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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 19 Juil - 1:23



    L'aube des aspects II




    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Nyx
    J'avais réussis à rentrer à l'auberge un peu avant seize heures, ce qui m'avais permis allègrement de m'appliquer les baumes de soin provenant de Sévia, que j'avais subtilisé à  une ancienne connaissance - Armerys pour ne pas le citer-.
    Un peu avant la nuit, je m'étais réveillée non sans peine avec une méchante migraine, grâce à notre ami Alcazar. Vous savez, l'autre Perlinpinpin qui voulait être mon protecteur le temps que j'eusse trouver son assassin pour lui accorder la rédemption? ...
    Ouais, c'était pas gagné et j'étais dans une merde noir, jamais Gunter n'apprécierai ou n'accepterai, plutôt du genre je m'en foutiste, il m'enverrait plutôt balader j'imagine.

    Et tout ce patincaisse lors du réveil, parce que môssieur le spectre ne trouvait pas normal et s'indignait du fait que je dorme en tenue d'Eve pendant mon repos, notemment, cela le gênait quand les draps glissaient au sol...
    Bref, parfois les spectres ont de ces habitudes encore humaines qui me font vraiment rire, mais pour le coups, ce réveille me rendait hors de moi, j'étais d'une humeur exécrable et draconesque!
    La nuitée et la journée qui s'annonçait allait être pour moi... sportive...

    ________________________________________

    La sensation d'une cuite, la tête tournante, la migraine apparente et la perte des sens la fit grogner alors qu'elle s'enveloppait dans les draps tombés le long de son lit.
    Elle avait cet amertume spécifique au palais: Âpre et salé tel le goût du sang: la bouche était pâteuse et ses lèvres séchées.
    La sensation d'avoir une barre au niveau du front ne lui permit pas immédiatement d'ouvrir les yeux, tant et si bien qu'elle tâtonnait les murs de sa chambre d'ôte avec le bout de ses doigts, l'esprit l'accompagnant tentant de la diriger avec chance vers la salle de bain.

    Soudain, le drame, elle étouffait un hurlement si strident et puissant que l'auberge entière en fut secouée, le quartier aussi: quelques Baalkyans s'étaient rués vers leurs fenêtres de façon à comprendre l'origine du crime.
    Se tenant le visage dans ses deux mains, la soulseeker sanglotait  sans s'arrêter, le hoquet de l’effroi et de l'affliction barrait sa gorge qui avait réussit à se résorber presque totalement du combat qu'elle avait menée il y avait quelques heures...

    Tout chez elle avait réussit à se résorber et à guérir, ses jambes n'étaient plus striées par les bleus et les coupures du sable, le sang avait séché et disparut sauf...
    " MON VISAGE PUTAIN! MON VISAGE! "

    Balafrée à vie.
    Une énorme marque telle une écorchure, feintant de la droite vers la gauche de son nez était apparut. Un marquage, une cicatrice, un marque blanche sur sa peau miellée. ( feat son avatar merci tonton Maxou! x'D)

    Et le spectre avait beau lui suçurer que ça n'abîmait en rien son joli petit visage et que ça lui donnait même un genre plus rebelle et assassin, que cela aggravait le problème, redoublant les sanglots de la demoiselle en peine.

    Une bonne heure plus tard après s'être lavée, massé les muscles et avoir mis sa seule tenue de chasse traditionnelle qu'elle emmenait partout lors de son aventure dans un sac en toile, elle se toisait devant sa glace.

    Le casque en ébonite -joyaux obscurs des minerais Zandal'ar- sertis d'un crâne humain et de quelques plumes blanche, elle s'observait alors qu'elle s'était maquillée en conséquence pour la chasse nocturne.
    La ligne de ses yeux et de son nez était tiré avec un trait de peinture aussi bleuté que ne l'était ses iris, mettant en valeur la noirceur de son armure et la blancheur des plumes qui se posaient sous ses épaulières.

    Elle soupirait, sondant son reflet, ses cheveux d'ébènes et son marquage, sa cicatrice.
    Cela lui donnait en effet un regard plus dur et guerrier qu'elle ne pouvait le paraitre, elle trouvait cela sincèrement dégueulasse. Soupirant de lassitude, elle se levait, faisant tourner sa jupe noire dégradée, les talons de ses bottes d'ébonites la firent sortir de sa chambre tandis qu'elle refermait le lieu où elle s'était reposée, l'ombre de son animal de compagnie : Petit chef, s'étant glissé sur son épaule.

    Elle passait une partie de la nuit à galoper à dos de Grwak vers son clan Zandal'ar, là où elle avait su garder des prisonniers Mürhiens, une ancienne cité vivant à Sévia.
    Sans demander à sa mère, elle sacrifiait trois des plus gros humains au nom de Dios, apportant comme de coutume, leur coeur sur l'autel qui lui était dédié puis, mettant les trois cadavres sur l'animal, repartit vers la ville où comme elle avait donné sa parole, distribuant la viande fraîche aux trois lieux promis.
    L'auberge où elle résidait, le restaurant où elle mangeait et... L'arène.

    Quand elle arrivait devant les portes d'acier, elle abaissait violemment son casque avec colère pour ne pas que l'on remarque sa cicatrice dans un premier temps, mais également pour qu'on la prenne avec plus de sérieux que la veille.

    Dans cette tenue traditionnelle de chasseresse, elle pouvait se sentir totalement elle-même et quand elle amenait son Grwak devant le propriétaire de l'arène qui, voyant le lourds tribu, jubilait, elle lui rappelait violemment le contrat.
    D'une façon autoritaire et orageuse, telle la foudre arrachant les pics montagneux du désert: Elle était d'une humeur de tueuse, massacreuse, draconique, fallait pas la faire chier.

    Le contrat initiale devait durer une demie journée...
    Ne voulant pas contrarier une femme énervée, surtout une chamane d'après ce qu'il avait vu dans l'arène la veille, le propriétaire changeait le contrat.
    Toutes dents dehors, un large sourire forcé étirait ses lèvres fines: fort désireux d'illuminer la journée de la demoiselle en acceptant cette modification hasardeuse...
    Mais le gladiateur "emprunté" accepterait-il, lui, de voir ce contrat modifié? Et sa propriétaire? ... Il était trop tard pour revenir en arrière et pour faire preuve de mauvaise foi-bonne fortune, Blue jetait les rênes de son Grwak d'un air négligé dans les mains du sale type en maugréant que ça lui servirait d'avenant jusqu'à la fin de la "location" du gladiateur.

    Il devait être quatre heures du matin quand Blue dévalait l'arène rafraîchie par la pluie de l'aurore, le soleil n'osait même pas encore pondre son nez à l'horizon tant il était tôt et pourtant, dans les prisons de l’arène, les choses bougeaient déjà.

    " clac clac clac..." faisaient les talons de la Baalkyenne qui descendaient les marches de granites en cherchant du coin de l'oeil la personne qu'elle était sensé extirper de sa cellule.

    Les gardes se hâtaient, bien que baillant et endormis: ils avaient étés prévenus mais l'heure était plus matinale qu'ils en avaient l'habitude. Cela énervait encore plus notre soulseeker qui lâchait un putain de soupire, si long et bruyant que lorsqu'elle arriva dans la salle commune des gardes, un peu avant le réfectoire des prisonniers, tous les gardes s'étaient étrangement activés en étant au taquet.

    S'ils n'étaient pas baalkyens, qui sait ce qu'elle leur auraient réservé.
    D'un voix forte et tonnante, montrant sa belle humeur du jour, elle lâcha un magnifique:
    " - Vous me l'amenez immédiatement! J'ai pas de temps à perdre avec vos bouffonneries!"

    Qui claquait tel un fouet dans l'air glacé de la prison.
    En bonne et du forme, elle visualisait la salle et en l'arpentant, se saisissait d'une large paire de menotte ayant au minima, un mètre de longueur en distance.
    Elle fit la moue, ne trouvant pas cela assez long pour laisser tout le loisir au gladiateur de se sentir libre de ses mouvements.
    Cependant le contrat était Le contrat, elle devait s'attacher à lui de façon à ce qu'il ne s'échappe pas et devait également être son garde du corps contre les autres Ballkyens durant ces longues... très longues vingt-quatre heures.

    Relevant son casque en dévoilant LE problème du à sa mauvaise humeur, elle observait plus minutieusement les menottes en acier. Levant les yeux vers le plafond d'un air négligé, elle attrapa son aktech serré comme à son habitude à sa hanche et en aspirait un longue, très longue quantité à la façon d'une drogue.
    Le goût iodé et les senteurs qui s'en dégageaient la calmait un tant soit peu, et pendant que la fumée âpre et cyan s'échappait de ses lèvres humides, elle pouvait entendre Alcazar maugréer des propos invraisemblables qui ne faisaient que l'énerver d'avantage.
    Une autre bouffée de son calumet cette fois lui fit détendre ses muscles crispés pendant qu'elle observait toujours d'un oeil morne et blasé les longues menottes...


    _________________


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 19 Juil - 14:50

    J’ai passé une mauvaise nuit, vous vous en doutez certainement. La charge émotionnelle que j’ai ressentie durant cette affaire n’est pas simple à porter. Même le stage pour devenir pathfinder ne m’avait pas autant retourné. Pourtant, je peux vous assurer que ce ne fut pas drôle, DU TOUT. Je vais vous poser le contexte pour que vous compreniez un peu ce que j’ai subis.

    Nous somme en 990, j’ai à peine 26 ans mais j’ai fait mes preuves en tant que soldat et on me propose de rejoindre une équipe d’élite. On me dit « il faut te faire augmenter avec des prothèses », moi je réponds « pas de soucis », on m’ampute donc des deux bras pour me coller des super bras de la mort. Sauf que ce genre d’opération n’est pas anodine et que j’ai sérieusement bavé pendant des semaines ! Le temps de m’adapter à mes bras, à leur force et à encaisser les décharges de mon système nerveux.
    Six semaines seulement après l’opération, je suis encore à l’hôpital pour ma rééducation, les toubibs me disent que tout va bien.

    Sauf qu’un soir, quatre mecs en armure augmentés me choppe et me traine hors de ma chambre. Je ne le savais pas, mais je venais de commencer ma formation.
    Je me suis retrouvé dans un immense hangar avec des gars que je ne connaissais pas et on s’est retrouvé à en prendre pleins la tronche pendant des semaines ! Mais littéralement pendant des semaines. Les leçons, on ne devait pas les apprendre, mais les deviner et correctement car la moindre faute valait une lourde sanction. On se trouvait constamment devant une nouvelle situation devant un nouveau défi, jamais sans une seule explication. Elles ne venaient qu’après coup pour nous montrer là où nous avions réussis ou échouer. Cette méthode d’apprentissage, injuste, dure et sans pitié a fait de nous ce que nous étions.

    Nous devions toujours réagir à l’imprévu, on ne savait jamais ce qui nous attendait. Alors nous nous raccrochions aux repères les plus forts et fixes ; les copains de galère. Nous étions douze, unis comme seuls peuvent l’être les soldats. Nous avons pris en compte nos faiblesses et nos forces, nous avions créé une équipe parfaite. Naturellement, j’en étais devenu le chef, jamais il n’a été question de grade, à aucun moment ! Là encore, c’était une leçon que nous devions apprendre… Cette formation a profondément changé mon regard du monde. Nous étions un groupe, une élite qui protégeait le peuple de tous les criminels lui voulant du mal. Une famille de héros.

    Ce que j’essaye de vous faire comprendre c’est que ma façon d’apprendre les leçons me fait les enseigner de la même façon, par la surprise, sans explication pour que l’autre comprenne la voie. J’ai fait peur et mal à Blue, mais ce n’était pas par pure sadisme, même si j’ai pris mon pied ! Il semblerait juste qu’elle n’ait pas comprise le but de ma manœuvre car au final, j’ai juste passé un très mauvais moment.

    On me réveilla bien trop tôt et avec brusquerie, j’aurais bien envoyé bouler les gardes mais ça n’aurait rien changé, ils m’auraient obligé à sortir d’une façon ou d’une autre. On me conduisit devant Blue et la vache, elle ne semblait pas contente du tout. Ses yeux semblaient vouloir me découper et elle avait une méchante cicatrice qui lui barrait le visage. Etrangement, ça lui avait plutôt bien, ça donnait un petit côté sauvage à une tenue fort… sexy ? Charismatique plutôt.

    J’étais moins enjoué par la laisse, car je ne vois pas d’autre mot, qu’elle tenait à mon attention. J’eu un profond soupire avant de lui tendre les mains, elle me passa les bracelets. Son visage semblait fermé, m’en voulait-elle pour son nez ? Certainement, mais bon, je n’allais pas m’excuser ! Peut-être que je pourrais tenter un moyen de briser un peu la gêne ?

    - J’ai très mal dormis, ça t’a fait pareil la première fois que tu as vue des esprits ? Cette sensation, toute la nuit qu’ils t’observaient ?

    Pour toute réponse, elle tira sur la chaine et m’emmena vers la sortie des prisons.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 19 Juil - 18:55



    L'aube des aspects II

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Nyx
    Je ne saurais comment expliquer cet effet, mais chaque bouffées que je tirais sur mon Aktech avait une odeur différente sur le palais. J'avais beau me conscentrer à chaque fois sur la senteur et les goûts, ça n'était jamais la même chose et il me semblait que plus l'on tirait sur la mèche et plus le goût se prononçait et devenait plus épais et palpable en bouche.

    J'adorais ça! Sentir le goût de la mer du moins, quelque chose qui s'en rapprochait, de l'iode et du sel! C'était comme partir en vacances et laisser mon âme vagabonder entre les courants d'airs marins, leste et légère, à la façon d'une mouette où d'un Goéland... En tout cas je pouvais partir loin et ne voir ni sentir personne à cet instant.

    C'était mon moment de liberté à moi, mon petit jardin d'Eden, mon bout de paradis à moi lors de ces moments où la fumée cyan s'échappait d'entre mes lèvres pêchues.
    La liberté... qui ne pouvait donc l'apprécier.

    ________________________________________

    La jeune femme surnommée Azure observait toujours les menottes d'un air dubitatif, l'idée de sentir l'acier resserrer sa chair miellée était pour elle un gros problème d'ordre physique et non psychologique.
    Comme tout le monde elle n'aimait pas les contraintes, mais aujourd'hui ceci n'avait pas le moindres importance. En plus de l'honneur, la chamane n'avait qu'une parole à revendre bien que celle-ci était particulièrement difficile à tenir en ce jour; Ne serait-ce qu'en sentant la cible arriver dans la même pièce qu'elle.

    Elle grognait légèrement quand elle sentit la présence du géant, d'autant plus quand elle sentit Alcazar sautiller à coté d'elle tel un enfant heureux de savoir que Maxwell allait enfin connaitre autre chose qu'une cage aux barreaux ensanglantés.
    Une promesse est une promesse, troquant son malheur pour le bonheur d'un pauvre humain, elle laissait l'autre approcher avec sa mise terreuse, le genre d'homme à ne pas avoir fermé l’œil de la nuit à cause de ce qu'il avait vécu.
    Tendant les mains, il avait l'air de vouloir lui montrer sa docilité et son obéissance de façon à ce qu'elle lui passe la laisse.
    Elle bronchait et pestait, maugréant un " HUMPF!", de la même façon qu'elle lui aurait mit une belle claque si elle l'avait pu! Au lieu de cela, Blue lui balançait d'un geste négligé et hautain les menottes dans la tronche, entre les deux yeux, pile au niveau du nez.
    Sa façon à elle de lui faire payer indirectement sa colère tandis qu'il se mettait la première menotte au poignet avec cet air toujours ronchon.

    Azur fronçait les sourcils tandis que l'esclave au poing lié semblait vouloir casser la glace entre eux, oubliait-il qu'il était toujours dans la prison et l'arène? Que les gardes étant autours le regardaient avec suspicion à ce moment là?
    S'il voulait sympathiser et faire plus amples connaissances avec la chamane il avait vraiment mal choisit son moment, pire encore!
    Les choses semblaient s'accumuler au point où pour éviter de faire un massacre publique du à sa colère noire, Blue attrapait le reste de la menotte pendouillant et en un claquement sec, histoire de ne pas perdre de temps, verrouillait les liens métallique.
    Grognant elle tirait sur sa menotte histoire de monter les escaliers au pas, jetant un regard derrière elle pour être sur que les adeptes de l’arène ne les suivaient pas.

    Au bout du couloir de l'air de repos des gardes, elle accélérait l'allure, ses genoux avalaient les escaliers de granites avec une attaque et une dextérité telle, qu'elle dû à plusieurs fois tirer sur la chaîne pour inciter le prisonnier à aller un poil plus vite.
    Arrivé au-dessus du couloir menant au corridor et à l’arène, vérifiant que personne ne les avaient suivis, elle s'arrêtait en reprenant son souffle.
    Elle tournait sa tête à droite, à gauche.
    Aquieçant un regard noir au spectre d'Alcazar qui n'avait pas l'air enjoué, puis avec fermeté et autorité  -et surtout par surprise en se hissant sur la pointe des pieds -Blue attrapa Maxwell par l'oreille droite et le tirait vers elle.

    " - Ecoute moi bien Anderson! J'ai prolongé ta journée, ça ne fera pas six heures mais vingt quatre à vivre en liberté! Si je suis Baalkyane il n'en est pas moins que je n'ai qu'une parole et UN sens de l'honneur envers ma patrie. La moindres éclaboussure de sang, le moindres problème et je t'ouvre comme le gros porc que tu es...!"

