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    Lucie FieldHumaine pauvre
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    La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Sam 14 Juil - 1:25

    Le voyage jusque Sévia ne fut pas de tout repos, sable, chaleur, danger et Tarkan… Autant de paramètres complexes et fatigants pour les nerfs de la citadine qu’était Lucie. Une vie difficile dans les rues restait beaucoup plus simple et agréable qu’une vie facile dans la nature ! Il y avait cependant des côtés positifs à un tel voyage. Rien que sur le plan humain, Lucie s’était vraiment rapproché d’Azel et une relation semblait émergée entre eux. C’était difficilement explicable mais un lien se tissait, pas besoin de mots ou d’actions.

    Le simple fait de rester avec lui donnait à la petite rousse un sourire. C’était comme avoir un animal de compagnie particulièrement intelligent et puis c’était un bon moyen de se rapprocher de Morgane et de pouvoir bénéficier d’un éventuel avantage à l’avenir. Même si Lucie pouvait ne plus avoir d’avenir si quelque chose arrivait au garçonnet. Alors elle veillait sur lui tout le temps et mine de rien, c’était sympathique.

    Surtout quand il se décidait à faire les 400 coups, les farces étaient nombreuses et retorses, en particulier celles dirigées envers Tarkan. Ça aussi c’était quelque chose qui les rapprochaient grandement ! Ce moquer de lui était un de leur sport favori avec le câlin, en effet, dès le premier soir, Azel avait pris l’habitude de dormir contre elle jusqu’au matin et de ne pas bouger.


    Une fois qu’ils furent arrivés dans les immenses forets de ce pays, le changement fut tellement radical que Lucie eut peur pour la première fois depuis longtemps. Plus même que lors du voyage. Elle fut bien contente de pouvoir se rassurer en gardant un contact physique innocent. Elle n’avait pas honte de dire qu’elle utilisait Azel comme peluche !

    Ce qui posa un problème quant au bout de trois jours, le gamin se volatilisa sans raison apparente ! Un matin, Lucie se réveilla seule et si elle ne paniqua pas tout de suite, Azel adorait se balader. Elle commença à sérieusement se poser des questions quand aucun des dragons bleus ne déclara l’avoir vu et surtout quand Morgane lui posa la question de savoir où il était.

    La jeune femme chercha à ne pas montrer sa panique mais autant dire qu’elle se glaça, pensant déjà se retrouver sous terre ou pire, dans le ventre d’une créature ! Elle réussit à s’enfuir pour se mettre à la recherche du petit pot de glue et elle s’arracha les cheveux pendant plusieurs heures. Azel était… un animal qui venait quand il voulait et on pouvait passer à côté de lui sans jamais le voir s’il décidait de rester cacher.

    - Azel ! Mon grand ! Azel ! Sors de ta cachette, j’ai des sucreries pour toi !


    Elle avait l’impression d’appeler un chien en faisant ça et ce n’était pas une grande réussite dans la mesure où le petit enfant restait bien caché. Si seulement Lucie était une traqueuse, elle aurait pu trouver et suivre éventuellement les traces du bambin ! Mais non, elle se contentait d’avancer comme une idiote devant elle en agitant une barre de chocolat ! Mais non ! Ce petit con restait introuvable et ça commençait serieusement à énervé Lucie !

    - Quand je t’attraperais je t’attacherais avec une paire de menottes ! Tu m’entends Azel ! Sors de là ou je te ferais pire !


    Continuant à grommeler menaces et autre paroles joyeuses, Lucie ne fit pas attention et s’éloigna lentement des centres d’habitations.

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Sam 14 Juil - 11:40

    Ce n'est pas parce que Azel s'était mit en tête de coller Lucie comme si elle était soudainement une sorte de substitut familial qu'il allait sagement rester à la coller et à se montrer aussi obéissant qu'un chien. Ainsi ce matin là le gamin avait décidé d'aller se promener. Et par promener je voulais dire bien plus loin que d'habitude. Au contraire de Lucie, lui appréciait l'immensité et la nature, déjà pour leur familiarité mais également car il dégageait un quelque chose de... Reposant ? Ici il se sentait un peu plus à sa place qu'ailleurs. Quand bien même il ne fit pas beaucoup d'efforts pour paraître comme les autres, voire n'en faisait-il qu'à sa tête, il ressentait tout de même ce fossé qui existait entre lui et le reste du monde.

    Sitôt levé le gamin s'était dirigé dans une direction au hasard. Une direction qu'il pensait reconnaître et qui le mènerait peut-être à son ancien chez lui, guère nostalgique de cette période ou il était délaissé et guère plus considéré que comme un animal encombrant, la familiarité avait ce quelque chose d'apaisant qu'il voulait ressentir là, tout de suite maintenant avant de revenir à cette nouvelle vie bien plus appréciable mais autrement plus épuisante.

