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    Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Lun 9 Avr - 14:24

    Liliana White






    Des regards noir se retournaient derrière son passage tandis qu'elle sautillait comme une gamine tout en sifflant un air joyeux. Son sourire niais fixé sur le visage, elle ne faisait pas attention aux personnes qui la regardait comme étant une abomination. Pour elle, c'était plutôt eux les monstres. Parmi l'un des leurs se trouvait le coupable de la descente au enfer de ses parents. Très vite, elle le trouverait, très vite elle lui ferait vivre la pire des tortures. L'enfer ? C'est du pipi de fennec des bois comparé à ce qu'elle avait prévu pour lui ou elle. Tout son plan était dans sa tête, il fallait juste qu'elle le mette en place, mais avant elle devait trouver la victime.

    Liliana était souvent vue comme une fille idiote qui n'avait rien dans la cervelle. Pourtant, elle était beaucoup plus intelligente. Elle savait bien dissimuler les choses en passant pour une fille stupide avec son spectacle de marionnette chaussette.
    Comme à son habitude, elle avait installé son stand de marionnette au milieu du centre. Caché sous un drap ses mains couvert de chaussette, elle se donnait à cœur joie en réalisant un spectacle comique qui finalement ne faisait rire que elle. C'est en fin de journée qu'elle se rendit compte que personne ne l'avait payer en gland. En récupérant, son chapeau vide elle dit :

    « Heeey ! Mais quelle bande de radin ! Ils sont où mes glands ?!  Tsss aller vous êtes des nullos et des losers. »

    Elle accentua ses dire en faisant le  "L" de loser avec sa main droite tout en tirant la langue au passant puis elle récupéra ses affaires. Ils ne reconnaissait vraiment pas son talent, c'était très décevant.
    Comme cette journée ne lui avait pas apporté assez d'argent, elle décida d'aller chercher des glands elle-même. On n'ai jamais mieux servi que par soit moi même ? Et bien, c'était ce qu'elle faisait.

    La jeune femme alla donc dans la forêt toujours en sifflant un air joyeux. La nuit étant tombé, elle ne pouvait que s'aider avec la lumière de la lune pour avancer et trouver des glands. Sa récolte n'était pas évidente, mais elle commençait à en trouver pas mal qu'elle mit sur sa robe. Elle s'était aidé de son jupon comme panier. A quatre pattes, elle commença à chantonner une petite chanson :

    « Colchiques dans les prés. Fleurissent, fleurissent. Colchiques dans les prés C'est la fin de l'été. La feuille d'automne. Emportée par le vent. En rondes monotones. Tombe en tourbillonnant. »
    lumos maxima

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Lun 9 Avr - 22:34




    Traverser le désert c’est pas toujours marrant pour les péquenauds d’explorateurs mais, moi, je ne suis pas n’importe qui. Parmi les explorateurs je fais partie de la crème de la crème, de ceux qui inspirent le respect et dont on demande les techniques tant ils sont ingénieux. Je vous sens curieux de savoir quel tour j’allais utiliser aujourd’hui. Allez, comme je suis d’humeur je vais vous en parler.

    La technique personnelle et très efficace que j’applique ces temps-ci est l’amitié. Non, je vous arrête de suite : on ne va pas tomber dans le gnangnan du pouvoir de l’amour, des petits oiseaux et que si l’on veut quelque chose très très fort on l’obtient. On ne vit pas au pays des licornes qui font des prouts à paillettes. Moi, mon “pote” ne ressemble pas au stéréotype du meilleur ami. Il est gros, a des mandibules et a une odeur pas très agréable. On ne peut pas le sortir en ville sous peine de se faire remarquer et tiré dessus. Ouais, vous l’avez sans doute deviné, je parle bien d’une créature imposante qui me sert officiellement de destrier. Les kwaks, c’est pour les nazes ! Moi, je monte sur Boubou. Il n’est pas ce qui est des plus classes mais dans le genre pratique et rapide c’est le top. Qui est Boubou ? Mon gros vers de sable préféré ! Je lui ai gentiment demandé de m’emmener à Sèvia et il s’est exécuté en prenant soin d’éviter de papoter avec sa famille et ses potes. Il ne m’a pas brûlé avec ses mandibules, non plus.

    J’arrivais toute couverte de sable, dans les oreilles, le nez et la bouche mais ce n’était pas très grave : au moins j’étais en forme et en un morceau. Mon gros vers des sables n’ayant pas eu de dégât, je ne me mourrai pas aujourd’hui.

    Il ne me restait qu’à me rafraîchir dans l’eau d’une rivière. Bien sûr, je respectais tous les animaux et plantes du coin. Ce n’était pas que j’étais du genre à agir comme ces lapins de sèviakyans mais je tenais à ma peau. Si Shinrin ou les créatures ne m’attaquaient pas, sa divinité s’en chargerait. Je pris une petit bain rapide et décidais de me rendre tranquillement au centre. J’avais pris soin de mettre mes armes dans un grand sac-à-dos qui donnait l’impression que j’étais une voyageuse tout ce qu’il y avait de plus normal. Ce que c’était facile de se fondre dans la masse, même quand on est une psychopathe de mon genre. J’avance sereine, le sourire aux lèvres et ça passe comme une lettre à un lapin volant.

    C’est ça, souriez-moi, saluez-moi en me souhaitant la bienvenue, bandes de crétins. Le premier dont la tête me convient, je lui fais la peau au sens propre et zou, direction le sacrifice et le four ! Rien que d’y penser, j’en salive déjà.

