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    Uïho KoñDiable Fleuri

    Boire pour oublier [PV Elisa Murdoch]

    Message par Uïho Koñ le Sam 28 Avr - 10:32

    La forêt a cette chose apaisante, calme tout en étant à l'opposé du morbide. L'harmonie des fleurs, des arbres et des animaux aux pas silencieux ont ce côté vivant qui berce le cœur et l'esprit lors des longues nuits à écouter les hululements alors que les cris d'enfants de la ville parviennent jusqu'à l'orée de la forêt pour faire perler des larmes au grand méchant loup. Celui-ci regarde les astres plus ou moins brillants et couverts selon les nuits, similitude retrouvé chez le vieux conteur qui se couvre parfois d'une couverture en paille ou bien de feuilles mortes. Pour se réchauffer lors des longues nuits froides, il prend parfois un petit verre d'alcool confectionné par ses soins avec tel ou tel herbe trouvé dans la forêt pour soigner les petits maux qui se veuillent parfois physiques. Une fois fermentés dans une eau très pure, il se trouve que les végétaux soignent les maux du cœur comme s'ils n'étaient qu'une vilaine bactérie. Le lendemain, tout est oublié, et le travail plein d'amour pour les habitants recommence.
    C'est ainsi qu'il exprime sa douleur, dans la boisson innocente. On dit bien du mal de ceux qui boivent, et il est vrai qu'Uïho serait bien incapable de protéger qui que ce soit alors qu'il entame sa millième gorgée (sans exagération) mais puisque personne n'est à ses côtés, il ne risque pas de ne pas contrôler ses émotions et il peut ainsi se laisse aller à la tristesse.
    C'est ainsi qu'il est, ce soir, dans sa cabane à l'orée de la forêt, presque exclus de son habitat lui-même, attendant des voyageurs misérables afin de déverser sa colère sur eux, si encore il était capable de les voir et de les frapper tout en titubant.

    Ceux-ci rigoleraient sûrement un voyant un si grand gaillard tombé à la renverse en essayant de se lever, comme dit l'expression, plus c'est grand, plus ça tombe bien. Tomber bien, rien n'était si sûr, après tout, que voulait dire "tomber bien" si ce n'est que ne pas se faire mal en chutant ?
    Après tout, avec l'alcool, cette expression pourrait être véridique, qui sent quelque chose lorsqu'il a l'esprit embrumé ? Pourrait-il même sentir quelqu'un arriver et se mettre à boire avec lui ? Il prendrait sûrement ce compagnon de beuverie pour son meilleur ami, pour peu qu'il ne touche à aucune corde sensible.

    Re: Boire pour oublier [PV Elisa Murdoch]

    Message par Elisa Murdoch le Dim 29 Avr - 10:00



    Le soir les enfants se blottissent sous les couettes et réclament leur Aktech’ lumineux ou leur bougie afin que les monstres ne les mangent pas. Les parents, souvent amusés, rassurent leurs idiots d’enfants qu’ils n’ont rien à craindre. Et s’ils étaient ceux dont la lucidité était la plus grande ? Oui, les adultes devraient se méfier de la douceur apparente de la nuit. Ce n’est pas parce que des astres s’exposent dans le ciel, comme par magie, que des atrocités ne se produiront pas. En effet, ce soir je suis de sortie et incarne parfaitement le monstre au visage humain. Naïfs du soir, bonsoir...

    Ce n’était pas ma première venue au royaume de Sèvia. Je m’étais déjà bien amusée avec Tic et Tac, une fille du nom de Liliana qui vivait au coeur de Sèvia. Qu’il avait été drôle de torturer un innocent en sa compagnie. L’estime que je portais pour ces bouffeurs de salades avait un peu augmenté. Il y avait de l’espoir : les habitants n’étaient pas tous des habitants doux et gentils comme on aurait pu le croire. Ils cachaient bien leur jeu avec leurs beaux principes. J’aurai encore moins de scrupule de sélectionner mes futurs sacrifices ici.

    N’étais-je ici que pour remplir mes quotas ? Pas vraiment. J’avais atteint les demandes minimum de sa divinité. Mais voilà, je n’étais pas du genre à me contenter du minimum. Chaque jour, je voulais prouver à Dios qu’il avait bien fait de ne pas me laisser mourir dans le désert. Tous ces traîtres paieraient pour leur simple existence.

    Un sourire fou sur les lèvres, j’avançais en sifflotant dans les bois. Je remarquais alors une cabane. Si ce n’était pas de la chance de tomber sur des habitants vivants à l’écart, je ne sais pas ce que c’est. D’ici, personne ne l’entendrait hurler. Merveilleux !

    Je sortais sans trop attendre mon bazooka en forme de requin et le pointait gentiment sur l’habitation avant de réfléchir… Si je détruisais l’arbre, j’aurai ma/mes victime(s) mais la plante serait détruite. Ne pensez pas que j’ai la main verte mais je ne suis pas idiote : je sais que leur gardien débarquerait ainsi que les créatures. Cela rendrait Dios fou de rage. Zut ! Pourquoi fallait-il que ce peuple soit si proche des créatures de sa divinité ?

    Soupirant, je rangeais mon bazooka dans son sac et sifflait à l’attention de ceux habitant le lieu,grâce à mes doigts.

    « Ohé de la cabane ! J’ai trouvé quelque chose et je voudrais le rapporter à son propriétaire. Vous pourriez m’aider s’il vous plaît ? »


    Dis-je en brandissant un petit sac qui contenait quelque chose de visiblement pas très lourd et pas très encombrant. Dedans se trouvait la main coupée de ma dernière victime. J’adorai voir la tête des gens se décomposer lorsqu’ils comprenaient qu’ils n’avaient pas affaire à un explorateur pacifique. Tous étaient si persuadés que les gens partaient explorer avec de bonnes intentions sans jamais vouloir de mal aux autres. Et puis, pouf, me voilà ! Ah, leurs visages se tordaient sous l’émotion et, avant même qu’ils comprennent ce qu’il leur arrivent, je m’occupais d’eux. Bon, j’avoue, des fois je fais durer les choses car c’est plus amusant. Ce petit jeu est presque devenu mon métier. Il faut bien ajouter un peu de piment pour ne pas que la routine s’installe.

    J’attendais en bas de la cabane, le sac légèrement sanguinolent en main, le sourire aux lèvres. Mes yeux malicieux essayaient de distinguer celui ou celle qui viendrait vers moi. Serait-ce quelqu’un de très musclé ou pourrais-je m’attaquer à lui sans recours à mes Aktech’ ?

    Approche petit, j’ai tellement envie de voir ton visage et ton expression quand tu comprendras qui est arrivé à ta porte. J’ai tellement envie de m’amuser avec toi, qui vient pour aider à “résoudre” mon problème. Enfin, je dis ça mais si ça se trouve il ne va pas du tout venir m’apporter du soutien et ça n’en serait que plus intéressant.

    Dios, ce que j’ai hâte...


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