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    Armerys HorhorMercenaire

    ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Sam 23 Juin - 9:20



    An 998, Cité de Baal


    Tellement de choses auraient pu expliquer ma présence dans ce lieu lugubre, tant d’évènements sombres qui avaient peint la toile de la personne que j’étais. Que ça soit la disparition de mon peuple, suivi de mon avenir en tant que roi ou encore mon entraînement long dans le soleil adent du désert, ou même ma capture dans les terres ennemies. Tout cela avait conduit à ma venue dans ce lieu. Bien que chaque chose citée plus haut ait pu être un motif, la principale raison était la libération de mon peuple, tenu captif par certains habitants de la cité mobile.

    Si je connaissais la raison de ma venue, je maîtrisais mieux encore, le nom de la personne qui était à la tête de mon malheur. Celle qui avait appuyé sur la gâchette pour abattre mon destin déjà tracé depuis ma naissance, était la même qui m’avait fait enfermée derrière ces barreaux. Blue… Un  nom qui symbolisait une innocence naturelle, mais qui dissimulait une barbarie native. Je revoyais encore bien son visage froid, observant avec – j’en avais l’impression – une pointe de dédain ma condition actuelle, ma soif de revanche. Tristement en me laissant submerger par ma furie et faisant sombrer dans l’oubli la raison de ma venue ici, j’avais été bien vite interpellé et mis derrière les barreaux, attendant ma mort prochaine.

    Avantageusement, le destin me rappelant encore qu’il n’avait pas mis un point final à la valse de mon existence, me fit revoir un visage familier, un ancien Mürhkyan, qui avait survécu. Maintenant, dû à sa conversion en Baalkyan, il s’occupait des tâches misérables comme le nettoyage des cellules. Raison d’ailleurs pour laquelle il était dans celle dans laquelle où moi et mon compagnon humanoïde avions été jetés.

    Les yeux ouverts jusqu’à l’extrême pour exprimer ma surprise devant la situation, je l’interpellai, malgré le fait qu’il tenta timidement de cacher son visage. La lumière tamisée qui parvenait à venir jusqu’aux tréfonds nauséabonds puant la mort qu’étaient les prisons, participa à la reconnaissance faciale du vieil homme :

    - Ycarcius ? C’est bien vous ?

    S’arrêtant net en levant brusquement les épaules pour libérer sa peur mais aussi de surprise, le vieil homme qui était dans le conseil le plus proche de mon père, ne savait plus derrière quelle épingle se dissimuler. Toujours dos à moi, il baissa la tête doucement en signe de résignation, adoptant une posture plus docile – épaules retombées, bras, le long du corps et tête baissée. On dirait un animal qui avait capitulé à la vue d’une mort prochaine.

    Ycarcius:Mon prince… ou devrais-je plutôt dire… mon roi…. Balbutia-t-il timidement, lâchant les instruments de nettoyage qu’il avait en sa possession.

    Se retournant sur lui-même, et se mettant sur ses genoux, il n’arrivait même plus à croiser la fureur de mon regard pour ne serait-ce que quelques secondes. Quand on nous avait jeté en prison, il y était déjà, nettoyant les cages à coup de brosse et d’eau mousseuse. Qu’il était honteux de voir ce qu’un prestigieux Mürhkyan de l’époque ancienne, était devenu au bout de deux années. Peut-être avait-il vu en cela le seul moyen pour survivre face à son supplice. Mais ne lui laissant aucune chance de se dérober, je pris l’initiative en me relevant pour surplomber le vieux conseiller du regard :

    - Ycarcius… Je pensais que tu étais mort… Pourquoi es-tu ici, à servir ces meurtriers ? Et où sont les autres membres de notre cité ? Je n’ai pas eu l’occasion de les trouver en venant par ici ?

    Ycarcius : Mon roi, il serait peut-être plus avisé d’avoir une réponse à la fois. Le cerveau que je possède a été affecté par l’âge, et je ne saurais me concentrer sur plusieurs orientations différentes.

    Froissant le visage de dégoût mais aussi de colère, je me rendis compte que les sentiments qui m’habitaient se mélangeaient pour donner un profond dégoût envers ma propre personne. Tant j’étais heureux de croiser un des miens ici, tant j’étais déçu qu’il serve ces meurtriers mangeurs de chaire.

    - Tu sembles pourtant capable de servir habilement le peuple qui nous a massacrés et qui a pris tout ce que nous avions !!! Comment peux-tu me sortir de telles excuses et ce genre de sottises ??!!

    Se mettant sur un genou et baissant la tête comme pour montrer sa révérence, le vieil homme me fit témoignage de sa loyauté, mais pouvions-nous vraiment y croire ? Les paroles qui suivirent en tout cas, semblaient en inadéquation, avec le geste qu’il venait d’effectuer :




    Ycarcius : Mon roi, vous êtes et demeurerez la plus haute puissante de notre terre Mûrhkyanne. Et ma dévotion envers vous sera toujours éternelle. Seulement, bien que ma mémoire me fasse défaut, le sombre épisode de notre attaque est encore clair dans mon esprit, tant il était lugubre et sanglant. Et malgré l’ardeur avec laquelle je remue les évènements passés, je n’ai pas souvenir de vous avoir vu vous battre d’une quelconque façon pour protéger le peuple qui a juré allégeance à votre père et à ses descendants.

    Mais votre retour me fait comprendre que votre retrait n’était en aucun cas une fuite, mais juste la recherche d’une stratégie efficace pour venir secourir votre peuple. Souci étant que, la stratégie ayant pris deux longues années pour être mise au point, le peuple survivant de l’attaque qui avait été fait prisonnier, a été réduit à ses un-cinquièmes.

    Il n’est certainement que dans cette cage, que vous pourrez clamer votre puissance nouvellement acquise, et pointer du doigt la place où mon destin m’a conduit : en tant que serviteur de nos oppresseurs. Mais votre sagesse vous chuchote certainement que le passé appartient au passé, et que nos erreurs ne nous suivront que si nous ne les oublions pas nous-mêmes.