    Bien sur, Azel avait réussi l'exploit de se perdre en moins d'une heure, enfin, il n'en avait pas encore conscience et était toujours persuadé d'être au bon endroit, aussi avançait-il, continuant à se persuader qu'il ne mettrait plus très longtemps avant d'arriver. La fatigue eut vite raison de sa détermination, trois jours c'était bien peu pour se remettre d'un si grand voyage que celui qu'ils avaient fait. Azel n'avait eut beau que peu se plaindre de la fatigue et de tous les désagréments du voyage, il les avait subits comme tous le monde. Le gamin se laissa glisser au sol pour s'allonger de tous son long en regardant la cime des arbres en guise de ciel. Il passa un sacré moment avant qu'une voix ne vienne rompre le silence, il n'y prêta aucune attention au début, réfléchissant tout de même à la nécessité d'aller se planquer avant d'être dérangé mais il lui sembla reconnaître la voix qui raisonnait, plus encore quand au milieu de tout un tas de mots qui pour beaucoup n'évoquaient rien il reconnut son prénom.

    Le gamin se leva paresseusement tout en tendant l'oreille pour essayer de localiser Lucie qui était hors de vue. Par chance c'est dans la bonne direction qu'il se dirigea puisque celle-ci lui apparut rapidement, il marcha lentement vers elle tout en l'appelant de sa voix monocorde. Il se stoppa à quelques mètres. La jeune femme ne semblait pas ravie ravie semblerait-il.
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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Sam 14 Juil - 14:23

    Après un temps qui semblait infinie à la jeune mécanicienne, Lucie fit par entendre une voix monocorde l’appeler par son nom au travers des arbres. Finalement, le petit garçon se montra au travers des arbres et se dirigea vers elle. Il avait son air habituel de tous les jours, indifférent mais au moins il n’avait rien. Lucie se précipita vers lui pour s’en assurer et l’examina sous toutes les coutures. Aucune blessure, rien du tout ! C’était un vrai soulagement.

    Lucie ne serait pas immédiatement tuée par Morgane et c’était une bonne nouvelle. Il restait maintenant à le ramener jusqu’à la ville :

    - Morgane veut te voir. Tu vas m’accompagner d’accord. Sans te faire la malle ! Putain tu m’as fait peur ! Tu ne te rends pas compte à quel point Morgane t’aime ! Ni du fait qu’elle risquerait de me faire la peau s’il t’arrivait quelque chose.


    Depuis le temps, Lucie savait pertinemment qu’Azel ne comprenait pas le dixième de ce qu’elle lui racontait, mais qu’importe, elle continuait à lui parler. Il finirait bien par apprendre les rudiments du langage à la fin ! Elle lui attrapa la main et ne la lui lâcha pas. Il leur restait à revenir et ça risquait de poser un problème dans la mesure où Lucie ne savait pas se déplacer dans les bois :

    - Putain, premier séjour dans une forêt et je trouve le moyen de me perdre. Super ! Bon, j’ai avancé vers l’est, j’imagine qu’en avançant vers l’ouest on trouvera un moyen de se repérer.

    Elle remercia Kin d’avoir une boussole dans son Z1, ça risquait bien de leur sauver la vie. D’un pas hésitant, elle se mit en marche, Azel égal à lui-même à ses côtés. Il y avait un détail qui perturbait Lucie, c’était la flore de la forêt, ils n’en avaient pas encore croisés et elle se demandait bien à quoi pouvait ressembler des créatures vivants dans un tel endroit. Même si elle espérait surtout ne pas avoir la réponse.

    Bien qu’elle se soit un peu endurcie durant le voyage, elle ne restait qu’une mécano pas très sportive et surtout bien trop légèrement armé. Elle avait l’arme à la main et à chaque pas, maintenant, elle surveillait les alentours pour vérifier qu’ils étaient en paix et seuls.

    Malheureusement pour la jeune femme, Azel, le destin et sa prothèse de pied n’étaient pas d’accord. Et tous en même temps ! Au détour d’une racine, son pied gauche se prit dans la végétation et Lucie s’étala de son long dans l’herbe. Ce n’était déjà pas agréable, mais comble de la malchance, celle-ci se détacha de sa jambe. L’obligeant à la refixer, ce qui lui prit une bonne minute :

    - Putain de merde, Dès qu’on rentre à Oazys, je me fais poser la meilleure des prothèses robotiques ! Azel ?

