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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Mar 4 Sep - 23:47

    Voilà ce que j’appelle une idée du feu de Kin, faire des conneries, vider un musée, tabasser un garde ou deux et puis visiter en paix celui-ci ! J’ai un grand sourire dans l’obscurité et je la suis, comme si j’avais le choix d’ailleurs ! Elle me conduit jusqu’à la porte d’entrée de la réserve, on entend des gardes discuter depuis l’autre côté de celle-ci. Si c’est bien une salle de garde, on trouvera absolument tout ce qu’il faut pour faire évacuer le personnel et les clients. Puis si je peux frapper un garde ou deux, je ne vais pas me priver !

    La porte s’ouvre soudainement, projetant un rayon de lumière sur nous et les deux gars nous regardent comme si nous étions des démons. Un instant d’hésitation pour comprendre, un instant de trop. Je me rue sur eux, même sans ma force je reste assez costaud et doué pour les éclater. C’est d’ailleurs ce que je fais d’un geste précis. Je balance mon poing en acier sur le nez du premier garde et je mets un coup à la trachée de l’autre. D’un geste vif, je prends le couteau qui est à la ceinture du garde le plus proche et je tranche mon collier de contrôle.

    Une seconde plus tard ma main est libre, les débris de la menotte tombe au sol tendit que j’assomme les gardes. Il y en avait un troisième, mais celui-là, ce n’est pas moi qui m’en suis chargé. Bien, il semble y avoir un poste de contrôle avec les caméras montrant les diverses salles du musées. Je cherche le bouton d’alerte général. Un incendie ? Ouais, voilà !

    J’appuis dessus et presque immédiatement, une alarme puissante retentit dans tout le bâtiment. Je vois les gens se précipiter vers la sortie. Si cette console est sur la même base que le musée Oazyens, on devrait pouvoir lancer le verrouillage d’urgence depuis ce poste. Je tâtonne un peu, activant les extincteurs de plafonds et deux-trois fonctions rigolotes comme éteindre l’éclairage principal. Après un fou rire, je réussis finalement à activer les grilles de sécurité. Barricadant de façon parfaite l’ensemble du musée. Je regarde Azur et je lui sors avec un grand sourire :

    - Allons visiter !

    Nous sortons de la salle et commençons à arpenter les diverses époques et observer ce qui se faisait dans les armes à feu. C’était assez amusant de voir le point de vue des Baalkyans sur les armes oazyenne. Mais ce qui me fit le plus rire fut le stand réservé aux armes d’entrainement. On voyait des personnes dans un simulacre de simulation de bataille. C’est un peu lourd à dire, j’en conviens. Mais ce qui m’avait attiré c’était leurs armes en question. J’étais quasiment certains qu’ils étaient fonctionnels. J’ai donc enjambé le parapet de l’exposition pour prendre un des fusils et l’examiner. Il était bien chargé et en parfait état de marche, quelqu’un avait décidément un drôle d’humour ici.
    Je regarde Blue et je lui souris de toutes mes dents :

    - Hé Azur…


    Sans en rajouter une parole de plus, j’épaule le fusil et je vise la jeune femme. Une simple pression sur la détente et le projectile part dans un claquement. J’observe ma compagne réagir au choc puis je regarde la petite bille de plastique blanc rouler sur le sol. Des répliques électriques… C’est ce qui a dans cette vitrine. Des jouets pour adultes, réalistes certes, mais des jouets. Je continue à sourire et je dis :

    - Tu es « Out ». Allez, choppe une réplique et viens t’amuser un peu ! tu raconteras ça à tes esprits. On ne peut faire ce genre de choses tous les jours, je me trompe ?!

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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 5 Sep - 17:52



    Libéré, délivré...


    "  Il faut parfois se servir d'un Maxwell pour se frayer un chemin... "

    Avec une agilité et une rapidité qui lui étaient naturellement acquises, l'anguille se faufilait entre les gardes affolés à la façon de quelques pas de danses souples et graciles.
    Avec délicatesse, la pointe de ses pieds effleurant le sol, faisant patte de velours à la façon d'un félin, la chamane se posait derrière le dos du dernier garde de la salle, assit et les yeux rivés vers les panneaux de contrôles.

