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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 19 Juil - 22:41

    Laissez-moi vous raconter une histoire, la mienne en l’occurrence. Avant j’étais un soldat d’élite du gouvernement d’Oazys, je me suis fait capturé par une combattante de Dios, Elisa « Fury » Murdoch et j’ai passé deux ans en tant que gladiateur dans l’arène de Baal, la cité-golem de ce peuple. Durant esmon emprisonnement, j’ai vécu pas mal de choses pas drôle. Mais la pire qui me soit arrivé sur le plan physique fut une séance de torture par un dénommé Günter Jeager. Son passetemps est de torturer des prisonniers jusqu’à la mort. Moi j’aimais faire des balades avec mon tigre des cendres, mais on a tous nos hobbys.

    Manque de bol pour moi, mon compagnon de cellule était un de ses jouets et un jour, pour le protéger, je me suis interposé. Non seulement il a tué mon copain quand même, mais en plus j’ai passé un sale quart d’heure. Jeager a fait preuve d’une cruauté et d’un mépris que je ne pensais pas possible de la part d’un être humain. Lui-même se prétendait ne pas en être un, même si je lui aie rappelé qu’il en avait au moins les mêmes faiblesses.

    Passons… Ce qu’il a fait ce jour là, je ne lui pardonne pas. J’ai pardonné à Fury ses actes car elle ne voulait au final que mon bien, et je suis très heureux à ses côtés maintenant. J’ai pardonné à Blue de m’avoir fait rencontrer l’esprit des gens que j’ai tué et j’ai même pardonné un interrogatoire totalement injustifié par Rebecca. Mais lui, ce qu’il m’a fait, ce qu’il a fait à mon ami. Je lui aie juré que je prendrais ma revanche et, presque deux ans plus tard, je compte tenir ma promesse.

    Je ne fais pas une fixation sur lui cependant, je découvre doucement ma nouvelle vie, ma situation est encore précaire. Il y a peu j’étais le plus terrifiant des gladiateurs, une bête, un roi en cage. Maintenant je me promène librement dans les rues et les gens se retournent sur mon passage. Certains m’évites et d’autres m’admirent. D’autre n’en ont simplement rien à faire. J’ai découvert que tous ne sont pas des fous assoiffés de sang et ça fait plaisir. Je m’en suis rendu compte en faisant mon marcher.

    Car oui, maintenant, je vais régulièrement acheter des légumes et des fruits frais. Autant j’ai accepté de manger de la viande humaine, autant j’évite d’en abuser. Je reste principalement végétarien maintenant, comme mon corps en avait pris l’habitude ces deux dernières années. Cela me vaut des moqueries de la part de Fury, elle m’appelle encore « mon lapin ». C’est un jeu entre nous, amusant au passage. Je me dirigeais donc vers mon marchand de légumes préféré quand j’ai vu quelque chose qui me mit à la fois en joie, en colère et en tristesse.

    Il y avait un blond portant une longue cape rouge à l’étal de mon marchand. Je ne vais pas vous faire un dessin, il s’agit de mon ami Günter qui fait ses courses. Plusieurs pensées se battent dans ma tête, Maxwell voudrait passer sa main au travers de sa poitrine et se tirer.

    Mais heureusement, je ne l’écoute quasiment plus, Ashai, lui, me recommande simplement de lui faire peur et de lui rappeler qu’il a une dette de sang envers moi. Un petit coup de pression, léger, histoire de montrer que sans son ascendant de citoyen sur moi, il n’est plus qu’un petit chaperon rouge pour moi.

    Je m’approche tranquillement en faisant mine de ne pas l’avoir remarqué. Je sais par Fury qu’il déteste ses semblables et qu’il ne fait JAMAIS attention à eux, idéal quand on veut prendre sa revanche. J’hèle le marchand, un vieux gaillard au visage buriné mais sympa comme tout :

    - Bonjours, Christopher, vous avez quoi de frais aujourd’hui ?

    - Salut Gamin, bah j’ai des noix d’acier, des pommes rouges et j’ai reçu une cargaison de fleur du désert. DIs, tu retournes quand dans l'arène ? ça me manque.

    -Bientôt, avec de la chance. Je cherche un adversaire à ma mesure.


    Je regarde le chaperon et les noix d’acier, il n’en reste qu’une et je vois Günter tendre la main vers elle, je le devance pour la prendre et l’examine. Je me fends d’un sourire contrit pour un Christopher surpris et je paie le fruit. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’enfin l’autre réalise la menace qu’il a à côté de lui. Là, il n’est plus questions de collier de contrôle, plus de gardes, plus de sacrifices, plus rien. Menaçant je me dresse, mais je lui dis d’un ton courtois :

    - Oh, mais on se connait… je crois qu’on s’est croisé en prison. Vous m’aviez arraché une dent et moi je vous avais stérilisé. Comment vous portez vous ? C’est sacrée coïncidence de nous croiser de nouveau, n’est-il pas ? Surtout que maintenant je suis un homme libre. C’est une belle noix, merci de me la laisser.

    Je la porte à hauteur de ses yeux et je la fais éclater, inondant le visage de Günter avec son jus. Le sourire ne moins j’ajoute :

    - Je t’avais dit que je te retrouverais.


