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    Armerys HorhorMercenaire

    ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Sam 23 Juin - 9:20



    An 998, Cité de Baal


    Tellement de choses auraient pu expliquer ma présence dans ce lieu lugubre, tant d’évènements sombres qui avaient peint la toile de la personne que j’étais. Que ça soit la disparition de mon peuple, suivi de mon avenir en tant que roi ou encore mon entraînement long dans le soleil adent du désert, ou même ma capture dans les terres ennemies. Tout cela avait conduit à ma venue dans ce lieu. Bien que chaque chose citée plus haut ait pu être un motif, la principale raison était la libération de mon peuple, tenu captif par certains habitants de la cité mobile.

    Si je connaissais la raison de ma venue, je maîtrisais mieux encore, le nom de la personne qui était à la tête de mon malheur. Celle qui avait appuyé sur la gâchette pour abattre mon destin déjà tracé depuis ma naissance, était la même qui m’avait fait enfermée derrière ces barreaux. Blue… Un  nom qui symbolisait une innocence naturelle, mais qui dissimulait une barbarie native. Je revoyais encore bien son visage froid, observant avec – j’en avais l’impression – une pointe de dédain ma condition actuelle, ma soif de revanche. Tristement en me laissant submerger par ma furie et faisant sombrer dans l’oubli la raison de ma venue ici, j’avais été bien vite interpellé et mis derrière les barreaux, attendant ma mort prochaine.

    Avantageusement, le destin me rappelant encore qu’il n’avait pas mis un point final à la valse de mon existence, me fit revoir un visage familier, un ancien Mürhkyan, qui avait survécu. Maintenant, dû à sa conversion en Baalkyan, il s’occupait des tâches misérables comme le nettoyage des cellules. Raison d’ailleurs pour laquelle il était dans celle dans laquelle où moi et mon compagnon humanoïde avions été jetés.

    Les yeux ouverts jusqu’à l’extrême pour exprimer ma surprise devant la situation, je l’interpellai, malgré le fait qu’il tenta timidement de cacher son visage. La lumière tamisée qui parvenait à venir jusqu’aux tréfonds nauséabonds puant la mort qu’étaient les prisons, participa à la reconnaissance faciale du vieil homme :

    - Ycarcius ? C’est bien vous ?

    S’arrêtant net en levant brusquement les épaules pour libérer sa peur mais aussi de surprise, le vieil homme qui était dans le conseil le plus proche de mon père, ne savait plus derrière quelle épingle se dissimuler. Toujours dos à moi, il baissa la tête doucement en signe de résignation, adoptant une posture plus docile – épaules retombées, bras, le long du corps et tête baissée. On dirait un animal qui avait capitulé à la vue d’une mort prochaine.

    Ycarcius:Mon prince… ou devrais-je plutôt dire… mon roi…. Balbutia-t-il timidement, lâchant les instruments de nettoyage qu’il avait en sa possession.

    Se retournant sur lui-même, et se mettant sur ses genoux, il n’arrivait même plus à croiser la fureur de mon regard pour ne serait-ce que quelques secondes. Quand on nous avait jeté en prison, il y était déjà, nettoyant les cages à coup de brosse et d’eau mousseuse. Qu’il était honteux de voir ce qu’un prestigieux Mürhkyan de l’époque ancienne, était devenu au bout de deux années. Peut-être avait-il vu en cela le seul moyen pour survivre face à son supplice. Mais ne lui laissant aucune chance de se dérober, je pris l’initiative en me relevant pour surplomber le vieux conseiller du regard :

    - Ycarcius… Je pensais que tu étais mort… Pourquoi es-tu ici, à servir ces meurtriers ? Et où sont les autres membres de notre cité ? Je n’ai pas eu l’occasion de les trouver en venant par ici ?

    Ycarcius : Mon roi, il serait peut-être plus avisé d’avoir une réponse à la fois. Le cerveau que je possède a été affecté par l’âge, et je ne saurais me concentrer sur plusieurs orientations différentes.

    Froissant le visage de dégoût mais aussi de colère, je me rendis compte que les sentiments qui m’habitaient se mélangeaient pour donner un profond dégoût envers ma propre personne. Tant j’étais heureux de croiser un des miens ici, tant j’étais déçu qu’il serve ces meurtriers mangeurs de chaire.

    - Tu sembles pourtant capable de servir habilement le peuple qui nous a massacrés et qui a pris tout ce que nous avions !!! Comment peux-tu me sortir de telles excuses et ce genre de sottises ??!!

    Se mettant sur un genou et baissant la tête comme pour montrer sa révérence, le vieil homme me fit témoignage de sa loyauté, mais pouvions-nous vraiment y croire ? Les paroles qui suivirent en tout cas, semblaient en inadéquation, avec le geste qu’il venait d’effectuer :




    Ycarcius : Mon roi, vous êtes et demeurerez la plus haute puissante de notre terre Mûrhkyanne. Et ma dévotion envers vous sera toujours éternelle. Seulement, bien que ma mémoire me fasse défaut, le sombre épisode de notre attaque est encore clair dans mon esprit, tant il était lugubre et sanglant. Et malgré l’ardeur avec laquelle je remue les évènements passés, je n’ai pas souvenir de vous avoir vu vous battre d’une quelconque façon pour protéger le peuple qui a juré allégeance à votre père et à ses descendants.

    Mais votre retour me fait comprendre que votre retrait n’était en aucun cas une fuite, mais juste la recherche d’une stratégie efficace pour venir secourir votre peuple. Souci étant que, la stratégie ayant pris deux longues années pour être mise au point, le peuple survivant de l’attaque qui avait été fait prisonnier, a été réduit à ses un-cinquièmes.

    Il n’est certainement que dans cette cage, que vous pourrez clamer votre puissance nouvellement acquise, et pointer du doigt la place où mon destin m’a conduit : en tant que serviteur de nos oppresseurs. Mais votre sagesse vous chuchote certainement que le passé appartient au passé, et que nos erreurs ne nous suivront que si nous ne les oublions pas nous-mêmes.


    Comprenant la prise de sages paroles sur mes paroles, je fis un pas en arrière, avant de revenir à la charge, les dents serrés et une goutte de sueur issue de ma gêne :

    -Surveille tes paroles Ycarcius…

    Ycarcius : Veuillez me pardonner mon insolence mon roi. Permettez-moi en gage d’excuses, de répondre à vos précédentes préoccupations. Notre peuple est réduit désormais à dix personnes, tous confinés dans une cage située à quelques lieux d’ici. De plus, après avoir été contraint à déguster avec appétit le fruit de mes entrailles, j’ai réussi à me faire passer pour un des leurs, fournissant souvent des vivres à mon vrai peuple. C’est à ce genre de sacrifices que vos serviteurs s’exposent pour survivre ici. Manger leur propre fils.

    Le poing du conseiller se serra jusqu’au sang, après quoi, il reprit avec une rage dissimulée:

    Ycarcius : Je n’ai jamais trahi Mürh, ni la royauté. J’ai payé le prix de ma dévotion, mais je peux encore vous permettre de sauver notre peuple, même aussi vieux que je suis. Notre peuple peut rebâtir la cité perdue. Tant que vous êtes en vie, cela est possible mon roi.

    -Tu as dit pouvoir me permettre à sauver notre peuple… Comment le pourrais-je ?

    le vieil homme sourit malicieusement avant de se relever sur ses deux jambes déjà bien fébriles :

    Ycarcius : J’ai pris le temps mon seigneur d’observer l’ennemi, et j’ai un plan pour vous permettre de vous en aller.

    Mes sourcils dessinaient un  V, témoignant à mon interlocuteur ma concentration quant à ce qu’il dira. Derrière moi, se situait mon compagnon d’aventure, l’humanoïde robot qui avait l’étrange capacité de prendre l’apparence de n’importe qui pour un laps de temps assez réduit.





    Son silence était habituel, étant donné qu’il ne parlait que quand je lui demandais son avis face à une situation. Une façon bien belle de faire les choses, je devais avouer.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 23 Juin - 10:47



       
    For the Sake... Of my Blood.

       
    "Quel plaisir y a t-il dans cette malédiction? "

     Nyx

    Sans expérience de surcroît, j'essayai de manier ma famille, mon clan d'une main douce et altruiste, comme l'était celle de mon père. Mais je savais qu'au fond, j'avais hérité du clan des Silumgar uniquement grâce à mon don spirituel.
    Seulement... les esprits sont capricieux. Ils détiennent un controle et une influence sur la vie que nous ne pouvons avoir, nous les vivants.

    Beaucoup de sang avait coulé la veille de ce jour spécial.
    Lors de la rosée matinale, Les bras mordorés du soleil entrant tendrement au contact des nuages parés de rose parme et bleu azuré à la façon d'un amant caressant sa femme, les Kolaghans et les Zandal'ar s'étaient réunis afin de rendre un dernier hommage à leur reine Midnight.
    Son esprit s'était envolé vers d'autres contrées, quant à son corps, il fut brûlé et offrit en gage de respect éternel avec nos autres morts.

    Quand à son coeur immense et bordé d'amour, il fut offert à Dios, dans l'espoir qu'il surveille les sacrifices humains à venir, sombre promesse des chamanes Silumgar.
    Blue n'était pas franchement d'humeur à plaisanter, son visage avait le teint d'une obscurantiste, les yeux d'Azur braqués sur son poignard.
    Elle hésitait.
    Non pas à tuer cet Armerys, son sort était déjà scellé.
    Mais à le planter dans chaque coeur de ces esclaves humains qui leur serviraient de nourriture pour les mois à venir.
    Le sang de l'ennemi n'avait pas assez coulé pour elle et sa rancune tenace irait jusqu'à lui murmurer que sa soif ne serait jamais étanché.

    Claquant les talons en se détournant de la dépouille calcinée et cendrée de ce qui était sa génitrice, elle marchait d'un ton ferme et prompt vers les prisons insalubres de son clan.
    Sur le chemin, elle réfléchissait à tout ce qui venait de se passer en un laps de temps aussi écourté, bien sur le chagrin la submergeait à chacun de ses pas et faire demi-tour dans le temps aurait été certainement moins douloureux que d'aller à l'encontre du boucher de ses parents.

    Un seul homme, un seul nom figurait au bord de ses lèvres gercées par les morsures de ses dents affinées par l'angoisse. Une seule personne était à l'origine de ce massacre, mais d'où et pourquoi et comment avait-il réussit à entrer à Baal?