    Je passais style de rien devant un spectacle de marionnettes chaussettes. Curieuse, je m’arrêtais contrairement aux autres. Certaines de ses blagues pourries me fit ricaner. C’était pas mal. Si les chaussettes n’avaient pas été si moches, je lui aurai donné un petit quelque chose. Mais bon, je n’étais pas là pour ça. Et toute monnaie il valait mieux la donner à sa divinité pour être récompensé. Bref.

    Après un petit tour, je n’avais pas trouvé mon bonheur. Je n’y croyais pas : il y avait bien un abruti à embarquer de Sèvia… Les lapins c’est pas si intelligent que ça. Pourtant, la nuit arriva plus vite que je l’eus cru et je n’avais toujours pas de victime. Bon, peut-être que me balader dans les bois serait plus efficace. Il y aurait bien un andouille paumé, peut-être même implorant pour de l’aide. Ca valait le coup d’essayer. Silencieusement, je m’enfonçais dans les bois. J’entendis alors quelqu’un siffler puis chanter une chanson nulle et niaise à en mourir ! Je la tenais ma victime. Tapie dans l’ombre, je guettais ma proie qui récoltait des glands dans son jupon. Comme c’était mignon !

    Un sourire diabolique sur les lèvres, je sortis mon Bazooka requin. Puis je lui dis en sortant de ma planque, tout en la visant :

    « Les mains en l’air Tic et Tac ! T’auras pas besoin de tes noisettes là où je t’emmène ! »

    Quelle réplique ! Vous aussi vous avez adoré, avouez ! Non ? Ben c’est que vous êtes les prochains sur la liste, bande de nazes…


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    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Lun 9 Avr - 23:18

    Liliana White






    La chanson qu'elle chantait était un air que sa mère interprétait souvent. Elle la trouvait ringarde à l'époque, mais maintenant elle aimait beaucoup la chanter. Par contre, elle ne connaissait pas toute les paroles donc elle répétait sans cesse les mêmes paroles sans s'arrêter. Enfin jusqu'au moment où miss skeletor sortit de nulle part en lui pointant un bazooka en forme de requin. Elle l'avait regardé avec son sourire niais ne comprenant pas pourquoi elle l'avait appelé Tic et Tac. Après réflexion, elle se dit qu'elle parlait peut-être de ses chaussettes marionnettes, qui entre parenthèse étaient toujours sur ses mains. Quelle lourde erreur faisait cette jeune femme. Elle venait de vexé ses chaussettes et elle comptait bien lui dire.

    Elle s'était relevé en tenant toujours son jupon pour que ses glands ne tombent pas et dit :

    « Ce n'est pas Tic et Tac, mais Maurice et Ginette à qui tu as affaire. Tu es qui toi ? Un genre de fan ? Tu veux un autographe ? Eh bien j'accepte si tu relève ce défi. »

    Elle partit en courant avant de lui dire : « Maurice et Ginette, on droit à une vie privé espèce de stalker ! »

    Et voilà qu'elle venait d'inventer un nouveau jeu. Le paparazzi et la star. Liliana ne se rendait visiblement pas compte du danger qu'elle courait avec cette inconnue. Elle avait beau lui avait mit sous le nez un bazooka, elle fit comme si rien n'était et elle gambadait telle une gazelle dans les bois en riant légèrement. Avec son rire qui résonnait, ça se transformait rapidement à film d'horreur sauf que c'était elle qui était chassé par une tueuse.

    Durant sa course, elle voulu mettre des obstacles à la fan hystérique alias skeletor. A contre cœur, elle retira ses chaussettes et elle se arma de son harpe qui était aussi un Aktech. Celui était capable de faire pousser rapidement n'importe quel plante pour pouvoir ensuite crée un bouclier. C'était pratique, le seule inconvénient c'était qu'elle ne pouvait jamais prévoir se qu'il allait pousser alors c'était la surprise.

    La jeune femme se stoppa pour jouer de sa harpe et tout d'un coup une toile de marguerite avait pousser pour lui servir de bouclier. En admiration devant cette splendeur, elle oublia de fuir et alla vers le bouclier et prit une fleur avant de s'allonger sur le ventre tout en balançant ses pieds vers l'avant et l'arrière à tour de rôle. Elle arracha une à une les pétales et dit :

    « Il m'aime, un peu, beaucoup, passionnément... »

    Voyant la fan arrivé, elle lui montra son pouce sans la regarder et dit : « Pouce. Je veux savoir si le vendeur de Aktech m'aime. » Puis elle continua son petit jeu avant de tombé sur pas du tout. « Oh mais non, c'est pas possible. Aller je recommence... » Elle reprit une autre marguerite et recommença son test comme si rien n'était.
    lumos maxima

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Mar 10 Avr - 11:56



    L’autre était visiblement bête comme ses pieds ou plutôt comme les chaussettes qu’elle portait aux mains. Minute, j’avais déjà vu ces horreurs quelque part… Mais où ? Ah, bien sûr, ça me revenait ! C’était au spectacle de “marionnettes”. Au même de cette réalisation, l’autre fit les présentations de “Maurice” et “Ginette”. D’où sortait-elle ces noms ? Ces pauvres choses n’étaient-elles pas déjà suffisamment affligées par le manque de moyen ? Elles étaient déjà si vilaines à regarder. En plus, elle se sentait dans l’obligation de leur attribuer des noms tout aussi affreux ? Cela me fit presque de la peine pour ces bouts de tissus. Passons.

    La fille aux cheveux verts me prit pour une fan. Il lui manquait définitivement une case pour se dire qu’une personne en train de la menacer d’un bazooka était là pour bavarder et demander un autographe. Voilà même qu’elle me lança un défi. Non mais j’avais l’air de n’avoir que ça à faire de lui courir après bêtement ? Maurice et Ginette avaient besoin d’une vie privée ? A mon avis, ils avaient surtout besoin d’un nouveau dressing et de noms plus badass. Un rien blasée, je marchais d’un pas rapide derrière elle. Nul besoin de courir : j’allais l’avoir. Elle pouvait rire de tout son saoul, qu’elle en profite tant qu’elle le pouvait encore… Les cris seraient la prochaine étape, murmurais-je pour moi-même.

