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    Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Mar 3 Juil - 22:35



    [Le duo part de Baal F15 puis prendra par F14 | Une fois que Max aura RP, Dios dira ce qu'il se passera en F14 pour les 4 jours à venir]

    Nous étions sous Baal, ce bon gros golem géant. J’indiquais la direction que nous allions suivre à mon esclave. Afin de le rassurer, je le briefais un peu.

    « Je connais le coin à force de me balader. On va éviter les nids de créatures de l’est et ça ne nous prendra pas plus de temps. Ça ne veut pas dire qu’on ne rencontrera rien mais ça nous évitera déjà pas mal de problèmes. Ah, et évidemment… »

    Je sifflais et deux grwak vinrent pour nous. Ces créatures étaient comme des kwaks mais en plus discret et plus rapide que ces poulets. Leur armure est d’une classe incontestable. Personnellement, je ne leur laisse pas de plume décorative ça fait trop fillette. Moi je leur mets des armures avec des ossements : ça annonce la couleur pour d’éventuels explorateurs ennemis ! Je montais sur le dos de l’animal et dis joyeusement :

    « On y va en grwak sinon on mettrait vraiment trop de temps. Bien sûr, j’ai pris de quoi boire et manger. »


    Je tapotais les sacoches accrochées sur chacun des grwaks. C’était le principe d’un bon baalkyan : être toujours prêt à partir chercher un nouveau sacrifice pour son Dieu. Pour cela, il fallait prendre de quoi survivre aux différentes traversées du désert. D’habitude, je me servais de mon contrôle de créature mais je ne le ferai pas avec Maxou. C’était trop risqué : je ne pouvais pas gérer la créature et mon esclave en même temps. Il aurait pu lui arriver quelque chose. Voilà, cela devait être le seul inconvénient de former un groupe.

    « Allez, direction le nord pour les quatre jours à venir ! »
    Dis-je en espérant que les quatre jours à venir ne soient pas trop difficiles. Seul Dios pourrait le dire.

    En tout cas j’étais certaine que ce voyage serait très enrichissant. Nous en avions pour au total 24 jours de voyage si tout se passait à peu près bien. Ah, c’est long… Mais il n’y avait pas plus rapide. Baal s’était posé loin, c’était à nous de faire avec.

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Mer 4 Juil - 2:28

    C’est un peu bon grès mal grès et de force que je me suis fait trainer par Fury jusqu’au téléporteur. Elle semble réellement sur excité à l’idée de ce qui nous attend, pour ma part je ressens aussi une sorte de pincement mais je me force à rester plus stoique. Evitons d’aller dans les effusions, il y a plus de trois semaines de voyages, ça ne sera certainement pas une sinécure. Rien que la chaleur… Sur Baal, la température était clémente bien qu’il fasse relativement chaud tout le temps. Par contre, je me souviens bien de la chaleur étouffante du désert pendant la journée et de sa froideur mordante durant la nuit.

    J’ai participé à mon lot d’exploration dans le passé, certaines s’étant bien terminées, d’autre mal, mais j’avais toujours réussis à en sortir vivant et ça c’était quelque chose de bien. Fury semblait savoir ce qu’elle faisait, comme quoi la folie ne voulait pas dire qu’elle négligeait totalement sa survie. Deux Grwarks se présentèrent devant nous, chargés de vivres. J’eu un tic quand elle me l’annonça, combien vous pariez qu’il y a de la viande humaine là-dedans ?!

    - Je te remercie Fury pour ces informations, ça fait longtemps que je n’ai pas arpenté ce désert, je risque d’être rouillé.

    Au début je voulais ironiser dessus mais au final j’en eu même pas la force, j’étais réellement rouillé et pas mal de choses changeaient  par rapport à la dernière fois. Je n’avais pas d’armure, nous étions que deux et non treize, et nous ne pouvions nous défendre en cas d’attaque de créatures. On se met en route, il me faut quelques minutes pour me familiarisé avec ma monture, légèrement différente de mon Kwark de l’époque.

    Durant la journée, je ne dirais pas grand-chose, l’esprit  trop occupé par tout ce que je vais faire une fois à Oazys. Récupérer mes superieurs, faire une maintenance, retrouver des vêtements dignes de ce nom, mettre le feu à ma maison et peut-être, pourquoi pas, coller un poing dans le visage d’un garde de la ville.
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Dios le Mer 4 Juil - 19:45

    [Rien de notable en F14]

    Les quatre jours se font sans encombre. Il n'y a pas de nid en F14. Par contre, les explorateurs purent croiser quelques canidés de feu, attirés par l'odeur de viande des réserves sur les grwaks. A vous de vous débrouiller avec ces derniers.

    A côté de cela, rien de particulier à part la chaleur de plomb de jour, le froid glacial la nuit et le vent qui envoie parfois du sable dans les yeux.

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Mer 4 Juil - 22:16



    [Le duo part de F14 puis prendra par F13]

    J’adorais être la référente d’Ashai et encore plus qu’il l’accepte tout en m’en remerciant ! Oh oui, continue de me brosser dans le sens du poil mon Maxou, pensais-je. Ce petit commençait à comprendre comment se comporter avec sa maîtresse. Il faudrait que je le récompense un jour. Je ne cessais de sourire sur le trajet, ravie de cette mission en duo. J’avais hâte de le voir retrouver le désert bien qu’il aurait pu me faire une rechute émotionnelle vis-à-vis de notre passé. Et s’il repensait à nos affrontements ? Si c’était le cas, je saurais trouver les mots pour enterrer toute cette histoire définitivement – sans que ce soit mon cadavre qui soit enfoui.

    Nous avancions et je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il était en train de se passer dans sa tête. Il n’était pas bavard et je n’étais pas medium – même si j’aurais aimée. J’étais obligé de lancer des phrases pour m’assurer qu’il était bien vivant. Tu parles d’un compagnon de route... Si on ne discutait pas pendant tout le trajet, ça allait être interminable ! Où était passé son entrain ? J’essayais de le décoincer en lui lançant des petites provocations mais il semblait l’esprit ailleurs. Je ne me laissais pas abattre : je décoincerai la situation coûte que coûte.

    La nuit tombait, ce serait notre première halte. Je proposais de camper. Après avoir installé la tente et nos duvets, je sortis de quoi manger et boire. Je pris de la viande séchée, bus quelques gorgées d’eau puis une gorgée d’absynthe. Ca arrachait, cela me fit rire. C’était agréable de se requinquer un peu. Je n’avais pas fait de feu pour éviter que l’on se fasse repérer par les créatures aux alentours. Pour l’instant aucune ne nous avait approchés mais il n’en serait sans doute pas de même demain. La viande allait finir par dégager une bonne odeur et là, on devrait improviser. Enfin, un jour à la fois. Nous étions pour l’instant tranquilles.

    Je tendis à mon esclave le sac contenant les boissons et la nourriture. Il allait forcément faire la tête… J’avais pris quelques plats végétaux mais il n’y en aurait pas pour tout le voyage à moins qu’il nous fasse une grève de la faim. S’il voulait ne pas manger de viande humaine, il devrait sans doute chercher sur le chemin des plantes comestibles. Pas si évident en plein désert. Néanmoins, je restais optimiste.

    « Bon appétit mon lapin. »
    Lui dis-je avant d’ajouter : « Y a quelques trucs pour toi mais si tu veux tenir, va falloir que tu te débrouilles ou que tu acceptes notre viande. »

    Sa réaction ne fut pas aussi horrible que je l’aurais cru. Il aurait pu tout envoyer voler, hurler, bref, me faire une scène pas possible. Je ne dis pas qu’il sourit mais il tenta même de goûter. C’était plus que j’espérais. Je pensais qu’il aurait attendu des jours avant de le faire. Décidément, plus le temps passait, plus il me surprenait en bien.  

    J’avais quand même pensé à lui. La viande humaine ne ressemblait pas à de la viande humaine. On aurait pu prendre ça pour de la créature. Les cuisiniers de Baal étaient doués pour faire cela car certains avaient du mal à faire directement le changement alimentaire. J’espérais que cela passerait pour lui et qu’il ne vomirait pas.

    Vint le moment de dormir. Je lui fis comprendre que je me devais de lui remettre le collier pour ma sécurité et je sortis les menottes pour nous attacher par un poignet chacun. Forcément, ce n’était pas génial mais j’espérais qu’il accepterait sans trop broncher. Ce fut à peu près le cas même s’il semblait sous-entendre que ça ne changerait rien s’il voulait me tuer. C’était certain mais cela réduisait quand même la rapidité de ma probable mort et ça, ce n’était pas négligeable.

    Nous étions installés dans nos duvets, je me mettais bien à ses côtés mais face à lui pour ne pas le quitter des yeux, quand ils étaient ouverts.

    « Bonne nuit mon Maxou. »
    Dis-je malicieusement.

    Je n’avais pas peur que les choses tournent mal pour moi. Il semblait de plus en plus raisonnable. Je crois qu’il était dingue de moi-même s’il ne l’avouait pas encore. Sur cette belle pensée, je m’endormis. J’étais si fatiguée que je dormis d’une traite. Lorsque je rouvris les yeux, quelle ne fut pas ma surprise ! J’étais blottie contre Ashai comme si j’étais sa peluche. Ca ne m’avait même pas réveillée !

    J’entendais son cœur battre, je sentais son odeur. A vrai dire cette situation avait dû contribuer à me bercer cette nuit mais ne lui dites pas ! Je n’ai pas l’habitude qu’on me câline et je ne veux pas qu’on dise partout que Fury était une fillette en manque d’affection ! Non, je n’ai pas besoin de ça et si je suis encore là sans bouger c’est juste parce que je cherche un bon moyen de le réveiller sans qu’il me blesse par la même occasion. Non, je n’ai pas du tout envie de rester là. De toute façon, il avait dû faire un rêve à la con et voilà… Ce n’était pas un geste affectif m’étant destiné.

    Voilà dix minutes que je le regarde dormir. Il va falloir agir. A court d’idée, je finis par lui dire d’un air autoritaire et contrarié :

    « Wow mais qu’est-ce que tu fais ?! »


    Je réussis à le réveiller. Il fit d’abord l’innocent puis mima celui qui ne s’était pas rendu compte de la situation. Je m’enlevais de ses bras et lui dit d’un air provocateur :

    « Ashai avait besoin d’un gros câlin ! Ca va mieux maintenant ?  Bon, allez, on part ! »

    J’étais indifférente, qu’est-ce que ça pouvait me faire franchement ? Je me dépêchais de nous détacher et de le libérer de son collier. Après un petit déjeuner rapide, j’essayais d’esquiver le sujet et s’il retombait sur le tapis je me moquais de lui.