    Les portes de sa prison s'ouvrirent en grinçant, laissant le stress et la mort s’immiscer à l'intérieur des murs entourés de barreaux aussi froid que ne l'était le coeur de la demoiselle.
    Pour la cérémonie endeuillée, elle portait toujours une robe légère blanche qui laissait son ventre, ses abdominaux dessiné avec légèreté et son dos à nu. Son visage contemplait le fond noir de cette prison où chaque habitants semblaient avoir retenus son souffle.

    Les deux gardes cannibales et costaud de l'entrée la suivaient sans ajouter quoique ce soit. Mais au bout d'un long moment qui lui parut être une éternité, la jeune Blue arrivait devant une scène bien assez étrange.
    Levant un sourcil, elle émit un fin soupire d'entre ses lèvres tandis que la fraîcheur de ces lieux soulevait légèrement sa toison d'obsidienne dotée de plumes d'ors et d'argents.

    "- Surveille tes propos Ycarcius, il se pourrait bien que les esprits te reprochent d'être un peu trop proche de ce meurtrier."

    Les esprits dans la prison étaient nombreux tout autant que l'on avait pu compter le nombre incroyable de prisonniers qui avaient étés sacrifiés au nom de Dios.
    Le goût amer du chagrin sur la langue, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire mi charmé-mi agacé. Elle s'arrêtait à deux mètres de leur dernière recrue de Baal, ses yeux d'un bleu intense le soumettait à un jugement qui lui était fort désagréable. Dios n'aimait pas qu'on le trahisse qu'allait donc être sa sentence?
    " - Si tes mots sont aussi juteux que ne le sont tes manières... Traitre... "

    Sa main s'ouvrit et ses doigts s'écartèrent instantanément vers le vieil homme tandis que les deux gardes qui l'accompagnaient s'en saisirent et le plaquèrent au sol, toutes canines dehors.
    " - Naaan... Deux secondes. On se délecte d'une telle trahison... N'est-ce pas, Armerys?"

    Observant Ycarcius de ses yeux lugubres et impie, elle fit doucement glisser ses paupières froncées vers le dit héros de cette prison.
    L'observant de ses iris d'un turquoise glacé, de quoi avoir froid dans le dos, Blue prit une profonde inspiration en se plaçant de façon à ce qu'il n'échappe pas à ses futures actions.
       


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Sam 23 Juin - 12:28

    - Je vois… Concluais-je à la fin du prompt discours de l’ancien et actuel conseillé du roi.

    Il ne faisait aucun doute que les informations qu’il m’avait communiqué, résumaient amplement tout ce que ses yeux avaient vu et ses oreilles écoutées pendant ces longues années de souffrance et de torture auprès du peuple barbare de Baal. Avec donc tout ce dont j’avais besoin pour faire une escapade en bonne et due forme, je m’approchai et posai ma main amicale sur son épaule avant de lui souffler

    - Ton calvaire a été long, et une vie ne suffirait pas pour me permettre de rattraper mes erreurs. Mais désormais, nous sommes unis. Nous allons sortir d’ici.

    Un soupir d’exaspération s’échappa de ses lèvres, avant qu’il ne réplique avec les iris grisés rivés vers le sol :

    Ycarcius : Vos propos et votre attention me rassurent mon roi… Mais je ne peux plus rien faire d’autre qu’attendre ma mort dans ce lieu lugubre. La lumière de l’espoir qui illumine votre regard doré, a déjà disparu depuis fort longtemps du mien. Rester ici, est ma pénitence pour avoir commis l’impensable pour le peuple auquel j’ai juré allégeance. Et ma sépulture est dans une de ces prisons. Échappez-vous, rassemblez et nourrissez de foi le peuple dispersé et perdu. Ainsi seulement, vous pourrez survivre. Pour ma part, je n’ai ni la volonté, ni la force de vous accompagner.

    Une peine déchirante naquit au sein de mon âme, contraignant ma main à lâcher son épaule avec résignation. Je ne pouvais que comprendre son état mental. Mais ce moment d’apitoiement n’allait pas durer longtemps, car la mort ayant pris la forme d’une jouvencelle, décida de venir à nous pour prendre une vie.

    Voyant Blue et sa troupe venir au loin, Mörn, l’humanoïde qui attendant au coin de la pièce m’interpella.

    Mörn : Elle arrive.

    Percevant l’avertissement de mon allié comme un avertissement, je pris des mesures nécessaires. Je me mis à bonne distance du conseiller, cherchant à éviter qu’il ne s’attire des ennuis par ma faute. Bien évidemment, il recula également pour reprendre ses ustensiles, juste avant que le regard azuré bordé de cruauté de la Zandal’ar, ne se pose sur lui. Mais une fois entrée, elle savait déjà ce qu’elle voulait. Ignorant totalement ma présence, elle fit immobiliser le Baal Mürkyan l’accusant de traitrise.


    Elle nous avait donc démasqués.


    Les deux gardes qui accompagnaient la cheffe, avaient leurs crocs dehors, s’apprêtant à nous soumettre à un spectacle des plus ténébreux.

    Aucun doute qu’ils allaient dévorer mon allié à cet instant même. Le sang dans mes veines bouillonnait de fureur à l’encontre de cette Blue, qui osait encore tenter de prendre un membre de mon peuple. Mon cœur frappant à ma poitrine son adrénaline, le poing qui se serait jusqu’à l’écoute du froissement de ma chair, je fis un pas vers l’avant pour marquer ma présence. Un pas puissant, annonçant par là, un refus catégorique à la sentence que Blue semblait avoir prononcée sans dire un mot.

    Je jurai par mon regard la mort de cette insolente, ainsi que celle de ses deux accompagnateurs. Et comme prêt à me suivre dans ma lancée, Mörn décroisa les bras pour la première fois depuis notre entrée dans la cellule, pour également s’apprêter à combattre. En moins d’une seconde, ce qui semblait être une exécution, avait pris un tout autre tournant. L’atmosphère était pesante, et la mort s’annonçait avec plus d’empressement que l’on aurait pu le croire à l’origine.


    Il n’allait pas mourir sous mes yeux, c’était ce que je souhaitais en mon for intérieur.


    Du moins, jusqu’au moment où, le regard du vieil homme, percevant au sommet de sa tour de sagesse ce que je m’apprêtais à faire, dessina une certaine résignation. Le message de ce regard était clair. Il ne voulait pas que je m’avance, il ne voulait pas que j’essaie de le sauver. Pour lui, le chemin s’arrêtait là, et il l’avait déjà accepté comme un torturé acceptait avec sourire la mort salvatrice.

    M’arrêtant donc sur le pas effectué, mon cœur loupa un battement, tant cette situation était troublante. Pouvais-je sauver une personne qui avait cherché le moment le plus propice pour se donner la mort ? Pouvais-je, par orgueil, refuser à cet homme dont la vie était déjà presque achevée, un point final à son déshonneur perpétuel ?

    Inclinant la tête vers l’avant pour laisser mes cheveux couvrir mes yeux, en signe de rétractation, je détournai le regard, avant d’entamer la marche jusqu’à ce que je fasse face au mur le plus éloigné de la porte. Et sur ce dernier, j’écrasai mon poing pour évacuer ma frustration, et mon actuelle faiblesse. Le grincement de mes dents identiques à des lames qui s’aiguisaient mutuellement, était le seul moyen pour moi de faire face à cette brutale réalité.


    Blue !!!!! BLUE !!!!! BLUEEE !!!! Son nom se répétait avec impétuosité dans mon esprit enflammé par ma fureur. Et quand elle prononça mon nom pour je ne savais quelle raison, je baissai ma main, guettant d’un œil assassin la seule femme de la pièce par-dessus mon épaule. Me tournant brusquement pour lui faire face, affichant une expression froide mais meurtrière, je promettais intérieurement une vengeance prochaine à ses actions macabres.

    - Misérable… Tu es donc venue en personne pour rire de mon sort n’est-ce pas ? N’as-tu pas suffisamment tué les miens ? Cette soif salace de sang innocent est votre malédiction. Mais je le jure au nom mes ancêtres et des miens, que je t’arracherai la tête moi-même, de mes propres mains.

    Une parole qui se voulait aussi provocante que libératrice. Tout cela dans l’optique de la détourner d’Ycarcius. Il était certain que sans mon épée, je n’aurais pas pu tuer ses gardes, mais avec l’aide de Mörn, j’aurais été capable de leur tenir tête suffisamment longtemps pour qu’on puisse s’échapper à trois.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 23 Juin - 16:23



       
    For the Sake... Of my Blood.

       
    " Le pouvoir n'est qu’éphémère tout comme le poison qui s'en découle. "

     Nyx

    Mes yeux allaient d'un prisonnier à l'autre.
    Un vieux sage loyal ayant perdu depuis longtemps foi en toutes choses, une enveloppe charnelle sans âme se vouant au culte d'un Dieu sans y mettre la foi ni l'envie. Un traitre insultant la cause de notre royaume.
    Et de l'autre, un jeune loup, un roi déchu pour ses propres principes de fuites, cherchant à se venger du destin qui avait dors et déjà, effacé le passé afin d'établir un future des plus obscurs.

    Blue observait Le vieil homme peiné au sol, ses mugissements de souffrances à cheval entre le mutisme et les grognements de mal-être rendait son comparse royale totalement fou.
    A en croire que ce jeune Armerys avait un coeur en dépit du courage qu'il lui avait manqué pour protéger son peuple.
    Encore une fois, il détourna les yeux des lueurs opalines et cyan de la jeune femme, préférant frapper un mur sourds et muet plutôt que d'affronter la réalité, la dure réalité en face.

    Blue se mettait à sa place et aurait certainement agit d'une autre manière, en tentant d'échanger sa vie avec celle de son ami. Peut-être aurait-elle même tenté de corrompre où mentir, qui sait? Peut-être même se serait-elle mise au sol à pleurer tant la situation la dépassait.
    Cannibale, anthropophage mais non point monstre. Elle n'était pas une humaine, mais une Balkyan et ce n'était pas en mettant à mort un traître de cette manière qu'elle honorerait ni fidéliserait son dieu qui se voulait apaisant, bon et juste.