    Tic et Tac sortit une harpe et créa un bouclier de marguerites. C’était bien l’Aktech’ le plus pourri de Teren. Elle comptait survivre avec ça ? J’en ricannais déjà. Je n’aurai même pas besoin de briser son Aktech’ pour l’embarquer avec moi. Cette fille était pitoyable. D’ailleurs, plus le temps passait, plus je me demandais si son cerveau était correctement irrigué. Au lieu de continuer à fuir, elle jouait au jeu de retirer les pétales du “il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout”.

    Je me grattais le menton un instant puis dis à l’autre d’un air perplexe :

    « Faut que t’arrêtes de bouffer que des noisettes et de l’herbe, le manque de viande te bousille le cerveau. »

    Elle aurait dû suivre notre exemple et manger essentiellement de la viande humaine, mais bon, chacun sa vie. Je m’interrogeais soudainement. Pourquoi devrais-je l’inquiéter et la menacer ? Ce serait encore plus facile pour moi de l’embarquer si elle pensait que j’étais quelqu’un d’avenant et qui l’admirait. Je rangeais donc mon bazooka dans mon sac et m’approchais en lui adressant un sourire amusé. Si elle devait prendre cela pour quelque chose d’amical, mes pensées étaient toutes autres. Tic et Tac serait bientôt un trophée de plus exposé sur mon mur déjà bien rempli. Ouais, je gardais toujours un petit quelque chose de ceux que j’éliminais. C’était par fierté et aussi pour plus facilement appeler leurs esprits si besoin. Je n’avais pas l’Aktech’ de communication avec l’au-delà mais des collègues l’avaient et j’arrivais parfois à marchander avec eux.

    Revenons à notre petit écureuil et ses affreuses chaussettes. Ma voix se fit mielleuse.

    « Dis, j’ai un super cadeau à offrir à Ginette et Maurice mais il n’est pas ici... »

    J’avais l’impression qu’elle allait rester concentrée sur ces marguerites jusqu’à ce qu’elle obtienne un amour de folie. Pas besoin d’être un génie. J’avais compté pour elle le nombre de pétales et lui avait tendu une des marguerites pour qu’elle arrive ENFIN à un compte parfait et qu’elle m’adresse un peu d’attention.

    « Voilà, il t’aime à la folie. Tu viens voir le super cadeau que j’ai pour tes chaussettes ? Il faut faire vite sinon on va finir par le voler... »

    J’insistais pour la secouer un peu. Je sentais que Tic et Tac aurait pu passer la soirée à me sortir toutes sortes d’âneries pour retarder le moment fatidique de sa capture. Mon but était de l’embarquer au plus vite. Elle était marrante deux minutes avec ses marionnettes mais l’heure du spectacle était terminé. Je ne devais faire preuve d’aucune pitié.


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    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Dim 22 Avr - 12:21

    Liliana White






    A chaque pétales retirées, elle chantonnait joyeusement qu'il l'aimait, un peu, passionnément, à la folie et quand elle arrivait à pas du tout elle faisait une tête d’enterrement. Elle n'aimait pas tombé sur celle qui disait qu'il ne l'aimait pas. Enfin voyons, c'était évident qu'il l'adorait vu tous les coups d’œil qu'il lui lançait au magasin. C'était soit de l'amour soit qu'il vérifiait juste qu'elle ne volait pas un aktech. La deuxième solution était la plus possible, mais ça elle n'en savait rien. Pauvre petite.

    Liliana s'entêtait à vouloir tomber sur la bonne pétale. Elle n'avait même pas entendu la remarque de la jeune femme à côté d'elle. Mais ce n'était clairement pas le manque de viande qui l'avait rendu ainsi. Elle faisait débile, mais au fond c'était une vraie psychopathe.
    Oh si elle savait à quoi elle pensait chaque jour en voyant les sourires idiots de tous ces habitants. Elle pourrait leurs arracher les membres aussi facilement qu'elle le faisait avec ces marguerites, malheureusement elle ne devait pas se précipiter. La patience était une qualité qu'elle avait acquis avec son maître d'art martiaux. Le maître ; petit couché de soleil, aussi surnommé Maurice la chaussette. D'ailleurs, c'était en pensant fort à lui qu'elle entendit l'inconnue lui dire qu'elle avait un cadeau pour lui et sa femme Ginette. La verte allait la regardé quand elle lui tendit une fleur en lui disant que le vendeur de Aktech l'aimait à la folie. Toutefois, elle vérifia avant de dire joyeusement :

    « Il m'aime à la folie ! Je le savais hihihi. Il ne pouvait que m'aimer. Je suis si unique dans mon genre. »

    Elle accentua sa remarque en remettant telle une princesse ses cheveux en arrière avec un air fière. Puis elle rajouta :

    « Demain, j'irais le voir pour lui dire qu'il est trop moche pour moi et qu'il pu de la gueule. Alala je vais en briser des cœurs moi dis donc. Ce n'est pas facile d'être populaire...enfin bref montre moi ce cadeau. »

    Elle se releva et dit : « Par contre, il faut faire vite car ils ont envie de faire dodo. Ils ont eu un spectacle épuisant tout à l'heure. Aaah je te jure les stars de nos jours. »

    Voyant les deux grandes nattes de la jeune femme, elle se mit derrière elle pour prendre chacune de ses nattes et dit :