    Comprenant la prise de sages paroles sur mes paroles, je fis un pas en arrière, avant de revenir à la charge, les dents serrés et une goutte de sueur issue de ma gêne :

    -Surveille tes paroles Ycarcius…

    Ycarcius : Veuillez me pardonner mon insolence mon roi. Permettez-moi en gage d’excuses, de répondre à vos précédentes préoccupations. Notre peuple est réduit désormais à dix personnes, tous confinés dans une cage située à quelques lieux d’ici. De plus, après avoir été contraint à déguster avec appétit le fruit de mes entrailles, j’ai réussi à me faire passer pour un des leurs, fournissant souvent des vivres à mon vrai peuple. C’est à ce genre de sacrifices que vos serviteurs s’exposent pour survivre ici. Manger leur propre fils.

    Le poing du conseiller se serra jusqu’au sang, après quoi, il reprit avec une rage dissimulée:

    Ycarcius : Je n’ai jamais trahi Mürh, ni la royauté. J’ai payé le prix de ma dévotion, mais je peux encore vous permettre de sauver notre peuple, même aussi vieux que je suis. Notre peuple peut rebâtir la cité perdue. Tant que vous êtes en vie, cela est possible mon roi.

    -Tu as dit pouvoir me permettre à sauver notre peuple… Comment le pourrais-je ?

    le vieil homme sourit malicieusement avant de se relever sur ses deux jambes déjà bien fébriles :

    Ycarcius : J’ai pris le temps mon seigneur d’observer l’ennemi, et j’ai un plan pour vous permettre de vous en aller.

    Mes sourcils dessinaient un  V, témoignant à mon interlocuteur ma concentration quant à ce qu’il dira. Derrière moi, se situait mon compagnon d’aventure, l’humanoïde robot qui avait l’étrange capacité de prendre l’apparence de n’importe qui pour un laps de temps assez réduit.





    Son silence était habituel, étant donné qu’il ne parlait que quand je lui demandais son avis face à une situation. Une façon bien belle de faire les choses, je devais avouer.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 23 Juin - 10:47



       
    For the Sake... Of my Blood.

       
    "Quel plaisir y a t-il dans cette malédiction? "

     Nyx

    Sans expérience de surcroît, j'essayai de manier ma famille, mon clan d'une main douce et altruiste, comme l'était celle de mon père. Mais je savais qu'au fond, j'avais hérité du clan des Silumgar uniquement grâce à mon don spirituel.
    Seulement... les esprits sont capricieux. Ils détiennent un controle et une influence sur la vie que nous ne pouvons avoir, nous les vivants.

    Beaucoup de sang avait coulé la veille de ce jour spécial.
    Lors de la rosée matinale, Les bras mordorés du soleil entrant tendrement au contact des nuages parés de rose parme et bleu azuré à la façon d'un amant caressant sa femme, les Kolaghans et les Zandal'ar s'étaient réunis afin de rendre un dernier hommage à leur reine Midnight.
    Son esprit s'était envolé vers d'autres contrées, quant à son corps, il fut brûlé et offrit en gage de respect éternel avec nos autres morts.

    Quand à son coeur immense et bordé d'amour, il fut offert à Dios, dans l'espoir qu'il surveille les sacrifices humains à venir, sombre promesse des chamanes Silumgar.
    Blue n'était pas franchement d'humeur à plaisanter, son visage avait le teint d'une obscurantiste, les yeux d'Azur braqués sur son poignard.
    Elle hésitait.
    Non pas à tuer cet Armerys, son sort était déjà scellé.
    Mais à le planter dans chaque coeur de ces esclaves humains qui leur serviraient de nourriture pour les mois à venir.
    Le sang de l'ennemi n'avait pas assez coulé pour elle et sa rancune tenace irait jusqu'à lui murmurer que sa soif ne serait jamais étanché.

    Claquant les talons en se détournant de la dépouille calcinée et cendrée de ce qui était sa génitrice, elle marchait d'un ton ferme et prompt vers les prisons insalubres de son clan.
    Sur le chemin, elle réfléchissait à tout ce qui venait de se passer en un laps de temps aussi écourté, bien sur le chagrin la submergeait à chacun de ses pas et faire demi-tour dans le temps aurait été certainement moins douloureux que d'aller à l'encontre du boucher de ses parents.

    Un seul homme, un seul nom figurait au bord de ses lèvres gercées par les morsures de ses dents affinées par l'angoisse. Une seule personne était à l'origine de ce massacre, mais d'où et pourquoi et comment avait-il réussit à entrer à Baal?

    Les portes de sa prison s'ouvrirent en grinçant, laissant le stress et la mort s’immiscer à l'intérieur des murs entourés de barreaux aussi froid que ne l'était le coeur de la demoiselle.
    Pour la cérémonie endeuillée, elle portait toujours une robe légère blanche qui laissait son ventre, ses abdominaux dessiné avec légèreté et son dos à nu. Son visage contemplait le fond noir de cette prison où chaque habitants semblaient avoir retenus son souffle.

    Les deux gardes cannibales et costaud de l'entrée la suivaient sans ajouter quoique ce soit. Mais au bout d'un long moment qui lui parut être une éternité, la jeune Blue arrivait devant une scène bien assez étrange.
    Levant un sourcil, elle émit un fin soupire d'entre ses lèvres tandis que la fraîcheur de ces lieux soulevait légèrement sa toison d'obsidienne dotée de plumes d'ors et d'argents.

    "- Surveille tes propos Ycarcius, il se pourrait bien que les esprits te reprochent d'être un peu trop proche de ce meurtrier."

    Les esprits dans la prison étaient nombreux tout autant que l'on avait pu compter le nombre incroyable de prisonniers qui avaient étés sacrifiés au nom de Dios.
    Le goût amer du chagrin sur la langue, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire mi charmé-mi agacé. Elle s'arrêtait à deux mètres de leur dernière recrue de Baal, ses yeux d'un bleu intense le soumettait à un jugement qui lui était fort désagréable. Dios n'aimait pas qu'on le trahisse qu'allait donc être sa sentence?
    " - Si tes mots sont aussi juteux que ne le sont tes manières... Traitre... "

    Sa main s'ouvrit et ses doigts s'écartèrent instantanément vers le vieil homme tandis que les deux gardes qui l'accompagnaient s'en saisirent et le plaquèrent au sol, toutes canines dehors.
    " - Naaan... Deux secondes. On se délecte d'une telle trahison... N'est-ce pas, Armerys?"

    Observant Ycarcius de ses yeux lugubres et impie, elle fit doucement glisser ses paupières froncées vers le dit héros de cette prison.
    L'observant de ses iris d'un turquoise glacé, de quoi avoir froid dans le dos, Blue prit une profonde inspiration en se plaçant de façon à ce qu'il n'échappe pas à ses futures actions.
       