    D'une oreille tendue tout à son honneur et en sa direction, la jeune femme buvait les paroles d'Armérys afin d'en extraire chaque intonation, chaque mots sensible qui lui permettrait de détecter l'émotion où la perche de l'espoir.
    Misérable, sort, salace, soif de sang, ancêtres et promesses de mort brusque fit soupirer la jeune demoiselle d'ennui. Ces esclaves humains avaient tous les mêmes mots à prononcer et ne cherchaient jamais à comprendre les Baalkyens.

    A moins que...
    Blue aux yeux transcendant tourna un visage d'une neutralité et d'une sérénité absolu vers le prisonnier aux iris mordorés, de quoi le rendre d'avantage fou furieux, à la vue quasi insensible de la belle.
    Elle l'observait méticuleusement, les traits d'un visage en peine, d'une mâchoire crispée par la colère, les yeux tremblant de haine sous leurs paupières grandes ouverte, mais des lèvres qui restèrent ouvertes et non closes.
    Des lèvres qui n'avaient pas peur de communiquer et d’asséner des mots aussi tranchants et meurtriers d'une épée pouvait l'être.

    A son tour elle lui offrit un léger sourire, se décontractant légèrement, finalement il y avait peut-être une chance, une option qui s'offrait à Ycacius et à ce bougre malgré tout.
    Le destin et Dios étaient cléments et en leurs faveurs, ceci était rare, mais elle pouvait sentir, grâce à la fraîcheur de cette prison, l'odeur de la vie, de l'espoir.
    "- Je ne ris pas d'un condamné, je m'en moque tout simplement. Comme lui-même s'est moqué de la chance qu'il a eut de se voir offrir de quoi survivre à cette guerre."

    Ajoutait-elle d'une voix morne, basse, brodée d'amertume et de compassion.
    "- Il n'y a pas de malédiction à respecter la vie. Ce sont vous les humains qui avez commencés à vous entre-tuer pour des questions de conquêtes et de territoire. Nous les Baalkyens avons toujours vécus en paix. En d'autres mots, nous purifions le monde en équilibrant les vies de cette manière: L'homme est un loup pour l'homme."

    Montant ses épaules en lâchant un lourds soupir d'entre ses lèvres, elle reporta de nouveau son attention sur Armerys, poursuivant son discours sur ce même ton détaché:
    "- Dios est bon. Il désire que je te laisse la chance de nous rejoindre afin de nous aider dans son humble quête de chasser l'homme corrompu par le pouvoir et la conquête."

    Soutenant son regard fiévreux, la zandal'ar tourna délicatement son regard et son visage avec  légèreté vers le traître et les deux cannibales derrière elle, visant le spectacle de ses yeux céruléens.
    Ses hommes en bavaient, ils voulaient la chair fraîche et le vieil homme en pieux état ne désirait qu'une chose, que cela se finisse rapidement.
    "- Zanda, mords lui son bras afin que l’impie fasse gangrener ses veines et qu'il meurt ... de façon lente et douloureuse. "- Je ne ris pas d'un condamné, je m'en moque tout simplement comme lui-même s'est moqué de la chance qu'il a eut de se voir offrir une chance de survivre à cette guerre."

    Elle n'avait pas le choix que de commanditer cela, Tuer un traître par la souffrance et la torture était la seule chose qu'elle pouvait accepter. La mort directe était trop douce pour lui, et le laisser se faire dévorer devant le jeune prince aurait été injuste pour cet homme déchu.
    Il n'y avait pas d'autres alternatives, le poison qui allait circuler dans les veines de ce bougre allait mettre trois jours à le tuer, commençant à rendre ses veines noircis par les bactéries charognardes et la peau nécrosées par les traces qui allait s'en suivre.

    Blue serra les dents en regardant l'oeuvre se faire, elle n'aimait pas du tout commanditer ce genre d’événements, néanmoins cela était nécessaire et obligatoire: Pour la grâce et l'honneur de Dios.
    "- Je ne peux rien faire d'autres, un traître doit être punis selon nos lois. Il a déjà eut sa chance. Toi en revanche prends le temps de réfléchir.""

    Elle se retourna de nouveau et soudoyait le jeune loups d'un regard emplis de compassion et de compréhension, espérant qu'il ne fasse pas le mauvais choix.
       


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 24 Juin - 7:13

    Les cheveux rabattus sur mes épaules, j’observais avec une irascibilité extrême la Zandal’ar qui m’observait au loin. Le stratagème était clair, détourner l’attention pour permettre la survie et cela parut presque marcher, un très court moment. Mais ce n’était que tromperie, car peu de temps après, elle ordonna à l’un de ses hommes, de trancher les veines de mon conseillé, pour non pas lui offrir une mort immédiate, mais une sentence lente et extrêmement douloureuse. Jusqu’où la cruauté de ces mécréants pouvait-elle aller ? Ces barbares disaient ne pas être des ennemis de la vie, mais brandissaient l’étendard de la mort et de la torture.

    Décidemment, l’Ara hyacinthe qui se dressait telle un juge prononçant la sentence d’un condamné à mort, se payait ma tête. De telles personnes étant impossibles à raisonner, il fallait simplement les combattre, les empêcher de nuire par la force, et par la suite, les tuer tous jusqu’au dernier.

    Les dents serrées dessinaient parfaitement l’animosité qui consumait peu à peu mon esprit, en face de la situation dont je n’avais que bien peu de puissance et trop peu de chances. Le plus difficile n’était non pas de résister à l’envie de sauver le résigné, mais plutôt de ne pas abattre une telle impie alors qu’elle était si proche de moi. Si dans ses propos elle affichait une certaine compassion et une inquiétude réelle, dans ses actions, elle témoignait d’une insensibilité à nulle égale, préférant condamner à une mort lente un homme âgé que de le tuer rapidement.

    Les mots étaient difficiles à énoncer à ce moment-là, tant la colère en moi était grandissante. Et il était certain que jamais encore je n’avais été exposé à un tel niveau de rancœur envers qui que ce soit. Perdant donc une partie de mon bon sens, je m’avançai d’un pas résolu, en avant, avant d’effectuer un deuxième, puis un troisième. Le visage horrifié et les yeux aussi ouverts que ceux dont zombie ayant perdu toute forme de lucidité, je m’apprêtais à devenir la bête qu’ils étaient, les tuant avec les crocs, s’il l’aurait fallu. Mon âme se peignait aux couleurs ébène et carmin de la soif de sang et de la mort. Plus rien n’allait m’empêcher d’agir, que ça ait été les supplications inexprimées du vieil homme, ou même le risque que j'avais de perdre la vie ici.

    - J’ai bien réfléchi finalement… Susurrais-je avec un visage dont l’expression était à cheval entre le traumatisme et une haine bien trop grande.

    Akasha, mon pendentif brillait un peu plus qu’à son habitude, répondant ainsi à mon appel sourd. Tandis que je m’apprêtai à mettre le feu dans ces lieux, quitte à carboniser légèrement mon serviteur qui était à deux doigts de mourir, Mörn également s’apprêtait à en découdre, toujours à l’affût de mes faits et gestes.

    Ycarcius : Vous êtes un roi, Messire !!! Me coupa-t-il net dans ma lancée. J’ai payé le prix de ma dévotion par le passé… payez le vôtre aujourd’hui, pour la survie de… notre peuple… Ainsi…-

    Il ne termina pas ses propos, que l’un des gardes lui rappela son infériorité d’un coup de pieds dans la bouche, ce qui déboîta sa mâchoire déjà fragilisée par l’âge du condamné. Mais son message fit son effet, car je m’arrêtai. Si je me lançai actuellement dans une confrontation avec eux, j’allais prendre le risque d’attirer l’attention. Ainsi, m’échapper allait être bien trop difficile, compte tenu des délais. Plus encore, ma vie ne m'appartenait pas. Elle était la preuve d'existence d'un peuple et d'une souveraineté passée. Ma vie ne devait pas être impunément mise en jeu, quoi qu'il arrive.

    La raison enfouie dans les profondeurs de mon esprit submergé par l’océan de ma colère, se ramena bien vite à la surface, dissipant la rage aveuglante qui avait pris le contrôle de mes gestes. L’Ara hyacinthe aux plumes d’or et d’argent, situé en face de moi excitait ma haine par ses agissements, et en me laissant me submerger par mon ressenti, je me risquais à commettre une grande erreur.

    Mon prix, était le sacrifice de ce vieil homme, comme le sien a été la consommation du fruit de ses entrailles. Me rappelant alors que j’avais commencé une phrase, je la terminai après avoir inspiré et expiré, affichant un regard assassin mais plus maîtrisé que celui qui avait précédé. Ma soif de sang n’avait pas baissé, mais était simplement passé en second plan.

    - Et je me suis rendu compte de la débilité de votre logique. Discuter avec vous est une perte de temps. Votre esprit est totalement contrôlé, sans espoir de retour, par votre dieu… Tuez, buvez du sang, et mangez la chair, comme les bêtes que vous êtes. C’est là, la votre seule valeur, la seule raison de votre influence et de votre bizarrerie. Vous êtes pires que les hommes qui mangent de la viande animale, vous mangez la viande humaine, considérant que l’homme est en dessous de la bête. Cela est vraiment stupide… tellement stupide que je manquerais d’en rire.

    Si mon ton semblait plutôt dépité et relaxé, la colère qui m’habitait était réelle. Ce faisant, je repris en disant :

    - Mais votre dieu, ton dieu… Blue…. Ne te sauvera pas de ce qui arrivera par la suite. Je te le promets…

    Sur ces mots, j’allai au fond de la pièce, une fois encore, m’asseoir en tailleur, observant la scène qui allait suivre sans détourner le regard. J’avais pleinement conscience que cela allait être hideux, certainement des plus déplaisants… Mais extrêmement important pour la vengeance qui allait se déverser sur la jeune cheffe.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Dim 24 Juin - 16:30



       
    For the sake of my ... Blood.

       
    "De quelque passion que l'âme soit atteinte, elle ne veut jamais endurer de contrainte "

     Nyx
    La situation m’échappait, à la façon d’une eau trouble, boueuse, ensanglantée, laissant les résidus et les nuances pourpres tâcher mes mains blanche.
    Par tous les moyens j’essayai d’être arrangeante envers ces inconnus et que Dios me pardonne si je faiblis, rien ne valait la peine que je sois effrayé par autant de haine que de promesses mortelles.