    Posant ses doigts délicats sur ses épaules tandis qu'elle pouvait voir les chaînes de ses menottes cliqueter en faisant des bonds, elle s'abaissait en direction du troisième garde, glissant ses lèvres pêchues au creux de l'oreille du dernier garde encore présent.
    Sans lui laisser la moindres chance de passer à l'action et d'appuyer sur un bouton, elle lui bondissait dessus à la façon d'un prédateur, son bras droit se refermant sur son cou et sous son menton de façon à lui empêcher d'ouvrir la bouche tout en ayant le contrôle de son corps, parcourus de spasmes d'asphyxie.
    Pour le reste, elle le clouait contre sa chaise avec sa deuxième main, le dossier lui rentrant dans les rein et les muscles dorsaux, le Baalkyan se retrouvait ainsi cambré dans une position vraiment inconfortable.

    Elle lui murmurait quelques mots doucereux au creux de son oreille -lâcher prise- , son visage teinté de colère aux yeux exorbités par la haine se figèrent, écarquillés d'une peur visiblement blanche, pâlissante sur son visage terrorisé, ses lèvres tremblèrent et il ne pu rien ajouter de plus si ce n'est qu'un long râle d'agonie si infime qu'il vint étouffer ses lèvres et sa gorge.
    Dans un râle peu profond et à peine audible, il vint à s'endormir, ses yeux se fermant avec douceur sur le voile pâle d'une demie-mort, asphyxié.

    Tenant toujours la tête contre sa poitrine, Blue soupirait de lassitude tandis qu'elle lançait un regard complice vers Anderson qui venait de lancer l'alarme à incendie, faisant de ce fait évacuer tout le bâtiment de clients et de gardes.
    La chamane marquait le front du garde d'un baiser bordé de milles excuses avant de le reposer lentement et délicatement sur la console de façon à ne pas briser sa nuque, le corps était déjà bien assez affaiblit comme cela, l'abîmer n'aurait fait que précipiter la mort.

    Se relevant en s'époussetant, ses yeux perçant d'un bleu aussi clair qu'intense se figeait ici et là, entre les répliques d'armes qu'elle ne connaissait pas et qu'elle haïssait tant, portées à la ceinture des gardes qu'ils avaient chargés, le géant et elle, la spiritiste.
    Un instant et elle observait les caméras où les civils paniqués semblant courir dans le vain effort de sortir du musée, c'était un véritable coups de maître, car si son plan et sa stratégie en étaient bonne, l'exécution de celles-ci en avaient été d'autant plus bluffante et facile.
    Elle se félicitait de son stratagème, pas de morts, mais uniquement du bluff et de l’esbroufe tandis que les grilles de sécurités s'abattaient, laissant désormais Blue et Anderson seuls l'un avec l'autre.

    Elle l'observait un moment, amusée : un sourire mi-figue mi-raison se figeait sur ses lèvres de rosées dont la commissure semble frissonner d'excitation à l'idée de franchir l'interdit.
    De même, il lui répond de ce sourire sans doute pour la remercier, satisfait que les choses tournent enfin en sa faveur, l'action, le combat et la guerre avaient l'air de plaire au guerrier, chose que Blue notait, restant méfiante à son égard pendant tout le sens de cette visite.

    Toujours poings liés, Elle le suivait dans son ombre, elle remarquait qu'il n'avait plus son collier lui permettant de canaliser sa force et de ce fait, fronçant les sourcils, elle se mit à soupirer, pas vraiment rassurée. Certes, elle le voyait maintenant un peu plus comme un « ami » grâce au temps qu'ils avaient passés ensemble, néanmoins savoir qu'il pouvait briser les liens et massacrer des innocents ne lui plaisait guère. Et le fait qu'elle aussi, avait frapper l'un des siens ne la mettait pas vraiment en confiance, de ce fait, elle réfléchissait et se prenait la tête à savoir si oui où non, elle devait lui lâcher les menottes où bien, le laisser lui, les briser.

