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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 19 Juil - 1:20

    998…

    Ma première année dans les geôles de l’arène ne fut pas simple, j’en ai vu des choses… j’en ai également faites tellement que des fois je me demande comment j’ai trouvé la force de surmonter tout ça et d’enfin abandonner mes anciens principes. A défendre un état corrompu et sans compassion pour son peuple, on se sent bientôt presque aussi coupable que nous le sommes réellement. Pour moi, la prise de conscience fut longue mais Fury fut une maitresse patiente, ce serait cependant faux de dire qu’elle est la seule à m’avoir influée.

    Déjà, vous avez cette rencontre avec Günter, elle m’a motivée à vivre pour me venger et lui faire payer au centuple. Puis vous avez eu Blue, et la rencontre avec les esprits des morts… J’en frisonne encore et j’essaye de chasser autant que possible ce souvenir de ma mémoire. C’était terrifiant de parler à un mec qui s’était fait éventrer un an avant et de savoir qu’il vous regardait pisser. Je pourrais m’étendre sur cette rencontre, mais ce n’est pas le but.

    Maintenant, il y a une autre rencontre dont je dois vous parler d’une fille beaucoup plus vicieuse que Günter mais dont la rencontre m’a fait le même effet. C’était une femme, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi on m’avait amené devant elle, une certaine Rebecca… Comment dire poliment la chose ? Elle… c’est une sale teigne et encore, les teignes sont parfois plus clémentes.

    C’était un des rares soirs où je n’étais pas appelé à me battre et où je pourrais me reposer dans ma cellule, manger autant que je pouvais et puis rattraper le sommeil que j’avais en retard. Je dormais mal à l’époque, la peur de me faire tuer en étant parfaitement sans défense. Trois gardes vint me chercher et me trainèrent sans un mot hors de la cellule. Pendant un instant, j’ai cru que Fury s’était lassée de moi et je me préparais déjà à me battre pour ma vie.

    J’avais peur de finir comme sacrifice et je savais que l’ultime insulte que je pourrais faire à cette dingue était de lui retirer ! Le gars dans mon dos, je lui colle un coup de boule et puis je profite de ma masse pour faire chuter les deux. Après, je prends le couteau qui pend à la ceinture la plus proche et me voilà libéré. Ensuite ce serait une longue lutte pour la mort la plus glorieuse ou la liberté, au choix.

    Sauf que non, on ne me traina pas vers la chambre des sacrifices mais dans une pièce sombre où se trouvait un fauteuil… Ah non, ça non ! Je n’allais pas encore me faire ligoter pour me faire torturer par un psychopathe ! Je tente bien de me débattre mais les gardes commencent à me connaitre et je me rends compte que mon plan pour m’enfuir tombe vite, aussi vite que le coup de mattraque que je me prends sur la tête et qui me sonne.

    Quand je me réveille, je suis solidement attaché, pieds et mains, et là… là je commence à flipper de me retrouver encore dans les mains de Günter. Je n’avais rien montré à l’époque mais ce mec m’a fait tellement baver que je ne veux plus le revoir et me retrouver sous ses griffes m’angoisse énormément. Tel ne fut pas ma surprise quand je vis entrer une jeune femme aux cheveux noirs et portant une paire de lunettes. Une robe blanche, un manteau noir et une cravate rouge. Elle semble étonnament sobre comparé aux autres habitants de cette cité, sur quoi je suis encore tombé ?
    Je tente de poser une question, sait-on jamais :

    - Comptez-vous m’expliquer ce que je fais là ?

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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Sam 21 Juil - 10:09

    La douce chaleur du soleil sur ma peau me faisait un bien fou. Mon livre préféré ouvert sur mes genoux et ma main droite caressant Mochan, je ne pouvais pas rêver de meilleur endroit. La vue que j’avais sur Baal était elle aussi magnifique. Personne ne pouvait se douter que d’ici une heure à peine, j’allais m’amuser à faire parler quelqu’un. Je me replongeais souvent dans mes différents livres de tortures. J’avais une petite préférence pour celui-là, tout de même : il date du début de l’arrivé des hommes sur Teren et prend en compte cinquantaine, voire une centaine de technique de tortures : la cage, le berceau de Judas, la scie, l’écartèlement, le briseur de genoux, la poire d’angoisse, la fourchette de l’hérétique et tant d’autres instruments. Chaque technique était accompagné d’un petit croquis ou d’une photographie, que, bien sûr, j’avais pris soin d’étudier sous tous ses angles.

    L’heure passait de plus en plus vite, jusqu’au moment où il était enfin temps d’aller dire bonjour à monsieur mon future condamné. Ma maison se situait sur le chemin de la prison. Il fallait que je me change, je n’allais tout de même pas me montrer dans ma tenue de tous les jours ! J’enfilais alors tout ce qu’il fallait pour devenir religieuse : mes bas noirs, un long manteau noir recouvrant ma robe blanche et bien sûr, ma magnifique cravate d’un rouge sanguinolent. Je pris également ma valise de travail et partais d’un bon pas sautillant vers les salles de tortures, situées au-dessus de la prison.

    Si les gardiens écoutent toujours aussi bien mes consignes, le condamné devait déjà être dans la salle depuis maintenant quelques heures, à se poser des millions de questions. C’est ce qu’il faut faire : beaucoup plus facile après pour les faire parler. Machinalement, je touchais mon aktech. Oui il était toujours bien là, autour de mon cou, il ne me quittait jamais. Je ne sais pas ce que je ferais sans lui. Je ne peux pas vivre dans un monde où le cadeau de ma divinité n’est plus autour de mon cou.


    Bien, je suis enfin devant sa porte. Je jette un regard à l’intérieur de la cellule : la silhouette me faisait penser que c’était un homme d’âge mûr. Il était assis contre le mur, la tête baissée. Il devait probablement être dans les vapes. Bien, ça me laissera le temps de glaner quelques informations à ses gardes.

    « Hooooo !! Un peut-être futur nouvel habitant balkyan !! » Je sautillais sur place. Cela faisait longtemps que je n’avais pas interrogeais des personnes voulants devenir des serviteurs de Dios. Habituellement, c’est plutôt l’inverse : soit ce sont des balkyans dont la foi est complètement partie, soit ce sont des extérieurs qui nous ont fait du mal. Je pense que Dios ne va pas vouloir que je l’abîme trop… bien dommage ! Mais il pourra sans nul doute nous aider pendant des missions ou des recherches.

    J’ai également appris qu’il était l’un des guerriers qui se battait généralement dans l’arène. Il est vrai que je n’assiste pas beaucoup à ses choses-là. Je suis tout de même une sœur religieuse et j’ai beaucoup d’autre chose à faire que de regarder deux hommes se cogner dessus avec aussi peu de force. Mais il est également vrai que j’ai pu assister à un de ces combats, mais rien qu’une fois ! Il ne paraissait pas si faible que ça, il pourra grandement nous aider. Mais encore faut-il que j’arrive à le mettre en confiance et à tester sa foi sans m’énerver. Tout le danger reposait là-dessus. Je me connais et je connais mes limites quand on parle de ma religion : un seul mot de travers, une seule insulte, une seule violence et tout s’envole. Il peut bien être le guerrier le plus fort de Teren, mais il ne s’en sortira pas vivant contre moi s’il insulte ma divinité.

    J’entendais enfin du bruit dans la cellule. Mince ! Je n’avais pas encore décidé de ma stratégie ! D’accord, commençons par être gentille. Je déposais ma valise à l’extérieur de la cellule, en demandant bien aux gardes postés ici de toujours la regarder. Je pris également un plateau où je mis dessus tout ce qui pouvait me servir à me montrer plus gentille : de l’eau, de la viande, des fruits, du pain. Puis j’entrais dans la salle de torture, un grand sourire aux lèvres.

    - Bonjour à toi, mon frère. Je suis sœur Rebecca. Si tu es ici, c’est que tu as sans nul doute fais le vœu de nous rejoindre nous, Balkyan.

    Je posais le plateau à ses pieds. Je demandais poliment à un des gardes de bien vouloir lui détacher les mains. Il sera toujours pris au piège au niveau de la taille et des pieds. Je poussais alors le plateau un peu plus vers lui, lui prouvant que c’était bien de la nourriture et pas quelque chose dans le but de le tuer ou de l’endormir.

    - Notre divinité Dios a donc juger que tu pourrais devenir un fier balkyan. Mais pour cela, il te faut passer par moi. Je vais tester ta foi et ton dévouement à notre cause. Attention tout de même à tes propos, je peux me montrer plus violente que ça. (Je posais ma main sur ma croix) je peux également savoir quand tu me mens. Donc au lieu de tourner autour du pot, répond clairement, simplement et sincèrement aux différentes questions que je vais te poser. Ça sera beaucoup plus simple et tu pourras avoir un peu plus de chance de repartir avec tous tes membres aux bonnes places.