    Les cannibales et ce coups de pied n’avait pas été dicté par ma personne, les résidus d’ordre et de tourments de ma mère sans aucun doute, planaient encore au-dessus des têtes de ces gardes.
    Le vieil homme grièvement blessé se mit à gémir d’autant plus que la scène en devint nettement inconfortable, je fronçais mes iris devant ce spectacle macabre, car si le jeune homme avait loin d’avoir tord, il n’avait pas non plus raison sur toute la ligne.

    ________________________________________
    Les promesses et les menaces du prisonnier ne firent ni chaud ni froid à la belle de mort, qui observait toujours d’un œil morne le vieil homme Agonisant, ce vieux traître ne passerait certainement pas les vingt-quatre heures ni la nuit à en voir son mal être.

    Et ce loup aux iris solaire semblait déjà avoir choisit son camps et son avenir. Que pouvait donc faire Blue face à cette échappée du destin ? Ni elle ni Dios ne pouvait amener cette brebis égarée dans son troupeau, le convaincre à l’heure actuelle n’était qu’une perte de temps.

    Et ces deux cannibales au ventre gargouillant ne faisaient qu’empirer la situation, leur faim les rendaient irascible et dangereux, leurs canines légèrement développées laissaient entre-voir une légère bave nauséeuse.
    Avoir croqué cette proie les avaient rendus dingue et leur faim humaine ne faisait qu’exaspérer la jeune représentante des Silumgar.

    Entre temps, Armerys était partit au loin dans la pénombre de sa cage, peut-être espérait-il secrètement que son ami ne meurt pas dans une torture affligeante. Peut-être ne voulait-il pas voir les lambeaux de chairs s’arracher du corps cadavérique du vieil homme ?
    Blue ne voulait pas non plus voir ça. L’exception de son cas, concernant Armerys était...
    " la liberté. Elle vous semble si loin et pourtant vous la désirez plus que tout à cet instant."

    L’espace d’un cours instant, Blue se délectait de cette phrase. En effet, pour que les promesses se réalisent, il faudrait déjà que le garçon s’évade. Et vue l’ambiance que faisait régner les deux molosses Zandal’ar, l’espoir pouvait fuir loin de ses geôles.
    " Zanda, Cokow, Mettez-moi votre proie dans la cellule d’Armerys. Tout de suite."
    Le vieux aurait pu protester, tenter de se débattre que cela ne changerait pas la donne, ils étaient deux contre un.

    Et si le jeune, aussi fort et courageux pouvait-il être, essayait de sortir de sa cage en cet instant, voulant saisir l’opportunité de la cage ouverte pour se ruer vers les contrées dorées d’une liberté sans nom…
    Blue avait tiré son arbalète de carbone, hissant avec langueur un carreau de flèche sur l’encoche, prête à plaquer le loup contre le mur. La force en livre de son arme dépassait allègrement les dix kilos de pression, de quoi avoir le souffle coupé le temps d’un longue et pénible minute.
    Sans aucun doute qu’il se prendrait cette flèche dans le plexus pour lui rafraîchir ses ardeurs, la joute et l’habilité de la demoiselle n’avaient pas d’égale dans la chasse à l’homme.
    " En effet l’homme est bien inférieur aux beautés vivantes de ce monde. Je te remercie d’adhérer à mes propos. En revanche chaque Baalkyen à sa façon de raisonner et d’agir, certains plus cruels que d’autres. La nature telle qu’elle a crée les humain, leur a donné la cruauté. Cette même chimère qui arbore vos iris d’une haine intarissable, Amerys. "

    Elle s’approchait de la cage, les deux Anthropophages en ressortant rapidement…
    " Promettez ce que bon vous semble, roi déchu, cela m'indiffère.
    Cokow, va me chercher la soignante, l’herboriste consœur d'Ycarcius..."
    Le cannibale à la langue pendante, les yeux roulants derrière ses orbites couru dans le corridor, au bout de quelques minutes, quelques cris suraiguës de « pitié » et de « non «  puis de « je suis enceinte non ! »  surgirent dans le couloir sombre.
    Baissant son arbalète qu’elle finit par ranger derrière son dos, Blue prit une mine apostrophée, grave, sérieuse, quelque chose la froissait et la mettait en peine dans cette initiative catégorique mais obligatoire.
    "Zanda, tu me l’attaches devant cette cellule. Quand je partirai… "
    Elle ne pu achever sa phrase, son coeur manquait un battement et sa gorge s’asséchait, donnant un ton fébrile à ses mots c'était sans doute la première fois qu'elle offrait des sentiments et faisant preuve de vulnérabilité devant des inconnus.
    Ravalant sa salive en déglutissant de peine, elle commençait déjà à faire demi-tour, ses iris aux tons d’azur voilés d’un gris orageux, mélancolique croisèrent brièvement le mordoré intense du roi emprisonné.
    Ses paupières s’embrumèrent, sa mâchoire se serrait tandis que les bruits de ses pas s’étouffèrent dans le corridor au même titre que les bruits de crocs claquant dans le vide, affamés...
     


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 1 Juil - 14:47

    La porte de fer qui me séparait de Blue, était aussi grande que le fossé qui séparait notre vision du monde. La belle de mort ne percevait pas l’humain du même regard que moi, ce qui expliquait d’ailleurs son allégeance à Dios, le dieu qui encourageait la barbarie la plus sombre. Ils étaient condamnés à déguster avec délectation, la chaire semblable à la leur, ce qui me fit éprouver un sentiment à cheval entre le mépris et la pitié. Mais la cruauté dont ces mécréants faisaient preuve, orienta mon émotion vers une colère sanglante dépourvue d’une quelconque forme de miséricorde. Le regard assombri par l’ombre ténébreuse de mes cheveux, et mes yeux scintillant d’agressivité au sein de la pénombre de la cage, je vis les deux gardes jeter le vieil homme dans la cellule, et fermer la porte de cette dernière. Nous étions enfermés de nouveau, avec un mourant dont le sort était déjà déterminé.

    Et par la suite, la jeune femme aux yeux azurés ordonna la mort d’une autre personne, une femme Mürhienne également, avant de s’en aller, comme si elle n’avait que faire du sort des miens. Et si le vieil homme semblait avoir accepté son sort, à la vue de sa consœur qui se faisait emporter, un chagrin infini se dessina au sein de son visage. Bien qu’allongé sur le sol et immobilisé par la douleur qu’il tentait de dissimuler, Ycarcius tendait sa main désespérément vers la trentenaire, espérant pouvoir l’arracher des griffes de ses oppresseurs qui semblaient préparés à effectuer leur acte salace.

    Si j’avais pu accepter le choix d’Ycarcius quant à son sacrifice, je ne pouvais pas accepter la mort d’un des miens, qui même n’avait aucune volonté de disparaître. Elle hurlait son chagrin et son désespoir, et cette voix nourrissait ma chair en lui offrant une vie supplémentaire, un courage suicidaire et une force à nulle égale.

    - Ça en est trop… susurrais-je

    Quittant de la position du tailleur à la position accroupie, il ne me fallut pas plus de temps pour me jeter avec une force qui manqua de briser le sol de la pièce, afin d’arriver en face de la serrure de la cellule. La clé qu’Ycarcius m’avait donnée pour m’évader – ainsi que celles des autres cellules où étaient enfermés les miens – allait servir maintenant au moment le plus propice pour défendre ce qui restait de mon royaume.

    Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour ouvrir la cellule, tout comme il n’en fallut pas non plus à Cokow pour arracher la clavicule gauche de la jeune femme d’un coup de crocs sec. Son envie sanglante avait outrepassé son sens de l’urgence, l’empêchant ainsi de réagir convenablement face à la situation. Sa priorité était de se remplir le ventre du désespoir de cette innocente, comme tous ceux qui vivaient dans ce géant mobile. Le gisement de sang éclata du cou de la femme, laissant évacuer une quantité incroyable de liquide de vie du corps de cette dernière. Les veines qui se dessinaient sur mon visage quand je vis cela, contraignit Akasha à une activation forcée. La force des flammes céruléennes allait purger ces mécréants de leurs péchés.

    - MISERABLES !!! M’écriais-je. Vous subirez mon courroux… Soufflais-je avec une colère notable dans la voix.

    Un manteau de flammes bleuté me revêtit à ce moment exact, alors que mon poing alla se loger de façon brutale dans la cavité buccale du bourreau de la prisonnière. Brûlant à l’extrême sa langue ainsi que l’intérieur de sa gorge, son corps se fragilisa grandement, permettant à mon poing d’éclater sa nuque en peu de temps. C’est ainsi que, Cokow mourut en peu de temps, ainsi que son confrère, qui lui, avait plutôt subit le tranchant de la lame de Mörn. A peine sortis, que nous avions ôtés la vie à deux Baals extrêmement dangereux, limite monstrueux.

    Une fois abattu, je repris mon calme, avant de dissiper les flammes qui recouvraient mon être. Bien que puissant, mon Aktech’ n’avait qu’un temps d’activation très court, m’empêchant donc de l’utiliser comme bon me semblait. Je devais être minutieux quant à la façon de l’activer ainsi que la durée d’activation. Le chemin allait être long au sein de cette cité. Mon énergie devait donc être conservée pour les instants les plus importants.

    Prenant conscience de l’actuelle situation, mon regard s’abattit avec stupeur sur la jeune femme qui se vidait de son sang à une vitesse déconcertante. Je ne savais pas quoi faire, étant donné que la blessure était beaucoup trop profonde pour être guérie, de plus que le sang avait été beaucoup trop perdu pour être remplacé. Elle était condamnée à mort, cela ne faisait plus aucun doute.

    L’enchaînement des évènements, ainsi que l’adrénaline, ne m’avaient pas permis de percevoir les cris d’Ycarcius, qui ne gémissait non pas à cause du poison qui coulait dans ses veines, mais plutôt à cause de la perte de la femme qu’il aimait profondément. Le regard attristé, et la tête légèrement baissée, une honte incroyable me saisit, me paralysant totalement. C’était la honte de ne pas avoir été capable de sauver les miens, celle d’avoir laissé une femme, une étrangère, décider de ce que mon peuple sera…..Quel être pitoyable je faisais. Je devais restaurer mon honneur, ma fierté. Je devais tuer cette femme, cette sorcière… Elle devait mourir au lentement et cruellement, et pas plus tard que maintenant. La pourchasser n’aurait certainement pas été un problème.

