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    Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Elisa Murdoch le Ven 29 Juin - 15:26



    Comme d’habitude, j’avais parié un paquet d’ossements sur mon gladiateur préféré. Ce n’était pas un simple gars que j’avais choisi pour sa force. Il était doué et n’avait jamais perdu, certes, mais ce qui faisait toute la différence était ailleurs. Lui, c’était MON esclave, MON Maxou, MON Ashai. Tout le monde pouvait bien vouloir se l’approprier un peu dans leur tête mais la seule et unique réelle propriétaire était moi et personne d’autre. Oh, on avait voulu me le racheter et me l’échanger mais non, JAMAIS je ne le vendrai. Ce gars, je m’y étais attachée en deux ans. Il était aussi combatif que moi, sans doute aussi têtu. Franchement, il aurait fait un excellent baalkyan s’il avait fait un petit effort. Mais voilà, il semblait encore attaché à son passé, sa famille. Ce que je le haïssais dans ces moments-là ! A quoi bon regretter ces crétins ?! Il vaut tellement mieux et il pourrait avoir plus que ce qu’ils ne pourraient jamais lui offrir. Il appartenait à notre peuple. Ouais, il devait absolument comprendre que sa seule famille était les baalkyans. J’essayais d’amener à lui cette réflexion en lui rendant visite régulièrement, en lui racontant mes péripéties et tous les évènements cool de ma vie de baalkyan. Qui ne rêverait pas d’avoir une vie aussi dingue que la mienne ? Surtout lorsque lui reste dans son arène jour après jour…

    Un jour, il changerait, j’en étais convaincue. C’est avec le sourire que j’accourrai vers sa cellule et avec le pactole qu’il m’avait encore fait gagner. J’allais parler mais il me prit le bras avant de me demander de le faire sortir d’ici. Mieux, il ajouta bien vouloir tuer tous ceux que je voudrais en mon nom, celui des baalkyans, de Dios. Il voulait de vrais combats et remettait sa vie entre mes mains et celle de Dios. Olala, l’entendre me dire cela m’a fait des papillons dans le ventre. Depuis le temps que j’attendais qu’il lâche enfin son passé, qu’il accepte son fabuleux destin. Je n’aurais plus à craindre qu’il se fasse la malle – même si je ferai tout de même attention, ça pourrait être un piège.

    Dans l’excitation du moment, j’ouvris la cellule et posa l’index sur le bout de son nez. Je ne contenais pas du tout mon entrain, je me mordis la lèvre inférieure avant de lui dire :

    « Oh mon Maxou, j’adore quand tu me parles comme ça ! »

    Je le tirais par son haut pour rapprocher nos deux visages et lui dis dans une murmure tandis que mes lèvres s’approchaient des siennes :

    « Ta véritable existence commence maintenant. Tu verras, tu ne le regretteras pas. Toi et moi, on va former un duo d’enfer. Ces infidèles n’auront qu’à bien se tenir. »


    Je ris, totalement ivre de bonheur à l’idée de ce qui nous attendait. Ca faisait tellement longtemps que j’avais attendu ce moment. Lui qui m’avait fait souffrir, lui que j’avais eu un mal de canidé de feu à capturer… Il allait enfin être de mon côté ! Reformer une équipe était la plus belle chose qui puisse m’arriver, surtout avec lui.

    Mes yeux ne le quittaient pas du regard. Mon Max resterait avec moi… Il voulait chasser alors je ne le ferai pas attendre. Je lui pris fermement le poignet et l’entraînait à ma suite.

    « Viens, on va te prendre de quoi te battre puis on  s’entraînera dans les grottes ensemble. »

    Il était un excellent guerrier mais nous devions savoir coordonner nos styles.

    Je l’emmenais chez moi. Rien de spécial à dire : c’était une habitation assez simple avec canapé, table, quelques écrans volés sur Öazys, une chambre, une douche et surtout un bureau au-dessus duquel se trouvait mes nombreux trophées, crânes et l’avis de recherche de Lucie. Dans la grosse malle du salon se trouvait ma réserve d’armes. Je fouillais dedans après l’avoir invité à s’assoir sur le canapé. Tandis que je cherchais, je lui demandais :

    « Tu veux boire quelque chose ou tu as un petit creux ? Il te faut des forces pour ce que je prévois de faire. »

    C’était marrant de lui parler comme si nous étions amis depuis toujours. Ca devait lui faire tout drôle. Pour une fois je n’étais pas cette folle furieuse qui l’avait capturé. J’étais juste une fille un peu barrée en train de choisir les meilleurs armements pour notre duo.

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Maxwell Anderson le Ven 29 Juin - 18:56

    Vous savez ce qui arrive encore à me surprendre alors même que j’ai perdu depuis longtemps ma capacité à m’étonner et à m’émerveiller ? Dans ces geôles, j’ai vu défilé des centaines de personnes, certains étaient en pleurs, d’autres en peur, beaucoup ne comprenaient ce qu’ils faisaient dans cet endroit. Au nom de quoi ils se retrouvaient condamnés à mort. Là où je veux en venir, c’est que j’ai vu un large spectre de ce que le genre humain pouvait offrir comme émotion. Le seul que je n’ai jamais vu envers moi ces deux dernières années est l’amour, ou tout du moins l’attachement.

    Ces cinglés assoiffés de sang me voyaient comme un animal sauvage, beau et puissant, mais comme une bête. Ils me voulaient pour ce que j’avais l’air d’être et pour ce que je devais être. Mais il n’y avait bien qu’une seule personne sur tout ce putain de golem qui me regardait pour ce que j’étais. J’étais un esclave pour elle, mais le sien ! J’étais « Son Maxou » comme elle aimait m’appeler. Je vous parle d’Elisa Murdoch. Elle est à la fois la cause de ma chute mais également la responsable du peu de confort que j’ai depuis deux ans. Je vous avais dit que de temps en temps elle me sortait de ma cellule pour une petite balade ?