    Ceci étant dit, elle le propulsait devant elle, lâchant l'oreille au même moment, comme si elle jetait un boulet devant elle.
    Sur son épaule, quelque chose venait de feuler de mécontentement.

    " - C'est pas le moment petit chef! Et Outre cela Anderson, une fois qu'on aura passé l'arène tu prendras le commandement de ta journée de façon à profiter de ces quelques heures de liberté. Mon but n'est pas de te brider, mais de faire en sorte que tu vois Baal et que tu profites de ce que la cité a à t'apporter... en aussi peut de temps soit-il."

    Consciente que son furet invisible, Petit chef, était contre le principe de suivre un humain, Blue tournait sa tête sur son épaule droite et poussait un soupire de lassitude en focalisant son regard orageux sur un point précis.
    Un second feulement puis, plus rien, un léger soupire tout petit, tout ridicule et mignon vint trancher le silence du corridor.

    " - Je te présente petit chef.  Il me permet de tenir les esprits éloignés. Ça doit être forcément une bonne nouvelle pour toi, je suis sur que tu vas l'adorer."

    Poursuivait-elle sur un ton moqueur en reprenant les devant tandis que les lumières des lampes torches menaient vers l'arène. Petit chef était un furet Ethérien, pouvant se rendre invisible quand il le voulait, à l'exception quand il se situait proche d'une source de chaleur suffisante pour relever ses couleurs putoisées. Ce qui lui permettait de repousser les esprits était dû au fait qu'il avait sur lui des bijoux aux perles d'ambres et d'Onyx, des plumes de Dios sur une petite tresse destinant à être un collier. Il était donc plus protégé lui-même que ne l'était le commun du cercle chamanique.

    Une fois dehors, il faisait toujours nuit, la lune commençait à décliner et le soleil toujours aussi paresseux laissait l'aurore pointer le bout de son nez.
    Au loin dans les tribunes, le propriétaire de l'arène s'était levé tandis que ses gars avaient ouvert les grilles, montrant une tête mi apeuré mi étonné du fait que Maxwell soit aussi proche d'eux.
    Blue avait pu sentir leur peur et même les entendre déglutir quand le géant passait la porte, en soit elle n'ajoutait rien et pour preuve de bonne foi, elle se plaçait sur le coté, attrapant la longue corde en acier qui la liait au gladiateur.
    Sur ce fait, elle le fit passer devant à la façon d'un pas de danse souple et affirmé, la chaîne tintant doucement le glas de la liberté. Blue fit attention à ce que celle-ci ne se tende pas: Un mètre était finalement assez long pour laisser Maxwell être libre de ses mouvements.

    Revenue à un esprit calme et serein, Blue lançait un regard vers le ciel où certains volatiles poursuivaient leur chemin à destination de la ville, libre. Tout comme l'était le géant, dalleur où ce dernier voulait-il aller? Un regard derrière elle et les hommes qui avaient ouvert le porche était en train de partir.
    " - Vas où bon te semble, je te suivrais dans ton ombre, tu mérites ta liberté. Par où veux-tu commencer?"

    Ajoutait-elle en jouant une symphonie au ronronnement en duo, elle et son Gros furet étherien dressé sur son épaule droite, son corps long et large entourant sa nuque par l'arrière tel un serpent de façon à voiler une partie de la gorge encore rougie par la violence de la veille.

    L'animal semblait quelque peu curieux de l'humain devant lui et son museau noir frétillait vers Maxwell de façon si rapide que cela ne pouvait qu’apparaître mignon et amusant à la fois.
    Les yeux de l'animal étaient pétillant de bonheur et de curiosité et pour le peu qu'il aimait les gratouilles et les caresses que lui donnaient sa maîtresse, il n'avait pas l'air pour le moment prêt à bondir sur l'humain pour le dévorer... Alors que lui et sa maîtresse avaient une faim épouvantable.
    Le gargouillement des deux ventres ne tarda pas à se faire entendre...


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 19 Juil - 23:24

    Alors là, je suis vraiment surpris par ce qu’elle me dit ! Je vais pouvoir aller où bon me semble ? Mais est-elle inconsciente ? A-t-elle seulement idée de tous ce que je vais pouvoir récupérer comme informations ? Le risque d’évasion est simplement considérable ! Elle savait elle-même que j’étais infiniment plus fort et meilleurs combattant qu’elle. Mes bras ne connaissent pas la fatigue ni la douleur ni les courbatures. Une simple lame, un coup discret et hop, plus de collier et je suis libre dans la foulé et j’aurais même un otage pour rejoindre le portail.

    Donnez la liberté à un homme qui ne sait pas quoi en faire, il n’en fera rien. Donnez là à un homme qui sait quoi en faire. Il la fera grandir. Décision prise, dans un premier temps, je veux localiser les habitations et les marchands les plus proches, déterminer où je peux trouver des aktechs et des armes. Ensuite, je vais voir les bords du golem voir si c’est possible de l’escalader ou au moins de se cacher sur ses parois. Ce serait une solution de replis si je ne peux pas passer le portail.

    La dernière étape serait aussi de trouver les écuris pour les kwak ou l’équivalent local, je ne peux pas traverser à pied et seul le désert. Alors qu’on avançait, j’ai trouvé une place un peu dégagé et j’ai pu regarder le ciel nocturne pour la première fois depuis un an. Je reste longtemps le museau en l’air, profitant de la vue mais pas que… Si j’en juge la position des étoiles, car je sais le faire, je suis très très au sud d’oazys, à au moins 10 000 kilomètres. Mes repères habituels sont quasiment hors de mon champs de vision et à l’est de là où j’ai l’habitude de les voir. En d’autre terme, un voyage impossible à pied !

    Je regarde Blue et son étrange animal, ils me regardent eux aussi mais ils semblent… impatient. Ce seraient leurs estomacs que j’entends gronder ? La blague ! C’est moi le prisonnier qui ne mange pas à sa faim ! Mais de toute façon…

    - Vous avez raisons, moi aussi j’ai faim.

    Ils n’avaient rien dit, encore que pour le furet c’est normal, mais le bruit et le paysage qu’ils offraient était parlant. J’ai un sourire et je lui dis :

    - Je veux bien passer devant, mais tu pourrais me dire où je peux trouver un marchand de nourriture ? Ou un restaurant qui ne fait pas de plats à base de viande humaine ? Oui, je refuse d’en manger, alors j’échange toujours le peu qu’ils nous donnent contre le pain des autres.

    Sans commentaire, je ne vois pas quoi rajouter, c’est un principe dont je suis fier et je ne vois pas comment on peut défendre une telle infamie !
    Mais Blue ne semble pas opposé à l’idée car elle me guide dans les rues jusqu’à une enseigne qui est soit encore, soit déjà ouverte. Le serveur nous regarde avec un drôle d’air quand nous prenons place mais il ne dit rien de particulier, je sais que je ne suis pas le premier prisonnier à avoir le droit de profiter d’une illusion de liberté.

    Je regarde la carte et je commande du pain, de la confiture, du café, du thé et des gateaux. J’ai la dalle et je compte bien me faire sauter le bide. Ce sera la première fois que je mange correctement depuis un trop long moment. Je vois Blue faire de même et je me dis qu’un bon repas met tout le monde d’accord. C’est toujours le meilleur moment pour parler et tenter de l’interroger en douce :

    - Désolé pour… pour le nez. Dis, voilà ce que j’aimerais faire aujourd’hui. Voir le marché ou le centre commercial local. Trouvez le plus beau panorama possible et me balader un peu dans les rues. J’ai besoin de me dégourdir les jambes, pour commencer, après on verra bien.


    Je regarde son étrange animal et curieux je lui demande :

    - C’est quoi son nom à ce petit truc ?


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 20 Juil - 3:41



    L'aube des aspects II

    " Vise toujours la lune. Si tu tombes, tu finiras parmis les étoiles..."

    Nyx
    Quels étaient les premières sensations d'un prisonnier en rencontrant sa belle amante nommée liberté?
    Je n'en avais aucune idée, mais par dessus tout si j'étais une amoureuse attitrée de Dios, la liberté elle, était ma vie, ma passion, mon poison j'étais capable de mourir au nom de la liberté, d'en être torturée et de souffrir durant toute mon existence en son nom.
    Me voilà donc aux pieds de l'arène à écouter les ronronnements de mon petit frère tout en laissant mes yeux expressifs admirer et caresser suavement les étoiles en me demandant pourquoi... ce gladiateur.
    Dios? Non.
    Maxwell?
    Etait-il également un amant de la liberté? Ses yeux aux traits pensifs, levés vers le ciel aux nuances d'obsidienne couronné d'étoiles nous le dira bientôt.
    Je ne peux encore déceler d'étoiles admiratives dans son regard dur ni de remerciements empris de soulagement quand il voit un horizon sans cage. Je me mets alors à douter.
    Et s'il jouait la comédie de façon à percer les secrets de Baal? Et sortir plus rapidement de son arène? Cette idée me traversait l'esprit et telle une balle me perforant l'âme, je me mis sur les gardes, perspicace et méfiante à son égard.

    ________________________________________
    Blue lançait un regard perçant vers Maxwell, ce genre de regard méfiant et froid, baigné de stupeur et d'une froideur sans pareil. Méfiante, observatrice, patiente quant au fait qu'elle songeait qu'il puisse la trahir.
    Trahir une Baalkyane? Non. Trahir leur pacte, il l'a enseigné, elle le sort et elle le rentrer à la même heure le lendemain, à laquelle il est sortit. Pas d'illusions, pas le temps de planifier un quelconque plan: Il fallait vivre et profiter de la vie.

    Redoublant de vigilance face à cela, Blue laissait une oreille distraire être atteinte par la proposition de manger du gladiateur. Elle crevait de faim à vrai dire, mais elle n'avait pas le droit de se nourrire avant le solstice d'été, le combat du cercle terrestre. Son âme devait être la plus pure possible afin d'être offerte à Dios dans le cas où elle faillerait à son combat.

    Poussant ses yeux vers le ciel, lassée par les propos du soldat qui ne faisait que parler et poser des questions, devenue impaciente et irrascible par le manque de nourriture, de sommeil et la cicatrice qu'elle avait sur la gueule, elle poussait un soupire qui fit trembler son âme.
    Petit chef ouvrit les yeux en grand et cacha sa tête dans les nombreuses plumes duveteuses qui composaient les sous-épaules de la Zandal'ar.

    Elle ne rajoutait rien, et prit les devant, tirant sur la chaine pendant que ses talons clauquaient sur le sable fin qui recouvrait les pavés de la ville.
    Cent, deux cent, trois cent... cinq cent mètres plus tard, ils bifurquèrent à droite, sur une petite place marchande où l'on pouvait à l'occasion voir le soleile magnifique se lever à l'horizon. De même, alors que les vendeurs commençaient à arriver avec leurs montures, Grwark-raptors, louvins ou boeufherbes, dont les paquets semblaient menacer l'animal de s'écrouler à chaque instants, certains stores commençaient à se montrer.

    Il n'était que quatre heures du matin et le marché n'ouvrirait pas avant quatre heures, mais une chose était certaine, Maxwell, Blue et Petit chef seraient là pour observer tout ce spectacle aux milles et une couleurs et senteurs.
    Au loin, une sorte de brasserie restaurant semblait encore ouvert à cette heure plus que matinale, des torches dotés de flammes rouge lie-de-vin et mordorés s'agitaient avec langueur dans la brise.

    Blue y était allée il n'y avait même pas une heure pour y déposer son colis, aussi elle savait pertinemment que ce restaurant faisant office de brasserie pouvait l'accueillir les bras ouverts sans risquer quoi que ce soit.
    Un semi gastronomique reconnu dans le centre de la ville, ne servant que du frais à des prix certes exorbitant, mais aux mets exquis... Amener Maxwell ici était comme présenter un Vegan de la pire espèce dans une boutique de viande de luxe.
    Affichant une mine dépitée mais compréhensive, elle tira une table ronde et s'installa sur la terrace, ajoutant trois chaises, dont l'une avec au moins cinq coussins afin que Petit chef puisse assister au repas et surtout, manger ce qu'il avait besoin sans dépendre de qui que ce soit.

    Le serveur avait l'air un peu flouté sur le moment quand il rencontra le gladiateur, néanmoins il ne fit pas le difficile et prit bonne note du déjeuner pour Maxwell tandis que Sans se prendre la tête, la Zandal'ar prit la même chose pour petit chef. A en voir la tête du géant... il devait penser que le repas allait être pour elle, que nenni.
    Encore et toujorsu des questions, des palabres et de l'interessement pour les endroits clos. Sauf le panorama... Quels choix étranges pour un supposé assoifard de champs libre.
    Lentemant, la belle ôtait son casque sertis de son crâne humain, le posant sur la chaise aux coussins et en fit de même avec le furet qui s'asseyait alors tel un chat, se léchant les babines en renifflant l'odeur de la bonne cuisine qui allait arriver.

    Sa longue chevelure d'ébène tombait en une cascade langoureuse le long de ses fines épaule. Remettant une mèche derrière son oreille droite, elle fermait ses paupières peintes, apposant ses indexes sur ceux-ci sans en dégager la peinture turquoise qui barait son nez et ses yeux. Elle cherchait la tranquilité interne, évitant autant que possible de paraître agressive, bien que cela n'était pas facile, elle devait faire un effort.
    Sa voix était teintée d'un ton qui se voulait amusé, perspicace et ironique, presque blessant.

    " - Fais ce que tu veux, tu es un homme libre aujourd’hui. Et ne parlons plus JAMAIS de ce problème qui me déforme le visage A VIE MERCI.
    Quant à lui, si tu l'appelles encore une seule fois CE PETIT TRUC..."
    La Serveuse:

    " -  Les deux plateaux dînatoires mes poussins... Je relaie mon collègue, désolée pour la gêne occasionnée... OOww! mais qu'il est beau! Fort et élégant! "

    S'écriait au plus fort la serveuse en posant les mets sur la table avec une voix si douce qu'elle en aurait fait tomber n'importe quel dragon affamé!

    " - Quels muscles! Quelle prestance! Quels poils et quelle magnifique pelage mon cher! Et vos crocs... Mais quel adorable créature de Dios vous êtes! Moooooow..."

    S'exclamait la jeune servante en allant même jusqu'à gratouiller le cou du furet opulent qui, yeux mi-clos et langue pendouillante, cachait avec ses petites pattes une érection gênante.
    Blue donna un coups d'oeil, hilare, vers le gladiateur, un énorme sourire lui barrait son visage aux nombreux traits expressifs. Elle était amusée de cette situation, elle allait se prendre au jeu! ... Qui ne l'aurait pas fait?

    " - En effet, Petit Chef est un mâle des plus efficace, il n'y a pas d'autres pairs avec qui je voudrais chasser et personne d'autre en qui je n'ai confiance. A vrai dire c'est ma seule famille, comme beaucoup d'entre nous, les Baalkyans."
    " - Comme je vous comprends! Mooow! Vous êtes sans pareil, Votre douceur! Je m'en vais vous rapporter quelques nuances de magenta en guise de remerciement pour être venu dans notre établissement. L'addition, vous nous l'avez déjà payé ce matin. Je dois d’ailleurs dire que le boucher n'a pas trouvé son pareil quant à la qualité de la carcasse BLABLABLA"

    La jeune Zandal'ar n'écoutait pas vraiment ce que disait la pipelette de serveuse, plus méfiante, elle observait du coin de l'oeil l'humain de la table ainsi que sa manière de dévorer ses mets dont il n'y avait aucune trace d'homme. Le respect du client. C'était la raison pour laquelle Blue aimait venir dans ce restaurant en particulier.
    Quand la serveuse était partit, Petit chef dévorait absolument tout ce qui se trouvait à sa portée, Blue prit juste la peine de siroter le jus de sang qu'elle avait prit pour Petit chef à la place du jus d'orange pour monsieur le géant. Juste de quoi tenir la journée, rien de plus: Boire lui était permis et elle ne s'en gênait pas.
    Voyant le visage du gladiateur s'embrunir, elle se justifiait en reposant le jus pourpre sur la table avec une pointe de douceur malgré son ton sec et ferme.

    " - Dans le cercle terrestre, tous les chefs chamanes de mon clan s'affrontent chaque décennie dans une arène. Cinq chefs, un pentagone un survivant. Les autres sont pendus. Leur corps doit être pure, vierge et à jeun pour le don d'organe. On se tue pour sauver d'autres vies. Nos esprits restent auprès de Dios pour le protéger. J'ai été vainqueur il y a dix ans, suite à certainement une magouille politique. Cette année rebelote, j'espère survivre demain grâce à ton entraînement."

    Elle levait une main légère et caressante vers petit chef qui venait d'être prit d'un hoquet et semblait grimacer à cette révélation, de quoi sans doute foutre le cafard et couper l'appétit à n'importe qui.

    " - Je sais très bien ce que c'est donc de retrouver la liberté après un intense séjour dans les bras de la mort. Et je t'avertis... Tu as beau m'avoir mis une sacrée douille hier pendant notre entraînement, en matière de chasse à l'homme, mon don reste inégalé. "

    Pour couronner le tout, Alcazar qui était à coté de Blue lui chuchotait que ce n'était peut-être pas le moment de menacer un prisonnier qui venait tout juste de recouvrir la liberté. Levant les yeux vers ce dernier, la jeune Zandal'ar poussait un sourire aussi carnassier que n'aurait pu l'avoir Gunter. Les cheveux s'en étaient hérissés sur le crâne du spectre.