    Mörn : Nous devrions nous avancer et mettre le plan en exécution. Dit-il sèchement comme à son habitude.

    Encore une fois, je me rendis compte que je venais de me laisser emporter. Il était difficile dans ce genre de situation, de garder en vue l’objectif final, quand la personne responsable de tous nos malheurs, était là, à quelques centaines de mètres de soi. Les yeux mi-clos, je passai ma main dans mes cheveux, pour redessiner leur forme depuis le front jusqu’à ma nuque, avant de frapper mes joues solidement. Ce qui était important, n’était pas la personne vers qui ma colère était axée. Mais plutôt, là où mon peuple était enfermé. La priorité, était à la libération des miens.

    - C’est bien vrai. Allons les libérer. Ne nous occupons plus de ce qui est tombé. Seuls ceux qui sont debout peuvent encore vivre et quitter cet endroit.

    Un dernier regard de pitié et de tristesse fut adressé à Ycarcius, qui agonisait. Je compatissais à ce moment-là à sa peine, et partageait ses remords. Mais ne pouvant rien y faire, je me tournai vers l’avant, d’un œil déterminé, avant de me mettre en route, pour visiter les prisons. Les indications précises m’avaient été données, depuis la localisation des cellules, jusqu’au nombre de gardes, en passant par les possibles surveillances qu’il y aurait. Aucun doute possible, j’allais arriver à bon port, pour effectuer le travail qui devait être fait.

    Parcourant les couloirs des geôles, me dissimulant derrière un mur pour observer la voie, ou encore guettant les ombres sur le sol avant de m’engager sur une route, je parcourais une bonne distance, en minimisant les confrontations. Me détournant des routes bondées de gardes, je m’approchais doucement, mais sûrement vers l’endroit que je cherchais, jusqu’à ce que je les trouvai.

    - Nous y voilà…

    La cellule où étaient situés les prisonniers les plus anciens, ceux qui n’avaient pas prêté allégeance à Dios, mais qui souffraient le martyre pour cela. Attirant leur attention en me rapprochant de leur cellule, un sourire franc et assuré se dirigeait vers leur visage chargé de mort et de désespoir :

    - Réjouissez-vous, peuple Mürhien…votre calvaire s’achève ici. Je vais tous vous libérer.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 10 Juil - 1:41



     
    For the Sake of my Blood.

       
    " Nos yeux ne mentent pas : ils sont le miroir de notre âme, la facette véritable de toute la panoplie de visages que nous sommes "

     Nyx
    [left] J'étais sortie de cette prison d'os de sang et de chairs tugéfiées d'un pas ferme , mesuré et hâtif. Si je n'aimais pas que l'on fasse souffrir les êtres vivants et les animaux, désireuse de vivre dans le pacifisme complet avec la nature, il en était de même pour les être humains à l'époque.

    Certes, je les détestais pour ce qu'ils avaient commis de par leur nature traitre et corrompue, néanmoins je faisais partie des Baalkyanes qui n'appréciaient pas que l'on fasse aux "autres" ce que l'on pourrait me faire à "moi" et à mes proches.

    Et j'avais déjà dors et dépassé les limites de mes objectifs et de ma sagesse personnelle en donnant en pâture cette prisonnière dont les cris retentissaient entre les cage isolées de mon âme solitaire.
    Elle souffrait et je partais comme si je n'entendais pas son agoni, comme si rien ne pouvais plus effleurer mon âme en peine. Et pourtant je le savais, profondément encrée en moi...

    Cette scène d'effroi, de haine et de tourments n'était que le commencement d'une longue malédiction qui allait nous poursuivre, Armerys.
    Tu le sais... Je pouvais dors et déjà sentir les lianes ardentes du destin lier mon âme au tien, désormais notre futur était scellé dans le pacte le plus sombre et torturé qu'il puisse existé.
    La vengeance.

    ________________________________________

    En sortant, Blue pris le temps de fermer la porte de la prison derrière elle bien entendu.
    Pas de verrou, juste les gonds refermés avec une serrure d'acier plutôt complexe.

    Levant son visage balzané vers les cieux azurés de Baal, la jeune Zandal'ar poussait un profond soupire de lassitude tandis que ses iris d'un cyan intense se refermèrent, interdits sur la peine qui l'affectait.
    La gorge levée, sa pomme d'adam exerçait un bond amère et soudain tandis qu'elle avalait brutalement un excès de salive, se perpétuant en une série de larmoyade, elle fondit en larme.
    Trop sensible pour encaisser ses propres initiatives, trop jeune pour endosser ce type de responsabilités.

    Son père n'était plus là pour la tenir dans ses bras tièdes et lui murmurer au creux d'une oreille  assourdie par les larmes que tout allait bien se passer. Qu'il était là pour elle, qu'il était le siège lui permettant de se reposer lorsque les temps étaient durs.

    Il était mort par la main de celui qu'elle venait de maudire.

    Sa mère n'était plus de ce monde pour l'enlacer dans la chaleur de son corps et la bercer contre elle en caressant ses cheveux avec une douceur apaisante et guérisseuse. Les maux de grandes peine chassées par les mots tendre et fiévreux de l'amour maternelle.

    Elle était rendue malade par le décès du paternelle, elle-même vouant le restant de sa vie à pester sa haine sur les humains chassés et enfermés dans la prison Zandal'ar.
    Sous aucun prétexte elle ne voulait sortir de son tipis réservés aux expériences infâmes, aussi même si Blue l'aimait à en crever... ces derniers temps, elle la voyait déjà comme morte.

    Cet Armerys était le début, uniquement et seulement le début de ces soucis et elle ne voulait pas le tuer.
    Elle ne se sentait pas capable d'arrêter la vie de cet humain pour la raison simple qu'elle avait un coeur et qu'elle se savait la seule fautive de cette hécatombe.
    Elle acceptait l'évidence au-delà de ses Vingt deux années: Elle avait causé beaucoup de mal à cet être humain et elle devait en payer le prix.

    Blue acceptait de ce fait avec sagesse de subir la vengeance de cette personne afin que la paix puisse prospérer.
    Mais le prix à payer et le temps que cela arrive ne rendait pas les choses évidentes et tandis que son coeur se refroidissait et son âme se durcissait contre les parois de la prison, son ami "Ursoc" le furet immaculé de sa mère venait la débusquer, se dressant sur ses pattes arrières tel un suricate, visiblement inquiet mais également chagriné de ne plus pouvoir jouer avec sa maîtresse d'origine.

    Elle s'en saisissait et rassemblant son courage, se mit à courir, plumes, crinière d'encre et soieries dans le vent jusqu'au tipi principal où elle avait un rendez-vous sérieux avec un représentant des armées Kolaghans.
    Elle s'était assise dans le tipi, caressant et câlinant son furet blanc tout en prenant en compte les choix qui s'imposaient à elle.
    Bien sur, elle n'avait pas omis d'envoyer des gardes surveiller la prison, plus que nécessaire d’ailleurs, de façon à ce qu'elle sache par alerte si quelque chose pouvait se passer.

    Elle avait laissé son arme, arbalète et poignards devant l'entrée tandis qu'elle, armée d'une plume et d'une encre indélébile, signait le traitée de cessession auprès du nouveau chef Kolaghan.

    Traitée de cessession?
    Elle cédait tout. Ses hommes, sa patrie, sa famille.
    Ses terres, ses tipis, ses richesses et ses prisonniers à un autre clan afin que la paix auprès des chamanes puisse s'installer pour de nouvelles années.

    Cependant un bruit suspect lui fit tourner sa tête peinée, mais avant qu'elle ne se doute de quoi que ce soit, les paupières froncées et les lèvres pincées par l'angoisse ,Ursoc était en train de feuler en avançant courageusement et curieusement d'un pas lent et chasseur vers la sortie du tipi.

    Son coeur ne fit qu'un bond dans sa poitrine tandis qu'elle-même fit un bon dehors, son instinct lui permettant de savoir quoi faire dans un moment comme celui-là.
    Une flèche passait devant ses yeux et abatis le premier guerrier Kolaghan, manquant de se pointer dans la gorge de la demoiselle qui, les yeux rond comme deux billes sous la surprise et le choc, accompagna la chute du mort jusqu'au sol.
    "- Non..."
    Un autre cri, puis cette fois, l'un plus aigüe, celui de sa mère.
    Elle écarquillait les yeux de stupeur et observait la scène, interdite: Les prisonniers étaient en train de se rebeller, prenant toutes les armes possible afin de faire le plus de dommages afin de multiplier les chances de sortir de Baal...
    Elle déglutissait en cherchant le fautif dans toute cette histoire, tandis que le sang de son ami Kolaghan lui glissait entre ses doigts frêles et tremblants...[left]   


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Sam 21 Juil - 11:01

    La rage d’un homme n’avait jamais été aussi grande que celle qui bouillonnait mon âme en cet instant. Quand mon esprit me retransmettait les images sanglantes que j’avais eu à voir par le passé, il était difficile pour moi, de garder un calme platonique, un contrôle total de ma personne. Mais les mots du vieux conseiller affluaient encore en mon être comme un ruisseau qui atténuait les flammes ardentes de la violence et de l’insanité. Ce faisant, avec une aigreur sinistre, une irascibilité enfouie dans mon cœur remplie de ténèbres, j’ouvrai les portes de la liberté aux séquestrés, qu’ils soient Mürhkyans ou pas. Et dans mon regard doré d’une rancune inoubliable, et mes lèvres pincées par une hargne difficilement dissimulée, j’étais pour les prisonniers la symphonie de la liberté, qui employait les notes majeures de la révolution, pour amener leurs esprits à une évasion brutale.

    « Frappons, tuons, exterminons pour arracher notre liberté. C’est par la seule force de notre volonté, que nous sortirons vivants de cette terre de monstres »


    Ces mots raisonnaient dans leurs esprits comme une musique douce qui guidaient leurs actions désespérée. Des prisonniers anciens aux plus jeunes, des plus combatifs aux moins, le corps des esclaves se releva comme un seul, bouleversant majoritairement l’ordre qu’il y avait dans la prison. Mais bien évidemment, ce stratagème n’avait pour seul objectif, que la création d’un désordre, permettant l’évacuation silencieuse des Mürhkyans qui avaient survécu. Si donc, j’étais sur le front de la résistance, Mörn conduisait avec délicatesse et prudence les miens vers la sortie, espérant secrètement que le destin me soit favorable.