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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Günter Jaeger le Ven 20 Juil - 21:29

    Comme tout le monde, Günter aussi avait parfois des courses à faire. Cela ne lui plaisait guère, car la plupart du temps, cela impliquait de se mêler à la foule et cela l’irritait. Tous ces gens qui se bousculaient, qui parlaient et riaient forts, les gosses qui pleuraient en hurlant… Cela lui tapait sur les nerfs. C’est donc pour ces multiples raisons que Günter avait pris l’habitude de se rendre au marché tôt dans la matinée afin d’éviter les foules.

    Arborant son fameux gilet à capuche rouge qui lui avait valu son surnom, il choisissait consciencieusement ses fruits en tentant de faire abstraction des gens autour de lui. Un nouveau client avait décidé de venir choisir ses fruits et légumes chez le même marchand et en même temps que lui. Le client bruyant échangea quelques paroles avec le marchand. Des phrases, des mots que Günter n’écouta même pas. Lui-même n’avait même pas pris la peine de saluer ou même de regarder le marchand. Les interactions sociales, ce n’était pas son truc. Depuis le temps, le marchand avait fini par s’y habituer et à ne pas le prendre personnellement : le blond était comme ça, c’est tout.

    Günter s’apprêtait à prendre la dernière noix d’acier lorsque le client fraichement débarqué la subtilisa vivement sous son nez. Le blond lève la tête et lance un regard glacial à ce type qu’il juge trop bruyant et qui par-dessus le marcher lui prend presque son fruit des mains. L’autre lui adresse la parole et lui rafraichit la mémoire : il n’était ni plus ni moins que l’un de ses prisonniers avec qui il avait joué par le passé.

    - Le jouet de Fury… Marmonna Günter comme pour lui-même. Qu’est-ce que tu me veux ? Demanda-t-il sèchement sans faire de détour se doutant bien que l’autre n’en avait fichtrement rien à faire de cette noix. Comme pour confirmer, voilà que l’autre éclate la noix devant le visage de Günter qui passe du revers de sa main sur son visage éclaboussé pour en essuyer le jus.

    L’autre souhaitait peut-être se venger ? Günter n’avait pas le temps pour les caprices de l’ancien gladiateur dont il ne croyait pas une seule seconde à sa pseudo rédemption et à sa soumission envers Dios. Ce n’était pas spécifiquement contre le gladiateur, de manière générale, le chaperon rouge se méfiait des reconvertis, les soupçonnant de se tourner vers Dios uniquement dans leur propre intérêt.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Ven 20 Juil - 22:44

    Pas plus de réaction que ça ? C’est presque décevant, je pensais me souvenir d’un homme pourtant beaucoup plus colérique et cruel ? Il semble calme et indifférent à la menace que je peux lui présenter. J’en serais presque déçu, voilà deux ans que je pense à toutes les choses que je voudrais lui faire. Lui arracher les parties, lui planter ses griffes dans les yeux et lui découper les bras en rondelle. Je m’essuie la main sur son manteau, provocation gratuite, mais j’ai comme l’impression que ça ne marche pas. Aucune réaction notable de sa part…

    Heureusement que c’est une colère froide que j’ai en moi et non plus ces sentiments explosifs qui m’habitaient jusqu’à encore peu de temps. Anderson aurait certainement choppé ce tas de merde par le col et l’aurait propulsé en pleins centre de la rue. Une bonne grosse bagarre violente à l’ancienne, avant de lui arracher la colonne et de m’en faire un collier ! A la place, je me contente de rester calme et de lui dire :

    - Ce n’est pas évident, Serais-tu devenu idiot pendant ces deux dernières années ? J’avais promis de te faire payer au centuple ce que tu m’avais fait.

    Je passe ma main sur mon menton et j’hésite un moment avant de continuer :

    - J’avais promis de faire souffrir tes familiers au-delà du raisonnable, puis de te tuer. Mais j’ai juré de ne plus le faire à quelqu’un d’infiniment puissant. En tant que ton égal, ton frère, je ne peux plus te tuer comme ça, même si le faible humain que tu es m’en donne envie.

    J’ai un sourire hypocrite sur la tronche, rien que le fait de lui parler est déjà une torture pour Günter, j’ai récolté des informations sur lui auprès de toutes les sources possibles. Il déteste parler et qu’on lui parle. Rien que le faire chier en soit est un petit plaisir que je ne priverais pas de savourer. Mais rien ne me ferait plus plaisir de que coller mon poing en acier sur sa pauvre bouche :

    - Je ne te tuerais pas là tout de suite, même si j’en ai très envie. Non, Je vais plutôt te proposer de m’affronter dans l’arène, tu pourras sortir tes griffes de chatons et me faire tout ce que tu n’as pas osé me faire à l’époque car tu avais peur de la réaction de Fury.

    Aucune réponse verbale de la part de Günter, mais je vois clairement à son visage qu’il me méprise et ne compte pas accepter mon défi. En ce qui le concerne, l’affaire semble réglée pour de bon, mais j’ai fait une promesse à un putain de fantôme et je comptes le tenir :

    - Forcément, tu n’accepteras pas le défi, tu n’es pas inconscient alors je vais me contenter de ça pour commencer.

    Je lui décroche un revers de la main, directement dans la mâchoire, avec 15% de la puissance de mon bras, c’est très fort, mais pas assez pour le tuer ou le blesser gravement. Le chaperon tombe à la renverse, ça m’inspire une chanson de le voir comme ça :

    - Rampe, rampe petit vers, rampe, rampe jusqu’à l’hiver.