    « Aller en avant dada mon fidèle destrier ! Montre-moi le chemin. » Alors qu'elle agitait les deux nattes comme s'il s'agissait des rênes d'un cheval puis elle demanda : « Au fait, c'est quoi ton prénom ? Moi c'est Liliana White, 24 ans. Je mesure 1 mètre 51 pour 44 kilos. Et ta vu mes yeux sont veron c'est cool hein ? Sinon tu ne m'as pas dit ton prénom. C'est quoi ? Et puis en plus tu n'es pas d'ici. Tu viens d'où ?»
    lumos maxima

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Lun 23 Avr - 17:20



    Je l’entendais exposer son égocentrisme. Pour sûr, elle était unique en son genre. Une Tic et Tac aussi tarée qu’elle, il ne devait pas en exister d’autre sur Teren. Cette mangeuse de salade était soit disant si populaire que sa prochaine action serait d’envoyer sur les roses l’homme concerné, dont l’odeur ne semblait pas enviable. Le royaume des végétariens ne semblait pas être le plus intéressant qui soit, aussi je supposais qu’elle puisse y avoir une réputation. Dans tous les cas, je ne comptais pas l’écouter parler encore bien longtemps, sous peine de perdre patience et de lui arracher sa langue bien pendue.

    Nous semblions sur la même longueur d’onde car elle me dit vouloir faire vite et prétexta que ses chaussettes devaient dormir. Je me retins de lever les yeux au ciel -totalement exaspérée de ses bêtises- et m’apprêtais à la guider lorsque cette cruche attrapa mes SPLENDIDES tresses comme s’il s’agissait de vulgaires rênes. Cette bouffeuse de pissenlits pensait qu’elle allait grimper sur mon dos aussi ?! Ca n’allait pas se passer comme ça, croyez-moi ! Ma patience se fit la malle sans demander son reste et laissa bien vite place à mon caractère exécrable habituel. Mes iris étaient aussi rouges que le serait sans doute le sang de la demoiselle. J’allais lui faire la peau, finis de jouer !

    Elle se présenta sous le nom de Liliana White. Mon esprit enragé imaginé des fins tragiques en prenant des parties de son nom. Ligoter, liquéfier, annihiler…

    Tel un employé de l'administration, Liliana se décrivit minutieusement, soulignant ses yeux vairons qu’elle trouvait cool.

    « C’est pas ça qui te sauvera. »
    Murmurai-je pour moi-même dans ma barbe inexistante - ne pensez pas que j’ai du poil au menton : je suis superbe.

    L’autre voulait que je me présente et se demanda d’où je venais. Enfin, elle posait des questions intéressantes. Un sourire de folle sur les lèvres, je lui révélais :

    « Je m’appelle Fury et je viens d’un endroit où les cons ne peuvent se rendre. »


    Mon véritable prénom, je ne le donnais plus depuis longtemps. Je m’approchais d’elle, récupérant mes tresses d'un geste ferme avant de dire :

    « Et tu sais quoi ? Tu vas y venir, mon petit agneau naïf. Tu y recevras ton ultime récompense. De tes propres yeux tu pourras admirer ce que l’on fait à nos ennemis, ce que l’on te fera. Car, ouais, il n’y a pas de cadeau ma chérie… Tu vas venir avec moi et je vais te sacrifier à Dios. Par respect envers tes chaussettes, je les garderai et encadrerai ta tête sur le mur de mes trophées, pour qu'elles te voient encore après ton départ. »

    Prévoyant qu’elle se pisse dessus, j’attrapais fermement ses bras et plongeais mon regard de folle dans le sien.

    « Tes conneries me faisaient rire au début mais me prendre pour ton destrier était l’affront de trop. On ne touche PAS à mes tresses, OK ?! Tu vas payer cher, comme tous les autres avant toi. Je te préviens, la torture est ma spécialité : ce n’est pas une mort rapide qui t’attend. »

    Je ricanais de bon coeur avant d’ajouter :

    « C’est le moment où tu peux pleurer et me supplier de t’épargner pour quelqu’un d’autre. »


    J’avais toujours adoré ce moment-là car cela ne faisait que souligner ma toute puissance. Parfois, je faisais des échanges. Il était toujours utile d’avoir des sous-fifres qui m’amenaient des sacrifices. Pourquoi refuser un petit coup de pouce ? J’adorai qu’on m’adule tout comme je le faisais pour Dios. Qu’en serait-il de Tic et Tac ? Affronterait-elle mon jugement, se batterait-elle ou me servirait-elle ? J’étais curieuse de le savoir.


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    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Lun 23 Avr - 19:51

    Liliana White






    Laisser les gens parler ? A quoi bon, si c'est pour qu'il raconte des choses ennuyantes qu'elle aura voulu ignorer pour se concentrer sur autre chose. Comme ses propres pet. Ça au moins c'était très intéressant.
    Pourtant, elle était restée poli en demandant à l'inconnue son prénom. Et oui, elle prenait au moins le temps de la connaître. Il fallait dire que ces longues tresses était cool, même ces tatouages. Quel classe ! D'ailleurs, elle s'amusait comme une folle en agitant comme s'il s'agissait de rênes. Elle s'imaginait sur un kwak en train de parcourir des frontières inconnue. Mais bon, elle avait d'abord un travail à finir avant de s'imaginer partir d'ici. Ça lui prendrait le temps qu'il lui faudra, mais au moins ça sera un travail bien fait.

    Liliana aurait dû très certainement fuir cette femme dés qu'elle l'avait menacée avec ce gros bazooka, mais elle n'était pas une fille comme les autres. Elle avait bien compris que la bleuté était une personne particulière. Elle avait juste voulu voir jusqu'à où allait sa limite et puis voir ce qu'elle allait faire. La suite ne fit qu’agrandir son sourire niais.

