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    Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Callum "lord" Queen le Mar 19 Juin - 9:23

    Cueillir une belle de nuit


    La journée avait été rude, ennuyeuse à souhait. Encore des doléances. Toujours des doléances. Entre le deal à satisfaire de Lucie Field et le départ de Soka, il fallait qu’il gère ce robot qui aimait les fleurs et la paperasse due à sa position. Sans parler, du manque d’approvisionnement en denrées comestibles qui commençait à se faire sentir en ce tout début de printemps et de l’arrivée prochaine des journées de rabais du Souk. Heureusement que celles-ci ne duraient que deux jours ! C’était déjà bien suffisant pour créer une cohue sans nom tant les tarifs étaient bas à cette période de l’année. Et c’était sans parler des énièmes réclamations des commerçants sur la politique concurrentielle du voisin. Bref, il y avait de quoi soûler même l’homme le plus patient de Teren et Callum n’était pas cet homme-là !

    Aussi poussa-t-il les portes du StarLord avec un soupir aussi dramatique que soulagé. Enfin, il allait pouvoir détendre les muscles trop raides de ses épaules. Enfin, il allait pouvoir penser à autres choses qu’à ses affaires. Enfin, il allait pouvoir se délasser…

    Jetant un regard à la ronde, il aperçut ce qu’il voulait pour sa soirée et fronça ses sourcils en voyant SA jolie blonde, accoudée au bar, à flirter avec un autre client que lui. D’un pas énervé, il rejoignit Guy, le tenancier, occupé à frotter un verre de son torchon propre, à l’autre bout du zingue.

    -Salut, Guy. Ca gaze ?
    -Lord… Ouais… On fait aller…

    Ce fut ce moment-là qu’il grinça des dents. Le léger rire d’Annette venait de percuter ses tympans, répondant sans doute à une plaisanterie de son futur nouveau client.

    Bon cela suffisait maintenant ! L’autre avait déjà bien trop accaparé son jouet et il n’était pas d’humeur partageuse, ce soir. Alors, il se coucha à moitié sur le bar pour prendre deux verres et une bouteille de gnôle, faisant signe au patron de la mettre sur sa note. Aussitôt fait, il se dirigea vers le couple d’un pas très décidé et, sans demander l’avis de personne, attrapa la main d’Annette de sa sénestre alors que Guy lui lançait de sa grosse voix :

    -Chambre deux !

    Sans plus attendre, il continua son chemin jusqu’à cette fameuse chambre, tirant la jolie blonde derrière lui, n’écoutant les protestations de personne… et surtout pas celles de l’autre client. Annette était à lui ce soir et à personne d’autre.

    Enfin arrivés, il posa sa boisson sur la table, dans le coin de la chambre à la décoration spartiate. Un lit trônait au beau milieu d’un tapis un peu passé par le temps, encadré par deux tables de nuit. Une sorte de gros fauteuil comblait un autre coin alors qu’une cheminée longeait le mur. Quelqu’un avait pensé mettre une peau de bête à fourrure à son pied. Une chambre qu’il connaissait par cœur. Une chambre qui avait déjà vu leurs ébats et entendu ses confessions.

    Ce ne fut que lorsque le claquement de la porte se fermant arriva à ses oreilles qu’il se retourna enfin vers son Annette. Immédiatement, son sourire charmeur s’afficha et il avança suffisamment pour pouvoir la prendre dans ses bras.

    -Bonjour, ma Belle…, lui susurra-t-il d’une voix douce, avant de l’embrasser avec appétit, lui faisant comprendre qu’ils discuteraient après. Maintenant, il ne voulait pas de ses paroles. Il voulait ses caresses et son corps, se perdre dans sa volupté.

    Soudain, il la souleva de terre et la porta jusqu’au lit où il la laissa doucement tomber. Debout devant elle, il la couva de son regard affamé pendant une seconde ou deux. Juste avant qu’il ne se décide enfin de libérer sa poitrine généreuse pour la choyer comme il se devait. Juste avant de relever sa jupe et de défaire son propre pantalon. Juste avant de combler son manque en l’honorant. Il était peut-être doux mais surtout impératif.

