté à son fils aîné un pansement pour œil lumineux qu’il utilisait avec les enfants de l’hopital pour cacher son globe crevé. Histoire d’être une infirme festive.

    Elle était arrivée une demie heure en avance pour échapper à la queue, avait quand même du patienter pour au final se rappeler pourquoi elle préférait largement les étendues désertiques à ce genre d’endroit.

    Elle était rentrée, avait payé le vestiaire et sa place, gardant planqué dans son soutif de quoi picoler un peu. A l’intérieur de ce bar sans fenêtre, les lumières criardes dansaient. L’entièreté de la bâtisse était un Aktech’ lumineux et émotif. Les couleurs répondaient aux émotions des gens et à leur mouvement, suivant naturellement la musique et les pas des danseurs. Un bel ouvrage.

    Elle s’était faufilée jusqu’au bar, situé à l’opposé complet de la scène. Au plafond, des miroirs-écran reflétait les gens en ajoutant des effet psyché sur le moindre tocard donnant la nausée pour quiconque n’avait pas l’habitude. Derrière le guichet, son beau frère était en train d’expliquer à une petite jeune que oui, ils avaient des accord avec les associations étudiantes hors soirées spéciales. C’était une soirée spéciale, donc non, elle n’aurait pas droit à une remise sur les shooters. Oui c’était de l’arnaque peut être, mais c’était comme ça. Non il n’allait pas faire une exception, même si elle venait de poser ses nichons sur la table. Clap. Il venait de se prendre la main de la jeunette dans la gueule. Il soupira, appelant la sécurité pour qu’on raccompagne sa cliente mécontente dehors. Quand le gorille aux bras augmenté eu tiré la jeune femme dehors, l’exploratrice s’approcha enfin de son beauf.

    -T’as une drôle de manière de traiter tes clients dis-donc.
    -Ca faisait un quart d’heure qu’elle me prenait pour un con libidineux. Ca va bien cinq minutes mais au bout d’un moment ça fait chier. Comment tu vas ? J’ai croisé ton cheum, m’a dit que t’avais des problèmes de douleurs à l’oeil ces derniers temps…
    -Ca va. Tsais, il a tendance à faire un peu de la merde, vu que les nerfs ont été laissé intacts… Des fois ca bug un peu. Mais on fait avec. Et toi ?

    Et ainsi la conversation continua jusqu’au concert et à l’arrivé massive de petits jeunes. Les instrumentistes arrivèrent et firent la balance. Et puis tout commença.

    Les rythmes s’enchaînaient, tous différents, la foule s’agitait, lumineuse et hurlante. On dansait, draguait, allait en direction des chiottes à deux ou trois… Les shots vidés s’entassaient sur les tapis de bars, et l’odeur de la sueur et des produits de machine à fumée montait.

    De la bonne vieille musique, avec des mélodies construite comme on en fait plus… C’était sa jeunesse ça ! Assez incroyable que la nouvelle génération l’apprécie.

    Bref, la soirée allait bon train jusqu’à l’entracte, où l’on passait d’un groupe à l’autre. Elle ne savait pas qui était le responsable, elle n’avait pas compris d’où ça venait mais il y avait eu des cri et un mec venait littéralement de voler. Puis un autre. La salle s’était ouverte en deux, laissant voir deux lignes de jeune gens dans des fringues flashys et lumineuse se regarder dans le blanc des yeux, laissant partir un deux champions qui allaient alors se foutre joyeusement sur la gueule. Ceux qui ne souhaitaient pas participer couraient, quant à eux, vers la sortie. Le chaos venait de s’emparer du bar en deux secondes et demie, et Tilmaë serait volontiers partie si un mec trop bourré pour être lucide n’était pas allé chopper son beau frère par le col en lui hurlant dessus.