    Après qu'elle se soit présenté sous le prénom de Fury, elle lui dit venir d'un endroit où les cons ne pouvaient y aller, mais que par chance elle allait pouvoir s'y rendre. La jeune femme fut ravir de savoir qu'elle n'était pas conne pour pouvoir aller dans un tel endroit...enfin jusqu'à qu'elle lui déballe le fait qu'elle serait son sacrifice pour Dios et la torture était sa spécialité. Petit à petit, son sourire avait disparu quand celle-ci lui attrapa fermement les poignets comme pour l'empêcher de fuir. Elle clama haut et fort qu'elle pouvait à présent pleurer ou la supplier qu'elle l'épargne. Une serial killer venait de croiser son chemin, mais elle n'eut pas la réaction adapté pour ce genre de situation.

    Liliana resta très silencieuse. On pouvait entendre le vent souffler tellement elle était calme, limite sereine. Puis soudain un rire brisa ce silence. Son ricanement ressemblait à celui d'une folle. Oh oui qu'elle ressemblait à une abrutie à se bidonner ainsi. Il lui fallu quelques secondes pour cesser de rire avant de dire :

    « Pleurer ? Supplier ? Et pourquoi pas faire pipi sur moi pendant que tu y es. » Elle reprit son sourire niais et dit : « De quoi tu parle ? C'est pour les faibles ça et je suis loin d'être une mauvaise herbes comme eux. »

    Oh oui qu'elle était ravie de rencontrer cette fameuse Fury. Elle était devenue tout d'un coup son idole...enfin si elle disait la vérité, mais à en croire son regard de folle elle ne mentait pas. La jeune femme rêvait de rencontrer quelqu'un hors du commun comme elle et enfin elle l'avait trouvé.

    « Je serais plutôt d'avis de te proposer mon aide à les torturer. » Elle eut un frisson de plaisir et toujours avec son petit sourire faussement innocent elle dit : « Rien d'imaginer les sons que les os feront en se craquant ça me donne des frissons de plaisir. »

    Elle libéra ses poignets pour pouvoir plaquer ses mains sur ses joues. A ce moment là, elle eu l'expression la plus horrible qu'elle pouvait avoir. Celle d'une femme qui adorait faire souffrir les gens. Elle se passa même la langue sur les lèvres en disant avec sa petite voix :

    « Penses-tu pouvoir me montrer de quoi tu es capable pour que je puisse apprendre ? »
    lumos maxima

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Mar 24 Avr - 11:57



    Alors, comme ça, elle ne comptait pas pleurer ni me supplier ? Ca allait vraiment être une capture des plus ennuyantes, commençais-je à penser en la regardant avec moins d’intérêt. Tant pis, cela ne m’empêcherait pas de m’amuser seule. On ne pouvait pas toujours avoir des petits toutous à ses bottes. Alors que je réfléchissais à  mon premier acte violent à son égard, Tic et Tac reprit la parole pour proposer son aide pour torturer d’éventuelles victimes. Je ne m’attendais pas à un tel revirement de situation.

    Liliana se réjouissait d’avance d’entendre les os des ennemis se briser ? J’éclatais de rire, le sourire étiré jusqu’aux oreilles. C’était bien la première fois qu’on me sortait une réplique de ce genre avec un tel naturel. Si cela ne me semblait pas impossible, je n’aurai cru que les bouffeurs de salades comportent des personnes de ce genre. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Il y a des possibles recrues partout, même ici.

    Je la laissais reprendre sa liberté tandis qu’elle confirma vouloir apprendre de mes actions. Mon regard machiavélique croisa le sien tandis que je me frottais les mains vigoureusement.

    « Quelle drôle de question ! Bien sûr que je peux montrer ce dont je suis capable. Il me faut juste une victime pour que mon art puisse s’exprimer. »

    J’animais théâtralement mes mains afin de me donner un peu de prestance. Mes yeux rouges cherchaient alors une cible… Mais il ne semblait y avoir personne.

    « Allez, suis ton maître. Je vais te montrer la voie de la destruction. »

    Si je voulais exposer mes talents, il ne me restait qu’une chose à faire : attraper une autre cible et lui infliger un châtiment des plus lents et douloureux. C’est ainsi que sa divinité aimait voir s’appliquer les jugements et je m’y donnerais à coeur joie.

    Je fis signe à mon apprenti de me suivre silencieusement. Elle n’avait pas intérêt à me faire repérer sans quoi sa formation cesserait très brutalement. Après avoir avancé dans les bois une dizaine de minutes, j’identifiais un sèviakyan. Il avait la tête du type purement gentil et à l’écoute de son prochain. C’était la cible parfaite. Je m’approchais de lui et fit volontairement semblant de me blesser la cheville, jouant le rôle parfaitement en hurlant de douleur.

    « Aaaaaaah ! Mince ! Je crois que je me suis cassée quelque chose ! Pitié, aidez-moi... »


    L’abruti fonça vers moi comme Dios fonce sur ses explorateurs : sans l’ombre d’une hésitation et animé d’une volonté inébranlable.

    -Ma pauvre enfant, laissez-moi vous aider.

    J’éclatais de rire avant de lui arracher ses Aktech’ et de lui asséner un violent coup de tête. Il tomba sur le sol. Je sifflais pour appeler ma petite padawan. Je ricanais tout en me frottant : il avait la tête dure le bougre ! Heureusement, moi aussi.

    « Regarde, ça c’est ce que j’appelle une bonne poire prête à être épluchée. Des fois, il n’y a pas besoin d’aller très loin pour faire mal. »

    Je ris de plus belle et j’écrasais violemment les doigts de ma victime dans un craquement sinistre.