    Je le saisis par le dos et je le remet sur ses pieds sans ménagement :

    - Tu peux refuser de m’affronter à arme égale si tu le veux, c’est ce que je t’offre dans l’arène. Dans la rue, m’affronteras au maximum de ma force, ce coup ce n’est rien, absolument rien. A toi de voir.

    Je lui redonne un autre revers pour appuyer mes propos. Autour de nous, les gens me regardent, ils se demandent ce qu’il se passe. Je les comprends, alors pour les rassurer, je m’adresse à eux :

    - Pas de soucis, je ne le tuerais pas, je veux juste lui rappeler mon bon souvenir, c’est purement amical !
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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Günter Jaeger le Sam 21 Juil - 9:44

    L’autre voulait en découdre pour ce qu’il lui avait fait subir auparavant. Sauf que Günter n’en avait rien à cirer de ses pulsions vengeresses. A l’époque, le gladiateur n’appartenait à Baal, à présent, il en faisait partie et Günter ne pouvait plus rien contre lui, à moins que celui-ci ne s’avère être un traitre. Et encore faudrait-il qu’il le prouve… Maxwell tentait de le provoquer ouvertement, allant même jusqu’à essuyer sa main couverte du jus du fruit qu’il avait explosé sur le gilet de Günter qui se contenta de lui lancer un regard glacial.

    Et l’ex-gladiateur de continuer de causer, causer, causer. Putain ! Il comptait s’arrêter un jour ?! Il en avait pas marre de débiter ses paroles ? C’était fatiguant et pénible. Et ça ne menait à rien : le chaperon rouge n’en avait fichtrement rien à faire de ses états d’âmes, de ses projets tombé à l’eau parce qu’il avait promis à quelqu’un d’infiniment puissant de ne pas mettre à exécution les menaces qu’il lui avait faites auparavant. Menaces que Günter avait fini par oublier le temps passant. Pour lui, Max n’avait été qu’un jouet comme les autres et ne l’avait pas spécialement marqué. Ou du moins pas plus que cela. Voilà que son ancienne victime voulait lui lancer un défi qui laissa le chaperon rouge de marbre. Comme s’il n’avait que ça à faire ! Il songea que maintenant qu’il avait dit ce qu’il lui voulait, il allait enfin s’arrêter de causer, mais non, il lui annonça qu’à moins qu’il n’accepte son défi à armes égales dans l’arène, il allait régler ça ici-même. Et de lui décocher un coup suffisamment violent pour faire tomber le blond que l’ex-gladiateur relève par sa capuche.

    Un goût de sang dans la bouche de Günter qui s’est mordu la langue en recevant le coup. Le blond relève la tête et crache son sang mêlé à sa salive sur le visage de l’emmerdeur qui en plus s’était mis à chanter comme une brêle.

    - C’est bon t’as fini de causer ? T’as ton compte ?

    Visiblement non, si Günter refusait de l’affronter à arme égale dans l’arène, alors cela se règlerait dans la rue et au maximum de la force de l’autre dont il avait eu un petit aperçu. Pour appuyer ses propos, il lui assène un nouveau coup avant de se remettre à causer, cette fois à l’adresse des badauds qui s’attroupaient pour voir ce qu’il se passait. Purement amical ? Tu parles ! Günter n’avait pas envie d’accepter le défi dans l’arène de l’autre : pourquoi lui ferait-il ce plaisir ? Il n’avait pas non plus envie de se battre dans la rue. Il était un fidèle soldat de Dios, pas un voyou qui se bat dans les rues juste pour se battre et se donner en spectacle devant une foule d’humains imbéciles.

    - Y a vraiment pas moyens de faire ses courses tranquille… Marmonna Günter. J’ai pas de temps à perdre avec toi, si t’es un fidèle de Dios, j’ai pas de raison de jouer avec toi, si tu veux te venger, vas-y, fais-toi plaisir, mais fais vite, j’ai pas que ça à faire.

    Et pour cause, quand Günter n’était pas occupé à torturer des victimes ou à manger des humains, il s’occupait d’animaux. Il se trouvait qu’actuellement, il avait trouvé une jeune créature orpheline qui n’était pas encore tout à fait sevré et il allait bientôt lui falloir la nourrir. Il n’avait donc pas de temps à perdre au marché où il avait prévu de faire ses courses en vitesse avant de retourner auprès du petit animal dépendant. Günter était prêt à encaisser les coups, mais pas à y répliquer. De plus il n’avait pas spécialement envie de donner ce plaisir à ce Maxwell en qui il n’avait aucune confiance. Comme en la majorité des gens cela dit…

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 21 Juil - 13:58

    Aucune réaction ? Vraiment, alors même que sa bouche saigne abondamment et que je viens de l’humilier en publique ? Il est vrai que d’un point de vue strict, maintenant lui et moi on pourrait se contenter de s’ignorer. J’ai fait mes sacrifices à Dios et vu le bordel que nous avons semé à Oazys avec Fury, on ne peut pas vraiment mettre en doute ma motivation. Mais il y a des choses que même un dieu ne peut contrôler ni empêcher d’arriver. J’aurais ma revanche sur Günter d’une façon ou d’une autre. Il finira par accepter ce combat et je le briserais comme il a tenté de me briser ! Je me le suis promis.