    Dans l’adrénaline générale elle n’avait pas spécialement réfléchit, elle lui avait hurlé un tu le lâche qu’il n’avait sûrement pas entendu. Toujours est-il qu’il ne l’avait as lâché et qu’il venait de se manger une droit en plein dans les dents suivit d’une prise qui lui avait mis le nez dans le comptoir. Ni une ni deux ses camarades s’étaient jetés sur elle donnant un joli trois contre un dont elle ne se sortait pas. Elle prit un coup au ventre et un autre dans la mâchoire qui l’envoyèrent s’écraser contre un des poteaux, le souffle coupé. Grimaçant, elle fût relevée par quelqu’un de l’autre bande qui lui envoya un « vas-y mamie ! » d’encouragement. Elle jeta alors un regard circulaire autours d’elle : la batterie et le pad numériques du groupe avaient été démantelés et servaient d’arme à plusieurs des bambins de combat. Un des guichet mobiles montés pour l’occasion avait été renversé, il y avait plusieurs personnes qui semblaient sans connaissances et les miroirs du plafonds étaient brisés à plusieurs endroits.

    Et la baston continuait toujours.

    Elle accueilli quelqu’un d’autre qui lui fonçait dessus en mode prise de catch, le retournant comme une crêpe. Il fallait qu’elle sorte de se merdier. Elle s’avança donc vers la sortie comme elle pouvait, continuant d’esquiver et de filer des mandales, reculant de deux mètres à chaque fois qu’elle ne parvenait pas à se baisser à temps. Ca commençait à vraiment devenir chaud cette connerie, sachant qu’elle elle était sur le côté, si ça continuait y’allait peut être y avoir des morts ! Qu’est ce que les decks foutaient ?

    Elle eu bien vite la réponse. Alors qu’elle foutait une mandale de plus on lui tordit le poignet pour lui mettre dans son dos et on l’emmena dehors. On la fit monter à l’arrière d’un panier à salade, avec un petit jeune. Elle avait la bouche en sang.

    Elle cracha et une molaire partit avec. Oh bordel. Elle tâta son nez. Il était droit. Ouf. Arrachant son cache œil plein de sueur qui continuait de clignoter elle regarda le jeunot qui était avec elle.

    Samwel allait la tuer.
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    Zelhyan KhanGraine d'hypocrite

    Re: Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Zelhyan Khan le Jeu 26 Juil - 10:42

    Zelhyan n'aurait jamais dû se trouver là. C'était un fait établi. On attendait de lui qu'il continue à se comporter bien sagement comme il l'avait longtemps fait et surtout qu'il reste à l'abri dans sa chambre comme un gentil garçon, ce qu'il faisait la plupart du temps à dire vrai, plutôt flegmatique de nature. Toutefois quand il lui prenait l'envie de sortir il ne se gênait pas vraiment et se carapater discrètement n'était pas un soucis majeur. Si Yanko était capable de se barrer régulièrement sans se faire prendre dans l'immédiat alors il était capable d'en faire autant. Peut-être même plus aisément, ayant l'esprit plus retord que son petit frère.

    Bien sur il ne pouvait y avoir qu'une fille pour le pousser à se faufiler en douce hors de chez lui. Une minette de l'école, blonde pour continuer dans le cliché, vénale, idiote, la cuisse légère, une proie idéale pour notre étalon en devenir. Elle tenait absolument à ce que le garçon la rejoigne pour assister à un concert dont le brun n'avait que faire, il avait cependant cédé avec pour seul espoir que de débloquer la situation entre eux, c'est que sa réputation commençait à le précéder parmi la gente féminine et que bien trop de ses comparses commençaient à se méfier de l'intérêt qu'il pouvait leur porter.

    Au final la blonde n'était pas venue et demeurait injoignable. Belle déception pour l'adolescent qui ne se laissa pas abattre pour autant. Il pouvait toujours se rabattre sur la boisson et l'ambiance et même si cette dernière n'était pas particulièrement à son goût la première faisait largement l'affaire. Picoler quand on avait 15 ans n'était pas forcément facile ni bien vu mais il s'en sortait plutôt pas mal pour un gringalet dans son genre. Mais même ça ça ne devait pas durer. Alors qu'il sirotait tranquillement son verre dans un coin la foule se scinda de manière cartoonesque alors que tout un chacun se mettait à se taper joyeusement sur la gueule.