    Au bout du compte, déjà qu'elle crevait la dalle en plus d'avoir soif, d'être fatiguée comme pas possible, elle ajoutait que le fait de réfléchir lui faisait un peu trop mal à la tête.
    Avec son index elle massait ses tempes tandis qu'elle pestait contre son innocence, ouais elle avait amené un gladiateur, un ennemi, dans les lieux les plus incongrus de Baal et lui donnait même des armes de façon à ce qu'il se batte.
    Elle décrochait son Aktech spirituel de sa ceinture et se mit à tirer dessus comme une malade, la fumée bleutée aux parfums de la mer et du divin océan emplissait se ses narines et la calmait, strictement et d'un coups.

    Elle ne sciait pas le regard passionné et interloqué d'Anderson lorsqu'il portait une arme dans ses mains métalliques.
    Ses pupilles s'ouvrant avec paresse tant la drogue lui montait au cerveau, cette longue taff lui fit tourner la tête et elle fit battre plusieurs fois ses paupières tremblantes pour être sur de savoir où elle était et ce qu'il se passait.

    Elle soupirait et non satisfaite de ce qu'elle voyait -des armes, des répliques et des machines à tuer PARTOUT- elle reprit de nouveau une énorme quantité d'encens dans ses poumons.
    Qu'elle recrachait soudainement telle le plus féroce des dragons, gueule ouverte, narines dilatées et crocs menaçants en direction des menottes et d'Anderson.

    Elle venait de sentir l'impacte de la balle blanche, un point piquant à vif son épaule, comme si une partie infime mais bien présente de son corps venait de recevoir un énorme coups poing miniature à un endroit précis. S'il n'y avait pas de sang, en tout cas la blessure était là et au niveau de sa peau une petite tache rouge demeurait avec insistance, sur les tons miellés de son derme.

    Refermant sa gueule, ses yeux mi-clos laissant le bleu impérial et dense de ses iris percer la chair de ses paupières, lui donnant un coté mystérieux et imperturbable, ses narines continuant à vomir les ondes de fumées aux tons bleus-rois.
    Portant sa main gauche -libre- à son sac qu'elle avait récupéré sur Ursoc au moment de descendre la rivière, elle en sortit une petite clef et n'hésita pas une seule seconde à l'insérer avec brutalité et férocité dans la fente de son propre poignet, quitte à s’abîmer la peau avec négligence.
    Sa menotte tombante, elle en profitait pour raccrocher son calumet de la paix brun à sa ceinture et d'ôter avec plus de tact et de délicatesse -tout de même- l'acier entravant les poignets du guerrier.

     " -  Tu vas me le payer ! Je ne suis pas une bonne joueuse, fais gaffe ! "

    Ajoutait-elle en maugréant un grondement gutturale aussi rauque que bestiale en arrachant d'un geste précis les menottes du bras d'Anderson et en les fourrant avec brutalité dans son sac.
    Mauvaise perdante, elle lançait un regard chargé d'électricité dans la salle à la recherche de quelque chose qui pouvait lui convenir.
    Etant donné qu'elle détestait se battre, même de façon factice, il lui fallait une arme qui pouvait lui ressembler et là... dans ce musée... n'ayant jamais apprit à utiliser une arme à feu même en réplique, elle peinait à trouver quelque chose de correcte.

     " - … Dès que j'aurais trouvé comment ce truc la fonctionne... Puré mais un arc ça serait tellllleeement plus facile ! C'est quoi cette DAUBE ?! "

    Ajoutait-elle, de mauvaise foi mais à l’intonation féroce et victorieux en ramassant un gun aussi petit qu'imprécis, elle observait la réplique en soupirant avant de la tenir à l'envers et de se tirer une balle dans le pied.
    Frémissant de nouveau des narines, elle serrait les dents en laissant entonner un « aïe... » de mécontentement tandis qu'elle semblait en chier pour savoir comment on se servait de ces « genre » de réplique.

    A bout de nerfs, elle balançait le gun contre un mur avant de rechercher autre chose en levant les yeux vers le ciel et de lancer un soupire si las et profond qu'il en fit trembler tout le musée en lui-même.
    Elle avoua a voix haute :
     " -  Okay... J'avoue j'ai perdue cette manche en avance... Je ne sais PAS utiliser ce genre d'armes... Tu veux bien tenter... de m'expliquer s'il te plais ? Là je suis vraiment larguée en fait... QUOI ? Oui bah je chasse à l'arc à poulie VidaXL, ça a rien à voir avec ce genre d'armes ! En plus c’est pas du tout esthétique... On dirait des... des genre de bananes noircies quoi... "

    Ajoutait-elle autant pour lui que pour elle.
    En soit, déjà, vouloir essayer d'apprendre à manier une arme à feu était un gros pas en avant, et celui de pouvoir peut-être tirer sur quelque chose de vivant à part ses proies l'était encore plus !
    Croisant les bras en gémissant d'impatience et d'impuissance, elle se mit à faire les cent pas, stressée à l'idée d'utiliser l'engin à abattoir qu'utilisaient les humains pour s'entre-tuer...