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Sam 23 Juin - 12:28

    - Je vois… Concluais-je à la fin du prompt discours de l’ancien et actuel conseillé du roi.

    Il ne faisait aucun doute que les informations qu’il m’avait communiqué, résumaient amplement tout ce que ses yeux avaient vu et ses oreilles écoutées pendant ces longues années de souffrance et de torture auprès du peuple barbare de Baal. Avec donc tout ce dont j’avais besoin pour faire une escapade en bonne et due forme, je m’approchai et posai ma main amicale sur son épaule avant de lui souffler

    - Ton calvaire a été long, et une vie ne suffirait pas pour me permettre de rattraper mes erreurs. Mais désormais, nous sommes unis. Nous allons sortir d’ici.

    Un soupir d’exaspération s’échappa de ses lèvres, avant qu’il ne réplique avec les iris grisés rivés vers le sol :

    Ycarcius : Vos propos et votre attention me rassurent mon roi… Mais je ne peux plus rien faire d’autre qu’attendre ma mort dans ce lieu lugubre. La lumière de l’espoir qui illumine votre regard doré, a déjà disparu depuis fort longtemps du mien. Rester ici, est ma pénitence pour avoir commis l’impensable pour le peuple auquel j’ai juré allégeance. Et ma sépulture est dans une de ces prisons. Échappez-vous, rassemblez et nourrissez de foi le peuple dispersé et perdu. Ainsi seulement, vous pourrez survivre. Pour ma part, je n’ai ni la volonté, ni la force de vous accompagner.

    Une peine déchirante naquit au sein de mon âme, contraignant ma main à lâcher son épaule avec résignation. Je ne pouvais que comprendre son état mental. Mais ce moment d’apitoiement n’allait pas durer longtemps, car la mort ayant pris la forme d’une jouvencelle, décida de venir à nous pour prendre une vie.

    Voyant Blue et sa troupe venir au loin, Mörn, l’humanoïde qui attendant au coin de la pièce m’interpella.

    Mörn : Elle arrive.

    Percevant l’avertissement de mon allié comme un avertissement, je pris des mesures nécessaires. Je me mis à bonne distance du conseiller, cherchant à éviter qu’il ne s’attire des ennuis par ma faute. Bien évidemment, il recula également pour reprendre ses ustensiles, juste avant que le regard azuré bordé de cruauté de la Zandal’ar, ne se pose sur lui. Mais une fois entrée, elle savait déjà ce qu’elle voulait. Ignorant totalement ma présence, elle fit immobiliser le Baal Mürkyan l’accusant de traitrise.


    Elle nous avait donc démasqués.


    Les deux gardes qui accompagnaient la cheffe, avaient leurs crocs dehors, s’apprêtant à nous soumettre à un spectacle des plus ténébreux.

    Aucun doute qu’ils allaient dévorer mon allié à cet instant même. Le sang dans mes veines bouillonnait de fureur à l’encontre de cette Blue, qui osait encore tenter de prendre un membre de mon peuple. Mon cœur frappant à ma poitrine son adrénaline, le poing qui se serait jusqu’à l’écoute du froissement de ma chair, je fis un pas vers l’avant pour marquer ma présence. Un pas puissant, annonçant par là, un refus catégorique à la sentence que Blue semblait avoir prononcée sans dire un mot.

    Je jurai par mon regard la mort de cette insolente, ainsi que celle de ses deux accompagnateurs. Et comme prêt à me suivre dans ma lancée, Mörn décroisa les bras pour la première fois depuis notre entrée dans la cellule, pour également s’apprêter à combattre. En moins d’une seconde, ce qui semblait être une exécution, avait pris un tout autre tournant. L’atmosphère était pesante, et la mort s’annonçait avec plus d’empressement que l’on aurait pu le croire à l’origine.


    Il n’allait pas mourir sous mes yeux, c’était ce que je souhaitais en mon for intérieur.


    Du moins, jusqu’au moment où, le regard du vieil homme, percevant au sommet de sa tour de sagesse ce que je m’apprêtais à faire, dessina une certaine résignation. Le message de ce regard était clair. Il ne voulait pas que je m’avance, il ne voulait pas que j’essaie de le sauver. Pour lui, le chemin s’arrêtait là, et il l’avait déjà accepté comme un torturé acceptait avec sourire la mort salvatrice.

    M’arrêtant donc sur le pas effectué, mon cœur loupa un battement, tant cette situation était troublante. Pouvais-je sauver une personne qui avait cherché le moment le plus propice pour se donner la mort ? Pouvais-je, par orgueil, refuser à cet homme dont la vie était déjà presque achevée, un point final à son déshonneur perpétuel ?

    Inclinant la tête vers l’avant pour laisser mes cheveux couvrir mes yeux, en signe de rétractation, je détournai le regard, avant d’entamer la marche jusqu’à ce que je fasse face au mur le plus éloigné de la porte. Et sur ce dernier, j’écrasai mon poing pour évacuer ma frustration, et mon actuelle faiblesse. Le grincement de mes dents identiques à des lames qui s’aiguisaient mutuellement, était le seul moyen pour moi de faire face à cette brutale réalité.


    Blue !!!!! BLUE !!!!! BLUEEE !!!! Son nom se répétait avec impétuosité dans mon esprit enflammé par ma fureur. Et quand elle prononça mon nom pour je ne savais quelle raison, je baissai ma main, guettant d’un œil assassin la seule femme de la pièce par-dessus mon épaule. Me tournant brusquement pour lui faire face, affichant une expression froide mais meurtrière, je promettais intérieurement une vengeance prochaine à ses actions macabres.

    - Misérable… Tu es donc venue en personne pour rire de mon sort n’est-ce pas ? N’as-tu pas suffisamment tué les miens ? Cette soif salace de sang innocent est votre malédiction. Mais je le jure au nom mes ancêtres et des miens, que je t’arracherai la tête moi-même, de mes propres mains.

    Une parole qui se voulait aussi provocante que libératrice. Tout cela dans l’optique de la détourner d’Ycarcius. Il était certain que sans mon épée, je n’aurais pas pu tuer ses gardes, mais avec l’aide de Mörn, j’aurais été capable de leur tenir tête suffisamment longtemps pour qu’on puisse s’échapper à trois.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Sam 23 Juin - 16:23



       
    For the Sake... Of my Blood.