    L'adolescent fixa la scène un rien dubitatif. Ainsi la situation pouvait virer de manière aussi grotesque dans la vie réelle? Il sirota sa boisson en se mettant quelque peu en retrait, guère désireux de se mêler à la baston, il n'excellait pas vraiment au corps à corps et s'il rentrait chez lui avec le visage couvert de bleus il allait clairement attirer l'attention sur le fait qu'il n'était pas resté sagement dans sa chambre encore qu'il n'ait que peu d'espoir de réellement tromper son monde.

    Plus ça allait et plus la situation devenait rocambolesque, voilà maintenant qu'une femme ayant sans doute l'age d'être la mère de tous ces immatures se jetait dans la mêlée. Une chose était sure, tous ces jeunes auraient eut à apprendre de cette combattante insolite. Elle avait une sacré niaque et se défendait plus que bien, Zelhyan se surprit à suivre le combat sans plus porter d'intérêt à son verre. Tellement absorbé, il ne remarqua pas tout de suite l'arrivée des autorités compétentes et c'est d'un joli "eh merde" qu'il accepta de les suivre, quand bien même il n'avait pas semé le chaos, se trouver au beau milieu d'une situation craignos, verre en main quand on arbore encore des traits juvéniles n'avait pas un effet des plus convainquant quand on plaide non coupable. Il se vit donc embarquer avec les autres et installé sans ménagement avec la championne du soir à qui il adressa l'un de ses sourires en coin en la reconnaissant.

    -Jolie performance, c'est un passe-temps de botter le cul de type à peine sortis des jupons de leur mère ?

    Lâcha-t-il, sans trop d'ironie pour une fois. Il gardait son regard sur l'adulte faignant un intérêt qui n'était là que pour le détourner de la situation. Y a pas, lui aussi était quand même un brin dans la merde.
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    Tilmaë J. TejkoPasse-Libre, Front-Fort

    Re: Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Tilmaë J. Tejko le Jeu 26 Juil - 12:48

    Quand on bouffe du poing

    Tilmaë et Zelhyan

    Le jeunot venait de lui adresser un sourire en coin qui lui fit lever un sourcil. Elle ne s’était pas rendue compte d’à quel point il était jeune, ce petit brun.

    -Jolie performance, c'est un passe-temps de botter le cul de type à peine sortis des jupons de leur mère ?

    Elle rit dans sa barbe, grognant aussitôt en portant la main à son flan. Putains de petits cons de merde. Ça c’était une côte fêlée où elle ne s’y connaissait pas. Son sourire disparut aussi sec. Samwel allait la tuer. Elle venait juste de rentrer de Sévia, entière et sans blessure et il fallait qu’elle s’en prenne plein la gueule dans une baston de bar avec des pisseux dans le genre du gosse en face d’elle ? Sérieux ? Enfin, au moins, il avait l’air plus sympa que les autres.

    -Chétait, mais...

    Elle marqua un temps de pause pour recracher un mollard sanglant avant de s’éclaircir la gorge.

    -Mais, ils commencent à savoir bien le rendre. Je crois qu’faut qu’j’me reconvertisse assez vite.

    Elle tenta d’étendre ses jambes, faisant l’inventaire des douleurs récentes de son corps pour tenter d’estimer à quel point cette soirée l’avait amoché. Sa dent pétée lui faisait un mal de chien alors qu’elle était encore en état d’ébriété, la redescente promettait d’être douloureuse. Elle passa sa langue sur son moignon de molaire, glissant sur le banc en grognant pour aller frapper contre la vitre les séparant de la cabine de pilotage.

    -Hey ! Z’auriez pas un anti-douleur ?

    Silence. Elle approcha sa tronche de la vitre.

    -Siouplais.