    Il me demande de me dépêcher, mais non, je veux prendre mon temps. Disons que ce que je lui aie fait été l’entré d’un repas particulièrement long. Une vengeance ne se savoure que si l’autre joue le jeu, je m’en voudrais de lui infliger ça comme une simple contrariété. Je recommence à sourire en sortant un mouchoir de ma poche :

    - Ta lèvre est fendue.

    Je m’approche et je lui tamponne moi-même, doucement, tout en douceur et je lui murmure :

    - Je ne frappe pas les hommes qui ne peuvent ou ne veulent se battre. Va donc t’occuper de tes animaux. Tu as raison, je n’ai pas de temps à perdre avec toi mon petit humain.

    Je me redresse, après un bref salut au marchand, pourtant bien sympa, je m’éloigne. S’il ne veut pas « jouer » avec moi, je crois alors qu’il convient d’aller casser les siens. D’experience, je sais qu’il déteste quand ses victimes lui résistent ou qu’elles meurent dans d’étranges circonstances. Oui, une fois,  à la demande d’un gars, je l’ai tué avant que Günter vienne le chercher. Il était dans une colère noire ce jour-là, mais c’était tellement jouissif.

    Je m’enfonce dans la ville et je cherche une petite boutique d’un genre bien particulier, là où on vend des drogues et autres produits idéaux pour assommer les sacrifices mais aussi des capsules de poisons au cas où on se ferait capturer. J’en ai toujours une sur moi par exemple, je ne vivrais plus jamais dans une cage ! J’achète des antidouleurs, des amphétamines et aussi du cyanure. Direction maintenant l’arène, j’y suis accueilli comme un prince, en tant qu’homme libre, les gardes me laissent descendre dans les geôles sans soucis.

    Une fois devant la « grande salle » où se retrouve prisonniers et gladiateurs, je ne peux m’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Les plus anciens pensionnaires me reconnaissent au travers des barreaux et chuchotent entre eux. Un mouvement de peur se saisit des prisonniers, ça me fait bizarre d’être de ce côté des barreaux. Je toussote avant de prendre la parole :

    - Qui ici est un des jouets de Günter Jeager ? Le blond avec le gilet rouge ?

    Un silence, puis deux hommes s’approchent de moi, ils ont le visage émacié et portent des bandages de fortune sur tout le corps. Un troisième, en meilleur forme s’approche. Je sais qu’ils ne seront pas sacrifiés au nom de Dios, mais juste pour son amusement alors je peux faire ce que je m’apprête à faire, je leur murmure :

    - Il ne vous a pas loupé… Je suis désolé pour vous, mais il ne doit vous rester qu’une semaine, au mieux, pour vous deux. Toi, tu dois avoir trois semaines si tu es solide. Ecoutez-moi attentivement, je ne peux pas vous faire sortir, vous êtes fichus. Mais, je peux vous aider d’une autre façon.

    Je leur tends les doses de cyanure et les anti-douleurs :

    - Les rouges vous empêcheront d’avoir mal, les grises vous tueront. Je vous les donnes à une condition : prenez les devant Jeager. Toi, si tu le veux, je peux te filer des doses de métanphétamines, ça te donnera une méchante patate si tu vois ce que je veux dire. Et n'en parlez à personne ! Personne ne doit savoir que je vous ai donné ça.

    Il n’eut pas de remerciement, rien, mais les hommes me prirent les cachets. Je ne doutes pas qu’ils sauront les utiliser comme il faudrait et je ne doute pas de la frustration du chaperon rouge, ne pas les torturer lui ferait bien mal.
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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Günter Jaeger le Sam 21 Juil - 15:25

    Une rage sourde grondait en Günter tandis que l’autre poussait le vice en allant jusqu’à lui tamponner sa lèvre fendue. Pourtant, le blond se retenait de lui coller son poing à la figure, bien décidé de s’en tenir à sa décision et de ne pas céder à la provocation du gladiateur qui ne voulait pas se battre contre quelqu’un qui n’en avait pas la volonté. Il n’avait pas de temps à perdre à ça. Tant mieux. Il salua le marchand, Günter s’activa pour terminer ses achats au plus vite sans prêter la moindre attention aux regards des autres. Il régla ses achats, alla à un autre stand pour se procurer le nécessaire dont il avait besoin avant de retourner à la crèche aux créatures pour prendre soin de la petite créature. Malgré tous les bons soins qu’il lui porta, l’animal fini par mourir dans les bras du chaperon rouge. Aussi surprenant que cela pouvait paraitre, des larmes s’étaient mises à longer ses joues, il semblait comme vidé de son énergie et sous le choc : il n’avait rien pu faire pour sauver la créature. Son familier lui lécha les joues et il sorti de cet état léthargique dans lequel il s’était plongé.
    Il emporta le petit animal et alla l’enterrer. Il formula même une prière intérieure pour que l’âme de la petite créature puisse trouver le repos.

    Günter décida d’aller passer ses nerfs sur l’un de ses jouets. Il se rendit donc à la prison dans ce but. Il choisit l’un d’eux qui le suit jusqu’à la sale de torture. Le chaperon rouge sourit en choisissant son matériel. Ceci fait, il se tourna vers sa victime qui tenait un flacon en main. Günter fronça les sourcils, se demandant d’où il tenait ça, l’autre porta l’objet à sa bouche et l’avala cul-sec avant de s’écrouler raide mort.