    J’enlevais délicatement mes lunettes pour les mettre dans une de mes poches de manteau. Je m’assis alors par terre, pour ne pas l’écraser de ma hauteur. Il était vraiment grand.... Ça a toujours était les personnes plus grandes que moi qui me faisais peur. Ne voire que le dessus de leur menton, alors que eux pouvait te toiser de la tête aux pieds......mais je ne détournais pas le regard et bloquais fixement mes yeux dans les siens.

    Ce genre d’interrogatoire pouvait durer quelques minutes, voire plusieurs jours et semaines. J’espère que non, je n’ai pas encore fini mon livre sur les tortures (même si je le connais par cœur depuis le temps). Je pris un bout de viande de son assiette, pour lui montrer que la nourriture était saine.

    - Tout d’abord, raconte-moi un peu ton histoire. Pourquoi voudrais-tu devenir un balkyan ?

    Une question assez classique, mais qui révèle beaucoup de chose. Les motivations de chacun pour devenir balkyans sont multiples, mais certaines sont plus pures que d’autres. Certains le veulent pour le confort qu’offre le « statut », d’autres parce que c’est vraiment ce qui leurs corresponds. Chacun à son interprétation de son envie. Allons maintenant voire à quel point cet homme pouvait vouloir devenir balkyan.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 21 Juil - 15:23

    La fille se dresse face à moi, elle semble presque gentille derrière ses lunettes et sa voix douce. Elle arrive avec un plateau contenant de la nourriture et se présente ! Attendez, je vous explique, c’est la première personne qui se présente spontanément sans que je doive lui arracher son nom et l’apprendre d’un autre ! Cependant, je reste silencieux, pour le moment, je n’ai rien à lui dire et je ne voudrais pas l’énerver avant de savoir ce qu’elle attend de moi ! Günter m’a servir de leçon, maintenant, quand je suis attaché face à un Baalkyan, je fais profil bas en espérant que ça passerait vite. Je suis courageux mais j’ai appris à me modérer et ne plus faire ma tête de con.

    Par contre, je crois qu’il y a un ENORME malentendu vis-à-vis de ma présence ici ! Jamais, Ô grand jamais, je n’ai émis le souhait de rejoindre ce peuple ! Il y a pas un mois, j’ai fomenté une évasion et la semaine dernière, j’ai cassé le nez d’un gardien qui voulait me faire manger de la viande humaine ! Je lui rend timidement son sourire, je me demande ce qui va se passé, même si je vous avoue que je ne puis pas spécialement rassuré par le grand sourire de madame.

    Elle est trop polie pour être honnête, elle doit forcément cacher un truc, vous savez, comme ces animaux qui semblent mignon mais qui sont les pires. Les gardes viennent, sur son ordre, me détacher et elle m’invite à prendre le plateau de nourriture qu’elle tendait. Bon, ce serait dommage de se priver de nourriture… Un pain, des fruits, un verre d’eau et… de la viande. Je la remercie d’un signe de tête et je commence à manger. Le pain et les fruits, le verre d’eau pour faire passer le tout et je repose le plateau au sol.

    Pendant que je mangeais, elle continua à parler renforçant mon opinion sur qu’elle n’avait pas toutes les informations non plus. Elle me menace également à demi-mots sur le fait qu’elle sait aussi se montrer violente avec moi. M’invitant à modérer mes propos et ne pas lui mentir. Bah après, ça va dépendre de ce qu’elle me demande… J’imagine que son collier doit être un détecteur de mensonge… si seulement on avait eu ça lorsque j’étais dans l’armée. C’est juste génial pour mener un interrogatoire. J’en serais jaloux et je me demande comment ça marche !

    Rebecca s’assoie devant moi, à même le sol… Quelle étrange façon de mener un interrogatoire ! Je ne crois pas avoir déjà vu quelqu’un se mettre en position de faiblesse devant sa victime… En temps normal, on cherche plus à l’intimider mais non, là, elle semble plutôt me mettre en confiance. Vraiment quel drôle de fille ! Que fait-elle ici ? Puis elle me pose LA question… Pourquoi je voudrais devenir un Baalkyan ? Je ne veux pas, c’est assez simple pourtant, je me demande dans quel univers on lui a dit que je le voulais… Je décide de gagner du temps et de poliment lui rendre sa présentation :

    - Enchanté Sœur Rebecca, je suis le lieutenant Anderson corps des pathfinders d’Oazys. J’ai 34 ou 35 ans… je ne sais plus, on est quelle date ? Bah ce n’est pas important. J’étais à la tête d’un groupe d’éclaireurs, notre job était d’empêcher les créatures dangereuses d’approcher Oazys, après on explorait le désert à la recherche de trésors, mais surtout, on traquait des criminels qui pensaient pouvoir se cacher dans le désert.

    J’ai un rire sans joie à cette évocation, sachant que la totalité de mon unité à finit morte justement en traquant la pire de toute les criminelles de ce pays ! Et si c’était elle qui s’était amusé à répendre cette rumeur sur moi ? Disant que je voulais rejoindre les rangs de ces psychopathes… crédible comme idée, sachant qu’elle veut absolument me voir rejoindre ses rangs depuis le début. Je tapote de la main sur l’accoudoir :

    - On a traqué Elisa Murdoch, Fury ici et elle a fait la peau à toute mon unité. On devait la ramener à tout prix au gouvernement, c’est pour ça que j’ai refusé de reculer… mais elle avait toujours un coup d’avance sur nous… un par un, elle nous a tué.

    Alors que je disais ça, le collier de Rebecca s’illumina, je venais de mentir. Ce n’était pas les ordres, mais mon obstination qui avait poussé mon unité jusqu’au bout et la destruction. C’était ma faute.

    - … Quand je mens ça s’illumine, mais c’est quand je me mens à moi-même ? Il se passe quoi si je vous mens mais que je suis persuadé que c’est la vérité ?

    Je parle je parle, je pose des questions, mais je n’ai toujours pas répondu à sa question. Je choisis avec attention mes mots et je me lance :


    - Pour répondre à votre question initiale, je n’ai pas l’intention de vous rejoindre. Je suis un soldat d’Oazys et je serais fidèle jusqu’au bout aux serments que j’ai prononcé.


    Le collier resta inerte durant la première partie de ma réponse mais il s’illumina durant la seconde. J’ai bien cru que mes yeux allaient sortir de mes orbites et ma mâchoire se décrocher quand je vis ça.

    - C’est quoi ces conneries…
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Dim 22 Juil - 17:34

    Allons bon, je venais de me faire reprendre par mon prisonnier. Mais selon mes renseignements, j’ai été appelé pour voir si cette personne pouvait devenir un balkyan à part entière. Mais j’ai dû, encore une fois, me faire rouler. « Eh bien, tant pis. Amusons-nous quand même ».

    Je pensais jouer avec lui quelques temps, mais il sait trahis tout seul. Monsieur dit qu’il ne veut pas nous rejoindre, mais son cœur pense le contraire.... Quel est le proverbe, déjà ? Ah oui : « le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas ». Une bien belle situation.

    - Merci beaucoup pour toutes ses…réponses, lieutenant Anderson corps des pathfinders d’Oazys.

    En prononçant son nom, je me suis rappelé qu’une rumeur circulait sur lui, à Baal. Un lieutenant aurait agressé un gardien et que Fury aurait bien voulu qu’on le punisse. Aurais-je le droit d’un peu le bousculer ? Il va falloir que je demande l’autorisation....

    - Comme je te l’ai déjà dit, je ne suis pas forcément là pour te faire souffrir. Je suis là parce que j’obéis aux ordres, comme toi avant ta venue ici, je suppose.

    Je me rapprochais de lui, à quatre pattes. Je fis voler le plateau de nourriture de l’autre côté de la cellule. Mon visage se retrouvait maintenant un quelques centimètres du sien.

    - Mais tu sais, tout comme moi, que certains ordres sont donnés dans le seul but de désobéir. Que dirais-tu si on…s’amusait, tous les deux ? (Je reniflais sa peau au niveau de son cou. Une odeur de transpiration…) huummm…Ça faisait longtemps que je n’avais pas senti un parfum comme le tien.

    Je me relevais et frottais ma robe. Quelques boules de poussière c’étaient accrochées à elle, salissant sa parfaite pureté. En attendant, je ne pouvais pas faire grand-chose de lui. Tant que je n’avais pas les autorisations nécessaires, je ne pouvais même pas lui arracher un seul cheveu. Que le monde est triste...