    On aurait pu croire que ce fut une situation improbable d’un soir mais non ! Cet idiot réitéra l’expérience les autres nuits. Je devais choisir comment réagir… Si cela se trouvait il agissait ainsi pour que je retire nos menottes. Je m’y refusais. Je subis donc cette situation et finis par le serrer dans mes bras les autres fois. Ne vous trompez pas, je ne faisais pas du tout cela pour combler un manque mais juste pour qu’il ressente le même malaise que moi. Ca lui ferait les pieds !

    Ra mais toute cette histoire reste dans mon esprit. Quel idiot ! C’était à moi d’imposer des situations perturbantes et pas à lui. C’était le monde à l’envers. Enfin, malgré mon trouble – attendez je n’ai pas dit trouble oublions.

    Bref, des canidés de feu nous ont poursuivis une journée et nous avons dû sacrifier un bout de viande humaine pour qu’ils nous lâchent. Je me privais donc de ration pour le soir de la 4e journée et me contentais de boire. Pf, comme si supporter la chaleur et parfois le sable dans les yeux n’était déjà pas assez désagréable ! Ce qu’il m’énerve… Et il reste encore de la route !

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Mer 4 Juil - 23:38

    Mais elle ne peut pas me laisser philosopher en paix la Fury ? Comme-ci je n’avais pas déjà assez à faire avec le sable, le soleil et la température absolument sans aucune cohérence. Par Dios, que je regrette l’époque de mon uniforme climatisé ! Ouais, j’avais ça avant, un long manteau qui me gardait au frais le jour et au chaud la nuit. Le vêtement parfait, j’en avais également un pour mon usage civil.

    Ce sera la première chose que je récupérerais ! En plus, j’aurais une classe folle avec ce ¾ noir et son col ouvert. Je pourrais peut-être me fendre de me balader torse nu, suivant l’exemple de Murdoch qui arborait un bikini pour se battre. On repassera sur l’intelligence de l’idée par contre…

    De temps en temps, elle me lançait une petite pique pour me faire réagir mais je n’avais pas vraiment envie de parler. Ce désert est chargé en histoire, belles et mauvaises. Je me souviens des monstres que nous avions affrontés, de toutes nos aventures, de nos rigolades entre camarades mais aussi des moments de tension et de peine. Forcément, je ne peux m’empêcher de repenser à notre ultime combat là-bas, la mort inéluctable et notre impuissance. La nature s’était acharnée sur nous avec beaucoup de ferveur à l’époque. Maintenant je comprends.

    Vers la fin de l’après-midi, je me fendais quand même de porter ma monture au niveau de Fury et de lui poser une question simple :

    - Sans ton Aktech destructeur, tu penses que tu aurais réussis à tuer tous les pathfinders ?

    Etrangement, je n’eut pas de réponse de sa part, il faut dire que c’était une question un peu piège, mais notre entrainement m’avait fait réaliser la différence de puissance entre elle et moi. Plus le temps passait moins elle avait cette aura de tueuse invincible et toute puissante. Elle restait charismatique, ça aucun soucis, mais je n’avais plus peur d’elle. Non. C’était plus comme une sorte de respect, elle avait réussie à se rendre plus terrifiante et puissante qu’elle ne l’était réellement. Mais au vu du résultat, c’est admirable et je vais lui accorder ça.

    Vint enfin la halte tant attendu du soir, nous avions eu la chance d’esquiver les créatures du désert et de faire un voyage relativement tranquille. J’avais une légère appréhension pour le repas, vu la forme et la taille du sac à nourriture, il ne devait pas y avoir beaucoup de végétaux dedans. J’avais donc trois choix, manger de l’humain, ne pas manger ou espérer trouver des plantes sur la route. C’était une façon assez vile de m’obliger à passer à l’acte ! Quand elle me tendit le sac, Fury précisa quand même avoir fait un effort et amené quelques réserves non-animale.

    En tenant le sac je soupire et lève les yeux au ciel… Je serais contraint d’en manger avant la fin du voyage… Autant commencer ce soir, j’ai détruit méthodiquement tous mes principes alors je vais continuer ! En fouillant un peu, je constate que ce sont des lanières de viande séchées, salées puis fumées. C’est assez proche de ce que nous avions nous même dans les pathfinders. Nous c’était du Kwak, ici l’odeur est légèrement différente, moins prononcée, mais la texture est plus ou moins la même.

    Une gorgé d’alcool et un peu d’eau puis je me lance à gouter. La texture est coriace et le gout n’est pas très prononcé, ce n’est pas bon en fait, c’est genre manger du caoutchouc. Comme la viande que j’ai l’habitude de manger en fait, je pourrais m’y faire. Il faut juste oublier que ça vient d’humains…

    - J’imagine que je finirais par m’y faire.

    En guise réponse, Fury me gratifia de son sourire « je me pince la lèvre » et sortit un magnifique collier de réduction et une paire de menotte… Elle me fait confiance mais pas trop à ce que je vois, serait-ce à cause de la grotte ? ça va vite me gonfler de dormir les mains attachés ! Sauf que non ! Madame me demande de mettre le collier, ce que je fais, puis elle nous attache ensemble !

    Mais dans quel but ? Si elle ne veut pas que je la bute, c’est pas du tout la bonne méthode ! Il me reste un bras de libre et, en plus, elle est littéralement a portée de main.

    - Tu sais que je pourrais te tuer dans ton sommeil comme ça ou libre…

    Bon, ça n’a rien changé et elle s’est quand même ligoté à moi et c’était assez gênant pour dormir, surtout qu’elle avait tenu à s’installer tête bèche pour me surveiller. Et il s’est passé le moment le plus génant de ma putain de vie le lendemain matin ! Mais genre… honteux, vraiment…

    Déjà, j’ai eu froid la moitié de la nuit car, elle est bien gentille la Murdoch, mais ça fait deux ans que je vis dans un cachot et j’ai perdu l’habitude du grand air. Puis j’ai fait des rêves de dingue où elle et moi… enfin voilà quoi. Je me souviens l’avoir prise dans mes bras, disant que je lui pardonnais ce qu’elle m’avait fait. C’est la douce voix de Fury qui me réveilla et je vis avec horreur que je n’avais pas rêvé, je l’avais bien prise dans mes bras ! Mais merde, comment s’est possible ?!

    - Je… Je sais pas… c’était pendant mon sommeil…

    Mais elle m’ignora, se contenant de manger rapidement, de la viande humaine et on repartit. Elle évita soigneusement de reparler de ça durant la journée et je savais que risquais de me prendre des vannes à la tête si je faisais allusion ! Mais vous savez ce qui me surprend le plus dans cette histoire ? C’est qu’elle laisser parraitre une autre expression, que je n’avais jamais vu, elle semblait gênée par « mon avance ».

    Il se pourrait que je la mette mal à l’aise ? Je ne sais pas, mais la deuxième nuit fut similaire à la première et au matin je me retrouvais, encore, dans ses bras. Sa réaction fut assez amusante si bien que le troisième soir je décidais de le faire volontairement. Il faut bien s’amuser dans la vie et ce n’est pas tous les jours qu’on est en solitaire avec une charmante folle. Sauf que ce soir-là, elle se blottit contre moi et me rendit mon « câlin ». Je n’en revenais pas ! Fury qui faisait un câlin à un homme, à moi ! Jamais je ne l’aurais cru possible. Le matin, je vis dans ses yeux qu’elle ne l’assumait pas du tout mais genre vraiment pas.

    Moi je rigolais de la situation, pour une fois que les rôles étaient inversés dans ce couple de fou ! Je ne vais pas me plaindre, elle tient chaud la petite mine de rien et puis sa peau est douce, soyons honnête deux minutes.
    Sur un autre plan, plus sérieux, nous avons fini par attirer des canidés de feu et pour les éloigner, on a largué une partie de nos rations de viande. Le soir venu, Murdoch se contenta de boire de l’absinthe en me regardant d’un regard mauvais. Elle avait décidé de ne pas manger pour économiser…

    Foutu fierté ! Elle aurait très bien pu me coller une ration vegi’ et puis manger ma ration de viande ! J’allais croquer dans ma barre avant de me raviser et de lui fourrer dans les mains. Avec la force de mes bras, ce n’est pas comme-ci elle avait le choix. Elle protesta bien mais je pris ma voix de lieutenant Anderson :

    - Boucle là et mange, notre survie dépend presque entièrement de toi alors je te veux en forme demain matin. Je vais faire mon Sévien et manger un bol de riz, ça ira. Tu es bizarre Fury… on a la relation la plus niqué de ce continent et tu es gêné parce que la nuit tu te colles au corps chaud le plus proche ? Hé, arrête de me regarder comme ça, tu veux qu’on forme un duo d’enfer non ? Alors on doit pouvoir se parler et se faire confiance ! J’en ai rien à faire que techniquement je sois ton prisonnier, pas quand notre vie est en jeu. Si tu veux garder ton ascendant sur moi de cette façon, ok ! Mais je vais te dire, ça fait deux ans que ma putain de vie tourne autour de toi alors crois-moi quand je te dis que je ne compte pas te lâcher, même si pour ça je dois tuer une des sœurs de Maxwell.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je la sentais très agacé par ce que je disais. Aurais-je trop jouer sur le lien qui me liait à elle ? Si on s’engueuler au bout de quatre jours, il se pourrait bien que je sois mort avant d’arriver à Oazys… encore 20 jours ! Courage Ashai !

    En dépit de tout, le lendemain au réveil, j’eu la surprise de la voir encore une fois dans mes bras. Pour une fois j’étais réveillé avant elle et j’ai eu l’occasion de la regarder dormir. A part sourire comme un nigaud et graver son visage innocent, car elle le semblait, dans mon visage… je n’ai rien fait ! Je n’ai même pas imaginé la tuer ou lui faire du mal... c’est vous dire !
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Dios le Jeu 5 Juil - 16:45

    [Rien de notable en F13]

    Fury a bien analysé la route à prendre et il n’y a donc pas de nid. Le désert peut être monotone. Durant les quatre jours suivant, le premier sera étonnamment calme mais les trois autres seront très difficiles à cause d’une tempête de sable qu’il va falloir supporter. Bon courage à vous !

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Jeu 5 Juil - 18:38



    [Le duo part de F13 puis prendra par G13]

    Je n’étais pas de charmante humeur à cause de la viande perdue mais j’étais prête à faire le sacrifice nécessaire. Dans tous les cas, il le fallait bien si nous voulions tenir. Autant jeûner en début d’expédition plutôt qu’à la fin. J’étais encore en bonne forme. Mon esclave, lui, avait besoin de nourriture. Je le laissais donc se servir… Par Dios, pourquoi me foutait-il sa barre de viande dans les mains ? Il était con ou quoi ? Vous me connaissez, je protestais de toutes mes forces en lui envoyant un regard assassin. J’avais décidé de me « sacrifier » il n’avait pas à refuser mon geste ! J’allais monter sur mes grands grwaks mais il m’empêcha de m’exprimer en prenant son air autoritaire. C’était le monde à l’envers ces temps-ci !