    Elle m’avait adopté comme étant sa petite chose et elle devait être la seule personne à ne pas me craindre ici. Alors que je lui rends trente bons centimètres et que je pourrais lui écraser le crâne mais elle ne m’a jamais traité comme une menace.

    J’en étais arrivé au point de la remercier et de temps en temps, il m’arrivait de lui parler ouvertement et d’être content de la voir. Le fait qu’elle m’ait sauvé la vie, étrangement, devait compter aussi.
    Mais après cette longue digression, j’en reviens à ma question de base. Elle, Elisa, sait me surprendre et l’explosion de joie dont elle a fait preuve à ma demande me surpris tellement que je reculais d’un pas. Ça faisait longtemps qu’elle me demandait de rejoindre ses rangs, mais de là à ce qu’elle m’attrape car le col et qu’elle me regarde comme… Je ne sais pas comment elle m’a regardé en fait, on aurait dit un mélange entre une maitresse fier de son animal et une maitresse ayant envie de son amant. Ses lèvres toutes proches des miennes… je peux sentir l’odeur de viande humaine qu’elle a mangée plus tôt.

    Mais là voilà qui me traine dans les rues de la ville, me parlant de notre avenir ensemble… Je me vois contraint de la suivre, voyant le regard surpris, effrayé et parfois jaloux des passants. C’est vrai que je suis le roi de l’arène ! Invaincu depuis deux ans, rien que ça, alors que je me bats toutes les semaines. On arrive chez elle et Elisa me jette sur son canapé. Alors qu’elle fouille dans son coffre, dans un fouillit d’armes, je regarde un peu autour de moi et je suis assez surpris de voir que c’est un endroit presque… normal ! Il n’y a pas de cadavres, pas de vierges de fer, pas de sang ou de crâne. J’aurais presque pu me croire chez moi avec les copains.

    Mais non ! A la place je suis sur un golem, dans le canapé d’une tueuse psychopathe à regarder ses attributs et me dire qu’elle est bien foutue… J’aurais tué pour avoir une copine qui aurait pu se servir d’un flingue moitié aussi bien qu’elle. Mon regard se perd un peu sur ses trophées et je vois un avis de cherche au nom d’une fille… Field, Lucie Field. Antony m’avait parlé d’elle, une mécanicienne du bas quartier. Je me demande ce qu’elle a bien pu faire pour énerver Murdoch encore plus que moi !

    On dirait que je n’ai jamais été son ennemis mortel et que je ne lui ait jamais planté un couteau dans le ventre, la voilà qui me propose une boisson ou un petit truc à manger. Quelle putain de blague ! Comme-ci nous étions amis ! Je ne comprends pas comment cette fille marche, on aurait juste dit une fêtarde extravertis comme j’en ai fréquenté pendant des années. Comment dois-je me comporter ?

    Oublions ce qu’elle m’a fait, oublions ce qu’elle fait aux autres. Pour le moment, elle m’aime bien et je dois en profiter, si je veux rester libre et espérer vivre assez longtemps, je dois me comporter correctement et oublier mon ressenti. Je souffle un coup et je lui dis :

    - Si tu as autre chose que de la viande humaine, je veux bien manger un bout.

    Je n’ajoute pas merci et ma voix est un peu plus cassante que je ne l’aurais voulu. Mais bon, faut pas trop m’en demander ! Si vous vous posez la question, je suis devenu plus ou moins végétarien depuis mon arrivé sur Baal, forcément, la seule viande autorisé étant la viande des sacrifiés… C’est peut-être la seule fierté qu’il me reste, je ne suis pas encore un cannibale. Je sais que je devrais faire une croix dessus à un moment ou un autre mais je voulais repousser ça le plus longtemps possible.

    J’observe avec plus d’attention ce que trafique Elisa dans le coffre, il y a pleins de fusils, d’arcs, d’épées et autres armes que je peine à identifier. Mais une me saute aux yeux, immédiatement. Je me lève et je m’approche instinctivement de mon « hôte ». Sans que je m’en rende compte ma main gauche se pose sur son dos et je me penche pour saisir le fusil que je voulais de la droite. Je le reconnaitrais entre mille :

    - C’est un M5A-spécial R, spécialement optimisé pour être utilisé par des soldats du groupe Pathfinder… C’est mon fusil… Je reconnais les encoches sur la crosse. Tu l’as avec toi depuis tout ce temps ?

    Croyais le ou non, je suis très content de voir qu’elle l’a gardé. Sauf qu’Elisa ne semble pas du tout ravis que je récupère mon arme ! Elle me l’arrache des mains et me colle une sorte de fusil à pompe dans les mains. Sauf que je déteste ce genre d’arme. Je le repose et lui dit :

    - Je me bats avec les armes de mes prothèses, que tu as détruites je te rappel, et avec une arme automatique que tu peux manipuler à une main. Tu dois bien avoir ça dans le tas non ? Tiens ! regarde celle-ci, c’est un pistolet mitrailleur, un Zec-4, il n’est pas de conception Oazyenne, mais c’est du bon matos. J'ai pris gout aussi à l'épée, tu crois que je pourrais la garder ?

    Je m’arrête une seconde, car je me rend compte d’une chose… Je lui parle comme-ci… comme-ci c’était normal, j’ai oublié un instant qui j’avais en face de moi et j’étais juste content de parler arme !