    - Qu’est-ce que ?!...

    Günter se précipita vers la cellule et vit ses deux autres jouets tenir le même flacon et le boire sous ses yeux avant de s’écrouler comme son jouet précédent. Aussitôt le choc et la surprise passés, ce fut au tour de la rage de se manifester.

    - Merde, merde, MERDE !! S’énerva Günter en faisant résonner les barreaux de la prison en y donnant des coups de ses lames.

    Il sorti furieux et frustrés de ne pas avoir pu passer ses nerfs comme il l’escomptait. C’était décidément une journée de merde entre ce sale type au marché, la perte de la petite créature et maintenant ses jouets à qui on avait fourni de quoi mettre fin à leur jour. D’ailleurs qui était derrière tout ça ? Günter mena son enquête et ne tarda pas à obtenir l’information qu’il souhaitait : qui ? Ce n’était ni plus ni moins que cette ordure d’ex-gladiateur qui lui avait déjà bien fait chier le matin même. Où pouvait-il le trouver là maintenant tout de suite ? Chez Fury.

    Le blond débarqua donc à l’improviste chez Elisa prêt à en découdre avec ce sale type qui enfreignait les règles en s’attaquant aux jouets et sacrifices qui ne lui appartenaient pas sans la moindre raison.
    A peine le Maxwell Anderson se retrouva-t-il face à lui que Günter sorti ses griffes :

    - Toi ! T’avais pas le droit de t’en prendre à MES jouets espèce de connard ! T’as décidé de m’emmerder tant que j’aurais pas accepter ton défi à la con hein ? Alors réglons ça tout de suite qu’on en finisse, mais ne viens pas pleurer après, espèce de sous-merde !

    Cette fois, le chaperon rouge était prêt à en découdre et il était particulièrement remonté après la journée exécrable qu’il venait de passer.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 21 Juil - 17:50

    J’étais fort content de ma petite manœuvre, retirer à Günter ses jouets était l’une des pires choses qui pouvait lui arriver et l’un des meilleurs moyens pour le provoquer assez, au point qu’il accepte le duel. C’est donc avec un beau sourire que je suis rentré à l’appartement de Fury, elle n’était pas là, surement en train de s’amuser dans un coin. Aussi je pris mes aises et je me posais dans le canapé pour regarder un film, une bouteille de whisky trainait et aussi des cigarettes. Car oui, je me suis mis à fumer après mon retour d’Oazys, peut-être à cause du choc ? Une volonté de changement ? Dans tous les cas, je me retrouvais à griller une clope devant un film policier quelconque.

    Je suis un peu déconnecté de ce genre de divertissement maintenant, je l’étais déjà quand j’étais dans l’armée, mais maintenant ça me semble si… plat. Si je veux du drame et de l’action, il me suffit de sortir et de provoquer le drame et l’action. Ce que j’ai fait ce matin par exemple. Alors que le film touchait à sa fin, j’entends quelqu’un cogner sur la porte avec une telle force qu’on croirait qu’il veut la défoncer.

    J’ai un sourire carnassier en voyant que c’est Günter, il semble… furax. Il me hurle au visage, s’agite et m’insulte. Voilà qui fait plaisir à voir, enfin il cesse de s’amuser avec moi et enfin il me prend pour ce que je suis. Son ennemi, l’homme qui le méprise et fera tout pour lui faire du mal. Enfin, il semble prêt à se battre. Il sort littéralement les griffes. Sauf que je ne vais pas me battre dans l’appartement où je vis, Fury ne me le pardonnerait pas.

    - Range ça, tu vas te faire mal. Retrouve moi dans une heure à l’arène, tu ne veux pas m’affronter ici et maintenant. Crois-moi.


    J’ai la totalité de ma force à disposition, une simple gifle et je lui brise le crâne. Ça me ferait plaisir mais mon but n’est pas de le tuer, juste de l’humilier et de venger Alcazar. Après, vu la colère qu’il a dans ses yeux, je doute qu’il soit en mesure de réfléchir pleinement. Je décide de lui rafraichir la mémoire. J’attrape son poignet et, sans forcer, je lui tord au point qu’il doit se mettre à genoux. J’arrête le coup de griffe qu’il tente de m’envoyer et je le couche. Je lui pose mon pied sur la nuque et je pèse dessus :

    - Je te rappelle que tu ne fais pas le poids, je te veux à arme égales devant une foule et je vais t’humilier, t’exploser, te montrer que tu n’es rien qu’un pathétique, faible et minable chasseur s’en prenant à plus faible de que lui. Allez, dégage de chez moi.

    Je le choppe par la peau du dos et je le jette dehors :

    - Une heure, dans l’arène !

    Je lui reclaque la porte au nez, je vais dans mon armoire et je pose mon manteau climatique, à la place, j’enfile un plastron pare-balle et j’enfile le plus robuste de mes pantalons. Si je me bats sans jouer de ma force, son Aktech va me poser problème, la manipulation du sang est une vraie saloperie qu’il maitrise que trop bien. Alors limitons les risques. Je fais jouer les lames de mes bras, car oui, j’ai réussis à récupérer des armes pour mes prothèses, deux magnifiques nano-lames en carbone. Quand je vous dis que ce sera un combat équitable, je ne me moque pas de vous.