    […]

    Essoufflé, il s’était laissé tomber sur elle, son nez dans son cou, la chatouillant sans doute de son souffle chaud au passage. Par Dios, comme il aimait ce petit nid qu’elle faisait pour lui, cette langueur qui le prenait après ! Oui, il était bien comme cela. Capable d’oublier le monde qui l’entourait, qui réclamait son attention. Il aurait pu rester ainsi pendant des siècles.

    Hélas, il ne fallait pas qu’il oublie qu’il était bien plus lourd qu’Annette et qu’il ne pouvait pas rester comme un poids mort sur ses poumons. Aussi se redressa-t-il sur ses coudes pour lui sourire gentiment mais sans se dégager d’entre ses cuisses ouvertes. Il avait toujours aimé la garder près de lui.

    Soudain, son pouce se fit pinceau, redessinant délicatement chacune des cicatrices qu’elle portait sur la joue gauche. Un geste qui se voulait tendre et bienveillant car contrairement aux autres, il aimait ces marques indélébiles. C’était grâce à elles qu’il l’avait remarqué le tout premier soir. Sans elles, il n’aurait même pas posé les yeux sur cette blonde. Parce que des blondes, il y en avait des centaines. Alors que des Annette, il n’y en avait qu’une.

    -Désolé pour ton autre client, ma Belle… J’espère que tu ne m’en veux pas… mais j’avais trop envie de toi, ce soir… et si cela peut te rassurer, je ne compte pas t’abandonner avant demain matin…

    Il souriait tant qu’il était difficile de croire à ses excuses et il était très facile de comprendre qu’il était loin d’en avoir fini avec elle. Ce soir, il faisait d’elle sa reine… sa belle-de-nuit.

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    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Invité le Mer 20 Juin - 22:56

    Annette Pierce



    Cueillir une Belle-de-nuit

    Callum "lord" Queen & Annette Pierce

    Elle avait dénoué le début de son corset qui couvrait sa poitrine. Rien qu’un peu, pour donner envie d’y plonger son regard et même ses mains. Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour apporter de tout nouveaux clients au Star Lord ! Un type qu’elle n’avait jamais vu dans l’établissement avait passé le pas de la porte et bien sûr cela avait attiré son regard. Deux jours plus tôt, son père avait une nouvelle fois menacé Annette. Elle ne rapportait pas assez d’argent en ce moment. Elle ne lui coûtait rien, mais surtout, elle ne lui permettait pas de s’en mettre plein les poches. Il y avait bien ses habitués qui continuaient de fréquenter le bordel, mais les nouveaux amants de la Belle-de-nuit se faisaient plus rares. L’exploration en dehors d’Öazys était plus séduisante qu’un bon coup d’une nuit. Il fallait se montrer convainquant pour fidéliser les hommes…

    « Tu en verras plus si tu payes. » Lâcha-t-elle en riant et repoussant la main baladeuse du type. Il n’était pas vilain, mais ce n’était pas un canon dans son genre. Il avait un sacré coup dans le nez, ce qui lui permettait certainement de ne pas remarquer les cicatrices de la blonde. Cette dernière fit glisser ses doigts le long du bras de son potentiel client. « Alors ? »

    L’homme cherchait ses mots. Elle n’eut pas l’occasion d’entendre sa réponse qu’on l’entrainait ailleurs. Pas besoin de le regarder pour reconnaître Callum. Son parfum embauma aussitôt l’environnement autour d’Annette qui sentit sa peau s’électriser au contact de la sienne. Si seulement il pouvait ne jamais lâcher sa main… Elle entendit vaguement la voix de son patron, mais déjà elle rêvait de la nuit qu’elle allait passer. Plus rien d’autre n’avait d’importance. Elle l’avait attendu ce soir, hier, et tous les autres soirs de cette semaine. Il n’était pas venu lui rendre visite, il n’était pas venu partager son lit. Le manque de Callum était la pire sensation qu’elle pouvait ressentir. Mais il était bien là ce soir et il se ferait très certainement pardonner de ne pas être venu depuis trop longtemps à son goût.