    - Bon, après c’est toi qui décide…


    Je toussote et change de sujet :

    - Dis, elle t’a fait quoi cette fille pour que tu lui colles une prime ? Je pensais qu’on ne pouvait pas faire pire que moi dans le genre « proie chiante », c’est bien ce que tu m’avais dit un jour ? Au fait, je crois que je boirais bien un coup aussi... En fait, je t'avoue, prendre un repas avec autre chose qu'un cadavre en attente serait sympa.

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Elisa Murdoch le Ven 29 Juin - 22:22



    Mon Dios ! Mon petit Maxou faisait toujours sa précieuse concernant la nourriture. Il n’avait jamais mangé de viande humaine jusqu’ici. Pourtant, je me souvenais lui en avoir présenté sous forme diverses. Des fois, cela ressemblait même à des créatures. Mais il n’était pas dupe et refusait encore et toujours d’en ingurgiter. Si ce n’était pas désolant. Je lui adressais un regard dépité, haussant un sourcil et affichant une légère moue. N’étant pas du genre à avoir la langue dans ma poche, je lui répliquais aussitôt :

    « Ashai, ce guerrier invaincu, respecté, dont le corps est recouvert de sang… Bouffeur de salade. Ca détruit toute ta virilité, tu en es conscient ? »

    Je me fichais bien que sa voix fut cassante. Il pouvait bien jouer les durs maintenant. Nous étions tous deux conscients qu’il avait rampé à mes pieds et m’avait suppliée de la sortir de sa cage. C’était moi qui avait le dessus, qu’importe son comportement. A vrai dire, j’aimais bien un peu de résistance donc il ne faisait que me faire un peu plus jubiler. Ceci dit, un esprit aussi droit que le sien ne devait pas en avoir conscience.  

    Revenons aux armes, apparemment mon esclave fut intéressé par ces dernières. Il s’approcha, mis sa main sur mon dos. Alors, ça y est, il commençait à ne plus me craindre et à avoir ce genre de geste à mon égard ? Cela aurait pu me plaire s’il n’avait pas poursuivi sa lancé pour attraper le vestige de son passé. Bien sûr que j’avais gardé son arme mais c’était pour me féliciter d’avoir gagné cette fois-là. Jamais je ne voulais qu’il remette la main dessus : ça allait lui retourner le cerveau ! Il allait repenser à Öazys et ses anciens camarades, sa famille. C’était intolérable !

    « Ouais, je l’ai gardé mais vire tes grosses pattes de là ! »

    Je sentais la colère bouillir en moi. Sans aucune retenue, je lui arrachais violemment l’arme des mains et lui balançais le premier truc qui semblait pouvoir le remplacer. Pitié, qu’il prenne tout sauf ça ! Il voulait me provoquer ou quoi ?! Vilain garçon…

    Pas plus perturbé que cela, mon Maxou présenta ses armes de prédilections. Je lui lançais un regard mi-agacé, mi-songeuse. Il fallait que je l’équipe et nous devions être efficaces. L’écouter était donc logique et même conseillé mais il m’avait énervé avec son ancienne arme. Je lui aurai bien collé mon poing dans la figure, je le pouvais encore. Le ferai-je ?

    Le voilà en train de me dire que c’était moi la patronne ! Hé bien voilà, CA j’aimais bien. Tout de suite, cela me décrispait. Chacun était revenu à sa place pour mon plus grand bonheur. Mon brave esclave attendait ma décision de maître, je pourrais bien être un peu clémente puisqu’il gardait un comportement correct.

    « Tu peux prendre le Zec-4 et garder ton épée mais tu as intérêt d’assurer derrière. »


    J’aimais bien mettre des petits coups de pression même quand c’était inutile. Il était doué, nous le savions tous deux. Oui mais il devrait le prouver encore et encore et ne pas me décevoir. Ca, il devait se le graver dans la tête.

    Changement de sujet, il parla de l’enflure de Lucie. Il semblait presque jaloux qu’on ait pu m’emmerder plus que lui. Oh mais c’est qu’il était mignon quand il s’y mettait ! Je souris à cette réflexion tandis qu’il proposait indirectement de manger en ma compagnie. Cela me surprit, il devait vraiment se sentir seul pour me sortir de tels propos si rapidement. Nous faisait-il une petite dépression ? Ben, je ne me voyais pas refuser un repas : j’adore manger et puis j’adore parler. Un repas en tête à tête serait donc la bienvenue.

    Je disposais des assiettes et couverts sur la table. Pas de nappe ou autre : les chichis c’est pour les autres. Je me dirigeais ensuite vers le frigo et en sortit une portion individuelle de nouilles à la viande humaine ainsi qu’une salade assaisonnée. Tandis que je le servais de sa formule végétarienne, je lui dis d’un air moqueur :

    « Tu as de la chance que j’ai une pote qui est venue de Sèvia. C’était pour elle que j’avais mis ça de côté. Sérieusement Maxou… Tu vas finir par tomber dans les vapes à manger comme un lapin volant. M’oblige pas à t’appeler mon lapin… »

    Je secouais la tête, exaspérée puis m’assis avant de manger une première bouchée de mon plat. Il y avait plus de viandes que de nouilles et je ne me cachais pas de la dévorer devant ses yeux. Cela me faisait bien rire. Mais quel peureux ! Je me léchais les lèvres avant de lui dire en désignant l’avis de recherche :

    « Et l’autre cruche a fait l’erreur de rompre notre marché en plus de me donner des ordres, de me faire du chantage, de me menacer de mort et de tuer MES sacrifices ! Elle voulait nous faire péter ensemble, pensant que je fuirai sous la menace. C’est Dios qui l’a sauvée en me demandant de m’occuper de choses plus importantes… Mais, je ne comptais pas la laisser sans tirer si facilement. Maintenant, elle est officiellement l’ennemie des baalkyans et ne va plus dormir. »


    Je ricanais, fière de moi avant de conclure :

    « Si tu veux savoir, elle n’a pas été chiante comme toi, c’est différent. Mais si elle t’intéresse, tu pourras lui faire du mal pour moi, ça me ferait plaisir… »


    Tout esclave exemplaire se devait de satisfaire les désirs de son maître, non ?