    Il m’ordonna à moi de la boucler, comme s’il m’était supérieur. Wow, il allait devoir se reprendre s’il ne voulait pas se prendre une gifle ou un poing en pleine figure. Dire qu’il était plutôt soumis au départ. Le soleil avait dû lui chambouler les neurones, je ne voyais pas quoi penser d’autre.

    En soit, ce qu’il dit n’était pas stupide. Il pouvait manger son riz mais la manière de dire les choses était importante. On n’avait pas à me parler sur ce ton ! Ce qu’il était agaçant ! L’irritation se fit plus vive lorsqu’il ramena LE sujet sur le tapis. Il pensait que j’étais gênée de me coller contre lui la nuit ? Non mais quelle idée totalement stupide et infondée ! Je ne voyais pas de quoi il parlait. Il cherchait sa claque, à tout prix, je vous le dis. Je fronçais les sourcils pourtant cet idiot poursuivit son discours en me demandant d’arrêter de le regarder de la sorte. Encore un ordre ?! Je faisais ce que je voulais. Que ça le dérange n’était pas mon problème ! Tant de provocation ! Il avait intérêt à se reprendre un peu sans quoi cela finirait mal. J’aimais bien qu’il me titille mais là il commençait à y aller fort.

    Ashai ne s’arrêtait plus de parler, évoquant la nécessité que nous communiquions et partagions une confiance pour former notre duo. Il termina sur un autre ton en me faisant presque une déclaration. Venait-il de dire qu’il ne comptait pas me lâcher et qu’il serait prêt à tuer une de ses sœurs pour cela ? Oua. C’était un vrai cap pour lui qui semblait tellement attaché à son environnement familial. Croyez-moi, il m’avait bassiné avec le fait qu’il voulait retrouver ses proches d’Öazys. Alors, l’entendre dire qu’il les tuerait n’était pas anodin. Tenait-il à moi à ce point, ceci malgré les deux années de calvaire que je lui avais infligé ? En analysant ses propos, j’avais la sensation que j’étais vraiment le centre de sa vie de manière positive. Bien sûr, une fille comme moi n’aurait pas dû s’en étonner puisque je suis géniale. J’étais d’accord de le constater pour la plupart de la population mais Maxwell m’avait toujours résisté. Le voir ainsi être presque à genou devant moi, prêt à tout,  me rendait toute chose. Il ne m’aurait pas cherché juste avant et il n’y aurait pas eu cette histoire d’étreinte, je l’aurai bien embrassé.  

    Mais n’oublions pas qu’il avait fait preuve d’insolence. Je me devais d’être dure avec lui pour lui apprendre à me respecter. Je feignais donc la colère à la perfection en le fusillant du regard.

    « N’ose plus JAMAIS me donner des ordres ! Mange ton riz et toi boucle-la au lieu de dire des conneries ! T’as visiblement trop pris le soleil. »

    Nous allions nous reposer. Etrangement, si lui trouva rapidement le sommeil ce ne fut pas mon cas. Une fois sûre qu’il dormait, je restais comme une idiote à le regarder. Avait-il été sincère ou tout ceci n’était qu’une grosse manipulation pour arriver à ses fins ? Que voulait-il au juste ? Me servir, former le duo que je lui proposais ? J’avais du mal à le croire. Tout au fond de lui ne me haïssait-il pas encore ? J’avais tellement l’habitude que l’on me déteste, que l’on me jalouse ou que l’on essaie de me doubler qu’il était étrange de vraiment accepter qu’autre chose m’arrive. Bien sûr, j’avais quelques alliés ponctuels mais ça restait des missions d’entente sur un lapse de temps assez court. Ce n’était donc pas comparable.

    Cela faisait un bail que personne n’avait pris ma défense ou ne m’avait dit être prêt à tuer pour moi sans que je le fasse chanter. Mon regard ne le quittait pas. Etait-il sincère ? Le ferait-il vraiment ? Non, il devait bluffer. Je n’étais que son maître et il avait ajouté ces conneries pour que je ne lui foute pas mon poing en pleine figure. Ou alors… Il était presque devenu un homme libre voulant me servir avec ou sans ce statut d’esclave. Je ne savais pas quoi penser.

    J'étais dans ses bras, je l’avais dans les miens. Il n’avait pas intérêt à m’avoir menti sans quoi je lui ferai payer cher ! S’il me savait diabolique, il pouvait encore découvrir un niveau de cruauté supérieur. On ne me manipule pas… Non.

    Ne me déçois pas, pensais-je en m’endormant.

    Lorsque je rouvrais les yeux, il me regardait. Après avoir cligné des yeux, je pris mon air provocateur habituel accompagné de mon sourire.

    « J’espère que tu vas reprendre des bonnes habitudes aujourd’hui. Allez, debout. »


    Je lui enlevais son collier, les menottes et après un bref petit déjeuner nous étions repartis. La journée suivante fut assez calme bien que chaude. Nous avancions à un bon rythme et évitions de croiser le chemin de créature : tant mieux. Après une autre soirée, je me retrouvais de nouveau dans ses bras et assumais de plus en plus le prendre dans les miens. Maxwell était ma propriété, pourquoi devrais-je me justifier ?

    Une autre journée totalement différente nous attendait : une tempête de sable était sur notre chemin. Vraiment, ce n’était pas de chance. Je nouais nos grwaks ensemble pour être sûre de ne pas nous perdre. Où que nous allions, il faudrait avancer ensemble. Ce n’était pas des conditions de voyage agréable mais le désert est ainsi : impitoyable avec ceux qui le franchisse. Régulièrement, j’essaie de voir si mon esclave va bien et j’ai la sensation –peut-être fausse- qu’il en fait de même.

    Au soir nous nous posions et mangions dans la tente qui vacillait sous le vent. Même à l’intérieur je sentais qu’on allait se manger du sable. Je mangeais, agacée de voir des grains se coller à ma viande.

    « Quelle cochonnerie ce sable ! On va être enseveli dans notre sommeil si on ne fait pas attention. »

    Pestais-je. Lui aussi semblait en avoir marre de cette météo pourrie.

    L’heure de dormir était arrivée. Prétextant vouloir me protéger du sable, je lui ordonnais de me serrer bien plus proche de lui. Ben quoi ? Ses bras faisaient un beau bouclier. Moi je le serrais… Parce que sinon il se serait retiré pour faillir à sa mission !

    Nous réussissions à dormir et à nous réveiller sans être totalement ensevelis.

    Les jour s’enchaînaient et se ressemblaient. Au bout du 4e jour dans cette zone, j’étais épuisée par ce sable qui me tapait sur le système. J’aurai été capable de frapper mon pauvre Maxou, qui n’avait rien fait pour une fois, juste pour évacuer mon agacement. Franchement, ce n’était pas le moment de me provoquer. Tout ce que j’espérais c’est que la tempête passerait pour les quatre jours suivants.

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Jeu 5 Juil - 21:12

    « J’espère que tu vas reprendre des bonnes habitudes aujourd’hui. Allez, debout. »

    Personnellement, je n’avais aucune envie de m’incliner de renier ce que j’étais. Il y a une différence entre renier ses principes moraux et changer de point de vue, ce que j’ai fait pour survivre mais également car je ne suis pas un idiot et je sais reconnaitre quand j’ai tords. J’avais tords de servir aveuglément Kin et Oazys en pensant que j’œuvrais pour le bien commun alors que non, pas du tout. Soldat pour Oazys est être un mercenaire à la solde d’un groupe de privilégiés. Mais j’en ai déjà parlé.

    Renier ce que je suis, c’est renier mon entrainement, mon expérience et ce qui fait de moi quelqu’un de fiable, attachant ou détestable et efficace. Oui j’avais haussé le ton envers Murdoch en dépit du lien théorique qui nous liait et non je ne le regrettais pas. Je tacherais de me montrer conciliant avec elle tant que nos vies ne serait pas en danger. Maintenant plus que jamais, si je voulais me libérer je pourrais. Nous ne sommes que deux, dans le désert, je suis armé et elle a baissé sa garde. Elle est plus vulnérable que jamais.

    Quand je vous parlais de lien théorique, je ne me moque pas de vous, si je continus à mettre ces menottes et ce collier, humiliant, c’est car je le veux bien. Il me serait très simple de lui écraser la gorge pendant son sommeil, prendre le couteau, couper le collier lui arracher sa petite colonne. Bon, après, c’est une fille retord, j’imagine qu’elle doit bien se protéger d’une façon ou d’une autre.

    Puis je n’en ai pas envie, tuer mon guide dans un nouveau monde, ce serait un peu risible non ? Alors oui, c’est un guide tordu et à moitié fou. Mais je sens que ce qui se trouve derrière ces humiliations et ces semaines pénible vaut le coup de serrer encore un peu les dents. Je l’ai toujours fait, je continuerais à le faire. Je vais accepter mon rôle, mais j’espère vraiment que je finirais par passer ce stade et devenir un peu plus à ses yeux que sa propriété.

    La journée fut relativement silencieuse, une sorte de malaise s’était un peu établi entre nous. J’avais à la fois envie d’approfondir ma relation avec mais j’avais peur de la façon dont il fallait le faire. Sans compter que Fury remettait sur le tapis la question de mon esclavage, me rappelant ma douloureuse situation de prisonnier. Alors je me contentais de la regarder sous cape, voir si tout allait bien de son côté. Etrangement, j’espérais qu’elle fasse de même pour moi, j’aimais bien quand elle était sympa.

    Des fois je me demandais comment je pourrais arriver à attendre de l’affection d’une personne que j’ai haïe pendant autant de temps ! Pourquoi le soir venu je vais volontairement chercher la chaleur de ses bras ? Est-ce car je ne suis qu’un homme et qu’elle n’est qu’une femme  et que, bordel, je n’ai pas fait l’amour depuis deux ans et que ça me frustre pas mal ! Ou alors c’est plus profond que ça ?  C’est une question de dingue, elle m’empêcha de dormir pendant une nuit entière alors que je sentais sa peau glisser contre moi quand elle bougeait.

    Dans son sommeil, elle avait des petites mimiques mignonnes, elle lâchait des sons et des murmures. Le soir du sixième jour, je suis certains l’avoir entendu dire « Ashai ». Qu’elle rêve de moi est soit très bon signe soit très mauvais. Heureusement, je portais tout le temps mon interface visuel, ça avait un avatar assez intéressant, elle ne voyait pas mes yeux et je pouvais beaucoup plus facilement dissimuler mes émotions. Je crois qu’admettre une quelconque attirance sur ce plan serait un aveu total de faiblesse, mais j’avais l’impression qu’il en était de même pour elle.
    Pourquoi je dis ça ? A cause de la tempête.