    J’appelais un garde pour qu’il rattache notre lieutenant. Il fallait que je sois toujours la pauvre religieuse toute douce et gentille, sinon je pourrais beaucoup moins bien jouer, et sa torture ne sera pas amusante. Je frappai alors délicatement le bras du garde qui le rattacha, en lui demandant de serrer ses liens un peu moins fort que d’ordinaire.

    - Lieutenant Anderson, je te ferai parvenir de la nourriture convenable tous les jours, en attendant que je sache ce qui va t’arriver. Je serai curieuse de savoir à quoi tu vas ressembler d’ici une semaine.

    Je fis une petite révérence en sortant de la cellule et laissa le deuxième garde posté devant fermer la porte. Je repris mon air normal. Mon dieu, c’est bien la première fois que je joue les gentilles pendant aussi longtemps. Fury a vraiment intérêt à me donner les autorisations pour le torturer. Au moins pour nous venger du gardien.

    - Assurez-vous que personne ne rentre dans cette cellule, sauf Fury.

    Je partis en direction du temple de Dios, mais au dernier moment, je fis demi-tour et reparti vers les gardes.

    - Ho et, bien sûr, crachez dans sa nourriture et donnez-lui le plus de viande humaine possible. On va le poussez à bout. (Je secouai la main en repartant, ma valise dans la main gauche). Merci mes chatons !

    Le temple de Dios était vraiment énorme, mais je le connaissais comme ma poche. Je vivais ici depuis tellement d’année que je pouvais me déplacer entre ses murs les yeux clos. Il était l’heure de ma prière habituelle et je rejoignais les autres sœurs et frères dans la salle de prière.

    Deux heures plus tard, j’étais de retour dans ma maison. Mocha m’attendait de l’autre côté, toujours aussi contente quand je reviens d’une journée de travail. Une lettre m’attendait sur le rebord de mon bureau.

    - Déjà la réponse ?

    Je l’ouvris avec un des nombreux couteaux que j’avais en décoration dans le salon et lis le contenu. Un grand sourire naissait sur mes lèvres et je partis dans un éclat de rire violent.

    - Enfin !! Je vais pouvoir enfin m’amuser à fond !!!

    Je devais placer mes mains sur mon visage et me mettre en position accroupie pour m’arrêter de rigoler.

    - Ahaha... lieutenant Anderson.... hahaha.... tu es à moi.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Dim 22 Juil - 20:32

    Vous avez déjà vu ce genre de reportage où on voit un animal inoffensif et très voyant se balader dans la nature. On se dit, il est mignon et pas dangereux, sauf que non ! Vous apprenez ensuite que ce truc est un prédateur sauvage et impitoyable. A ce moment je l’ignorais, mais Rebecca entre dans cette catégorie, je la trouvais même sympathique et comme elle était sympa, je me montrais conciliant comme tout. Un vrai petit soumis.

    Elle m’avait laissé des indices pourtant, le fait qu’elle marche jusqu’à moi comme un animal, à quatre pattes, qu’elle envoie valser le plateau. Acte de violence qui contraste avec son apparence douce et son air innocent. Encore plus quand elle me renifla et passa son visage si prêt du mien que j’aurais pu l’embrasser. Elle me parle, me taquine sur les ordres et semble vouloir jouer avec moi… Un prédateur, voilà ce qu’elle est. Mais j’étais tellement en mal d’un visage amical que je n’ai pas fait attention et que j’ai baissé ma garde.

    Elle se relève et part, non sans m’avoir promis de me fournir de la nourriture et avoir fait signe au garde de me laisser un peu de mou sur les liens. C’est une charmante attention de sa part, même si je tique quand elle me dit qu’elle me fera parvenir ce qu’il me faut durant mon temps de présence ici… qui visiblement durera une semaine. Ça c’est beaucoup plus problématique ! Je n’ai pas du tout envie de me faire interroger une semaine durant. Mais sur le coup, je ne réagis pas plus que ça, trop préoccupé par mes gardes. Ils semblent bien taciturne… ne m’aiment-ils pas ? Ce n’est pas comme si j’avais encore agressé l’un des leurs. Depuis mon arrivé, on en est à 2 gardes tués, 3 mutilés et 17 blessés.

    Ils m’attachent et me laisse seuls dans la cellule, je n’ai aucun moyen de mesurer l’écoulement du temps à part en comptant dans ma tête… la pièce est sombre, il n’y a pas de lumière naturelle et je n’entends rien de ce qu’il se passe dehors. C’est presque à en devenir fou, dans ma cellule, au moins je peux insulter les autres prisonniers et me passer les nerfs sur les gardes. Là, je suis resté dans le silence quasi-total entre le moment où Rebecca s’est absentée et le moment où on m’apporte un plateau repas quasiment composé que de viande.
    Il n’y a qu’un quignon de pain et un fruit, pour le reste, c’est de la viande grillée sur laquelle on voit encore la peau brune de l’humain qu’il était avant. Je mange donc ce que je peux et je laisse mon plateau sur le côté. Les gardes me rattachent en respectant la consigne de Rebecca et l’attente recommence. Sauf que là, un reste dans la salle, alors j’engage la conversation avec lui :

    - Ça fait longtemps que vous faites ça ?

    Pas de réponse de sa part, il se contente de me toiser avec un visage qui se veut terrifiant.

    - Je veux dire, c’est vraiment une carrière de devenir le gardien d’une prison humide ? Moi par exemple, je vivais au grand air, j’explorais, j’étais un soldat reconnu et respecté, venant d’une famille riche. Bon ouais, je suis coincé ici pour le moment, mais quand je sortirais, je serais un héros. Allez, dis-moi si ça vaut le coup d’être coincé ici à me regarder dans le blanc des yeux !

    Il grogne de frustration et s’approche de moi, je m’attends à une gifle de sa part, un classique mais à la place il prend le morceau de viande et essaye de me le coller dans la bouche. J’esquive comme je peux et je finis par en avoir marre et je lui choppe la main, oui oui avec les dents. Il veut me faire gouter la viande humaine, autant en prendre de la fraiche ! Il hurle de douleur et me décroche un coup à la tempe. Au même moment, j’entends un pas féminin s’approcher et Sœur Rebecca entre dans la salle.

    Elle me trouve agrippé à la main d’un garde et celui-ci me frappant la tête. On la regarde stupidement avant de se lâcher. J’ai du sang dans la bouche, me refusant à l’avaler, je le crache sur les pompes du garde.

    - Sœur Rebecca, vous avez le don d’arriver au bon moment… Excusez-moi, mais que comptez-vous faire de moi exactement ?
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Dim 22 Juil - 23:18

    Rien ne me mettais plus en joie que la torture. Il y a tellement de chose à étudier ! Les différents sons des os quand ils se brisent, les cris de détresses, le sifflement de la douleur, et tant d'autre chose !


    Notre divinité Dios ne m'avait pas offert de souffre douleur depuis plusieurs jours. J'avais l'impression que je perdais de plus en plus mes capacités. Mais on dirait que la chance est enfin de mon côté.


    A peine suis-je rentrée dans la cellule du lieutenant que je le retrouvais accroché à la main d'un de ces gardiens. la scène était plutôt sympathique, si on enlevait les cris atroces  de Bob, le gardien. Il n'était vraiment pas habitué à la douleur, ça s'entendait aux premières notes. La mélodie n'en était pas une, c'était plutôt.... un long cris strident qui n'avait pas de fin.


    - Lieutenant Anderson, est-il possible que Bob récupère sa main ? Pas qu'il en ai encore franchement besoin, mais ça fait tout de même de la nourriture en moins pour les autres.


    Petite blague, pour détendre l'atmosphère. Qui n'a pas très très bien fonctionné, vu la tête d'horreur qu'à le gardien.


    - Vas te soigner, au lieu de rester comme ça, la main ensanglantée ! Et reviens me voir après, au temple. Il va falloir qu'on discute de cet accident.


    Je laissais un peu de temps entre le moment où le gardien quitta la cellule et le moment où je me décidais à fermer la porte. Je jetais un coup d’œil au plateau repas du prisonnier. Bien, ils m'ont écouté : beaucoup de viande et très peu de produit frais. C'est comme ça qu'on commence à punir quelqu'un. On le force à ne rien manger, puis, petit à petit, il deviendra de plus en plus faible. La suite du plan est de le pousser à ne plus pouvoir dormir. Mais cette partie là risque d'être un peu plus compliqué pour la gentille sœur.

    - Je suis désolée pour cet altercation, lieutenant. En espérant que ceci n'entache en rien ton séjour parmi nous.