    « Savoure ce doux son, Lili, c’est le petit apéritif de la torture. »

    L’autre se mit à geindre et dit être prêt à donner n’importe quoi. Ah les supplications, c’était toujours jouissif.

    « Allez, je suis généreuse : je te laisse la seconde action pour voir ce que tu es capable de faire. »


    Je voulais savoir si elle savait être dans autre chose que la contemplation de méfaits.


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    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Lun 30 Avr - 21:13

    Liliana White






    Liliana venait de rencontrer une personne très intéressante. Il lui avait fallu 24 ans pour enfin voir une personne comme Fury. D'ailleurs avait-elle dit qu'elle aimait beaucoup son prénom qui faisait tellement badass ? Non ? Bah elle le disait maintenant, il était trop badass ! Actuellement dans sa tête, elle voyait Fury en train de mettre des lunettes de soleil tandis qu'il y avait une explosion en arrière plan. Oh oui, elle avait beaucoup d'imagination et ça lui plaisait encore plus de la voir comme ça. Elle fut encore plus ravie en entendant cette dernière l'inviter à la suivre pour qu'elle puisse lui montrer la voie de la destruction.

    La jeune femme avait donc suivit sa maîtresse pour trouver une proie. C'est en sautillant tout en attrapant le bout de sa jupe qu'elle avança. A croire qu'elle se baladait tranquillement dans la forêt. Personne pouvait se douter de la suite hormis les deux agresseuses. Soudain, Fury trouva une cible et elle admira son rôle d'actrice. Elle jouait vraiment très bien. Si elle avait pu elle lui aurait donné une statuette en or avec le titre de meilleure actrice, mais bon ce n'était ni le lieu ni le moment étant donner qu'elle lui fit entendre le doux son qu'elle avait toujours voulu entendre. Liliana eu un frisson de plaisir et un grand sourire avant de dire :

    « Aaaah j'adore. »

    Elle avait plaqué ses mains sur ses joues en ayant un air satisfait sur le visage avant que sa maîtresse lui laisse la place(1). Elle lui faisait tellement confiance, elle ne pouvait pas la décevoir. La jeune femme avança avec son sourire niais vers l'homme qui continuait de supplier les deux femmes. Elle le mit sur le ventre avant de s’asseoir sur son dos, les deux jambes sur chacun des côtés de la victime. Elle prit sa main et dit :

    « Laisse moi encore écouter ce doux son. »

    L'homme paniqué cria avant qu'elle fasse quoique ce soit. Il se débattait puis soudain elle lui craqua les doigts un à un, mais rien qui fasse mal. Voyant qu'elle ne faisait pas mal, il cessa de crié pour la regarder avec un air de dire ; « tu fais quoi là ? ». Liliana rit légèrement avant de dire :

    « On dirait du papier bulles, j'adore. »

    L'homme se fit finalement faire quand elle prit sa secondaire main pour faire pareil, mais quand elle arriva au dernier doigts elle changea pour quelque chose de plus sérieux. Liliana avait mit en confiance sa victime pour mieux la torturer et la suite ne fut que jouissif pour elle.

    Elle avait piquer le couteau qu'avait Fury pour l'enfoncer lentement sous l'ongle de ce dernier. La torture était longue et douloureuse. Les cris de l'homme se faisait encore plus fort à chaque fois que le couteau s'enfonçait sous son ongle. Elle avait une tête d'une personne qui prenait beaucoup de plaisir(2). Qu'est ce qu'elle avait rêver faire ça. Aujourd'hui, elle le pouvait grâce à Fury.
    Alors qu'elle arrivait au bout d'un coup sec et précis, elle lui arracha l'ongle. L'homme continua à souffrir en pleurant et criant tandis qu'elle prit ongle arracher dans sa main pour dire en regardant Fury :

    « Alors ? Tu en veux un collier avec le neuf autres ? »
    lumos maxima


    Spoiler:
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    2

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Mar 8 Mai - 7:24



    J'observais mon apprentie tenter, sans doute pour la première fois, de torturer un « innocent ». Attention, quand je dis innocent, nous sommes bien d’accord qu’il s’agit de la vision du commun des mortels. Pour moi, tous ceux qui n’ont pas encore posé le genou devant Dios sont coupables de trahison et devront subir un juste châtiment tôt ou tard. Pour Tic et Tac, peut-être y a-t-il de l’espoir. Avec un peu de jugeote, et d’incitation de ma part, elle comprendrait que la seule place légitime en ce monde était celle qui menait vers les baalkyans, auprès de notre divinité Dios. Puisqu’elle appréciait le son des doigts écrasés, je me dis qu’elle était sur la bonne voie.

    Trépignant d’impatience,  je la regardais le positionner sur le ventre tandis qu’elle s’asseyait sur son dos comme l’aurait fait une masseuse. Sauf qu’il n’était pas question ici de soulager des douleurs, soyons francs. Elle n’allait pas lui faire de bisous ou alors, elle avait vraiment une case en moins. Marguerite – ouais j’aime varier les noms – lui proposa d’écouter de nouveau le craquement de ses doigts. La victime paniqua et se mit à hurler tout en se débattant telle une tortue coincée sur le dos (sauf que c’était l’inverse, vous suivez ?). Finalement, il se calma en constatant que son bourreau n’était pas aussi cruel que moi. J’espérais que ceci n’était qu’une manière de le rassurer pour mieux le terrifier, sans quoi je devrais m’occuper des deux. Remarque, avec un double sacrifice, sa divinité serait ravie.

    Alors que je pensais m’endormir d’ennui, ne m’en voulez pas : je n’aime pas patienter, un cri me réveilla. Ah, ben voilà ! On repassait ENFIN aux choses sérieuses ! Rien de tel qu’un petit coup de couteau bien placé pour réveiller des sensations uniques. Ce que les ongles étaient sensibles, ça faisait couiner à tous les coups : j’adorai cela et, étant donné l’expression de Tic et Tac, elle aussi !