    A partir du cinquième jour, nous avons essuyés une violente tempête de sable, elle nous suivit trois nuits durant. C’était une horreur, les grains s’infiltraient partout et en toute circonstances, ils nous grêlaient le visage et allait même jusque dans notre nourriture. Tout crissait sous la langue et avait un affreux gout de terre. On avait beau dormir dans une tente, on ramassait sévèrement. Moi qui était assez massif j’en avais pour mon compte.

    Dès le premier soir, Murdoch sauta sur l’occasion pour m’ordonner de la serrer fort et la protéger du sable. C’était certes une bonne idée mais on sentait une autre motivation en dessous. Fury est beaucoup de chose mais pas une bonne menteuse.  

    La situation aurait pu être amusante si moi-même je ne commençais pas à me lasser du sable et surtout du putain de bruit ! Le vent soufflait tout le temps, à toute occasion et sans jamais s’arrêter ! C’était presque le pire dans cette histoire. Le troisième soir de tempête, j’en pouvais plus et Fury non plus. Elle semblait à fleur de peau, stressée et prête à exploser à la moindre contrariété. J’avais envie de lui parler du collier et des menottes mais je sentais que ce serait une excuse valable pour qu’elle m’envoie une volée.

    Peut-être pourrais-je espérer lui changer l’esprit en l’entrainant sur un sujet un peu moins prise de tête ?

    - Tu voudrais savoir ce que je compte faire une fois à Oazys ?


    Elle leva la tête de son morceau de viande, il y avait toujours de l’énervement dans son regard mais je crois que j’avais réussis à capter son attention. C’était un début !

    - D’abord, j’ai décidé que le t-shirt serait de trop. Je crois que ça te plaisait de me voir sans. Je vais juste récupérer un petit bijou qu’on ne trouve pas sur Baal, un manteau climatique. Ça vaut une vraie fortune et ça protège du froid comme du chaud. Je n’aurais pas la classe torse nue avec un manteau noir, élégant ouvert ?


    Pour accentuer mon propos je déchirais mon vêtement en feignant la bêtise :

    - Oups, que suis-je maladroit. Je vais devoir me montrer vulnérable devant toi pendant le reste du trajet.

    Franchement ? Ça m’amusait beaucoup de jouer à l’idiot. Le voyage n’était pas amusant, la destination le serait beaucoup plus, mais rien ne m’empêchait de le rendre plus léger. Je regardais Fury, guettant un signe quelconque sur une amélioration de son humeur. Dans le doute, continuons !

    - Ensuite, je foutrais le feu à la maison familiale des Anderson. Histoire de faire place net. On ira voir mon ancien mécano, une petite révision et puis je me disais. Un esclave peut avoir des esclaves ? Je veux dire, c’est un pro de mes augmentations, ce serait bien de l’avoir sous la main tout le temps.

    Je ris en imaginant la scène, le pauvre homme avait une cinquantaine d’année. Ce n’était pas un mauvais gars mais j’avais des priorités dans la vie et lui n’en était pas une. Je m’approche un peu d’elle pour continuer, car c’est là que ça devient intéressant :

    - Ensuite, ensuite. Nous irons voir le capitaine Lyrna, cette sale garce voulait tout le temps coucher avec moi. Elle me faisait même du chantage à ce sujet. Je… voudrais tellement lui passer ma main dans son ventre, passer sous le plexus et arracher le tout ! Par Dios ce serait magnifique ! Elle survivrait assez longtemps pour comprendre ce qui lui arrive ! Il y aurait du sang partout. Oh et puis le commandant Sylen, lui… oh… Lui je vais lui broyer tous les os, lentement délicatement. Non, encore mieux, je vais lui retirer les os, en le laissant vivante ! avant de l’achever en le jetant les pieds en avant dans un broyeur.

    Je dis ça, je suis censé les sacrifier devant Dios alors il faudrait que je réfrène mes pulsions. Mais j’ai un sourire de carnassier en disant ça. J’ai une autre idée alors :

    - Dommage qu’ils soient pour Dios, dis-moi ma chère maitresse Fury, tu ne voudrais pas aider ton admirable prisonnier à tuer son ex et sa plus grande sœur ? En bonus dirons-nous.

    Pour votre information, j’ai deux sœurs dans l’armée et une plus petite qui bosse dans un labo. Par ordre décroissant dans l’âge, Sélene, Serice et Trishna. Trish est ma petite favorite, j’ai toujours été le plus sympa avec elle,  ses grandes sœurs n’admettant pas qu’elle ne soit pas militaire. Autant Serice, lui en avait voulu, autant elle se montrait cordiale avec elle. Mais Sélene était une garce qui nous méprisait. Elle faisait un énorme complexe d’infériorité vis-à-vis de moi et ne manquait pas une occasion de trainer dans la boue Trish.

    - Cette sœur, Sélene, est dangereuse pour nous, elle a les capacités de nous suivre et de nous nuire. Elle est aussi bonne soldate que moi. Quand nous aurons fait ce que nous devrons, elle et les autres sauront vite que je suis en vie et ton allié… j’espère à terme ami et pas uniquement une possession.

    Je ne me rend pas compte tout de suite de ce que je viens de dire, je suis trop fatigué pour réaliser la portée de certains de mes mots…

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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Dios le Jeu 5 Juil - 22:55

    [Rien de notable en G13]

    Fury est toujours un super guide ! Vous pourrez avancer, mieux : la tempête de sable vous laisse tranquille. Par contre, faites attention : des sables mouvants sont disséminés un peu partout. Mieux vaut être prudent mes serviteurs...

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Jeu 5 Juil - 22:58



    [Le duo part de G13 puis prendra par H13]

    Ashai prit la parole pour me demander si je voulais savoir ce qu’il comptait faire une fois sur Öazys. Il devait bien deviner à mon regard que ce n’était pas le moment de sortir quelque chose qui m’agacerait. Vraiment, ce serait dramatique. Je lui balancerais le bout de viande que j’avais dans la main en pleine figure pour commencer. Dios seul savait comment cela se terminerait.

    J’essayais de me raisonner en me disant qu’il n’était pas fou et qu’il devait commencer à comprendre comment je fonctionnais. Il allait bien choisir son sujet. Mon instinct était bon puisqu’il me parla d’enlever son t-shirt une fois là-bas ! Il allait enfin assumer sa classe jusqu’au bout : j’adorais cette idée ! Il parla d’un manteau ouvert qu’il porterait en plus de cela et me demanda s’il n’aurait pas la classe. Je pris mon air mélangé malice et curiosité.

    « Mouais, j’attends de voir ça de mes propres yeux pour te dire ce qui te va le mieux. »


    En vérité, j’étais convaincue de son allure mais je n’avais pas envie de lui faire une réponse de groupie du type « oh oui, tu seras tellement désirable ». J’avais encore mon honneur à cet instant précis. Il s’effrita lorsqu’il fut faussement maladroit en déchirant son t-shirt. Malgré moi, je ne peux retenir un sourire équivoque et mon regard trahissait la satisfaction de ce qu’il voyait. Mon Maxou était quand même sacrément bien fichu … et il comptait rester comme ça tout le reste du trajet. Rolala, ça allait rendre le voyage bien plus agréable pour moi ! Il savait comment me remonter le moral. J’en oubliais presque ma mauvaise humeur.

    Mon brun préféré me narra ce qu’il comptait faire : brûler sa maison, récupérer un mécano qu’il voulait comme esclave. Il me demanda s’il le pouvait. Je mis mon index sur mon menton avant de lui répondre :

    « Normalement non, un esclave ne possède pas d’esclave mais si tu es sage, je te l’autoriserais. »


    Il fut question d’une certaine Lyrna qui en avait voulu après son corps –on pouvait la comprendre. Apparemment il ne ferait preuve d’aucune pitié à son égard. La description de ce qu’il comptait lui faire à elle et Sylen me donna des frissons d’excitation. Après ça, jamais plus elle ne pourrait l’approcher. Ce que j’aimais qu’il parle enfin comme un baalkyan ! J’avais envie de voir ça de mes propres yeux. Mon regard devait trahir tout mon entrain, il pétillait malgré l’obscurité. Mon Maxou allait devenir un homme, un vrai, sur Öazys. Quel dommage que nous devions parcourir autant de distance. La patience serait de rigueur.

    Mon charmant partenaire me rappela à la réalité en rappelant que les sacrifiés seraient en vérité livrés à Dios. C’est vrai, il devrait attendre de rentrer pour mettre au point sa sentence mais il pourrait s’y tenir. D’humeur partageur, mon esclave me demanda très gentiment si je voudrais l’aider à tuer son ex et sa sœur. Quelle bonne idée ! Je ne savais trop pourquoi mais j’avais bien envie de pourrir toutes ces filles qui lui avaient tourné autour. Maintenant il était à MOI et plus personne ne pourrait le récupérer. C’est donc sans hésitation que je lui répondis :

    « Tu les exécuteras à ta manière devant Dios, il sera fier de toi. Et bien évidemment, je t’aiderais. J’adore les bonus et ce sera notre première mission en tant que duo. »


    Il me mit en garde concernant les capacités de sa sœur. Cela ne me faisait pas peur, au contraire. Ce serait un superbe trophée supplémentaire pour décorer notre demeure. Je notais la fin de sa phrase qui semblait un rien déprimante. Il devait être autant fatigué que moi. Cela me fit mal au cœur. Il m’avait bien remonté le moral et s’était même mis torse nu pour me plaire. Il méritait un remontant. Je l’attirais contre moi et l’embrassais avec fougue tout en laissant mes doigts prendre leur place contre son cuir chevelu. Il avait besoin d’être rassuré, moi aussi d’une certaine façon. Nous étions fatigués, nous le méritions amplement et je ne crois pas que cela lui déplairait.

    Je m’arrêtais un instant, le regardais avant de lui murmurer :

    « Je pensais que tu aimais être à moi. »

    A l’entendre c’était presque une mauvaise chose... Il n’avait pourtant pas l’air si malheureux et puis c’était lui qui me l’avait clairement demandé au tout départ.

    Sans lui laisser l’occasion de répondre je l’embrassais de plus belle un peu plus longuement. Tout ceci aurait pu être plus agréable sans ce fichu sable, sans le vent et le reste. Je n’y prêtais plus vraiment d’attention. Après de longues secondes, je le laissais reprendre sa respiration et lui adressais un sourire amusé.

    « Tu réfléchis trop. Tu arriveras à être heureux quand tu laisseras tomber. »


    Regardez qui lui disait ça. J’aurais bien fait d’appliquer cette phrase à ma propre personne. J’étais tourmentée par des bêtises ! Peut-être qu’il était temps de prendre sur moi. Ouais, j’allais appliquer mes paroles et cesser de me tourmenter. Je terminais mon repas et l’invitais à dormir. Le vent soufflait mais ses bras me protégeaient toujours. Cette nuit-là, je dormis comme un bébé. Je ne sais pas si c’était à cause du réconfort que m’avait procuré mon Maxou ou si  c’était à cause de la fin de la tempête. Dans tous les cas, je me levais du bon pied et ça faisait du bien.