    " - Alcazar... Les yeux sont le reflet de l'âme j'ose te rappeler. Si ton pote ne se sent pas menacé, il n'aurait rien à craindre. Pas vrai, Maxwell? ... Qu'en dis-tu? Dis à ton ami que j'ai tord... de m'en faire pour toi..."

    Ajoutait-elle en figeant son sourire, cherchant son calumet et se le posant au bord de ses lèvres pêchues aux nuances d'un rouge sang, comme la boisson qu'elle venait de goûter.
    Elle se laissait tapir au fond de son fauteuil, expulsant la fumée bleutée par ses narines, la fumée s'en extrayant devenant d'une volute transparente et incisive tout comme l'était l'âme de notre Blue.

    Des bruits de pas revinrent auprès de la table, la jeune servante revenait pour déposer les espèces de muffins et cookies végétariens aux nuances aussi appétissantes qu'invraisemblables...
    Petit chef s'était arrêté de manger, sentant comme un violent choc électrique dans l'air.
    Et Maxwell... Que pensait-il de cette situation? Comment allait-il réagir? Allait-il avouer, réfuter, mentir? Prendrait-il cette mise en garde comme une remarque et partirait-il dans une joute verbale, impulsif et humain fier qu'il était?


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Ven 20 Juil - 12:03

    Voila, c’est exactement ce qui peut me faire plaisir là tout de suite. Du café chaud, du thé, du pain… J’en ai tellement rêvé au cours de cette année que j’en serais à me pincer pour voir si je suis bien vivant et dans le bon monde. Après avoir rencontré les morts, je suis légitimement en droit de me poser la question. Mais il semblerait que je sois bien vivant ! Ce n’est pas évident de manger d’une seule main mais je réussis à tartiner un bout avec de la confiture de fruit et je me régale. Quand tu as la dalle, tu trouves toujours une solution ! Mon humeur ne pourrait qu’aller vers le mieux, tandis que je vidais mes assiettes avec une régularité soutenue.

    J’en serais presque hermétique à la mauvaise humeur de Blue, elle ne semble visiblement pas accepter de s’être fait « défiguré ». J’ai envie de la chopper de lui dire qu’elle devrait plutôt se préoccuper de ses talents de combattante plutôt que de son apparence, car ils laissent à désirer. Mais ce qu’elle ne semble pas aimer c’est comment j’appelle son petit animal, elle me menace sauf que cette idiote ne m’a pas donné son nom ! C’est quoi la manie de ces gens de ne pas donner le nom des choses ?! J’allais rétorquer quelque chose quand une serveuse se pointe avec le deuxième tiers de la commande.

    Elle commence à s’extasier et à pailler sur des muscles… je mets quelques secondes à comprendre qu’elle parle du furet et qu’elle ne m’a même pas adressé un simple regard. C’est étrange, je me serais préoccupé du gladiateur géant en premier lieu… Mais ici les gens ne semblent pas avoir le moindre respect pour les humains et beaucoup trop envers les animaux. Je décide de me désintéresser de la conversation, manger m’intéresse beaucoup plus que les penchants Zoophiles de ces filles.

    C’est très bon, c’est sans viande humaine et il semble y en avoir beaucoup. Je note ce lieu sur les endroits à visiter quand je m’évaderais. Ce sera un bon point de ravitaillement, je n’en doute pas ! 500 mètres de l’arène ? C’est rien pour moi ! Je peux le courir en 2 minutes, à peine. La bavarde finit par partir et nous laisser en paix, je sens le regard de Blue sur moi… Quoi ? Je mange salement ? Je m’arrête et la fixe à mon tour pendant qu’elle sirote un verre… de sang ? Mais c’est quoi ces habitudes alimentaires de dingues ? C’est juste répugnant de boire ça comme-ci c’était du vin.

    Je dois porter sur ma tronche le dégout que j’ai pour sa pratique car elle se met à justifier le fait de boire ça et de ne pas manger… Dois-je lui dire que je m’en fiche si demain elle va participer à un sacrifice humain ? Je me moque des rites à la con qu’on trouve ici… pendre les perdants, mais c’est juste une bande de malades ! Comment Fury peut espérer me faire changer d’avis et me convaincre de me ranger à ses côtés ? Car ouais, elle ne perd pas l’espoir fou de me convertir. Je réussis à garder le visage impassible alors qu’elle se lance dans un monologue…

    Pour ma part, je repense à l’entrainement et je me dis que même les trucs les plus tordus que j’ai vécu sont logiques et normaux en comparaison. Nous ne gaspillons pas les vies, le sacrifice d’un ne se fait pas de sang-froid au nom d’une divinité cruelle. Elle pense ce qu’elle fait est juste, mais à quelle moment peut-elle se penser plus dans les clous que moi qui empêchait le massacre d’innocents… Je la laisse parler, se convaincre de… me menacer ?

    Elle me menace maintenant, si je tente de m’enfuir elle me retrouvera et, implicitement, elle me le fera payer. Toute fière d’elle, Blue fume son horrible herbe et me souris, je jette un œil distait à la servante et aux plats qu’elle nous apporte, mais je n’ai plus faim… Pourquoi ? Car Azur vient de commettre une grossière erreur. Penser qu’elle m’est égale sur le plan martial, mettre ce que je lui aie fait au rang de « douille » me fait regretter de mettre montré si conciliant hier. Lentement, je la regarde et je lui souris :

    - Non en effet, je ne me sens pas menacé… car tu n’es simplement pas une menace pour moi Blue. Elisa Murdoch est une menace, les golems des sables sont une menace, ma petite soeur est une menace. Eux tous ont les moyens de me faire peur et de me menacer... Toi, bah disons que ce que j'ai vu hier me fait sourire. Je tiens à te rappeler que je t'ai ménagé pour ne PAS te tuer... alors imprime bien ça, tu n'as pas les moyens physique de me retenir.

    Je lui montre le couteau qui traîne sur la table. Aiguisé, ce serait exactement ce qu'il me faudrait:

    - je prends ce couteau, je tranche ce truc et on est repartit comme pendant la dernière révolte.

    J’ai un rire cynique à la pensée de ce que je pourrais lui faire, mais je range un peu de registre, histoire de ne pas lui faire peur :


    - Cependant, tu m’offres une journée de liberté, alors je ne te ferais pas l’affront de m’enfuir sous ta garde. A Oazys, on ne prend pas les serments à la légère, tu peux demander à Alcazar. Alors je m’engage à ne pas tenter de m’enfuir jusqu’à au moins ce soir minuit. Je le promets en tant que Pathfinder d’Oazys. Donc, merci pour ce repas et cette journée, je compte la mettre à profit pour me détendre.


    Je goute un des muffins, ils sont très bon, ça fera au moins quelque chose de positif aujourd’hui :

    - Pour ton combat de demain… SI tu veux écouter les conseils d’un pro… Reste à l’écart le plus possible dans un premier temps. Laisse les plus forts se neutraliser, récupère les miettes et n’hésite pas à fuir quand tu le peux. On s’en fou que ce ne soit pas beau, si tu n’as pas le courage de te battre sans hésitation… Tant que tu restes en vie.

    J’avale un autre muffin, c’est vraiment excellent ! Je sens bien que j’ai posé une bombe en taclant aussi ouvertement Blue mais je m’en moque, ça fait du bien de pouvoir remettre à sa place quelqu’un d’ici.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 21 Juil - 17:53



    L'aube des aspects

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Nyx

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    Les nuances de magentas auraient pu être un vrai délice, tant qu'ils avaient l'air appétissant et si la serveuse était fière de ses produits, elle ne perdit pas plus de temps sur la table au trio improbable, préférant rentrer rapidement dans l'enceinte pour ne pas entendre l'orage tonner.

    Blue fronçait les soucis, ses gants d'ébonite se refermant tel un étaux metallique autours du verre se sang qui commençait doucement à grincer sous sa poigne, il n'en faudrait pas beaucoup plus pour qu'il explose sous la pression de l'acier noir.
    Il ne se sentait pas menacé, tout simplement parce qu'elle ne s'était pas donné à fond, à vrai dire, il n'était pas lui non-plus une menace pour elle.
    Une tonne de muscle, deux mètres d'arrogance doté d'une fierté bien trop mal placée, il souriait en déblatérant des propos qui ni ne blessèrent ni n'allèrent peindre l'humeur -déjà exécrable- de notre Zandal'ar.

    Elle, aurait pu également le tuer à la longue pour abréger ses souffrances. Notant que lors de sa glissade elle aurait pu aisément lui arracher ses parties intimes qui étaient alors complétement sans défenses.
    Sans parler du fait qu'elle n'avait jamais été à la portée des mains biotique de ce sale type, excepté quand il lui avait donné les cours théorique où il avait fait sa pute, proprement parlé.
    Il parlait d'honneur et semblait pourtant ne pas en avoir durant le combat, cela fit sourire jaune notre chasseresse, tandis qu'il lui montrait le couteau en la menaçant, comme si lui n'avait pas noté qu'elle avait un verre prêt à être éclaté, pouvant lui trancher la veine jugulaire dès le moment où il aurait fait le moindres geste.

    Bien sur, il était doté de muscles puissants et une façon de combattre et de mettre à mort qui étaient redoutable, mais ce type était con. Con comme un manche à balais et tellement prévisible... Blue fronçait les paupières en ronronnant tandis qu'il semblait changer de registre. Il n'avait aucune idée de ce qu'était la chasse sauvage et ne semblait pas a même de devoir s'adapter à son environnement, tellement sur de ses compétences qu'il était!

    Grossière erreur. S'il la touchait, elle lui donnerait deux minutes pour survivre. La force est une chose, la puissance en est une autre... Quand aux esprits... Ils surpassent de loin l'entendement. Elle repenssait simplement à la vision des lettres écrites de sang dans l'arène et se permis d'octroyer un fou-rire quand ce dernier venait de poser la bombe verbale.
    Un rire cristal in simple, qui exultait toute sa colère et son énervement du moment. Elle ajoutait tandis qu'elle se détendait un sourire plus humain sur ses lèvres:
    " - Allons... Je me battrai bien avec toi de nouveau... Mais il se trouve que tu es ... Spirituellement désarmé!"

    Elle en riait aux larmes! Quelle drôle d'idée de fuir un combat et récupérer des miettes! Il n'y avait pas de miettes! Dès que la première personne tombait à terre, il se faisait pendre. Ni plus ni moins. Elle notait cependant qu'il n'avait pas tout à fait tord sur le plan physique dans le cas ou cette année, il n'y avait pas d'armes, juste le droit aux Aktech.
    Alors imaginons qu'il y ait une personne doté d'un Aktech de flammes où d'acier et elle serait un peu dans la merde.

    " - Je note, même si je ne suis pas du genre à fuir un combat. En revanche... niveau combat physique... je viens de penser... "

    Pour elle ne sait quelle raison, ses iris azurés caressèrent le furet Petit Chef qui lui lançait un regard des plus langoureux et fou. Elle devinait immédiatement ce qu'il voulait lui dire!

    " - Mais oui le physique! Tu as dit que tes bras pouvaient atteindre au moins une tonnes de pression! URSOC! MAIS OUI! ! Merci petit chef!

    Ursoc, le furet de sa mère. Un des furets ayant hérité de la force naturelle des dragons des terres, à n'en point douter que sa force colossale pourrait rivaliser avec celle de Maxwell!
    Elle se gardait cette révélation, bien qu'un sourire mystérieux tendant vers le bonheur, de nouveau peignait son visage.
    Elle ne voulait pas partager cette information car en effet sur Baal, il existait bien au moins UN Être pouvant rivaliser avec le gladiateur sur le plan physique.
    Peut-être qu'un beau jour le furet blanc accepterait un combat contre le guerrier qui sait?

    En attendant Petit Chef se levait de son coussin, ses plumes et ses pierres précieuses tintèrent lors de chacun de ses mouvements tandis qu'il sautait au sol, rejoignant Maxwell sur le coté. S'asseyant sur le sol, il levait son nez au museau noir, ses yeux ambrés couvert par un masque naturel s'étaient grands ouvert, ils pétillaient de malice.
    On aurait dit qu'il provoquait Maxwell, sa queue aussi épaisse et touffue que celle d'un chien balayait de droite à gauche les dalles poussiéreuses de la ville.
    Afin d'attirer l'attention du géant, il poussa un petit glapissement adorable, tandis qu'il donna un coups d'oeil vers Blue en fendant un sourire par la commissure de ses crocs.

    " - ... Petit Chef! Qu'il soit jaloux de toi où non la question n'est pas là! ... Quoi? Oui ça fait un an qu'il a pas... et ALORS? ON EST A TABLE! "

    Le furet Opulent semblait froncer les sourcils et indiquer la porte d'entrée.
    Il sous-entendait vouloir aller directement séduire la serveuse, mais pas seul. En compétition avec le grand barbu de façon à s'amuser et lui faire penser à autre chose qu'à combattre verbalement Blue, sa maîtresse.

    Puis sentant un regard lourds sur lui, il baissait ses petites oreilles et redevint totalement invisible, laissant comme un rire saugrenu sortir d'entre ses crocs.
    Sacré Petit Chef! Il avait le mérite de toujours lancer les meilleurs conversations au pire des moments!

    Blue s'était levée, prête à lancer son ballon de verre sur le furet, le cordon des menottes s'était légèrement tendue, de façon à renverser de sur la table tous les mets, dont la bouteille de jus de fruit, le thé et les muffins magenta...


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Dim 22 Juil - 9:28

    Je n’aime vraiment pas cette fille… et je crois qu’elle ne m’aime pas non plus. Alors qu’on débattait sur nos mérites et talents respectif, en minimisant ceux de l’autre, j’avais de plus en plus envie de lui planter mon couteau dans l’œil. Ne comprend simplement-elle pas que nous n’avions pas la même façon de nous battre ? Oui elle gagnait sur le plan de l’agilité, sauf que j’avais la résistance et la force. Et puis, de toute façon, si un jour on devait se battre. Croyez-moi ce ne serait pas avec une simple épée mais fusil d’assaut  à la main et je l’aurais touché avant qu’elle n’ait eu le temps de prendre en bouche son joujou !

    Je décide de ne plus argumenter, car je crois avoir lancé une sorte de machine dans sa tête, elle commence sérieusement à réfléchir à son combat de demain, il serait peut-être temps… Alors qu’elle semble avoir trouvé la solution à son problème, qui n’est pas le mien, je me penche vers son animal. Il me regarde d’un air pour moins, joyeux ? C’est assez étrange, on dirait qu’il veut jouer.  Mais je n’en ai rien à foutre de jouer… non ? Pourquoi il fait signe en direction de Blue ? La voilà qui se met à parler à son animal… ça ne va pas mieux là. Je devrais peut-être rentrer dans ma cellule car ça devient vraiment malsain.

    Il me fait maintenant signe en direction de la porte… mais c’est quoi cet animal ?

    - Attends, je ne comprends pas, il me veut quoi tu petit chef ? Que j’aille voir la fille ? Il est au courant que je ne suis genre pas DU TOUT, le genre de personnes qui peut l’intéresser ? Hé ! Stop, j’ai pas fini de mang…

    Mais mes protestations se meurent dans le fracas des vivres qui tombent au sol et d’une tâche orange qui semble se déplacer dans les airs. Bravo, à bah champion le furet. Il vient de gâcher mon premier petit dej’ depuis un an ! Vivement je lance mon bras et j’attrape le furet par la peau du dos. Il y a une sorte de couinement indigné puis ‘il réapparait subitement devant moi. En s’agitant et en couinant, il ne feule pas, c’est déjà un début. Puis il se laisse retomber, la tête basse, dégoulinante de jus de fruit.

    - Bravo, tu peux être fier de toi, c’est comme ça que tu comptes attirer la serveuse ? Tu aurais simplement pu lui faire les yeux doux. Elle t’aurait épousé direct. Tiens, va dégouliner sur ta maitresse !

    Je pose le furet sur la tête de Blue et essuie ma main sur mon pantalon. La serveuse arrive et regarde le chantier d’un air mauvais. Pour éviter d’envenimer la situation, je prends les devants :

    - C’est la boule de poils au jus d’orange, elle a faite l’idiote pour vous impressionner.

    Remarque dite sur le ton de l’humour mais la fille me décroche un regard glacial sans ajoute un mot. Bon, soit elle ne me croit pas, soit elle n’aime pas les prisonniers. Dans tous les cas se faire ignorer n’est pas agréable. Je garde l’air impassible mais j’aurais bien envie de l’insulter au passage. Je murmure assez fort pour que Blue entende :

    - Dommage qu’on ait plus de pain, elle ferait une superbe planche.

    J’ai parlé un peu trop fort il semble car la serveuse se retourne vire au rouge et rentre dans le restaurant. Etrangement, ça me met de bonnes humeurs pour le reste de la journée, chaque revanche est bonne à prendre.

    - Bien ! et si tu me conduisais à un endroit où je peux voir le paysage et le soleil se lever. On ne peut pas faire de rendez-vous romantique sans un lever ou coucher de soleil ! Je crois que j’ai finis de déjeuner de toute façon et la serveuse ne me branche pas plus que ça.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 25 Juil - 1:50



    L'aube des aspects II

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Nyx
    Blue n'appréciait pas du tout l'art et la manie de faire de cet homme d'Oazics, ne serait-ce que parce que son égo surdimensionnée tendait à réduire les facultés des autres mais aussi, parce qu'il ne semblait pas reconnaitre ses propres faiblesses, n'étant pas physique, mais bien mentales.