    Une fois équipé je me rends à l’arène et je vais voir l’organisateur, je lui explique qu’un duel d’honneur va avoir lieux dans très peu de temps et je lui demande de me procurer un collier de contrôle offrant 15% de ma force maximal. Mais surtout, je lui demande de faire venir le maximum de monde car ce sera le premier combat que je mènerais en homme libre

    Je me met au centre de l’arène et je commence à faire les cents pas, je n’attends qu’une chose ! QU’il arrive, qu’on règle ça enfin une bonne fois pour toute. Je vois l’arène se remplir doucement, et bien ! Les curieux adorent me voir me battre on dirait ! Je ne les décevrais pas ! Enfin Günter arrive, il semble toujours autant en colère, parfait, on va s’amuser !
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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Günter Jaeger le Sam 21 Juil - 21:15

    Celui qui avait largement contribué à gâcher sa journée lui intima de ranger ce qu’il appelait négligemment son “jouet“. Il attrape le poignet de Günter et le retourne avec une aisance déconcertante, sans même forcer. Mis à plat ventre malgré lui, il sent le pied du gladiateur se presser doucement sur sa nuque. Il sait bien, le chaperon rouge, qu’il suffirait qu’il l’écrase pour lui faire éclater la cervelle, cependant il sait aussi que ce n’est pas l’intention de son ennemi qui lui rappelle qu’il ne fait pas le poids. Etant donné la position inconfortable dans laquelle il se trouvait, Günter le savait bien, merci. Et sinon, l’autre ne savait-il que parler pour ne rien dire ? Le blond serrait les dents, sa rage était loin de s’apaiser. Ce type lui tapait vraiment sur les nerfs.
    Il fut relevé par sa capuche et repoussé. Günter se retourna pour lancer un regard noir à l’ex-gladiateur qui lui donnait rendez-vous dans l’arène dans une heure.

    La porte claque. Günter repart. Il est sur les nerfs. Il sait aussi qu’il n’a aucune chance contre l’autre à la force trafiquée. Il n’est pas sur son terrain de jeu, il a bien conscience qu’il n’en sortira pas indemne, si pas à demi-mort. Pourtant il n’a pas l’intention de se défiler. Parce qu’il veut en finir avec cette histoire de vengeance à la con. Parce que s’il survit, il veut que l’autre lui foute la paix. Et s’il venait à mourir ? Eh bien qui s’en souciera ? Au final, l’issue importait peu à Günter. Il allait se faire humilier publiquement ? Il n’avait que faire des gens, ils pouvaient bien se marrer de le voir se faire mettre au tapis par cette brute, ça lui était bien égal. De la fierté ? Sa seule fierté était de pouvoir servir Dios, le reste, Günter n’en avait fichtrement rien à faire.

    Une heure plus tard, le voilà qui entre dans l’arène. La foule en délire pousse hurle. Tout ce monde agace Günter. Il n’aime pas spécialement l’arène, même s’il a déjà eu l’occasion de voir ce qu’il s’y passait. Tous ces Baalkyans n’ont vraiment rien d’autres à foutre que de venir perdre leur temps ici ? Décidément, le blond ne se sentait vraiment pas à sa place parmi les humains, qu’ils soient de Baal ou d’ailleurs…

    Le voilà donc face au géant. Il sort ses griffes, même s’il sait qu’il va perdre, il l’intention de se donner à fond et de mettre un terme à cette histoire de vengeance une bonne fois pour toute. Un sourire mauvais se dessine sur son visage :

    - Qu’on en finisse !

    Günter ne perd pas de temps et fonce droit sur son adversaire pour l’attaquer de front. L’autre bloque son attaque. Le blond qui est quand même loin d’être un novice remarque que la force de l’autre n’est plus la même que celle qu’il avait lorsqu’il l’a retrouvé chez Fury. Il s’était donc équipé d’un contrôleur de force ? D’autres auraient pu s’en sentir vexé. Günter s’en fichait, il n’avait pas cette notion d’orgueil qui caractérisait les humains. Comment aurait-il pu en avoir, lui qui, enfant, n’avait jamais été traité comme s’il n’existait pas ? Les seules fois de sa vie où son existence semblait avoir été véritablement remarquée, c’était par les créatures et puis par Dios qui l’avait choisit LUI pour le servir. C’était probablement son unique fierté, le fait d’avoir été élu par Dios lui-même et de pouvoir le servir avec cette dévotion hargneuse qui était la sienne.

    Et ce gladiateur se disait un fidèle de Dios ? Du vent ! Il avait très certainement compris que tout colosse qu’il était, il ne faisait pas le poids contre Dios et avait décidé de se tourner vers lui pour sauver sa peau.