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 30 Juin - 2:16

    Je veux bien perdre autant de virilité qu’elle le veut et de masse musculaire qu’il faut, mais tant que j’aurais d’autres solutions, je me refuse à manger de la chair humaine ! Salade ou pas, j’avale ce qui se présente devant moi. C’est cent fois meilleurs que ce qu’on nous servait dans l’arène, même si ma place de champion m’accordait des privilèges, je mangeais souvent le même gruau que les autres et, à cause de mes convictions, certains mangeaient plus que moi.

    Car eux, ils mangeaient les autres. Il faut bien se mettre dans le crâne que les mecs que je tuais, ils finissaient dans l’assiette des gens ici ! Si ça se trouve, Elisa mangeait le gars que j’avais décapité la semaine dernière. Un vendeur de potion de Sevia je crois, ou alors elle mangeait la mère de famille que dont j’ai brisé la nuque… Mais Murdoch remue le couteau dans la plaie en se moquant de moi, me lançant des quolibets sur la façon dont elle devrait me nommer.

    Elle s’imagine maligne de faire ça ? En fait, je suis même persuadé qu’elle n’essaye pas d’être méchante quand elle me dit ça, mais elle veut simplement partager ses idées. En deux ans j’ai appris à la connaitre et je commence doucement à percer certains de ses accès d’humeurs.

    Par contre, ce qu’elle me raconte sur cette pauvre Field me donne froid dans le dos… Non pas qu’elle mette sa tête à prix, mais qu’une gamine des bas quartiers puisse la mettre dans une telle situation ! Qu’elle tente de doubler Murdoch et de surtout de la provoquer au point de la pousser à la mort !

    - Cette gamine est courageuse ou inconsciente… ça dépend de la façon dont on se place. C’est dommage, toi qui aime les fortes têtes. Maintenant, si tu veux que je m’occupe d’elle… bah je t’ai promis de tuer pour toi…

    C’était un peu cruel de dire ça comme ça, je parlais froidement, avec
    détachement et désinvolture, d’un meurtre ! Quand je me bats dans l’arène, je le fais pour vivre un jour de plus, là je le ferais pour faire plaisir à Elisa. C’est différent… Vous le croyez si je vous dis que j’ai envie de voir jusqu’où la reconnaissance de cette folle peut aller ?

    - Allez à Oazys pour éliminer des gens de… mon… ancien… peuple… Ce n’est pas le genre de chose que voudrait Dios ? Il ne faudrait-il pas que j’en ramène aussi un ici pour le tuer devant lui ?

    Cette question, j’ai l’impression de poignarder Kin dans le dos en la posant ! Vous saviez que j’avais juré devant lui de protéger ce pays et ses habitants ?  Renier comme ça un serment n’est pas quelque chose que je prends à la légère et j’espère bien qu’Elisa en est consciente, de tous les efforts que je vais consentir pour survivre. Or comme il faut passer par elle pour ça, en un sens, je fais des efforts pour elle ! J’accepterais de faire tout ce qu’elle me demandera, ou presque. Il me reste encore quelques points d’honneurs.

    Ne pas manger de viande humaine, ne pas prier en appelant à l’aide et appeler uniquement par le terme « Lisa ». Elle détestait ça, ça se voyait mais c’était l’un des derniers, si ce n’est mon dernier signe de résistance envers elle. Le truc de la viande restant plus comme un refus général, ne pas forcément adresser à elle seule.

    Alors que je finissais mon assiette, ne réagissant pas trop  à mon environnement. J’étais encore au stade de gouter ce que je mangeais.  Si ça venait de Baal, alors ils étaient très doués pour ce genre de choses. De temps en temps je regarde Elisa, et elle me sourit, me nargue parfois en montrant ostensiblement ce que contient son bol de nouilles. Mais vous savez quoi ? Je m’en fiche car c’est agréable d’avoir autre chose qu’un type tirant la tronche :

    - Quand les mecs ont une espérance de vie d’une semaine et qu’ils savent que je finirais par les tuer. Ils prenaient leurs repas comme des zombies, pas un mot, pas un sourire, rien ! Tu avais deux-trois autres petits champions, qui vivaient plus longtemps, mais ils s’étaient ligués contre moi…

    Putain, Max’ fait gaffe à ce que tu vas dire !

    - Tu es la première personne qui me sourit lors d’un repas depuis deux ans. Merci pour la petite salade, ça va bien à mon appétit de lapin.

    Comment avouer une faiblesse à une femme qui veut t’exploiter ? Voilà… Je n’arrive pas à me concentrer et à rester uniquement « pro ». Sa bonne humeur me touche que je le veuille ou non et visiblement je l’aime bien que je le veuille ou non. Sadique, cruelle ; meurtrière, cannibale, joueuse, amusante par moment, intéressante tout le temps…

    - Tu voulais que nous allions aux cavernes, un entrainement. Ça ne me dérange pas… je n’ai pas vraiment le choix de toute façon… mais il y a un souci.