    Malheureusement pour lui, Blue adorait utiliser ce genre de scénario pour remuer le couteau dans la plaie, histoire que l'homme ne s'en sorte que plus petit.
    Et c'est avec un léger sourire mi-figue mi-raisin sur le bord de ses lèvres rougies par sa boisson qu'elle allait répliquer de nouveau, sauf que, plus rien de sortit des pensées arrogantes de l'homme.
    Pourtant elle voyait bien grâce à la fumée de son calumet, son esprit rougeoyant tel un rubis éclatant, s'agiter et lui-même, cogiter, mais aucune paroles ne précédait ses gestes et la tension palpable.
    Jusqu'à ce que Petit chef n'en fasse de nouveau que des siennes, voulant se joindre lui aussi à un combat épique avec le gladiateur, mais à son niveau de furet-lover.

    Les yeux exorbités, la bouche pendante et béat, la chamane assistait à la scène, impuissante. L'animal sautait partout pour échapper aux mains biotiques qui eurent finalement raison de lui et par un couinement ce dernier se laissait littéralement tripoter sans émettre la moindre protestation.
    Blue avait semblait-elle, perdu tous ses moyens, ne lâchant pas le désordre complet que son animal de compagnie avait fichu sur la table: de son regard morne et creusé par les rides de la fatigue.

    Si la chamane était choquée, c'était tant par le manque de tact que le manque de respect du furet vis à vie de ce restaurant, comme si ce petit monstre avait voulut créer tout ce bazar afin de relâcher la tension dans l'air entre le gladiateur et la chamane.

    La tension avait beau avoir été relâché, il n'en était pas moins que Blue était toujours en état de choc, son regard morne et grand ouvert observait tour à tour chacun des mets raffinés écrasés à même le sol.
    Elle murmurait pour-elle même un:

    " - mais qu'est-ce que tu as fais petit chef...?"

    Qui s'évanouissait dans un soupire de peine tandis qu'elle se résumait la situation dans sa tête enfumée d'encens et de toxines en tous genres.
    Déjà, avec douceur et un long temps d'action, le temps que son cerveau percute, elle attrapait avec délicatesse et tendresse émanant et surprenante, le petit animal sur sa tête.

    Elle le portait à son bandeau bleu, au niveau de son regard azuré et le l'observait soupirer en baissant la tête. Montant ses yeux vers le ciel étoilé et dégagé d'un air las, elle le jetait au sol avec une certaine douceur maternelle avant de tâter sa chevelure où le jus d'orange collait ses cheveux épais, fluant et s'écoulant le long de sa poitrine.
    Elle allait devoir prendre une bonne douche!

    Seulement, l'élément mâle -Anderson- devant elle ne constituait pas forcément une bonne chose pour un imprévu tel que le bain de minuit, du moins, s'il pouvait rester à coté les yeux clos... où se retourner... Qu'importe!
    Blue finalement émit un soupire si profond que le furet en redevint invisible. Avec dextérité et rapidité, la jeune femme balança une serviette de table blanche et  propre sur le visage du gladiateur afin qu'il se sèche ses gants mécanique avec celle-ci.
    Cela serait certainement mieux que de se les essuyer sur le pantalon, du moins, c'est ce qu'elle pensait en se levant, faisant grincer le bois de sa chaise contre le dallage, pendant que les marchands Baalkyans se hâtaient à monter les stores.

    Se tournant vers l'Ouest de la ville, ses yeux perçants calculaient rapidement le temps pour aller au lac le plus proche.
    A une course raisonnable et soutenue, vue sa forme olympique et -droguée- ainsi que les grandes jambes du géant, peut-être qu'en cinq minutes ils y seraient.
    Prochaine étape donc, le lac !
    " - Un endroit avec un soleil levant... Ouaip j'ai ça. Tu vas pas être déçu. Par contre va falloir courir, Anderson!"

    Ajoutait-elle franchement, un sourire mesquin et bordé d'humour se peignant sur la commissure de ses lèvres. Elle lui jeta un regard de principe, serein mais amusé, lui demandant par un jeu de regard incertain: une paupière levée, l'autre droite, s'il était prêt à courir comme l'enfer.

    Puis, elle s'élançait avec rapidité et souplesse vers l'Ouest de la ville, ses talons claquant le dallage avec une allure soutenue et pleine de volonté tandis que les premiers rayons rosées de l'aurore s’alignaient déjà telle une peinture perle et ocre, dans le ciel couronné de Baal.


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Mer 25 Juil - 14:38

    Passons sur comment Azur réagit à mes propos, c’est-à-dire en les ignorants et en ignorant totalement mes efforts pour paraitre un minimum sympathique. D’accord si elle est décidé à la jouer comme ça… Au moins, elle veut bien m’emmener voir le soleil qui se lève ! C’est un progrès ! Elle veut courir jusqu’à l’endroit où nous devons aller ? Mais faisons-le, je n’attends rien de moi que de voir ce lever de soleil, peu importe ce qu’il faut faire ! Elle se met à courir, et moi je la suis comme je peux.

    On va pas se mentir, elle est rapide, plus légère et vive, et moi je suis une grosse masse endurante, mais fatalement je suis plus lent. Sans être un escargot, il ne faut pas abuser, je parviens à tenir le rythme qu’elle impose mais… Ouah, je ne le referais pas tous les jours. On a du courir presque deux kilomètres en moins de cinq minutes, dire qu’elle est rapide cette fille ! On arrive finalement à une sorte de petit lac à l’eau si pure qu’on aurait cru à du cristal. Nous sommes dans un espace dégagé, on voit clairement le rose pâle d’un soleil timide se dessiner à l’est.

    - J’imagine que le soleil va se refléter sur le lac.

    Je ne dis plus rien et je me contente de profiter du moment, je profite de la chaleur et de la lumière montante, je ressens chaque rayon et ça fait du bien, vous n’imaginez pas ce que ça fait de rester un an sans voir le soleil se coucher ou se lever, ne parfois même pas le voir et simplement savoir qu’il est là. Ce n’est pas naturel et je m’en rends compte maintenant, j’en ai beaucoup souffert. J’ai la peau blafarde et l’air d’un fantôme, une ombre. Les minutes passent sans un mot et moi je suis toujours là à profiter.

    Finalement, après un temps trop court pour moi, le soleil est là, fier au-dessus de l’horizon… qu’il est beau ! On dirait Kin, le dragon d’or, qui veille sur nous depuis le ciel… La lumière se répercute sur l’eau du lac, donnant l’impression qu’elle est en fait du feu. Un feu liquide si beau que je ne me retiens pas et que je m’approche pour le voir de plus prêt. Il semble avoir une certaine profondeur… Ouais et si je faisais mon emmerdeur et que je plongeais dedans ?

    Je regarde Blue et détail ses vêtements, c’est tentant mais jamais elle ne pourrait flotter avec autant de métal autour d’elle… ce serait un bon moyen de la tuer cela-dit ! Ah mais c’est pas ma faute, elle ne savait pas nager. Ah… ça lui ferait les pieds ! Mais j’ai promis de ne pas m’enfuir, quand bien même cette charmante garce n’a même pas tenu compte de ce que je lui aie dit. C’est assez vexant en fait quand on y pense. Je pourrais faire ma tête de con et je devrais même le faire, histoire de lui rappeler que je ne suis pas un chienchien obéissant simplement car on lui a donné un os.

    - Très beau lever de soleil, il me fait penser à ceux que je regardais quand j’étais chez moi, j’adorais me placer sur les dunes et regarder les canaux, quand le soleil montait doucement, on avait l’impression qu’un feu liquide se rependait dedans. Ah que c’était beau. J’ai qu’une hâte c’est de quitter cet endroit et de revoir ça.

    Je regarde Blue dans les yeux et je lui dit :

    - Maintenant Azur, j’ai mangé, j’ai vu mon lever de soleil et si tu allais prendre ta douche ? Après je voudrais voir à quoi ressemble la vue depuis le bord de ce golem, on doit y voir à perte de vue !
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 25 Juil - 18:25



    L'aube des aspects II


    Dix minutes de courses auraient suffit à effrayer et perdre n'importe qui par la rapidité de la vitesse. La crinière d'encre au vent, le nez pincé, la tête baissée, la jeune femme fonçait à un train infernal, précédé du géant mais aussi de petit chef qui malgré ses petites pattes, arrivait malgré tout à rattraper les deux humains au bout de la route.

    La langue pendante, il terminait dignement la fin de la course en s'étalant aux pieds du gladiateur telle une loque, les pattes s'écroulant de chaque coté de son corps poilu. Pour toutes réponses, il lissait un couinement étouffé et indigné s'élevé d'entre ses petits crocs entre-ouverts. Il levait ses petits yeux bleutés vers l'humain avant de soupirer de façon d'exprimer un "tu aurais pu au moins m'emmener!" et de se laisser bercer par les bruits réguliers de l'eau de la rive.

    Blue reprenait son souffle en riant légèrement, lançant un regard sur le coté à son furet à semi évanouit -le radeau de la méduse lui sied à merveille comme surnom!- puis se retint d'envoyer une pique à Maxwell sur sa lenteur et son manque de sang, d'arrogance dans la course.
    Le sourire grand affiché, elle se mordait la langue assez férocement.
    Aussi elle se laissait à penser que s'il compensait sa lenteur par son arrogance verbale, il aurait potientiellement été le type de personne qu'elle aurait apprécié.
    Potentiellement.
    Mais comme ce n'était pas le cas, elle favorisait le silence pour toutes palabres qu'on lui soumettait.

    Non, Blue elle n'avait pas pour l'instant l'envie de le piquer avec des palabres agressives, après tout il y avait un moment pour chaque chose. Et puis, roulant ses orbites dans ses paupières en lançant un regard vers le ciel aux milles étoiles étincelantes, elle trouvait cet endroit un peu trop mystique et religieux, céleste pour être emprunt à des chamailleries infantiles.

    Alors elle laissait tomber les railleries immatures en observant dans un silence religieux les couleurs qui se développaient au fur et à mesure que le soleil avançait à l'horizon. Faisant danser feuillages, esprits et vagues ondines sous ses yeux toujours émerveillés: Qu'il était bon d'être Baalkyan!
    En dépit du concert que la nature lui offrait, elle tendit une oreille attentive vers son partenaire de menottes qui se laissait allé à quelques palabres anodines, ce géant détenait-il un coeur en argent malgré toutes ses craintes?
    En tout cas son esprit romantique et amoureux des belles choses n'échappait pas à l'oeil incisif et inquisiteur de la jeune chamane qui en plissait les yeux de reconnaissance. Il y avait malgré tout du bon en lui elle le reconnaissait enfin.
    Une brute épaisse sans la moindres cellule grise et sans le moindres principe NI honneur -malgré tout ce qu'il disait- mais! Qui avait un coeur.

    Il allait prêt de l'eau, allait-il la tester? prendre la température? la goûter et s'en délecter? Apparemment non et cela en frustrait Blue! Il y avait si peu de choses gratuites et aussi magnifiques dans la capitale - où aussi proche- que ne pas s'en délecter serait une offense à Dios! Elle l'observait, incrédule, implacable, son sourire s'effaçant immédiatement de son visage tandis qu'il lui lançait ce regard emplis de remerciements.

    Les palabres étaient vide de sens et elle sentait bien que s'il n'avait pas la chainette, il se serait bien baigné. Qu'est-ce qui pouvait bien le retenir? Elle? Un mètre soixante dix à peine, cinquante kilos tout mouillé? Apparemment c'était la souris qui effrayait le chat!
    Tandis qu'il parlait douche, nourriture, Golem en noyant son esprit de nouveau dans les traits d'or d'une liberté sans horizon, Blue exerçait un pas leste de coté, se cachant sous l'ombre du géant pour profiter d'un moment de calme et d'ombre.
    Pourquoi faire?
    Elle mit son index sur ses lèvres rosées, voilant le secret et sa pudeur par ce geste,elle émettait un clin d'oeil vers petit chef tandis que la chamane ôtai ses vêtements, ses épaules plumeuses en duvet blanc, ses jambières d'un coups de pied.
    Sentant le gladiateur tendu et curieux, elle poursuivait sur un ton soufflé par le fait qu'elle se penchait pour retirer ses jambières:

    " - Ne te retourne pas s'il te plais. "

    Rougissant, elle se contorsionnait pour dégrafer son corset quand enfin elle fut en quasi tenue d'Eve, ayant pour seul pagne, le nécessaire pour la couvrir, cache-poitrine et culotte en tissue noir, gardant cependant toujours sa ceinture et son calumet à ses cotés.
    Elle prit son sac en peau qu'elle avait toujours sur elle, fourrant le tout la dedans en le jetant négligemment vers le furet qui couinait.
    L'animal soupirait se relevant péniblement en attrapant le sac super lourds pour le trainer loin, très loin vers les routes et la ville encore endormie.
    Il savait qu'il allait devoir revenir et plus rapidement que ça!

    Puis n'y tenant plus, la chaleur de Baal commençant à venir au même titre que la lumière cru du soeil omniprésent, Blue poussait le géant avec douceur et tendresse avec ses deux mains vers l'eau diamantée. Secouant sa lourde crinière derrière elle, chaque parcelle de sa peau miellée n'attendait qu'une chose, le plongeon!


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 26 Juil - 0:21

    J’essaye d’être sympa et d’éventuellement de rattraper mon potentiel zèle lors de son entrainement mais j’ai l’impression que rien n’y fait, elle se contente de m’ignorer royalement et de ne pas répondre aux perches de je lui tends. Qu’importe, je soupire et décide de l’ignorer à mon tour. Je me contente de regarder un peu le lac et les reflets, je sens que la chaine de la menotte tire. Blue s’est mise derrière mon dos et je sens qu’elle s’active, mais elle fou quoi ? J’allais me retourner pour regarder quand elle me demande de ne rien en faire et de ne pas regarder.

    Bon, je devine qu’elle doit avoir envie de se baigner sinon elle ne serait pas en train de retirer son armure et ses vêtements, du moins. J’entends au loin un choc et le couinement du furet, elle va vraiment l’envoyer déposer ses vêtements ? Mais oui, je le vois partir avec le sac… c’est vraiment un drôle d’animal…

    Je n’ai même pas le temps de l’admirer plus longtemps que je sens deux mais se poser contre mes omoplates et me pousser en douceur vers la flotte. Je vois l’eau de feu arriver à grande vitesse et tout devient assourdi, j’entends et je sens le corps de Blue plonger juste à côté de moi. J’ai un regard rapide aux alentours, la visibilité est excellente, cette eau ne pique pas les yeux et elle est à une température parfaite. La surface de l’eau est rouge-orangée par le soleil encore rasant et ça c’est beau !

    Je remonte brusquement, passe ma main dans mes cheveux et rit de la sensation, la douce sensation de l’eau tiède, je me sens bien là tout de suite ! J’ai presque pied, le bord du lac doit faire à peine deux mètres de profondeur. J’étais septique quand à cette journée et quand à ma guide, mais je dois avouer que la voir tirer la tronche avec sa cicatrice était un faible prix à payer pour profiter d’un tel bain de soleil. Au sens quasi-littéral. Je n’adresse même pas un regard à Blue, ça ne sert à rien car peu importe ce que je fais, elle trouve le moyen de faire la gueule et de me juger.

    Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais nagé tout du long dans le lac, encore et encore, j’aurais profité de ces instants pour faire ça… j’adorais nager quand j’étais à Oazys, je vais ajouter ça aussi à la liste des choses à refaire en sortant de ce golem, aller nager. Je fais quelques mouvement, dans la limite de ce que m’autorise la chaine et puis je me mets à faire la planche. Quand je suis comme ça, il n’y a plus rien d’autre que moi, le ciel et l’eau qui passe sur mon corps, le reste n’est que broutille. Je tâche d’oublier que demain, je tuerais encore et encore et que le cycle recommencera.

    Cependant, je ferais en sorte de plaire un peu à Elisa pour qu’elle me fasse sortir, je ne serais pas contre ce genre de promenade encore une fois. Au moins, elle était heureuse de ma compagnie et me parlait… Nan mais vous m’écoutez, je suis en train d’espérer passer du temps avec Elisa ! ça me casse un peu le moment je dois dire… Immédiatement, je reviens à la verticale et je daigne enfin adresser un bref regard à Blue :

    - Je veux nager. Tu m’accompagnes j’espère.


    Ton un peu péremptoire pour lui faire comprendre que j’irais quoi qu’il arrive. Car oui ! N’oublie pas où tu es Maxwell, n’oublies pas que cette fille fait partit du clan ennemi, tu n’es pas obligé de l’apprécier et de te faire apprécier d’elle. Tu as gagné ta journée Max, profites-en ! Fais ce qui te passe par la tête !
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 26 Juil - 1:06



    L'aube des aspects

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Le nez et la bouche grande ouverte, la jeune chamane plongeait à corps perdu dans l'eau cristalline du lac de la ville, sensation grisante d'une liberté retrouvé.
    Dans l'eau: Pas de mots, pas de palabres, une douce sensation d'être dans un cocon protecteur vous englobe de tout votre être. Vivifiante, l'eau lui massait ses muscles douloureux en lui laissant l'impression d'une caresse fraîche sur l'échine: Un rêve.