    Elle leva les yeux de sa jambe et se rendit compte que le gamin s’était encore volatilisé. Elle l’appela à plusieurs reprises avant de le trouver un peu plus loin. Il semblait regarder un buisson, mais avec une attention très particulière. Lucie s’approcha de lui pour le reprendre par la main mais un détail attira son attention. Le buisson respirait et il avait des petits yeux luisants qui les regardaient…
    Une créature se tenaient dans le buisson qu’Azel examinait et la jeune femme ne voulait pas savoir si elle était dangereuse ou non ! Elle tira le petit en arrière, juste à temps car une pate jaillit pour s’abattre sur l’endroit où il se tenait ! Il eut un grognement et une sorte de gros canidé sortit du buisson. Il avait le pelage verdâtre et devait arriver à la taille de Lucie.

    Ne sachant pas comment réagir, elle les fit reculer en gardant bien son arme pointé sur la créature. Voilà exactement ce qu’elle redoutait le plus !

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Sam 14 Juil - 16:51

    Il avait simplement hochée la tête en guise de réponse sans chercher à approuver ou désapprouver les paroles de la rousse. Seule la mention du nom de Morgane l'avait dissuadé de se carapater à nouveau. C'est qu'il s'était donnée une importante mission voyez vous.

    Le voilà donc suivant Lucie à travers bois avec autant de bonne volonté qu'un ane que l'on conduit à abattoir, s'il ne ronchonnait pas comme la majorité des mômes son expression en disait long. Pour sur à la prochaine occasion il allait fuir et cette fois ne se laisserait pas rattraper, il attendait juste l'occasion idéale, sachant qu'avec sa frêle carrure il n'avait aucune chance s'il tentait de se débattre.

    Les arbres défilaient autour d'eux à la grande frustration du gamin. Encore un peu et le gosse habituellement sage allait se transformer en sale morveux insupportable. Visiblement les cieux étaient davantage du côté de Azel que de Lucie. Cette dernière s'étala de tout son long sous le regard du gamin qui la fixa quelques secondes avant de se carapater comme promit, il reprit la direction qu'ils avaient parcourut en sens inverse jusqu'à ce qu'un mouvement tout proche n'attire son attention. Le gamin se tourna afin de voir de quoi il s'agissait. S'il n'avait eut que peu de temps pour l'apercevoir, il avait reconnu la silhouette de la créature pour avoir partagée le début de son existence avec une similaire et quand je dis partager... Il avait presque été élevé par celle-ci, c'est à tort qu'il pensa donc la reconnaître et qu'il s'agissait du même être.

    La créature s'était réfugiée dans un buisson, guettant ceux qui venaient troubler sa quiétude et plus particulièrement le gamin qui s'approchait en gémissant, se comportant plus que jamais en animal, il se plaça devant le buisson, immobile et silencieux à présent jusqu'à ce que Lucie ne vienne reprendre sa main. Le gamin leva son regard vers elle au même moment qu'elle le tirait en arrière. La surprise l'empêcha de discerner l'attaque dont il faillit être la victime, à la place c'est le geste de la jeune femme qu'il perçut comme intrusif, il poussa un étrange glapissement, mélange de gémissement et grognement animal et de frustration enfantine puis tenta de s'arracher à la prise de la rousse. Ses maigres forces ne lui permettant pas de lutter il continua alors à gémir à l'intention de la créature en tendant un bras vers elle alors que Lucie l’entraînait plus en arrière.
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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Sam 14 Juil - 23:23

    Quand Lucie tira Azel en arrière, il ne semblait pas réaliser qu’elle venait de lui sauver la vie. Il se débattait et grognait comme un animal. Lucie avait beaucoup de mal à le tenir. Sans compter qu’il semblait vouloir toucher l’animal en face d’eux. Le même animal qui semblait vouloir le manger ! Lucie devait prendre une décision, l’animal grognait tant et plus mais n’avançait pas. Peut-être voulait-il défendre son territoire simplement ?
    Dans tous les cas, elle trainait comme elle pouvait le gamin, il lui résistait mais il restait un gamin.

    - Ce n’est pas un animal de compagnie ! GROUILLE, on doit retrouver Morgane !

    Avec un peu de chance, le nom de la capitaine aller lui faire changer d’idée. Mais elle n’aurait pas l’occasion de s’en rendre compte car il eut des bruits de pas et un autre loup sortit des fourrés. Plus gros, mais avec la même lueur dans le regard. Maintenant ça semblait évident, ils ne défendaient rien du tout et voulaient juste manger !

    Le premier animal fit un pas en avant et Azel continuait à forcer pour s’approcher de lui. Lucie commençait un peu à paniquer car elle ne voyait pas comment réagir. Seule, elle se serait enfuie mais elle devait penser aussi à la vie d’Azel ! La mâchoir claqua à quelques centimètres de la main de l’enfant. Mais comment faisait-il pour ne pas se rendre compte de la menace ?

    Tant pis ! Lucie ne pouvait pas prendre le risque qu’il soit blessé par sa faute. Elle aligna son arme sur le front du loup et tira dessus. Au bout moment car il venait d’amorcer un saut et vint s’écraser aux pieds d’Azel. Le bruit eut au moins le mérite de faire réfléchir les autres animaux et la mécano réussit à attraper le gamin, le mettre sur son épaule et courir pleine ouest.