    Je désigne le petit collier que je porte à la base du cou :

    - Tu sais que ce truc limite la force de mes prothèses  à celle d’un bras humain normal. Je ne pourrais pas « assurer » si j’ai ça autour de la gorge. Il serait impensable pour moi de ne pas arracher la colonne de nos victimes après les avoir tué.

    Mais comment je parle ? Je ne suis même pas en train de me moquer d’elle ! Je ressens une vraie frustration quand je ne peux pas « finir » les gars en face de moi de cette façon. C’est effrayant de voir à quel point j’ai pu devenir cruel durant ces deux années. Comme quoi, les changements sont insidieux et vils, peut-être que Lisa l’avait remarqué avant moi et que ça l’avait encouragé pendant tout ce temps à venir me voir.

    - Bon sang… Par Dios, jamais je n’aurais parlé comme ça avant. Le lieutenant Anderson n'aurait jamais dit ça... Mais il est mort dans un désert sous les balles d'une tueuse d'élite, en même temps que son passer.


    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Elisa Murdoch le Sam 30 Juin - 17:46



    Mon esclave me confirma être prêt à tuer Lucie si tel était mon souhait. Ainsi il tiendrait sa promesse. Au moins, nous étions sur la même longueur d’onde question engagement. Je n’avais qu’une hâte : le voir passer à l’action ! Etant donnée la manière dont il se débrouillait dans l’arène, ce serait forcément un régal. Il serait sans doute encore plus cruel que moi avec mes victimes. J’aimais que l’on me surprenne en bien, lui y arrivait parfaitement. A chaque fois, il se surpassait et je sentais une excitation irrépressible monter en moi. Je suis sadique, ça ne vous surprendra pas, et mon Maxou était le roi sur le sujet quand il s’y mettait. En plus, j’avais l’impression que mes encouragements le poussait à toujours repousser les limites de l’imaginable. Oh, comme j’espérais qu’il ait d’autres belles surprises pour moi. Il était bien un des rares à me mettre dans tous mes états.

    Pas stupide pour un sou, Maxou me demanda s’il ne devrait pas ramener un sacrifice de son ancien peuple à Dios.  Je lui souris avec mon air de psychopathe et lui répondis avec entrain :

    « Si, c’est exactement ce qu’il voudrait et cela lui plairait forcément de te voir faire ton premier sacrifice volontaire. On va t’organiser ça. Ce sera très amusant. »


    Sans doute n’était-il pas encore prêt psychologiquement pour trouver de l’intérêt à sacrifier mais cela viendrait avec le temps. Les nouveaux ont souvent un peu de mal à totalement décrocher de leur ancienne vie. Après quelques temps, l’inverse se produit : ils se demandent comment ils ont pu, un jour, être autre chose que le serviteur dévoué de Dios et comment ils pourraient épargner des infidèles. Quand bien même ces derniers aient un lien de sang ou psychologique avec eux.

    « Et puis, ça t’aidera à enterrer ton passé une bonne fois pour toute ! »

    Au sens propre comme au figuré ! Ce que j’adore mes blagues ! Avouez, c’était bien trouvé.

    Pendant un instant je me demandais s’il avait su que j’aurai pu être une de ses collègues dans l’armée, par le passé, si mes parents l’avaient accepté. Probablement pas… Lui et moi étions sans doute plus proches qu’il ne l’imaginait et, prochainement, il suivrait mes traces. J’avais tellement hâte qu’il ne se pose pas de questions et agisse naturellement. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs : il était déjà extraordinaire qu’il veuille enfin servir Dios. Le reste prendrait un peu de temps.

    Je nous ramenais différents verres et alcool ainsi que de l’eau. Je me pris un petit shot d’absinthe : ça réveillait bien ces petites choses-là. J’espérais qu’il ne se contenterait pas d’eau. C’était déjà un lapin, il ne fallait pas abuser…

    Pendant le repas, mon esclave me regarda, jusque-là rien de bien anormal. Il n’allait pas m’ignorer, sans déconner ! Par contre, il prit la parole pour m’expliquer qu’il avait l’habitude de se nourrir dans la solitude la plus totale, dans une ambiance déprimante à souhait. Mon sourire était donc un changement majeur dans sa vie, si ce n’est pas touchant, et il me remerciait pour la salade. Ce que j’adorais quand il était si docile et qu’il me brossait dans le sens du poil. Il prenait de bonnes habitudes.

    « De rien, mon lapin ! Tu sais, plus tu t’ouvriras à Dios, plus vite tu accepteras que ta nouvelle vie est sur Baal, plus vite tu seras heureux. Cesse de lutter : tu te prives de la vie idéale. Tu sourirais comme moi si tu arrêtais de te mettre des barrières psychologiques. »

    Je m’approchais de lui, posant ma main sur son épaule et déposant mon regard dans le sien.

    « Obéis-moi, tu verras, ton monde s’illuminera. »

    Je repris mes distances en souriant. Espérons qu’il prenne en compte mes conseils et que tout ceci ne soit pas qu’un immense canular visant à sa revanche tardive. Je gardais cette option en tête. Après tout, il avait vraiment voulu me tuer par le passé. Jouer sur mon attachement était un créneau à tenter s’il voulait retrouver sa vie sur Öazys. Il aurait même pu vouloir y rapporter ma tête. Cela m’en donnait des frissons : ça aurait été culoté mais pourquoi pas ? Je l’aurai regretté parce que je voulais vraiment croire à son changement. J’étais persuadée que nous pourrions former un duo d’exception. Ne le voyait-il pas ? C’était la chance de sa vie ! Par contre, j’aurais salué l’audace. Dommage qu’il ne l’ait pas utilisé pour servir Dios.