    Son poignet cependant fut tiré vers les hauteurs alors qu'elle voulait rester dans les abysses, elle avait légèrement oubliée qu'il y avait un être vivant au bout de sa chaîne. Son soupir fit s'élever quelques petites bulles qui vinrent éclater à la surface quand, quelques secondes plus tard, elle réapparaissait toujours derrière le géant de façon à voiler sa pudeur par son ombre.
    Elle ne voulait pas risquer un quelconque risque, car si elle avait prit la menace du viole au sérieux la veille  -[i]alors qu'il n'en était rien
    -  ,d'ordinaire de nature exhibitionniste, la chamane se cadrait de façon à ne laisser aucune fantaisie s'échapper en cette circonstance exotique.

    Docilement elle se laissait glisser à fleur de l'eau, re plongeant en observant les poissons et autres vies sous-marines, sentant parfois les esprits aquatiques effleurer ses hanches en émettant des ondes symétriques autours d'elle.
    N'ayant jamais expérimentée les esprits dans ce genre d'univers, elle tentait de les toucher et ravit de voir qu'ils n'étaient en aucun point dangereux, au contraire, il se dérobaient en laissant un étrange sentiment de bonheur!
    Se ravissait en remontant à la surface afin de voir ce que fichait le maître de l'arène, Bue se surprit à le voir passer directement à la verticale et lui sommer une sorte d'ordre? Caché par un espoir mal dissimulé sous l'autorité de son dialecte.

    La jeune fille n'avait pas pied et même si ses gestes étaient fluides dans l'eau cristalline, loutre des rivières dans le lac aux merveilles, elle n'oubliait pas que la chaînette pourrait d'un moment ou un autre, lui être dangereuse.
    Anderson faisait au moins le triple de son poids avec ses bras biotique! Plonger et se clouer au fond de la mer, aurait été le moment idéale pour tuer Blue par asphyxie et se tirer de Baal rapidement.

    Néanmoins Blue avait envie de partager ce qu'elle avait vue et ressentie au fond de l'eau, elle étai mitigée entre la sensation du danger, petit chef absent... Et la sensation de vraiment faire perdre la notion du temps au prisonnier.
    Son visage exprimait sa torture à vouloir choisir, la confiance ou la méfiance. Seulement si Anderson avait voulu la tuer il l'aurait fait bien avant.
    Certes, mais le lac était un excellent moyen de cacher un corps.
    Elle levait un sourcil, démontrant une part de son inquiétude, puis se laissant rattraper bien vite par l'appel de l'eau, ses muscles de demandant qu'à se délier, elle cédait.

    Si d'ordinaire elle affichait une gueule de trois cent mètres, la chamane lui décrochait dès lors son premier vrai sourire. Un sourire humain et chaleureux en acquiesçant son visage tandis qu'elle se battait pour ne pas boire la tasse et s'exprimer avec une certaine cohérence:

     " - J'aurais juste aimé te montrer quelque chose avant de faire quelques longueurs. Tu as le souffle facile j'espère!"

    Ajoutait-elle sur un ton enjoué tandis que sans ajouter quoi que ce soit, mystérieuse et se gardant la surprise, elle plongeait, ses jambes fines n'émirent que de fines ondes à la surface du lac dorée.

    Sous l'eau, pas de bruit, le même sentiment de cocon sécuritaire et soyeux qui enveloppait la peau et les sens. Les poissons de toutes les couleurs auraient pu être effrayés sur n'importe quel autre continent alors qu'ici à Baal... ayant l'habitude de côtoyer des être justes et bienveillants, ils vinrent tout naturellement aux cotés du Géant par curiosité.
    Toutes les couleurs et toutes les formes, les êtres aquatiques vinrent saluer les enchaînés, jusqu'à ce que Blue atteigne les profondeurs des deux mètres du lac.

    Seulement ce n'était pas tout, D'un signe de bras elle indiquait le plafond-océan.
    Spectacle éblouissant où l'on aurait pu croire être dans un lieu où les oiseaux n'étaient que des poissons argentés flottant avec grâce aux grès des vagues dans un ciel d'or et d'Azur.

    Faisant signe à Mawell qu'elle allait continuer la plongée, elle leva le poing et afficha un pouce levé pour lui demander poliment si tout allait bien où s'il voulait reprendre du souffle à la surface. De son coté, la jeune chamane était dans son élément et ses poumons pouvaient encore contenir la pression quelques secondes de plus.

    Au loin, les remous plus profonds du lac appelaient à la découverte et à l'aventure, un sentiment mystique et réconfortant, d'aventure baigné d'allégresse caressait l'échine des deux aventuriers sous le lac.
    Allaient-ils répondre à l'appel de l'eau.


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 26 Juil - 14:02

    Voilà que Blue me sourit maintenant ! L’eau doit visiblement lui changer les esprits, au sens littéral, car la voilà qui se montre avenante et qui veut me proposer d’explorer les profondeurs du lac. Voilà qui est intéressant ! D’accord, j’accepte volontiers cette petite expérience. Je respire pronfondément et je m’enfonce sous l’eau, à sa suite. Je retrouve encore ce sentiment feutré d’un monde qui n’appartient qu’à soi. Tout à l’heure, je me concentrais sur le ciel et son l’eau de feu, maintenant, je faisais un peu plus attention aux profondeurs du lac.

    L’endroit regorgeait de poissons, je n’y avais même pas prêté attention ! Des petits, des gros, des argentés, des noirs, il y en avait pleins ! Comment avais-je pu passer à côté ? Ils s’approchent de nous au fur et à mesure qu’on s’enfonce sous la surface. Etrange, déjà que je n’ai pas l’occasion d’en voir beaucoup, qu’ils soient si amicaux me surprent. Ça doit venir du fait qu’ici les humains préfèrent se dévorer entre eux !

    Passons, je me fends de regarder un peu Blue, elle semble heureuse au milieu de ces animaux. L’eau brouille un peu ma vue et je ne peux pas vraiment profiter des attributs de ma geôlière, mais je ne suis pas là pour ça de toute façon ! Nous plongeons encore, je dirais bien deux mètres, voir même un peu plus. Azur m’invite à regarder la surface…

    Le spectacle est de toute beauté… je vois le ciel d’or et de feu sur lequel volent des poissons argentés, le tout dans un balai silencieux… C’est magnifique. Je cesse tout mouvement et je me laisse couler en admirant le spectacle. Je sens que la chaine bouge, Blue attire mon attention et me demande, gestuellement, si tout se passe bien. Je lui répond par un sourire franc, et sincère, et un geste du pouce.

    « Tout vas bien, on peut continuer »

    Il y a encore de la profondeur, on pourrait descendre encore un peu, je me sens bien, j’ai au moins une minute devant moi. Je regarde Blue, elle ne semble pas avoir envie de remonter non plus, je lui fais signe :

    « tu veux descendre ? »

    En tout cas, elle ne semble pas vouloir remonter et ça fait plaisir. On s’enfonce encore un peu, l’eau devient un peu plus froide mais ça reste agréable. Je vois le fond du lac qui me fait de l’œil, j’aimerais bien y aller et l’explorer mais je ne vais pas me risquer à noyer ma partenaire, nous restons donc encore quelques instants entre deux eaux avant d’amorcer la remonté vers la surface. A l’air je secoue la tête comme un chien pour égoutter mes cheveux et je ris :

    - C’est magnifique, vraiment.

    Je regarde un peu autour de moi, il est très tôt, ça doit faire quelques minutes, à peine que nous sommes dans l’eau. Le furet n’est pas encore revenu, nous avons largement le temps de replonger voir si le lac contient d’autres merveilles en ses profondeurs :

    - Prête à y retourner ?

    Je suis joyeux, j’en parviendrais presque à oublier que ce n’est un bref interlude dans une vie dominée par la mort et la violence. Je compte en profiter encore !
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mer 8 Aoû - 0:22



    L'aube des aspects

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."


    La chamane opinait du chef en réalisant que le gladiateur avait également de quoi respirer dans son coffre thoracique. Offrant contre le silence religieux de ces lieux, un abaissement de paupières si leste et léger qu'elle en aurait presque pu paraître aimable lors de cette poursuite aux travers de ces eaux diamantées.

    Poursuivant sa nage vers les tréfonds, sa longue et épaisse crinière d'obsidienne s'enroulait naturellement autours de ses attributs de façon à ce que nuls vivants ne puissent aspirer à apercevoir sa tenue d'Eve. Secrète et interdite.
    Seules, ses courbes graciles ondulantes et en efforts dans la nage, pouvaient être à même d'être aperçues par les éclats lumineux du soleil.
    Agissant sur sa peau basanée telle de  nombreux éclats d'écailles, sa peau était striée, voilée, tâchée et effleurée par les fins faisceaux de lumières du levant.

    Levant les yeux vers le ciel, elle dégageait quelques infimes bulles de son nez, tandis que ses poumons commençaient légèrement à lui brûler le souffle. Comprenant que ses poumons étaient presque vidés d'air, elle songeait qu'il allait de nouveau falloir revenir à la surface pour emmener Anderson dans les abysses. Dalleur elle le cherchait du regard, en suivant la chaîne de ses iris turquoise elle le trouvait, déjà en train de remonter, sans-doute avait-il sentit qu'ils allaient devoir ravitailler leurs poumons pour la suite.

    Dans son ombre elle le poursuivait remontant en ondulant, telle la plus silencieuse et agiles des sirènes terrestre jusqu'à ce que de nouveau l'air enveloppe ses poumons saillants et palpitants.
    Se passant la main sur le visage pour y déloger l'eau qui lui obstruait la vue, ses jambes exerçant à la manière d'une queue de poisson des aléas ondulés avec lenteur et souplesse, elle remarquait enfin depuis la première fois qu'elle traînait Anderson derrière elle, qu'il n'était pas si mauvais, bougre, chiant, machiste et connard que cela.

    Simple parcours de circonstance en outre, face à sa réflexion, tandis qu'il l'invitait à retourner rapidement dans les profondeurs du lac. Cependant, elle ne pu retenir un sincère fou-rire face à l'exposition de telles pensées sur cet « humain ». Car même si elle -fort mauvais caractère- l'avait dénigré dans son fort intérieur et n'avait plus vraiment envie de respecter cet homme, elle venait de comprendre plusieurs choses.
    Et tant qu'à faire, aussi mauvais caractère pouvait-il être comme elle-même, elle avait l'impression de se voir dans cet humain. Une bonne chose quand on y pense.

    D'un geste négligé et joueur de la main elle lui balança du revers de la main une vaguelette d'eau destinée à lui mouiller ses cheveux égouttés.
    Elle riait encore un long moment, désireuse de jouer un peu plus en détendant l'atmosphère, avant de poursuivre sur un ton sincère et chaleureux :

     " -  Je savais que ça te plairai ! On y retourne, j'ai autre chose à te montrer, mais ! Je te demande de ne pas avoir peur. Et surtout... "

    Affichant un sourire un peu fou, elle poursuivit en se tournant vers le point d'Horizon
    L'eau prospérait vers la ligne lumineuse, devant eux, pas de rochers, pas de montagnes, rien d'autres que des nuages et le soleil ainsi qu'une cascade.
    Une cascade de plusieurs dizaines de mètres s'écoulant droit vers les villes basses et le lac-source de Baal ainsi que sa forêt et ses champs.
    Le seul décors qui permettait éventuellement de briser et arracher cet ode à la liberté aurait éventuellement été les rochers et falaises abruptes qui s'étendaient au loin, de chaque cotés  droite et gauche, de la grandiose horizon.

    Et pour le peu que les rochers aspiraient à arracher le ciel, chaque cailloux surplombant majestueusement la terre où elle semblait s'accrocher à cet élément avec force, ils offraient un sentiment de force, de supériorité et de sérénité.
    En se retournant vers Anderson, Blue toisait déjà les mètres qu'ils avaient fait sous l'eau, ils étaient déjà bien assez loin de la rive de ce fait, elle calculait rapidement le temps qu'ils mettraient à descendre de la cascade et à retenir leur souffle...

    - «  GROOOOOOAARGG »
    Spoiler:

    Un rugissement interrompit le silence de sa méditation et ses yeux s'agrandirent à la vue de l'énorme animal au pelage blanc et aux peintures brunes perçues sur chacun de ses bras.
    L'énorme ours immaculé aux iris bleux-océans venaient saluer les deux humains dans l'énorme baignoire, un énorme sac en peau se détachait de son dos.
    Il avait levé une de ses grosses pattes avant en faisant signe à Blue et... à Anderson. Un simple mouvement de patte, un salut humain dans la peau d'un animal de prêt de trois mètres de hauteurs, mais inavouable à autant de mètres de distance – une trentaines-

     " - SALUT URSOC ! REJOINS-NOUS EN BAS !  "

    L'animal semblait bouder à l'entendre dire «  en-bas » et ses petites oreilles s'abaissaient tandis que son museau se renfrognait, il n'avait pas l'air commode à la simple idée de descendre sans sa maîtresse. Surtout que lui, l'animal, avait un instinct. Un instinct qui lui dictait de ne pas laisser sa maîtresse seule pour faire des bêtises.
    Alors il lança un regard morne vers l'humain, poussant un soupire si profond et en lançant un regard si désolé que son corps massif d'ours se dérobait sous son poids et il se laissa coucher au sol dans une position pittoresque, pittoresque.

    Blue poursuivait en haussant les épaules, toujours de bonne humeur et enjouée, ses perles d'Azur reflétaient toute une palette d'émotion positives, allant de la tendresse à la compassion.

     " -  Ursoc est le gardien de ma mère. Je vais te demander de me faire confiance, même si je sais que ça ne va pas être facile pour toi. Là bas...  "

    Désignait-elle depuis la pointe de son nez en montrant l'immense horizon enveloppé par le soleil irradiant.

     " -  Il y a cette liberté que je cherche, que nous cherchons tous ! C'est une sensation qui ne dure que quelques minutes et il faut avoir un bon souffle pour y accéder... Mais je t'assure que ça vaut la peine de vivre cette expérience !  "

    Et puis ce n'était pas comme s'il avait quelque chose à craindre en soit, puisqu'elle avait promit aux propriétaires de Baal de rendre le Gladiateur en excellente forme le lendemain..

    Dès qu'Anderson s'était mit à parler pour accepter où non de partir vers la cascade du soleil, elle avait déjà prit une énorme bouffée d'air bruyante puis, lui ayant prit la main d'acier avec délicatesse, elle l'avait déjà entraîné -du moins son bras pour le moment- vers les profondeurs, en direction, la cascade !


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 16 Aoû - 16:46

    L’eau était délicieuse autour de moi, j’en profitais à chaque instant, cherchant à oublier ma situation précaire et le corps, relativement, désirable qui ondulait juste à côté de moi. Ces instants étaient précieux et s’égrenaient telles les secondes d’un compte à rebours. Azur semble enfin s’être dérider et sourit un peu, il lui en avait fallu du temps ! Elle se met à me proposer quelques choses, mais nous sommes interrompus par une sorte de gros ours au comportement amical… Franchement, c’est moins perturbant que la moitié des choses que j’ai vu dans le désert. Je lui rends son signe de patte et je me dis que j’ai encore pas mal de chose à voir.

    Je sais, vous vous dites que j’ai l’air bien calme pour un mec voyant un ours de 3 mètres porter un sac, mais je vous rappelle que j’avais pour mission de tuer des créatures bien plus grandes lors de nos explorations ! Bref, passons… Azur me vend son idée comme une marchande d’aspirateur. Je l’écoute attentivement et… comment dire que c’est une putain d’idée ?

    Quoi, non, ma phrase est finie, elle veut faire un truc de timbré ? D’accord, je vais jouer le jeu et y aller avec elle. Je risque quoi au pire ? Mourir ? Parlez-en à mon avocat ! Se balancer d’une cascade est quelque chose qui ressemble bien à du suicide mais ça semble excitant alors on va y aller et gare si je suis déçu.

    Elle me tracte et me guide jusqu’au point de chute, tout se passe ensuite comme dans un rêve, je vois l’horizon et le lac plus bas. J’entends le grondement de l’eau et je me dis que la vue est jolie d’ici. Puis tout s’accélère, l’eau nous attire à elle et en moins d’une seconde, nous sommes dans le vide, je vois l’horizon défilé et la surface de l’eau s’approcher à grande vitesse. Puis d’un coup, mes pieds crèvent la surface de l’eau et je m’enfonce profondément dans l’univers silencieux. Il me faut quelques instants pour comprendre où j’en suis et remonter à la surface.

    Azur semble s’être bien amusé, ouais c’était sympa à faire, je dois l’admettre. Je regarde en haut et je vois la tête blanche de ce Usroc qui nous regarde d’un air « blasé » avant de se diriger vers nous. Ça voudrait dire que la baignade touche à sa fin ? Tant mieux, car l’eau est fraiche et je risque bientôt d’avoir une voix de fille. J’invite donc ma compagne du moment à revenir vers le bord de l’eau, ça tombe bien, l’animal ne devrait plus tarder. Heureusement que j’ai gardé le peu de vêtements que j’avais sur moi. Avec un tel soleil, je devrais être sec d’ici une vingtaine de minutes.

    - Bon, c’était amusant je dois l’admettre. Maintenant… on va faire quoi de beau ?

    La journée allait être longue, il nous restait beaucoup de choses à faire et je comptais bien en profiter jusqu’au bout. Je nous traine jusqu’à la rive et je m’allonge dans les cinq centimètres d’eau qu’il reste. Par pudeur je ne regarde pas Blue mais je lui parle un peu, beaucoup plus détendu qu’avant :

    - Tu sais c’est quoi le pire quand tu es dans l’arène ? C’est que je ne me bats pas vraiment… c’est juste une boucherie sans fin, on m’envoi des mecs qui se battent à mains nues face à mes bras quasiment invincible. Si au moins j’avais des gens à ma mesure, qui m’oblige à m’entrainer et à me pousser. Mais là...