    Elle ne tiendrait pas longtemps, pas sportive pour deux sous et surtout pas avec un fardeau grognant et gigotant sur l’épaule. Elle ne se retournait pas, mais elle sentait bien le souffle brûlant des loups sur elle. Dans les fourrés, elle les voyait et les entendait se déplacer. Mais le pire c’était les grognements qui venaient de partout à la fois ! Elle pointait son arme, mais il n’avait rien !
    Lucie se sentait encerclée ! Elle n’avait pas d’issue ! A un moment ou un autre, ils lui sauteraient dessus pour la dévorer vivante ! Elle ne voulait pas mourir comme ça ! Sa course devait très erratique, si bien qu’elle finit par tomber en trébuchant sur une racine, encore une fois. Azel se tortillait pour essayer de s’échapper mais elle ne le lâchait pas.

    Il eut un grondement sourd, très très proche de sa tête, quand elle tourna son regard, elle découvrit qu’un des loups se trouvait à quelques centimètres à peine de son visage. La rousse poussa un hurlement de peur, elle lâcha Azel et interposa de justesse son bras. L’animal la mordit cruellement et la secoua. Heureusement pour elle, elle garda son arme en main et réussit à abattre l’animal d’une balle en pleine tête.

    En pleur, en sang et à moitié paniquée, elle réussit à se lever et chercha Azel du regard :

    - Azel ? AZEL ? AZEEL !?

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Dim 15 Juil - 0:29

    A ce moment là il n'existait plus rien d'autre aux yeux du gamin que la créature. Le nom de Morgane n'évoquait plus rien, à moi qu'il n'ait même pas entendu. Il continuait de tendre la main, s'interrogeant pourtant sur le comportement de la bête sans comprendre qu'il en était en partie le déclencheur. Les crocs qui manquèrent de l'amputer de quelques doigts ne suffirent pas à le ramener à la raison. Il était évident qu'il toucherait le loup coûte que coûte mais c'était sans compter sur un événement auquel l'enfant ne s'attendait pas.

    Le gamin se figea en entendant le bruit de l'arme à feu alors que ses yeux s'écarquillaient alors qu'il fixait la lourde masse de l'animal qui frappait le sol. Plusieurs émotions le frappèrent quasi simultanément allant de la peur à l'incompréhension. Il poussa un gémissement qui n'avait plus grand chose d'animal pour le coup alors que Lucie le soulevait sans qu'il fasse quoi que ce soit pour s'en défendre. Il reprit toutefois très vite ses esprits et recommença à se débattre et à grogner très vite, cette fois-ci cependant ce n'était pas pour gagner le droit de s'approcher des bêtes qu'il luttait cette fois-ci mais davantage par crainte de ce qui venait de se passer.

    Alors que la course de la rousse s'arrêtait net, Azel tenta encore de fuir. Cette fois il ne se laisserait pas convaincre avec des douceurs ou des mots doux. Il comptait bien fuir au plus loin mais était retenu d'une poigne de fer par la même personne qu'il comptait abandonner, alors qu'elle le lâchait il eut cependant le réflexe de jeter un oeil juste pour voir le second loup être abattu de la même façon que le premier ce qui lui arracha un nouvel hoquet de terreur. Il commença à reculer, ne remarquant pas tout de suite l'état de la rousse, c'est quand elle l'appela qu'il daigna poser un regard en sa direction. Le sang, les larmes et la peur de l'autre semblèrent le ramener à la raison, alors qu'il tentait de rejoindre la jeune femme, un autre loup approcha, ayant comprit cette fois que la bête n'était pas une adorable créature débordante d'affection le gamin ramassa un caillou et visa sa tête...
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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Dim 15 Juil - 1:12

    Le bras replié le long de son corps, la rousse ne comprenait pas ce qui se passait ! Il y avait encore des grognements autours d’eux et elle ne voyait toujours pas Azel. Une grosse boule se formait dans sa gorge, elle n’avait pas envie de mourir ici et seule, oubliée de tous. Son membre lui faisait un mal de chien et elle avait des larmes le long des joues. Finalement, ses yeux se posèrent sur Azel, il revenait vers elle en courant ! Il semblait avoir enfin réalisé que ce n’étaient pas de gentils animaux mais de redoutables prédateurs qui voulaient les bouffer !