    Je souris et dis avec entrain :

    « Dios est avec nous ! La tempête s’est arrêtée ! Vite, remettons-nous en route ! »


    Nous voilà repartis après avoir enlevé la majorité des grains de sable qui nous pourrissaient la vie.

    Nous avancions désormais sur nos grwaks détachés. Plus besoin de les encorder alors que nous voyons bien clairs. Au contraire, il était bon d’être un rien indépendant pour contrer d’éventuelles attaques ennemies. La chance était de notre côté : tout semblait assez calme. Nous pouvions donc savourer la joie de pouvoir respirer normalement et d’être certain de partir dans la bonne direction.  

    Alors que nous avancions, je remarquais quelque chose de presque invisible à l’œil. Rapidement je barrais la route au grwak de Max.

    « Stop ! »
    Je soupirais de soulagement. « Regarde, des sables mouvants. »

    Dis-je avant de désigner l’endroit concerné. Ce n’était pas du tout flagrant du premier coup d’œil mais en l’observant attentivement, on le voyait.

    « Il doit y avoir des vers des sables. Si nos grwaks s’y coincent même cinq minutes, on risque de se faire dévorer. »


    J’étais fière d’avoir pu le tirer d’un mauvais pas, pour une fois. Sur le trajet des quatre jours suivants, nous en rencontrions pas mal. Cela nous força à rallonger les journées. C’était fatiguant mais moins que les tempêtes de sable. Enfin nous nous posions. Je souris à mon allié avec un air réellement ravi, sans colère, sans taquinerie. Cela m’arrivait peu. Il faut dire que je ne partageais que rarement des expériences sincères avec autrui.

    « Tu t’en es bien sorti. Je suis fière de toi, mon Maxou. »

    Lui dis-je avant de mastiquer un bout de viande.

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Ven 6 Juil - 11:48

    Je crois sincèrement que cette soirée figure dans le haut du classement de mes soirées. Je ne sais pas ce que j’attendais réellement en lui parlant de meurtres et d’avenir ensemble. Un glorieux avenir au service de Dios. Mais si son baiser est une bonne surprise, j’avoue que j’ai eu une sorte de sursaut en mode « yes » quand elle posa ses lèvres sur les miennes. D’instinct, je fermais les yeux pour mieux apprécier le moment, sentir ses doigts tenant ma tête dans une douce fermeté. A cet instant, plus rien d’autre ne comptait. Le vent, le sable, le bruit, mes pensées noires, mes tortures… j’étais juste totalement perdu dans cette étreinte.

    Elle me posa bien une question mais je n’avais pas envie d’y répondre et elle ne m’en laissa même pas l’occasion. J’aurais tellement aimé que ce baiser dure des heures, mais hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et quand s’écarta je ne pus retenir un sourire de béatitude. Mais j’étais un peu frustré également, elle faisait monter en moi un désire comme je n’en avais pas eu depuis longtemps, très longtemps. Ce qui nous unissait, elle et moi, se composait de sentiments si violents, si intense, j’ai pendant longtemps porté une haine viscérale à son existence même ! Je l’avais déjà dit, mais je le répète, notre relation est absolue, nous sommes liés jusqu’aux bords même de la mort.

    La nuit fut courte pour moi, non pas à cause de pensées noires ou de la tempête, mais car je pensais à des choses positives. Je repensais au baiser, je pensais aux moments étonnamment agréables que nous avions pu passer ensemble. Mais je repensais aux moments où j’avais envie eu de la tuer. Maintenant, je la serre dans mes bras et elle dort, le visage détendu et visiblement heureuse. A voix basse, je ne peux pas m’empêcher de rectifier ce qu’elle m’avait dit tout à l’heure :

    - J’aime être avec toi.

    Je réussis enfin à retrouver le sommeil et en dépit de ma courte nuit, j’avais la forme et le moral en me réveillant. Enfin la tempête s’était calmée et nous allions pouvoir avancer sans risquer de se faire rapper la peau par le sable. Nous avançons côté à côte, certes la conversation n’était pas intense mais je ne pouvais m’empêcher d’apprécier le voyage et sa compagnie. Je souriais, émettant de temps à autre une remarque ou un commentaire, mais rarement plus. Elle non plus n’était pas extrêmement bavarde, mais j’avais l’impression qu’elle partageait ce sentiment de paix qui m’habitait. Vers le milieu de la journée, elle me barra subitement la route pour me montrer des sables mouvants.

    Heureusement qu’elle était là, jamais je ne les aurais remarqués. Il n’y en avait pas aux alentours d’oazys ou très peu, comme elle disait c’était le signe de la présence de vers des sables et nous nous faisions un devoir de les exterminer. Oui, ça faisait aussi partit de mon métier de tuer des créatures à la chaine. C’est pour ça que je voulais un double sacrifice, des décideurs de mon groupe, pour faire amende honorable auprès.

    Visiblement, pour Fury, repérer les sables ne posaient pas de soucis et heureusement qu’elle était là car ça ressemblait à un vrai terrain miné ! Elle prenait souvent des détours et des virages sans prévenir. Pour ma part, je me contentais de la suivre, calquant les pas de ma monture sur la sienne. A ce niveau, je lui accordais une confiance aveugle et je ne me posais même pas la question de savoir ce que moi je devais faire. En fait, j’appliquais plus ou moins son conseil de lâcher prise, mais c’était assez difficile pour moi.

    Au moins, sans les tempêtes de sable, on pouvait tranquillement manger sans avoir de quoi faire un château dans la bouche. On va se parler franchement, l’humeur était au beau fixe. On n’avait pas reparlé du baiser mais maintenant, nos étreintes devenaient beaucoup plus naturelle, elle ne « m’ordonnait » plus de le faire et se contenter de se loger une fois que j’étais couché. Je ne faisais plus aucune remarque à ce sujet, profitant de l’instant.

    Autre point positif, je m’étais enfin fait à la viande, le gout particulier de celle-ci ne me dérangeait plus vraiment. Ou alors c’est car je commençais à souffrir de la faim ? Clairement, nous ne mangions pas assez quand on voyait les efforts qu’on devait soutenir. Vous le croyez si je vous disais que j’espérais réellement croiser une expédition d’Oazys ou de Sévia ? Je veux dire, ils auraient forcément de la nourriture avec eux et je pourrais me laisser aller à un peu de violence sans conséquences.

    C’est ce que je dis à Fury le soir même, d’après elle, nous étions sortis de la zone des sables mouvants et nous allions pouvoir de nouveau avancer. Son humeur semblait crever le plafond, au point même qu'elle me félicita, disant qu’elle était fière de moi. Je crois qu’à ce moment, je rougis jusqu’à la pointe de mes oreilles. J’avais rarement entendu ce genre de compliment, mes parents m’avaient admirés et félicités mais ne me l’avait jamais dit. Seule Trishna disait qu’elle était fière de son frère.

    - Je…merci beaucoup ça me touche…

    Je pris moi aussi un morceau de viande et commençait à manger sans prêter trop attention à Fury, perdu dans mes pensées… Elle semblait désireuse de partager un moment sincère, ça se voyait à son attitude qui changeait. Une partie de personnage sauvage semblait se calmer pour laisser apparaitre autre chose. On aurait dit, je ne sais pas, qu’elle semblait à l’aise avec moi. Au point que j’ai presque sur le point de lui révéler une idée folle qui me traversait la tête depuis quelques jours… VRAIMENT folle.
    Je toussotais, cherchant mes mots, car si je m’y prenais mal je risquais de vexer Fury, très sérieusement.

    - Quand on a reçu l’ordre de te traquer et de te tuer, ma petite sœur, Trishna, est venue me voir. Me demandant de te ramener en vie. Pourquoi ? Car elle voulait simplement comprendre comment tu avais trouvé le courage de te rebeller contre le gouvernement en place.

    C’est pas mal comme introduction en matière, assez flatteur du comportement de cette jolie folle. Comme elle ne m’avait pas encore planté de couteau dans la tête, je continuais :

    - Quand je suis partis, elle détestait déjà l’armée, le gouvernement centrale et le massacre massif des animaux pour la consommation de viande et l’habillement. Elle déteste Sélene mais c’est presque moi qui l’ai élevé et je sais qu’elle-m’aime. Ce que je vais te dire est fou, mais je pense qu’elle pourrait rejoindre nos rangs. Par vengeance ou par principe je ne sais pas ! Quand on passera chez Maxwell, tu voudrais bien m’aider à la convaincre de venir avec nous ?

    J’ajoute un peu gêné, car j’ouvre mes sentiments :

    - C’est la seule personne de mon ancienne vie que je ne veux pas voir mourir. Je te le demande, je te supplie de bien vouloir m’aider à la convaincre et, si ça échoue, de l’épargner. Elle seule, tous les autres peuvent mourir mais elle non. Ce n’est pas une ennemie de Dios, au contraire. Elle fait partit d’un groupe d’activiste attaquant régulièrement les boucheries d’Oazys et j’ai dû utiliser mon influence pour qu’elle ne soit pas poursuivi pour meurtre une fois. Alors même qu’elle était coupable.

    C’était de bons arguments, du moins je l’espère. Je savais aussi que Murdoch détestait que je m’accroche à mon ancienne vie et là, je parlais quand même de faire venir une de mes sœurs ! Ce n’était pas rien ! Elle qui me voulait pour elle seule, mais j’avais espoir qu’elle comprenne ce que je voulais faire. Montrer ma bonne volonté auprès d’elle et de Dios. Le cœur battant, mes lèvres laissèrent échapper une ultime phrase :

    - Même si elle ne sera plus jamais la première dans mon cœur.
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Dios le Ven 6 Juil - 22:35

    [Rien de notable en H13]

    Fury est toujours un super guide ! Tant que vous allez vous ennuyer trois jours et comme je suis très généreux, le quatrième jour en fin de journée vous croiserez la route de trois explorateurs inoffensifs (à peine armés, avec un maximum de provision par contre). A vous de voir ce que vous en ferez !

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Ven 6 Juil - 22:38



    [Le duo part de H13 puis prendra par I13]

    Dios en soit témoins : j’avais réussi à le faire rougir. Jamais je n’avais soupçonné qu’il puisse afficher sa sensibilité au point d’en arriver là. Les compliments n’étaient pas forcément mon fort mais tout de même. Je n’avais rien dit de si exceptionnel, si ? Il me dit être touché et je voulais bien le croire. Ce n’était pas tous les jours que l’on voyait Ashai arborer la couleur d’un fennec de feu. J’aurai dû prendre une photo mais je ne voulais pas gâcher toute cette émotivité. Il s’ouvrait à moi et donc commençait réellement à me faire confiance. J’adorais me moquer de lui mais je me retins, pour une fois. Si quelque chose de sincère naissait entre nous, je n’étais pas contre. Je suis une sacrée plaie, une folle, parfois une menteuse mais j’étais capable de me lier à des gens. Me lier sans chaine, oui, ne faites pas les étonnés. Ce n’est pas quelque chose que je hurle sur tous les toits mais j’avais bien eu ma bande de criminels. De plus, par le passé j’avais aussi eu un petit ami. Le mythe s’effondre peut-être pour vous mais j’ai bien un cœur, enfoui sous cette tonne de folie. Mon Maxou, je l’appréciais, je devais me l’avouer. Ces jours dans le désert me le prouvait un peu plus chaque jour.