    Pourquoi je lui dis ça ? Je ne sais pas, je me sens un peu « nostalgique » :

    - C’est pour ça que, quand je rentrerais, je ferais tout pour mettre en place des programmes d’augmentation comme le mien. De façon à ce que jamais un soldat ne soit sans défense et se retrouve envoyé à l’abattoir.

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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Ven 17 Aoû - 2:39



    Ivre de liberté





    La chamane n'eut pas le temps d'apprendre que son idée avait été adoptée qu'elle était déjà dans l'eau, ondulant droit vers la cascade, là où les courants marins se faisaient de plus en plus fort pour aller directement se jeter dans la gueule de la chute.
    Elle eut à peine le temps de mettre sa tête hors de l'eau afin de respirer, s'accrochant sur un rocher qui traînait devant la chute afin d'observer la vue, tout comme l'avait fait ahsaï et le voyant déterminée, elle ne put se retenir plus longtemps avant de prendre un élan minimum accordé grâce à la chaînette et sauter avec son compagnon de route, entre terre et ciel, là où l'horizon se confond avec l'étendue céleste du soleil levant.

    Prenant une grande bouffée d'air, elle s'était lancée tête la première dans ce saut céleste, son cœur n'avait fait qu'un bond et le palpitant sur le bord des lèvres, elle se força un sourire, stoïque et ivre de ce peu de liberté qu'elle s'était octroyée.
    Ses ongles percèrent l'eau d'une façon féline et attaquante, tandis que le combattant était déjà en train de créer ondulations, vagues et bulles larges à la surface.
    Ses bras de métals n'avaient pas l'air d'être un poids plume et une fois totalement dans l'eau, elle angoissait à l'idée de piquer dans les profondeurs abyssales de ce nouveau lac par le poids des bras d'Anderson.

    Finalement, il n'en était rien et à l'aise elle pu le plus simplement du monde revenir à la surface, légèrement crispée par l'angoisse, secouée par le saut mais toujours de bonne humeur.
    Se passant une main sur son visage pour chasser les gouttes de ses yeux, elle se retourna vers Ursoc l'air blasé pour lui faire signe.
    Ce dernier cavala et sautait de roches en rochers pour rejoindre les deux compagnons ivre de liberté.

    Sans plus de cérémonies, la jeune chamane suivit Anderson en nageant comme elle le pouvait derrière son ombre, sa pudeur était un secret qu'elle seule désirait garder et là où il se couchait dans les quelques centimètres d'eau, elle, dû se creuser un trou dans l'eau et le sable d'or de façon à ne surtout pas laisser quoique ce soit dépasser de l'eau.
    C'était limite si son petit bout de nez dépassait et lorsque l'Ursin débarquait, elle n'en demeurait pas moins cachée et assise dans l'eau, attendant avec une patience d'ange que l'animal immaculé vienne cacher sa tenue d'Eve. Car vouloir rentrer dans une cascade habillée était une chose... Mais aborder un lac à quelques dizaines de mètres de hauteurs avec seulement deux pièces séparée... en était une autre. Aussi avait-elle perdue son haut. Et son bas en plongeant.

    Cependant Anderson n'émit pas le besoin de satisfaire une once de curiosité sur sa nudité et n'osa à peine baisser le nez vers elle, entonnant quelques palabres de nostalgie, confidences pour confidences, il s'occupait pendant que la demoiselle angoissait et croupissait dans l'eau azuré cristalline.

    Enfin, quand Blue vit son Ursin quelques secondes après tenter de s'approcher de l'eau, l'entendant meugler en touchant l'eau de sa patte, trouvant le liquide trop « froid » pour lui, elle ne tarda pas à virer à un rouge pivoine, mi chemin entre la colère et la gène.

    Elle s'était tu en serrant les dents, lâchant un soupire si profond de mécontentement que l'Ursin ne demandait pas son reste et d'un saut, s'interposait devant la demoiselle, ne manquant pas d'éclabousser Anderson qui était couché, à quelques mètres de ses pattes avant...
    La jeune fille était cachée par les pattes arrière et le postérieur massif de la bête, aussi se pressant, elle attrapait avec efficacité le sac pendant sur le dos de son ami blanc en s'enroulant dans une serviette douce et tiède à souhait.

    Elle en lâcha un soupire de bienfaisance. Et se hâtant de fouiller une autre de ses serviettes si douces et confortables dans le sac, elle en tira une plus grande, large d'une couleur virant entre l’anthracite et le métallisé. Quelques bordures argentés permettaient de voir des initiales peu connus par les Baalkyans, mais au combien douloureux pour la jeune fille. Le souvenir de son défunt père brûlé et égorgé par un Oazyssien...
     " -  Je suis d'accord avec toi. Cela pourrait motiver les hommes à d'avantage devenir puissant et pour le peu que quelques uns puissent te respecter et feindre la mort, ils pourraient également mener une mutinerie contre Baal. Tiens, attrapes, Ashaï!"

    Ajoutait-elle sur un ton qui se voulait neutre.
    Alors que ses sentiments et émotions s’emballaient à la simple vision de cette serviette énorme et chaude qu'elle tendit de sa main menottée et délicate vers le cou et la tête de l'Ursin.

     " -  Je comprends un peu ton inquiétude concernant l'arène. Je trouve ça vraiment... honorable et bon de ta part. Vraiment !

    Ajoutait-elle d'un ton enjoué en reprenant sa main et en fouillant cette fois dans le sac pour se saisir de ses affaires, une robe courte noires aux épaules garnies de plumes.
    Spoiler:
    [

     " -  Un homme parmi les loups...  Ils t'ont jeté dans l'arène et tu en es devenu l'Alpha. Mais au fond... Qu'est-ce que tu souhaiterais, toi, Ashaï ? Je veux dire...

    Prenant sa lourde crinière d'encre entre ses mains elle l'étirait en égouttant toute l'eau qui y était contenue avant de remettre sa chevelure noire derrière son dos.
    Quelques bruits de perles égouttées rompirent ses quelques mots.

     " -  J'ai bien vue, tu es un homme bon, courageux, avec le sens de l'honneur et énormément de compassion. Tu préfères mourir de la main d'un ami qui te poignarderait, où d'un ennemi qui te pourfendrait ? Enfin... D'un Baalkyans, pour le peu que ce dernier y arrive... "

    Un grognement de mécontentement se fit entendre tandis qu'Ursoc venait à tourner violemment sa tête vers Blue qui venait de mettre ses mains sur ses hanches, la chaîne venant à se tendre sous son geste.

     " -  C'est parce que tu ne l'as pas vu à l'action ! Mais il a presque autant de force que tu en as... si ce n'est équivalente..."

    L'animal avait feint les paroles en poussant ses yeux vers le ciel et en secouant sa tête en poussant un soupire désolé. Les oreilles vers l'arrière, il montrait ses crocs en feignant sentir la chaîne métallique au poignet du gladiateur ainsi que ses gants, comme s'il venait à comprendre la chose.
    La nature face au progrès robotique... Ursoc n'avait pas l'air d'apprécier cela et alla même jusqu'à chercher un peu de réconfort en frottant sa tête massive contre la poitrine de l'humain.

     " - Tu es impardonnable, Ursoc ! Ce qu'on va faire... j'y réfléchis... "

    Posant son index sur le menton, elle émit plusieurs hypothèses afin que le gladiateur puisse lui-même choisir ce qu'il en était de sa journée.

     " -  On a des courses de créatures où il faut monter des créatures pour les amener à la victoire, la plus rapide gagne. Il y a moyen de parier également.
    Nous avons la crèches aux créatures où nous accordons beaucoup de temps et d'énergie à soigner les êtres vivants du désert et de Baal.
    Le marché pour le coups qui est là-haut... Ursoc pourrait nous y emmener à nouveau, il à l'air de t'adorer du coups te porter ne devrait lui poser aucun problème.
    Si tu veux te fritter un peu il y a toujours le haut quartier des voleurs où sont regroupés quelques Baalkyans renégats.
    Puis... il y a Les armureries, là où on stock toutes nos armes et nos répliques de guerres, mais je crois que c'est interdit aux esclaves... Au pire ce n'est que « interdit » j'ai toujours les moyens de nous y faire rentrer si ça t'intéresse.
    La bibliothèque où sont regroupés tous nos récits et nos légendes... Enfin je ne sais pas... il y a tous ce dont une ville devrait avoir j'imagine...
    Je ne sais pas moi, qu'est-ce qui te ferait plaisir mis à part barboter et caresser Ursoc ?

    Terminait-elle dans un souffle en se glissant entre les pattes massives de son animal blanc comme la neige, se retrouvant de ce fait à coté d'Ashaï, le sac dans les mains, sa serviette blanche était repliée à l'intérieur de ce dernier.
    Bien sur, il y avait toujours moyens de faire découvrir des surprises et des choses totalement loufoques, néanmoins elle réservait ces possibilités pour plus tard si vraiment Anderson n'avait plus envie de rien faire.


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Lun 20 Aoû - 12:02

    Le temps peut rapidement devenir une notion abstraite par moment. Surtout quand, pour une fois, on est relativement en paix avec soit même et qu’on pense à autre chose qu’à la mort. Une heure ? Une minute, franchement je ne saurais pas vous dire depuis combien de temps je suis là. Contentons-nous de profiter de l’instant, c’est bien la seule chose que je peux faire.

    La fille azur semble s’être un peu calmée depuis tout à l’heure, plus agréable. Je tends un rapide regard sur elle et je comprends pourquoi elle semble décidée à ne pas sortir de l’eau tout de suite. Visiblement, sa chute semble avoir fait partir le peu de tissu qui lui restait, la laissant nue comme un vers. Je tente de rester droit mais j’ai une furieuse envie de regarder et de toucher. Ça fait longtemps, bien trop longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de voir quelqu’un d’aussi belle dans le plus simple appareil.
    Alors, je pourrais me « soulager » en me tapant un des prisonniers, surtout que j’aime les deux, mais le viol n’est pas franchement une passion chez moi, en dépit de ce que j’ai dit plus tôt. Comme je sais que je ne pourrais jamais la toucher, je détourne les yeux. Je reste un gentleman quand même !

    Heureusement, mes pensées sont rapidement détournées d’Azur quand son animal de compagnie saute dans le lac et m’arrose copieusement au passage. Je tousse tant et plus pendant que ma compagne se cache derrière l’animal. Je me retrouve nez à nez avec une montagne de muscles blanches. Je ne doute pas de sa force, ni du fait que ses dents doivent faire mal. Instinctivement, je cherche un moyen de la tuer. Si j’avais mes moyens, certainement un coup sec à la mâchoire pour lui briser avant de tenter de monter sur son dos et lui casser la colonne. Mais je m’égare !
    Un peu étouffée, je l’entends me dire un truc au sujet d’une histoire de mutinerie. Sans le vouloir, on dirait que j’ai parlé d’un souvenir qui semble la toucher. Finalement, le peuple de Baal ne semble pas aussi uni qu’Elisa voulait bien me le faire croire.

    Azur me tend une serviette pendant qu’elle se change, je me sèche autant que je peux mais vu que j’ai mes vêtements ce n’est pas très utile. Finalement, elle sort de derrière son animal et se montre dans une petite robe noire tout à fait charmante. Elle me sourit et me fait, j’en reviens pas, un compliment ! Par contre, elle me pose une question sous la forme d’un dilemme moral que je ne comprends pas vraiment. Je vais simplement me contenter de lui répondre ceci :

    - Je ne préférais pas mourir, c’est pour ça que je m’entraine tous les jours que Kin fait. Mais si tu me poses la question. Je préférais mourir en affrontant un ennemi de mon peuple, entouré par mes amis.

    Malheureusement, ce sont eux qui sont morts sous les coups de ton peuple.
    Ce n’est pas dit d’une façon accusatrice, mais simplement un constat amer. J’eu pas le temps de dire plus que l’ours poussa une sorte de grognement de « jalousie ? ». Oui mon gros, je suis très fort, un jour peut-être qu’on se battra ensemble qui sait. Mais pour le moment, il me mit un petit coup de tête, comme pour chercher du réconfort. Hésitant, je pose ma main dessus et je la fais passer entre ses oreilles. J’écoute Azur me débiter les possibilités des choses à faire. Je retiens deux choses, il existe des renégats et elle peut me conduire à l’armurerie.

    Biiien, voilà des choses qui peuvent m’intéresser ! Je me gratte la tête, faisant mine de réfléchir un peu.
    Ma décision est toute prise, si je veux pouvoir mettre au point mon évasion, je vais avoir besoin d’allier et d’un endroit où me cacher. Quoi de mieux qu’une bande de renégats ? Quant à l’armurerie… ça ferait un peu gros ? Mais bon, si elle me le propose, elle ne doit pas être fermée à l’idée. Oh puis au pire !

    - D’accord Azur, montre-moi un peu ces armes. Fais donc jouer ton autorité et celle de ton ami. Autant jouer franc jeu avec toi, quand je parviendrais à me tirer de cette taule, ce sera utile pour moi de savoir où c’est. Merci de me l’avoir proposé.

    J’ai promis de ne pas m’enfuir aujourd’hui mais je préfère lui dire franchement qu’elles sont mes attentions. Je veux qu’elle agisse en connaissance de cause.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 21 Aoû - 15:58



    Un furet Déter...


    " Parfois, il ne suffit pas que d'un poignard pour se frayer un chemin..."

    La réponse escomptée du gladiateur fit frissonner la chamane d'angoisse, car si elle avait déjà plus où moins répondu à la question en se mettant à la place d'Anderson, lui, n'avait pas hésité une seule seconde à répondre.
    Il n'avait pas prit la peine de réfléchir et c'était par un instinct brutale et sauvage qu'il avait ainsi répondu à sa question claquante tel un fouet: Délivrant un appel à la franchise.

    Blue ne s'était pas fourvoyée, elle avait bien sous ses yeux et devant son esprit, un être de combat aux actes et pensées de guerre uniquement.
    Fronçant momentanément ses sourcils devant cette réflexion, La Spiritiste arborait un visages aux traits légèrement marqués par l'incertitude. Elle qui guerroyait, pleine de courage et sans merci contre la haine, le mépris, la colère et toutes les formes acharnées et négatives de la mort, elle se voyait déjà perdre ce combat contre Ashaï.
    Tant sa colère et sa haine transpirait le mépris contre Baal.

    Elle poussait un soupire d'impuissance, las.
    Sa réponse concernant les armes étaient tout aussi éloquente et elle en devinait la source principale d'intérêt.
    Dommage, la course de Gwark aurait été si drôle à faire !

    Penchant légèrement sa tête sur le coté, son nez se tordant, illuminant son visage accusateur d'un sourire moqueur, elle croisait ses bras en lançant un regard bordé de curiosité à ce gladiateur.
    « - Une fois que tu seras chez toi, loin de Baal, en admettant que tu réussisses à échapper à ma chasse si d'autres n'arrivent pas à t'attraper. Que feras-tu de ta vie ? Tu as des ambitions pour l'avenir? Garde du corps de politiciens ? Élite d'armées ? Dis moi ! »

    Bien sur, les chances qu'il s'évade de la prison étaient si minces que la chamane ne n’imaginais même pas courir après Ashaï avec pour seule motivation, celle de le cloîtrer de nouveau dans sa cellule d'argent.
    Et tant bien même elle serait forcée de le chasser comme un gibier de potence, d'autres Baalkyans se chargeraient de lui.

    Attribuant une caresse au niveau du cou de l'Ursin, qui s'effondrait de plaisir dans l'eau en éclaboussant de nouveau les prisonniers liés de métal, Blue levait ses iris cyan vers le ciel en réfléchissant.
     «  - Je vais t'y emmener en connaissance de cause. Si tu désires t'enfuir d'ici je ne te retiendrais pas. En revanche si tu y réussis et si Dios le veut, essaie de ne pas revenir dans le but de te venger, d'accord ? »

    Ajoutait-elle en glissant son regard devenu froid, imperturbable.

     «  - Il me serait douloureux de perdre un ami à cause d'un caprice du à la colère où à la haine. »

    Elle cillait ses paupières avec franchise, en mettant fin à la conversation avec dureté. Un  « ami » ? Pourquoi pas. Après tout il n'avait jamais été son ennemi et il l'avait aidé alors qu'il aurait simplement pu la tuer et la torturer pour passer ses nerfs.

    Il aurait tellement pu faire tant de choses en autant de temps en sa compagnie -agréable- qu'elle en notait le comportement non agressif et exemplaire de son partenaire.
    Laissant son regard sur le grand brun s'adoucir et s'envoler avec le temps et l'angoisse, elle tournait lentement les talons en faisant teinter la chaîne en direction de la ville baignée de lumière et de mystères.

    Le grand Ursoc-le-trempé sur les talons, La jeune fille progressait au travers des rues tandis que les Baalkyans observait le géant derrière elle, les regards écarquillés d'étonnement.
    Parfois on pouvait entendre le silence planer dans les rues, parfois une mère cachant sa mioche chuchoter un «  Mais que fait ce gladiateur ici ? »

    Puis vint le drame.
    Des cris perçants et un brouhaha redoutable fit plisser les yeux de la spiritiste et ravaler sa salive en lui faisant cracher ses poumons en une cinquantaine de toux.
    Rapidement une volute de fumée de sable se créait derrière le trio improbable.
    Soudainement, le nounours beuglant de peur, se cacha Derrière Blue qui elle-même attrapait le bras d'ashaï pour se cacher derrière lui.