    Je posais ma valise à l'entrée de la cellule, toujours au même endroit (habitude, quand tu nous tiens...). Il y avait plusieurs manière de rendre un homme fatigué : soit de l'empêcher de dormir pendant plusieurs nuits d'affilé, soit le pousser à réfléchir, réfléchir et encore réfléchir. Mais je ne connais pas encore assez bien ce Maxwell pour savoir exactement ce qui va le pousser à réfléchir pendant plusieurs nuit.

    Je me rapprochais et m'assis à côté de lui, mais cette fois, beaucoup plus près que la dernière fois. Je ne suis pas une jeune fille sans défense. Dans une cité comme la nôtre, où il faut gagner sa nourriture, on apprend vite à ne pas vivre aux dépends des autres. Même si je sais que je ne ferais pas le poids contre lui, je pourrais au moins me défendre jusqu'à l'arrivé du garde posté derrière la porte.

    - Tu n'as pas mangé la viande qu'on t'a apporté. Est-ce parce que tu n'en mange pas d'habitude ?Ou juste parce que c'est de la viande humaine ? Tu devrais essayer, je suis sûre qu'on ne sent pas la différence avec d'autres viandes.

    Je posais ma tête sur son épaule. Il était drôlement grand ! Même sa carrure était imposante. C'était déjà la deuxième fois que je venais le voir, et le sang n'étais pas encore tombé. "Tu te ramollis, ma sœur".

    En parlant de sang, le lieutenant avait toujours celui du gardien au coin de sa bouche. Délicatement, j'approchais ma langue de la joue et léchais les quelques gouttes qui restait. Ce goût de fer et d'acier.... une odeur et une texture qu'on ne pouvait définitivement pas oublier.

    - Tu es drôlement charmant, comme garçon, lieutenant. Ça me ferait presque de la peine de devoir égratigner ce magnifique visage. (Je déposais un baiser sur sa joue). Mais bon, le travail et le travail, comme on dit ! Et il faut aussi dire que j'aime torturer les gens. Par quoi veux-tu commencer, alors ?

    Je me levais et allais chercher ma valise. J'avais pris que très peu d'outils avec moi aujourd'hui. C'était le premier jour, après tout. Il me restait encore une semaine pour le mettre dans un état abominable. J'en sortais quelques uns, mais des standards : la poire d'angoisse, la scie, la hache, les couteaux, les tournevis, le marteau, un compresseur, un briseur de genou...
    Je sortais tout et les montrais au lieutenant.

    - Sache que je vais tout essayer sur toi. J'en ai même à la maison que je n'ai pas encore essayé ! Tout est de ma conception, "Made In Soeur Rebecca" ! (Je pris un premier instrument dans les mains). Ceci est une poire d'angoisse, un outil assez basique, mais bien amusant à voir à l'oeuvre. Ça va juste me servir à te faire taire. Mais oui, ne t'inquiète pas, on commence petit, comme d'habitude. J'espère juste que tu seras toujours conscient à la fin du spectacle.

    J'approchais la poire d'angoisse de sa bouche, la lui rentra de force et commença a viser, ce qui avait pour principe de l'écarter, poussant le condamné à devoir garder la bouche constamment ouverte. Un moyen assez simple pour l'empêcher de parler, ou pour ne pas être déranger par ses gémissements.

    - Si tu es sage, je te l’enlèverai, promis sur ma croix ! En attendant, quel est le prochain instrument que je vais utiliser sur toi....

    Et c'est parti. Les hostilités sont lancées.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Lun 23 Juil - 3:11

    Rebecca resta étrangement calme à la vision de moi me battant avec un gardien, elle se permit même de faire de l’humour de circonstance. Vous me croyez si je me fendis d’un léger sourire et d’un soufflement de nez ? Même s’il n’y a vraiment pas de quoi rire… soyons clair, d’une façon ou d’une autre, cette fille est là pour me faire du mal. Je suis dans une salle de torture, moins glauque que celle que Günter utilise mais assez pour me faire me sentir mal à l’aise. Je la regarde d’un œil que je veux neutre, mais je suis surtout interrogatif de ce qu’elle compte faire là tout de suite.

    Elle se pose à côté de moi et se laisser aller à reposer sa tête sur mon épaule… d’accord, alors ça c’est très étrange comme entrée en matière. Elle me parla, me demandant pourquoi je n’avais pas manger la viande, était-ce car j’étais végétarien ou juste pas cannibale ? J’étais tenté de lui répondre que j’étais végie, sauf que je suis souvenu qu’elle avait un détecteur de mensonge. Changement de plan alors, je me vois contrait de soit garder le silence soit lui répondre la vérité et donc, lui donner une clef pour me faire souffrir. Mais elle est tellement mignonne avec ses lunettes et son air innocent que je ne résiste à lui répondre :

    - Ce n’est pas une question de gouts, c’est une question de principe. Je ne mangerais pas quelqu’un qui fut mon égal.

    En guise de réponse, elle eut un sourire enjôleur, léchant le sang que j’avais au coin de la bouche et me parla de sa déception à devoir me blesser… Attendez, mais c’est quoi ce peuple avec ce genre de contact totalement déplacé ? Ça me fait beaucoup trop penser à Günter cette histoire, il m’avait mordu l’oreille ce con ! Je tente bien de me concentrer sur la suite, mais son comportement sexy/femme fatale me concentre. Je sais que je vais en prendre plein la tronche mais je n’arrive pas à la prendre comme une menace.

    Décidément, elle fille est trop douce pour être honnête, elle doit être tordue au-delà du possible. Elle me dit enfin qu’elle aime torturer les gens… On y est, c’est une tortionnaire qui s’assume complètement dans ce rôle et elle pousse même le cynisme à me demander si j’ai une préférence pour débuter… Bah je ne sais pas, on peut passer au moment où je vous écrase le crâne à toi et tes copains ?

    Son air calme et pur reste en place, mais je perçois au fond de son regard de la malice, du sadisme et ce que j’ai envie de qualifier de pulsion malsaine. C’est un peu le même genre de regard que me lançait Elisa quand on se battait. Elle sort une poire d’angoisse, je connais le principe, mais pas sous cette forme… mais elle se sent obligé de m’expliquer son fonctionnement et son principe. Tout en m’assurant qu’elle a bien pire pour la suite. Je crois que ça va être compliqué si elle se décide à tout me décrire, c’est ça la vrai torture…

    Je me retrouve donc avec la bouche prise, impossible de parler avec ce truc. Là, je regrette de ne pas avoir une mâchoire bionique pour broyer cette saloperie. Je profite qu’elle me tourne le dos pour faire jouer mes liens. Je dois vous en parler avant que ça commence. Pour faire simple, j’ai un peu de jeu au niveau des poignets, ma prothèse peut se déplacer d’un ou deux centimètre d’avant en arrière. Voilà qui me fait bien plaisir !

    Pas important vous allez vous dire, mais si c’est important. Cuir contre acier-titan, qui gagne d’après vous ? C’est souvent un détail qu’oublient mes bourreaux, avec un collier, j’ai la force d’un humain, mais je garde la résistance de l’acier. Je frotte donc mon bras pour voir et je constate que le cuir est légèrement rayé. Traduction, je vais pouvoir ronger mes attaches et me libérer de cette galère. Voilà qui va m’aider à tenir le choc jusqu’à la fin de la séance.

    Rebecca s’approche de moi, et se demande maintenant ce qu’elle va faire, son air de prédateur revient au galop, un air affamé, renforcé quand elle décide de me couper le t-shirt et de me mettre torse nue. Ah bah ouais, je suis un soldat, forcément, j’ai les muscles qui vont avec, mais si vous vouliez bien ne pas y toucher, j’en ai besoin pour tuer des Ballkyans.

    Mais je crois que c’est plutôt les vestiges de ma séance avec Günter et mes blessures de guerre qui doivent l’intrigué. Il faut dire que j’en ai un sacré paquet, torse, ventre, flanc et dos. J’ai l’habitude des entailles, elle allait devoir trouver autre chose pour me faire peur… Je pouvais tout encaisser tant qu’elle ne tentait pas de me noyer ou un truc du genre.

    Mais comment quelqu'un d'en apparence si aimable peut se révéler être une telle sadique ? J'essaye de rester stoïque quand elle s'approche de moi pour commencer son oeuvre, mais j'avoue que je crains ce qu'il m'attend.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 23 Juil - 14:34

    Avant de continuer, il fallait que je trouve les points faibles de notre lieutenant. Même avec notre conversation, je ne voyais pas forcément ce qui lui faisait peur. Il était fier, grand, discipliné. C'était un homme avec beaucoup de principes et de détermination. "Les meilleurs à voir périr". Je prenais un malin plaisir à pulvériser ce genre de personne. C'était les plus compliqué à faire céder, mais une fois qu'une brèche a été faite, plus rien n'arrête leur descente en Enfer.