    Le silence s’installa, je ne le brisais pas en me disant que mon Maxou aurait peut-être envie de parler de quelque chose. Après tout, s’il toussait comme ça, c’est qu’il avait l’intention de prendre la parole ou alors il avait choppé un mauvais rhume à cause du vent… Non, c’était définitivement le premier choix.

    Le début de sa phrase ne me plut pas du tout. Il parlait ENCORE du passé. Décidément, il fallait qu’il avance. Combien de fois devrais-je le lui répéter avant que cela rentre assez dans son cerveau pour que l’on ne parle plus de ces histoires ? Visiblement, une fois de plus. Puisqu’il était parti sur sa lancée, je pris la peine de l’écouter, sait-on jamais que ce soit quand même intéressant.

    Il souhaitait parler de sa petite sœur Trishna qui détestait l’armée, le gouvernement et l’exploitation des animaux. Cette fille avait déjà tué et aimait son frère. L’idée de mon esclave était de la rallier aux baalkyans. Ce n’était pas idiot : elle semblait avoir le profil. A vrai dire, je me demandais pourquoi il n’en avait pas parlé avant. Sans doute n’aurait-il pas aimé qu’elle nous rejoigne, à l’époque où il fut capturé. Ca paraissait logique : il l’aurait eu comme ennemie, ça l’aurait mal fait. Maintenant qu’il était un servant de Dios, il voyait les choses différemment et voulait recruter, même chez les siens. Il avait la bonne logique.

    Par contre, je ne compris pas bien sa dernière phrase. Qu’entendait-il par « ma sœur ne sera plus jamais la première dans mon cœur » ? Voyait-il cela en terme amoureux ? Dans ce cas-là, tant mieux car les amours entre frères et sœurs ce n’était jamais terribles. Mais pourquoi le dire ? Sous-entendait-il que maintenant c’était Dios qui prendrait cette place ? Il aurait pu être plus explicite au lieu de me sortir ses phrases énigmatiques.

    « Les choses changent, maintenant tu as Dios dans ta vie… »
    J’avais envie de me flatter aussi je poursuivis dans mon sens bien que jamais il n’avait dû sous-entendre cela. « …Et une maîtresse génial donc ça semble normal qu’elle ne soit plus la première. En tout cas, je suis prête à la recruter et à éventuellement fermer les yeux sur son existence si elle refuse. Nous aurons bien assez de sacrifices sans elle. En plus, tu aurais pu ne pas en parler. Cela prouve que tu me fais confiance et que tu veux sincèrement qu’elle nous rejoigne. Je ferai en sorte que ce soit le cas, tant que vous ne passez pas votre temps à ressasser le passé sous mon nez. Parce qu’il faut avancer un peu ! »

    Je soupirais et ajoutais, sans trop savoir pourquoi.

    « Est-ce que je te prends la tête moi avec mes parents qui m’auraient bien mariée à un gars riche comme si j’étais un patrimoine à placer ? Ou que j’ai vu tes connards de collègues tuer mes meilleurs amis de sang-froid, alors que certains n’étaient pas armés et voulaient se rendre ? A l’époque on était des criminels mais on ne faisait pas de massacres. Certains d’entre eux avaient fini par prendre peur et voulaient quitter le groupe, se ranger. On les a laissés faire. Mais voilà, Ils ont simplement rejoint le cimetière sans passer par la case justice. Je t’ai parlé de ce qu’on ressent quand on nous arrache les seules personnes qui nous comprenaient vraiment ? Que l’on perd une partie de soi et que l’on aurait aimé échanger nos places ? Non, je crois pas, alors pitié avance. Franchement, on est tellement mieux sans ces poids morts à nos chevilles. L’important c’est de faire ce que tu veux maintenant, le passé ne doit pas te tirer en arrière. Jamais. »


    C’était sorti tout seul mais d’où ? Franchement, je ne sais pas. J’avais découvert mes paroles presque en même temps que je les avais prononcées. Ca manquait d’action, ça devait être ça. Vivement que l’on se remette à la routine attaque, torture et sacrifice ! Toutes ces conneries étaient pour les gens normaux pas pour moi.

    Je finis de manger et décréta être fatiguée. J’allais me coucher mais, contrairement à d’habitude, je ne lui mis ni collier ni menotte. Voyant son air surpris je lui dis d’un air faussement lassé :

    « Je te fais confiance. Si demain t’es pas là ou que tu as tenté quelque chose contre moi tu sauras ce que c’est de me mettre VRAIMENT en colère. Puis, je te le dis au cas où, si je meurs, tu meurs avec moi. »

    Sur ces bonnes paroles, je m’allongeais dans mon coin sans même le regarder et m’endormis. Je ne bluffais pas, s’il me tuait j’avais de quoi le tuer. C’était un système fait pour les kamikazes comme moi. J’aimais me dire que si on m’éliminait, ce serait dans un joyeux feu d’artifices. On pouvait dire que j’étais explosive jusqu’au bout.

    Les jours suivants étaient d’un ennui mortel : pas de créatures, pas d’obstacles. Heureusement, Dios nous mis sur le chemin de trois aventuriers novices. Pourquoi pensais-je qu’ils l’étaient ? Parce qu’ils n’étaient pas équipés comme il convenait pour le combat et qu’ils étaient en train de se battre en eux concernant la direction à prendre. Si ça se trouvait ils ne tenaient même pas la carte dans le bon sens… Je lançais un regard à mon Ashai et lui dit en souriant :

    « Allez, vas-y, je te les laisse et je viendrai finir si c’est nécessaire. Amuse-toi. »


    Ils avaient l’air d’avoir des vivres. C’était mon lapin qui allait être content ! Après trois jours à ne rien voir, ça amenait un peu d’action et de joie. Ce n’était pas pour me déplaire et je me disais qu’il devait en être de même pour lui ! Allait-il faire un massacre ? Me ferait-il le plaisir de se défouler voire même d'en faire notre barbecue de ce soir ? Tout était possible et j'avais hâte de voir mon Ashai à l'action !

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Lun 9 Juil - 17:00

    D’une façon ou d’une autre, la relation que j’entretenais avec Fury évoluait à grande vitesse. Il y a à peine trois semaines, je n’aurais jamais eu l’audace de penser que je ferais route vers Oazys avec des motivations aussi sombres. Je n’aurais jamais non-plus pensé pouvoir me confier sur ma famille à une personne que je hais tant…

    De la haine ? Non, pas vraiment, je suis au-delà de ça, j’en suis au point où tous les sentiments que je peux avoir envers elle sont « existants». J’éprouve de l’attraction et un rejet, mais pour rien au monde, je ne laisserais quelqu’un d’autre lui faire du mal ou me la retirer.

    Vous pouvez me trouver étrange d’être si possessif, mais je ne fais que suivre son exemple. Je me suis confié à elle sur ma famille et il semble claire que je l’ai blessé en parlant d’un passer où elle n’est rien d’autre qu’une ennemie pour moi. Comme-ci, on aurait dit de la jalousie… Mais passons, car le plus surprenant fut bien le moment où elle me parla de son passer…

    Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela me fit plaisir, j’avais tout lu sur elle, étudier le moindre témoignage et parler à toutes les personnes qui l’avaient déjà vu dans le passé. Mais qu’elle me parle de son ressentit était totalement différent et tellement éloigné de ce que je pouvais m’attendre… Je sentais bien sa colère et le reproche dans sa voix. Oui, les gardes d’Oazys avaient eu la main lourde en ce qui la concernait.

    Elle me parle de sa douleur et… je comprends mieux ce qui peut l’avoir poussé à rejoindre Dios et rejeter son passé. Je comprends un peu mieux pourquoi elle ne veut plus qu’on l’appelle « Elisa Murdoch ». « Par pitié », ce doit être une vraie douleur de parler de son passer pour qu’elle emplois ce mot, même en tant que figure de style. Elle est tellement certaine d’être ma maitresse que je la vois mal le dire. Le trajet, le manque d’occupation, la seule chose que nous pouvions faire était discuter et nous confier l’un à l’autre et je crois bien que ça allait trop vite pour elle.

    Honteuse d’avoir tant parlé, même si moi j’en étais ravis, elle met brutalement fin au repas et à la conversation. Allant se coucher dans son coin, sans me mettre d’entraves, j’allais lui faire la remarque avant qu’elle me lance, la voix amère qu’elle me faisait confiance. Si on excepte qu’elle avait visiblement caché des explosifs pour me tuer en même temps qu’elle.

    Soyons honnête, moi aussi je l’aurais fait alors j’approuve son idée.
    Pour la première fois depuis deux semaines je dors seul et j’ai eu froid presque toute la nuit. Le lendemain fut assez avare en parole, une sorte de gêne s’était installé entre nous. C’est tout juste si elle me décroche un regard ou une parole durant la journée, le soir ce fut la même chose. Pour ma part, je n’osais pas trop lui poser de questions, j’avais encore peur d’empirer les choses.

    Si seulement on pouvait croiser un petit groupe d’aventuriers ! Je me ferais une joie de me défouler et d’amuser un peu Fury avec mes capacités uniques. Mais il faut croire qu’espérer des choses n’est pas vaine action. Au bout de trois longues journées, j’eu la surprise de voir un trio de kwaks avancer dans notre direction. Les personnes les montants avaient visiblement une lourde tension sur leurs épaules.

    Ils semblaient stressés, peu enclin à la discussion sereine qu’il faudrait avoir dans cette situation. Ce ferait des proies facile et un vrai « plus » alimentaire pour Elisa. Pour moi aussi, mais je ne me sentais pas prêt à manger de la viande venant aussi directement d’un humain.

    Fury me donne sa bénédiction, je vais pouvoir m’occuper d’eux en bonne forme :

    - D’accord, je vais me faire un plaisir de les envoyer rejoindre leurs ancêtres. Sors donc une tranche de pain, ça va saigner !


    Je m’avance mais j’hésite sur la démarche à adopter, ils sont légèrement armés et je dois faire attention aux kwak. Ce serait dommage de se faire tuer car on a blessé un de ces volatiles à la con. Non je n’aime pas les oiseaux ! Le trio me repère et leur dispute semble s’éteindre, ils me regardent d’un air à la fois soulagé et soupçonneux. Je prends mon plus beau sourire, digne de mes séances de drague dans les bars et je me présente :

    - Salutation à vous, Je m’appelle Ashai, Et vous ?