    Annette voulut tout de suite se dénuder, une fois la porte fermée derrière elle. Mais elle préféra, comme toujours, laisser son homme mener la danse. Parfois, avec les autres clients, elle donnait le rythme. Mais avec Callum, tout était différent. Elle voulait toujours le satisfaire et que leurs soirées ne le déçoive pas. Alors elle attendit, les mains jointes derrière son dos. Son sourire eut un effet ravageur sur la blonde qui lui répondit, bien que plus timidement. Elle s’enivra de son odeur lorsqu’il s’approcha pour finalement l’embrasser. Un goût qu’elle connaissait par cœur et qui ne pourrait jamais la lasser. Il n’y avait jamais trop de Callum dans sa vie. Elle répondit avec fougue à son baiser et laissa échapper un petit gémissement lorsqu’il la souleva pour la mener au lieu de leurs ébats à venir. Vite, qu’il fasse vite ! Annette ne pouvait plus attendre et elle lui fit comprendre en l’aidant à se débarrasser de ses vêtements.

    Comment se lasser lorsqu’un tel homme vient très régulièrement vous honorer de la sorte ? Son corps était brûlant et encore tremblant. Lorsqu’il se redressa sur ses coudes, elle posa sa main sur sa mâchoire, sur sa petite barbe négligée qu’elle aimait tant. Comme s’il y avait la moindre chose qu’elle n’aimait pas à propos de Callum… Quant à lui, il glissait son doigt sur certaines de ses cicatrices. Tant qu’elles ne le répugnaient pas, c’était le plus important. Jamais elle n’avait eu l’envie ou le courage de lui dire pourquoi son visage était ainsi marqué. Jamais il n’avait vraiment posé la question et cela l’arrangeait bien. Annette voulait éviter de se souvenir de cette nuit et de ruiner le présent.

    Il lui arracha un sourire lorsqu’il lui demanda pardon pour le client. Comme si elle avait quelque chose à faire de ce type ! Sa main glissa de sa mâchoire à sa bouche pour le forcer à se taire, en posant un index sur ses lèvres.

    « Tu es pardonné. Et puis… les autres ne comptent pas quand tu viens me voir. » Lui dit-elle pour le flatter, mais surtout parce que c’était la vérité. « Et pour tous les soirs où tu n’es pas venu, où je t’ai attendu… Qu’est-ce que tu comptes faire ? »

    Elle ne doutait pas de son envie de se faire pardonner qui reviendrait certainement très bientôt… Par contre, Annette ne comptait pas sur le fait d’obtenir une explication. Callum est un homme prisé et célèbre. Ce n’est pas les occasions de coucher à droite ou à gauche qui doivent manquer. Une pensée qui répugnait et révoltait le cœur de la prostituée. Il pouvait bien la posséder comme bon lui semblait, mais l’inverse était difficile. Il avait ses humeurs, ses moments de tendresse et puis ses moments où il la considérait à peine. Quelles femmes l’avaient tenu occupé chaque soir depuis la dernière fois qu’il est venu au Star Lord ? La question brûlait les lèvres de la blonde.

    « Qu’as-tu fait ? Qui as-tu vu ? »

    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Callum "lord" Queen le Ven 22 Juin - 10:57

    Cueillir une belle de nuit


    Allongée sous son torse, elle souriait. Taquine et amusée, ne cherchant surtout pas à se dégager de ce pouce qui devait lui chatouiller la peau de sa pommette. Ne cherchant pas à le déloger de ses cuisses. Bien au contraire… Elle semblait même en redemander sous le couvert d’un reproche.

    Amusé par cette feinte gourmandise, il eut un sourire en coin et l’embrassa avec soin et volupté. Après tout, il pouvait bien essayer de la rassurer sur la suite de leur soirée et sur ses compétences de séductrice. Oui, il n’était pas insensible à ses techniques de flatteries… ni même à sa harangue sensuelle… et surtout pas à ce corps aux courbes douces et féminines. D’ailleurs, il venait déjà à la rencontre d’un de ses tétons roses pour l’emprisonner de ses lèvres et jouer tendrement avec.