    Un loup sauta devant Lucie, maintenant qu’elle sentait le sang, elle allait certainement devenir la cible de toutes les attaques. Il allait la charger et elle n’aurait pas le temps de l’aligner, elle allait mourir sous ses crocs ! Elle le savait ! Mourir et causer la mort d’Azel ! Mais le gamin avait de la ressource, il lança une grosse pierre à la tête de l’animal, détournant son attention. Lucie réussit à lever son arme et lui loger une balle dans la pâte avant. Geste salutaire pour Azel car le loup avait bondit sur lui pour le renverser. Il allait lui déchiré la gorge, Lucie tira une deuxième balle, puis une troisième avant que l’animal ne s’effondre sur l’enfant.

    Tant bien que mal, elle réussit à pousser la créature, Azel semblait terrorisé, ce qui poussa la rousse à cacher sa propre peur afin de le rassurer et d’éviter qu’il ne cherche encore à s’enfuir :

    - On y va. Morgane, vite !

    La rouquine voulu lui prendre la main mais elle ne pouvait pas lui donner son bras valide et l’autre était trop douloureux :

    - Reste à côté de moi.

    Elle fit quelques pas, guettant les mouvements de végétation. Rien pour le moment, avec un peu de chance, ils n’étaient que trois… Mais dans le doute, elle prit la direction de l’ouest, ils devaient rentrer avant que sa blessure ne la fatigue trop. Pendant cinq minutes pleines, ils n’eurent aucuns soucis mais ça n’allait pas durer.

    Sans crier gare, un loup bondit dans le dos de Lucie et lui attrapa le pied. Il eut un bruit de métal froissé, un coup de feu et l’animal tomba raide au sol. Elle dégagea son pied et tenta de se relever, mais elle poussa un cri de douleur. Sa prothèse était endommagé et lui rentrait dans les chaires quand elle voulait marcher avec. En d’autre terme, elle avait qu’un bras et un seul pied fonctionnant.

    Dépité, Lucie se laissa à verser des larmes... Elle sentait que la situation allait lui échapper pour de bon.

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Dim 15 Juil - 12:39

    Le caillou avait fait mouche mais loin de stopper l'animal, il l'avait simplement décidé à se choisir une nouvelle cible : Celui qui l'avait attaqué par exemple. Azel resta tétanisé, toujours incapable de savoir comment il devait agir, il fit un pas en arrière mais il était trop lent et la créature avait bondit sur lui et l'écrasait sous son poids. Le gamin tenta de se débattre mais il ne parvenait même pas à faire bouger le loup d'un centimètre. Il prit vaguement conscience qu'il allait mourir juste quelques secondes avant que la bête ne sois tuée et ne l'écrase davantage sous son poids mort.

    Quand Lucie le libéra du cadavre, le gamin se releva vivement, un peu chancelant et l'air complètement paumé, cette fois, il prêta attention à chacune de ses paroles et plus particulièrement au prénom de Morgane. Il ne se fit pas prier pour suivre et rester aux côtés de la rousse cette fois et s'appliqua à se comporter de la même façon que pendant le voyage dans le désert ou situation de mort étaient déjà arrivées, pourtant cette fois-ci ça lui semblait encore plus réel qu'à ce moment, sans doute car Morgane n'était pas là pour le protéger, car il était à pied ou encore toutes ces choses à la fois.

    Quand après cinq minutes plus rien ne leur arriva le gamin se rassura stupidement. C'est pile à ce moment qu'un autre loup jaillit pour attaquer Lucie dont le jour était placé sous le signe des chutes. Le gamin assista à la scène sans avoir le temps de réagir de quelque façon qui soit. Ils étaient une fois de plus débarrassés des prédateurs mais Azel commençait à comprendre que ce n'était qu'un bref moment de calme avant la prochaine tempête. Lucie qui s'écroulait presque sous la pression ne l'aida pas à se rassurer, un gémissement mourut sur les lèvres du garçon qui ne trouvait plus aucun réconfort dans ses comportements d'animaux. A la place il attrapa la main de la jeune femme, ne faisant pas attention au fait qu'il puisse lui faire du mal puis il tenta de l'encourager à partir.

    -Viens... Va voir Morgane...

    Les mots étaient sortis naturellement cette fois, sans besoin de forcer ni d'y réfléchir. Mais il n'y faisait pas attention...
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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Maxwell Anderson le Dim 15 Juil - 15:41

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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Dim 15 Juil - 15:43

    Azel ne semblait pas perdre espoir lui, certes il avait peur si Lucie interprétait correctement son regard. Mais surtout, il la poussait à se lever, il lui attrapa la main et tira de toutes ses forces. La rousse sécha comme elle pouvait ses larmes mais elle ne pouvait pas marcher, sa prothèse était vraiment trop endommagée. Dépité, elle décida de la détacher et de la laisser sur place. Un détail lui donnait cependant du courage, outre le fait qu’Azel la tirait pour qu’elle se lève, il avait spontanément parlé ! C’était la première fois que ça arrivait et ça donna un petit sourire à Lucie :

    - Allons voir Morgane. Aide-moi.