    Il fallait tout de même que je la crée, cette brèche. Ce qui est beaucoup plus simple à dire qu'à faire. Généralement, c'était la nudité qui rendait les gens vraiment peureux et qui lançait le processus de descente. Mais même là, en lui arrachant sa chemise, il n'a pas cillé. J'ai presque lâché un "waouh" intentionnel. C'était une bien belle oeuvre qu'il avait sur le torse. Très peu de personnes peuvent se vanter de faire des aussi belles réalisations.


    - Je vois que tu es déjà passé sous les coups de pinceaux d'un autre que moi. C'est presque...vexant, je devrais dire. Ça m'a coupé toutes envies de continuer, tiens.


    Je partais vers la porte, mais au dernier moment je fis demi tour. Pensait-il vraiment que j'allais le laisser gagner aussi facilement ? Aaaah quelle pauvre créature. Il faut l'aider à se remettre sur le droit chemin. C'est la mission que m'a confié Dios, après tout : guider toutes les âmes qui met entre mes mains sur le chemin de notre religion et de notre croyance.


    - Je vais te montrer ce que je compte te faire, mon lieutenant.


    Je criais aux gardes qui se trouvaient devant la porte d'aller me chercher un prisonnier, celui qu'il voulait. Quelques minutes plus tard, nous avions un nouvel ami avec nous. Il était déjà entrain de crier et de pleurer toutes les larmes de son corps. "Ho, mais comment sait trop mignon les petits faibles dans son genre !".


    - Lieutenant, je te présente ton copain de cellule. Tu ne connais ni son nom, ni son âge, ni sa nationalité, ni rien. Il sera juste là pour que je te présente plus en "détails" mes jouets. Je les utiliserai sur lui, et tu me diras lequel t'as le plus plu !! Mais attention aux mensonges (Je touchais mon collier). Si tu me mens, ta punition sera encore plus douloureuse, atroce et sanguinolente.


    Le condamné fut accroché juste en face de Maxwell, de sorte à ce qu'il puisse bien tout voir. Je sortais un fouet de mon sac. Oui oui je sais, bien trop classique. Mais je dois savoir ce qui fait le plus peur à notre lieutenant. Les blessures physiques ou mentales ? Faut-il qu'il possède des séquelles visibles sur son corps, ou juste le fait de le briser mentalement suffira pour voir apparaître des larmes sur ses joues ? Des larmes, des larmes, j'y vais peut-être un peu fort. Juste des frissonnements de peurs me feront plaisir.


    - Comme tu dois t'en douter, je vais torturer cette chose jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. Si elle meurt avant, et bien, pas grave ! On en prendra une autre dans une autre cellule, et on continuera. Jusqu'à ce que tu me dise tous tes secrets, même les plus noirs. Je veux tout savoir de toi : tes rêves, tes cauchemars, ce que tu aimes, détestes, tes phobies, tes passions, tes malheurs, tes joies. Je veux tout savoir. Et une fois que je connaîtrai tout, je me ferai une joie de te démolir intérieurement.


    Je partais dans un énorme rire. Oui oui oui !! Torturons des gens, encore et encore ! Je rapprochais le fouet du visage de notre nouvel ami. Il tremblait déjà, magnifique. Je levais la main et laissai même échapper un petit cris de plaisir quand le cuir s’abattait sur le dos du condamné.



    Voyons maintenant combien de temps Maxwell Anderson allait pouvoir tenir dans cette situation. Nous venions de déclencher le début d'une partie d'échec, et je venais d'avancer mon premier pion. La partie ne fait que commencer.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Lun 23 Juil - 16:13

    Je ne dis rien, ce n’est pas comme si j’étais en possibilité de parler de toute façon. Je tache de rester impassible devant le numéro d’élégance malsaine que m’offre Rebecca. Elle semble déjà se régaler de ce qu’elle va me faire. J’ai eu le maigre espoir qu’elle parte pour de vrai en voyant l’état  de mon torse… mais non, nous voilà partit pour subir les foudres d’une fille qui semble beaucoup plus méthodique que Günter… Là j’avais joué de sa colère, ça me semble compliqué, elle n’a rien laissé au hasard. Je suis solidement attaché et même si je peux espérer rompre mes liens, il me faudra un moment.

    Elle fait venir un autre prisonnier, je reconnais le gars, il est arrivé il y a quelques jours. Il devait penser qu’on l’emmenait au sacrifice, car il a des larmes au coin des yeux. Nos regards se croisent et soudain il semble comprendre. Non mon pauvre, tu n’iras pas au sacrifice et c’est dommage, tu aurais certainement moins souffert. Je te conseil de te laisser mourir car l’autre n’aura pas de pitié. On lui attache les mains au-dessus de la tête, il est totalement vulnérable et je crois bien que bientôt il va hurler en plus de pleurer. Déjà, il semble implorer de la pitié à la jeune femme… ça commence bien.

    Ensuite, Rebecca me présente le programme, cette sadique compte utiliser un souffre-douleur sur moi ? Sait-elle combien de personnes j’ai tuée ? Sait-elle que je suis réputé pour ma violence envers mes codétenues ? Sait-elle aussi que j’ai vu mon lot de souffrances et de mutilations ? Sait-elle que je me moque de ce qui va lui arriver ? Je regarde le prisonnier, il cherche du soutien dans mon regard. En guise de réconfort, j’active mon aktech de RA et couvre mes yeux.

    Elle veut le torturer et voir comment je vais réagir, très bien, elle aura le Max impassible qui regardera tout sans bouger ou faire quoi que ce soit. Je reste bien droit et j’attends qu’elle commence à s’amuser. Si je ne réagis pas, elle ira en prendre un autre et encore un autre. Moi ça me va très bien car ces types seraient morts soit sous mes coups, soit devant Dios…. L’un dans l’autre, elle me facilite la vie. SI elle voulait me démolir, il lui faudrait autre chose que des pantins voués à mourir.

    Rebecca semble s’amuser comme une petite folle, quand le premier coup tombe, elle émet ce genre de son que poussait une de mes amantes quand elle prenait une fessée. C’est extrêmement malsain comme situation, le pauvre crie déjà alors que c’est le premier coup. Le son de la peau recevant le cuir, c’est écœurant mais moins que d’énucléer quelqu’un, ce que j’ai fait. Alors, je reste là, droit à attendre que ça se passe.

    La sœur semble bien s’amuser à faire du mal à l’autre, au bout d’une trentaine de coup, l’autre tombe dans une sorte de léthargie, réagissant à peine quand le fouet lui frappe le dos. Simplement un gémissement de temps à autre… Je baisse les yeux et je vois qu’une flaque de sang commence à se former à ses pieds, son dos doit être à moitié écorché pour arriver à ce résultat. Je me contente de le regarder sans rien dire, oui je sais j’ai un truc dans la bouche, mais vous comprenez où je veux en venir.

    La sœur Rebecca passe la tête de derrière sa victime et me regarde, je simule un bâillement pour montrer mon désintérêt de ce qu’elle lui fait, applaudissez l’effort ! J’ai simulé un bâillement avec une poire d’angoisse dans la bouche. Il y a un an je ne dis pas, mais j’ai vu assez d’horreur et j’ai eu assez d’emmerdes pour ne plus me préoccuper de la souffrance des autres. J’ai donné une fois, c’est bien assez. Je fais quand même un petit signe de tête à Rebecca pour qu’elle me retire la poire, je voudrais lui dire un truc.

    Quand enfin je trouvais la parole, je lui dit:

    - Ma soeur, vous devriez changer votre façon de frapper, on voit que ce n'est pas le mieux que ce pauvre bougre puisse recevoir.

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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 23 Juil - 19:08

    Cet homme me fait rire. J'aime son humour et sa concentration. Ça se voit qu'il a déjà vécu et fait beaucoup pire que ça. Quelle jouissance j'aurai quand il sera enfin cassé. Mais le bougre ne veut rien me dire,il se referme telle une coquille. Et si cette coquille se referme complètement, je ne vais rien pouvoir en tirer.


    - Je vois que la torture des autres ne te fais plus rien, lieutenant. Et c'est bien décevant. Moi qui pensais qu'un ancien militaire comme toi allait avoir mal à son petit cœur qu'on s'en prenne à une personne sans défense. A moins que ton petit cœur n'existe plus, et la, tu as déjà mis un pied dans la tombe.


    Je lui souris, lui révélant toutes mes dents. J'aime jouer ce genre de rôle quand je suis tortionnaire. La puissance, le pouvoir qui déferlent en moi....Tout ça me met dans une joie incontrôlable. Et dire que je vais redevenir une simple religieuse complètement refermée sur elle-même une fois la porte de la cellule franchie.