    Armé de mon katana, je me déplaçai comme le pinceau d’un peintre, teintant de rouge le tableau noir qu’était le sol de la prison sur lequel je dansai. Si la vitesse de mes mouvements constituait un avantage notable, la fatigue extrême qui l’accompagnait, était un défaut non négligeable, m’obligeant donc parfois de rentrer en arrière pour assurer ma survie, laissant aux rebelles le soin de mener le combat.

    Il était évident que les gardes en plus d’être en supériorité numérique, disposaient d’armes perverses et malsaines, qui étaient majoritairement constituées d’outils de torture. Une tête était donc facilement arrachée sur la gauche, une chaire pourrissait bien trop vite sous l’effet d’un poison sur la droite, mais ça n’empêchait pas le plus grand nombre de prisonniers d’avancer pour se battre.

    Plutôt mourir debout… que vivre à genoux.


    A force de combattre, nous nous sommes rapprochés bien peu nombreux des tentes où se trouvaient les membres de la famille de cette misérable… Zandal’ar. J’avais pleinement conscience que le moment d’une vengeance prochaine allait arriver depuis le moment où nous nous sommes croisés dans les geôles. Ce moment-là, elle jouissait d’un pouvoir bien trop grand pour pouvoir être remis en question. Mais à présent, le rôle était légèrement inversé, à la seule exception que je n’étais pas tout puissant.

    Avançant d’un pas lent mais assuré, les prisonniers armés d’arcs à flèches, tiraient depuis mon dos, pour tuer tous ceux qui se mettaient devant nous. A ce moment, je sus que ceux qui m’accompagnaient n’avaient aucune volonté de sortir de Baal. Elles nourrissaient plutôt, de fortes ambitions meurtrières envers ceux qui leur avaient tant fait souffrir. C’était pitoyable pour certains, mais j’en faisais partie. Sinon, je n’aurais certainement pas été là.

    - La femme à la tête des barbares qui tuent les nôtres et nous torture, est dans une tente. Quand vous voyez une femme, capturez-là. Et tuez tous les hommes que vous croiserez. Lâchais-je en pointant les tentes.

    Je parlais au nom de tous, comme la voie d’une vengeance encrée dans la chair et les os de tous ceux qui étaient présents. C’est alors que, on tira toutes les femmes des tentes dans lesquelles elles se cachaient, constatant avec désarroi que la grande majorité des hommes n’étaient pas présents. On élimina donc le peu de guerriers qui étaient là, au détriment de trois vies et une personne blessée. Ce peuple était vraiment rempli d’être puissants. Et nous le constations quand le nombre d’alliés diminuait.

    Faisant fi de ceux qui sont tombés, nous continuâmes notre œuvre, extirpant et tuant les femmes qui semblaient inutiles. On tira bien vite une femme de sa tente, tandis que, la deuxième, plus jeune, cheffe même des Zandal’ar, était plus difficile à avoir. Toute personne tentant de s’approcher d’elle, se faisait automatiquement découper. Une gorge tranchée, une main poignardée… Elle était vraiment une bête sauvage que personne ici ne pouvait dompter aisément….

    Du moins, c’est ce qu’elle croyait.

    Quelques pas assurés vers l’avant, et je me retrouvais entre elle et les trois survivants qui étaient derrière moi, eux-mêmes ayant capturés la mère de la cheffe, et tuer les autres femmes qui étaient dans les parages. Incapable de retenir plus longtemps la colère qui m’habitait depuis, mon visage afficha ses traits de colère, doucement mais surement, jusqu’à ce que, mes iris soient bien visibles. La brise délicate qui faisait danser mes cheveux, ne calmait pas mes humeurs. Elle installait plutôt la pesante atmosphère déconcertante dans laquelle nous étions tous deux enfoncés.

    - Enfin… Je te retrouve, BLUE…

    Rien de bien sympathique ne se dégageait de cette première affirmation. Et les poings aussi serrés que mes dents, l’animosité qui se lisait dans mon regard assassin, faisait de moi un être plus barbare qu’un Baal.

    - Pour tout ce que tu as causé aux miens, et aux prisonniers, je vais aujourd’hui te condamner à la souffrance. Une souffrance qui précèdera ta mort.

    Sans me retourner, je levai ma main libre, pour pointer nonchalamment mon index vers les cieux. Et c’est là, que dans l’air, ce même doigt traça une ligne horizontale, brève et sèche, indiquant donc à ceux qui tenaient la mère Zandal’ar en otage, de lui trancher la gorge. Une lame rejoignit bien vite le gosier bien faible de la vielle femme, annonçant déjà une fin bien funeste.

    - Apprends aujourd’hui, ce qu’est l’impuissance… Ressens la douleur la plus grande qu’un humain puisse percevoir. Si tant est qu’il y ait une once d’humanité en toi.

    Me plaçant en position de combat, tenant fermement mon épée de mes deux mains, j’observai avec attention, le moindre geste de la jeune cheffe. J’étais préparé à ce qu’elle essaie de riposter, abandonnant tout pour sauver sa génitrice. Cette erreur naturelle que je savais qu’elle ferait, était le signal que j’attendais pour dissocier sa tête de son corps.

    - Si tu bouges, je te tuerai sur-le-champ.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 21 Juil - 22:14



    For the Fake of my blood

    "La liberté sans horizon est toujours mariée avec le malheur."

    Nyx
    Les esprits sont puissants.
    Et aussi loin que je me souvienne du sourire de ma mère par son vivant, je ne l'eusse jamais trouvé aussi beau qu'en cet instant.
    Les perles de désespoir luisaient avec sagesse le long de mon visage, amères, douloureuses mais nécessaire à mon apprentissage.
    J'étais une chamane du cercle terrestre, l'une des seules à reconnaitre la vie, humaine, animale et végétale avec respect.

    Ma mère, fervente adoratrice de Dios n'avait jamais respecté les humains et j'en étais aujourd'hui a être pliée à la volonté d'un homme, à la façon d'une faible. La faible d'un groupe de Baalkyens adorateur de sacrifice. Je récoltais, seule survivante de mon clan, à ce que ma famille avait semé depuis des générations.

    L'homme répondant au nom d'Armerys  détenait une volonté tranchante comme la lame de son épée empoignée avec détermination, et tandis que le bruit sourds de la tête de ma maternelle effectuait ce bruit sourds si particulier, détaché de son corps...
    La fumée de mon calumet de la paix s'élevait vers les cieux, à la façon d'un adieu officiel.

    ________________________________________

    Elle avait dégainée son calumet de la paix, le bec effleurant ses lèvres humides tandis que la lueur bleuté aux reflets d'un ciel d'azur des braises s'élevaient avec douceur vers les cieux.
    "Un seul geste et il n'hésiterait pas à la tuer."
    Le temps paraissait s'écouler éternellement au même rythme que les perles salines de ses larmes.
    Une expiration, un souffle et ses iris en peine défiaient ceux d'Armerys, une haine intarissable hantait son âme et elle devinant déjà au combien tout ce qu'il aimerait lui faire.

    Elle glissait ses paupières pour les clore avec langueur de façon compréhensive, déglutissant en soupirant l'hymne au désespoir, elle n'allait PAS se rendre.
    Malgré tout ce qu'elle venait de vivre en un espace temps aussi infime, elle n'allait pas capituler, tant bien même cela lui en coûterait la vie: La liberté n'avait pas de prix.

    Et si elle était une adoratrice de Dios, elle était l'amante de la liberté et cette façon de vivre n'appartenait qu'à elle et à personne d'autre. Elle n'avait jamais tué qui que ce soit de ses mains par ce pure principe, même si cela ne l'empêchait pas d'envoyer ces gardes achever ou tuer des sous-fifres: Ils étaient-eux même libre de ne pas tuer et elle ne se portait pas responsable de ces cas de figure.

    Elle rouvrit ses yeux avec grandes peines, reniflant ses perles iodées en levant ses mains, laissant tomber son arme, un poignard ensanglanté qui émit ce tintement sonore métallique, ainsi que son calumet en bois. Un bruit tel un étouffement, une plainte gémissante s'en extrayait tandis que la chamane levait ses mains apparentes, démontrant qu'elle ne désirait pas combattre.

    Elle était chamane et non guerrière. Chasseresse, non bourreau et si le regard flamboyant et emplis d'ardeurs du jeune loup en face d'elle démontrait un certain désaccord avec son principe de réédition, il y avait un autre être, dans le décors, dont la haine, la colère et le sang le fit pâlir à vue du cadavre de sa bien-aimée...
    Un rugissement si puissant qu'il en fit trembler la terre et fit s’aplatir Blue contre le sol, ses mains tenaient ses oreilles de façon à ne pas entendre les plaintes, gémissements et hurlements de rage du grand Ursoc.

    C'était comme s'il un Aktech était aussi puissant pour soulever la terre et la faire trembler, assez puissant pour lever les corps des cadavres par la seule tonalité d'une voix rauque et baroque, dans le but d'asperger de sang les hommes encore debout.

    Le nez et les yeux toujours levés vers Armerys qui devait se rendre compte de son erreur en massacrant une chamane, la cheffe de clan Midnight, Blue voulut lui faire signe de se coucher également, Ursoc n'aimant pas qu'on le défit dans ce genre de situation.
    Mais pour le peu qu' Armerys, soit, voit son signe de la main, soit se rende compte de son erreur... Que le géant immaculé faisait son entrée en scène.
    Ursoc, furet de Midnight pouvant se transformer en être Ursin-Tank toisant les 3M de hauteur.
    Blue glissait ses iris larmoyant vers l'ours géant, lui intimant d'âme à âme grâce au pouvoir de son Aktech de ne pas s'en mêler.
    L'ours promptement s'arrêtait, son museau large et bordé de rides se retroussait, chacune de ses canines intactes aillant la taille d'un beau poignard scintillaient prêts à attaquer le reste des hommes encore debout.

    Ursoc abaissait sa lourde tête en fronçant ses petits yeux, perles aux reflets d'azurs, tendant à renvoyer à Armerys toute la férocité et la haine qu'il éprouvait.
    Le jeune humain devait se sentir bien bête devant un animal aussi majestueux, gigantesque et impressionnant que ne l'était Ursoc, seulement...