    Un troupeau de gosses-groupies sauvage arrivait ! Des papiers, des crayons, des feutres de toutes les couleurs, des rires et des larmes de joies passant par des mioches qui tombaient dans leur course effrénée, s'élançaient vers le Géant, tous bras dehors, tendus en criant le surnom de leur Idole de l'arène.

    Que faire fasse à une situation aussi terrifiante pour la pauvre spiritiste ?
    Levant un sourcil en observant Le géant se faire sauter dessus par ses groupies, elle attendait limite l'ordre de fuir, dès que l'occasion allait se présenter...


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Mar 21 Aoû - 21:10

    On dirait bien que ma réponse ne semble pas plaire spécialement à Azur, elle me regarde avec un air un peu moqueur et mauvais, on dirait qu’elle est inquiète de mon choix. Non, je ne compte pas lui faire de mal même si, oui, je compte m’enfuir ! Elle me pose une question que je trouve pertinente, que compte-je faire une fois au pays ? Vous me croyez si je vous dis que je ne sais pas ? Bon, l’armée me trouvera bien un truc, avec l’expérience que j’ai acquis et mes connaissances sur Baal, je serais certainement affecté à du contre-terrorisme ou alors je mènerais des expéditions pour retrouver ce golem.

    J’allais lui répondre quand elle me demande de ne pas revenir si je réussis à m’enfuir… Car elle ne veut pas perdre un ami ? Ça veut dire quoi tout ça ? Je vous avoue que j’ai du mal à suivre. Il se pourrait qu’en fait elle m’aime bien ? Non, ce serait trop bizarre ! Je me retrouve comme un con à la regarder, ne sachant pas trop quoi lui répondre. J’hésite encore un instant avant de dire :

    - Quand je rentrerais là-bas, je retrouverais ma famille, mes sœurs et ma copine. Je retournerais certainement dans l’armée, on me fera passer un interrogatoire, je n’en doute pas. Mais à la fin, on me filera une promotion et certainement une nouvelle unité d’exploration. Maintenant, je ne viendrais pas me venger. Mais tu sais... je ne fais qu'obéir aux ordres et vivre selon les lois de mon pays. Comme toi, je veux dire, demain tu vas aller au massacre et tu ne te pose même pas la question de la légitimité de ton acte.

    Pas besoin d’en dire plus, ce ne sera pas à moi de décider si je reviendrais ici. Ce sera le gouvernement, s’ils estiment que ce peuple est un danger suffisant pour risquer une expédition majeur dans le désert. Je me contente de suivre Azur dans les rues, il commence à y avoir du monde et je vois quelques regards se poser sur moi. Les gens m’aiment bien, mais quand je suis dans une cage, pas quand je passe à quelques mètres d’eux avec pour seul entrave, une chaine et un collier.

    Oui, je pourrais vous faire du mal, mais je ne le ferais pas car j’ai promis d’être un garçon gentil et coopératif aujourd’hui. Tellement gentil que quand je vois un groupe de gamin se jeter vers moi. Je ne m’enfuis pas et je ne fauche pas ces gamins comme les blés. Je me contente de les recevoir et de les regarder du haut de mes deux mètres. Ils semblent tous excités à l’idée de me parler Il y a des filles comme des garçons. Mais je ne comprends rien à ce qu’ils me disent. Je prends ma grosse voix de lieutenant et je lance :

    - On se calme en bas !


    Effet immédiat, les piaillements se meurent dans un ensemble parfait. Le plus vieux semble avoir une dizaine d’année. J’en reviens pas que des gamins aussi jeunes viennent regarder des combats aussi brutaux et sanglants ! Ils me regardent en tendant de quoi faire des autographes.

    - Vous allez souvent me voir dans l’arène ?

    Il y a des mouvements de tête et une réponse commune, « ouiiii ». Une réponse qui ne me plait pas du tout, quel genre de parent serait assez indigne pour montrer a des enfants de la violence ? Voilà un exemple du genre de chose que je déteste ici. A leur âge, moi je ne savais même pas dire d’insultes. Je me suis bien rattrapé, mais quand même. Encore une preuve que ce pays n’est pas du tout une bonne chose ! Je les regarde encore un moment, je n’ai pas envie de signer ces bouts de papier :

    - Je ne suis pas un héros, je fais ça car des gens me retiennent ici contre ma volonté. Allez voir quelqu’un qui est content de faire ça, moi ça me dégoute.

    J’allais leur tourner le dos quand un des gamins me sort :

    - T’es un esclave alors tu vas nous signer ces autographes ! Tu n’as pas le choix, on te l’ordonne.

    C’était le plus grand du lot, il me regarde sans une once de peur, les mains sur les hanches. J’ai bien envie de lui coller une tarte pour lui faire la leçon mais ça serait mauvais genre.

    - La seule personne qui peut me donner des ordres est le commandant Sylen de l’armée d’Oazys, toi mon gars, t’es juste le fils des personnes ayant attaqué mon pays. Alors non, je ne te signerais rien.


    - Je dirais à mon père que tu ne veux pas signer et il te punira.


    Là c’est trop, je me penche sur le gamin et je lui murmure :

    - Appelle ton père petit. Appelle-le et quand il viendra me voir, je lui ferais ce que tu aimes me voir faire dans l’arène. Comme lui écraser le crâne et te doucher dans son sang. Puis je ferais la même à ta mère.


    Aussi arrogant qu’il soit, l’enfant marque un temps d’arrêt devant ma menace. Je me redresse et on reprend la marche avec Azur. Les gamins ne nous suivent plus, au moins une bonne nouvelle, mais je viens de passer pour un infâme connard.

    - Je ne comprends pas… Comment on peut laisser ses enfants aller voir ce spectacle… Comment ces enfants font-ils pour être si… merde quoi, ils sont sanguinaires ! Azur, sans déconner, vous êtes tous éduqués dans la mort et la violence ?


    Ce n’était même pas une question agressive, mais je me la posais vraiment. Je ne comprenais pas comment ce pays fonctionnait et ça me perturbait.
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Jeu 23 Aoû - 23:15



    Un furet déterminé


    " Parfois, il ne suffit pas que d'un poignard pour se frayer un chemin..."

    Il était vrai que Blue ne se posait pas la question sur la légitimité de ses actes, quant à tuer les autres chefs de son clans qui étaient des oncles et des cousins chamanes.
    Des personnes partageant sons sang, ses attentes et sa mort.
    Elle ne se posait aucune question étant donné qu'elle avait pour objectif personnel et action d'assembler son clan de cercle chamanique comme une seule partie de Baal et non plus comme plusieurs petits clans n'ayant aucun but dans l'énorme enjeu qu'était Teren.
    En effet, elle s'était toujours murée dans son silence concernant ses propres ambitions et ses façons de faire qui pouvaient parfois défier les lois de la nature et de la vie pour le simple désir des esprits et pour la propre volonté de Dios.

    Elle le faisait par amour, par passion et par consentement, pas par figure d'autorité et quand Maxwell lui faisait part de cette différence, les traits sur son visage s'était durcis et ses yeux assombris par l'imprudence et l'incompréhension.
    Ashaï n'était-il pas un esclave autodidacte malgré tout ? Tout portait à croire le contraire dès ce moment.

    Les gosses affluaient aux pieds du géant, tandis que Ursoc devenu fou par autant de raillerie, s'était minimisé, délaissant son poids et sa musculation massive en sa petitesse immaculée aux yeux d'un bleu profond. Le furet blanc s'était immiscé sous les linges noirs de la poitrine de la chamane qui elle-même retenait le bruit assourdissant des gamins en plaquant ses mains sur ses oreilles.

    Elle risquait un œil derrière le dos du gladiateur pour voir les gosses dépeint d'un sourire heureux et bienveillant, leurs papiers et leurs stylos levés vers le ciel à la façon d'une lame qu'ils brandissaient tous.
    Puis leur joie s'effaçait rapidement en incompréhension, en angoisse et en chagrin, Blue affichant un sourire charmeur à chaque fois qu'un enfant descendait les enfers du caprice.
    Pas qu'elle n'appréciait pas les gosses, mais la chamane n'aimait pas le bruit ni les choses trop vivantes. En conséquences, le seul moyen de lui faire aimer un gosse, est qu'il soit, soit lié aux esprits, soit au silence.

    Et puis vint le jeune adolescent arrogant.
    Blue toujours avec un sourire fendant s'était enfin décidée à poser une main sur le métal de l'aktech d'Anderson, de façon à que ce contacte le calme, enfin, pour le peu qu'il puisse sentir quoi que ce soit avec ces bras en métal. De fait, c'était plus un instinct venant de la dame que quelque chose de calculé.
    Fort -désireuse de voir le jeune effronté qui osait adresser au gladiateur des paroles tordues et à peine autoritaires.

    Cette situation commençait à amuser la belle qui attribuait des points aux deux parties comme s'il s'agissait d'un match de tennis, jusqu'à ce que les murmures langoureux et bordés de promesses sanglantes firent tressaillir l'adolescent de peur.
    L'enfant avait l'air malgré tout touché et perdu, capricieux et immature de nature, n'avait-il pas comprit que l'autorité ne servait à rien sur un esclave ne lui appartenant pas ? Blue se pinçait les lèvres et se délectait du spectacle verbale dont la taille et les rapports de dominances s'exerçaient par de simples de regards. L'impuissance fit pâlir et fuir l'ardent jeune garçon qui prit ses pieds à son cou.

    Peut-être allait-il appeler maman et papa ?
    Blue en riait d'avance, qu'ils essaient. Aujourd'hui, le respect et la fierté était une matière rare et éloquente qu'il fallait préserver à l'ombre du silence et de l'humilité.
    Poursuivant, les menottes tintant à chacun de ses pas, elle écoutait distraitement Anderson tout en observant les derniers gosses qui s'évertuaient à tourner, sauter et courir autours d'eux en les suppliant en larmoyant d'avoir au moins un autographe.

    Au bout d'un long moment, elle finit par s'arrêter en se demandant si Ashaï connaissait l'histoire de Teren ou s'il en faisait exprès.
    D'un coups aussi vif et rapide que le tonnerre, elle attrapa le poignet d'un gosse qui courait au vol au moment ou il était en plein saut en lui lançant un regard aussi sévère qu'il en était orageux.
    L'enfant avait abaissé son sourire et la peur se lisait au travers de ses pupilles devenue arrondies et noircies par l'angoisse.
     " - Que connais-tu de Teren et de Baal finalement, Ashaï ?"

    Susçurait-elle entre ses lèvres tandis qu'elle se mit à caresser d'une façon tiède et énamourée la joue du gosse qu'elle avait piégée dans sa main, dont ses ongles se resserraient à chacune de ses paroles dans la chair de l'enfant grimaçant.
    Qu'allait-elle en faire ? Un fin sourire narquois étirait ses lèvres.

     " -  Avant les êtres humains il y avait les créatures et les bêtes sur Teren. On ne nous a introduits uniquement que sur la volonté de Dios, sans quoi, nous n'existerions plus."

    L'enfant se mit à bouger à la façon d'un papillon prit dans un filet, Blue l'élevait doucement de façon à ce qu'il se sente impuissant, le bras le tirant le faisant légèrement grimacer de souffrance.

     " -  Quand les humains sont arrivés, certains ont voulus protéger ce nouvel Eden qu'est Teren, les Baalkyans. D'autres, ne sont voués qu'à sa destructions à plus où moins long terme."

    D'un mouvement de poignet, elle lança le gamin au sol, il mordit la poussière en gémissant sur ses égratignures.

     "-  Quand on demande aux enfants comment protéger Teren, comment protéger Dios où comment protéger sa famille, cela se fait uniquement dans le combat pour la protection et la défense. En combat et par le jeu. Et le moyen d'enseigner le plus rapidement aux jeunes de se protéger et par le jeu... du combat."

    Et par conséquent, l'arène était un jeu nationale pour tous. On pouvait jouer à manier une épée, jouer à donner des coups ou à se rouler sur le sol pour ressembler à son idole.
    De façon prompt, elle avança aussi rapidement qu'une vipère et abattit un pied sur l'enfant au sol de façon à écraser sa tête. Réflexe pour réflexe, l'enfant roula rapidement son petit corps chétif pour se mettre aussi vite en position de défense quelques mètres plus loin, ne comprenant pas ce qui semblait lui arriver, mais cependant un léger sourire amusé se désignait sur ses lèvres victorieuses.

     " - Parce qu'aucun humain de bas âge n'aime jouer à la guerre en tenant une épée en bois ? Tu ne t'es jamais amusé à donner des coups à tes frères et sœur juste pour jouer au combat quand tu étais gosses ? Ici, c'est la même chose. Sauf qu'on a conscience avec l'histoire de Teren, que parfois, la réalité est plus décevante, illusoire et sanglante qu'on ne le pense. Ils le savent. La vie est éphémère, et Teren ne doit pas l'être."

    Lançant un regard neutre à Anderson, elle poussa un léger sourire narquois en observant ses cheveux encore humides en se demandant si elle pouvait être assez maligne et rapide pour lui voler une touffe de cheveux et les offrir au gamin.

     " -  En outre, tu viens de casser le mythe, l'idole et le rêve de tous ces gosses juste en les envoyant chier. Pas mal ! Bah ! Tracasse ! la prochaine fois qu'ils t'approcheront toi ou un autre de leurs idoles, ils se méfieront à deux fois avant de les approcher, s'en est que mieux. "

    Ajoutait-elle en fendant un large sourire en tournant le dos pour avancer dans les rues bombées ou parfois une créature passait sans regarder les attachés. Parfois, un groupe de cinq gardes montés sur des raptor-Grwarks les saluaient au passage, faisant Sortir mini Ursoc du décolletée de la demoiselle.

    Quand il arrivaient à l'entrée de la structure, le hall était bondée, une queue annonçant au moins cinq heures d'attente se dressait en plein dans la rue.
    Le quartier était bruyant et tout le monde s'était rassemblé en ce point semblait-il....


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Mar 28 Aoû - 5:16

    Ma menace semble avoir produit son effet, la moitié des gamins a fichue le camp. Il reste cependant les plus hardis et les plus embêtants. Heureusement pour nous tous, Azur déteste les enfants et moi je déteste les Baalkyans. Ceci nous fait au moins un point commun, nous détestons voir ces petits emmerdeurs nous courir autour. Je regarde Blue en saisir un et le maltraiter pendant qu’elle me parle et qu’elle me fait la morale. Je l’écoute me raconter une histoire que je connais déjà, mais surtout j’en écoute une version corrompue et incomplète. Enfin, c’est comme ça que je le ressens, mais je la laisse continuer car je suis quelqu’un de civiliser et je vais la laisser finir avant d’argumenter.

    Pour appuyer ce qu’elle me disait, ai-je mentionné qu’elle avait martyrisé le pauvre gosse et qu’elle l’avait plaqué au sol avant de lui poser le pied sur la tête ? Non ? Bah elle l’a fait cette vilaine fille ! Nous arrivons au hall où se trouvent les armes, je peux voir que c’est bondé de monde, mais au-delà je peux voir les étalages. Je vois des regards s’arrêter sur moi, nombreux, je vois ces yeux mauvais ou apeuré ou encore curieux me fixer. Tantôt un instant tantôt longtemps. J’essaye de les ignorer et je suis Blue, elle semble savoir où elle va et ma carrure aide à écarter les badauds. Ils auraient trop peur de se prendre un coup de poing dans la face. Tous savent ce qu’il peut faire ce poing en acier.

    On se fraye un chemin, je fais totalement confiance à Blue pour nous laisser passer sans encombre, au pire et bah ce n’est pas grave. Le plus important pour moi était de vérifier l’emplacement du marché pour le futur. J’espère juste qu’il n’y aurait pas autant de monde la prochaine fois. On réussit à s’approcher assez prêt d’un étalage pour commencer un peu de lèche vitrine. Même si je n’avais pas un œil très attentif pour le coup.

    Mon esprit était encore en train de réfléchir à ce que m’avait dit Blue. Vous savez, je ne suis même pas certain qu’elle pense à mal en me disant ce qu’elle me dit, mais je trouve franchement ça déplaisant d’être qualifié de destructeur et d’ingrat à la nature. J’ai toujours eu du mal avec cette flagellation de notre espèce comme si nous étions des monstres. Je me décide de répondre finalement à Blue, je l’entraine un peu à part. Nous pouvons regarder le hall et juger les gens qui passent devant nous :

    - Tu sais Azur, par rapport à ce que tu m’as dit. Je ne suis pas d’accord avec toi, pas du tout. Déjà, il y a une différence entre jouer à la guerre, des jeux d’enfants sans importance et regarder des tueurs professionnels se déchirer, littéralement, la gueule. Les enfants deviennent ce qu’on en décide, dis leur que le monde est violent et cruel, ils le deviendront. Dis leur que c’est normal de kidnapper et tuer des innocents, ils le feront. Ce faisant, tu créer une nouvelle génération et tu perpétue le cycle de la violence. Ça s’appelle un paradoxe.

    Je ne suis pas agressif en disant ça, j’expose juste ma philosophie de vie et mon éducation. Je sais, ça peut sembler ironique de la part d’un militaire et d’un tueur qui joue le jeu de ses geôliers. Mais j’ai simplement hiérarchisé mes priorités. Azur et moi voyons le monde d’une façon qui nous est propre, je me doute bien que je ne parviendrais pas à la faire changer d’avis. Mais je ne vais pas rester sans rien dire.