    Le premier se présenta comme un certain Manuel, avec ses potes Sylvain et Killian, j’avoue que je n’ai pas retenu leurs noms de famille. C’était une bande d’explorateur venant Oazys, soit pour chercher un trésor, mais un autre disait qu’ils cherchaient des criminels et un autre voulait rejoindre Sévia. Je les écoutais parler et se contredire sans perdre mon sourire.

    J’ai trouvé comment les tuer, je collerais une balle dans l’épaule du plus éloigné, je ferais tomber le plus proche par terre et je lance mon épée sur le dernier. Aucune mort trop expéditive, j’allais pouvoir m’amuser comme disait Fury. Je les laisse un peu continuer, trop occuper à se disputer pour songer un seul instant à se méfier d’un homme se baladant tors nu dans le désert ! Je finis par me lasser et je passe à l’action.

    Il ne fallut qu’une seconde pour que les trois se retrouvent à terre, blessé à divers degrés. Des amateurs… Sylvain à mon épée qui le traverse de part en part, je décide de m’occuper de lui en premier. Il mourra bien assez vite. Je le met sur le ventre et je fais rentrer mes doigts dans ses chairs, juste au-dessus du bassin. Je saisis fermement la colonne et je tire doucement.

    Vous savez ce qui se passe quand un homme a mal au-delà du possible ? Quand il est tellement perdu dans sa douleur qu’il ne peut plus rien faire, à part hurler ? Il appelle sa mère et pousse des cris aigues comme une petite fille. Ça dure longtemps, je fais durer un peu le plaisir et puis finalement je dire d’un coup sec ! Ses hurlements à lui cesse, mais pas ceux de ses compagnons, paralysés de terreur.

    - Fury ! Tu peux venir ! Tu ne verras rien si tu ne t’approche pas plus !

    Le coup de la colonne, c’était pour me mettre en jambe, un classique en fait. Pour les deux autres, j’ai une meilleure idée.

    - Vous deux, mes agneaux, je vais vous laisser une chance sur me survivre. Vous allez prendre ces beaux couteaux et m’attaquer, ensemble. Si vous refusez… je vous fais la même chose qu’à votre copain.

    J’agite ma main droite, elle est dégoulinante de sang et je tiens mon trophée comme si c’était une matraque. Après un instant d’hésitation, Manuel dégaine son couteau et se lance à l’attaque, sa technique est plutôt bonne, il doit certainement être militaire, mais ce n’est pas suffisant. Killian se lance après lui. Au début je me contente d’esquiver et de parer sans riposter, histoire de m’amuser et de les laisser en confiance.

    Puis d’un geste, je fouette l’air avec la colonne de leur ami et touche Killian à la mâchoire. Il y a un bruit d’os brisé, un cri et une énorme giclée de sang qui vient tacher le sable et mon visage. C’est agréable le sang chaud sur la peau quand on y pense. C’est agréable de se battre par plaisir et non plus par obligation. Killian, défiguré, tombe au sol, laissant un Manuel seul.

    Mais il ne renonce pas ! Il repart à l’assaut alors qu’il sait qu’il va mourir, j’admire sa ténacité. Pour le récompenser, je lui donnerais la mort d’une façon pas douloureuse. Je pars un de ces coups de couteaux et je lui brise le poignet histoire d’être tranquille. Ensuite, je l’attrape par la gorge et je le soulève à hauteur d’yeux, devant Elisa.

    - Celui-là, il est pour toi.

    Puis avec mon autre main, je le transperce, tenant son cœur dans ma main. Je jette son cadavre dans un coin, Fury me regarde avec son air malsain de quelqu’un prenant son pied et me prend le cœur des mains. Elle semble ravie du cadeau que je viens de lui faire, je ne peux m’empêcher de lui rendre son sourire. C’est à la fois gênant et hypnotisant.

    J’en oublierais presque que le dernier veut se barrer pendant que nous sommes occupés. Je m’occupe de lui rapidement en lui éclatant le crâne comme une vielle pastèque. Je me suis bien amusé, mais ils étaient vraiment faibles ces pauvres types. On aurait dit du bétail allant à l’abattoir… Je regarde un peu leurs provisions, il y a beaucoup de rations de combats et des conserves. Je jette tout ce qui peut contenir de la viande animal et transfère le reste sur mon Gwark.

    Ce soir on mangera un festin et qui sait, si elle arrive à trouver les bons mots, je me laisserais peut-être convaincre de manger la viande d’un de ces mecs.

    - Merci de m’avoir laisser ces types, ça fait du bien de se battre contre autre chose que des cadavres ambulants. Je compte sur toi pour partager notre prochain combat par contre, on est une équipe. A la vie à la mort il semblerait en plus !
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    DiosDivinité télépathe et métamorphe

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Dios le Mer 11 Juil - 14:50

    [Rien de notable en I13]

    Après avoir croisé des explorateurs, le duo se retrouve à traverser des dunes de sable où courent parfois des kwaks dont le maître a sans doute été tué. Il n'y a rien de spécial à signaler si ce n'est que la chaleur monte un peu plus la journée et que la nuit il fait un peu plus froid.

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Elisa Murdoch le Mer 11 Juil - 14:52



    [Le duo part de I13 puis prendra par I12]

    J’observais avec un large sourire mon esclave se rapprocher des trois malheureux. Maxou m’avait dit de préparer une tranche de pain, je ne me dis pas prier et en mangeait un petit bout. Ces idiots semblaient avoir de quoi manger alors je pouvais bien me faire un petit apéritif. En les regardant je me demandais quel mode de cuisson serait le plus approprié et comment je pourrai les préparer. Souvent, je passais par les restaurants pour prendre mes viandes mais il m’était arrivé plusieurs fois de manger mes proies. Cela arrivait dans des cas très spécifiques : soit le voyage était trop long et ils périssaient avant d’arriver à Baal. Je me devais donc de ne pas gâcher cette nourriture. La seconde possibilité était que j’avais sacrifié ma victime mais que Dios me laissait le corps. Dans ce cas, j’en faisais mon repas du soir en me disant qu’il me porterait chance.

    Je regardai Ashai leur parler. Les idiots ne se méfiaient même pas de lui et continuaient de se disputer. C’était un festin livré sur un plateau. D’habitude mon gladiateur était doué contre de puissants ennemis alors là ce serait une véritable boucherie. Ces petits n’étaient pas prêts à affronter leur destin. Je m’attendais à ce qu’ils pleurent comme de gros bébés et implorent mon cher esclave de les épargner. Mon rire de psychopathe raisonna tandis que le spectacle débuta. Oh oui, mets-toi à l’œuvre mon cher Maxou, montre-leur qui tu es, pensais-je.

    Pour rien au monde je n’aurai détourné le regard de ce spectacle macabre. Si les gens normaux avaient horreur du sang et des scènes violentes, je les adorai au contraire. Mon esclave était bien placé pour le savoir et j’avais le sentiment très agréable qu’il se donnait en spectacle pour moi. Tout se passa comme je l’avais pensé, en mieux encore. Les cris de fillettes que poussa le type dépassaient mes attentes. Il n’avait vraiment aucune fierté et il n’avait même pas tenté de mettre lui-même fin à ce calvaire. Moi, à sa place, j’aurais préféré me tuer que de finir comme ça. Tout de même, il y avait des limites.

    Le coup de la colonne m’avait donné des frissons, comme d’habitude. J’étais surexcitée et je ne demandais qu’à voir la suite. Mon Maxou m’invita à m’approcher pour mieux profiter du spectacle. C’est ravie que je suivis ses conseils, toujours à dos de grwak.

    Ashai fit monter les enchères en fournissant des couteaux à ses proies. Oh comme c’était mignon ! J’observais la scène avec encore plus d’intérêt. C’était typiquement le genre de comportement que j’aurais pu adopter et j’étais fière qu’il ait agi ainsi. Mon petit esclave devenait un baalkyan, un vrai ! Ce que ça pouvait lui donner encore plus de sex appeal ! Je me retenais de baver ouvertement pour ne pas qu’il prenne trop la grosse tête, pour le moment.

    Vous ne comprenez pas ce qui me rend folle de désir à ce moment ? Attendez : il se battait avec une colonne vertébrale fraîchement extraite à son propriétaire ! Ce n’était pas le genre de chose que l’on voyait à chaque coin de rue, même sur Baal. Je ne le quittais pas des yeux, souhaitant me remémorer chaque seconde de ce combat pour le reste de ma vie. Ce combat marquait véritablement son entrée chez les baalkyans, à mes yeux. On était bien loin du comportement qu’aurait eu Maxwell à son arrivée. Qu’il était bon qu’il se libère enfin.

    Ses ennemis ne lâchaient rien et tentèrent de se défendre, en vain. Autant demander à un insecte de nuit de ne pas aller vers la lumière. Ils se brulèrent les ailes comme ils étaient supposés le faire mais avec une originalité certaine. Vous ne le croirez pas mais mon esclave m’amena le cœur de sa seconde victime encore chaud ! J’adressais à Ashai un regard rempli de fierté et sans doute un rien malsain, mais ça c’était un peu habituel. Le gore j’aimais ça, c’était mon péché mignon d’autant plus quand c’était LUI qui s’y mettait. Regardez-le, couvert du sang de ses victimes, me ramenant ce cadeau. Il n’aurait pu me combler plus ! Je lui pris le cœur des mains et le dévorais du regard malgré moi. Il était si irrésistible à cet instant. En avait-il conscience ? Ce n’était pas certain.  

    Le coup de grâce tomba sur le dernier qui voulut fuir. J’avoue avoir du mal à retenir toutes les émotions qu’il faisait monter en moi. Il était tellement parfait à cet instant précis. Il représentait tout ce que j’adorais, tout ce qui me plaisait chez un homme et il était lui. Ouais, n’importe qui d’autre aurait agi exactement de la même manière, cela n’aurait pas forcément donné cette réaction chez moi.

    Pour me calmer, j’essayais de savoir comment je découperai ces infidèles et les cuirai. Le feu n’était pas forcément conseillé car cela aurait pu attirer des créatures mais c’était nécessaire pour ne pas tomber malade. Ces crétins étaient peut-être porteurs de maladie et il était hors de question de finir le voyage en vomissant. De plus, je voulais qu’Ashai goûte au fruit de son travail. Manger cru ne lui aurait sans doute rien dit. Et je voulais ABSOLUMENT qu'il mange ses proies et finisse ainsi de me faire fondre par son charisme naturel.

    Tandis que je faisais cuire les différents morceaux de ces types et le fameux cœur, mon Maxou me remercia de lui avoir laissé tuer ces types. J’opinais du chef et eus le plus grand des sourires lorsqu’il ajouta que les prochains nous les affronterions ensemble comme une équipe qui se battait à la vie, à la mort. Mon cœur bondissait dans ma poitrine si fort que j’avais l’impression qu’il avait envie d’atteindre celle de Maxou !