    Quand enfin, elle levait ses iris cyan vers Anderson afin qu'il lui explique peut-être le maniement des armes, il pouvait voir en elle toute une panoplie d'émotions, entre la colère, l'énervement et la honte qu'elle éprouvait juste par le fait de tenir ce type de réplique, il allait devoir être patient avec elle s'il ne voulait pas se manger un poing dans son visage d'ange.


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Sam 8 Sep - 14:23

    J’eu un regard pour le moins surpris envers Blue… Elle tenait une réplique comme un enfant tiendrait un livre. N’importe comment et, je m’y attendais, elle fit des bêtises avec ! Une bille dans le pied… Heureusement que ce n’était pas une vrai balle. Pendant qu’elle s’énerve, je bricole une sangle pour ma réplique et je finis par éclater d’un rire franc et sonore. C’est bien la première fois que je vois quelqu’un ne pas savoir –du tout- comment tenir une arme à feu ! Ce peuple est vraiment le plus zarbie de toute la planète. Mais vu que je suis de bonnes humeurs, en partie grace à elle, je retiens mes répliques cinglantes et je m’approche :

    - Ces bananes noircies peuvent, pour certaines, tuer un homme à deux kilomètres de distances. Un peu de respect pour ce qui se fait de plus efficace dans le domaine de l’armement. Ton arc ne tient pas la comparaison ma chère Azur. Mais ce n’est pas la question. Lâche ce truc, c’est de la merde.

    Je me retourne vers un autre fusil, il avait une énorme poigné de transport sur le dessus et un chargeur dépassait de sa crosse. Je n’avais jamais vu d’armes comme ça avant, il est vraiment moche. Affreusement moche. Par curiosité je le manipule, rien de bien compliqué en soi, heureusement d’ailleurs ! hélas, Il est un poil trop petit pour moi, mais il ira à ravir à ma chère amie. Je m’approche pour lui mettre dans les mains. Elle est droitière, alors je place doucement sa main dominante sur la poigné et l’autre sur le garde-main. Il y a des encoches pour les doigts, histoire qu’elle sache où placer ses doigts. Comme avec un enfant, je lui explique comment elle doit s’y prendre pour utiliser

    - Tu vas voir, c’est très intuitif en principe. La première étape c’est d’apprendre à viser. C’est simple, tu appuis la crosse contre ton épaule, comme ça, tu aligne ton œil avec les organes de visé. Quand ta cible, les deux organes et ton œil sont aligné, tu tires et en principe tu touches.

    Je lui montre les mires et également comment se placer pour bien tirer.
    Enfin, ça n’a pas vraiment d’importance dans ce cas là. La distance d’engagement était faible et le recul n’existait pas sur cette réplique, elle pourrait le tenir à bout de bras que ça reviendrait au même. Dans tous les cas, elle n’avait l’ombre d’une chance face à moi et mon experience. En déplaçant ses mains et en rectifiant sa position, je la sens un peu stressée. C’est parceque je la touche ou bien c’est car elle n’aime pas les armes à feu ? Dans le doute, je lui dis :

    - Détends toi, tu ne risques rien tu sais, ce sont des jouets. Tu ne me blesseras et tu ne me tueras pas non plus. On va s’amuser un peu, j’ai pas jouer à ce genre de jeux depuis que je me suis engagé dans l’armée. Ça va faire du bien de courir dans tous les sens

    Je m’éloigne pour récupérer des protections de visage et pour ses yeux. Ce serait dommage de prendre une bille dans l’œil. J’ai un regard pour elle et je lui dis, joueur :

    - Hé, c’est ma journée ou non ? Moi je dis que c’est cool de faire ce genre de bêtises ! Par contre, je ne serais pas contre trouver à manger après. Je commence à ravoir faim, pas toi Azur ?
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Lun 1 Oct - 16:17



    Tu tires où tu pointes ?