    Jusqu’au moment où elle posa ses malheureuses questions. Qu’est-ce que c’était cet interrogatoire ? Que cherchait-elle ? Etait-elle comme toutes les autres ? Voulait-elle aussi lui demander un prix sur une marchandise ? Perturbé, il s’était redressé complétement, s’arrachant à son corps, à ses cuisses ouvertes. Debout, face à elle, il l’observa longuement sans rien dire, le visage fermé. Par Dios, qu’est-ce qu’elle était sexy avec sa tenue débraillée ! Ses seins étaient sortis de son décolleté à moitié ouvert et sa jupe retroussée sur son ventre montrait largement son absence de culotte. Une véritable invitation à la luxure ! Pas étonnant que Guy veuille absolument la garder malgré ses cicatrices.

    Finalement, il se détourna d’elle, trifouillant des pieds pour se sortir du piège de son pantalon tombé sur ses chevilles et rejoignit la table du coin pour se verser un verre de gnôle. Après la première gorgée, il ouvrit enfin la bouche.

    -J’ai dû lécher les bottes à quelques Richard pour sauver les miches de Lucie Field, me séparer de quelques denrées rares pour permettre à Soka de quitter la ville et négocier de nouveaux marchés pour moi… et j’ai négocié un petit pactole avec Morgane des Dragons Bleus.

    A l’évocation de la Capitaine pirate, il glissa une œillade vers sa prostituée préférée. Sans doute avait-elle été un témoin de ces fameuses négociations. Sans comprendre pourquoi, il se mit à espérer ne pas avoir une crise de jalousie. Après tout, ce n’était pas comme s’ils étaient engagés l’un vers l’autre. Il avait toujours payé la somme due. Mais avec les femmes, rien n’était jamais inscrit dans le marbre.

    -Le boulot, quoi… Comme toi, je suppose… Enfin j’espère pour toi sinon la semaine aura été bien pauvre…
    , rajouta-t-il en souriant, retrouvant sa bonne humeur. Finissant son verre, il le remplit à nouveau et n’oublia pas d’en faire un deuxième pour sa compagne du soir. Les prenant en main, il vint s’installer à côté d’elle, sur le lit et le lui tendit amicalement. Le haut du corps appuyé contre la tête du lit, un bras sous sa nuque, il la dévorait du regard et ne s’en cachait nullement. De toutes façons, elle devait bien se douter qu’il la trouvait à son goût. Pour lui, elle avait toujours eu un goût d’y-reviens-y.

    -Mais là… tout de suite… Je n’ai aucune envie de parler de boulot… J’ai envie de me détendre avec toi… Que tu me montres tous tes talents… plusieurs fois… Qu’on en profite pour s’amuser…, finit-il par avouer avec un sourire lubrique, passant encore une fois son doigt sur son visage, effleurant ses lèvres pleines et zébrées. Ses lèvres uniques qu’il ne se lassait jamais d’embrasser. Décidement, cette fille était une véritable drogue ! Car il avait déjà envie d’elle, déjà envie que son corps se réveille pour l’honorer une seconde fois. Peut-être que si elle se mettait à califourchon sur son bassin… Quel merveilleux fantasme !

    Aussitôt, il sortit son bras de sous sa nuque pour l’inviter à s’assoir sur lui et frissonna lorsqu’il sentit leurs peaux nues se rencontrer de manière plus intime. Tendrement, il lui caressait maintenant une cuisse, n’hésitant pas à se glisser sous le tissu de cette jupe indésirable. Souriant, il buvait son verre avec délectation, l’observant toujours, la mangeant de ses yeux bleus insatiables, ne faisant aucun effort pour poursuivre quelques préliminaires.

    -Pourquoi me demandes-tu tout cela ? Je t’ai manqué à ce point-là ? Si je dois me faire pardonner de mon absence, il faut tout de même que je sache à quel point je t’ai… frustrée, ma Belle…

    Il lui donna encore de ce sourire charmeur dont il avait le secret. Et que dire de cet œil alléché qu’il posait sur elle et sur ses formes tentatrices.