       
    " Le pouvoir n'est qu’éphémère tout comme le poison qui s'en découle. "

     Nyx

    Mes yeux allaient d'un prisonnier à l'autre.
    Un vieux sage loyal ayant perdu depuis longtemps foi en toutes choses, une enveloppe charnelle sans âme se vouant au culte d'un Dieu sans y mettre la foi ni l'envie. Un traitre insultant la cause de notre royaume.
    Et de l'autre, un jeune loup, un roi déchu pour ses propres principes de fuites, cherchant à se venger du destin qui avait dors et déjà, effacé le passé afin d'établir un future des plus obscurs.

    Blue observait Le vieil homme peiné au sol, ses mugissements de souffrances à cheval entre le mutisme et les grognements de mal-être rendait son comparse royale totalement fou.
    A en croire que ce jeune Armerys avait un coeur en dépit du courage qu'il lui avait manqué pour protéger son peuple.
    Encore une fois, il détourna les yeux des lueurs opalines et cyan de la jeune femme, préférant frapper un mur sourds et muet plutôt que d'affronter la réalité, la dure réalité en face.

    Blue se mettait à sa place et aurait certainement agit d'une autre manière, en tentant d'échanger sa vie avec celle de son ami. Peut-être aurait-elle même tenté de corrompre où mentir, qui sait? Peut-être même se serait-elle mise au sol à pleurer tant la situation la dépassait.
    Cannibale, anthropophage mais non point monstre. Elle n'était pas une humaine, mais une Balkyan et ce n'était pas en mettant à mort un traître de cette manière qu'elle honorerait ni fidéliserait son dieu qui se voulait apaisant, bon et juste.

    D'une oreille tendue tout à son honneur et en sa direction, la jeune femme buvait les paroles d'Armérys afin d'en extraire chaque intonation, chaque mots sensible qui lui permettrait de détecter l'émotion où la perche de l'espoir.
    Misérable, sort, salace, soif de sang, ancêtres et promesses de mort brusque fit soupirer la jeune demoiselle d'ennui. Ces esclaves humains avaient tous les mêmes mots à prononcer et ne cherchaient jamais à comprendre les Baalkyens.

    A moins que...
    Blue aux yeux transcendant tourna un visage d'une neutralité et d'une sérénité absolu vers le prisonnier aux iris mordorés, de quoi le rendre d'avantage fou furieux, à la vue quasi insensible de la belle.
    Elle l'observait méticuleusement, les traits d'un visage en peine, d'une mâchoire crispée par la colère, les yeux tremblant de haine sous leurs paupières grandes ouverte, mais des lèvres qui restèrent ouvertes et non closes.
    Des lèvres qui n'avaient pas peur de communiquer et d’asséner des mots aussi tranchants et meurtriers d'une épée pouvait l'être.

    A son tour elle lui offrit un léger sourire, se décontractant légèrement, finalement il y avait peut-être une chance, une option qui s'offrait à Ycacius et à ce bougre malgré tout.
    Le destin et Dios étaient cléments et en leurs faveurs, ceci était rare, mais elle pouvait sentir, grâce à la fraîcheur de cette prison, l'odeur de la vie, de l'espoir.
    "- Je ne ris pas d'un condamné, je m'en moque tout simplement. Comme lui-même s'est moqué de la chance qu'il a eut de se voir offrir de quoi survivre à cette guerre."

    Ajoutait-elle d'une voix morne, basse, brodée d'amertume et de compassion.
    "- Il n'y a pas de malédiction à respecter la vie. Ce sont vous les humains qui avez commencés à vous entre-tuer pour des questions de conquêtes et de territoire. Nous les Baalkyens avons toujours vécus en paix. En d'autres mots, nous purifions le monde en équilibrant les vies de cette manière: L'homme est un loup pour l'homme."

    Montant ses épaules en lâchant un lourds soupir d'entre ses lèvres, elle reporta de nouveau son attention sur Armerys, poursuivant son discours sur ce même ton détaché:
    "- Dios est bon. Il désire que je te laisse la chance de nous rejoindre afin de nous aider dans son humble quête de chasser l'homme corrompu par le pouvoir et la conquête."

    Soutenant son regard fiévreux, la zandal'ar tourna délicatement son regard et son visage avec  légèreté vers le traître et les deux cannibales derrière elle, visant le spectacle de ses yeux céruléens.
    Ses hommes en bavaient, ils voulaient la chair fraîche et le vieil homme en pieux état ne désirait qu'une chose, que cela se finisse rapidement.
    "- Zanda, mords lui son bras afin que l’impie fasse gangrener ses veines et qu'il meurt ... de façon lente et douloureuse. "- Je ne ris pas d'un condamné, je m'en moque tout simplement comme lui-même s'est moqué de la chance qu'il a eut de se voir offrir une chance de survivre à cette guerre."

    Elle n'avait pas le choix que de commanditer cela, Tuer un traître par la souffrance et la torture était la seule chose qu'elle pouvait accepter. La mort directe était trop douce pour lui, et le laisser se faire dévorer devant le jeune prince aurait été injuste pour cet homme déchu.
    Il n'y avait pas d'autres alternatives, le poison qui allait circuler dans les veines de ce bougre allait mettre trois jours à le tuer, commençant à rendre ses veines noircis par les bactéries charognardes et la peau nécrosées par les traces qui allait s'en suivre.

    Blue serra les dents en regardant l'oeuvre se faire, elle n'aimait pas du tout commanditer ce genre d’événements, néanmoins cela était nécessaire et obligatoire: Pour la grâce et l'honneur de Dios.
    "- Je ne peux rien faire d'autres, un traître doit être punis selon nos lois. Il a déjà eut sa chance. Toi en revanche prends le temps de réfléchir.""

    Elle se retourna de nouveau et soudoyait le jeune loups d'un regard emplis de compassion et de compréhension, espérant qu'il ne fasse pas le mauvais choix.
       


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 24 Juin - 7:13

    Les cheveux rabattus sur mes épaules, j’observais avec une irascibilité extrême la Zandal’ar qui m’observait au loin. Le stratagème était clair, détourner l’attention pour permettre la survie et cela parut presque marcher, un très court moment. Mais ce n’était que tromperie, car peu de temps après, elle ordonna à l’un de ses hommes, de trancher les veines de mon conseillé, pour non pas lui offrir une mort immédiate, mais une sentence lente et extrêmement douloureuse. Jusqu’où la cruauté de ces mécréants pouvait-elle aller ? Ces barbares disaient ne pas être des ennemis de la vie, mais brandissaient l’étendard de la mort et de la torture.