    Je vis sauter l’ongle, comme si ce dernier fuyait son propriétaire et rit d’un air sadique tandis qu’il se mit à pleurnicher. Mon apprentie me proposa alors de me faire un collier d’ongles. Après m’être frottée le menton pour accentuer ma réflexion, je répondis avec un large sourire :

    « J’aime bien varier les motifs des colliers. Alors va pour les ongles mais si tu peux lui arracher quelques dents, ça fera plus d'effet auprès des collègues. »


    J’aimais bien me faire remarquer, comme la plupart de mes camarades. Nous aimions comparer nos trophées, montrer que nous étions plus doués dans l’art de punir les ennemis de Dios. Que voulez-vous, pour rester dans le coup il ne fallait pas faire d’état d’âme. En plus, il était bon de faire preuve de créativité. Les colliers étaient classiques. Je pensais plutôt m’en faire une tiare. Tiens, ne pourrais-je mettre une de ses mains en guise d'ornement de ceinture ? Ca pourrait en imposer. Alors que j’avais cette idée mon sourire se fit plus sombre.

    « Oh et si après les ongles et les dents tu es motivée, tu pourras lui couper les mains. Tu m’en donnes une et tu t’en gardes une en souvenir. Si tu as d’autres idées, n’hésite pas. »


    Dis-je en voyant le visage de notre victime se décomposer. Ce n’était pas son jour de chance, pour sûr. J’aurais pu lui proposer de rejoindre Dios tout de suite mais ça n’aurait pas été drôle. Et puis, quand on voyait comment il couinait, on devinait qu’il n’était pas un dur à cuire. Non, lui finirait sacrifiait comme la plupart.

    J'ignorais l'autre pour me concentrer sur ma plante verte préférée.

    « Alors, ça te plait ? Parce que si c’est le cas, nous recrutons… »

    Dis-je à Marguerite en souriant. Elle se débrouillait bien, elle avait donc sa place parmi nous, si elle le souhaitait. Ce serait sans doute bien plus intéressant pour elle que de faire la cueillette aux noisettes.


    InvitéInvité

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Lun 14 Mai - 21:41

    Liliana White






    A vrai dire, elle n'aurait jamais imaginer aimer faire du mal à quelqu'un. Bien sûr, elle en avait toujours rêver, mais elle ne savait pas à quel point s'était jouissif d'entendre ses cris de souffrance. Elle serait capable de faire ça durant des heures et des heures. D'autant plus que Fury l'encourageait à aller encore plus loin en arrachant quelques dents ou même couper ses mains. Quel merveilleuse idée ! Un peu moins pour la victime qui criait et pleurait encore plus face aux propositions de la bleutée.

    Approuvant ses choix, elle entreprit de lui arracher des dents avec le couteau tandis qu'elle chantait avec sa voix enfantine :

    « Colchique dans les prés. Fleurissent, fleurissent. Colchiques dans les prés. C'est la fin de l'été. La feuille d'automne. Emportée par le vent. En rondes monotones. Tombe en tourbillonnant. »

    C'était pendant son opération ou plutôt sa torture que Fury reprit en lui demandant si ça lui plaisait et que si c'était le cas ils recrutaient. Qui donc ? Un groupe de personne ne faisait que ça ? Trop cool ! Elle qui pensait qu'elle était indépendante. En réalité, il y avait plein d'autre gens comme elle. Liliana adorait l'idée et dit tout sourire :

    « On signe où ? »

    Une offre comme celle-ci n'allait pas se montrer deux fois devant elle alors il valait mieux qu'elle en profite maintenant pour accepter. Toutefois, elle repensa à la vengeance qu'elle devait organiser. Elle ne pouvait donc pas partir maintenant. Cela serait trop gentil de sa part de partir sans trouver les vraies coupable et de ne pas entendre leurs cris de souffrance. Liliana avait donc rajouter :

    « Par contre pas maintenant car je dois m'occuper de certaine personnes, mais je pense que ça serait de très beaux cadeaux pour mon arriver. Une langue par ci un cœur par là. Ca va être cool ! »

    Elle finit d'arracher quelques dents puis elle entreprit de lui couper les mains. C'était donc sous les cris et les supplications de l'homme qu'elle dit :

    « Mais parle moi plus de ton groupe. Je veux en savoir plus. »
    lumos maxima

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Elisa Murdoch le Mer 23 Mai - 17:10



    L’extraction de la dent ne se fit pas de manière douce, sous anesthésie ou quelconque Aktech’. Notre victime hurla tandis que Tic et Tac chantonnait un air que je ne connaissais pas. Sans doute était-ce une mélodie apprise par ceux appréciant les plantes. Les paroles étaient bien trop douces à mon goût. Cela ne vous surprendra pas d’apprendre que je préfère de loin les chansons relatant des actes violents et cruels. Les comptines j’en avais assez entendues avec Günter, un de mes psychopathes de confrères.

    Revenons-en à notre petite séance de torture. L’autre se débrouillait très bien ! Elle était si à l’aise que je me dis qu’il aurait été vraiment dommage de la laisser côtoyer ce peuple de mauviettes. Il fallait absolument qu’elle laisse son art s’exprimer parmi nous. En plus, cela lui permettrait de survivre ! Je sentais qu’on aurait pu très bien s’entendre, malgré ses bizarreries. Je lui avais donc fait la proposition, comme je te l’ai dit avant. Et, pour mon plus grand bonheur, elle accepta de nous rejoindre en demandant où il fallait signer. Quel entrain !