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    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Invité le Lun 2 Juil - 22:46

    Annette Pierce



    Cueillir une Belle-de-nuit

    Callum "lord" Queen & Annette Pierce

    Sans même qu’elle n’y songe plus longtemps, les questions étaient sorties. Lorsqu’il s’agissait de tout connaître de la vie de Callum, Annette ne résistait jamais à ses pulsions de jalousie. Il fallait tout savoir : quelles femmes, leur nom et prénom, leur lien… Est-ce qu’il les aime tout particulièrement ? Est-ce qu’il leur fait croire à elles aussi qu’elles sont différentes ? La prostituée attendait. Elle guettait les réponses de son amant dont l’expression avait changé. La coquinerie dans son regard avait disparu. Voilà, il n’aimait plus Annette à la langue bien pendue. Elle venait de perdre l’homme de sa vie. Poser ce genre de questions, non mais vraiment ! La favorite d’un homme peut changer si facilement, une simple erreur et on n’est de nouveau plus qu’une femme objet parmi tant d’autres. Son esprit s’emballait tandis qu’elle le voyait quitter son corps, se mettre debout. Son père serait en colère : Callum est généreux, bien plus que les autres encore. Un client de moins pour l’enrichir. L’amour en moins pour Annette… Elle voulait tant remonter le temps et ne pas céder à sa jalousie…

    Bloquée, n’osant pas bouger, la prostituée surveillait le moindre mouvement de son amant. Plutôt que de se rhabiller pour partir au plus vite, il se débarrassait de son pantalon qui menaçait de le faire tomber en s’emmêlant sur ses pieds. Monsieur avait la pépie, alors il se servit un verre, se désaltéra, et répondit enfin à ses questions. Il n’y avait rien d’inhabituel lorsqu’il parlait d’argent. En revanche, cette Lucie et cette Morgane… La jeune femme sentit ses poils s’hérisser rien qu’avec ces prénoms féminins. Pour ce qui est de Soka, aucune crainte. Non seulement elle l’avait déjà vue physiquement et pensait très honnêtement qu’avec ses cicatrices, elle paraissait bien plus normale que la chipie. Mais en plus, bien qu’il ne se soit jamais trop étendu sur leur relation, Annette avait appris de Callum lui-même qu’ils étaient du même orphelinat. Rien à craindre de cette fillette, à priori… Mais Lucie ? Mais Morgane ? Surtout Morgane ! Malheureusement, la prostituée l’avait aperçue au Star Lord en compagnie de son homme. Et quelle vision ! La nausée lui vint rien qu’en y songeant de nouveau…

    Elle attrapa le tissu de sa robe qu’elle serra, serra, serra si fort que ses mains devinrent blanches. Elle ne la connaissait pas, mais pour avoir vu Callum tactile avec elle, pour avoir songé aux galipettes qu’ils pouvaient bien faire, Annette la détestait. Elle ne voulait pas entendre parler de cette femme, elle ne voulait pas entendre son prénom prononcé par Callum. C'était un supplice qu'elle devait subir silencieusement, autrement il ne reviendrait plus. Quel homme accepterait une crise d'une fille de joie ? Sûrement pas le séduisant Callum qui peut bien avoir n'importe laquelle gratuitement dans son lit pour remplacer Annette.

    Et puis sa bonne humeur revint et son sourire était lumineux. Il avait au moins le mérite de la détendre instantanément pour la faire lâcher prise sur sa robe. Il lui proposa un verre qu'elle ne pouvait refuser. Tout comme lui Annette s'adossa à la tête de lit et bu une première gorgée tandis qu'il la dévorait du regard. Ce qu'elle aimait le rendre fou ainsi ! Si seulement elle pouvait le rendre amoureux, et pas seulement de son corps ou de ses prouesses... Callum reconnaissait ses talents. Rien n'était inné chez une femme de la nuit, tout ce qu'elle faisait Annette l'avait appris avec des hommes et même des femmes. Qu'importe son passé, si cela peut satisfaire l'homme de ses rêves. Sans se retourner, la prostituée se débarrassait de son verre sur la table de chevet, alors même que sa langue allait à la rencontre du pouce qui caressait ses lèvres marquées par un autre homme.