    Elle se releva et s’appuya comme elle pouvait sur sa jambe valide, Azel la soutenait comme il pouvait et les deux avançaient lentement, mais ils avançaient dans ce qu’elle espérait être la bonne direction. Il n’y avait plus de signe des loups, avec un peu de chance, elle avait tuée assez de membres de la meute pour qu’ils les laissent en paix. Lucie l’espérait réellement car il ne lui restait plus beaucoup de munitions et quand le pistolet serait vide… Elle préféra ne pas y penser, mais elle ordonnerait certainement à Azel de l’abandonner et à prier que quelqu’un la retrouve.

    Son bras lui faisait très mal et elle saignait abondamment sur le pauvre Azel, mais lui semblait n’en avoir rien à faire. Imperturbable, il avançait droit devant lui et ne se plaignait pas. Au bout d’une dizaine de minute, Lucie lui demanda de la poser, elle avait besoin de se remettre et d’étancher le flot de sang.

    Elle dénoua son foulard et décida de s’en faire un pansement.  En temps normal, c’était compliqué de se panser soit même le bras, mais heureusemnt Lucie pouvait comporter sur son Aktech. Elle manipula le bout de tissus avec dextérité et le noua solidement autour de sa blessure. Pour détourner un peu l’attention d’Azel, elle se força à sourire et lui toucha le bout du nez. Sauf qu’elle ne le fit pas avec ses doigts mais avec le champ de manipulation du gant. Azel sentit so nez bouger, mais il ne voyait rien !

    Lucie rit en voyant sa réaction et recommença en disant :

    - Boup !


    Le manque de sang causait un tel manque de serieux ? Ou alors ses nerfs lâchaient, mais dans tous les cas, elle riait fort et ça lui faisait du bien. Son rire mourut quand deux loups sortirent des fourés derrière eux, elle ne les avait pas vu venir. De son bras blessé, elle plaqua Azel derrière elle et tenta de se lever. L’arme pointée, elle se préparer à tirer quand il eut un sifflement et une flèche se planta juste devant le loup de tête. Une seconde se ficha derrière et il eut un puissant arc électrique entre les deux.

    Les loups couinèrent puis s’enfuir, le pelage roussi par les éclaires. Une silouhette humaine apparu au coin d’un arbre. C’était un homme portant un arc et une cape couleur verte, il avait les yeux gris et le visage buriné d’un soldat. Lucie aurait pleuré de joie s’il avait resté la moindre larme disponible.

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Dim 15 Juil - 19:13

    Le gamin chancela un peu sous la poids de l'adulte. Il avait beau être déterminé à ne pas laisser la rousse derrière lui, ça n'enlevait en rien le fait qu'il était plutôt battit sur le modèle crevette, aussi fit-il de son mieux, ce qui était plutôt pas mal, en tous cas ils progressaient, même si Azel fatiguait à chaque pas et qu'il ne promettait pas de ne pas s'écrouler avant qu'ils aient parcourut la moitié du chemin.

    Le gamin ne sembla pas s'apercevoir du sang qui venait le doucher à chaque pas. S'en serait-il aperçut qu'il s'en serait moqué, l'essentiel était d'avancer, jusqu'à ce que Lucie réclame qu'ils s'arrêtent. Le gamin soupira de soulagement. Un peu plus et c'est lui qui se serait écrasé au sol. Il se laissa directement tombé par terre sans même prendre le temps d'amortir sa chute. S'il se fit mal il n'en dit rien et préféra rouler sur le dos en grognant dans sa barbe inexistante.

    Il aurait pu rester ainsi très longtemps, peut-être même jusqu'à s'endormir si Lucie, pourtant sagement occupée à bander son bras ne s'était mit à rire alors qu'il fronçait le nez et secouait la tête, dérangé par une étrange sensation qui venait le titiller au bout du nez, il ne comprit toujours pas que la rousse en était l'auteur quand elle éclata de rire alors qu'il grognait et claquait de la mâchoire à la seconde attaque invisible. Vexé de ses moqueries, il la dévisagea tout en se mettant à geindre de la façon la plus humaine qui soit.

    -Maiiis...

    Mais rien du tout, le gamin sursauta alors que la pause détente était interrompue par l'arrivée de deux nouveaux loups. Il se figea, n'ayant plus la force de bondir sur ses pieds et posa son regard sur Lucie en attendant la suite. Celle-ci le poussa presque aussitôt derrière elle. Si le gamin ne bougea pas il ne se sentait pas davantage en sécurité, il demeura toutefois immobile, le coeur battant la chamade, se guidant à l'oreille pour tenter de comprendre ce qui se passait, il entendit donc très distinctement le jappement des loups ainsi que le bruit de la végétation qui ployait sous leur poids alors qu'ils fuyaient. Malgré la peur il sortit de sa cachette et se figea en voyant le nouvel arrivant. Méfiant, il s'accrocha au bras de Lucie en le fixant du regard, prêt à grogner à son attention.
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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Dim 15 Juil - 23:11

    L’homme s’avançait vers eux avec le pas sûr d’un natif, Lucie avait du mal à rester debout, sur un seul pied. Mais elle resta aussi droite que possible, elle avait le sourire de la femme voyant ses problèmes se finir pour de bon. Azel pour sa part… il s’était collé à la rousse et semblait très méfiant envers le nouvel arrivant. Elle jurait l’avoir entendu grogner, ou alors c’était son imagination ? Dans tous les cas, il alla récupérer ses flèches avant de s’approcher d’eux. Il semblait grognon et pas content du tout !