    Un des mecs à l’avant se retourna, la considéra de haut en bas. Elle était calme, sachant pertinemment que s’énerver ne servirait à rien. Avant de vraiment faire partie des forces spéciales elle était dans ce genre d’unité, elle avait l’habitude de ce genre de procédure. Fallait même surtout pas s’énerver.

    -On verra au poste. Retournez vous asseoir où vous étiez.

    Elle pesta intérieurement, accordant cependant au flic un sourire sanglant forcé. Puis elle se glissa jusqu’à sa place précédente. Samwel allait la tuer.

    Le fourgon puait le désinfectant. Il s’agitait à chaque passage sur une irrégularité de la route, tirant régulièrement une grimace à Tilmaë qui décuvait au fur et à mesure du voyage, pour son plus grand malheur. Non seulement sa douleur à la mâchoire ne partait pas mais en plus celle des côtes se confirmait et grandissait, la lançant jusque dans les poumons. N’y tenant plus, elle souleva doucement son polo jusqu’à la zone de douleur, révélant les cicatrices multiples de son ventre. Un bleu tirant sur le violet s’étendait sur ses dernières côtes à gauche. Elle lâcha son t-shirt, lâchant violemment sa tête en arrière. C’était pété. Ce violet et cette douleur, elle s’était pétée une côte. Enfin non, on lui avait pété une côte. Elle passa ses mains sur son visage. La mission prévue dans les mois à venir devrait se passer d’elle à cause d’une connerie pareille. Elle releva les yeux vers le gosse.

    Elle tendit les mains, au lieu d’une seule à cause des menottes.

    -Tilmaë. Enchantée.

    Elle allait taper un peu la discut’, histoire d’éviter de broyer du noir.
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    Zelhyan KhanGraine d'hypocrite

    Re: Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Zelhyan Khan le Dim 12 Aoû - 17:10

    Zelhyan ne s'attendait pas vraiment à ce que l'autre lui réponde avec ce qui ressemblait à une pointe d'humour. A dire vrai il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'elle lui réponde tout court. Les adultes avait souvent se méprit pour les plus jeunes quand ils osaient poser des questions, quand bien même Zelhyan ne fut plus tout à fait un enfant, il était loin d'être un adulte aux yeux de ceux qui ne comptaient plus leurs années de peur de chopper le vertige.

    La reconversion, ouais c'était le bon moment pour y penser. Tu m'étonnes qu'elle morflait, il y avait un univers entre ceux qui l'avait mit dans cet état et elle. On avait beau vanter les mérites de l'expériences et sortir des belles expressions sur les vieux pots, au bout d'un moment rien ne pouvait rivaliser avec ce qui se faisait de plus récent. Certes il pensait ça alors qu'il n'avait même pas prit le risque de se mêler lui même à la bagarre. Forcément, il se serait fait déboîter, trop paresseux pour être réellement efficace, il s’octroyait toutefois le droit de juger mentalement. Cherchez pas, il avait toujours trouvés ridicules ces seniors qui se targuaient te faire aussi bien que les gens en pleine fleur de l'age. Malgré ses pensées l'adolescent garda un sourire hypocrite plaqué sur son visage tout en observant machinalement l'adulte face à lui, alors qu'il demeurait assit bien sagement à sa place elle s'agitait pour deux, pour autant elle ne sembla pas retirer plus de bénéfice que lui à son comportement. Le brun ne fit cependant aucun commentaire.

    Machinalement l'adolescent laissait son regard courir dans l'espace étroit où tout deux se trouvaient. Aussi sans vraiment l'avoir matée il ne put que remarquer le ventre de l'autre, bardée de vieilles cicatrices qui laissaient entendre qu'elle ne bottait pas que le cul des jeunes merdeux. Il ne s'y intéressa cependant pas plus que ça. Qui sait si des questions n'allait pas déboucher sur le genre de long récit dont-il n'avait rien à foutre mais qu'on jugeait bon de lui faire écouter ou encore elle allait lui reprocher de se mêler de ce qui ne le regardait pas, à juste titre d'ailleurs. Qui étaient-ils pour se poser des questions après tout.