    L'animal plaquait soudainement et violemment ses oreilles contre son encolure et tel un monstre, penchant sur ses deux pattes arrière, s’assenant plusieurs coups de pattes sur sa poitrine avant de s’élancer sur le premier des trois survivants avec toute la férocité qu'il avait.
    Cette première victime fut détaché en deux: poitrine-pantalon, ses entrailles pendaient à l'horizon tandis que la peur éternelle se lisaient sur la bouche ouverte de l'homme défunt, prit au dépourvu. La main de la victime décédée laissait tomber une lance typique de la région.

    Sous l'angoisse, Blue ne savait pas quoi ajouter où faire à part profiter de l'arrivé d'Ursoc pour se faire la belle. D'autant plus que les esprits autours d'elle lui étaient favorable à la fuite, tout comme au combat.
    Elle se rappelait des conseils avisés du gladiateur Maxwell Anderson -Ashai le gladiateur- qui lui suggérait de fuir dans ce genre de circonstances sauf que cela ne tirait pas avec le caractère combatif de la demoiselle, qui savait très bien qu'aussi massif et dangereux qu'était Ursoc, il ne survivrait pas à une attaque de flamme comme seul Armerys était capable d'en faire.

    Alors tout pour le tout, elle se donnait la force dans les bras pour se relever promptement et se jeter sur Armerys -ce dernier étant debout?- l'attrapant par le bras avec une certaine soudaine rapidité pour lui faire-faire volte-face de façon à ce qu'il oublie Ursoc.
    " - C'est moi que tu veux!"
    Le lâchant, elle lui balançait une droite en plein dans le visage, quitte à se déboîter son frêle poignée, tentant d'enchaîner, d'esquiver et de parer comme elle le pouvait les attaques, qu'elle pouvait plus ou moins trouver prévisible grâce à l'anticipation de l'âme sur le corps.


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 22 Juil - 7:00

    La mort, brutale et sèche, s’était abattue sur la mère Zandal’ar, Midnight semblait-il. Et bien que cette décision fut ointe de toute ma rancœur, je ne pus comprendre le manque de combativité dont faisait preuve mon ennemi du jour. La tête de sa mère arrachée juste devant elle, L’Ara hyacinthe comprit bien vite que l’aura ténébreuse mais pourtant invisible, n’allait conduire mon estoc qu’à une dissipation rapide de toute forme de vie en mon ennemie. Mais douée d’une force que je ne connaissais étrangement pas, elle arriva à me paralyser surplace, en laissant tomber ses armes, les bras ponctuellement dressés vers les cieux en signe de réédition.

    Les perles qui ruisselaient autour de son visage rebondi, et le rouge du bas de ses paupières, me communiquèrent en l’espace d’un instant, une tendresse à laquelle je ne voulais pas me laisser séduire, une innocence apparente. Les plus grands meurtriers eux-mêmes ne craignaient-ils pas finalement la mort comme tous les hommes ? Difficile dès lors de catégoriser avec une exactitude aigüe les gestes de la jeune femme.

    Mon poing serrant avec rage la poigne de mon épée, La froideur de mon visage n’avait d’égal que le fer de mon épée. De même, mon regard dénué de toute forme de doute, ne reflétait aucunement le déchirement interne dont j’étais la victime. Devais-je lui trancher la tête ? Devais-je me contenter de la capturer ? Sa situation la mettait quelque peu en situation de force, du fait que par mon honneur, je devais baisser mon arme.

    La flamme vengeresse qui allumait avec intensité mon regard, semblait être prête à animer mon corps, de telle sorte à ce qu’il aille à l’encontre des principes auxquels il était tant attaché. N’était-ce pas ça la part de ceux qui désiraient plus que tout au monde la justice par le sang ?

    - Qu’est-ce que tu penses faire, Blue ??!!! Espères-tu secrètement que j’épargne ta vie avec un tel compor–

    *ROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH*

    Un cri plus imposant que le grondement d’un tonnerre, s’éleva depuis notre position jusqu’à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Mes os dans ma chair se crispèrent pour la grande majorité, alors même que, comme si je perdais de ma force, un genou alla s’abattre avec vigueur sur le sol. Mon autre pied tentait alors de garder une once de dignité en me maintenant debout, même si ce n’était que de façon moindre.

    Un ours blanc, qui semblait ne sortir de nulle part, fit son apparition. Puissant de par sa grande musculature, suintant de puissance et de barbarie, imposant par sa taille et par le létal de ses crocs et griffes, dangereux de par son regard rempli de haine envers celui qui tenait la lame derrière – le bourreau trop direct de Midnight. Si ma position initiale était bien celle anticipant un combat, mes bras se baissèrent bien vite, permettant à mes mains d’aller fermer mes oreilles afin d’empêcher d’écouter ces sonorités des plus désagréables.

    En un temps record, un des trois se fit trancher en deux, faisant donc comprendre au monde entier ce qu’il en était exactement. Sa puissance était beaucoup trop grande pour être maîtrisée avec une arme seule. Même avec Akasha, il était certain qu’une réflexion supplémentaire aurait été capitale pour permettre une possible victoire.

    Me relevant alors en me tournant vers la bête animale du milieu, une main me saisit par l’arrière, m’obligeant donc à croiser du regard son propriétaire. Percevant alors le visage de la cause de tous mes maux, mon esprit se détacha à l’instant de l’ours, pour aller affronter avec fureur celle qui était en face de moi. L’Ara hyacinthe me fit tourner rapidement, avant d’inscrire sur mon visage une première marque de violence propre, marque qui m'envoya donc affronter l’ardeur du sol.

    Mes mains levées autour de ma tête, je pus amortir la chute féroce, rebondissant sur le sol granulé avant d’y retomber une fois encore. Comme une remise sur pieds surprise, j’envoyai au cours de mon ascension plusieurs coups, tranchant l’espace de mes attaques répétées. Il était étonnant de percevoir que la misérable avait eu le temps d’éviter le tout. Décidemment, elle bougeait beaucoup trop.

    - AKASHA !!!

    Les dents serrées, je criai entre ces derniers ma détermination, enclenchant donc des flammes bleutés sur mon être, essayant dans la volée de trancher la Zandal’ar. Quand bien même elle n’aurait pas été touchée par mon épée, la chaleur vive et malsaine, allait augmenter le malaise de mon adversaire sur le temps.

    Mes iris ne laissaient dessiner aucun doute, tout comme mon épée ne faisait aucune feinte. Chaque attaque avait la force de déchirer le tronc d’un arbre de taille moyenne en deux, brûlant même dans la volée le tronc jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien.

    - Tu fais semblant de capituler… Pour attaquer par derrière… Tu es vraiment comme je le pensais. Donner des ordres en amont, se délecter du spectacle en aval…. Adoratrice d’un dieu sauvage et barbare…

    D’un autre côté, les deux survivants essayaient de lancer des flèches en se déplaçant ci et là derrière les tentes, fuyant pour leur vie mais en attaquant suffisamment pour instaurer un certain écart entre nous. Mais bien évidemment, au loin, on pouvait déjà entendre le bruit sauvage d’un renfort, sans encore savoir de quel renfort, il était question.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Dim 22 Juil - 10:39



    For the Sake of my Blood

    " J'ai pactisé avec la mort. elle m'a donné une journée. Une journée pour apprendre à te connaitre, à te nommer: Liberté."

    Nyx
     Si son regard et sa posture ne m'indiquaient nullement sa retenue quant au combat, je voyais bien qu'il était difficile pour Armerys de venir à bout d'un être vivant non armé.
    Il n'était donc pas à mon grand soulagement, qu'un bourreau et une bête de somme, cela me fis le plus grand bien de sentir un minimat d'hésitation malgré les gestes dépeint de haine et de rancoeur de cet homme aigrit par la guerre.

    Cette faiblesse d'âme me permettrait certainement de survivre un temps soit peu mais aussi de lui faire peut-être follement comprendre que je ne désirais pas me battre.
    Pas contre un homme innocent, dont l'âme était rongé par les actes violent d'un passé maintenant... révolu par la mort de ma mère.

    ________________________________________

    Ce que la Chamane comptait faire?
    Tout sauf fuir le combat, cas de courage qui était tout à l'honneur de la belle. Tout sauf le tuer, cas de sagesse de la jeune chasseresse. Il le lui aurait servit à rien de tuer un homme de la sorte pour le peu qu'il serait revenu sous forme de spectre, la rancoeur à l'âme, de nouveau prêt à la combattre tant le cycle de la haine chez lui en était infini.
    La jeune femme en soit l'observait et le contemplait d'un oeil morne, fatigué, doté d'une peine si puissante qu'elle pouvait en faire vibrer l'âme du pyromancien.
    Même mort, il tendrait à venger cette rancoeur particulièrement tenace et si Dios était le seul juge miséricordieux et généreux de ses terres, même lui ne saurait venir à bout d'une essence spirituelle aussi engagée et tranchée sur la violence.

    Blue le savait par instruction théorique: elle allait devoir faire oeuvre de prudence et de compassion mais avant tout d'une énorme dose de patience -de surcoît-.
    Elle était devenue l'objet et l'oiseau rare à déplumer contre cette peine qu'on pouvait nommer le cycle de la haine, éternel.

    Et tandis que sa majesté Ursoc semblait déjà venir à bout du second homme de main d'Armerys, confrontant le fer d'une épée à l'éclat lunaire de ses crocs tranchant, Armerys semblait reprendre de nouveau le combat, animé de ce sentiment d'animosité, d'horreur et d'aversion dont lui seul était capable de maîtriser.

    Il n'avait pas été capable d'esquiver son poing, encore trop focalisé sur Ursoc et sans grandes peines, la jeune fille l'observant et s'adaptant au terrain, ne pu que reprendre le dessus, plaidant favorable à un combat qui pourtant n'avait pas été le sien.
    Elle se mouvait telle une anguille, s'abaissant avec une dextérité féline quand la lame venait cueillir la pointe où la cime de ses cheveux d'encre.
    Feintant et esquivant d'un bond souple et à l'aide l'estoc fine et tranchante quand elle tentait de dérober ses jambes. Le terrain herbeux et gras, était parfaitement adapté pour ses sauts et ses esquives, aussi si elle était dans son élément -chamane proche de la nature oblige- Blue écarquillait ses yeux, horrifiée quand son adversaire en vint à appeler l'aide de son Aktech.