    Le sujet de l’entrainement revint sur le tapis avec un « souci ».  Il voulait que je lui vire son collier afin de pouvoir utiliser toute sa force. Je devrais m’y résoudre, d’autant si je voulais le voir arracher la colonne des ennemis. D’ailleurs, il avait bien dit lui-même qu’il s’agirait de « nos » victimes. C’est qu’il se faisait à l’idée mon Maxou ! Brave petit, plus grand que moi mais vous avez compris. Il réalisa lui-même le changement de ses pensées en les signalant.

    « J’aime quand tu parles ENFIN notre langage. Il est temps d’arrêter de servir ces infidèles qui n’ont jamais exploité ton réel potentiel et qui ne t’ont jamais donné l’attention que tu méritais. Ici tu peux être tellement plus qu’un pion au service d’un chef. Tu es Ashai et bientôt tu seras encore plus que cela. Et je t’enlèverais ton collier avant de sortir. »

    Je finis mon plat et lui demandais :

    « Réfléchis à tes premières victimes, on ira les trouver après notre entrainement. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. J'ai hâte de te voir à l'oeuvre. »

    Dis-je avec entrain. J’étais comme une gamine surexcitée à l’idée de recevoir son prochain cadeau.

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 30 Juin - 20:27

    La liberté dans la soumission… Voilà ce que me promettait Elisa, une vie de servitude auprès d’un dieu sanguinaire détestant les humains. Le pire dans cette histoire, c’est que son raisonnement se tient. Quand je repense aux bas-quartiers, à la misère dans laquelle est plongé un peuple ignoré des puissants et quand je repense à ces puissants qui se rient et qui se moquent des gens. Au milieu de ces deux extrêmes, vous avez des gens qui vivent leur vie en s’accrochant à ce qu’ils peuvent pour se donner l’illusion d’être heureux et d’exister.

    Quand j’y repense, je n’étais heureux que lorsque je courrais hors des murs ou quand je traquais des criminels. J’aimais ma famille, c’était un souvenir et une raison de se battre, mais au final ce que je préférais était déjà me battre, simplement. Depuis deux ans, c’est plus ou moins ce que Murdoch me disait, elle tentait de me convaincre que se chercher une cause était inutile, il suffisait de plier le genou et de laisser ces considérations de côté.

    Depuis deux ans elle me disait, me le répétait et même me le martelait, elle me disait de laisser tomber et d’accepter l’inévitable, servir Dios et ne plus penser à rien d’autre. D’accord… j’imagine que si je veux rester en vie il faudra en passer par là. Je jouerais le jeu, je…

    MAIS PUTAIN ! Quesque je suis encore en train de dire ?!

    Pourquoi je ne profite pas de cette occasion pour la tuer ? La cause de tous mes problèmes est devant moi, vulnérable, persuadée que je suis son petit chienchien docile. Là, je prends le verre en forme de goute, je la chope par le cou et je lui plante dans la gorge. Elle n’a pas ses armes, ni son aktech’ destructeur. Elle peut rien faire, j’ai peut-être les bras bridés, mais ils restent assez fort pour ce genre d’action. Ensuite je brise mon collier avec la pince qui se trouve dans le coin de la pièce, je récupère des armes et puis je me dirige vers le portail le plus proche.

    Ce serait signer mon arrêt de mort, mais quel mort ! Je mettrais le feu à ces maisons, j’assassinerais autant de ces fumiers que possible !

    C’est à devenir fou ! J’ai l’impression que deux personnes sont en trains de se battre dans ma tête pour prendre le contrôle de mon corps. Il faut que je me calme et que je me décide ! De l’alcool, ça fait deux ans que je n’ai pas bu un seul verre. J’attrape la bouteille et j’en bois une longue gorgée.

    OUAH !

    Ce n’est pas de la bière ou une liqueur douce de Sévia ! Mais ouais, bien un alcool quasiment pure décapant la totalité de mon être. Je le sens se lover dans mon ventre le salaud.  Murdoch était la cause de beaucoup de souffrance, mais j’ai l’impression que ces efforts vis-à-vis de moi sont sincères. Elle n’avait rien à gagner en soit à me garder en vie, ni même à être sympa avec moi. Aussi tordue qu’elle soit, c’est la seule personne avec qui j’ai eu une relation positive depuis que je suis ici.

    Ma vie entière tourne autour d’elle… si je la tuais, il se passerait quoi ? La relation que nous avons est si absolue, je ne sais même pas si je pourrais revenir à « avant »… Revenir au service de mes chefs… non je ne voulais pas… Je ne pourrais pas revenir dans l’armée, il était trop tard pour faire marche arrière. Ma femme ne me reconnaitrait pas et elle semble si fade si je la compare à Murdoch :

    - Le capitaine Lyrna, le commandant Sylen… Ce sont ceux qui m’ont envoyé à ta poursuite dans le désert. Ils ont insistés pour que toute l’unité y aille alors que je voulais y aller seul. J’avais l’espoir de te raisonner à l’époque, Elisa, j’ai tout lu ce qui se trouvait sur toi et si tes parents avaient eu une autre décision pour ton engagement... Peut-être que tu serais sous mes ordres à traquer des ordures pour le bénéfice d’autres ordures.

    Je reprends une gorgé d’alcool :

    - Mais les choses ne se passent jamais comme prévues. Maintenant, quand nous irons à Oazys, je veux ces deux-là, ouais. Ce sera de la belle poésie morbide, Ils sont la cause de ma mort et ils seront les instruments de ma renaissance. En plus, ils doivent être fous de rages depuis ton coup d’éclat au nouvel an ! J’en ai entendu parler par des prisonniers… en plus de ce que tu m'as raconté. Bien joué !