    Décidemment, l’Ara hyacinthe qui se dressait telle un juge prononçant la sentence d’un condamné à mort, se payait ma tête. De telles personnes étant impossibles à raisonner, il fallait simplement les combattre, les empêcher de nuire par la force, et par la suite, les tuer tous jusqu’au dernier.

    Les dents serrées dessinaient parfaitement l’animosité qui consumait peu à peu mon esprit, en face de la situation dont je n’avais que bien peu de puissance et trop peu de chances. Le plus difficile n’était non pas de résister à l’envie de sauver le résigné, mais plutôt de ne pas abattre une telle impie alors qu’elle était si proche de moi. Si dans ses propos elle affichait une certaine compassion et une inquiétude réelle, dans ses actions, elle témoignait d’une insensibilité à nulle égale, préférant condamner à une mort lente un homme âgé que de le tuer rapidement.

    Les mots étaient difficiles à énoncer à ce moment-là, tant la colère en moi était grandissante. Et il était certain que jamais encore je n’avais été exposé à un tel niveau de rancœur envers qui que ce soit. Perdant donc une partie de mon bon sens, je m’avançai d’un pas résolu, en avant, avant d’effectuer un deuxième, puis un troisième. Le visage horrifié et les yeux aussi ouverts que ceux dont zombie ayant perdu toute forme de lucidité, je m’apprêtais à devenir la bête qu’ils étaient, les tuant avec les crocs, s’il l’aurait fallu. Mon âme se peignait aux couleurs ébène et carmin de la soif de sang et de la mort. Plus rien n’allait m’empêcher d’agir, que ça ait été les supplications inexprimées du vieil homme, ou même le risque que j'avais de perdre la vie ici.

    - J’ai bien réfléchi finalement… Susurrais-je avec un visage dont l’expression était à cheval entre le traumatisme et une haine bien trop grande.

    Akasha, mon pendentif brillait un peu plus qu’à son habitude, répondant ainsi à mon appel sourd. Tandis que je m’apprêtai à mettre le feu dans ces lieux, quitte à carboniser légèrement mon serviteur qui était à deux doigts de mourir, Mörn également s’apprêtait à en découdre, toujours à l’affût de mes faits et gestes.

    Ycarcius : Vous êtes un roi, Messire !!! Me coupa-t-il net dans ma lancée. J’ai payé le prix de ma dévotion par le passé… payez le vôtre aujourd’hui, pour la survie de… notre peuple… Ainsi…-

    Il ne termina pas ses propos, que l’un des gardes lui rappela son infériorité d’un coup de pieds dans la bouche, ce qui déboîta sa mâchoire déjà fragilisée par l’âge du condamné. Mais son message fit son effet, car je m’arrêtai. Si je me lançai actuellement dans une confrontation avec eux, j’allais prendre le risque d’attirer l’attention. Ainsi, m’échapper allait être bien trop difficile, compte tenu des délais. Plus encore, ma vie ne m'appartenait pas. Elle était la preuve d'existence d'un peuple et d'une souveraineté passée. Ma vie ne devait pas être impunément mise en jeu, quoi qu'il arrive.

    La raison enfouie dans les profondeurs de mon esprit submergé par l’océan de ma colère, se ramena bien vite à la surface, dissipant la rage aveuglante qui avait pris le contrôle de mes gestes. L’Ara hyacinthe aux plumes d’or et d’argent, situé en face de moi excitait ma haine par ses agissements, et en me laissant me submerger par mon ressenti, je me risquais à commettre une grande erreur.

    Mon prix, était le sacrifice de ce vieil homme, comme le sien a été la consommation du fruit de ses entrailles. Me rappelant alors que j’avais commencé une phrase, je la terminai après avoir inspiré et expiré, affichant un regard assassin mais plus maîtrisé que celui qui avait précédé. Ma soif de sang n’avait pas baissé, mais était simplement passé en second plan.

    - Et je me suis rendu compte de la débilité de votre logique. Discuter avec vous est une perte de temps. Votre esprit est totalement contrôlé, sans espoir de retour, par votre dieu… Tuez, buvez du sang, et mangez la chair, comme les bêtes que vous êtes. C’est là, la votre seule valeur, la seule raison de votre influence et de votre bizarrerie. Vous êtes pires que les hommes qui mangent de la viande animale, vous mangez la viande humaine, considérant que l’homme est en dessous de la bête. Cela est vraiment stupide… tellement stupide que je manquerais d’en rire.

    Si mon ton semblait plutôt dépité et relaxé, la colère qui m’habitait était réelle. Ce faisant, je repris en disant :

    - Mais votre dieu, ton dieu… Blue…. Ne te sauvera pas de ce qui arrivera par la suite. Je te le promets…

    Sur ces mots, j’allai au fond de la pièce, une fois encore, m’asseoir en tailleur, observant la scène qui allait suivre sans détourner le regard. J’avais pleinement conscience que cela allait être hideux, certainement des plus déplaisants… Mais extrêmement important pour la vengeance qui allait se déverser sur la jeune cheffe.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Dim 24 Juin - 16:30



       
    For the sake of my ... Blood.

       
    "De quelque passion que l'âme soit atteinte, elle ne veut jamais endurer de contrainte "

     Nyx
    La situation m’échappait, à la façon d’une eau trouble, boueuse, ensanglantée, laissant les résidus et les nuances pourpres tâcher mes mains blanche.
    Par tous les moyens j’essayai d’être arrangeante envers ces inconnus et que Dios me pardonne si je faiblis, rien ne valait la peine que je sois effrayé par autant de haine que de promesses mortelles.

    Les cannibales et ce coups de pied n’avait pas été dicté par ma personne, les résidus d’ordre et de tourments de ma mère sans aucun doute, planaient encore au-dessus des têtes de ces gardes.
    Le vieil homme grièvement blessé se mit à gémir d’autant plus que la scène en devint nettement inconfortable, je fronçais mes iris devant ce spectacle macabre, car si le jeune homme avait loin d’avoir tord, il n’avait pas non plus raison sur toute la ligne.