    Peut-être que son geste émoustilla son homme, en tout cas il prit la décision de la placer assise sur lui. Ce n'est pas comme si Annette allait se dégager, elle l'avait quelque peu provoqué. Et puis le regard de son homme était un délice pour les yeux. Ou bien était-ce le corps d'Annette qui était un délice pour les siens ? Tout le monde y trouvait son compte. La prostituée sentit des petits frissons la parcourir là où Callum posait ses doigts. Pourquoi ses questions ? Parce qu'elle est jalouse. N'est-ce pas assez évident déjà ? Inutile de le lui dire, Callum voit bien combien Annette l'aime. A quel point a-t-elle été frustrée ? Un sourire qu'il ne connaissait pas de sa prostituée préférée fit son apparition.

    « Tu veux vraiment savoir ça ? »

    Annette pouffa de rire. Il était très rare de la voir devenir cruelle, encore que ce mot était bien trop fort. Elle voulait juste lui montrer un petit aperçu de son quotidien, à sa façon. Alors, elle découvrit totalement sa poitrine et elle dégagea le haut de sa robe. Il ne restait plus que le jupon qui couvrait le bas de son corps, ou tout du moins là où la main de son homme ne se baladait pas. Le regard que lui coulait Callum en disait long sur son avis : évidemment, il aimait ce qu'il voyait. Le corps d'Annette, malgré son visage, aura toujours fait son petit effet sur lui. Il pourrait bien le nier, mais la prostituée savait qu'il ne serait pas capable de la repousser si elle se présentait à lui, nue, après une dispute, par exemple.

    « J'imaginais que, comme maintenant, je plongeais mon regard dans le tiens lorsque je me dénudais devant les clients. »

    Elle attrapa la main qui galopait sur sa cuisse pour la faire grimper jusqu'à sa poitrine. Tout seul, comme un grand, il su quoi faire et comment la titiller pour faire rosir ses joues. Elle s'en mordilla la lèvre et se pencha en avant pour atteindre l'une des ses oreilles et murmura :

    « J'imaginais que c'était ta main qui me rendait folle et me faisait soupirer de plaisir. »

    Prise d'une soudaine passion, elle lui dévora les lèvres d'un baiser sans précédent. Callum était souvent pris de folie à la vue de sa Belle-de-nuit, mais Annette ne se permettait pas tant. Elle était un peu plus dans la retenue lors de leurs nuits ensemble. Elle préférait lui laisser les rênes du rythme afin qu'il soit satisfait de leurs ébats. Il devait être très surpris... Et pour le troubler encore, elle quitta ses lèvres pour parcourir son cou, sa clavicule et une partie de son torse qu'elle couvrit de baisers. Elle s'arrêta pour reprendre son souffle et le regarda : elle lisait de la surprise mais surtout beaucoup d'excitation dans son regard. Callum désirait découvrir cette Annette entreprenante. Dommage. Elle perdit tout envie dans son regard en une poignée de secondes.

    « Mais tu n'étais pas là et je devais coucher avec des hommes que je n'appréciais pas pour être rentable. »

    Un mouvement de jambes et elle ne se trouvait plus sur lui. Un mouvement de mains et elle remettait sa robe en place et entreprit de nouer de nouveau son corset. La prostituée observait Callum du coin de l'oeil avant de dire, de sa voix habituelle :

    « Oui voilà. J'étais à peu près autant frustrée que ça. »

    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Callum "lord" Queen le Mer 4 Juil - 9:41

    Cueillir une belle de nuit


    Cette fille était un vrai délice. Une sucrerie dont on ne se lassait jamais. Surtout lorsqu’elle se mettait à rire, laissant s’égrainer ces quelques notes de musique dans ses oreilles. Que c’était agréable de voir quelqu’un de joyeux, d’optimiste malgré tous les malheurs que pouvait apporter la vie dans les bas-quartiers. Alors oui, il lui souriait joyeusement, sincèrement, la couvant de son regard tendre, caressant doucement la peau de ses cuisses pour en faire naitre quelques frissons.

    Par contre, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle se fit entreprenante, l’embrassant sensuellement, se dévêtant devant lui pour lui faire admirer sa poitrine généreuse. Par Dios, cette femme était une véritable diablesse, une succube ! En à peine quelques gestes, elle venait déjà de réveiller toutes ses pulsions érotiques, lui faisant battre le cœur à la chamade, obscurcissant son champ de vision, occultant tout ce qui n’était pas elle. Oublier les problèmes, les affaires de dernières minutes, les discussions âpres, les annonces de départ… Même cette chambre n’existait plus. Il n’y avait plus que ce lit et ce corps entreprenant dont il rêvait de désacraliser une fois de plus.