    Günter n’a pas encore fait usage de son Aktech de maîtrise de sang, il se contente de ses griffes, de sa force et de sa vitesse pour l’instant. Il ne parvient pas à esquiver tous les coups de son adversaire. Mais il encaisse plutôt bien. Il n’est pas un soldat de Dios pour rien après tout. Comme il était orphelin, lorsqu’il est arrivé à Baal, il a été durement entrainé pour devenir un fidèle serviteur de Dios capable de protéger le peuple élu. Chaque jour, le chaperon rouge s’entraînait sérieusement avec une rigueur et une discipline qu'on lui soupçonnait probablement pas. Même si l’autre avait clairement le dessus, il était évident que le combat durerait tout de même un certain temps. Günter était endurant et il pouvait encaisser pas mal avant d’être complètement k.o.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 21 Juil - 23:03

    Il veut en finir vite le pauvre Günter, mais ce n’est pas mon cas, voyons… deux ans que j’attends, je compte bien lui arracher les pattes une à une, comme si c’était une mouche à merde. Ce qu’il est quand on y pense. Il prend l’initiative dès le début envoyant une série de coups, jouant de sa force et de sa vitesse. Il n’y a pas à dire, il sait se battre, c’est un excellent combattant. Si on s’était affronté alors que j’avais encore mes deux bras humains, c’est évident qu’il aurait gagné. Il est légèrement plus fort que je ne l’étais, plus rapide et agile.

    Pour le moment, je n’ai pas sorti mes lames, j’ai déjà l’avantage de l’allonge sur lui et je peux parer avec mes bras, ce qu’il ne peut pas faire. Enfin, il pourrait mais il risquerait de se faire mal. Si lui semble se perdre et être déjà à fond dans le combat, je m’économise, je fais durer et j’analyse un peu ses mouvements. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de faire ça.

    Il m’envoie un coup à la tête, je lui en rends un dans le ventre. Il sait bien encaisser, un vrai soldat, j’en aurais presque du respect pour lui à ce niveau. Je ne donnerais pas lourd de la moitié des fantassins d’Oazys. Malheureusement, le combat est perdu d’avance pour lui. Je crois qu’il le sait et qu’il ne veut juste pas perdre la face… En dépit de ses dires, au final, il a quand même une certaine fierté… sinon il se serait contenté de s’assoir et de me laisser le torturer. Donnons-lui-en pour son argent !

    Je décide de passer à l’attaque, sérieusement, je vise la tête, mon premier coup touche la mâchoire, rouvrant la lèvre déjà fendu, je lui enchaine un uppercut au menton. Puis un direct dans le ventre et un autre dans le plexus ! Un dernier au visage et là j’entends un doux son… son nez. Voilà de quoi bien marquer mon terrain, je me souviens que Blue en avait gardé une magnifique cicatrice ! Peut-être que ce sera aussi son cas ? Puis je lui envoie un coup de pied dans le ventre. Günter tombe au sol, plié en deux par le choc. Même un bon soldat ne peut pas rester indifférent après une telle volée.

    Je lui tourne le dos et je fais mon fier, j’appelle la foule et je la fait chauffer ! C’est plaisant de se sentir aimé ! Les gens scandent mon nom, ils sont contents d’être là. Une bonne surprise pour tout le monde.
    Mais il semblerait que Günter se remette bien vite, la colère doit aider. Il se jette sur moi et j’ai à peine le temps de passer son premier coup que le deuxième me lacère le dos.

    Je pousse un grognement de colère et je lui assène un coup de boule. Nous reprenons nos échanges à un rythme soutenu. J’ai été imprudent, je le paye au prix fort, j’ai du sang qui goutent de mon dos. Il pourrait certainement l’utiliser, pour faire quoi ? Je ne connais pas vraiment les effets de son jouet, mais je le crains, c’est assez.

    Je me déconcentre et il pavient à passer sous ma garde une deuxième fois, heureusement, ses lames ripent sur mon plastron. Assez, il est temps de passer aux choses sérieuses ! Je le repousse d’un coup de pied et j’active mes lames. Je ressens une brûlure à la jambe et voit que mon pantalon est déchiré au niveau du genou.

    Ce sont deux lames noires comme la nuit, une à chaque bras, qui sortent de mes poignets, elles font presque 75 cm de long et sont tranchantes comme des rasoirs. Petit cadeau d’adieux que je me suis offert en quittant Oazys. Il y a un moment de silence dans les gradins, c’est la première fois qu’ils voient ça. J’essaye de rester droit et de sourire, mais j’ai vraiment mal à la jambe.

    - Tu veux que je te dise ? On aurait pu être copain dans une autre vie, tu es un putain de bon soldat. Maintenant, si tu n’étais pas à fond, vas-y car je vais arrêter de te ménager maintenant.
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    Günter JaegerChaperon Rouge

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Günter Jaeger le Dim 22 Juil - 8:30

    Le combat était lancé pour de bon. Les échanges de coups allaient bon train, même si l’autre s’économisait, Günter avait bien l’intention de le sortir de cet état de suffisance. Le blond s’appliquait à la tâche. Il finit par y parvenir : l’autre lui assena un qui lui fendit à nouveau la lèvre déjà fragilisé suite à l’altercation qu’ils avaient eu plus tôt dans la matinée, suivi d’un violent coup de pied dans le ventre qui lui coupe momentanément le souffle et le met à terre. L’autre en profite pour se pavaner. Passé l’instant du choc, le blond se redresse et retourne à l’attaque.

    - C’est ici que ça se passe ! Dit-il d’une voix rauque.

    Cette petite distraction de la part de son adversaire qui avait baissé la garde avait permis à Günter de l’entailler dans le dos bien comme il faut. L’autre le repousse d’un coup de pied, le chaperon rouge bondit en arrière et marque une distance entre eux tandis que son adversaire fait apparaitre deux longues lames noires de ses poignets.