    ________________________________________
    Les promesses et les menaces du prisonnier ne firent ni chaud ni froid à la belle de mort, qui observait toujours d’un œil morne le vieil homme Agonisant, ce vieux traître ne passerait certainement pas les vingt-quatre heures ni la nuit à en voir son mal être.

    Et ce loup aux iris solaire semblait déjà avoir choisit son camps et son avenir. Que pouvait donc faire Blue face à cette échappée du destin ? Ni elle ni Dios ne pouvait amener cette brebis égarée dans son troupeau, le convaincre à l’heure actuelle n’était qu’une perte de temps.

    Et ces deux cannibales au ventre gargouillant ne faisaient qu’empirer la situation, leur faim les rendaient irascible et dangereux, leurs canines légèrement développées laissaient entre-voir une légère bave nauséeuse.
    Avoir croqué cette proie les avaient rendus dingue et leur faim humaine ne faisait qu’exaspérer la jeune représentante des Silumgar.

    Entre temps, Armerys était partit au loin dans la pénombre de sa cage, peut-être espérait-il secrètement que son ami ne meurt pas dans une torture affligeante. Peut-être ne voulait-il pas voir les lambeaux de chairs s’arracher du corps cadavérique du vieil homme ?
    Blue ne voulait pas non plus voir ça. L’exception de son cas, concernant Armerys était...
    " la liberté. Elle vous semble si loin et pourtant vous la désirez plus que tout à cet instant."

    L’espace d’un cours instant, Blue se délectait de cette phrase. En effet, pour que les promesses se réalisent, il faudrait déjà que le garçon s’évade. Et vue l’ambiance que faisait régner les deux molosses Zandal’ar, l’espoir pouvait fuir loin de ses geôles.
    " Zanda, Cokow, Mettez-moi votre proie dans la cellule d’Armerys. Tout de suite."
    Le vieux aurait pu protester, tenter de se débattre que cela ne changerait pas la donne, ils étaient deux contre un.

    Et si le jeune, aussi fort et courageux pouvait-il être, essayait de sortir de sa cage en cet instant, voulant saisir l’opportunité de la cage ouverte pour se ruer vers les contrées dorées d’une liberté sans nom…
    Blue avait tiré son arbalète de carbone, hissant avec langueur un carreau de flèche sur l’encoche, prête à plaquer le loup contre le mur. La force en livre de son arme dépassait allègrement les dix kilos de pression, de quoi avoir le souffle coupé le temps d’un longue et pénible minute.
    Sans aucun doute qu’il se prendrait cette flèche dans le plexus pour lui rafraîchir ses ardeurs, la joute et l’habilité de la demoiselle n’avaient pas d’égale dans la chasse à l’homme.
    " En effet l’homme est bien inférieur aux beautés vivantes de ce monde. Je te remercie d’adhérer à mes propos. En revanche chaque Baalkyen à sa façon de raisonner et d’agir, certains plus cruels que d’autres. La nature telle qu’elle a crée les humain, leur a donné la cruauté. Cette même chimère qui arbore vos iris d’une haine intarissable, Amerys. "

    Elle s’approchait de la cage, les deux Anthropophages en ressortant rapidement…
    " Promettez ce que bon vous semble, roi déchu, cela m'indiffère.
    Cokow, va me chercher la soignante, l’herboriste consœur d'Ycarcius..."
    Le cannibale à la langue pendante, les yeux roulants derrière ses orbites couru dans le corridor, au bout de quelques minutes, quelques cris suraiguës de « pitié » et de « non «  puis de « je suis enceinte non ! »  surgirent dans le couloir sombre.
    Baissant son arbalète qu’elle finit par ranger derrière son dos, Blue prit une mine apostrophée, grave, sérieuse, quelque chose la froissait et la mettait en peine dans cette initiative catégorique mais obligatoire.
    "Zanda, tu me l’attaches devant cette cellule. Quand je partirai… "
    Elle ne pu achever sa phrase, son coeur manquait un battement et sa gorge s’asséchait, donnant un ton fébrile à ses mots c'était sans doute la première fois qu'elle offrait des sentiments et faisant preuve de vulnérabilité devant des inconnus.
    Ravalant sa salive en déglutissant de peine, elle commençait déjà à faire demi-tour, ses iris aux tons d’azur voilés d’un gris orageux, mélancolique croisèrent brièvement le mordoré intense du roi emprisonné.
    Ses paupières s’embrumèrent, sa mâchoire se serrait tandis que les bruits de ses pas s’étouffèrent dans le corridor au même titre que les bruits de crocs claquant dans le vide, affamés...
     


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    Armerys HorhorMercenaire

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Armerys Horhor le Dim 1 Juil - 14:47

    La porte de fer qui me séparait de Blue, était aussi grande que le fossé qui séparait notre vision du monde. La belle de mort ne percevait pas l’humain du même regard que moi, ce qui expliquait d’ailleurs son allégeance à Dios, le dieu qui encourageait la barbarie la plus sombre. Ils étaient condamnés à déguster avec délectation, la chaire semblable à la leur, ce qui me fit éprouver un sentiment à cheval entre le mépris et la pitié. Mais la cruauté dont ces mécréants faisaient preuve, orienta mon émotion vers une colère sanglante dépourvue d’une quelconque forme de miséricorde. Le regard assombri par l’ombre ténébreuse de mes cheveux, et mes yeux scintillant d’agressivité au sein de la pénombre de la cage, je vis les deux gardes jeter le vieil homme dans la cellule, et fermer la porte de cette dernière. Nous étions enfermés de nouveau, avec un mourant dont le sort était déjà déterminé.

    Et par la suite, la jeune femme aux yeux azurés ordonna la mort d’une autre personne, une femme Mürhienne également, avant de s’en aller, comme si elle n’avait que faire du sort des miens. Et si le vieil homme semblait avoir accepté son sort, à la vue de sa consœur qui se faisait emporter, un chagrin infini se dessina au sein de son visage. Bien qu’allongé sur le sol et immobilisé par la douleur qu’il tentait de dissimuler, Ycarcius tendait sa main désespérément vers la trentenaire, espérant pouvoir l’arracher des griffes de ses oppresseurs qui semblaient préparés à effectuer leur acte salace.