    Lorsqu’elle se pencha vers lui pour lui emprisonner les lèvres, il n’hésita pas une seule seconde à poser ses mains sur ses fesses pour les empoigner et la presser contre lui. Poitrine contre poitrine, peau contre peau. Une prison charmante et envieuse dont elle avait toutes les clés pour continuer à lui plaire… ou lui donner une petite leçon dont elle ne se priva pas.

    Sentant sa prise lui échapper, Callum en eut un grognement de mécontentement et chercha à la retenir contre lui. Il n’en avait pas terminé, lui. Il en voulait davantage, toujours plus et ne comprenait pas pourquoi elle partait ainsi loin de lui. N’avait-elle pas envie de lui ? Ne voulait-elle pas passer la nuit avec lui ? Alors pourquoi s’asseyait-elle sur le bord du lit et se rhabillait-elle ? Aussi posa-t-il un regard frustré et interrogatif sur son dos, attendant qu’elle s’explique… Peut-être n’avait-elle pas compris qu’il payait pour toute la nuit…

    Enfin la réponse arriva et il éclata de rire. Elle lui faisait simplement la démonstration de sa frustration de ne pas l’avoir eu dans son lit pendant toute une semaine. Malicieux, il se redressa et l’attrapa pour la faire tomber sur le lit, tout près de lui. Sans lui laisser le temps de respirer, il la plaqua contre lui pour lui embrasser le cou, fourrer son nez sous son oreille, avant de lui en mordiller le lobe.

    -Je vois… Mais comment veux-tu que je me rattrape si tu pars… hein ? Ne souhaite-tu pas que je m’occupe de toi ? Après tout, il faut bien ça pour me faire pardonner, n’est-ce pas ?

    Sans attendre sa réponse, il défaisait déjà ce qu’elle venait de remettre sur son épiderme délicat, libérant encore une fois ces seins qu’il aimait tant. A croire qu’il leur vouait un véritable culte… et que dire de cette main qui descendait le long de son ventre pour s’y loger, défiant toute barrière en tissu au passage. Consciencieusement, envieusement, il la choya, cherchant à déceler le moindre signe de satisfaction pour l’amplifier d’avantage, n’hésitant pas une seule seconde à mettre doigt comme langue à contribution.

    Ce ne fut que lorsqu’elle poussa son dernier cri de jouissance qu’il s’autorisa à calmer ses caresses, les rendant plus tendres et plus légères. Juste de quoi apaiser son souffle et de clarifier son esprit embrumé par le plaisir. Incapable de quitter ce corps tremblant, il laissait ses doigts errer sur ses monts et ses vallées, l’effleurant à peine alors qu’il lui souriait, content de lui, une main calée sous sa joue pour pouvoir l’observer de tout son soûl.

    -Hmmm… T’es vraiment belle quand tu te mets dans cet état là…. Peut-être que tu as raison… Je devrai peut-être venir plus souvent… Cela calmerait mes nerfs plus efficacement que n’importe quoi d’autre…


    Soudain, il fronça les sourcils et bascula sur le dos, abandonnant finalement cette peau qu’il aimait cajoler. Mais qu’est-ce qu’il racontait ? Comment ça « elle calmait ses nerfs efficacement » ? N’importe quoi ! De toutes façons, il venait déjà bien trop régulièrement la retrouver. Elle était en train de devenir sa faiblesse et il n’avait pas le droit d’en avoir. Il fallait qu’il reste fort pour rester à la tête du Souk. Déjà que les gros durs le regardaient d’un œil torve lorsqu’il s’agissait de Soka…


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    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