    La mécano rengaina son pistolet et tendit une main vers l’homme. Il ne la lui sera pas, au contraire, il la repoussa et obligea Lucie à s’assoir. Puis, d’un geste expert, il défit le pansement de Lucie, au grand dam de celle-ci, et examina la plaie. :

    - Vous avez eu de la chance, la morsure est profonde mais pas mortelle. Je vais vous soigner.

    Il sortit une sorte de bague qu’il passa autour de sa main et l’appliquât sur la blessure. Cela la brûla légèrement mais elle constata que ses plaies semblaient déjà plus vielle de plusieurs jours. Ce n’était pas un miracle mais quelque chose semblait avoir stimulé la cicatrisation naturelle de la jeune femme. Vraiment, la technologie de ce pays était épatante et Lucie n’avait qu’une hâte, l’étudier d’avantage.

    - J’ai entendu vos coups de feu et vos cris, j’ai aussi suivit vos cadavres. C’est assez impressionnant, mais tuer autant de canidés sylvestres n’est pas anodin, évitez de vous en vanter en rentrant en ville.

    Lucie ne put qu’approuver ce qu’il disait, mais elle ne répondit rien, elle ne savait pas trop quoi répondre à part un léger :

    - Merci pour tout.


    L’homme lui fit une sorte de sourire puis ajouta :

    - Je m’appelle Galcyan Reylli. Je suis un ranger, je garde les créatures hors de la ville et j’essaye de les préserver des braconniers. J’ai bien compris qu’ils vous avaient attaqué mais je suis un peu triste qu’autant soient mort sous vos balles.

    - J’en suis navrée aussi, mais il valait mieux eux que le gamin, sa mère m’aurait écorché s’il lui était arrivé quelques chose. Je m’appelle Lucie au fait, Lucie Field, et lui c’est Azel. Dis bonjour Azel.

    En guise de réponse, le petit émit un grondement sourd, Lucie lui boupa le nez avec son gant de manipulation pour le faire taire. Elle rit quand elle le vit se gratter le nez et grogner de plus belle :

    - J’ai perdu ma prothèse durant la fuite, j’en ai une autre en ville mais en attendant… j’aurais besoin de vous. Vous pouvez m’aider ?

    L’homme rit en voyant la tête d’Azel et il passa le bras de Lucie sur ses épaules.

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Azel Perivsky le Mar 17 Juil - 12:36

    Azel continuait de fixer le nouvel arrivant avec une expression méfiante. Sans surprise il grognait silencieusement, bien que seul son corps trahisse ce comportement, le gamin s’évertuant tout de même à le faire avec un minimum de silence, ayant bien comprit qu’il n’était pas judicieux de se faire entendre par tous le monde. L’expression de l’autre ne lui disait rien qui vaille. Il avait exactement la même mine que tous ces gens que Azel avait importuné du temps où il traînait dans les rues et qu’il se nourrissait dans les poubelles ou mieux, directement dans les provisions que les marchands laissaient négligemment à sa portée. En bref une expression qui lui hurlait de fuir très vite.

    Le gamin fronça les sourcils en découvrant l’expression de la rousse qui semblait s’apaiser à la vue de l’autre, à croire qu’elle était dépourvu de tout instinct de survie. C’était bien la peine d’esquiver la gueule du loup si c’était pour offrir des sourires à un parfait inconnu. Le gamin tenta encore de grogner pour la prévenir mais c’était peine perdue, voilà à présent qu’elle rengainait son arme.

    Malgré ses réticences à ce que l’autre approche, Azel sut rester immobile alors que l’autre examinait d’autorité la blessée. Azel observait chacun de ses geste en se cramponnant de toutes ses forces au bras de la rousse, il enfonçait nerveusement ses ongles qu’il avait heureusement courts dans le bras de la jeune femme tout en ne quittant pas l’autre du regard. Au moindre geste suspect la peur à elle seule ne suffirait pas à dissuader le petit de planter ses dents dans la main du grincheux personnage.