    J’ai une petite bouffé de chaleur à cause de l’alcool, ce ne sont pas deux gorgés qui vont me rendre saoule, mais mon corps réagit et je me sens bien. Je finis rapidement mon assiette et j’étire mes bras en acier-titan. Je joue un peu avec mon poing, il commence à déconner :

    - Nous irons également rendre une visite à l’ingénieur Curtiss Miller du service d’augmentation physique  d’Oazys. J’ai besoin d’une révision de mes bras… et on passera chez… dans mon ancien chez moi.

    Croyez-le ou non, les sacrifices sont pour Dios, l’ingénieur est pour moi et ce qui suit est pour elle :

    - Je vais brûler la maison, rayer de la carte cet endroit. Je voudrais que nous le fassions ensemble. Tu as commencé, il faut que tu termines. Une renaissance doit de se fêter correctement.

    Je repousse mon assiette, je suis prêt à descendre dans les cavernes, j’ai envie de bouger, de me défouler et de m’amuser ! Je tremble d’avance à l’idée des combats qui vont nous attendre !

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Elisa Murdoch le Sam 30 Juin - 22:18



    Je l’avais écouté jusqu’au moment où il avait osé prononcer mon prénom ! Il savait que je détestais cela, ce n’était pas la première fois mais, comme d’habitude, cela me mit hors de moi. Mon regard était empli d’une rage incomparable. S’il y avait bien UNE chose qui me transformait en véritable diable, c’est qu’on m’appelle Elisa. Oulala, s’il croyait s’en sortir totalement indemne après cette provocation, alors que je lui offrais gentiment le repas et de quoi boire, il se foutait le doigt dans l’œil. OUH ce que j’allais lui faire regretter ! Il aura beau prévoir de beaux plans de tuerie, me féliciter pour le nouvel an… J’ai entendu, il l’a dit ! OUUUUUUH il l’a dit ! Ouais, même s’il me parle d’incendier son ancien domicile je ne me sentais pas mieux. Je le laisse repousser son assiette et passe enfin à l’action en lui flanquant la gifle de sa vie. Pour dire, ça m’avait même fait mal après coup. Je n’en montrais rien et lui attrapais de suite le col avant de planter mon regard dans le sien, mon nez contre le sien histoire qu’il voit ma fureur de près.

    « MAXWELL, tu recommences ! »


    Quand je l’appelle par son prénom c’est que je suis très très très contrariée. Il devait bien le savoir. En même temps, il me cherchait : il me trouvait. Jamais je ne me défilais. S’il voulait se confronter à moi, il y aurait droit. Je lui aurais bien mordu le nez rien que pour qu’il garde une trace de ma fureur mais n’avais pas envie de marquer sa belle gueule. Pareil, j’aurai pu préférer le poing mais un cocard ne lui irait pas du tout. Quel sale provocateur !

    « Tu sais PERTINAMMENT que je ne veux pas qu’on m’appelle comme ça ! Ne refais plus JAMAIS ça !... Maxwell… »

    Une petit voix lointaine en moi m’incitait à lui apporter des explications. Il me cherchait mais peut-être que s’il comprenait un peu mieux mes pensées, il cesserait de me provoquer. Pourquoi devrais-je me justifier auprès de lui ?! Quoi, je lui dirai que j’avais particulièrement détesté que l’on me traite comme une espèce de princesse qui devait se contenter de manger des petits fours et de faire des trucs gnangnans. Tout ceci, comme si je n’avais rien dans le cerveau et que je devais me contenter de suivre la voie des riches moutons d’Öazys. Le pire, c’est qu’on m’aurait choisi un mari sans trop se soucier de ce que j’en pensais. L’armée c’était trop dangereux, trop viril. La bonne blague. J’étais libre, je le serais toujours. M’appeler Elisa me rappelait tout ce que je ne voulais pas être. C’étaient ces pourritures de géniteurs qui m’avaient appelée comme cela. Fury était mon identité, celle que je m’étais données, celle de la fille libre et totalement folle que j’avais toujours été au fond de moi. Alors, non, plus JAMAIS on ne m’appellerait Elisa ! Je ne suis PAS Elisa !

    Quoi, je suis devenue un rien trop réfléchie pour vous ? J’ai pas le droit d’avoir des sentiments et des attentes, bandes d’infidèles ?! Je ne vous force pas à lire : passez votre chemin avant que je m’énerve !

    « Excuse-toi tout de suite… Et dis-moi comment je m’appelle… »

    Il était hors de question de parler d’autre chose que de ce sujet. Tout le reste je n’en avais absolument rien à faire. Il devait me respecter sinon jamais on ne pourrait faire équipe lui et moi. Bien sûr, j’aimais qu’on me provoque mais il avait intérêt à bien rattraper le coup. Ca me restait en travers de la gorge.

    « Tu ne sais de moi que ce que des cons ont écrit dans des rapports. Tu n’étais pas là, tu ne sais pas qui j’étais ni qui je suis. »

    Le salaud m’a presque fait me justifier. Je grognais et fronçais les sourcils et tentais de le secouer comme un cocotier.

    « EXCUSE-TOI ! »

    Je ne le lâcherai pas tant qu’il n’aurait pas rattrapé le coup comme il se le devait. J’avais l’impression que, parce qu’il avait lu des choses sur moi, il pensait me connaître. Je ne pouvais être d’accord. Il ne connaissait que mes actions, des faits comme des notes ou autre. Il ignorait ce qui s’était passé dans ma vie. En avait-il seulement quelque chose à faire ? Pourquoi fallait-il qu’il fasse remonter ce passé qui me donnait la nausée ? Je tapais plusieurs fois du poing sur son torse et n’avait pas un regard plus doux. Cela dit, il avait de la chance : je l’appréciais assez pour ne pas le tuer. Ouais, ça aurait été n’importe qui d’autre, à part Dios, il était mort !