    Il avait trouvé une autre solution -encore- pour venir à bout de la belle, lèvres serrés et humidifiées par ses larmes, un léger hoquet de surprise et de tristesse permis à l'homme de s'arracher une victoire minime et de reprendre l'ascendance sur le combat.

    Elle tombait lourdement sur le flan, s'écorchant les côtes, les bras en tentant de rouler sur le coté pour éviter de se transformer en un vulgaire poulet braisé.
    Son bras droit dans l'esquive s'était dépeint de bleu cyan aux nuances cobalt et turquoises, sa chair miellée avait prit une violente teinte sombre, la fumée encore épaisse et grisâtre, malodorante parfumait l'air à la façon d'une odeur vraiment désagréable.
    Gémissante, elle se relevait rapidement tant bien que mal, boitillant en respirant plus difficilement tant sa souffrance en fut intense, cependant rien de grave à l'horizon à part cette brûlure.

    S'armant de courage malgré le désespoir qui l'animait, elle fit de nouveau face au front de la guerre des sentiments qui habitait le beau jeune homme en face d'elle.
    Il se fourvoyait totalement, mais tenter de décrire et expliquer la situation aurait été comme hurler à l'oreille d'un sourds à cet instant, elle le savait.
    Alors quand il fit son speach, elle lui tirait une mine blasée, la poussière s'étant acculé sur son visage rougit par l'effort et éclairé par ses larmes.
    Que faire de plus ? elle était dans le flou le plus totale, ne sachant que faire dans ce genre de situation où elle n'avait finalement même plus la force de se battre ni d'esquiver, épuisée moralement et mentalement par ce combat contre des sentiments si fort, pouvaient-ils être.

    Parler n'aurait fait qu'accentuer le drama et la haine éprouvé sur cette scène au décors bien assez pourpre pour la jeune fille. Prenant du recul, le désespoir était palpable, les esprits tendaient à faire ressentir ce role, faisant ressentir par oppression aux alentours, ce qu'était le véritable sentiment de peine et de désespoir.
    D'une voix cassée par la torture de cet évènement, la peine, la tristesse et le désespoir, la jeune fille criait:

    " - MAIS... REGARDE AUTOURS DE TOI...! MAIS REGARDE..., ARMERYS!"

    Les larmes qui s'étaient taris face à la peur avaient repris le dessus sur son corps tremblant, tendu vers une vérité aussi cruelle mais bien présente.
    D'une voix sanglotante et étranglée, elle poursuivit:

    " - TUER... TUER TOUTES LES FEMMES ET TOUT UN PEUPLE NE TE SUFFIT-IL PAS?... TU... TU LES AS ASSASSINE! ELLES N'Y ETAIENT POUR RIEN DANS CETTE HISTOIRE! ..."

    Les corps étaient entreposés d'une façon bien macabre et terrifiante, pour le peu qu'ils étaient sur Baal, on aurait pu croire au spectacle macabre de déportés assassinés par une grande guerre. Les macchabées eux, affichaient l'expression d'une peur figée dans le temps, l'expression des corps sans vie n'en était pas moins terrifiante et angoissante, dépeinte d'une émotion sinistre nommée terreur.
    Elle le coupait vocalement d'une traite, le faisant de nouveau rougir de haine tant lui-même reconnaissait sans-doute qu'il avait été trop loin et qu'il était de nouveau prêt à porter la honte et la responsabilité sur la demoiselle.

    " - Cette guerre ne regardait que nous, elle n'engageait que nous... JE REFUSE!... TU ENTENDS? JE REFUSE D'ÊTRE RESPONSABLE DU CAPRICE DE TA HAINE!  "

    Les cris des hommes raisonnaient déjà à ses oreilles, se retournant brièvement, elle pu voir la poussière générée par les Grrwarks poussés à galoper à une allure fiévreuse.
    Ursoc semblait lui-même prêt à laisser le dernier homme non armé fuir le terrain, la retraite semblait envisageable pour le moment.

    Les larmes continuant à couler sans s'arrêter et se tenant le bras encore brûlant; la chamane serrait les dents avant de maugréer avec un hoquet d'une infinie tristesse quelques palabres bien tranchantes.
    Détenant toujours sa voix rauque et hésitante, bercée par les perles de la tristesse, elle poursuivait de sa voix étranglée en soudoyant le jeune homme d'un regard azuréen limpide et intense:

    " - Tu as assez fais de mal ici... Pars. Pars vite avant qu'ils ne perpétuent eux-aussi le cycle de la haine dont nous en sommes tous les deux ... totalement victime..."

    Ne pouvant dire où faire mieux, retenue prisonnière par les sentiments noirs de tristesse et de souffrances mentale qui l'habitait, la chamane détourna ses yeux de son bourreau.
    Ses genoux se plièrent sous sa peine croissante, avec une brutalité soudaine, le visage noyé sous une trombe de larmes, Blue était trop bouleversée et à bout pour relever la tête et continuer le combat.


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 22 Juil - 15:37

    Mes émotions avaient totalement absorbé ma raison, au point où, mes actions pourtant vengeresses étaient assimilés à de la pure barbarie. Les corps jonchés sur le sol, aux visages marqués à jamais d’une expression horrifiée, étaient majoritairement constitués de femmes sans défenses. J’avais arraché des vies aussi brutalement que ce peuple avait arraché les vies de mon ancien peuple. Bien que pour elle – Blue –, ça ne fut que des sacrifices inutiles, d’une rancœur qui impliqua plus de personne qu’elle ne le devait, à mes yeux, c’était un retour quasi-inégal du châtiment que mon peuple avait subi. De plus, les larmes qui avaient séché par-dessus mon âme, étaient comparables à celles qui alimentaient les actions des hommes qui me suivaient dans ma quête de destruction. Tous, agissions ensemble d’un même cœur, pour châtier douloureusement ceux qui s’amusaient avec les vies des miens et des prisonniers.

    Le regard doré, perdu derrière les mèches d’un brun crépusculaire, j’observai d’un œil perdu dans le tourbillon des sentiments, la jeune femme blessée, et légèrement brûlée qui était en face de moi. Ses larmes et ses cris provenaient du plus profond de son être, comme une prisonnière d’un destin macabre, qui ne demandait rien d’autre que tout cesse. Mais sa volonté était plus une utopie qu’autre chose. Plus rien ne pouvait être arrêté maintenant que la machine avait été lancée. Plus aucune parole ne pouvait éteindre le brasier azurée qui consumait mon âme aussi bien que mon épée. Mon iris roula dans mon œil, pour aller s’accrocher sur l’extrême gauche, guettant au-dessus de mon épaule l’ours qui semblait avoir terminé avec les autres.

    Le temps pressait, je le savais. Et même si la situation ne s’y prêtait pas, mon ennemi marquait un point concernant l’excès dans le nombre de morts. Trop de sang avait été versé pour sa seule vie. Trop de sacrifices avaient été faits pour sa seule personne.

    De plus, le combat que je voulais commencer, était impossible à mener dans de telles situations – d’une part à cause des renforts qui approchaient, mais aussi à cause de l’ours féroce aux dents de scies. En somme, c’était la seule et unique chance que j’avais d’abattre la cheffe Zandal’ar. Juste avant que les renforts ennemis arrivent, juste avant que l’ours blanc ne survienne, le moment était idéal, l’instant était très réduit.

    Et dans cet instant qui sembla durer une éternité, mon regard se fondit dans l’azur de la belle, découvrant en elle une parcelle d’émotions, une force de tendresse qui implorait l’empathie. Mais le marbre de mon faciès semblait ne pas être d’accord avec son appel. Il semblait plutôt jurer sur ses ancêtres, la mort de la jeune femme frêle et faible qui se tenait à quelques pas.

    Brillant dans ce lieu comme une luciole bleue embrasée, mes vêtements et mon corps recouvert de flammes qui ne me consumaient pas, je fis des pas lents et rythmiques vers la Zandal’ar. Ma mâchoire serrée, les lèvres pincées d’une indignation trop grande pour être dissimulée, le feuillage sous mes pieds brûlait plus rapidement qu’au contact d’un feu normal. Et au fur et à mesure que j’avalai la distance entre nous, l’épée tenue obliquement par ma main droite, pointant bien évidemment vers le sol, le temps semblait se raccourcir et l’atmosphère devenir plus lourde. J’arrivai bien vite en face de la femme, la surplombant de ma posture solide et confiante.

    Si les premiers instants, ce fut la mort qui se dessinait dans le fond perçant de mon regard, mes paupières se rejoignirent avec force, rejetant ainsi de mon esprit toute envie sanglante au moment le plus adéquat. Quelle étrange réaction n’était-ce pas ?

    - J’épargne aujourd’hui ta vie… Non pas par compassion, mais par contrainte. Mais un jour, je te retrouverai et alors, tu subiras mille fois ce que tu as pu voir aujourd’hui.

    La chaleur que je dégageais était telle qu’elle démasqua rapidement une bestiole qui semblait s’être dissimulée quelque part autour de la jeune femme. N’essayant même pas de comprendre comment il avait fait pour en arriver là, je l’empoignai, manquant de peu de brûler la zone, avant de désactiver mon Aktech’.

    - Je prends ceci….

    Un coup de pied s’en alla alors avec une puissante tonitruante s’écraser vivement sous le menton de la jeune femme. Le coup était violent et manquerait de peu d’arracher sa tête, tant la colère qui habitait cette offensive semblait être désespérée. Assuré de savoir qu’elle était bien incapable de se relever, je plongeai le furet agrippé dans un sac caoutchouc avant de remettre ce dernier dans ma veste, solidement attaché.

    - Pour trouver ta bête… cherches où je suis sur ces terres. Je t’attendrai, avec impatience….

    Sur ces mots, mon épée regagna son fourreau alors même que je me mis à courir le plus rapidement possible, afin de prendre un Kwak – ou Grrwak – pour m’éloigner du campement où j’étais à vive allure. Il était certain que les miens s’en étaient déjà allé. Et donc, il ne manquait plus que j’aille les rejoindre aussi vite que je les avais laissés.

    Galopant sous un soleil couchant, derrière un nuage de poussière, mon visage déterminé fixait l’horizon, le lointain, là où j’allais devoir aller pour le moment. Blue… Nous étions loin d’en avoir terminé. Bien au contraire… cet épisode bien néfaste, allait être un élément important pour la suite de notre existence, de notre destin.


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    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

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