    En attendant, nous sommes toujours dans cette cellule, et j'ai deux condamnés avec qui m'amuser. Mais un des deux ne veut pas jouer dans mon spectacle, et ça, c'est problématique. Je vais devoir réfléchir à un autre moyen de le faire souffrir. J'en connais un, oui, bien sur, mais il est aussi assez risqué pour moi. Car si je n'arrive pas a être plus forte que lui mentalement, le pouvoir de ma croix va se retourner contre moi.


    Mais ais-je vraiment le choix ?


    Je décidais donc de tuer le condamné à grands coups de haches dans le ventre. Au moins, lui, il ne m'embêtera plus, et ça me fera de la viande pour la semaine. J'appelais un garde pour qu'il me débarrasse ça tout de suite. Une fois fait, je me retourne vers le lieutenant et m'assis en face de lui.


    - Tu n'es vraiment pas quelqu'un de facile, lieutenant Anderson. Je vais devoir te forcer à me dire tous tes secrets. Comme tu as pu le voir, je ne suis vraiment pas patiente. Donc tu ferais mieux de me dire exactement tout ce que je veux savoir.


    J'enlevais ma croix de mon cou et la plaça au centre de mes mains, que j'avais mises en coupe. Je fermais les yeux et invoqua le pouvoir de mon aktech. Sa lumière violette se répandit dans toute la cellule, entraîna avec elle une froideur glaciale.


    - Maintenant que mon aktech est activé, tu ne vas plus pouvoir me mentir, lieutenant. Surtout que je ne te laisse plus le choix.


    Grâce à ma croix, j'ai le pouvoir de forcer quelqu'un à répondre à une question. On peutcroire que ce genre de chose est magnifique, mais c'est à double tranchant. La première chose, je ne peux m'en servir quand toutes les 8 heures, assez dure à accepter quand on est tortionnaire et qu'on veut savoir plusieurs choses. Et la deuxième chose, non des moindres, c'est que si mon esprit est beaucoup moins fort que celui de ma cible, c'est moi qui suis forcé à répondre à la question que j'ai moi-même posé. Assez dure aussi à accepter...


    Ma dévotion à Dios est sans limite, mais je ne suis pas sûre que ça soit ça qui va me sauver. Cependant, je suis tellement curieuse de savoir comment le faire souffrir que j'ai mes chances de ne pas céder. Je pris alors le collier et montais la croix au niveau des yeux de mon condamné.



    - Lieutenant Maxwell Anderson, je vais te forcer à me dire ce que tu sais. Dis moi, par la croix, quelle est ta plus grande peur.



    J'aurai pu aussi lui demander comment faire pour le faire souffrir, mais certaines questions sont beaucoup trop précises pour que les personnes le sachent d'eux mêmes. Au moins, là, je connaîtrais sa plus grande peur.

    En espérant que cela puisse m'aider à lui faire mal.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Lun 23 Juil - 21:59

    - Ma sœur, j’ai prêté allégeance au peuple honnête d’Oazys, rien ne me dit qu’il est de ce peuple et rien ne me dit qu’il est honnête, en ce qui me concerne, il peut mourir.

    Mon cœur existait toujours, il allait à ma famille, à Trishna, ma petite sœur qui me manquait plus que tout. J’avais fait le deuil de la plupart d’entre eux, mais elle. Je n’y arrivais pas elle était simplement trop importante pour moi. A moins de la torturer elle devant moi, jamais ce genre de stratégie ne marcherait. Rebecca me sourit, elle semble s’amuser de ma résistance.

    Je crois qu’elle doit avoir une idée car elle éventre l’autre gars avec une hache juste devant moi, foutant du sang et des tripes partout. Sans déconner, une fille toute mignonne qui tient une hache et qui semble prendre son pied en la mettant dans le corps des autres. J’ai fait les grands yeux en voyant ça, j’en revenais toujours pas ! Un garde vint débarrasser le cadavre et on se retrouvait encore tous les deux, elle et moi.

    Elle s’assit et me présenta son Aktech, détecteur de mensonge mais aussi serum de vérité visiblement ! Je l’écoute, septique, m’expliquer qu’elle veut tout savoir de moi là tout de suite. J’ai envie de dire qu’elle ne m’a vraiment posé aucune question pour le moment. Très bien, qu’elle active son aktech, qu’elle me pose sa question qu’elle me pose des questions et qu’elle me torture comme elle veut ! J’ai un rire cynique pendant qu’elle se concentre sur son petit objet et j’en profite pour gigoter un peu les mains, histoire d’entamer le cuir de mes liens. Il y a encore du boulot mais ça progresse bien…

    Alors que j’étais concentré, j’ai sentis une étrange sensation ramper dans mon esprit, comme si quelqu’un cherchait à occuper mes pensées. C’est impossible à expliquer correctement, on aurait dit qu’une ombre venait obscurcir la lumière que j’avais dans la tête. C’est donc ça ce qu’elle essaye de faire ? Jouer avec moi et mes pensées ? Vous savez quoi ? ça m’amuse en fait, je ne sais même pas ce qu’est ma plus grande peur. Je sens que je peux la combattre, je le sens je le sais… Pourrais-je gagner ? Aucune idée ? Alors autant accepter cet état de fait et répondre à sa question.

    Je me laisse absorbé par ce sentiment et je plonge au fond de mes pensées, je cherche ce qui me terrorise le plus… Rien de physique, je n’ai pas peur des animaux ou des humains, je n’ai pas peur de perdre des proches, sauf Trishna, mais elle n’est pas ma plus grande peur… après quelques instants je finis par la trouver :

    - Ma plus grande peur, j’ai peur de mourir sans pouvoir me battre pour ma vie. Mourir comme ce type, sans défense face à un peuple que je hais et qui a fait tant de mal à mon pays.

    D’un coup, l’ombre s’en va et une douleur m’envahit le crane, elle part vite mais j’ai vraiment grincé des dents. Je regarde sœur Rebecca et j’ai un sourire, grand sourire, pourtant sans joie :

    - Vous savez maintenant et vous ne pouvez rien faire. Murdoch ne vous laissera jamais me tuer, elle qui veut tant que je vous rejoigne. Ça fait quoi de connaitre ma plus grande peur et de ne pouvoir l’utiliser, vous vous sentez comment après ça ma sœur ? Vous êtes frustrée ? En colère ? Triste ? Déçue peut-être ?

    On dirait que son tour de passe passe s'est retourné contre elle et je ne manque pas d'en profiter.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Jeu 26 Juil - 12:04

    Il m’est déjà arrivé plusieurs fois de ne pas trouver la faiblesse des gens, même avec mon aktech. Malgré cela, je continuais à les torturer. Ce n’est pas parce qu’on n’arrive pas à finir son repas qu’on ne mange plus du tout, n’est-ce pas ?

    - Fort bien. Il est vrai que ce genre de réponse ne me satisfait vraiment pas. Mais on va faire avec. Je ne vais pas continuer à te torturer pour te soustraire des informations, lieutenant. Non. Je vais continuer à te torturer pour mon plaisir personnel. Pour t’entendre gémir de douleurs. Voilà pourquoi je vais continuer. Gardes !

    La colère commençait à monter en moi, et si cela continuait, la gentille sœur Rebecca allait partir. Et bien soit ! Je n’ai plus besoin de jouer quoique ce soit, laissons parler le pur plaisir de la chaire. Je demandais aux gardes de resserrer les liens du prisonnier et je pars quelques minutes de la cellule.

    Je n’ai pas pris avec moi le nécessaire de torture qu’il me faut, mais ce n’est rien. Un peu plus loin dans la prison, il y a une réserve d’eau, pour les prisonniers. J’y ai remplis deux seaux d’eau et suis repartie vers ma cellule.

    En plus d’avoir les mains beaucoup plus serrées, notre cher lieutenant Anderson se voyait affublé d’un tissu sur les yeux et d’un autre dans la bouche. Je l’ai également fait assoir sur une chaise. Cette position était beaucoup plus confortable que la présente, mais cela ne va pas durer.

    - Cher lieutenant, il faut que je te dise que j’aime les hommes difficiles. C’est toujours plus jouissif quand il cède à la pression et que d’énormes larmes coulent sur leurs joues. J’espère que tu me montreras ce spectacle.

    Je me suis mise à califourchon face à lui. Heureusement que la chaise est assez petite, mes pieds ne touchent presque plus le sol. D’un mouvement de bassin, je fis tomber la chaise en arrière. Sa course fut arrêtée par le mur, mais c’était voulu. Le lieutenant se retrouve alors dans une situation beaucoup moins confortable : ses pieds effleurent à peine le sol, sa tête est tombée en arrière et il n’a aucun moyen de changer de position. Il est maintenant entièrement à ma merci.

    - Je sais que cette situation peut te paraître déjà fort peut convenable pour toi, mai lieutenant, tu n’es pas au bout de ta peine.