    "  Il faut parfois se servir d'un Maxwell pour se frayer un chemin... "


    Lâche ce truc c'est de la merde ? Consternée, Blue en frémissait des naseaux, ses paupières entre-ouverte laissaient ses iris bleu électrique foudroyer Mawxell sur place. Elle feignit d’appeler le gladiateur «  Maître » histoire de le chambrer tellement elle appréciait ce moment où elle se tenait là, comme une idiote totalement impuissante et inconnue à la situation ! Couplé au faut qu'elle allait devoir simuler une chasse à l'homme et faire semblant de buter son ami... Bref ! tout en ce moment était fait pour lui casser véritablement les ovaires.

    De ce fait, elle lançait ses yeux vers le plafond d'une façon totalement exagérée quand « Maître » lui attrapa une sorte de banane noire un peu plus grande et fin que la « merde » qu'elle avait prise plus tôt.
    Il était encore moins esthétique et elle en soupirait d'énervement, si elle pouvait avoir un arc... juste un arc ! Eh ben non ! Il fallait pour elle, prendre sur son égoïsme pour apprendre le maniement d'une nouvelle arme.
    Laissant un grondement, râleuse comme pas deux, sortir d'entre ses lèvres serrés par la JOIE du moment, elle prit le fusil que l'autre Perlinpinpin de maître d'arme lui fichu droitement dans les mains.

    D'une façon négligé, et s'il aurait ajouté un « démerde-toi avec ça ma grande » Blue serait sans doute partie pour se mettre en position latérale de sécurité dans un des nombreux recoins de la pièce pour pleurer.
    Cependant, loin de cela alors que madame faisait toujours une tronche de cake moisit, le gladiateur se plaçait derrière elle pour patiemment lui apprendre chaque éléments et détails à savoir sur ce fusil, comme tous les autres.
    Tendue et interdite elle se raidissait à chaque mouvements, ses doigts sur la détente étaient si crispés qu'elle envoyait au moins une dizaine de billes s'échouer contre le mur.

    Abaissant les épaules en laissant de nouveau une expiration brutale s'expier d'entre ses lèvres serrés, elle recommençait de nouveau à armer la réplique depuis son épaule jusqu'à la mire, les doigts robotique du gladiateur la guidant sans cesse sur chacun de ses mouvements à la façon d'un musicien guidant les touches d'un piano vers une symphonie macabre.
    Le fait de devoir apprendre quelque chose de nouveau lui permit de rentrer dans une bulle de stress, désireuse de bien vouloir faire, malgré les essais catastrophique contre sa volonté de pourtant persévérer.

    Le stress de la chamane pouvait se ressentir depuis au moins l'autre bout de la ville et tant bien même elle avait le meilleur des maîtres d'armes avec elle, il y avait la concernant, trop de choses qu'elle ne maîtrisait pas pour pouvoir apprendre aussi rapidement qu'un autre élève.

    Aussi les essais sur cibles étaient de plus en plus catastrophique.
    Cependant sa détermination était inébranlable et même si Maxwell avait l'air de bien prendre les choses, aussi jovial et content qu'il était, Blue tenait toujours cette tronche de cake pourrie jusqu'à la moelle. Courir, ça elle savait faire, se cacher, chercher, trouver et jouer à la chasse il n'y avait pas de problème, mais alors tirer avec ce truc...

    Lorsqu'il commençait à mettre ses protections devant le regard interdit de la chamane, avec ce grand sourire qui signifiait «  tu vas prendre cher ma cocote », on aurait pu voit traverser au creux des iris foudroyant de la belle, toute la haine qu'elle éprouvait pour les armes à feu. C'était peu çà dire, mais vachement angoissant à ressentir.
    Dalleurs elle acquiesça d'un mouvement de tête en braquant ses iris turquoise électrique à même le sol :
    " - T'as bien conscience que je fais ça pour toi hein ? Je te remercie pour le cours et tout y a pas de soucis hein... Mais t'as bien vue de quoi je suis capable ? Tu serais en face de moi à même pas un mètre que j'te louperai bordel ! "