    Le brun ne remarqua l'attention que l'autre reportait sur lui que quand elle lui tendit ses deux mains menottées avant de se présenter. Il demeura silencieux quelques secondes avant d'imiter son geste et de se présenter à son tour :

    -Zelhyan...

    Il lui adressa un sourire de circonstance bien vite balayé par une mine inexpressive mais qui cachait un brin d'inquiétude. L'adolescent ne savait pas vraiment où toute cette histoire le menait et il aurait bien aimé le savoir histoire de se préparer un peu. Pouvait-il encore espérer que son escapade passe inaperçue où devait-il se préparer à un sermon sur l'endroit où les adolescent étaient sensés se trouver à cette heure-ci de la nuit ? Il n'y avait pas 36 millions de le savoir et plutôt que de demander à leurs geôliers il préféra s'adresser à sa nouvelle "amie"

    -Dites, vous savez ce qui nous attends après ça ? Ca va p't'être vous surprendre vu mon charisme et ma maturité mais il se trouve que chuis pas encore vraiment décisionnaire de mes faits et gestes et j'aimerais éviter de me faire tuer en rentrant...

    Tenta-t-il avec une pelleté d'humour très forcé. Avec un peu de chance elle le trouverait assez sympathique pour répondre sans se risquer à lui faire la leçon.
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    Tilmaë J. TejkoPasse-Libre, Front-Fort

    Re: Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Tilmaë J. Tejko le Ven 17 Aoû - 14:25

    Quand on bouffe du poing

    Tilmaë et Zelhyan

    Zelhyan donc. Bon, bah enchantée Zelhyan. Les présentations faîtes Tilmaë appuya sa tête en arrière, sur la carlingue en fermant les yeux. Elle se redressa encore une ou deux fois pour cracher un mollard sanglant par terre mais le saignement se calmait au fur et à mesure. Elle passa ses mains sous son crâne dans un cliquettement de menottes, la respiration appuyée et forte.

    Lorsque le gamin reprit la parole, elle resta dans la même position, à moitié somnolente.

    -Dites, vous savez ce qui nous attends après ça ? Ca va p't'être vous surprendre vu mon charisme et ma maturité mais il se trouve que chuis pas encore vraiment décisionnaire de mes faits et gestes et j'aimerais éviter de me faire tuer en rentrant...

    -Me fait pas rire, j’ai trop mal pour ça.

    Il était dans la merde le mioche, il était en train de le comprendre et ça l’inquiétait.

    -Ils vont prendre ta déposition, te fourrer en cellule pour mineur et appeler tes parentaux. Si aucun chef d’accusation est retenu contre toi, ça figurera pas dans ton dossier sinon, félicitation, tu es nouveau dépositaire d’un casier judiciaire pour dégradation de bien et possiblement coup et blessures.

    Elle lui adressa un sourire en coin. Plus les gamins étaient des gosses de riches plus ils étaient dans la merde dans ce genre de cas. Et de toute façon, vu le bar dans lequel il était et les fringues qu’il avait il était pas des bas quartier pour sûr. Bon, bah bon courage garçon, en espérant que tes parents soient pas portés sur l’éducation à la ceinture. Après un temps et plusieurs grognement, elle finit par s’aventurer dans les question possiblement fâcheuses.

    -J’peux savoir comment tu t’es retrouvé là-bas ? C’est même pas le genre de musique que ta génération écoute.

    Elle grogna de nouveau, face à la douleur, faisant signe au gosse qu’elle l’écoutait mais retournant taper contre la vitre de séparation pour demander un anti douleur. On lui dit qu’on passait pas loin d’un hôpital, qu’on allait faire un arrêt pour voir ce qu’on pouvait faire pour elle mais qu’elle devait retourner s’asseoir. Ce qu’elle fit.