    Pour tout argument, je lui enfilais un sac en coton sur la tête. Mon spectacle allait être grandiose et le personnage principal était enfin prêt.

    Je commençais à verser un fin filet d’eau sur sa tête. Une démonstration vaut mieux qu’un long discours dans ce genre de situation. Le fin filet devenait de plus en plus grand, jusqu’au moment où j’ai complètement renversé le seau d’eau sur sa tête.

    Petit cours de noyade : que ce passe-t-il quand vous avez dans la bouche un linge complètement trempé et que vous ne pouvez ni fermer la bouche ni avaler l’eau ? Bonne réponse ! Vous vous noyez. Et c’est ce que je prépare à notre cher lieutenant. Une mort bien lente avec aucun moyen pour lui de se défendre.

    Bon il est vrai que je ne vais pas pouvoir le tuer, mais en tout cas, je vais faire tout comme. Je ne me suis jamais fait rependre sur le fait que je tuais des condamnés, mais à ce que j’ai compris, celui-là était important. On n’avait le droit de l’abîmer mais pas de le rendre inutilisable. Quel dommage....

    Je commençais à verser le deuxième seau sur la tête de Maxwell. Au-furet-à-mesure que j’utilisais l’eau des seaux, les gardes venaient m’en remettre d’autres, pleins. Je voyais mon prisonnier gigoter dans tous les sens.

    - Je suis désolée, lieutenant, mais je ne vais pas pouvoir te relâcher tout de suite. Tu m’as mis dans une colère noire, et je veux que tu le payes. Donc souffre en faisant un peu plus de bruit s’il te plait, je ne prends pas mon pied là.

    Je continuerai à le torturer jusqu’à ses supplications. Je veux l’entendre dire qu’il veut que j’arrête. Et seulement à ce moment-là, j’arrêterais. Mais pas avant. Tant que personne ne nous dérange, il peut être sûre de souffrir.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 26 Juil - 23:18

    Rebecca veut m’entendre gémir de douleur ? Je ne doute pas qu’elle y arrive, je résiste bien à la douleur, mais rien ne dit que je ne la ressens pas… Maintenant je me sens surtout un peu con d’avoir joué avec elle et d’avoir provoqué une telle réaction chez elle. Jusqu’à présent, il n’y avait pas d’agressivité envers moi, seulement cette douceur malsaine, mais ça restait de la douceur et ça m’allait très bien. Je me mords l’interieur de la joue quand je le vois partir, seul Kin peut savoir ce qu’elle a prévu de me faire. Les gardes viennent pour sérer franchement mes liens, j’ai beaucoup plus de mal à bouger les bras.

    Je tente quand même et constate que je peux faire pivoter mon poignet, mais ça provoque une sorte de crissement sinistre, pas très discret ! On me bande les yeux et je me retrouve avec un bâillon dans la bouche. Je me crispe immédiatement, il n’y a rien que je craigne tant que je peux voir mon adversaire, j’ai le temps de me préparer, d’encaisser… Mais là, sans rien voir je suis affreusement vulnérable et je n’aime pas ça !

    La torture commence maintenant pour moi ! Mais si ce n’était que ça… j’entends le pas léger de Rebecca qui revient vers moi. Je la sens me murmurer à l’oreille, me déverser ses avertissements comme on verse un poison… Je sens une sorte plaisir et d’animalité réprouvée dans sa voix, elle va prendre son pied à me faire je ne sais quoi et moi je risque fortement d’hurler assez vite. Je la sens se poser à califourchon sur mes cuisses… vous voulez savoir, ça aussi c’est une torture ! Ce comportement de séductrice, de succube, ça fait des mois que je n’ai rien fait, ni même approché une femme.

    Non, je ne suis pas en train de penser à ça alors que je me fais torturer mais putain, j’en ai envie d’y penser ! La voilà qui fait basculer la chaise et je me retrouve incliné, la tête dans un sac… Non… non… ELLE VA PAS OSER LA SALOPE ?

    Je sais ce qu’elle va faire, je l’ai déjà utilisé… Elle va me faire une simulation de noyade. J’entends qu’on soulève un seau d’eau. Il y a des gouttes qui tombent par terre… Le pas de Rebecca qui approche… le filet d’eau qui commence à mouiller ma tête, collant le sac contre ma peau… Essaye de penser à autre chose Max ! Mais non, on peut être le meilleur soldat du monde… non. L’eau inonde le tissu et je finis par ressentir cette sensation de brûlure. Mes poumons me font mal, je retrouve cette sensation de panique.

    Je suis en train de me noyer !

    Mon esprit sait que ce n’est pas possible mais mon corps me dit que ça m’arrive et à ce jeu, c’est le corps qui gagne, on est sur du reflexe là… Je résiste comme je peux, mais je gigote et tourne la tête à la recherche d’un air que je ne peux pas avoir. Que ça s’arrête ! que le seau se vide et qu’elle me foute la paix. Enfin le flux d’eau se tarit… Je respire aussi grand que possible, mais je ne peux pas avec le baillon de tissu, je suis contraint de respirer par le nez et je peine déjà à reprendre mon souffle.

    Ajoutez l’étouffement à la noyade… Il ne lui a pas fallu longtemps pour trouver une torture qui marche bien sur moi ! Je tente de reprendre mon souffle et je l’entends encore me dire à l’oreille qu’elle veut me faire du mal, que je l’ai mise en colère… mais elle s’y prend en disant ça d’une voix si douce… Je n’emets pas le moindre son à sa demande d’être plus expressif. Je vais tenir aussi longtemps que…

    Mais en dépit de ma bonne volonté, je lâche déjà un râle lors du deuxième saut… la sensation ! Affreuse ! Ne dis rien Max, tiens bon ! Quelqu’un va venir, tu as déjà connu pire. C’est dur, mais tu es encore plus dur…

    Argument bacal lors du troisième saut, idiot lors du quatrième… Au cinquième je commence à m’agiter et pas uniquement la tête, je commence à tirer sur mes liens, j’espère que l’acier va rompre le cuir ! Que l’acier rompe le cuir ! Mais non !! Le sixième saut arrive et je ne peux pas retenir un grognement de colère, long et qui se veut menançant ! Elle doit s’amuser maintenant l’autre ! J’en ai assez, je veux que ça s’arrête, qu’elle arrête !

    Je préfère encore n’importe quoi à ça ! Qu’elle me plante un couteau dans le torse, qu’elle me brûle avec un fer ! Mais qu’elle arrête de me noyer par pitié :

    - … Arrêtez, pour la gloire de Kin ! Arrêtes, par pitié arrête ! Par Kin, j’en peux plus, c’est affreux !

    J’avais réussis à expluser le baillon à force de m’agiter… J’avais perdu, je l’avais supplié, elle avait gagnée, elle avait pris son pied. Je sens qu’on me retire le sac et le bandeau. Oui, elle a clairement le visage de quelqu’un s’amusant beaucoup… Sœur Rebecca est une vraie démone.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Ven 27 Juil - 17:56

    Quel plaisir de voir enfin sa tête de terreur ! Et le voir me supplier comme ça pour que j'arrête, c'est tellement....waouh ! J'enlevais le sac gorgé d'eau de la tête du lieutenant. Son visage était dégoulinant et ses yeux rouge.

    - Aaaaah mon lieutenant ! Je suis tellement aux anges de te voir dans cet état ! Ca me donnerai presque envie de faire des bêtises tiens !

    Même s'il était trempé, je me suis mise sur lui, ma tête lovée au creux de son cou. Mon cœur battait la chamade. Etait-ce à cause du lieutenant Maxwell Anderson ? Non, il est beaucoup trop vieux. Mais c'est vrai qu'il n'est pas forcément mauvais garçon...

    Je baladais mes mains sur ses bras, en remontant vers son cou. Mes caresses étaient douces et je faisais tout pour les rendre sensuelles. Je sentais sa peau s'électrifier au moindre de mes contacts. Je continuais encore cette comédie jusqu'à ce que mes mains arrivaient au niveau de son entre jambe. Je m'étais arrêté un peu au-dessus.

    - Mon cher, lieutenant. Je suis tellement contente du spectacle que tu m'as offert aujourd'hui. (Je continuais de le caresser). Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant aimé torturer. Mon cœur bat la chamade. Tu veux voir ?

    A peine ais-je fini ma question que je collais ma poitrine sur son visage. La deuxième phase de torture allait commencer. Même si je sais que je ne suis pas ce genre de femme fatale, je sais jouer de mon corps. Et juste ça, ça suffit pour exciter tous les hommes de Teren.
    Généralement, c'est la poitrine qui fonctionne vraiment bien. Un peu de graisse bien placée et le tour est joué.