    Je laissais mon rire un peu fou résonner. Dios me serait reconnaissant d’avoir une nouvelle recrue. Cela signifierait plus de sacrifices pour sa divinité. Peut-être aurais-je le droit à un petit cadeau prochainement ? Qui sait. Mon enthousiasme subit un léger ralentissement lorsqu’elle évoqua de devoir repousser un peu le recrutement. Elle avait des personnes à éliminer avant. Soit, je n’étais pas si pressée. Le principal était qu’elle nous rejoigne ! Si elle le faisait avec une offrande, c’était encore mieux. Elle avait tout de suite saisie l’ambiance de notre troupe. Je retrouvais mon air de diablesse satisfaite.

    Tandis que l’autre continuait d’hurler sa souffrance, Tic et Tac me demanda plus de précisions sur les baalkyans. Je ne comptais pas lui refuser cela. Après tout, il valait mieux qu’elle sache à quoi s’attendre. Et l’autre ne répèterait rien puisqu’il serait bientôt sacrifié.

    « Notre peuple sert Dios. Nous lui devons des sacrifices humains réguliers. Nous choisissons ceux qui refusent de le servir. Il n’est pas rare qu’on les torture avant de les sacrifier. On les fait même combattre dans des arènes parfois : c’est amusant.  Par contre, nous devons respecter les créatures et ne pas leur faire de mal. Ce sont comme les bébés de Dios… A côté de cela, nous sommes nourris et logés tant que nous lui faisons nos sacrifices. En parlant nourriture, on ne mange que de la viande humaine. Ca va te changer de la salade et des noisettes. Il va de soi qu’on ne va pas dévorer de créatures puisqu’il faut les protéger. »


    Je souris de toutes mes dents et ajoutai :

    « Nous sommes nombreux . Nous vivons dans un endroit insolite mais ça, tu le verras quand tu nous rejoindras. »


    Un nouveau ricanement puis je plongeais mon regard dans celui de notre victime. Je le voyais paniquer. Me voir au plus près ne devait pas le rassurer. Il avait bien compris que j’aurais pu lui faire la peau à n’importe quel moment. Si je prenais la suite, il aurait l’occasion de souffrir encore plus. J’avais pas mal d’expérience dans le domaine, croyez-le.

    « Toi tu le verras ce soir, petit veinard ! »

    Je posais nonchalamment la main sur la hanche en me reculant de l’homme, recentrant mon intérêt sur ma petite Marguerite.

    « J’espère que ça te donne toujours envie de nous rejoindre ? »

    J’avais normalement bien fait la publicité de notre camp. Elle serait conquise et pourrait peut-être même recruter d’autres fous du coin. Ca aurait été bien sympathique. J’essayais de ne pas trop compter dessus non plus : avoir un nouveau membre était déjà pas si mal.


    InvitéInvité

    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

    Message par Invité le Mer 23 Mai - 18:47

    Liliana White






    Liliana était très enthousiaste de la proposition de la bleutée. Quel joie de savoir que plein de personnes étaient comme elle. Enfin, la jeune femme allait pouvoir s'amuser comme il se doit. Plus jamais, elle serait mise de côté car elle serait soit disant folle. Bon certes, c'était le cas, mais ils auraient pu éviter ça. Ils ne récoltaient que se qu'ils avaient semés. Mais ceux qui allait le plus souffrir était les coupables ayant accusé ses parents. Une fois trouvé, elle pouvait envisagé de quitter son village tout pourri qui pu le vieux schnock. C'était Maurice et Ginette qui allaient être heureux. Rien d'y penser, cela la faisait rire. Elle ne remarqua même pas qu'elle avait ris en même temps que Fury. Elle devait certainement penser qu'elle riait avec elle, alors que pas du tout. Heureusement la bleutée reprit toute l'attention de Liliana en lui donnant plus de détails.

    Avoir toute ses informations ne fit qu'étirer son sourire de folle. Pourquoi n'avait-elle pas été mise au courant qu'un peuple comme ça existait ? Elle les aurait rejoins depuis beaucoup plus longtemps. Ô joie ! On lui proposait une offre très alléchante. Elle ne pouvait pas refuser en sachant qu'ils étaient des élus de Dios, qu'ils sacrifiaient des humains et qu'ils vivaient dans un lieu insolite. Ceci éveilla la curiosité de la jeune femme. Alors quand Fury lui demanda de nouveau si cela l'intéressait toujours, elle lui répondit avec un sourire :

    « Je serais même là avec des cadeaux. J'espère que ça plaira à Dios et tous les autres. » Elle regarda l'homme en dessous d'elle et prit son visage dans le creux de sa main pour l'obliger à qu'il la regarde et elle rajouta : « Désolé Dédé, mais tu ne seras pas mon cadeau, mais le sien. »

    Elle regarda Fury puis elle lui demanda comment elle allait se recontacter une fois qu'elle avait fini sa petite affaire. La bleutée lui dit qu'elle serait présente tous les lundi à 19h dans l'orée de la forêt. Liliana approuva avec un signe de tête et termina :

    « En tout cas, j'ai hâte de voir ce lieu insolite ainsi que tous les autres. Bon je vais y aller, j'ai du travail à faire. »

    Elle se leva d'un coup et donna un coup de pied à l'homme qui avait essayer de se relever pour fuir. « Tout doux Dédé. » Dit-elle en lui foutant un autre coup de pied dans le crâne avant de regarder Fury avec un grande sourire. Elle lui dit au revoir avec un signe de la main et sautilla jusqu'à chez elle en chantonnant sa mélodie enfantine comme si rien ne c'était passé.
    lumos maxima


    Fin.

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    Re: Colchiques dans les prés. | Elisa & Liliana [clos]

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