    Si j’avais pu accepter le choix d’Ycarcius quant à son sacrifice, je ne pouvais pas accepter la mort d’un des miens, qui même n’avait aucune volonté de disparaître. Elle hurlait son chagrin et son désespoir, et cette voix nourrissait ma chair en lui offrant une vie supplémentaire, un courage suicidaire et une force à nulle égale.

    - Ça en est trop… susurrais-je

    Quittant de la position du tailleur à la position accroupie, il ne me fallut pas plus de temps pour me jeter avec une force qui manqua de briser le sol de la pièce, afin d’arriver en face de la serrure de la cellule. La clé qu’Ycarcius m’avait donnée pour m’évader – ainsi que celles des autres cellules où étaient enfermés les miens – allait servir maintenant au moment le plus propice pour défendre ce qui restait de mon royaume.

    Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour ouvrir la cellule, tout comme il n’en fallut pas non plus à Cokow pour arracher la clavicule gauche de la jeune femme d’un coup de crocs sec. Son envie sanglante avait outrepassé son sens de l’urgence, l’empêchant ainsi de réagir convenablement face à la situation. Sa priorité était de se remplir le ventre du désespoir de cette innocente, comme tous ceux qui vivaient dans ce géant mobile. Le gisement de sang éclata du cou de la femme, laissant évacuer une quantité incroyable de liquide de vie du corps de cette dernière. Les veines qui se dessinaient sur mon visage quand je vis cela, contraignit Akasha à une activation forcée. La force des flammes céruléennes allait purger ces mécréants de leurs péchés.

    - MISERABLES !!! M’écriais-je. Vous subirez mon courroux… Soufflais-je avec une colère notable dans la voix.

    Un manteau de flammes bleuté me revêtit à ce moment exact, alors que mon poing alla se loger de façon brutale dans la cavité buccale du bourreau de la prisonnière. Brûlant à l’extrême sa langue ainsi que l’intérieur de sa gorge, son corps se fragilisa grandement, permettant à mon poing d’éclater sa nuque en peu de temps. C’est ainsi que, Cokow mourut en peu de temps, ainsi que son confrère, qui lui, avait plutôt subit le tranchant de la lame de Mörn. A peine sortis, que nous avions ôtés la vie à deux Baals extrêmement dangereux, limite monstrueux.

    Une fois abattu, je repris mon calme, avant de dissiper les flammes qui recouvraient mon être. Bien que puissant, mon Aktech’ n’avait qu’un temps d’activation très court, m’empêchant donc de l’utiliser comme bon me semblait. Je devais être minutieux quant à la façon de l’activer ainsi que la durée d’activation. Le chemin allait être long au sein de cette cité. Mon énergie devait donc être conservée pour les instants les plus importants.

    Prenant conscience de l’actuelle situation, mon regard s’abattit avec stupeur sur la jeune femme qui se vidait de son sang à une vitesse déconcertante. Je ne savais pas quoi faire, étant donné que la blessure était beaucoup trop profonde pour être guérie, de plus que le sang avait été beaucoup trop perdu pour être remplacé. Elle était condamnée à mort, cela ne faisait plus aucun doute.

    L’enchaînement des évènements, ainsi que l’adrénaline, ne m’avaient pas permis de percevoir les cris d’Ycarcius, qui ne gémissait non pas à cause du poison qui coulait dans ses veines, mais plutôt à cause de la perte de la femme qu’il aimait profondément. Le regard attristé, et la tête légèrement baissée, une honte incroyable me saisit, me paralysant totalement. C’était la honte de ne pas avoir été capable de sauver les miens, celle d’avoir laissé une femme, une étrangère, décider de ce que mon peuple sera…..Quel être pitoyable je faisais. Je devais restaurer mon honneur, ma fierté. Je devais tuer cette femme, cette sorcière… Elle devait mourir au lentement et cruellement, et pas plus tard que maintenant. La pourchasser n’aurait certainement pas été un problème.

    Mörn : Nous devrions nous avancer et mettre le plan en exécution. Dit-il sèchement comme à son habitude.

    Encore une fois, je me rendis compte que je venais de me laisser emporter. Il était difficile dans ce genre de situation, de garder en vue l’objectif final, quand la personne responsable de tous nos malheurs, était là, à quelques centaines de mètres de soi. Les yeux mi-clos, je passai ma main dans mes cheveux, pour redessiner leur forme depuis le front jusqu’à ma nuque, avant de frapper mes joues solidement. Ce qui était important, n’était pas la personne vers qui ma colère était axée. Mais plutôt, là où mon peuple était enfermé. La priorité, était à la libération des miens.

    - C’est bien vrai. Allons les libérer. Ne nous occupons plus de ce qui est tombé. Seuls ceux qui sont debout peuvent encore vivre et quitter cet endroit.

    Un dernier regard de pitié et de tristesse fut adressé à Ycarcius, qui agonisait. Je compatissais à ce moment-là à sa peine, et partageait ses remords. Mais ne pouvant rien y faire, je me tournai vers l’avant, d’un œil déterminé, avant de me mettre en route, pour visiter les prisons. Les indications précises m’avaient été données, depuis la localisation des cellules, jusqu’au nombre de gardes, en passant par les possibles surveillances qu’il y aurait. Aucun doute possible, j’allais arriver à bon port, pour effectuer le travail qui devait être fait.

    Parcourant les couloirs des geôles, me dissimulant derrière un mur pour observer la voie, ou encore guettant les ombres sur le sol avant de m’engager sur une route, je parcourais une bonne distance, en minimisant les confrontations. Me détournant des routes bondées de gardes, je m’approchais doucement, mais sûrement vers l’endroit que je cherchais, jusqu’à ce que je les trouvai.

    - Nous y voilà…

    La cellule où étaient situés les prisonniers les plus anciens, ceux qui n’avaient pas prêté allégeance à Dios, mais qui souffraient le martyre pour cela. Attirant leur attention en me rapprochant de leur cellule, un sourire franc et assuré se dirigeait vers leur visage chargé de mort et de désespoir :

    - Réjouissez-vous, peuple Mürhien…votre calvaire s’achève ici. Je vais tous vous libérer.


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    Blue Zandal'arFurettozorus Rex Blue

    Re: ▬ For the sake of my people (ft Blue) [Flashback]

    Message par Blue Zandal'ar le Mar 10 Juil - 1:41



     
    For the Sake of my Blood.