    J’abandonnais ma viande pour le moment, de toute façon ça pouvait mijoter un moment, pour plonger mon regard intéressé dans le sien. J’avais abandonné mes bonnes résolutions. Il faisait tout pour me faire fondre, à quoi bon résister ?

    « Ce que j’adore te l’entendre dire ! »
    Lui murmurais-je en me mordant la lèvre inférieure tandis que je trépignais d’excitation.

    Ne tenant plus, je me ruais contre lui dans une longue étreinte. Mes lèvres attrapèrent les siennes dans un long et langoureux baiser qui faillit nous étouffer tous deux. Je ne comptais pas le tuer mais je n’avais pas envie de le lâcher. L’entendre dire que nous étions une équipe liée jusqu’à la mort était ce qu’il me manquait. Maintenant je devais l’avouer, j’aurais bien du mal à faire mon indifférente face à lui.

    Je le laissais reprendre son souffle avant de poursuivre. Après le second baiser, je reste collée à lui et lui murmure, bien que personne ne pouvait nous entendre :

    « Seule la mort nous séparera. »

    Rien ne pourrait m’empêcher de rester avec lui. Je ne pouvais l’envisager. Même s’il venait à fuir, je le retrouverai. Si quelqu’un osait me le prendre, je retournerai tout. Il était à moi, rien qu’à moi… Le jour où il ne voudrait plus me côtoyer, il n’aurait d’autre choix que de m’éliminer. Quand je développais un lien envers quelqu’un, il était extrêmement rare qu’il s’efface. Ne me parlez pas de romantisme ou autre connerie. Ce que je ressens pour mon Maxou est unique et incomparable à vos histoires à l’eau de rose ! Ne cherchez pas à définir ce que c’est.

    Je passais les mains dans sa chevelure puis sur ses mains encore tâchées de sang.

    « Merci d’avoir combattu de la sorte. C’était encore mieux que dans l’arène. J’ai tellement hâte d’affronter les infidèles à tes côtés… »

    Je me décollais de lui et allais nous servir deux belles portions après avoir goûté. L’assaisonnement était franchement pas mal : j’avais bien fait de garder des pots d’épices. Je lui tendais sa part et lui dis très sérieusement :

    « Ton premier repas digne de ce nom. J’ai partagé, tu les as tué et me les a offerts mais tu mérites amplement ta part ! »

    J’espérais qu’il allait accepter de manger. J’avais en plus sorti les boissons, histoire de festoyer sa victoire comme il convenait. J’avais tellement bu ce soir-là que je ne me souvenais plus très bien comment s’est terminée cette soirée. Ce dont je suis sûre, c’est que le lendemain, j’étais dans ses bras on ne peut plus proche de lui.  Je ne fis pas semblant de le rejeter ou autre. Au contraire. Je lui volais un baiser avant de m’étirer et de lui dire d’une voix déterminée :

    « Allez, petit déjeuner et on se rapproche un peu plus de la destination. J’ai hâte de voir ce que tu leurs réserves et comment ils nous regarderont quand on leur fera la peau. »


    Je parlais bien évidemment de ceux qu’il voulait sacrifier ou tuer.

    Les quatre jours suivants furent un peu monotone question aventure. Par contre, je ne pouvais m’empêcher de rester très proche de mon cher Maxou. Dès que j’avais l’occasion de l’embêter en lui balançant du sable, je le faisais. Et si jamais il râlait ou essayait de répliquer, je lui sautais dessus comme la folle que je suis, puis lui volais un baiser. Ouais, je pense que je suis peut-être un peu accro. Mais c’est mon esclave, c’est normal, non ?

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

    Message par Maxwell Anderson le Mer 11 Juil - 19:36

    A l’issue du combat, je décide de libérer les kwaks et d’enterrer la viande qu’ils avaient. Ça me fait mal, surtout quand je regarde passer un énorme jambon sec, par Dios, j’aurais tellement aimé croquer dedans ! Mais j’ai fait un serment et puis j’imagine que j’aurais autre chose à manger ce soir.

    Une fois débarrassé de cette corvée, je constate que Fury a terminé sa propre œuvre, beaucoup plus sanglante. De la viande humaine est en train de cuire, en ragout, avec le cœur que je lui ai offert. L’odeur est totalement inédite pour moi, mais pas désagréable, pas du tout même ! J’ai un petit frisson d’excitation à l’idée de cette nouvelle expérience, ou alors c’est car j’ai l’adrénaline qui descend ? Je ne sais pas, mais ne tout cas je souris bêtement, juste heureux d’être là.

    J’en avais maintenant la certitude, Fury trouvait le sang, la mort et les massacres non seulement plaisant mais aussi aphrodisiaque. Elle ne m’avait jamais regardé avec de tels yeux que lorsque j’étais couvert de sang et que je m’étais allé à la brutalité et à la cruauté la plus sanglante possible. J’étais moi-même dans un état second, j’avais l’adrénaline dans le sang ! Un sourire béat sur le visage et une folle dans les bras. J’avais à peine fini de me battre, Fury se jetait sur moi et m’embrassa à pleine bouche, dans une sorte d’étreinte passionnée.

    Je lui rends son baiser, mes sens sont en feu alors qu’elle passe ses mains dans mes cheveux et qu’elle se colle contre moi. J’avais du sang partout mais elle s’en fichait, au contraire, je la voyais et je me disais qu’elle semblait bien contente de pouvoir ce couvrir de ce fluide. J’étais assez content de moi, autant l’avouer, j’avais pris plaisir à me montrer si brutal et, au fond de moi, j’espérais une réaction aussi charnelle que celle-ci.

    Je lui rends sa fougue et je me perds dans cette douce sensation. J’ai l’impression que ma compagne aussi déborde de bonheur, elle a totalement abandonnée son air supérieur de tueuse pour une expression beaucoup plus naturelle et elle est belle comme ça. Je n’entends même plus la voix de Maxwell, bien qu’il soit encore là, je ne me pose plus la question de penser à ce que j’ai subi. Je fais ce que je veux et ce que mon corps veut.

    Après un autre baiser, elle passe ses mains sur les miennes et murmure sa joie et son impatience de combattre avec moi. Comment des doigts si fins et doux peuvent se montrer si brutaux et appartenir à quelqu’un d’aussi cruel ? Je ne peux me retenir de lui murmurer :

    - Je me suis battu car j’en avais envie. Non plus parce que ma vie en dépendait… ça change tout.

    Après ce que j’ai, encore, trouvé comme un moment trop court, elle va constater l’état de la viande et commence à nous servir. Premier repas de Baalkyan. Ça s’arrose j’ai envie de vous dire et je crois bien qu’Elisa l’a compris. J’accepte son assiette et commence à dévorer, j’avais faim et en avalant en grande quantité, je m’attardais moins sur le gout. Il ne m’a fallu qu’une minute pour descendre la première assiette et une bonne mesure de vodka Sevianne. Je pris un peu plus le temps d’explorer le gout de l’humain durant ma deuxième part et c’est… intéressant.

    Ce n’est pas mauvais, pas du tout même, et si je fais abstraction des trois cadavres qui ne sont pas loin, je prends même plaisir à me remplir le ventre. Heureusement, Fury semble avoir prévu le coup et disposé une réserve presque infinie d’alcool. Entre deux morceaux de viandes, on trinque un bon coup, à ma santé, à la sienne, à Dios, à mes victimes, passées, futurs et présentes. Autant dire que ça fait du monde.

    Vers le septième ou huitième toast, je crois que je me suis un peu égaré que je me suis approché d’elle pour lui parler, enfin, c’est tout juste si elle n’était pas sur mes genoux :

    - Tu es tellement impossible, tellement dangereuse, tellement… cruelle, tu es un vrai démon. Tout ce que tu m’as fait, j’avais tellement envie de te tuer, pendant si longtemps. Mais… En fait, tu es tellement absolue et intéressante que je suis content de t’avoir rencontré. Avec toi ma vraie nature peut s’exprimer et je me sens libre. Quand je serais citoyen de Baal comme toi. Nous serons le plus beau couple de serviteurs du royaume. Toi, moi, personne d’autre pour s’interposer.


    Je ris en disant ça, ce ne serait pas une déclaration d’amour malsaine ? Bah j’m’en fiche, en guise de réponse j’ai le droit à Fury qui m’attrape la tête pour m’embrasser avec passion. Elle a un petit sourire et me murmure des choses à l’oreille. Je ne me souviens plus vraiment mais je crois que c’était un peu dans la même gamme. Assez content de moi, je continue sur ma lancée et j’ajoute :

    - Tu devras me tuer de tes propres mains si un jour tu veux te débarrasser de moi.

    J’eu encore le droit à un baiser et je suis quasiment certains qu’elle a dit la même chose à son sujet, que je devrais la tuer si je voulais la quitter. Ce qui causerait certainement ma mort. Après un nouveau baiser, je crois que j’ai eu un voile noir. Le reste de la soirée fut une série de flash de lucidité sans réelle logique ou cohérence.

    Tout ce dont je me souviens fut de la magnifique migraine que j’avais en me levant et du fait que Fury me vola un nouveau baiser. Signe que nous avions visiblement passé le cap où elle assumait ses sentiments pour moi et moi les miens envers elle. D’une humeur visiblement excellente, elle engagea la conversation, parlant directement du sort qui attendait nos pauvres victimes :

    - Elles seront suppliantes, mais j’espère qu’on aura quelques fortes têtes. Je veux qu’ils nous voient pour ce que nous sommes. Impitoyables, sans compassion et sans peur. Ils auront le cœur rempli d’effroi en nous regardant.

    Discours violent et revigorant ! Je mange avec appétit et nous nous mettons en route sans rien croiser de particulier pendant plusieurs jours.
    Mais la monotonie du voyage était rompue par une espièglerie bonne enfant entre Fury et moi.

    Elle m’embêtait et le but était de voir combien de temps je pouvais rester stoïque avant de râler ou de tenter une contre-attaque. Dans un cas comme dans l’autre, je me retrouvais avec une furie aux lèvres et je n’avais pas d’autre choix que de lui rendre son baiser.

    Sauf un soir, ça devait être le quatrième jour. On n’allait pas tarder à s’arrêter quand elle me lança une nouvelle vague de sable. En guise de réponse, j’optais pour une méthode inédite, anticipant le bisou qu’elle ne manquerait pas de me voler. Je bondis de mon gwark pour l’entrainer au sol, entrainé par mon élan, on roula dans le sable pendant quelques mètres. Je ne pouvais m’empêcher de rire de la situation et de la tête absolument outrée de cette belle Fury.

    Anticipant, je colle mes lèvres contre les siennes et je glisse ma main le long de son visage :

    - Moi aussi je sais me montrer entreprenant, maitresse Fury.


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    Re: Les voyages, ça rapproche [Maxou]

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