    Message par Invité le Sam 14 Juil - 19:01

    Annette Pierce



    Cueillir une Belle-de-nuit

    Callum "lord" Queen & Annette Pierce

    Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de lui refuser une nouvelle partie de jambes en l’air ou de ne pas aller dans son sens. Alors pour le coup, on peut dire qu’Annette venait de faire sa rebelle ! C’était assez amusant, mais il est certain qu’elle avait bien trop peur de le perdre définitivement et donc ne retenterait jamais l’expérience. Une leçon, une seule. Voilà ce qu’elle pouvait se permettre. Encore que… une simple prostituée ne devrait pas faire ce genre de choses… Et mince, une nouvelle erreur, un nouveau mauvais mouvement pour cette soirée ! Annette se mit à se mordiller l’intérieur de sa joue, regrettant d’avoir voulu faire sa maline. Callum pourrait bien la planter, ici, à tout jamais. Une crise de jalousie, une leçon de morale, pour qui elle se prend celle-là ?

    La situation le faisait rire. Ah bon, il aime la frustration ? Annette le notait dans un coin de sa tête. Qui sait, cela pourrait peut-être lui servir plus tard ! Callum n’en avait certainement pas finit avec, ainsi il la plaqua sur le matelas et l’emprisonna à l’aide de son corps avant de couvrir de baisers son cou. Il voulait se rattraper et il était bien parti pour. La prostituée laissa son homme caresser son corps et lui arracher des cris. Son amant connaissait sur le bout des doigts ses points sensibles. Un vrai bonheur. Un bonheur qu’elle ne connaissait qu’avec lui, bien que la majorité de ses clients et habitués soient doués au lit. Mais lorsqu’il s’agissait de Callum, les sensations étaient décuplées. Personne d’autre n’avait le talent de son homme pour la satisfaire. Evidemment, c’est sans peine qu’il lui fit ressentir un feu d’artifices de sensations.

    Chaque fois, elle avait envie de pleurer. Un mélange de joie et de tristesse. La joie, parce qu’il n’y avait pas plus beaux et bons moments que ceux partagés avec son amant. La tristesse, parce que s’il n’y avait pas l’argent ou le Star Lord, elle n’aurait le droit à rien de tout ça. Tout, même les meilleurs moments avec lui, lui rappelait constamment qu’elle n’était qu’une prostituée vendue à un établissement et que seul ce lieu lui permettait d’avoir Callum dans son lit. Elle ferma ses paupières pour refouler ses larmes tandis qu’il la flattait et songeait peut-être à venir davantage. Un moment merveilleux à vivre, là encore. Mais son amant y mit un terme rapidement en quittant sa compagne et en s’éloignant de son corps encore tremblant.

    Le pire, c’est qu’Annette était en mesure de comprendre la situation et le dilemme du chef du souk. Quelle image renvoie-t-il en venant ici passer ses nuits avec une trainée défigurée ? Elle ressentie soudainement beaucoup de honte. Elle voulait se cacher, se terrer, disparaître. Ne pas interférer dans sa vie d’une manière ou d’une autre. Elle voulait ne jamais l’avoir connu pour le laisser en paix. L’idée de filer, sans même se rhabiller, lui traversa l’esprit. Mais il a payé et la vue de son corps lui plaît. Le silence. Elle ne savait que dire et voilà qu’elle avait de nouveau l’envie de pleurer, accompagnée d’une espèce de boule au ventre la rendant nauséeuse.

    La blonde se tourna pour voir son visage. D’une main presque tremblante (où est donc passée l’assurance de sa leçon sur la frustration ?!), elle lui caressa la mâchoire, les contours de son visage. Elle lui fit lentement fermer les paupières pour qu’il s’apaise, qu’il ne songe à plus rien, si ce n’est au fait qu’elle était là pour lui, juste à ses côtés, quand il la désirait. Pour ne pas briser la paix qui venait de s’installer, elle murmura tout doucement.

    « Si tu veux me voir, je serai toujours là à attendre, chaque jour, chaque nuit. Mais je peux comprendre que tu aies honte ou que tu ne puisses pas venir me voir. Je ne suis rien et je ne t’apporte pas grand-chose. C’est mauvais pour tes affaires, je l’imagine bien. Je peux peut-être m’arranger avec Monsieur Guy pour venir te voir, discrètement, parfois… Enfin c’est comme tu veux Callum… Ton business avant tout… »

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    Re: Cueillir une Belle-de-nuit... [pv Annette]

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