    - Ce que tu me dis sur notre peuple, sur les humains, tu l’as appris ici mais tu connais l’histoire de notre arrivé sur Terren ? Tu sais quoi de l’histoire d’Oazys et de Sévia ? Laisse-moi te dire ce que l’on m’a appris.


    Je m’adosse à un mur et je reprends :

    - Nous sommes venus de l’espace, d’un ancien monde oublié maintenant, tu le sais. Dios a rencontré les premiers hommes et les a autorisé à vivre ici, c’est vrai, jusque-là, nous avons appris la même chose. Sauf que non, je ne suis pas d’accord avec toi, pas du tout. Je pense même que tu as grandement tord quand tu dis que les humains qui voulaient protéger cet « Eden », terme que je déteste, se sont fait rejeter comme des parias.

    C’est surtout cette partie de son discours qui m’énerve, cette victimisation de son peuple pour justifier ses actes. C’est d’autant plus faux que jusqu’à présent Oazys ignorait la présence de ce peuple :

    - Sévia, autant je ne peux pas défendre Oazys car j’admets que son mode de fonctionnement est peu respectueux de la nature. Autant Sévia est beaucoup plus proche de celle-ci, l’accuser comme tu le fais de vouloir « détruire » cet Eden n’est pas juste. Ils sont en symbiose avec la nature, alors que vous, vous êtes sur un gigantesque Golem artificiel crée par une créature qui se prend pour un dieu.

    Encore une fois, je ne dis pas ça pour être méchant, mais je pense sincèrement qu’il y a de l’hypocrisie dans cette façon de penser :

    - Tout ce que Dios a fait, tout, les humains peuvent le faire aussi. Tu dis vouloir la paix, mais sur ses ordres, des gens se font tuer en son nom et à sa gloire. Ta logique ne tient que si on ne considère pas tous les hommes comme égaux. C’est ton cas ?

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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 28 Aoû - 16:46



    Un furet déterminé


    " Parfois, il ne suffit pas que d'un poignard pour se frayer un chemin..."

    Blue observait d'un œil inquisiteur la foule s'élever depuis les premiers stand d'armes, arcs, flèches, carbone, arbalètes, couteaux, rien de bien excitant où véritablement dangereux en soit. D'autant plus que la foule s’agglutinait considérablement sans jamais cesser d'augmenter : un véritable raz-de-marée de Baalkyans.

    Les sourcils froncés, la chamane poussait un profond soupire d'agacement tandis que la queue pour rentrer à l'intérieur de l'édifice, un musée d'armes et d'entraînements militaire Baalkyan, semblait s'éterniser.
    Sans parler du fait que les civiles faisant eux-même la queue pour le musée n'arrêtaient pas de lui jeter des coups d'oeil mauvais, en lorgnant méchamment sur le gladiateur qui l'accompagnait.
    Sagement elle faisait fit en répondant à certains regards lourds, par un large sourire narquois, avant le lever les yeux vers le ciel et de maugréer plus d'une insultes envers tous ces « vivants ».

    Sans qu'elle ne le veuille, la chaîne qui la retenait au gladiateur la tira lentement vers sa droite, méfiante, elle observait Ashaï exercer quelques pas sur le coté, vers l'ombre, le calme et la solitude.
    Elle acquiesçait d'un bref geste de la tête, le suivant jusqu'à ce qu'il déballe ce qu'il avait sur le cœur, s'adossant contre le mur le temps de discourir.
    Elle ne fut ni perplexe ni étonnée de sa façon de concevoir les choses et trouvait même agréable d'avoir quelqu'un avec qui discuter sur des points de vue pas si différents que cela finalement.
    Loin d'avoir sa langue dans sa poche, il avait également l'air d'être un peu en rogne contre le point de vue de la belle et les méthodes peu orthodoxes utilisées sur Baal, en même temps quand on est prisonnier et que l'on déteste un mode de vie, il y a de quoi !

    Elle se tenait en face de lui, droit comme un « i », ses bras croisés sur sa poitrine se levaient et s'abaissaient à un rythme lent et régulier, elle était calme, sereine et incroyablement compréhensive sur les palabres et les détails que lui offraient le gladiateur.
    Elle n'omettait pas d'observer ses agissements, son comportement, parfois un muscle tiquait au coin de ses lèvres tendues, démontrant qu'il parlait avec passion, plaidant défavorable une cause qui pourtant n'était pas la sienne. Parfois c'était son regard d'acier, métallique et tranchant qui appuyait ses paroles, un haussement de sourcils, un langue qui en devenait presque acérée malgré les retenues diverses qu'employaient Ashaï dans son discours.

    Le dernier paragraphe éveillait en elle une certaine curiosité, après tout, sa vision des choses étaient bien moins colorées et vivantes que cet Ashaï qui démontrait une certaine assurance infantile, pour notre charmante spiritiste.
    S'en était presque mignon, tant d'innocence...
    Elle en fendait un sourire décontracté à la limite entre l'arrogance et la moquerie.
    Sa tête s'abaissait doucement sur le coté tandis que sa main prenait son propre menton au creux de son pouce, elle réfléchissait à comment dire les mots tout en restant subjective.

     " -  Ursoc, va me chercher les clefs sur un gardien s'il te plais. Fais vite.

    Le furet immaculé opina du chef en lançant un regard compréhensif à sa maîtresse, puis aussi vif que l'éclair, il sauta au sol pour courir vers la foule.
    Le regard cyan intense de la demoiselle revint vers l'argenté du prisonnier, elle avait toujours cette expression imperturbable et ce sourire qui se voulait taquin, très personnel.
    Avec sa voix étouffée de façon à ce que personne à part Ashaï ne l'entende, elle ajoutait :

     " -  Je comprends ton point de vue et en partage certaines formes, Anderson. Néanmoins n'oublie pas que le monde est bien trop vaste pour n'y habiter uniquement quatre divinités. Si certains d’entre nous ont choisis Dios, c'est avant tout pour des questions personnels. Nous sommes des rebuts de la société que le monde a préféré qualifié de bourreau plutôt que de génies. Certains prennent plaisir à leur nouveau rôle, pour les autres... »

    Elle soupira, n'aimant pas tellement les mots qu'elle avait choisis :

     " - Ils ont choisis d'être proies plutôt que prédateur. L'homme a toujours été un loup pour l'homme, et cela n'a jamais été une nouveauté. Aujourd'hui Baal sous le règne de Dios est devenu un empire prédateur, mais qui ne te dis pas que demain, Cristal Mill où une alliance, ne souhaitera pas réduire notre empire à l'état de cendre ? »

    La spiritiste lui pris la main avec une certaine lenteur emprunte de douceur :

     " -  Mon opinion ? Je suis spiritiste. Je n'aime pas les vivants, le déteste les survivants et je parle aux esprits, je suis redoutée par Baalkyans et humains pour une science occulte dont personne n'en connaît les véritables sources. Tu me demandes si je considère les hommes comme égaux ? »

    Elle posa la main bionique sur son épaule, en reculant, feintant un départ pour reprendre la marche vers un autre lieu pour éviter la queue et le monde qui les entouraient.

     " - Les hommes ne sont égaux ni dans la vie, ni dans la mort. Nous n'avons pas les mêmes droits ni les mêmes aptitudes physique, rien que cela créer un écart formidable entre chaque sexes et individus.
    Cependant j'admire cela.
    Cette belle diversité qui nous permet à tous d'échanger pour construire, détruire et créer.
    Quant à la mort, certains reviennent, d'autres non. Au fur et à mesure de l'espace, les écarts entre les êtres se creusent, il ne faut pas le redouter, le nier ni en avoir peur, il faut savoir composer avec. »

    Ajoutait-elle en avançant cette fois pour faire le tour du marché et passer par derrière le musée, ses yeux observaient chaque recoins, chaque fissures et fêlures du mur. Elle le palpait entre ses doigts en réfléchissant, à beaucoup de choses et de possibilités. Tandis que derrière Maxwell et elle, un bruit sonore «  poutpoutpout » l'interrompit.
    Lâchant la main d'Anderson, elle poursuivit :

     " - Pour moi, Teren appartient à Dios. Il incarne la liberté, l'adaptation, le choix, la vie la mort et la sagesse.
    Il offre la possibilité de vivre sans contraintes pour le peu qu'on arrive à s'adapter à ses visions.
    Je vais me comparer un Baalkyan pour que ce soit plus clair...
    Je ne tue pas pour le plaisir, j'ai toujours des avis de recherche d'onis, de fous, d'assassins et de traîtres dans mon sac. Je sais précisément qui je vais tuer, où et quand.
    Un Baalkyan va offrir un sacrifice par jour à Dios pour l'aider à être clairvoyant dans sa chasse. Je vais sacrifier un prisonnier qui aura des remords sur ses actes par mois, afin de prier pour la prospérité en le libérant de ses tords.
    Un Baalkyan va voir un combat de gladiateur pour le plaisir, pour le jeu, mais aussi pour cracher leur haine sur l'homme.
    ... Je t'ai déjà dis que je détestai combattre pour ma part ?

    Elle disait cela tout en cherchant une feinte, un trou dans le mur et lorsqu'elle l'eut trouvé, attrapant son furet blanc par le cou, elle y prit la clef qu'il lui avait apporté dans sa petite gueule et de ce fait, elle ajusta le morceau de métal dans la fente obscure jusqu'à ce qu'un déclique sonore fasse son effet.
    Elle recula, posant sa main sur la poitrine d'Ashai dans le but de le pousser pour pas qu'il se prenne la porte dans la poire.
    Ajustant un large sourire en observant la porte d'ouvrir, elle poursuivit en murmurant :

     " -  J'ai eu le choix de t'embarquer une journée en dehors de ta cage et la sagesse d'accepter tes choix et tes actes.
    Chacun est libre de voir et d’interpréter les signes du divin autant qu'il le souhaite. Pour ma part, si j'arrive à te faire rentrer là-dedans pour que tu y vois ce que tu désires, et à en sortir sans buter personne et sans acte de violence, j'y verrais presque un geste divin !
    Aller, rentre et pas de bruits, je ne sais pas du tout ce qui nous attends là-dedans ! »

    Ajoutait-elle en lançant un regard amusé et inquiet dans la pénombre qui s'offrait à eux.
    Le cœur battant la chamade, son visage légèrement blafard, pâle trahissait quelques traits de l'angoisse mêlé à l'excitation de l'interdit.


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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 30 Aoû - 11:46

    La foule nous regarde alors que nous sommes tranquillement appuyés sur le mur. Ils commencent à m’agacer, tous autant qu’ils sont. Je ne suis pas un animal ! Je vous jure, quand je sortirais de là, je les tuerais et je les ferais souffrir, pour tous ceux qui sont morts dans leurs prisons ! Cependant, j’écoute Azur et ce qu’elle me raconte, n’allez pas croire que je ne m’y interesse pas. Au contraire, son opinion et ses idées sont mêmes assez étonnants, surtout venant de la part de quelqu’un de ce pays. En fait, j’étais même content qu’elle m’en parle, ça me ferait plus de chose à opposer à Elisa quand elle viendrait me faire sa propagande.
    Evidemment, ni elle ni moi ne reviendra sur ses positions et ses principes, nous sommes tous les deux trop ancrés en nous-même et nos mondes sont trop différents.

    Mais rien que le fait d’avoir une conversation avec autre chose que mon bourreau ou un mort en sursit me parlant de l’espoir naïf de passer la semaine. Car presque aucun ne survit plus longtemps.
    Quand elle me dit que les humains ne sont pas égaux, je ne suis pas d’accord car elle n’a pas compris ce que je voulais dire. Je ne dis pas que nous le sommes, car nous sommes différents. Mais pour moi, la vie de tous les hommes est la même. Vieux, gros, moche, criminels ou bienveillant. Tous ont le même droit à la vie et il est du devoir des gens puissants de les aider à mener la meilleure vie possible. Mais je n’irais pas continuer le débat, je vais me contenter de l’écouter et on verra bien où elle veut en venir.

    Quand elle m’a dit tout ça, elle me tenait par la main, dans un geste qui se voulait doux. Moi je la regardais un peu surpris mais je ne resistais pas, c’était agréable de sentir autre chose que des os craquant et la guerre sur ces mains. Car oui, si vous vous posiez la question, j’ai des implantations nerveuses dans les mains. Je ressens aussi bien qu’avant, sauf que maintenant, la douleur n’est qu’une simple information quand elle vient de mes bras. Vu ma vie ici, je suis bien content et parfois je regrette que le reste du corps ne soit pas pareil.

    Bref, je m’égare. Voilà qu’Azur me traine le long du marché, je la suis, comme si j’avais le choix de toute façon. Je la vois observer les murs, elle cherche une entrée ? Que compte-elle faire ? Vraiment cette fille est un mystère. Enfin, elle continu à me parler d’elle encore, ajoutant qu’elle n’aime pas tuer. Très bien, c’est au moins une bonne nouvelle, mais ça ne change rien au fait qu’elle est une tueuse. Comme moi, qu’on aime ça ou non, les intentions ne changent rien aux résultats des actions pour moi.

    Elle finit par trouver ce qu’elle cherchait et me pousse dans l’embrassure d’une porte. Nous voilà seuls dans une pièce sombre, je devine des étagères et des râteliers. En plissant les yeux, je devine que ce sont des armes sur les étagères… On doit être dans les réserves d’un musée. Même si je vois bien que certains de ces trucs ne sont pas anciens, pas du tout même. On va bien s’amuser, j’ai besoin d’explorer tout ça et de chercher des munitions.

    En premier lieu, je note que c’est très facile d’accéder aux réserves d’un musée ici, une simple porte même pas blindée, je pourrais la défoncer en un coup de poing. Vous pourriez penser, « mais pourquoi aller dans le musée alors que le marché est juste là ? » Réponse simple, je compte m’évader de nuit. Passons à la suite si vous voulez, cela va inclure de toucher tout ce qui attire le regard. Je murmure donc à Blue :

    - C’est pas mal Azur, carrément dans les réserves du musée. J’approuve, dis tu veux bien me détacher ? je vais avoir besoin de mes deux mains pour manipuler un peu ce qu’on trouve ici. T’inquiète pas, je ne vais pas m’enfuir, je t’ai fait une promesse non ? En plus, je pense que ton ami blanc pourrait sans problème m’encastrer dans un mur si je faisais quoi que ce soit contre toi. Alors ?
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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: Un furet d'éther ou rien (Maxwell)

    Message par Blue Zandal'ar le Dim 2 Sep - 23:54



    Un furet déter...


     Parfois, il ne suffit pas que d'un poignard pour se frayer un chemin... Un Maxwell suffit amplement!"



    Blue fronçait ses sourcils en posant un index, indécise et visiblement septique quant à l'idée de Maxwell qui était de le libérer dans ce genre d'environnement. Elle y calculait les risques, autant pour lui d'être abattue au cas où il rencontrerait un garde, qu'elle à se faire jeter comme une mal-propre si elle ne montrait pas de badge.
    Elle laissait flotter dans les airs un léger marmonnement, ses idées brûlaient autant que ses pensées et  quand enfin son idée germait, elle poussa un soupire las d'incertitude mêlée de l'anxiété.

     " -  On va d'abord faire évacuer les lieux en faisant sonner l'alarme de façon à foutre tout le peuple dehors. On barricadera les entrées de façon à rester seuls ici, juste toi et moi. Je ne veux pas prendre de risque inconsidérés te concernant, tu dois rester en vie."

    De ce fait, elle refermait à clef la porte derrière elle en y glissant le dossier d'une chaise en acier, prenant - arrachant- le pied d'un râtelier en bois, elle le jaugeait, le sous-pesait : équilibré et parfait pour assommer un garde qui s'évertuerait à les trouver dans ce lieu impropre à la clientèle.
    Poursuivant le chemin caduque et sombre, sa vision sur les esprits lui permit de joindre une alcôve où se situait une autre porte ouverte.
    Son cœur ne fit qu'un bond dans sa poitrine à l'écoute de bruits de pas étouffés qui venaient en leur direction. Même dans le noir, elle pouvait voir le géant derrière elle et sentir sa chaleur émaner de son énorme corps, son esprit était tout autant à l'affut que le sien et elle pouvait snetir que ce dernier n'hésiterait pas à tabasser du Baalkyan s'il en avait l'opportunité.

    Cette idée la fit sourire tandis que volontairement, elle leva le poignet et en fit tinter sa fine chaînette, de façon à se faire entendre par l'autre coté de la porte.
    Des vois s'élevaient, deux, une rauque et une aux intonations plus baryton, deux adultes gardaient la porte du personnel et à en croire leur conversation, ils n'allaient pas tarder à venir rejoindre le géant et la spiritiste.
    Blue attrapa toujours avec des gestes lents et bordés de délicatesse, la main de son compagnon dans le but de lui indiquer qu'il était à son tour de jouer les infiltrés, les « gros bras ».

    Au moins à part buter du prisonnier, il aurait de quoi frapper largement un Baalkyan où deux et cela n'avait pas l'air de lui déplaire.
    De l'autre coté de ce couloir, on allait certainement y trouver une salle pour le personnel, un extincteur, peut-être même de la bouffe, quelques armes, tasers, clefs pour ouvrir d’autres portes mais également quelques boutons et une console pour voir l'entièreté du musée.
    Soudain, Blue heurta son genou au sol et baissa instinctivement sa tête en prolongeant son bras doté du bâton vers l'avant, l'a porte s'ouvrit et avec elle, les deux Baalkyans décontenancés...


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