    L’autre parle. Ils auraient pu être copain en d’autres circonstances. Des amis ? Günter n’y songeait même pas ! Le visage du blond se fend d’un sourire. Des amis humains ? Et puis quoi encore ? Il en avait des bonnes ce gladiateur ! Le chaperon rouge se positionne. Evidemment qu’il n’a pas encore tout donné. Cela aurait été trop facile. Il décide de sortir le grand jeu, lui aussi.

    Voilà qu’il se positionne et fait usage de cet Aktech unique qui lui a été confié par Dios lui-même et qu’il avait appris à maîtrisé à la perfection. Voilà que du sang s’extirpe de la blessure qu’il a infligée un peu plus tôt au gladiateur. Le sang plane dans les airs, forme une masse qui se précise entre les deux adversaires et prend la forme d’un loup. L’animal créé à partir du sang du gladiateur se lance à l’attaque à une vitesse impressionnante et plante ses crocs solidifiés dans la chair du gladiateur, tandis que Günter s’est également lancé à l’attaque en même temps que le loup de sang qu’il contrôlait.

    Le fidèle soldat de Dios était donc capable de contrôler l’être qu’il avait créé grâce à son Aktech tout en se battant aux côtés de sa création. Une performance difficile qui lui avait valu des années de pratiques qui impliquaient une coordination et une concentration extrême. Nouvelle rafale d’attaque combinée entre le loup de sang et le chaperon rouge, à présent, c’est comme si le gladiateur avait deux adversaires face à lui. Les morsures de l’animal fait de sang solidifié étaient aussi douloureuses que si elles avaient été faites par un véritable loup. Voilà donc la puissance que Dios pouvait décider de confier à ses plus proches fidèles sous la forme d’un Aktech.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: A armes égales [ Günter et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Dim 22 Juil - 10:25

    L’avantage de force, d’allonge et d’endurance que j’avais venait brusquement de se retrouvé compromis. Déjà car mes blessures me font un mal de chien, mais aussi car une sorte de loup à base de mon sang vient d’apparaitre devant moi. Günter semble retrouver le sourire, ma victoire n’est plus si certaine, à deux contre un ça va être compliqué. Le petit blond me lance une nouvelle série d’attaques en se coordonnant avec son loup. C’est tout de suite beaucoup plus compliqué de suivre ! Ah ça m’apprendra à faire le fier !

    Je pousse un sacré rugissement de colère quand le loup me choppe au niveau du genou, ce sont de vrais crocs qui traversent mon pantalon, son aktech n’est vraiment pas une blague. Je réussis à tenir Günter au large assez lontemps pour balancer un coup de lame sur le loup sanglant. Il explose en un million de fragments, mais je vois qu’il commence déjà à se reformer ! Il faut que j’agisse vite.

    Je dois arrêter de m’amuser avec lui et en finir. Plus motivé que jamais je m’approche de lui, pour échanger. Le bruit de nos lames remplit rapidement l’arène, il faut que je fasse attention à ne pas l’embrocher et le tuer. J’ai alors une excellente idée… Cruelle mais excellente… Un énorme coup de pied vient trouver le genou de Günter, il chute lourdement et je me précipite sur lui pour en finir. J’attrape son bras gauche et je le plaque au sol. Avec mon bras droit, je place ma lame au-dessus de son avant-bras et je m’improvise maçon. Je plante la lame au travers de sa chair, profondément dans le sol.

    Evidemment, Günter n’allait pas rester sans rien faire et je sens ses griffes s’enfoncer dans mon flanc, au même moment son loup de saute sur le dos pour me mordre l’épaule. Je détache la lame de mon bras et je m’éloigne pour tenter de faire tomber la créature de sang. Je peux ressentir la morsure et les mouvements de ses pattes dans mon dos mais il est si léger… c’est troublant. Je réussis finalement à le frapper assez fort pour éjecter cette création démoniaque ! Je me précipite sur Günter et lui inflige le même traitement au bras droit.

    C’est gagné, j’ai gagné, il est immobilisé… même moi je ne pourrais pas me remettre d’un tel coup ! Je pose ma main sur mon flanc. J’aurais besoin de soin, ma blessure est assez sévère… Les lames se sont enfoncées de cinq ou six bons centimètres, justes au-dessus de ma hanche. Fini de rire maintenant, je me place au-dessus de lui et je commence à lui marteler le visage. Un, deux, trois ! Du sang gicle à chaque fois ! Putain que ça soulage ! J’allais en mettre encore un autre, mais je vois qu’il n’est plus en état de se battre.

    Je saisis une de ses griffes et je la déloge de l’Aktech, elle passe le long de mon cou et je coupe le collier de contrôle. J’ai une dernière chose à lui faire et j’ai besoin de toute ma force pour ça. Je l’oblige à ouvrir la mâchoire et je plonge deux doigts à la recherche d’une molaire. Quand je la trouve je me mets à tirer et je lui arrache. Voilà maintenant lui et moins sommes à égalité ! Je récupère mes lames et les refixes sur mes bras, laissant Günter dans son sang, je prends juste la peine de le mettre sur le côté pour ne pas qu’il se noie dedans.

    Je claque des doigts devant lui pour attirer son attention :

    - Voilà, j’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre… Maintenant nous sommes quitte, sale humain de merde.

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    Re: A armes égales [ Günter et Max]

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