       
    " Nos yeux ne mentent pas : ils sont le miroir de notre âme, la facette véritable de toute la panoplie de visages que nous sommes "

     Nyx
    [left] J'étais sortie de cette prison d'os de sang et de chairs tugéfiées d'un pas ferme , mesuré et hâtif. Si je n'aimais pas que l'on fasse souffrir les êtres vivants et les animaux, désireuse de vivre dans le pacifisme complet avec la nature, il en était de même pour les être humains à l'époque.

    Certes, je les détestais pour ce qu'ils avaient commis de par leur nature traitre et corrompue, néanmoins je faisais partie des Baalkyanes qui n'appréciaient pas que l'on fasse aux "autres" ce que l'on pourrait me faire à "moi" et à mes proches.

    Et j'avais déjà dors et dépassé les limites de mes objectifs et de ma sagesse personnelle en donnant en pâture cette prisonnière dont les cris retentissaient entre les cage isolées de mon âme solitaire.
    Elle souffrait et je partais comme si je n'entendais pas son agoni, comme si rien ne pouvais plus effleurer mon âme en peine. Et pourtant je le savais, profondément encrée en moi...

    Cette scène d'effroi, de haine et de tourments n'était que le commencement d'une longue malédiction qui allait nous poursuivre, Armerys.
    Tu le sais... Je pouvais dors et déjà sentir les lianes ardentes du destin lier mon âme au tien, désormais notre futur était scellé dans le pacte le plus sombre et torturé qu'il puisse existé.
    La vengeance.

    ________________________________________

    En sortant, Blue pris le temps de fermer la porte de la prison derrière elle bien entendu.
    Pas de verrou, juste les gonds refermés avec une serrure d'acier plutôt complexe.

    Levant son visage balzané vers les cieux azurés de Baal, la jeune Zandal'ar poussait un profond soupire de lassitude tandis que ses iris d'un cyan intense se refermèrent, interdits sur la peine qui l'affectait.
    La gorge levée, sa pomme d'adam exerçait un bond amère et soudain tandis qu'elle avalait brutalement un excès de salive, se perpétuant en une série de larmoyade, elle fondit en larme.
    Trop sensible pour encaisser ses propres initiatives, trop jeune pour endosser ce type de responsabilités.

    Son père n'était plus là pour la tenir dans ses bras tièdes et lui murmurer au creux d'une oreille  assourdie par les larmes que tout allait bien se passer. Qu'il était là pour elle, qu'il était le siège lui permettant de se reposer lorsque les temps étaient durs.

    Il était mort par la main de celui qu'elle venait de maudire.

    Sa mère n'était plus de ce monde pour l'enlacer dans la chaleur de son corps et la bercer contre elle en caressant ses cheveux avec une douceur apaisante et guérisseuse. Les maux de grandes peine chassées par les mots tendre et fiévreux de l'amour maternelle.

    Elle était rendue malade par le décès du paternelle, elle-même vouant le restant de sa vie à pester sa haine sur les humains chassés et enfermés dans la prison Zandal'ar.
    Sous aucun prétexte elle ne voulait sortir de son tipis réservés aux expériences infâmes, aussi même si Blue l'aimait à en crever... ces derniers temps, elle la voyait déjà comme morte.

    Cet Armerys était le début, uniquement et seulement le début de ces soucis et elle ne voulait pas le tuer.
    Elle ne se sentait pas capable d'arrêter la vie de cet humain pour la raison simple qu'elle avait un coeur et qu'elle se savait la seule fautive de cette hécatombe.
    Elle acceptait l'évidence au-delà de ses Vingt deux années: Elle avait causé beaucoup de mal à cet être humain et elle devait en payer le prix.

    Blue acceptait de ce fait avec sagesse de subir la vengeance de cette personne afin que la paix puisse prospérer.
    Mais le prix à payer et le temps que cela arrive ne rendait pas les choses évidentes et tandis que son coeur se refroidissait et son âme se durcissait contre les parois de la prison, son ami "Ursoc" le furet immaculé de sa mère venait la débusquer, se dressant sur ses pattes arrières tel un suricate, visiblement inquiet mais également chagriné de ne plus pouvoir jouer avec sa maîtresse d'origine.

    Elle s'en saisissait et rassemblant son courage, se mit à courir, plumes, crinière d'encre et soieries dans le vent jusqu'au tipi principal où elle avait un rendez-vous sérieux avec un représentant des armées Kolaghans.
    Elle s'était assise dans le tipi, caressant et câlinant son furet blanc tout en prenant en compte les choix qui s'imposaient à elle.
    Bien sur, elle n'avait pas omis d'envoyer des gardes surveiller la prison, plus que nécessaire d’ailleurs, de façon à ce qu'elle sache par alerte si quelque chose pouvait se passer.

    Elle avait laissé son arme, arbalète et poignards devant l'entrée tandis qu'elle, armée d'une plume et d'une encre indélébile, signait le traitée de cessession auprès du nouveau chef Kolaghan.

    Traitée de cessession?
    Elle cédait tout. Ses hommes, sa patrie, sa famille.
    Ses terres, ses tipis, ses richesses et ses prisonniers à un autre clan afin que la paix auprès des chamanes puisse s'installer pour de nouvelles années.

    Cependant un bruit suspect lui fit tourner sa tête peinée, mais avant qu'elle ne se doute de quoi que ce soit, les paupières froncées et les lèvres pincées par l'angoisse ,Ursoc était en train de feuler en avançant courageusement et curieusement d'un pas lent et chasseur vers la sortie du tipi.

    Son coeur ne fit qu'un bond dans sa poitrine tandis qu'elle-même fit un bon dehors, son instinct lui permettant de savoir quoi faire dans un moment comme celui-là.
    Une flèche passait devant ses yeux et abatis le premier guerrier Kolaghan, manquant de se pointer dans la gorge de la demoiselle qui, les yeux rond comme deux billes sous la surprise et le choc, accompagna la chute du mort jusqu'au sol.
    "- Non..."
    Un autre cri, puis cette fois, l'un plus aigüe, celui de sa mère.
    Elle écarquillait les yeux de stupeur et observait la scène, interdite: Les prisonniers étaient en train de se rebeller, prenant toutes les armes possible afin de faire le plus de dommages afin de multiplier les chances de sortir de Baal...
    Elle déglutissait en cherchant le fautif dans toute cette histoire, tandis que le sang de son ami Kolaghan lui glissait entre ses doigts frêles et tremblants...[left]   


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