    -Surtout t’énerve pas même si ils te font chier. C’est le meilleur moyen d’aggraver ton cas.
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    Zelhyan KhanGraine d'hypocrite

    Re: Quand on bouffe du poing, (PV Zelhyan)

    Message par Zelhyan Khan le Mer 22 Aoû - 10:50

    Bon bah au moins une chose de positive, il l'avait fait, rire, enfin en théorie, en pratique elle n'avait pas l'air de se fendre vraiment la poire. Passons ici le vieil adage qui dit que "femme qui rit à moitié dans ton lit" totalement déplacé au vu de la différence d'age entre nos deux protagonistes pour se focaliser sur la réponse qu’elle avait fournie. En clair, rien à quoi Zelhyan ne se fut attendu. C’était à peu prêt ce à quoi il avait pensé mais peut-être avait-il eut besoin d’une confirmation ou espérait-il  voir ses vieilles idées reçues être contredites ? Non, il n’était pas naïf à ce point pour ne pas dire qu’il ne le fut pas vraiment.

    -Vous avez une feuille et un crayon que je rédige mon testament ?

    On avait dit plus d’humour ? Ah bah ça aidait à décompresser et puis franchement y avait encore de la marge sur l’échelle des blagues tordantes et irrésistibles. Abandonnant son habituel sourire l’adolescent prit finalement une mine un peu plus sérieuse pour répondre.

    -Ouais, bon c’est un peu ce à quoi je m’attendais, ça devrait le faire…

    Il n’aurait qu’à s’arranger pour faire passer sa connerie sur le compte des hormones, certes ça ne rendrait pas la pilule plus facile à avaler mais on jugeait toujours moins sévèrement l’idiot que le rebelle. Pour le reste il s’était montré relativement raisonnable, ça aurait pu être bien pire. Il se serait presque félicité lui même de ne pas avoir un tempérament bagarreur.

    Le silence ne régna pas très longtemps entre eux puisque l’adulte s’interrogeait sur les raisons de sa présence en ces lieux. Question à la fois banale et surprenante, un peu comme si on lui demandait ce qu’il faisait un jour où il faisait ses courses dans le lieu adapté. Il était venu se distraire, point. Pas qu’il aurait choisi ce lieu de son propre chef toutefois, pas plus qu’il n’aurait été autorisé à courir les bars en pleine soirée s’il eut demandé mais tout ça l’autre l’ignorait.

    -Bah j’étais venue pour une fille. C’est elle qui à choisi l’endroit.

    Il eut un petit sourire moqueur, comme à sa propre attention.

    -Elle est même pas venue. C’est un peu nul quand même de se faire chopper pour rien…

    Mais il s’en moquait à dire vrai. Pas comme si elle était la première à lui faire le coup ni la dernière d’ailleurs. Alors qu’il parlait il remarqua que l’adulte réclamait encore des antidouleurs. Elle devait être sacrement amochée et Zelhyan regerettait presque de ne rien avoir à lui proposer. Ouais, ptit con ok mais elle était fun cette vieille, il aurait aimé l’aider juste pour ça. Se rasseyant elle lui prodigua un nouveau conseil. Le garçon hocha simplement la tête. Il n’était de toute façon pas du genre à s’enflammer si facilement, il ne savait pas ce qu’elle voulait dire par provoc’ mais il y avait peu de chance que Zelhyan sorte de ses gonds si on insultait son poisson rouge et menaçait de faire subir des sévices à son chat s’il ne se tenait pas tranquille.

    Le voyage en première classe dû bien se finir à un moment ou à un autre. Zelhyan ne pourrait pas dire sincèrement qu’il avait apprécier, mais discuter, même brièvement avec l’autre avait été une expérience qu’il se surprenait à ne pas avoir détesté. Alors que les deux se voyaient séparés le garçon la salua donc.

    -Au plaisir de se recroiser mais dans un meilleur carrosse cette fois.

    Plaisanta-t-il avec un nouveau sourire en coin.
    HRP:
    Zelhyan quitte le rp

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