    La petite démonstration qu’il leur fit avec son aktech était loin de convaincre Azel qu’ils étaient en présence d’un allié. Combien avaient tenté de l’amadouer avec de belles paroles et de grands sourires avant de tenter de se saisir de lui par le passé ? Assez pour qu’il ne tombe plus aussi aisément dans le panneau. L’enfant roula des yeux à la manière dont-il avait vu certains adultes manifester leur désapprobation et lâcha un long soupir quand Lucie remercia l’autre. C’est bien ce qu’il pensait, aucun instinct de survie.

    Contre toute attente l’autre sembla toutefois se détendre un peu. Il avait sourit et s’était présenté sous un nom que Azel ne prendrait pas le risque d’essayer de répéter sous peine de se mordre la langue, le reste de sa phrase ne parlait pas non plus beaucoup au petit qui soupira une nouvelle fois avant de poser sa tête contre le bras de la jeune femme, soudainement épuisé de toute cette mascarade.

    Sans surprise, un grognement lui échappa quand Lucie lui demanda de faire preuve d’un peu de civilité. Le mot « bonjour » avait aussi peu de sens à ses yeux qu’il n’avait de motivation à sympathiser avec grincheux. Une nouvelle attaque invisible vint le couper dans son élan. Il fronça les sourcils, tenta de chasser la désagréable sensation d’une main et se remit à grogner, plus fort cette fois. Le grognement se transforma en gémissement de frustration alors que Lucie se reposait à présent sur l’autre pour marcher.  Le gamin observa la scène de l’air de celui qui se demande s’il voit bien ce qu’il voit ou si on est en train de lui faire une blague. La blague semblait réelle, il lâcha un « maiiis » plaintif en ne faisant aucun geste pour suivre, se faisant volontairement plus lourd alors qu’il restait cramponné à la jeune femme tout en réfléchissant à toute vitesse à ce qu’il pourrait faire pour se débarrasser de l’indésirable.

    -Noooon

    Un argument des plus pertinents et construit mais aucun des deux adultes ne sembla du même avis. Avec un peu plus de vocabulaire sans doute le gamin aurait-il pu proposer d’aller chercher quelqu’un d’autre, avançant le fait que revenir auprès du reste de l’équipage n’était peut être pas une idée des plus pertinente, A la place il ne pouvait que s’emmêler dans des bribes de mots qu’il peinait à cracher et qui le faisait plus grimacer qu’autre chose. L’accumulation de frustration, de fatigue et de tout ce qu’il avait pu vivre jusque là sans jamais broncher lui arracha une larme, puis deux, bientôt suivi par un déluge de larmes silencieuses. Sans doute davantage frustré de perde ainsi le contrôle de ses émotions alors qu’il ne pleurait habituellement jamais il se remit à grogner, cette fois à sa propre intention.
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    Lucie FieldHumaine pauvre
    Humaine pauvre

    Re: La cruche, la glue et la fugue.

    Message par Lucie Field le Mar 17 Juil - 18:30

    Lucie sentit que le petit Azel s’accrochait à son bras, son « non » avait été éloquent certes, surtout venant de sa part. Mais elle eut un pincement au cœur en le voyant pleurer. Ça ne ressemblait pas à des larmes de crocodile, mais c’était quoi exactement ? De la jalousie ? De la peur ? En tout cas, il tirait très fort sur le bras de la rousse. Il tenta bien d’ajouter des mots, mais elle ne compris absolument rien…

    - Nous sommes encore loin de la ville ?

    - Non, un petit quart d’heure pourquoi ?

    Pour toute réponse, Lucie agrippa Azel et se mit à le porter. Avec son gant, elle pouvait limiter la charge et ne pas trop être en déséquilibre. Elle passa son autre main dans ses cheveux et l’obligea à se mettre contre elle. Il savait à peine parlait et comprenait rarement. Le langage corporel étant le seul qui pouvait aller entre eux deux.

    - Ça va aller, ça va aller, calme toi un peu.


    Le reste du trajet se fit calmement, Galcyan Reylli se montrait loquace et ne se plaignait pas du rythme que Lucie imposait avec un enfant dans les bras. Au contraire, il ne manqua pas de parler du courage qu’elle avait de le porter alors qu’il lui manquait un pied. Durant le trajet, il eut plaisanterie et quelques mots puis il les déposa devant le petit logement que Lucie occupait pour le séjour. Azel descendit presque aussitôt pour s’enfuir mais Lucie resta sur le perron pour parler un peu.

    - Merci pour tout Galcyan… si vous n’avez rien de prévu, j’aimerais vous remercier un soir.


    L’autre lui rendit un sourire et lui donna rendez-vous le lendemain soir. Une fois dans son domicile elle trouva un Azel boudeur. Le temps d’enfiler une tenue propre elle lui dit :


    - Allez, on va voir Morgane d’accord ?


    [FIN DU RP]

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    Re: La cruche, la glue et la fugue.

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