    Je continuais à frotter ma poitrine sur son visage tout en y rajoutant mes mains dans ses cheveux. Je reculais enfin, pour voir sa réaction. Mes mains se baladaient tranquillement sur son corps.

    - Je sais que ça fait longtemps que tu n'as rien fait, lieutenant. Tu m'as tellement fait plaisir aujourd'hui qu'il se peut que je te récompense pour ça. (mes mains redescendais au niveau de son entre jambe). Dis moi, mon cher lieutenant, qu'est-ce qui te ferai plaisir, ici et maintenant ?

    Je sais qu'il ne se passera rien. Monsieur le lieutenant est beaucoup trop timide et renfermé pour faire quoique ce soit. Mais si, par le plus grand des hasards, il demande quelque chose, qu'est-ce que je ferai ? Ca ne sera absolument pas la première fois, ni la dernière. J'ai souvent utilisé ce genre de méthode pour la torture, c'est ce qui fonctionne le mieux sur les hommes qui n'ont pas vu de femme depuis un certains temps.

    Voyons voir quelle réponse il va me donner, en croisant les doigts pour que ça soit une réponse positive.
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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Maxwell Anderson le Dim 12 Aoû - 20:35

    Cette fille est une sadique doublée d’une abomination humaine… elle est vicieuse et malveillante, je peux voir que ses yeux de souris et ses grosses lunettes sont autant de portails menteurs et faussement innocents, montrant sa noirceur. J’ai de l’eau qui me coule sur le visage et j’ai mes propres yeux qui piquent avec ses conneries de simulation de noyade. J’essaye de me concentrer principalement sur le fait de respirer et je n’écoute que d’une oreille le poison néfaste qu’elle me débite.

    Par contre, quand elle me colle la tête entre ses seins, je pousse une sorte de hoquet… Sa peau sent bon, je dois le reconnaitre mais j’aimerais autant éviter d’avoir ce genre de pensée là maintenant, cette fille est une folle qui pourrait bien me la couper si elle en avait envie et moi ça me pose problème. Elle me prend les cheveux, et surtout la tête, puis passe ses mains un peu partout sur moi, comme si elle s’amusait avec un amant… qui voudrait avoir envie d’elle ? Qui voudrait avoir envie de passer ses mains sur son cou gracile et lui retirer sa robe ? Je vous le demande, non pas que je me suis imaginé le faire à l’instant !

    Elle me regarde avec ses yeux de souris et me demande le plus serieusement du monde ce que je voudrais faire d’elle. Ce qui me ferait plaisir… Je prendrais certainement beaucoup de plaisir à lui arracher la gorge avec mes doigts. Je prendrais beaucoup de plaisir à la frapper de toutes mes forces et lui éclater le visage contre le sol. Je prendrais beaucoup de plaisir à tuer tout le monde sur ce foutu golem !

    J’ai un rire sans joie, il n’y a pas de quoi rire me direz-vous. Je sais, mais croyez-moi, ce rire-là n’est pas pour manifester autre chose que du mépris. Je m’avance autant que je peux, faisant craquer le bois de la chaise et le cuir de mes liens. J’ai encore entamé celui de mon poignet droit, je devrais bientôt pouvoir me libérer. La baffe qu’elle va prendre quand j’aurais le bras libre ! ça me donne des frissons à cette idée… je me penche et je lui murmure :

    - Là, tout de suite, ce qui me ferait plaisir serait de vous planquer au sol, vous retirer votre robe… passer mes mains sur votre peau si douce… peut-être un baiser ou deux dans le cou. Après, j’enfoncerais mes pouces dans vos petits yeux de rats pour les faire éclater avant de vous broyer le crâne.

    En disant ça, j’avais gardé le ton neutre, froid et calme de quand je suis en service. Il n’y a pas de colère et je vois même que son collier ne brille pas. Pourtant, je ne compte pas m’arrêter là et je compte bien obtenir quelque chose d’elle :


    - Mais… je ne pourrais pas le faire… Alors, je vais simplement me contenter de vous dire ce qui me ferait le plus plaisir après ça. Vous faire mal, vous faire très mal et prendre plaisir en le faisant. Peu importe la forme et la façon de faire.  Mais ma sœur, si vous voulez vous payer une tranche de Maxwell, il va falloir me forcer. Votre peuple me dégoute, vos pratiques me dégoutent. Je vous déteste tous, tous autant que vous êtes. Je chéri le jour où je mènerais l’assaut contre cet endroit pour exécuter tout le monde !


    Je laisse planer un silence sur ma dernière phrase, dans la pénombre je sais que mes yeux ont une teinte bleu brillante, me donnant un regard inquiétant et unique.
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    Rebecca LewisSœur Rebecca de la Croix

    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

    Message par Rebecca Lewis le Lun 13 Aoû - 23:35

    Les paroles de Maxwell raisonnaient dans la cellule vide. On m'avait beaucoup insulter, injurier et j'ai reçu des dizaines et des dizaines de menaces de morts. La sienne ne me faisait ni chaud ni froid, car je savais cela complètement impossible. Comme si lui et son peuple pouvaient nous exterminer nous ? Je rigolais aussi. Un bon gros éclat de rire qui me faisait mal aux abdominaux. Je suis descendue des genoux du lieutenant et je dû me retenir de me rouler par terre. Mon rire résonnait de partout et était amplifier par les murs de la salle des tortures. Je pouvais mettre ma main à couper que tout Baal pouvait m'entendre à l'heure actuelle.



    J'ai bien pris cinq bonne minutes à me reprendre, mais c'était difficile.



    - Ho, mon lieutenant ! On ne m'a pas fait rire comme ça depuis de nombreuses années ! Quelle blague ! Quel talent d'acteur !




    Mais vu ça tête, je ne pensais pas qu'il rigolait. il était sérieux sur toute la ligne, sur le fait qu'il voulait me tuer ou même tuer tous les habitants de Baal. comme je lm'ai déjà dit, beaucoup de personnes veulent nous voir mortes, et cela depuis le commencement. Mais nous sommes toujours là. Comme quoi , même des promesses et des serments ne peuvent pas toujours se réaliser.



    - Ah parce que tu le pense vraiment ? Tu penses vraiment que toi et tes magnifiques semblables êtes de taille à tous nous tuer, nous, peuple protégé par la divinité Dios ? Ne penses tu pas que ça devrait être nous qui devrions vous tuer ? Vous qui piétinez sans remords la terre qui vous a accueilli ? Vous qui ne respecter rien ni personne, qui êtes même prêt à tuer les créatures qui vont ont laissé survivre, il y a bien longtemps ? Est-ce que tu t'es déjà mis à la place des créatures que tu massacrais ? Ne penses-tu pas qu'elles ont un cœur, elle aussi ? Une famille ? Des enfants à protéger et à nourrir ?



    J'appuyais mon dos contre le mur en face de la chaise du prisonnier. De là, je me rendais bien compte que ses bras faisaient de tous petits mouvements de va-et-vient. Sans doute tente-t-il de se libérer de ses chaînes. Advienne que pourra. Laisse le donc faire. Ses menaces ne me font rien et je suis sûre que j'arriverai à le contrôler. Ou, tout du moins, à l'empêcher de sortir en attendant que les gardiens arrivent.


    - Alors ? Aucune réponse ? C'est bien ce que je pensais. Vous autres, vous ne pensez qu'à votre propre personne. Ce monde d'égoïste doit cesser.



    Le silence était lourd. Je pouvais sentir tout mon corps se raidir. Mais j'arrêtais de parler. Rien ne servait de continuer la conversation avec quelqu'un qui ne comprend pas vos motivations, ou plutôt qui n'a pas envie de les comprendre.


    - Très bien, soit. Je reviendrais vers toi pour voire si tu veux continuer à être torturer. En attendant, tu n'auras rien d'autre à manger que de la chair humaine et on viendra te donner à boire minimum une fois par jour, si les gardiens n'oublient pas.



    Je sortis alors de la cellule et sans y réfléchir, mes pas se dirigèrent naturellement vers le temple de Dios. Il fallait que je pris. Vite. J'allais peut être faire une bêtise. J'en ai déjà fait en sympathisant avec lui. Pourquoi n'ais-je pas réussi à rester aussi sérieuse et stoïque qu'avec les autres ? C'était peut être à cause du fait que, lui, ne me suppliais pas t'arrêter au bout de cinq minutes d'amusement.



    Les jambes pliées et le dos droit, je pouvait rester dans cette position pendant des heures. Et c'est ce que j'ai fait. Je ne suis partie en direction de ma demeure qu'une fois que le soleil commençait à pointer le bout de ses rayons.

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    Re: [998]Nous avons les moyens de vous faire parler [Rebecca et Max]

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