    J’attendais qu’il se rattrape. Il ferait bien cet effort… Il n’avait pas tellement le choix s’il ne voulait pas que je le renvoie dans sa cellule puante !

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    Maxwell AndersonChampion de l'arène

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Maxwell Anderson le Sam 30 Juin - 23:17

    Quand la première gifle arrive je ne comprends pas vraiment ce qui se passe. Puis quand elle me choppe pour me passer la poitrine au rouleau compresseur je comprends enfin mon erreur ! Putain le con, j’avais oublié ce tout petit détail. Cette charmante fille névrosée détestait qu’on l’appelle par le nom que lui avaient donné ses parents. Si ça avait été n’importe qui d’autre, j’aurais trouvé cette colère touchante et attachante mais j’ai vu de mes yeux Elisa éventrer un prisonnier qui l’avait appelé comme ça.J’ajouterais qu’elle l’a fait avec un simple bout de pierre un peu tranchant.

    J’ai là une preuve du lien qui nous uni car je dois être le seul être vivant au monde à ne pas être immédiatement condamné à mort si je fais l’erreur de l’appeler comme ça. Elle me demande, elle exige, elle m’ordonne de m’excuser et de lui donner son vrai nom. Chose que je me suis quasiment toujours refusé de faire, justement pour ne pas lui faire ce plaisir et garder une sorte d’ascendant sur elle. Ce genre de petites résistances futiles, celle-là même dont je vous parlais un peu plus tôt, qui gardait le lieutenant Anderson en vie.

    Elle m’envoi quelques coups sur le torse, ils ne sont pas spécialement douloureux, elle n’est pas très forte. Mais ils sont lourds de sens et on n’ira nulle part tant que je n’aurais pas réparé ma bêtise… Bien, je vais donc m’excuser et lui donner le nom qu’elle exige. C’est mon rôle de prisonnier après tout. Alors qu’une nouvelle rafale de coups arrive, visant mon visage ce coup-ci, je me bouge enfin et je les dévie avant de lui remettre le long du corps.

    - Ok, alors déjà STOP, je sors d’un combat j’en ai ma claque de me faire taper dessus ! OUI, j’ai eu tords de t’appeler comme ça d’accord ? J’étais dans le fils de mes pensées et je n’ai pas fait attention, ce n’était pas mon but de te blesser. Tu veux bien me pardonner ? J’ai bien compris que tu es Fury et plus la petite gamine qui a grandi là-bas.

    Mots magiques, car presque immédiatement, le regard dur et en colère qu’elle avait disparait pour laisser de nouveau place à une Fury plus calme et avec laquelle je peux parler sans risquer de me retrouver mort ou blesser. Je souffle un peu et souris, un peu gêné par ma boulette :

    - Ne crois pas que je ne te respecte pas, ce n’était vraiment pas volontaire. En plus, si je peux me permettre, c’était le seule nom que je connaissais à l’époque et que c’était donc cette personne que je recherchais et je parlais de cette personne de l’époque. Tu as bien fait ton travail et tu m’as correctement expliqué que la seule chose que vous avez en commun c’est le physique…

    Je m’arrête pour regarder un peu ses bras et son ventre et je désigne la trace que je lui aie laissée :

    - Encore qu’elle ne portait une telle cicatrice cette fille. Elle est morte, il n’existe plus que Fury servante assidue de Dios.

    Depuis quand je suis devenu quelqu’un d’aussi servile ? En temps normal je ne m’écrase pas devant un tel déploiement de sentiments… Je… putain, pourquoi je fais ça ? Est-ce car j’ai peur d’elle ? On parle quand même d’une fille ayant tué douze gars comme moi (en trichant) ou alors je le fais car je l’aime bien dans le fond ?

    J’en suis réduit à ce point, c’est vraiment pathétique quand même… J’ai eu l’occasion de lui faire du mal, sans aucune difficulté j’ai paré ses coups mais je n’en ai pas profité. Cette occasion était en or pourtant. Plus aucune distance, elle n’était pas sur ses gardes, je la choppais par la nuque et CRACK ! Maxwell rentrait chez lui !

    Ouais… Je dis ça, je n’ai même plus vraiment de conviction en me l’imaginant, au contraire, je préfèrerais encore briser la nuque de mon ex, ça la rendrait intéressante pour une fois. Maintenant que la situation est un peu désamorcée j’en profite pour revenir sur la table et prendre une dernière gorgée d’alcool :

    - Deux ans à l’eau, pas même une bière ou un peu de sirop pour changer le gout, c’est infernal ! Si on allait entrainement ? Au moins là-bas je ne risquerais pas de dire de bêtises et puis… excuse-moi mais toi aussi tu dois faire des progrès.

    Finalement l’alcool doit me peser plus que je ne le pense car me voilà bien joueur et presque insolent ! Je ne devrais peut-être pas trop la provoquer, ce serait dommage de l’énerver encore une fois. Bah au pire, elle me tuera !

    - Si tu avais un peu plus de techniques pour aller avec ta fureur tu serais une bien meilleure combattante, enfin même si tu es très douée à la base. C’est Ashai, le roi de l’arène en personne, qui te le dit Fury.

    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

    Message par Elisa Murdoch le Dim 1 Juil - 10:52

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    Re: Mon Max à moi il me parle d'aventures [Maxwell]

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