    Ceci étant dit, ses doigts crispés tirèrent une rafale de bille sur le sol, à deux centimètres du pied du maître d'arme.
    Interdite et pâle, Blue remontait ses yeux vers Maxwell, comme si elle était coupable de ce qu'elle venait de faire, puis, levant un sourcil, interloquée parce ses propres actes, elle se crispa et éclata d'un rire franc et fou. Même là, devant elle à même pas quelques centimètres elle l'avait loupé, cela promettait pour cette partie d'airsoft !
    " - Bref ! Pas grave je compte jusqu'à dix, t'as intérêt à courir rapidement hein !
    UN ! DEUX... "




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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 18 Oct - 12:07

    Quelle tristesse de penser que cette journée n’est qu’un faible éclat lumineux dans ma sombre vie… Plus le temps passe, plus je ne peux m’empêcher de penser à ma cellule qui m’attend. Blue ne semble pas spécialement ravie de ce que je vais lui faire faire, elle me le fait d’ailleurs bien comprendre. Mais je vais être égoïste et m’amuser jusqu’au bout. Je choisis une réplique et j’ai un sourire entendu envers Azur. Ouais, elle va prendre cher, sauf que pour une fois, je n’aurai pas de mauvaises pensées, pas d’idée de la tuer, rien du tout. Juste le plaisir de jouer un peu, même si je me joue d’elle plutôt qu’avec elle.

    La voilà qui me rate, alors que je suis à quelques centimètres d’elle. Consterné, je regarde les billes rouler au sol… Non, mais là… même un aveugle aurait réussi ce tir ! Je me retiens d’éclater de rire, j’ai juste un regard amusé sur la mine déconfite d’Azur, je me contente simplement d’un soufflement de nez quand elle se met à compter. Je me précipite dans le couloir, à la première intersection je me planque à l’angle du mur et je me place pour tirer sur Blue.

    La pauvre n’a pas bougé d’un centimètre, elle se contente de me regarder et de tenir, maladroitement, sa réplique. Une rafale de billes vient claquer contre le plafond, je regarde avec consternation les petites billes blanches rouler au sol. Ouais, ça va être une partie de chasse à cours, avec Blue dans le rôle du lapin. Lapin avec un flingue.

    J’épaule et je lui envoie une seule bille, celle-ci touche le corps de son arme et ricoche sur son pied. Je visais la tête. Je dois avoir perdu un peu la main avec ces conneries de torture. Une autre, là je la touche en plein front. Pile entre les deux yeux, voilà qui est mieux ! Pour la vanner, je lui lance :

    - C’est comme ça qu’on vise !

    Sur cette provocation, je lui envoie une dernière bille avant de m’enfuir dans les couloirs.

    ***

    Je pourrais parler pendant des heures de mes parties d’airsoft et du carnage que ce fut, mais ce serait comme tirer sur une ambulance, en feu et au milieu d’une voie ferrée. Qu’importe, après mettre bien amusé, je finis par laisser choir ma réplique et retrouver finalement Azur. J’ai le sourire de quelqu’un de content, même si ce n’est pas nécessairement son cas. Sa peau était marbré de d’impacts, dire que je l’ai ménagé. Je me pose à côté d’elle et, avec un sourire d’une oreille à l’autre, je lui sors :

    - C’était pas mal, plutôt plaisant comme affaire, je me suis bien amusé, je sais que ce n’est pas vraiment ton cas. Mais je te remercie d’avoir fait cet effort. Maintenant, et si on se tirait d’ici pour aller manger un bout, je suis affamé !

    J’allai ajouter encore quelques mots quand il eut une explosion dans le lointain et des bruits de pas se firent entendre dans les couloirs. Il semblerait enfin que les autorités se réveillent ! J’ai à peine le temps de me relever que des soldats de la garde déboulent dans le couloir… Ils me braquent avec leurs armes et, j’avoue, j’ai eu un instant d’hésitation.

    J’avais bien envie de chopper Blue, la prendre en otage et puis m’enfuir. LE temps de trouver une arme et de tailler la route jusqu’à la liberté, ou la mort.
    Mais j’ai une parole, alors je me contente de lever les bras en disant :

    - C’est bon les gars, je me rends.


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    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

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